- Speaker #0
Cet épisode est pour toi, si tu es parti dans un certain domaine, si tu penses être dans la bonne direction, ou que tu as pensé être dans la bonne direction, mais qu'au fond, tu sens ton intuition qui te dit de changer de chemin peut-être, de te réajuster, et tu as envie de suivre cette intuition-là, c'est un bon moment pour toi justement de redirection, de savoir comment suivre ton intuition. performer. Un grave accident a remis ma vie en question. Il m'a rappelé l'inestimable chance de vivre et pour laquelle j'ai alors décidé de m'engager durablement. Je suis convaincue que le vivant en nous ne cherche qu'à s'exprimer pour contribuer positivement au monde. Aujourd'hui, je m'aligne à la vie qui m'habite chaque jour et j'accompagne les autres à le faire. A travers ce podcast, je vous invite à revenir avec moi à ce qui vibre en vous, là, maintenant. ce qui vous rend pleinement vivant, pour créer le quotidien le plus juste pour vous, et vous laisser véritablement habiter par la vie. Aujourd'hui, je reçois Sylvia Simeone, mon amie italienne, que j'ai rencontrée à Bali lors d'une formation de Yin Yoga. Sylvia est donc... italienne née à Gaët, qui est une ville portuaire entre Naples et Rome, une trop belle petite ville. Sylvia est prof de yoga aussi et elle a aussi le port de Gaët. Après des études aux Etats-Unis, après avoir travaillé aussi en France, elle est revenue en Italie où elle a fondé un studio de yoga qui s'appelle Sensi. qui est magnifique. Et ce studio est au bord de l'eau, où elle promeut des événements, des ateliers, une vraie communauté, avec des voyages par le mouvement, par la beauté du paysage aussi. Alors bienvenue à toi Sylvia, aujourd'hui je suis trop contente de t'accueillir dans cet épisode. Hang the scenes ! C'est ça ! Et je suis heureuse aujourd'hui d'accueillir Sylvia dans cet épisode, de la retrouver aussi en visio pour pouvoir échanger ensemble. Donc bienvenue à toi dans cet épisode.
- Speaker #1
Merci Julie, merci pour m'avoir.
- Speaker #0
Dans un premier temps, moi je t'ai présentée donc de mon côté, est-ce que tu pourrais te présenter peut-être ton enfance, ton parcours scolaire ?
- Speaker #1
Bien sûr, oui avec plaisir. Je m'appelle Sylvia et je suis née au bord de la mer, dans cette petite ville entre Rome et Naples. J'ai passé toute mon enfance ici, dans un contexte assez petit, assez close-minded, j'oserais dire en anglais. Et c'est pour ça que je me suis toujours sentie un peu « a fish out of water » , on dirait en anglais. Je ne sais pas comment dire en français. un peu entre ma place un peu différente un peu différente j'ai toujours un peu j'ai toujours eu un peu cette idée de de voyage d'aller loin juste plus tard j'aurais compris que c'était plus une fuite qu'un véritable désir mais ça c'est une autre histoire et du coup ouais j'ai fait Toutes mes études ici à Gaët, j'ai fait une école, en Italie c'est un peu différent qu'en France, j'ai fait une école focus sur économie, business, donc c'était pas vraiment un lycée, en France on dirait une école de commerce, c'est ça ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ouais, à la place du lycée, ouais. Et voilà, et du coup, après avoir terminé mes études ici en Italie, j'avais... J'ai décidé de partir, d'aller aux États-Unis, où j'ai vécu deux ans. J'ai fait une première année de préparation à tous les examens, d'applications pour entrer justement dans une école, une université américaine, vu que le système est très très très différent et qu'il y a une dizaine de tests que tu dois passer. J'ai réussi à être acceptée chez une université dans toujours une petite ville au bord de la mer. Ça s'appelle Salve Regina University et c'est à Newport, en Rhode Island. Une ville très similaire à Gaët, une ville connue pour la voile dans le monde entier. Et on avait aussi, je connaissais des gens qui habitaient là-bas et c'est pour ça que j'avais décidé de, voilà, de, j'avais un peu choisi cette ville parce que je me suis dit, bon, tu viens quand même d'un endroit assez