- Speaker #0
Bienvenue dans Immortelle, le podcast qui parle de ta peau, de ton corps et de ton âme. Je suis Tania, biochimiste, spécialisée dans les peaux sensibles, mais aussi fondatrice de Corsica Beauty. Aujourd'hui, on va parler d'un nouveau sujet qui me tient vraiment à cœur, c'est l'inflammation, notamment chronique, ce qu'il y a à l'intérieur. Et pour le coup, j'ai une invitée très spéciale qui s'appelle Anne-Marie Paverane, qui est docteur... en pharmacie, micronutritionniste, spécialisée dans le microbiote et dans tout ce qui est candidose et problématiques internes. Et elle va faire des miracles, notamment elle a créé des petits compléments alimentaires qui vont aider et accompagner dans ces transformations et dans cet équilibre que notre flore intestinale demande. Merci Anne-Marie, bonjour et bienvenue.
- Speaker #1
Merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Alors, on va en quelques mots essayer de te présenter, de me dire qu'est-ce qui t'a emmené dans ce parcours. sur l'inflammation, notamment sur le microbiote particulièrement ?
- Speaker #1
Moi, je suis, comme tu l'as bien dit, pharmacienne à l'origine, docteur en pharmacie. Et il y a quelques années, il y a maintenant 12 ans, j'ai commencé à m'intéresser à la micronutrition, ce qu'on appelle aussi la médecine fonctionnelle. Et j'ai tout de suite été passionnée par cette approche. Et très rapidement, je me suis formée pendant un certain temps et je continue à me former encore. J'ai ouvert des cabinets, en fait. Je me suis installée en libéral, où j'accompagne des personnes qui ont... des troubles digestifs, mais aussi des problèmes d'inflammation, comme on va en parler, qui peuvent se traduire par des symptômes qu'on rencontre beaucoup de personnes, c'est-à-dire de la fatigue chronique, des migraines, des problèmes de peau. Dans la pratique, je fais faire des bilans nutritionnels. Quand les personnes viennent me voir en cabinet, je mets en place des cures de rééquilibrage et surtout des changements alimentaires en allant sur une alimentation personnalisée. Puisqu'on va en parler, l'alimentation doit être personnalisée. Et c'est une approche qui est absolument passionnante et qui donne de très bons résultats. Donc, on continue, on va dire, sur cette voie et d'être étonnés parce que c'est quelque chose de très bien.
- Speaker #0
Alors déjà, j'aimerais savoir si tu peux nous expliquer ce qu'est vraiment une inflammation et ce que ça représente vraiment et comment on peut la remarquer. Quels sont les symptômes en fait ?
- Speaker #1
Alors, l'inflammation, au départ, il faut comprendre que c'est un système intelligent. C'est un mécanisme de défense de notre organisme. par exemple le Lorsqu'on se coupe, il y a un système de réparation, de cicatrisation. On connaît l'inflammation aiguë suite à une angine, suite à un traumatisme. Mais l'inflammation, ce qu'on appelle de bas bruit, l'inflammation chronique, c'est encore autre chose. Et c'est ce qu'on appelle aussi l'inflammation de bas grade, c'est-à-dire silencieuse, qui peut se représenter par une sorte de feu qui ne s'éteint jamais dans l'organisme, suite à un stress chronique, majoritairement à une alimentation ultra transformée. mais surtout, puisque je dois le dire, c'est ma partie, à une dérégulation du microbiote intestinal qui peut engendrer ce qu'on appelle de la porosité intestinale ou un intestin qui fuit. Donc dans les symptômes classiques, les personnes se sentent fatiguées, ont des troubles digestifs, même mineurs. Ça peut aller des ballonnements à des douleurs ou des troubles du transit plus importants, mais ça peut être aussi des troubles du sommeil, ça peut être des pulsions sucrées. Donc on n'arrive pas trop à savoir de quoi ils souffrent, mais c'est une inflammation de bas bruit. Et c'est vrai que l'investigation intestinale, digestive et de ce qu'il mange, ça paraît vraiment fondamental. Et c'est ça qui va nous permettre un petit peu de poser le diagnostic.
- Speaker #0
Donc en fait, on va avoir, comme tu dis, des ballonnements, tout ça. Mais souvent, si on laisse cette inflammation perdurer, elle peut aller un petit peu plus loin et donc provoquer, et en tout cas, devenir visible d'autres manières. Moi, je sais que j'ai rencontré aussi de gros problèmes de porosité intestinale, de candidose aussi, parce qu'on avait vu ça ensemble il y a très longtemps. Mais j'ai aussi des problèmes hormonaux. et beaucoup de stress et beaucoup de fatigue. Donc tout ça faisant, on va dire que je suis sans cesse en train de caliner mon microbiote pour que tout se passe bien. J'essaye de faire aussi le maximum pour mon alimentation. Mais clairement, je sais qu'il y a plein d'autres signaux. Si on ne règle pas cette inflammation-là, ça peut se transformer en plein d'autres choses. Alors soit on peut prendre du poids rapidement, soit aussi on peut se sentir un petit peu gonflé, un petit peu...
- Speaker #1
Ah oui, ça devient systémique. Alors après, ça dépend de la prédisposition génétique de chacun. Il y a des personnes... Alors un symptôme quand même assez fréquent, c'est la fatigue. La personne se sent fatiguée, surtout après les repas, les ballonnements aussi. Et c'est vrai qu'on retrouve souvent l'expression chez les femmes, j'ai le ventre d'une femme enceinte. Ça alors, c'est une expression que j'entends tous les jours, quasiment tous les jours. Donc il va y avoir des symptômes digestifs qui ne sont pas non plus hyper alarmants. Parfois, on va faire une exploration digestive ou une coloscopie et on ne va rien trouver. Mais la personne reste quand même avec cet inconfort intestinal et cette inflammation. Voilà, si on ne la règle pas, évidemment, ça va aller au niveau systémique et ça peut donner des symptômes à distance. Donc comme je le disais, ça peut être des problèmes de peau, ça peut être des allergies sur un terrain allergique, des personnes qui ont déjà un terrain allergique d'emblée, mais ça peut être également des migraines, des douleurs articulaires, des maladies auto-immunes sur du long terme, des troubles du sommeil, des pulsions. sucré et comme tu le disais aussi, de la prise de poids. Parce que le poids, et comme la peau, c'est un peu la partie émergée de l'iceberg. Mais si on veut vraiment creuser, la cause vraiment c'est l'inflammation, que l'on ne voit pas, l'inflammation interne. Puisque l'inflammation crée de la résistance à l'insuline. Et si on allait énumérer tous les problèmes de résistance à l'insuline, enfin ce que ça cause, maladies cardiovasculaires, diabète, prise de poids, obésité, syndrome métabolique, la liste est vraiment très longue. Donc, ce n'est pas quelque chose non plus à prendre à la légère.
