- Speaker #0
Bienvenue dans Ils sont l'Avenir de Nice, le premier podcast à vous faire découvrir l'histoire inspirante de ces commerçants et entrepreneurs qui façonnent notre quartier et le business de demain. Chaque semaine, Christophe Brémard part à la rencontre de ces niçoises et niçois passionnés et nous plonge dans leur univers.
- Speaker #1
Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans Ils sont l'Avenir de Nice, nouvel épisode où nous allons parler d'immobilier, mais aussi de la faculté de naviguer dans un monde hyper... concurrentielles. J'ai le plaisir d'accueillir Carole de Dumais Immobilier. Bonjour Carole.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Carole, tu as une agence immobilière indépendante, une des dernières agences immobilières indépendantes dans le centre-ville de Nice. Est-ce que tu peux nous parler de ton parcours ?
- Speaker #0
Alors mon parcours, il est assez long parce qu'aujourd'hui j'arrive en fin de carrière. J'ai fait des études à Nice. J'ai ce qu'on appelle maintenant un master 1 en droit des affaires. J'ai continué par la suite en Italie, j'ai passé un an à la fac de Turin, donc j'ai passé un master 2 toujours en droit et toujours donc dans la partie droit des affaires. Ensuite, mon premier poste a été dans une banque de financement immobilier qui s'appelait la Sovac à l'époque et j'ai toujours à partir de là travaillé dans la partie immobilière, c'est-à-dire dans les financements immobiliers. Donc j'ai commencé au départ au bas de l'échelle en tant qu'assistante. Et puis j'ai très vite gravi les échelons, je suis partie travailler à l'époque de la Sovac en Italie pendant deux ans pour créer une agence en collaboration avec le groupe Mediobanca, qui est la plus grosse banque privée italienne. Donc j'ai travaillé à Nidand deux ans. Je suis revenue en France en tant que directrice d'agence sur Fréjus. Puis j'ai un peu gravi les échelons et j'ai terminé mon parcours. J'ai été chassée par cette même banque Mediobanca qui s'installait en France cette fois-ci et qui m'a nommée directrice de Sucursal. Et je gérais donc toute la région PACA et la Ponce. Voilà, donc toujours dans la branche immobilière.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui a fait qu'à un moment, tu as basculé, tu as créé ton agence immobilière du Messie Immobilier ?
- Speaker #0
Alors, au bout de quelques années, cette même banque, Mediobanca, a décidé de copier le modèle de Boursorama et donc de créer une banque en ligne et donc de ne plus avoir d'agence ni en Italie ni en France. Donc, ils m'ont proposé, ils ont fermé toutes les agences françaises, ils m'ont proposé un poste à Rome, un poste à Milan, mais à l'époque... J'avais mon fils qui était encore lycéen, j'avais encore beaucoup d'ancrages surmises, donc je n'ai pas pu partir, je n'ai pas voulu d'ailleurs. Et on m'a proposé des postes à Monaco, mais qui ne m'intéressaient pas. Et je me suis dit, pourquoi ne pas ouvrir une agence immobilière ? Parce que j'avais toutes les connexions avec les notaires, les promoteurs, les agents immobiliers qui étaient devenus des copains à force de travailler avec eux, puisque j'acceptais les financements. Je travaillais, il faut savoir, je travaillais avec les particuliers, mais aussi avec les promoteurs et avec les marchands de biens. Donc j'avais quand même un gros gros relationnel, je parle de ça il y a 15 ans, et du coup comme ça du jour au lendemain j'ai décidé d'ouvrir une agence. Et sans faire de formation, parce que c'est quand même un autre métier, je me suis lancée et j'ai ouvert une agence sur rue de France à Nice.
- Speaker #1
D'accord, et aujourd'hui donc tu as quatre négociatrices avec toi, qui t'accompagnent.
