Speaker #1Le projet Sauvage s'est déroulé sur l'année scolaire dernière auprès d'une classe de cinquième du collège Cleunay. C'était copiloté entre l'association Là-Haut et deux professeurs du collège. Il y avait un professeur de sport qui s'appelle Vincent Deniaud et une professeure de français qui s'appelle Manwena Gallet. Et je tiens à les citer parce que c'est une rencontre entre ces deux profs et l'association Là-Haut. L'appel à projet est arrivé au printemps 2023. Et donc c'était... menée par la Dreal et par l'ARS, donc ça c'est intéressant, l'Agence régionale de la santé. C'était déjà sur le thème de la santé mentale des collégiens et dans quelle mesure être dehors faisait du bien aux collégiens. On l'a eu et ça nous a permis de monter un projet. On avait du temps et je pense que le temps c'est très important. C'est un projet qui a été mené sur l'année auprès d'une seule classe avec cette précaution aussi qui était que l'idée c'était d'essaimer auprès des autres jeunes autour de l'année et au sein du collège. L'idée c'était vraiment qu'ils puissent venir du collège à pied et se rendre à la Prévalaye qui est située à proximité de Cleunay, en passant par-dessus la rocade, sur une passerelle piétonne. Et déjà, ne serait-ce que cette marche était à chaque fois quelque chose d'important pour nous, c'était de conscientiser qu'on était en train de quitter le quartier et qu'on arrivait dans le vivant. Et qu'est-ce que ça nous faisait ? Donc systématiquement on essayait de faire cette marche-là de manière consciente. Et avec un éveil sensoriel, c'est-à-dire qu'on pouvait marcher soit avec des miroirs, soit en se bandant les yeux, soit en ayant des approches sensibles et sensorielles différentes. Et donc on s'est vu plusieurs fois, donc ça a été découpé en différentes parties. La première partie est ce qu'on appelle la sensibilisation au vivant un petit peu. Et l'idée c'était que les jeunes se sentent bien, qu'ils s'approprient le projet, qu'ils soient à l'aise aussi dehors. Donc tout un travail, on a fait de la grimpe d'arbres par exemple, ça c'était avec l'association Là-Haut. On a fait grimper les jeunes, déjà pour qu'ils puissent regarder un petit peu où on était. Ils avaient un point de vue différent là-haut. Puis après, il y a eu un travail aussi d'un petit peu de construction. On a construit un nid. Donc c'est là où on se réunissait aussi tous les jours. Un nid, en fait, régulièrement dans les projets qu'on a au sein de l'association Là-haut on construit ce nid avec des branchages à la manière des oiseaux. Et donc il est plutôt rond et c'est là où on se réunit. Au début et à la fin, c'est notre QG un petit peu dans la nature. Puis après, assez rapidement, il y a eu des intervenants artistiques qui sont arrivés. Une danseuse chorégraphe qui s'appelle Laetitia Lannoué, autour du corps, qui avait vraiment aussi une place de metteuse en scène, donc elle était là presque à chaque fois. On a travaillé avec Vincent Malassi et Sarah Petit, qui sont deux musiciens autour de la musique concrète, de ce qu'on appelle le field recording,donc on prenait du son du vivant et on le mixait. On avait un petit studio mobile et ils ont travaillé autour du son. Et le troisième groupe a fait de la vannerie avec Ludivine Pilu. Donc ils ont créé des grands masques d'animaux dans lesquels ils pouvaient mettre leur tête. Et du coup, c'était bluffant. Il y avait un oiseau, il y avait ne tête de renard. Ça a très bien fonctionné, donc on est trois groupes. Ce terme, sauvage, c'est un petit clin d'œil. Ils n'ont pas connu ça, les ados. Mais à notre cher Darmanin qui disait qu'il avait peur des sauvages un peu dans les quartiers, donc nous on travaillait des jeunes des quartiers, et on trouvait que c'était intéressant aussi de se prendre pour des animaux, c'était intéressant aussi de travailler sur le sauvage à la Prévalaye, parce que quand vous racontez à un ado qu'il y a des sangliers qui se baladent à la Prévalaye,et que certains ont été observés à Cleunay, ça veut dire qu'ils ont pris la passerelle piétonne, mais c'est passionnant en fait,et les ados ils sont à fond,ils sont là non mais c'est pas vrai, c'est quoi cette histoire, et en fait le sauvage ça passionne encore en fait. Moi je rêverais qu'on arrive à capter des images d'un sanglier qui se balade à Cleunay,mais les ados ils adorent, comme les autres,mais encore plus les ados, des choses qui ne sont pas maîtrisées,calculées, la liberté de ces animaux,ils sont curieux.