- Speaker #0
Voilà. Donc, clairement, si on a juste un petit ballonnement, il ne faut pas le prendre à la légère. Il faut peut-être aller explorer quand même pour voir s'il n'y a pas quelque chose d'autre qui se cache derrière. Est-ce que c'est juste parce qu'on a mal mangé ce jour-là ou est-ce que ce n'est pas une inflammation chronique ? Parce que pour certaines personnes qui ont, je dirais, une bonne génétique, ils n'ont pas forcément d'autres signaux derrière. Il y en a certains qui vont faire de l'acné, d'autres qui vont faire de la rosacée, d'autres qui vont peut-être faire de l'eczéma du psoriasis, donc ces personnes-là Moi, je vais dire qu'elles sont un petit peu chanceuses parce que les signaux sont tellement flagrants et visibles à l'œil nu et même super contraignants. Et pour le coup, on a vite envie d'y remédier. Donc, on peut aller un petit peu plus vers la cause. En tout cas, on arrive plus facilement.
- Speaker #1
Mais pour quelqu'un qui a juste un petit peu de fatigue et juste des petits ballonnements, des fois, après, si c'est juste des ballonnements de façon ponctuelle, il ne faut pas s'alarmer. C'est quand ça devient récurrent, que ça devient un problème, que la personne sent vraiment de l'inconfort au niveau digestif. une sensation de ventre enflé quasi quotidienne. Et en plus, il y a cette fatigue qui est quand même assez présente quotidiennement. Il faut quand même différencier les deux.
- Speaker #0
Parce que la fatigue et les ballonnements, c'est des choses qu'on peut retrouver dans des symptômes de plein d'autres problématiques aussi de santé. Et des fois, on peut être un petit peu perdu dans son diagnostic. Des fois même, quand on va chez le médecin, on n'est pas forcément bien diagnostiqué. On peut aussi tourner en rond. Donc, c'est important d'en parler. Alors... J'ai plein de personnes qui doivent se reconnaître dans ce que je vais dire. Est-ce qu'on peut manger bien et rester inflammée ?
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Complètement. Alors après, s'il s'agissait juste de manger mal, de manger ultra-sensormé pour être inflammée, les choses seraient plus simples. Mais moi, j'ai beaucoup de personnes qui viennent me consulter et qui me disent « moi, je mange bien, je fais attention, mais je n'arrive pas à perdre du poids et je suis constamment fatiguée et j'ai la migraine. C'est quoi mon RR ? Je ne comprends pas, on n'arrive pas. » à savoir ce que j'ai, on va me mettre ce petit dépresseur. On me dit que c'est dans ma tête, que je suis trop stressée. Mais oui,
- Speaker #0
parce que pas tout est dans l'assiette.
- Speaker #1
Il y a aussi la charge mentale, il y a le stress chronique, il y a les dérèglements hormonaux, surtout chez les femmes. Mais il y a aussi la notion d'intolérance alimentaire sur laquelle je travaille énormément. On peut très bien être intolérant à de bons aliments. L'intolérance alimentaire, c'est une allergie retardée, une allergie de type 3, qui va donner des symptômes assez sournois, parce que ce n'est pas forcément immédiat. Il va y avoir des troubles digestifs, il va y avoir de la fatigue chronique, des fois des migraines, des troubles du sommeil. Ça rejoint un peu le schéma d'inflammation de bas bruit. Mais parfois, même en mangeant bien, ou du moins en pensant bien manger, on peut avoir ces symptômes en lien avec des intolérances alimentaires. Rien que ça.
- Speaker #0
Après, moi, je sais qu'on ne sait pas vraiment ce qu'il y a derrière le manger bien. Qu'est-ce que ça veut dire manger bien ? Il y en a qui pensent que parce qu'on mange un petit peu de légumes, Notre alimentation est a priori... équilibrés et donc du coup, ils définissent manger bien. Est-ce qu'il y a une bonne manière de manger ou est-ce que c'est vraiment propre à chacun, selon toi ?
- Speaker #1
Alors, un peu les deux. C'est propre à chacun puisque, comme je le disais, il y a la notion d'intolérance alimentaire qui est quand même assez présente et l'alimentation doit être personnalisée. Par exemple, il y a des personnes qui vivèrent très bien les produits laitiers, d'autres qui vont moins bien les digérer, mais pourtant on leur a dit qu'il fallait en manger trois par jour. Et eux, ça va les rendre malades. Donc voilà, il y a cette notion qui est importante. Après, une base sur laquelle il faut insister, c'est déjà la mastication. Bien manger, c'est déjà bien mastiquer. Parce que la mastication, c'est la première cause de troubles digestifs et de porosité intestinale. La porosité intestinale, en fait, l'intestin, c'est l'interface avec le monde extérieur. C'est vraiment la frontière entre le monde extérieur, c'est-à-dire ce que l'on mange, et nos entrailles. Donc derrière cette frontière, cette barrière intestinale, il y a le système immunitaire, le système de défense qu'on peut représenter un peu comme la douane. l'armée de l'organisme, et qui est localisée quand même à 60-70% au niveau digestif. Donc quand les aliments rentrent, les protéines alimentaires, on est censé les avoir bien broyées, bien mastiquées, elles sont scannées par le système immunitaire. Et si on n'a pas suffisamment mastiqué, le système immunitaire va réagir et ça va être étiqueté comme un potentiel ennemi. Donc on va déclencher l'inflammation derrière. Donc déjà bien manger, c'est bien mastiquer. C'est à nous de choisir la guerre ou la paix en déjà mastiquant. les aliments. Ça, c'est une base. Après, bien manger, oui, j'ai envie de dire. Le micro-bête intestinal, et Dieu sait que c'est important, il aime, on va dire les bonnes bactéries, aime les aliments authentiques. Les fruits, les légumes, les oméga-3. C'est pas, oui, je vais manger des légumes, ça m'arrive. Ou ça m'arrive aussi de manger des fruits. Oui, ça m'arrive, j'aime bien. Oui, mais est-ce que tous les jours, vous mangez des légumes, est-ce que tous les jours vous préparez ? Est-ce que tous les jours vous avez... Ce geste santé pour vous, de vous préparer même pendant une demi-heure des légumes.
- Speaker #0
Faire un prix des légumes par jour.