petit, assez conservateur, ça se dit. Et du coup, je voulais non plus aller, tu vois, à New York ou dans une grosse ville parce que je pensais que le choc aurait été trop grand pour bien m'installer et pour... bien le sentir. Alors qu'à Newport, a été totalement le contraire. Dans le sens où, en fait, je me suis rendue compte que ce n'était pas du tout ce que je voulais. J'ai adoré le système américain d'un point de vue académique. Vraiment, je pense que c'est exceptionnel. Aux Etats-Unis, on n'est pas appelé à faire apprendre une fois sur nos chemins. sur notre chemin de vie si tu veux quand on a 13 ou 14 ans en Italie et je pense qu'en France c'est un peu la même chose parce qu'une fois terminé le collège tu es vraiment appelé à choisir quel type de lycée ou d'école intégrer et ça conditionne un peu ta vie enfin un peu Un peu entre guillemets, ça peut connexionner vraiment ta vie. Alors qu'aux Etats-Unis, quand tu vas à l'université, t'as ce système très ouvert où en fait tu peux aller dans une business school, c'était mon cas. Non, c'était pas du tout mon cas non plus parce que c'était pas une business school en vrai. L'université où j'étais elle était connue pour le parcours de like health. Ouais,
- Speaker #0
de santé ?
- Speaker #1
Oui, de santé pour devenir Merci. médecins, alors que moi j'étudiais Business Administration. Et c'est le cas en fait pour la plupart d'universités. Donc là tu peux vraiment, n'importe dans quelle université tu vas, tu peux aborder un parcours très focus sur le business, mais à côté tu peux aussi y mettre, je ne sais pas, la langue ou la danse. La littérature ou la philosophie ou la psychologie. Parce qu'en fait, on a ce système de major et minors qui nous permettent justement de nous majorer, si on veut le francophoner un petit peu, dans un sujet très spécifique. Mais on peut avoir aussi des minors. Donc, tu auras la matière dans laquelle tu es hyper méga spécialisée.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais tu auras aussi des autres diplômes, des plus petites. diplôme, entre guillemets, que tu vas combler. Et du coup, je pense vraiment que le système américain, ça nous permet d'avoir un profil beaucoup plus épanoui, un peu plus complet. Mais ça, ça dépend de toi. Ça ne dépend que de toi. C'est vraiment un choix très personnel. Et du coup, ça te remet aussi ce sens de responsabilité sur le dos. que je trouve exceptionnelle. C'était l'expérience aux États-Unis. Et du coup, à un moment donné, je me suis rendue compte que ce n'était pas du tout ce que je voulais. Je me suis sentie tellement coupable par mes parents qui, quand même, me payaient l'université. Et on sait très bien qu'aux États-Unis, les tuitions sont très très chères. et du coup je ne me suis pas sentie à l'aise de continuer un parcours qui ne me correspondait pas. L'endroit. Les gens, c'était très, très fermé d'esprit. Et du coup, si tu veux, j'ai un peu retrouvé ce que j'avais quitté à Gaët. Et ce n'était pas ça l'expérience de vie que je voulais, que j'avais en tête pour moi. Voilà, et du coup, je suis rentrée en Italie pour terminer mes études à Milan. Je ne sais pas si j'ai le droit de dire les pires années de ma vie. J'ai détesté Milan. Mais j'y ai été aussi avec beaucoup de préjugés parce qu'il n'y avait pas la mer, parce que Milan c'est un peu... Voilà, en Italie on a un peu la même situation qu'en France entre le nord et le sud. Et du coup moi je me sentais, je me sens toujours pas une fille du nord. Et voilà, et du coup j'ai terminé mes études à Milan avec beaucoup de... Voilà, ça a été beaucoup souffert. mais ça valait le coup parce qu'ensuite grâce à ça grâce à les études que j'ai terminées en Italie j'ai pu commencer un master en fashion and luxury business toujours dans une école italienne mais le master était divisé entre Milan Et Amsterdam. Et du coup, j'ai passé aussi une année à Amsterdam. Et ensuite, après toutes ces années d'études, j'ai décidé de postuler pour un stage à Paris. Et voilà, que mon expérience parisienne démarre.