- Speaker #0
Voilà, alors entre-temps j'ai déménagé, maintenant je suis rue Hôtel des Postes, et aujourd'hui on est une équipe de filles, et on est cinq donc, j'ai quatre négociatrices, et ça se passe très bien. Voilà, on est une petite agence de quartier en termes de locaux, mais on travaille sur Nice intra-muros, mais aussi à l'extérieur, puisque à titre personnel, je travaille énormément sur mon relationnel. Mon relationnel qui est très étranger, enfin en ce moment un peu moins, puisque malheureusement cette population a un peu disparu, mais mon relationnel qui à la base était très étranger, qui avait acheté, revendu, etc., sur toutes les Alpes-Maritimes.
- Speaker #1
D'accord. Aujourd'hui, l'immobilier sur Nice, un peu partout en France, c'est un secteur extrêmement concurrentiel. Il y a beaucoup de franchisés, il y a beaucoup de grandes enseignes. Pourquoi être restée indépendante ?
- Speaker #0
Alors, je n'avais pas envie de grossir, de devenir une grosse agence. Et je n'avais surtout pas envie qu'on me donne des obligations, des objectifs d'embauche, de chiffres. J'avais envie de travailler à ma façon, comme j'ai toujours fait. Et quand je fais des choses, en général, je les fais à fond, je ne les fais pas. Mais je voulais sortir de ce contexte d'avoir un N plus un, un N plus deux et de devoir rendre des comptes. Donc, je me suis dit au départ, je commence comme ça. Et puis, ça a très, très bien marché dès le départ. Le seul choix que j'aurais pu faire, alors je vais peut-être me mettre des gens à dos, mais ça aurait été pour le groupe Orpi qui m'a longtemps courtisé. Parce que je trouve que c'est la meilleure image en termes de franchiser. Là, j'ai hésité un moment. Et puis, toujours pour les mêmes raisons, celles que je viens d'évoquer. Non, je n'ai pas voulu sauter le pas. Je suis restée petite avec mon relationnel et mes collaborateurs.
- Speaker #1
Donc aujourd'hui, tu es une agence immobilière indépendante, principalement parce que ça te permet d'être libre. C'est ça le vrai gros sujet, quand on dit « je ne veux pas de N plus 1, N plus 2 » , c'est cette logique de liberté, d'organiser son travail comme on a envie. Tu parles beaucoup du relationnel, en mettant effectivement comme point d'orgue sur Dumais Immobilier. Qu'est-ce qui te différencie aujourd'hui des autres agences immobilières de Nice ?
- Speaker #0
Alors, c'est un métier... où on ne peut pas vraiment, enfin, ce serait vraiment prétentieux de dire que je suis complètement différente des autres. Non. J'ai des petits plus par rapport à certains. Par exemple, pour ma part, je parle couramment l'italien et l'anglais. Et j'ai cette notion de marché extérieur. C'est-à-dire que quand un client étranger arrive dans mon agence, je comprends sa problématique de se dire, mais c'est complètement différent de ce qu'on peut trouver chez nous en termes d'achat, de financement, parce que je continue bien sûr de conseiller au niveau des financements. Et puis aussi, j'ai un peu la vista d'une banquière parce que je ne vois pas uniquement les honoraires, et surtout pas d'ailleurs. Je vois l'intérêt du client et surtout le fait qu'il soit heureux au moment de son achat et qu'il revienne vers moi. Et j'ai la chance, c'est vrai, d'avoir beaucoup de clients qui reviennent et qui me redonnent des preuves. Là, par exemple, ça vient de sortir il y a trois jours. Un client est revenu vers moi. Cet appartement, ce sera la troisième fois que je le vends en six ans.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Voilà, donc ça se passe bien, les gens reviennent, les gens me font confiance. Et justement, le problème de ce métier, c'est que les gens en général vous perdent de vue, les clients vous perdent de vue parce que qu'est-ce qui les intéresse ? C'est une publicité à un instant T. Et en fait, j'ai eu la chance d'avoir des gens qui reviennent vers moi pour me redemander des conseils parce qu'ils ont confiance. Donc, je pense que ce qui peut me différencier, c'est cette notion de service qui n'est pas uniquement un service comme on peut trouver aujourd'hui avec tous les réseaux sociaux. On est petit et on veut le rester, mais on s'attache à la qualité du travail que l'on va donner à notre client. On ne préfère pas faire de vente plutôt que faire une vente. toucher de belles commissions, mais avoir un client qui est mécontent, qui va me faire une mauvaise publicité, mais à la limite, ce n'est pas la publicité qui va être importante pour moi, c'est plus la vision que je vais laisser, l'image que je vais laisser au client par la suite.