- Speaker #1
Oui, bon voilà, c'est déjà pas mal. Donc il y a cette notion importante de bien manger, c'est ça aussi. C'est d'aller sur des aliments authentiques, des aliments non transformés.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a des mauvais aliments ?
- Speaker #1
Est-ce qu'on peut dire qu'il y a des mauvais aliments ? Ah oui.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, il y a des gens qui disent « Ah non, il n'y a pas d'aliments mauvais, tout peut être bon, mais c'est la dose qui fait le poison » , comme on dit. Est-ce que si on a une intolérance, par exemple, il faut qu'on... On ne mange plus du tout ce truc-là et du coup, être dans la privation de notre vie d'avant et de notre alimentation d'avant ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Ça dépend. Si l'intolérance est très forte et si la personne a des symptômes, il y a des personnes qui, par exemple, préfèrent manger un œuf, parce que c'est quand même une intolérance assez fréquente, vont avoir la migraine juste après. Quand on fait les tests d'intolérance, même si ce n'est pas indispensable, on peut déjà faire beaucoup de choses soi-même avec l'éviction et la réintroduction pendant un certain temps. Ça dépend en fait. Si la personne va consommer après 6 mois d'édiction et qu'elle a plus mal à la tête, elle va peut-être pouvoir, en trouvant son rythme, en manger peut-être une fois par semaine de temps en temps, et dire si j'en mange de temps en temps, je suis bien. Mais si je reprends une consommation que j'avais comme avant, c'est-à-dire que je mange peut-être tous les jours, j'ai mes symptômes qui réapparaissent. Donc c'est vraiment au cas par cas. Il y a des intolérances plus ou moins fortes qui peuvent être réversibles. Mais après... Il ne s'agit pas, peut-être qu'on va en parler, de seulement supprimer l'aliment. Il s'agit de réparer l'épithélium intestinal et de réparer le microbiote intestinal.
- Speaker #0
Alors, si je devais réparer mon microbiote, qu'est-ce que tu me conseillerais, par exemple ?
- Speaker #1
Déjà, de mastiquer, comme je le disais, de prendre des bons probiotiques, de manger des fibres, manger des légumes, manger des fruits. S'il y a des problèmes, des soupçons d'intolérance alimentaire, c'est-à-dire s'il y a des symptômes déjectifs, ne pas hésiter à retirer certains aliments pendant un certain temps. être vraiment, comment dire, en fait, je pense qu'on est son meilleur labo. Donc, il faut apprendre à se connaître, apprendre à détecter, déceler les signaux intérieurs que notre corps nous envoie. Par exemple, quand vous avez mangé quelque chose et que vous avez un gros coup de barre après le repas ou l'après-midi, vous pouvez faire une étude en vous disant, ce matin, j'étais en pleine forme et ma fatigue a démarré après le repas de midi. Alors, qu'est-ce que j'ai mangé ? Donc, tenir peut-être un petit journal. Et c'est comme ça qu'on va retrouver un petit peu, on va se dire, ok, ça, ça fait plusieurs fois que je retrouve ces aliments-là qui me font mal. Donc, on va mener un petit peu l'enquête. Donc, en fait, c'est comme une étude clinique sur soi-même. Ah oui, ça, c'est la base. Et c'est ça qu'il faut vraiment expliquer aux personnes parce que les personnes, elles arrivent, elles savent, elles disent, moi, j'ai de la fatigue, j'ai ça, ou de l'acné qui est sorti. Et rien qu'en leur expliquant le schéma, comment ça se passe et l'impact, l'implication de la nourriture, de ce qu'elles mangent sur l'apparition de ces symptômes. sont beaucoup plus attentives. Je dis, quand vous avez ça, notez ce que vous avez mangé. Et tout de suite, ah oui, en effet, je pense que la dernière fois, j'ai mangé cet aliment-là et j'ai été fatiguée après, j'ai eu mal à la tête. Donc, rien qu'en expliquant les choses et en expliquant le lien entre l'alimentation et l'inflammation et les signaux que notre corps nous envoie, souvent, on réalise. C'est un déclic, on réalise, c'est pour ça qu'il faut expliquer. OK.
- Speaker #0
Maintenant, avec toutes ces années d'expérience que tu as... toutes les patientes que tu as eues, j'imagine que tu sais, même cliniquement, s'il y a des ingrédients qui sont particulièrement mauvais pour le microbiote ou des aliments ou des ingrédients. Oui,
- Speaker #1
les aliments ultra transformés, ça c'est terrible. Les additifs, le sucre, donc pas très bon. En gros, c'est ça. Après, c'est vraiment au cas par cas, comme je disais, au niveau des intolérances. Mais tout ce qui est sucre, alors après, oui, c'est la dose qui fait le poison. On aime tous les petits desserts, ça n'aura pas d'impact. par exemple si on prend du sucre type Miel ou sirop d'agave, c'est quand même un petit peu mieux que manger du sucre raffiné, par exemple. Oui, bien sûr, mais bon, ça reste du sirop d'agave ponctuel, on ne va pas en manger deux cuillères par jour. Mais après, si on n'a pas de problème particulier d'addiction au sucre, parce que c'est quelque chose qui est assez fréquent, oui, on peut manger un petit peu de miel, au contraire, oui, bien sûr. Est-ce que l'addiction au sucre a un lien avec ces problématiques de microbiote aussi ? Totalement. Je suis même étonnée, quand les personnes ont des troubles digestifs ou des problèmes de microbiote, qu'elles n'aient pas de problème à cause d'une addiction au sucre. En principe, c'est le combo, c'est le package. C'est le package, pourquoi ? Parce que déjà, tout ce qui est axe fin satiété, c'est rédigé en grande partie par les bactéries de notre intestin. C'est vraiment un organe très important, extra-humain. Et ça rejoint un petit peu aussi avec la synthèse de sérotonine. C'est-à-dire que dans l'intestin, on va produire... énormément de neuromédiateurs. Il y a vraiment un système nerveux entérique au niveau digestif et l'intestin va produire quasi tous les neuromédiateurs, comme dans le cerveau. Et il y en a un qui est plutôt intéressant, c'est le tryptophan, en fait, qui va être absorbé dans l'alimentation et qui est le précurseur de la sérotonine. La sérotonine, c'est un petit peu le neuromédiateur antidépresseur qui va agir sur le moral, la relaxation. Et donc, on peut dire que sa production dépend quand même de l'intestin. Voilà.
- Speaker #0
En fait, si on a des problèmes de porosité intestinale... Si on est enflammé. Voilà, si on est enflammé. Si on est enflammé,
- Speaker #1
le tryptophan est dévié, en fait, donc le précurseur.