- Speaker #0
Donc, tu es allée à Paris en suivant. C'est pour ça que tu parles trop bien français.
- Speaker #1
Bon, oui et non.
- Speaker #0
Oui, c'est quand même exceptionnel.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Donc, suite à ce parcours-là et ton expérience à Paris, quel a été ton point de bascule entre Paris, ton expérience dans la com, dans le luxe aussi, pour ensuite revenir à Agaët en Italie ?
- Speaker #1
Oui. Bah du coup à Paris, moi j'ai commencé chez L'Oréal Paris et j'ai eu la chance d'intégrer cette équipe exceptionnelle. Vraiment si tu m'entends et t'es pas sûr de quel parcours commencer, vraiment L'Oréal en général, le groupe L'Oréal est une école exceptionnelle donc je conseille fortement. Et du coup oui voilà j'ai démarré dans la com et dans l'événementiel. j'ai eu la chance de pouvoir travailler sur des projets incroyables comme le festival de Cannes en étant L'Oréal Paris et partenaire officiel du festival et ensuite j'ai mon stage s'est terminé et j'ai rejoint l'équipe de chez Killian Paris du groupe Estelle Audeur toujours les mêmes missions sauf que là on était une équipe un peu plus petite là aujourd'hui c'est une marque qui a beaucoup grandi mais à l'époque on était quatre dans une équipe et du coup là suite à un burn-out et je sais que ça fait très cliché mais c'est vrai et j'ai pris le choix de relentir Et je me souviens très bien de ce moment où en fait c'était la pause déj et comme tous les jours j'allais prendre mon déj, je le ramenais au bureau et je mangeais en face de mon mardi parce qu'il fallait que je continue à travailler. Et je m'appelle très bien, j'étais en train de rentrer au bureau et à un moment donné c'est comme en fait je m'arrête, c'est comme si. Tout autour de moi commençait à aller très vite. Je ne sais pas si tu n'as jamais vu un de ces films où en fait le protagoniste il s'arrête et tout autour de lui commence à tourner hyper vite. Et là je me suis dit, j'ai vraiment regardé les gens qui m'entouraient, qui marchaient dans la rue parce que j'étais vraiment un marchand comme ça dans Paris. Et j'ai fait attention au regard des autres qui m'entouraient. Et je me suis dit, Sylvia, tu ne vas pas finir comme ça. Et qu'est-ce que je veux dire par ça ? Je veux dire que je ne voyais pas de lumière dans le regard des autres. Je voyais des gens qui très probablement faisaient ce qu'ils faisaient depuis des années et des années, mais très probablement ils ne savaient même pas pourquoi ils faisaient ce qu'ils faisaient, tu vois. Je crois que quand tu rentres dans cette espèce de roue très corporate, Une fois qu'il t'y est dedans, c'est hyper compliqué d'en sortir. Et du coup, voilà, il y a eu ce moment où je me suis dit, soit tu le fais là ou soit ça va être compliqué après. Et du coup, je venais, voilà, des mois et mois de travail hyper chargé. Je travaillais genre 12, 13, 14 heures par jour. La nuit, je rêvais de mon taf. Franchement, je n'allais pas bien. Et du coup là je me suis dit mais à quoi ça sert tout ça ? À