- Speaker #1
Donc une relation client de proximité, basée sur la confiance, sur un relationnel extrêmement fort, sur une expérience client particulière. Donc c'est ça, et c'est ce qui fait que tu te démarques effectivement de tous les autres avec les gros moyens publicitaires présents sur les réseaux sociaux. Toi, les réseaux sociaux, ce n'est pas ton sujet ?
- Speaker #0
Non, ce n'est pas mon truc. Je fais le minimum syndical, parce qu'aujourd'hui, malheureusement, on ne peut pas passer à côté. Les publicités, par contre, j'ai un gros budget publicitaire. Ce n'est pas que je passe à côté, loin de là, parce que sinon, je parle de vendeurs. Mais effectivement, on travaille vraiment… Ce n'est pas beau de le dire, mais à l'ancienne.
- Speaker #1
Mais à l'ancienne, c'est aussi preuve d'authenticité. C'est aussi une relation humaine privilégiée qui s'est perdue aujourd'hui avec des logiques de digital. c'est une connaissance produit que tu vas effectivement apporter aux acheteurs de temps en temps j'achète un mien immobilier on s'aperçoit que souvent les gens ne connaissent même pas le mien qu'ils essayent de nous vendre et moi si tu veux quand j'embauche des filles je veux qu'elles soient à
- Speaker #0
mon image c'est un peu prétentieux mais je veux qu'on ait toute la même vision, la même intention vis-à-vis de nos clients et surtout une bonne formation pour effectivement être professionnel et ne pas ouvrir une porte sans connaître l'appartement.
- Speaker #1
C'est un effet désastreux sur les clients.
- Speaker #0
C'est terrible. Il suffit d'une seconde et c'est terminé.
- Speaker #1
Derrière, aujourd'hui, le marché de l'immobilier sur Nice, c'est un marché, on dit qu'il est en hausse permanente depuis quelques années. Comment est-ce que toi, tu perçois le marché immobilier niçois aujourd'hui ?
- Speaker #0
Alors, moi, je le perçois de deux façons. En hausse, oui. Mais là, on va parler de hausse de prix, pas de hausse de nombre de transactions. Et ce problème de hausse des prix, je parle de problème parce qu'on a toute une population dans l'immobilier, de jeunes qui s'improvisent et qui se disent agents immobiliers, alors qu'ils sont négociateurs, qui pour prendre un mandat vont faire la surenchère au niveau des prix. C'est-à-dire qu'ils vont passer derrière une personne qui va donner un prix réel après avoir travaillé son produit, être allé voir. le prix des ventes sur les six derniers mois ou sur la dernière année, comment est le marché global dans le quartier. Ils vont passer derrière et ils vont surenchérir. Et le propriétaire, qu'est-ce qu'il va faire en général ? Il va mieux dire, si il me dit que je peux vendre 50 000 ou plus, je ne vais pas me priver. Donc, alors effectivement, il y a eu une belle augmentation des prix, mais comme je disais, pas du nombre de transactions. Et là, encore une fois, il faut différencier les prix affichés au niveau des publicités et les prix de vente réels. qui sont vraiment différents. Sachant qu'aujourd'hui, il y a de moins en moins d'étrangers. Donc, la population qui achète, elle sait, elle est renseignée, elle est à forte majorité maintenant française. Et donc, quand on vend du 10 000 euros du mètre dans une rue basique, mais parce qu'on est en centre-ville, on ne va pas vendre cet appartement-là, ce n'est pas possible. On n'est pas apparu.
- Speaker #1
Tu dis qu'aujourd'hui, il y a de moins en moins d'étrangers. Ce n'est pas ce qu'on a pu lire ces derniers mois dans les médias et dans la presse.