- Speaker #0
Du coup, si on part de ce principe-là, il y a plein d'autres molécules ou acides aminés qui vont être mal assimilés, voire pas assimilés, voire rejetés. Complètement, mais quoi le feu, quoi.
- Speaker #1
Mais le tryptophan, c'est encore quelque chose à part. C'est-à-dire que ce tryptophan, il est dévié vers des voies inflammatoires. Et du coup, on n'a pas suffisamment de sérotonine qui monte au niveau du cerveau. Donc, ça va impacter le moral. Et lorsque le cerveau manque de sérotonine, souvent, il n'est pas sûr du sucre. Et donc, on peut noter des envies de sucre pas importantes en fin de journée et ou le soir, parce que la sérotonine, c'est le précurseur de l'hormone du sommeil. Donc, c'est comme ça qu'on fait vraiment le lien entre les troubles digestifs et les troubles du sommeil. Donc, avec des réveils nocturnes, les troubles de non-dendissement. Donc, en gros,
- Speaker #0
si on a des symptômes d'envie de sucre avant de dormir, en fin de journée,
- Speaker #1
c'est comme si le cerveau disait, je n'ai pas assez de sérotonine et le ventre va dire, oui, je n'en ai pas produit parce que là, c'est la guerre des gangs. il y a de l'information Que fait le cerveau ? Il dit, je n'ai pas d'autre solution, je vais sur du sucre. Parce que le sucre, ça fait monter le moral, ça fait monter le bien-être, mais de façon transitoire. Donc, il y a une addiction des fois qui se met en place, parce que la sérotonine, elle est produite à partir de 15-16 heures normalement. Et donc, quand le cerveau manque de sérotonine, c'est à partir de ces zones-là. Et donc, il y a vraiment des puissances sucrées en fin de journée ou le soir. Donc,
- Speaker #0
en fait, lorsqu'on a, on va dire, une inflammation, il y a non seulement, l'objectif, c'est d'éteindre ce feu-là, mais il faut aussi faire en sorte de reconstruire. la barrière, donc cette porosité. Donc ça, j'imagine qu'il y a plusieurs étapes. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu des étapes globales ? Après, si on veut des précisions, évidemment, il faudra consulter de manière personnalisée parce que, comme tu disais, c'est très personnalisé, la micronutrition. C'est pour ça qu'on appelle ça micronutrition. Est-ce que tu peux nous expliquer les étapes importantes quand on a une inflammation ? De quoi on part ? Par quoi on commence ? Et qu'est-ce qu'il faut absolument faire et ne pas faire ?
- Speaker #1
Alors, le prérequis, j'ai envie de dire, indispensable, je dirais plus loin, enfin le... à toute démarche de santé, c'est l'investigation du terrain digestif et réparer l'intestin. Ça, ça me paraît essentiel. C'est-à-dire réparer l'intestin, c'est-à-dire prendre des probiotiques pour refaire le microbiote intestinal, réparer l'épithélium intestinal... Alors,
- Speaker #0
j'ai une question sur les probiotiques, parce que les probiotiques, tu en as partout, à tous les prix, avec plein de souches différentes. Est-ce qu'il y a une souche particulière qui est importante pour le microbiote ou pour une inflammation, justement ? Est-ce qu'il faut les prendre frais ? ou parce qu'il y a les probiotiques au frais, les probiotiques qui sont, je dirais, à l'air ambiant. Qu'est-ce qui est le mieux ? Qu'est-ce qui est moins bien ? Et qu'est-ce qui est le plus adapté ?
- Speaker #1
Alors oui, les probiotiques, il y en a beaucoup sur le marché, mais pas tous sont efficaces. C'est-à-dire, ce qu'il faut voir, c'est les souches utilisées. Est-ce qu'il y a des études sur ces souches ? Ça, c'est important. Qu'il y ait des études qui montrent que ça va améliorer le transit, ça va faire ça. Après, une notion importante aussi, donc des souches quand même brevetées, ça, c'est la base. et une notion importante aussi, c'est la concentration. Il faut qu'il y ait quand même une certaine concentration. Moi, dans les probiotiques, il y a quand même 50 milliards par prise. Et ça fait quand même une différence. Et je crois que quand c'est en millions,
- Speaker #0
ce n'est pas suffisant.
- Speaker #1
Ah non, en millions, ce n'est pas suffisant. Il faut taper sur du milliard.
- Speaker #0
Voilà. Donc, en gros, il faut des probiotiques ultra richissimes.
- Speaker #1
Avec des souches connues, brevetées. Alors après, au niveau de la conservation, moi, je pense que c'est toujours mieux de les mettre au frais. Ce n'est pas indispensable, mais c'est toujours mieux de les garder dans le bon mot. On veut du milliard, on veut du frais. On veut du milliard, on veut du frais. C'est plus important. Ensuite, après avoir pris des probiotiques, qu'est-ce que je vais devoir faire si je veux rétablir un peu mon inflammation ? Refaire l'épithélium intestinal. Épithélium intestinal pour les gens ? Barrière intestinale. En fait, il faut imaginer, l'intestin, c'est une barrière. Comme je disais, c'est vraiment l'interface avec le monde extérieur, c'est la frontière. Je ne sais pas comment dire, mais voilà.
- Speaker #0
C'est la barrière qui transforme, je pense, les aliments en nutriments. En fait,
- Speaker #1
ça passe par l'intestin dans le sang, donc c'est la zone de transit. Donc si cet intestin est poreux, on comprend bien que des protéines alimentaires mal digérées vont passer dans la circulation sanguine. Et ça, c'est la catastrophe, parce que c'est ça qui génère l'inflammation, qui est en fait un signal d'alarme. Le système immunitaire, donc le système de défense, l'armée du corps, la police des polices, est en alerte générale. Elle est en alerte rouge. Et elle commence à déréguler. Donc soit on a de l'hyperactivité immunitaire, ce qui peut générer aussi une dérégulation immunitaire. Donc ça peut générer des problèmes de psoriasis, de dermatite atopique, d'eczéma, tout ça. Et ça peut générer aussi des maladies auto-immunes ou des problèmes d'autres pathologies diverses et variées. Donc en fait, l'intestin poreux, c'est comme s'il y avait un feu qui ne s'éteignait jamais, une bataille qui se jouait en permanence dans l'intestin. Et tant qu'on ne l'a pas réparé, on ne peut pas avoir de résultats probants, par exemple sur la détoxication. Par exemple, il y a des personnes qui veulent faire une détoxication. On dit, je vais me détoxifier. Alors, s'ils n'ont pas trop de problèmes, ça va. Mais s'ils ont quand même beaucoup de problèmes et qu'ils pensent qu'en prenant un peu d'artichaut, ça va tout résoudre, la logique, c'est d'abord de boucher les trous, de s'occuper de la première interface, c'est-à-dire de l'intestin, de le réparer pour que ça aille mieux et après peut-être... de faire une détox.