quoi ça sert tout ça ? Du coup j'ai pris la décision de rentrer en Italie parce que j'avais envie d'une vie beaucoup plus lente, beaucoup plus alignée à moi-même. Aussi parce qu'avec le temps et dès que j'étais arrivée à Paris, j'ai énormément changé en étant que personne. Entre temps j'étais devenue prof de yoga, j'avais découvert toute une partie de ma vie qu'aujourd'hui c'est la plus chère et qui me tient le plus au cœur. Et du coup je me suis dit bah non, il faut... Pour moi, et je veux pas dire que c'est la bonne chose pour tout le monde, absolument pas, mais pour moi, je trouve pas d'intention sincère. authentique, à travailler déjà dans un domaine qui m'intéresse pas déjà pour quelqu'un d'autre alors que je dors 3h par nuit, ça aurait du sens si c'était quelque chose qui m'appartient et du coup c'est un peu aujourd'hui le cas si tu veux, on peut parler un peu plus là-dessus sur Sensi mais c'était ça la raison je faisais quelque chose qui n'était pas du tout aligné avec moi Et j'ai eu le courage et la force de dire non, de m'écouter et de dire non. C'est pas facile. Je suis hyper reconnaissante pour avoir une famille et un contexte assez safe dans lequel j'ai pu rentrer, j'ai pu... Oui, revenir quand je suis rentrée en Italie. Et je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde. Et pour ça, je suis très reconnaissante. Et voilà, quand tu as en fait la vie de tes rêves. Parce que j'ai toujours rêvé de cette vie un peu à la Emily in Paris. Et c'était vraiment ça. Et quand tu l'as, et en fait, tu vois... que c'est pas toi et c'était pas du tout ce que t'avais en tête ou peut-être même pas ça peut-être c'est moi qui ai changé entre temps et du coup j'ai eu vraiment le courage d'admettre à moi-même le fait que voilà mes besoins et mes envies étaient différents que ceux de il y a trois ou quatre ans Ça a été vraiment un challenge d'admettre à moi-même qu'il fallait faire ce pas. Et je crois qu'aujourd'hui, une des choses les plus difficiles, et je pense que ça a un lien aussi avec ce que j'ai dit tout à l'heure par rapport au système scolaire à Nisali ou en France, parce que c'est très similaire. On est appelé à prendre des choix très tôt dans nos vies. Et du coup, quand tu as 25 ans ou 30 ans et que tu es déjà dans ta carrière, tu as déjà commencé ce parcours de travail qui t'a apporté peut-être à faire ta carrière dans un domaine que tu découvres juste après, qui ne te correspond plus. C'est très compliqué de la mettre à toi-même. C'est très compliqué de s'arrêter, de s'asseoir avec le silence et de se dire... Ben voilà, ce n'est plus moi. Ce n'est plus moi et j'ai envie de faire autre chose. Parce que je crois qu'il y a un peu la sensation d'avoir tout raté, alors que je crois que ce n'est pas du tout le cas. Je crois qu'il y a plein de choses qui se passent dans la vie, qui te forment, qui te font évoluer en étant comme personne. Et du coup, c'est totalement OK de changer d'avis.
- Speaker #0
Avec quelle intention tu as créé Sensi en arrivant en Italie ?