- Speaker #0
Ce qu'on lit dans la presse, moi ça me fait toujours rigoler. Ils ont toujours au moins six mois de retard. Et quand on voit ce qu'ils écrivent, en fait, ils ont pris deux, trois informations auprès de deux, trois personnes. qui sont certainement des bons professionnels, que ce soit des notaires ou des agents immobiliers, mais ça ne reflète pas la globalité du marché. Donc aujourd'hui, je pense que si à l'instant T, on demandait aux notaires le pourcentage de transactions avec des étrangers, ils nous diraient qu'il a bien chuté par rapport à il y a deux ans, par exemple. Ce n'est plus du tout le même.
- Speaker #1
Parce qu'on parle beaucoup d'une clientèle américaine qui vient avec des gros moyens. Ça, pour toi, c'est terminé ? Alors, moi,
- Speaker #0
j'en ai eu très peu. Et quand je parle à des gens, à des agents immobiliers qui... en avoir eu beaucoup, ils me disent qu'ils ne les ont plus actuellement.
- Speaker #1
D'accord. Donc, c'était effectivement une phase, une période. Voilà,
- Speaker #0
ça a été un instru.
- Speaker #1
Derrière sur l'immobilier aujourd'hui, on entend beaucoup de choses concernant les jeunes actifs qui ont du mal effectivement à acheter. Le prix au mètre carré fait que les jeunes actifs sur Nice ont du mal à acheter, ils sont obligés de partir beaucoup plus loin en périphérie. Quelle est ta vision, toi, du sujet ? Et comment est-ce que tu penses que demain, les jeunes pourraient se loger plus facilement sur Nice ?
- Speaker #0
Alors... Je n'ai pas une clientèle de jeunes actifs. J'ai une clientèle, mais ça c'est sans le vouloir, actuellement de Français, comme on disait, de Parisiens, de Lyonnais, de gens qui viennent de l'extérieur, soit qui prennent leur retraite, soit qui décident de changer de vie, et qui très souvent n'empruntent pas. Ou alors, ils font des emprunts vraiment pour être sereins et garder une épargne. Si je pouvais te donner ma visibilité, mais de l'extérieur encore une fois, puisque je ne suis pas présente sur ce marché-là, je trouve que les actifs, aujourd'hui, ils vont vers des quartiers qui sont riquiers, par exemple, qui sont des quartiers beaucoup moins chers, des quartiers plus populaires. Évidemment, comme tu disais tout à l'heure, ils n'arrivent plus à se loger en centre-ville et dans des zones qui sont venues trop chères. L'évolution, je n'en sais rien. Je ne peux pas te dire. Je ne pense pas que les prix vont baisser. Je ne pense pas que les salaires vont doubler de façon à ce que ces jeunes puissent acheter. Donc effectivement, sur notre région, c'est un gros problème. Enfin, sur notre ville, c'est un gros problème.
- Speaker #1
Merci Carole pour ce partage. Est-ce que tu aurais un message à faire passer à nos auditeurs ?
- Speaker #0
Eh bien, venez à l'Immobilière du Metz. Nous serons donc là pour vous accueillir. Que des filles et que des filles souriantes.
- Speaker #1
Écoute, merci. J'invite nos auditeurs à se rendre à l'Immobilière du Metz, rue de l'Hôtel des Postes. quasiment sur la place Wilson, à deux pas du tram Durandy et de l'arrêt Durandy. Vous serez accueillis avec grand plaisir. Donc, si vous avez un projet d'acquisition, un projet de vente sur Nice ou la périphérie et le département, n'hésitez surtout pas à aller à la rencontre de Carole. Merci Carole pour ce moment. Je vous donne rendez-vous à la semaine prochaine pour des épisodes toujours plus inspirants de nos commerçants et nos entrepreneurs niçois. Et je vous invite, bien entendu, à consommer en bas de chez vous, à consommer à côté de chez vous, à consommer local, et surtout, à consommer niçois. Merci, à la semaine prochaine.