- Speaker #0
Donc en gros, si je résume un petit peu, la porosité intestinale, c'est la barrière qui devient un petit peu inefficace et qui laisse passer plus de grosses molécules dans notre corps. Et du coup, ce qui crée, on va dire, un gros bouleversement pour notre système immunitaire qui se met en notre défense. Et là, c'est la cata. Donc il faut régler ce problème de porosité avant toute chose. Et ça passe donc... j'imagine par les probiotiques dont on a parlé,
- Speaker #1
et aussi les changements alimentaires.
- Speaker #0
Et il y a des aliments qu'il faut absolument éviter quand on a détecté cette inflammation ?
- Speaker #1
Ah oui, alors c'est le sucre, les aliments ultra transformés, tout ce qui est junk food.
- Speaker #0
Le lait de vache aussi ?
- Speaker #1
Souvent oui. Alors ça dépend des personnes, mais le lait de vache, les protéines de vache, le gluten. Le gluten raffiné, parce que le gluten ouvre les jonctions de l'intestin. Donc quand on est un peu fragile de l'intestin, quand on veut soigner l'inflammation. on va mettre de côté le gluten pendant un certain temps. On va aller sur du sans gluten, par exemple.
- Speaker #0
Et moi, ce que j'ai remarqué, si on prend toute ton explication dans l'autre sens, si demain, je suis une personne qui n'ai que de l'eczéma et qui n'est pas forcément vue d'autres symptômes, pas remarquée, peut-être que je les ai, mais je n'ai pas été attentive. Si j'ai l'eczéma, est-ce que ça veut forcément dire qu'il y a un lien avec ma porosité intestinale ? Non,
- Speaker #1
pas forcément. Pas forcément, mais on va dire que porosité intestinale, pas forcément parce qu'on peut avoir une inflammation de bas bruit sans porosité intestinale. Mais très souvent, il y a quand même une dérégulation, il y a quand même un microbiote perturbé.
- Speaker #0
Donc, il faut quand même faire quelque chose au niveau du microbiote. Ah oui,
- Speaker #1
et d'ailleurs, c'est prouvé que tout ce qui est atteinte de flore intestinale, microbiote intestinal dérégulé, c'est-à-dire pas assez de bonnes bactéries ou une proportion pas suffisante ou trop de mauvaises, beaucoup de bactéries pathogènes, ça va influencer énormément le terrain allergique, même chez les nouveaux-nés.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a une souche particulière de probiotiques qui est préconisée dans cette situation d'inflammation ?
- Speaker #1
Non, il y en a plusieurs. Il n'y a pas une souche particulière, ça dépend des études. Après, on travaille beaucoup avec les lactobacilles, mais les souches, il y en a plein. Il faut qu'il y ait des études derrière, on va dire solides, pour pouvoir prévoir les efficacités. Bien sûr.
- Speaker #0
Très bien. Alors, est-ce que tu peux nous dire ce que c'est que la candidose ? Je sais que c'est une de tes spécialités, et moi je l'ai eue il y a quelques années, c'est toi qui me l'avais fait découvrir. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça cache ? Et par quoi c'est causé ? Et comment on agit ? En fait,
- Speaker #1
la candidose, comment... Le terme, oui, le candidose ou d'avoir le candida albican, c'est un état de déséquilibre, on va dire, du microbiote intestinal. Le candida albican, c'est une levure qui habite notre microbiote, au même titre que des bactéries.
- Speaker #0
Donc en gros, on a déjà le candida. Déjà,
- Speaker #1
on ne l'attrape pas à l'extérieur. Souvent, les personnes pensent à tort qu'on a attrapé le candida albican. En réalité, non, on l'a déjà dans notre microbiote. Mais le problème, c'est quand c'est dérégulé et que ça prolifère trop. Là, c'est un problème. Et ça ne nous tombe pas comme ça sur la tête. En réalité, c'est lorsque le microbiote est perturbé, donc l'équilibre des bactéries est rompu, très souvent après une prise antibiotique, surtout sur du long terme, mais aussi avec les aliments transformés, la surconsommation de sucre, le candida albican prolifère en excès, et c'est un cercle vicieux parce que le sucre va faire proliférer, le mauvais sucre va faire proliférer le candida albican, mais le candida albican va créer d'énormes envies de sucre. Et je pense quand même à toutes ces femmes qui me consultent. avec des symptômes. Elles ont un petit peu honte de me dire, je j'ai honte de vous le dire, mais je commence avec un gâteau et après, je finis la boîte. Mais j'ai honte. Et après, je culpabilise énormément, mais c'est plus fort que moi. C'est vraiment un mal-être. Et lorsque je leur explique de quoi il s'agit, ça rassure. Je ne suis pas folle parce que j'ai tellement honte de le dire. Mais en fait, c'est ça. C'est que le candidat albican, qui est au niveau digestif, quand il prolifère trop, Il va donner quand même des symptômes digestifs, des ballonnements, de la fatigue, d'autres symptômes un peu plus spécifiques aussi, qui peuvent se confondre avec les intolérances alimentaires. Mais quelque chose qu'on retrouve très souvent, vraiment, c'est un problème de satiété, un problème de sucre. Pourquoi ? Parce que les toxines du candida albicans sont capables de passer la barrière hémato-encéphalique et d'éteindre les récepteurs de la satiété. Donc la satiété ne se fait plus correctement. C'est-à-dire que, par exemple, tu vas manger, normalement, tu as un gâteau un petit peu écœurant, on va dire, une forêt noire ou je sais pas, tu vas manger une part si tu es un peu gourmand, tu y allies une deuxième part mais après tu as vite la satisfaction qui arrive je me désintéresse du gâteau je n'en veux plus, j'ai eu ma dose de plaisir tu n'as même pas besoin de te forcer avec le candida albican, pas forcément le candida albican, tu es poussé toujours à manger plus c'est comme si tu étais habité mon professeur me dit toujours vous êtes habité par le candida albican c'est vraiment un truc qui vous habite contrôle ton cerveau et c'est plus fort que toi, tu vas être amené à manger toujours plus alors que ton estomac dit stop et tu manges plus et après c'est horrible. Parce qu'il y a un sentiment de culpabilité énorme.
- Speaker #0
En plus, si on a le candidal bicam, c'est-à-dire que si on a un dérèglement de l'intestin, il y a des aliments qu'on ne doit pas manger, qui vont aggraver la situation. Et je pense que le sucre en fait partie.