- Speaker #1
Quand je suis rentrée en Italie, bien évidemment ma vie a changé de tous les points de vue. Et surtout par rapport au yoga, en fait, il n'y avait pas de studio de yoga à Gaët. Oui, il y avait des profs. il y avait quelques profs il y avait des cours dans les salles de sport mais il n'y avait pas vraiment un lieu où je me sentais à ma place où je me sentais bien où je pouvais franchir la porte et respirer et je t'invite à le faire tu veux le faire avec moi ? ferme les yeux pour un instant prends une grande inspiration par le nez et par le nez ou par la bouche, expire C'est énorme, non ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Eh bien, Sensi, ça vient exactement de cette sensation. J'avais trop envie de retrouver cette sensation qui me manquait trop et de la partager avec les autres. Bien sûr, je continuais ma pratique en face de mon ordi aussi parce que tous les profs que je suis, pour la plupart, sont français ou françaises. Mais ça me manquait énormément de partager tout ça avec quelqu'un et de ressentir l'énergie, tu le sais très bien en plus, de ressentir cette énergie vraiment de partage avec les autres. Bien que la pratique est personnelle, bien sûr, et j'ai envie grave à pratiquer. toute seule, mais le partage c'est quelque chose d'autre. Et du coup voilà, en ayant deux jobs, parce qu'entre temps j'avais intégré la boîte famille au port en étant que marketing manager, communication manager, ça a été hyper compliqué parce que voilà, j'étais vraiment la seule personne qui venait d'une expérience à l'étranger aussi énorme en soi. Du coup ça... ça a été hyper compliqué, mais peut-être que ça c'est une autre question, c'est un autre sujet. Et donc, en ayant déjà deux jobs, parce que je m'occupais du port et je m'occupais aussi du Yacht Club, j'ai décidé de me lancer dans ce projet, juste pour envie de partager avec les autres. Je n'avais pas envie de donner des cours. je ne l'ai pas fait parce que je voulais enseigner, guider le yoga je ne me considère pas du tout une prof je suis juste une personne qui partage ses expériences et c'est un peu comme ça que Sensi est née merci et
- Speaker #0
quel est le pouvoir de l'intention tu vois comment tu l'appliques toi au quotidien ce pouvoir que tu as mis en place pour créer Sensi de cette intention de partager
- Speaker #1
Ouais, ça c'est une très belle question. Déjà l'intention pour moi c'est un peu une direction, c'est pas vraiment l'objectif. Je crois qu'on peut changer vraiment nos vies à travers le pouvoir de l'intention. C'est un choix. Et c'est vraiment, si je devais définir un peu l'intention, peut-être j'utiliserais le mot action, dans le sens où chaque action... que tu ramènes à ta vie, que ce soit dans ton genre, que ce soit dans tes relations amicales, que ce soit les types de relations, t'as toujours le choix de quelle manière tu vas l'entreprendre. Par exemple, sans c, est-ce que l'intention c'est de gagner de l'argent ? Est-ce que c'est de, voilà, le partage ? Est-ce que c'est de rendre fiers mes parents, ma famille ? Et c'est pas vraiment le but. C'est un peu la direction que tu veux amener dans ce que tu fais.
- Speaker #0
Comment tu t'y reconnectes, toi, pour développer celle-ci, justement à cette intention de départ ?
- Speaker #1
Comment je me reconnecte à moi ?
- Speaker #0
À cette intention de départ ? Sans tomber, je le dis d'un regard, parce que moi aussi, je peux avoir vite fait de tomber dans les objectifs, les intentions qui ne sont pas les intentions premières.
- Speaker #1
Moi, je reconnais que j'ai énormément de chance parce qu'en fait, sans ci, j'ai un peu eu la capacité d'intégrer sans ci dans mon boulot. Parce que le lieu dont je te parle, il est à l'intérieur. du port. Donc déjà d'un point de vue simplement financière le lieu ça me coûte très peu et je sais que c'est un des sujets les plus importants et sur lesquels on galère beaucoup quand on veut ouvrir un studio yoga. J'ai eu cette chance qui m'a permis peut-être de me focaliser un peu plus sur Le fait de ne pas regarder juste à la rentabilité du studio, qui m'a donné un peu plus de souffle là-dessus. En même temps, je vais être honnête avec toi, ça ne me permet pas de vivre, parce que heureusement que j'ai deux autres jobs qui le font, parce que je ne pourrais pas vivre avec ça. Mais par rapport à ta question... Qu'est-ce que me fait revenir à cette intention ? Il n'y a pas une seule personne qui, après être venue au studio, nous laisse sans un sourire, sans faire. Et ça, c'est le revenu le plus important en ce moment de ma vie. Et je me rends complètement compte que ce n'est pas le cas de tout le monde et que c'est hyper méga compliqué aujourd'hui d'ouvrir un studio. Et c'est pour ça vraiment que je suis très reconnaissante pour avoir pu le faire de cette manière. Et je trouve aussi que c'est un peu l'ingrédient, cette sincérité, cette authenticité que tu trouves quand tu viens chez Sensi, ça fait vraiment la différence. Ça se voit que ce n'est pas pour l'argent. Et je suis persuadée que dans quelques années, ça arrivera quand même. Parce que voilà, s'il y a l'intention, s'il y a la bonne intention, et s'il y a vraiment l'intention sincère, une intention qui est alignée avec ce que tu veux, et dans mon cas, c'était vraiment créer une communauté et partager. Je suis convaincue que ça va arriver aussi de l'autre côté. Et je le vois, je le vois de plus en plus. On est nés il y a deux ans et... On a changé déjà deux lieux, toujours à l'intérieur du port, mais on a déménagé, on a un studio beaucoup plus grand. L'autre jour, on a fait la cérémonie de la pleine lune sur la plage, on était 50 personnes, alors que le yoga et en plus la méditation en Italie, et en plus dans une petite ville au bord de la mer. C'est quelque chose de complètement inconnu. On a encore un peu la perception que c'est quelque chose de bizarre, de weird, un peu boubou, que les gens sont des gens très bizarres. Alors que nous, avec Sensi, on a ramené un peu ce côté contemporain et moderne de la pratique qui a été très bien accueilli par les gens de Gaët et qui fonctionne et qui marche. Et de ça, il faut absolument que je remercie mes collègues et amis, Vélénia et Simona, parce qu'on est vraiment tous les trois alignés, super méga alignés sur ça.
- Speaker #0
C'est ma prochaine question. Quel est ton rapport au collectif, à la communauté dans ton entreprise ?
- Speaker #1
C'est la communauté qui donne vie à Sanci. Il n'y aurait pas Sanci. je ne peux pas te dire à quel point je me sens nourrie et aussi fière j'avais des problèmes à dire ce mot avant et là je suis en train de travailler de plus en plus dessus je suis vraiment fière de moi de nous, de la ville en soi pour avoir fait ce pas avoir eu le courage nous de faire ce pas eux de l'avoir vu et de l'avoir cueilli et d'avoir dit oui à tout ça Julie, vraiment, c'est exceptionnel. Je ne peux pas te dire à quel point c'est nourrissant, enrichissant. J'ai tous mes amis aujourd'hui, qui viennent du studio, tu vois. Oui, bien sûr, je suis rentrée en Italie et je retrouvais tous mes amis de l'école, du lycée.
- Speaker #0
Mais ma communauté aujourd'hui, elle est faite parce que tout ce qu'on a créé avec Sensi. Et ça aussi, c'est un peu un témoignage du fait qu'en ayant une intention authentique, sincère, positive aussi, tu vas sûrement attirer à toi des gens qui sont un peu ton miroir, qui te représentent beaucoup.
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça signifie pour toi ? Être habitée par la vie.