- Speaker #1
Complètement. C'est le sucre qui le nourrit, en fait. Donc déjà, pour la famille, il faut stopper le sucre. Alors, c'est facile à dire. Parce que les personnes... On va me dire, oui, je me doutais que le sucre, c'était pas très bon. Vous m'apprenez rien. Mais je dis, mais vous savez, en fait, ce qu'il faut faire sur du long terme pour ne plus manger de sucre, il ne faut plus en avoir envie. Alors, ce n'est pas l'envie de sucre ponctuelle, la petite gourmandise, le petit dessert au restaurant, ce n'est pas ça. C'est quand ça devient un problème récurrent. C'est vraiment un mal-être. Et ça touche énormément, énormément de personnes, des hommes et des femmes.
- Speaker #0
Et c'est plus féminin ou pas forcément ?
- Speaker #1
Non, pas forcément. Alors, on va dire peut-être un peu plus, oui, parce qu'en fait, tout ce qui est déséquilibre hormonal va aussi jouer sur le candida albican. Ça va potentialiser la prolifération de candida albican.
- Speaker #0
On a plus de risques d'avoir un candida albican quand on est une femme, comme beaucoup de maladies, j'ai envie de dire. Mais que lorsqu'on est un homme, parce que malheureusement, les hormones jouent aussi sur ce dérèglement.
- Speaker #1
Moi, après, j'ai une clientèle majoritairement, ce sont des femmes. Ça arrive beaucoup aussi chez les hommes, le problème de candida albican. mais je trouve que ça... C'est plus chez les femmes quand même.
- Speaker #0
Après, souvent, les hommes ne vont pas forcément consulter.
- Speaker #1
Ils ne vont pas consulter. Ils sont non plus. Voilà, exactement. Les femmes, le candidat, c'est un vrai mal-être. Et c'est vrai, quand on met ça sur le tapis, on explique en fait, est-ce que vous avez ça ? Oui, je ne sais pas le dire. Vous avez vraiment un problème de satiété, vous continuez de manger par-dessus. Mais oui, c'est exactement ça. Je crois que c'était foge. Il n'y a personne qui arrive à trouver le problème. Ce n'est pas juste une histoire de motivation. il y a des tripes Les envies de sucre, elles viennent des tripes.
- Speaker #0
Ce qui est compliqué pour les femmes, c'est que non seulement on fait plus attention, on s'observe, mais c'est parce qu'on a une pression de la société qui fait qu'on est obligé un petit peu, on est contraint de s'observer. Et souvent, si on a un candidat, on va manger plus de sucre. Et ça peut, selon le métabolisme qu'on a, pour certaines, elles ont un peu plus de chance que d'autres, mais on peut grossir plus vite et avoir en l'occurrence beaucoup de problèmes de poids et beaucoup de problèmes de santé qui peuvent en découler.
- Speaker #1
Il faut faire attention aussi avec le candidat, c'est les levures. Voilà, la levure boulangère... Le pain, les viennoiseries, tout ça,
- Speaker #0
c'est un procédé. Ok. Est-ce qu'il y a, par exemple, des pains qu'on peut privilégier dans ce cas-là ? Un pain au levain ? Voilà, ok.
- Speaker #1
Le pain au levain, bon… Ça sera moins déclamatoire que de la levure classique. Donc, en fait, il faut toujours essayer de comprendre, quand les personnes ont des envies de sucre, d'où ça vient. Et très souvent, c'est digestif. Il y a un manque de sérotonine ou du candida albican, et c'est en soignant l'intestin qu'on va arriver à se débarrasser de ces envies de sucre. et d'être libre, parce qu'on cherche la liberté quelque part. On ne cherche pas à être en restriction cognitive tout le temps, on veut se faire plaisir de temps en temps, mais sans que ça devienne une habitude, dire voilà, j'ai mangé cette part de gâteau, ça m'a fait du bien, mais je ne fais pas une fixation du jus, je n'en ai pas besoin de tous les jours, à telle heure. Voilà, c'est ça la grande liberté. Et ça, je pense qu'on atteint cette liberté, vraiment, c'est très dépendant de l'intestin de notre... de l'état de notre tube digestif.
- Speaker #0
Donc la solution, c'est déjà d'être attentif à tous ces symptômes, de se dire que les symptômes ont une cause, qu'on n'est pas forcément, notre mental et notre personnalité ne sont pas les fautifs de la situation. Et qu'il y a des choses derrière qu'il faut vraiment aller chercher, qu'il faut travailler, qu'il faut améliorer pour pouvoir solutionner cette problématique. Exactement. Alors, il y a plein de problématiques de maladies ou de symptômes qui, des fois, ont un lien aussi avec l'alimentation. Est-ce que lorsqu'on a l'endométriose, par exemple, ou des maladies inflammatoires de ce type, il y a forcément un lien avec ce qui se passe dans notre intestin, c'est-à-dire à la fois notre microbiote, mais aussi notre porosité intestinale, voire une grande dose ?
- Speaker #1
Il y a un terrain héréditaire, c'est sûr, mais il y a une composante commune, c'est l'inflammation chronique. Donc on peut toujours améliorer des symptômes d'endométriose, d'anénomiose, en changeant l'alimentation et en soignant l'inflammation de bas bruit. totalement.
- Speaker #0
Donc en fait, on va être clair, on ne va pas soigner l'endométriose, par contre, on peut clairement, avec l'alimentation et un travail sur tout ce qui est microbiote, etc., améliorer les symptômes et en tout cas les choses qui sont un petit peu négatives. Totalement,
- Speaker #1
rééduquer le système immunitaire, parce que ce système de défense, nous, on veut qu'il soit tolérant vis-à-vis des choses que l'on mange et on veut qu'il attaque les méchants. Voilà. Et c'est justement lorsqu'il est mal éduqué, c'est-à-dire lorsque les bactéries de notre intestin, parce que c'est elles qui l'éduquent en grande partie, donc les bactéries de l'intestin lorsqu'elles sont... en déséquilibre, on peut dire qu'elles vont le pousser un petit peu au combat. Donc il y a toute une rééducation immunitaire à faire, quelle que soit la pathologie. Ça passe évidemment par la réparation de la barrière intestinale, la prise de probiotiques, les changements alimentaires, apprendre à se connaître, avoir une alimentation personnalisée, prendre de la vitamine D, des oméga-3, tout ça, ça va augmenter la tolérance immunitaire, c'est très important.
- Speaker #0
Est-ce qu'il faut boire plus d'eau ? Est-ce que ça a un impact ?