- Speaker #0
Être habitée par la vie, c'est accepter de ne pas tout contrôler. Et je te dis ça parce que j'étais quelqu'un qui, oulala, avait vraiment du mal sur le sujet. Ensuite, il y a eu un point de tournage dans ma vie, comme un peu dans la tienne, et j'ai été obligée à lui faire confiance. J'ai pas eu de choix. Et à partir de ce moment-là, où je me suis laissée un peu porter par le flot, il y a eu des choses incroyables qui nous sont arrivées. Il y a eu vraiment la vie qui s'est montrée à moi. Et j'aimerais, si tu me le permets, j'aimerais venir un peu sur la notion de destin que je trouve assez liée à ce dont tu es en train de parler. Dans ma vision, le destin n'est pas quelque chose d'écrit, n'est pas quelque chose de figé. Moi je trouve que si tu restes tout le temps chez toi, dans ta maison, dans ton appart, sur le canapé à rien faire, rien ne va se passer. Mais je suis convaincue qu'il y a des portes dans la vie de chacun d'entre nous, qui sont censées s'ouvrir et d'autres qui vont rester fermées. Celles... qui bien sûr sont censés s'ouvrir, vont s'ouvrir à un moment donné, tôt ou tard tu verras ils vont s'ouvrir et celles qui sont censées rester fermées resteront fermées mais tu dois avoir, il faut que tu aies le courage de frapper la porte et c'est ça la différence c'est ça un peu le destin pour moi, c'est vraiment un peu cette ligne, cette voie qui te ramène un peu à droite, à gauche, mais c'est toi qui décides si aller à droite ou à gauche et tu verras dans ta vie, il y aura des choses qui... ça peut être des personnes, des situations, des événements, des lieux qui seront un peu le point de tournage et qui feront en sorte que tu prennes la gauche plutôt que la droite. Et je ne sais pas si c'est clair de la manière dont je l'ai expliqué.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et justement, pour revenir à ta question, qu'est-ce que c'est être habitée par la vie ? Pour moi, c'est vraiment fluir. C'est vraiment dire oui et avoir la capacité d'ouvrir les yeux pour voir tous les messages qui nous arrivent. pour justement entreprendre cette voie merci pour te retrouver
- Speaker #1
Sylvia je mettrai les liens justement de de ce que tu proposes aussi où est-ce qu'on peut te retrouver et quel événement tu veux partager qui arrive bientôt dans ta communauté oui
- Speaker #0
bien sûr Vous pouvez nous retrouver sur Insta bien sûr. On est très actifs sur les réseaux sociaux, sur notre site en ligne, Sainte-Cie-Studio.com. Et oui voilà, sur le planning, on a eu un calendrier très chargé cet été. demain on démarre notre aventure dans un festival de musique techno on va ramener un peu de techno yoga pour la première fois et bien sûr on a le calendrier de pratique de manière qui va rester et l'event pour lequel on est le plus excité qui va bientôt arriver c'est notre prochaine retraite cette fois on ira en Sicile aux îles et l'eau éolienne à Panarea. Les événements pour lesquels on est le plus excité qui vont bientôt arriver, c'est notre prochaine retraite. Cette fois-ci, on ira en Sicile à Panarea, aux îles éoliennes. Et ça sera du 15 au 19 octobre.
- Speaker #1
magnifique, merci beaucoup je mettrai tout ça en description aussi et avant de se quitter est-ce que je voulais te poser une question signature oui si la vie te murmurait quelque chose, là maintenant que ce soit à toi ou quelque chose à partager qu'est-ce que ce serait ?
- Speaker #0
tout va bien ce matin merci,
- Speaker #1
merci beaucoup ça m'a vraiment fait
- Speaker #0
très très très plaisir de te recevoir ici de discuter avec toi merci c'était génial merci pour pour m'avoir invitée désolé encore pour mon français ça fait quelques années que je ne le parle pas tous les jours c'était super et félicitations pour ce beau projet que tu as entrepris avec Habiter par la vie c'est génial nous arrivons à la fin de l'épisode merci d'avoir été là
- Speaker #1
aujourd'hui. Si cet épisode t'a touché, tu peux laisser 5 étoiles, un commentaire et le partager à quelqu'un qui en a besoin. Vos retours me sont précieux. Si tu sens l'envie d'aller plus loin, sache que je propose des accompagnements de coaching afin de t'épanouir paisiblement. On se retrouve la semaine prochaine. D'ici là, je te propose de te laisser habiter par la vie.