- Speaker #1
Alors l'eau, non, il ne faut pas être déshydraté. Est-ce que tu peux nous dire...
- Speaker #0
Quelque chose que personne n'a envie d'entendre sur son microbiote, quelque chose qui va fâcher tout le monde.
- Speaker #1
Le microbiote, les bonnes bactéries du moins, elles aiment les aliments, les fruits et les légumes, et elles n'aiment pas du tout les aliments sucrés, les produits transformés, l'excès de gluten, enfin tout ce qu'on trouve dans l'alimentation classique et que l'on aime. Les personnes souvent me disent « mais vous m'enlevez tout ce que j'aime ! » Oui, mais après, il faut choisir. Peut-être que c'est un temps. Après, ce n'est pas moi qui ai fait les règles. La santé, c'est comme ça. Vous ne pouvez pas manger, entre guillemets, mal et être en bonne santé. Donc oui, il y a des choix à faire. Il y a des choix à faire, mais il faut les faire pour sa santé. Parce qu'aujourd'hui, l'alimentation, on va dire moderne, ça ne va pas dans le sens d'une bonne santé métabolique.
- Speaker #0
Souvent, les gens, aujourd'hui, ont envie d'une chose, c'est qu'ils veulent des résultats tout de suite. Ils veulent une... pilules magiques qui leur permettent de régler leurs problèmes.
- Speaker #1
Alors ça, c'est encore autre chose. Alors des fois, ça peut résoudre si les personnes n'ont pas trop de problèmes. Elles me disent, alors, bon, voilà, je fais une petite cure de probiotiques, mais globalement, je ne suis pas trop fatiguée, ça va, c'est juste une petite cure d'hiver, pas de problème. Mais maintenant, lorsqu'on a plusieurs symptômes, je suis fatiguée, je dors mal, j'ai des envies de sucre, je suis ballonnée, bon, les probiotiques ne vont peut-être pas suffire. C'est pour ça que j'ai fait ces cures, j'ai fait la cure intestin, qui est une cure qui réunit les probiotiques, quelque chose pour réparer l'intestin, il y a une logique. La détoxification du foie est tout ce qui va gérer les envies de sucre. Et aussi le petit livret alimentaire avec, parce que c'est 50% alimentation, 50% micronutriments. J'ai des personnes parfois qui ont des envies de sucre, qui vont prendre le produit endorphine. J'ai développé un produit qui agit sur les envies de sucre et les troubles du sommeil. Certains, ça va être suffisant. Ils vont prendre deux gélules avant de se coucher, ils vont dormir. où ils vont prendre 2 GU l'après-midi, ils ne vont plus avoir envie de sucre. Mais quand l'envie de sucre est importante et liée par exemple à du candida albicans, ce n'est pas suffisant. Donc il y a toute une démarche à faire de réparation de l'intestin. Il y a aussi ces changements alimentaires à faire. En fait, il faut relancer la production endogène de cette fameuse sérotonine. Il faut calmer l'état d'inflammation. Voilà, on ne va pas avoir de miracle juste avec une pilule. Moi, j'ai déjà des personnes qui sont venues me voir en me disant « Non mais moi, les probiotiques, j'en ai déjà appris, ça ne fonctionne pas. »
- Speaker #0
Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est parce qu'ils n'ont pas pris les bonnes souches ? Est-ce que...
- Speaker #1
Ça dépend. Ils n'ont peut-être pas pris les bonnes souches, déjà. Il faut que, comme je disais, il faut que les souches soient connues, brevetées, qu'il y ait quand même des études solides. Et ça se prend combien de temps ? Ça dépend. Ça peut se prendre tout le temps. Ça peut se prendre tout le temps. Il y a des personnes qui... Moi, je vois des personnes qui arrêtent les probiotiques et les symptômes reviennent. Ça peut se prendre en cure. Ça peut se prendre cinq jours par semaine. Il n'y a pas, je veux dire, de contre-indication à prendre des probiotiques tout le temps. Alors, est-ce que tu peux me dire s'il y a un lien direct entre ce qui se passe... dans notre microbiote et sur notre peau, clairement. Oui, il y a un lien indirect plutôt, puisqu'en fait, le microbiote intestinal, il impacte également le microbiote cutané. Et puis, il faut savoir encore que cette inflammation de bas bruit, qui naît très souvent dans le tube digestif, pas de façon exclusive parce que le stress chronique, la malbouffe, ça peut entraîner aussi une inflammation de bas bruit. Mais cette inflammation va produire beaucoup de radicaux libres. C'est-à-dire, les radicaux libres, si on pourrait le représenter par... un vieillissement prématuré. On rouille plus vite avec les radicaux libres. C'est normal d'en produire. Mais lorsque la production est trop importante, justement lorsqu'il y a de l'inflammation, parce que les radicaux libres, c'est comme des armes, des lance-flammes utilisées par l'inflammation pour se défendre vis-à-vis d'ennemis. Et la peau va capter les radicaux libres. Donc, vieillir plus vite. Donc, on peut avoir plus de rides, plus de ridules, plus rapidement. Et quand on a tout qui est bouleversé dans l'intestin, on va jouer sur l'âge qui peut avoir voilà Donc à la fois des rosacées, de l'acné, de l'eczéma, des rougeurs, des fleuches. La peau capte les messagers inflammatoires. Alors il y a des personnes qui vont faire de l'eczéma. Il y a des jeunes aussi qui sont en pleine adolescence qui vont faire plus d'acné. Et d'ailleurs, je remarque que chez les jeunes qui viennent et qui ont beaucoup d'acné, quand je leur fais des tests de perméabilité, ils ont une porosité énorme. Ils ont beaucoup d'intolérance et ils manquent beaucoup de sucre. Et ils mangent beaucoup de junk food aussi, de produits transformés en général. D'ailleurs, il y a des études qui montrent que la porosité intestinale est plus importante. Il y a un marqueur qui s'appelle la zoluline, un marqueur de perméabilité intestinale qui est plus important chez les personnes acnéiques. Après, il faut bien comprendre que l'eczéma, le psoriasis, la dermatite atopique, c'est des problèmes de dérégulation immunitaire. Donc, on comprend qu'en grande partie, c'est géré par l'intestin. C'est quand même dommage pour une personne qui a de l'eczéma, par exemple, parce que c'est un motif de consultation très fréquent. Donc, elles ne prennent que des corticoïdes par voie orale ou par voie locale.
- Speaker #0
Ce n'est pas une expulsion à long terme. Ce n'est pas tout pour le moment, mais en effet…
- Speaker #1
Il faut essayer de comprendre l'origine. Après, il y a des déclencheurs aussi de stress, mais le terrain, le fond, il y a quand même des aliments, il y a quand même des choses qui vont déclencher. Moi, je pensais à quelqu'un qui était venu me voir il n'y a pas si longtemps pour un eczéma qu'il traînait depuis sa plus tendre enfance. Il en avait sur… Sur la tête, il venait un petit peu reculant, il disait bon, je vais essayer, mais bon, j'y crois pas trop, mais bon, on sait jamais parce qu'il y a des amis qui m'ont dit que... En 15 jours, ça a été réglé.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
En 15 jours, ça a été réglé. Il m'a déjà appelé, il m'a dit j'ai commencé à avoir moins de... j'ai quasiment plus d'eczéma sur la tête, c'est incroyable. Et je l'ai eu parce que ça faisait un petit moment, je l'ai eu il y a quelques temps, j'ai dit est-ce que l'eczéma est revenu ? Il m'a dit non.
- Speaker #0
moi en fait quand les gens viennent me voir pour l'eczéma en boutique Souvent, je leur conseille une routine directe en cutanée, mais je leur dis que ça ne fait pas tout. Il faut absolument agir sur la cause. Je vais vous calmer un mois, deux mois, trois mois, mais ça ne m'empêchera pas de revenir si vous n'agissez pas sur le feu de base. Le feu de base, c'est l'inflammation. L'inflammation peut être la cause de toutes ces problématiques de peau. Après, j'ai d'autres choses qui reviennent souvent. Est-ce que tu peux me parler un petit peu de l'impact du lait de vache ? sur l'inflammation de l'intestin, mais aussi du visage, parce que tu as déjà eu des patients comme ça.
- Speaker #1
C'est quelque chose de fréquent. La protéine de lait de vache, elle est assez grande, assez grosse, donc elle est difficile à digérer. On en surconsomme, parce qu'on nous dit qu'il faut prendre trois brodilles de laitier par jour. On en surconsomme, et il y a quand même pas mal de réactions avec le lait de vache. Il y en a qui vont bien le tolérer. Je ne parle pas du lactose, je parle des protéines. de lait de vache, ce qui sont deux choses différentes.
- Speaker #0
Oui, je suis d'accord. Parce qu'il y a plein de gens qui me disent « mais moi, je ne prends plus de lactose » . Et en fait, ils prennent…
- Speaker #1
C'est pareil, le lactose, c'est le sucre du lait. Mais s'ils prennent une marque assez connue, mais sans lactose, il y a quand même des protéines de lait dedans, ça peut générer de l'inflammation.
- Speaker #0
Après… C'est important de le dire parce que souvent, les gens se disent… On nous a dit longtemps que le lactose, c'était pas bon. Et donc, du coup, on a arrêté de prendre des choses avec du lactose. Donc, on prenait des produits dits sans lactose, marketés sans lactose. En fait,
- Speaker #1
c'est essentiellement enrichi en lactase. Le lactase, c'est le ciseau qui va découper le lactose.
- Speaker #0
Voilà, et malheureusement, il y a quand même la protéine de l'élevage qui est inflammatoire et qui, moi je sais, est souvent en cause, notamment l'excès de sébum. Ça dirait que ça agit sur l'excès de sébum et sur l'acné et certaines textures un petit peu plus poreuses de la peau.
- Speaker #1
La protéine de l'élevage, elle est souvent en cause.
- Speaker #0
Alors, si on récapitule un petit peu tout ce qu'on a vu. Si on a besoin qu'à l'intérieur, ça se passe bien, qu'on n'ait pas de symptômes négatifs, mais aussi qu'à l'extérieur, on ait une jolie peau, qu'on ne vieillisse pas trop vite, mais qu'on n'ait pas d'acné, d'eczéma ou autre, en tout cas, qu'on diminue tous les risques de ce type, qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
- Speaker #1
Il faut bien manger, évidemment. Il faut manger des fruits, des légumes, suffisamment d'antioxydants. Il ne faut pas hésiter à se supplémenter aussi en vitamines. Je pense à la vitamine A, la vitamine E, le complexe de vitamine B, la vitamine D, évidemment, pour améliorer tout ce qui est... de tolérance immunitaire et limiter l'inflammation. Donc, avoir un petit peu ce cocktail de vitamines, parce que l'alimentation, elle est quand même assez carencée aujourd'hui et on est obligé un petit peu de passer, au moins de temps en temps, par des cures nutritionnelles pour ajuster le statut en micronutriments. Après, évidemment que le stress va jouer sur l'inflammation. C'est une réaction... Et si on est trop stressé,
- Speaker #0
par exemple ?
- Speaker #1
Il faut essayer de travailler là-dessus. Alors moi, je ne suis pas spécialisée en méditation, mais il ne faut pas hésiter à faire des choses qui nous ressourcent. C'est quand même important d'arriver à se ressourcer, d'avoir des moments pour soi. Moi, je sais que le lien avec la nature m'aide beaucoup. Quand je vais me balader, je respire un peu. On a tout ce qu'il faut ici. Un peu de méditation. Pas tout le monde a la chance d'être en Corse. Pour ceux qui nous écoutent, ils ne sont pas forcément tous en Corse. Mais nous,
- Speaker #0
on peut profiter de cette nature, de cet accès-là, des respirations, un petit peu de méditation et du sport. Moi, le sport m'aide beaucoup à canaliser le stress parce qu'on ne peut pas empêcher d'avoir du stress, mais ne pas se rendre malade en se disant « j'ai une vie stressante » . pourra peut-être ne jamais changer. Mais par contre, on peut changer la perception qu'on a de ça, ce qui permettra d'éviter d'avoir trop de dérèglements permanents au niveau du microbiote.
- Speaker #1
Donc, on mange bien, on agit sur le microbiote et on est à l'écoute. On est à l'écoute surtout des signaux que notre corps nous envoie. Voilà, ça c'est important. Donc, si on veut aussi réduire les rides et éviter toutes les problématiques de peau, ça passe par ce qu'on mange. Compatiblement.
- Speaker #0
Si on veut réduire les rides, on passe par limiter l'oxydation du corps. Et donc, du coup, ça veut dire qu'on fait attention à son alimentation, on régule tout ce qu'on a vu jusqu'à présent et normalement, tout devrait s'équilibrer.
- Speaker #1
Et on fait attention aussi au soleil. On n'a pas parlé d'écran solaire, mais c'est quand même important de faire attention, de faire gaffe de ne pas s'exposer le visage au soleil. Ça, c'est le facteur de vieillissement numéro un, il faut le dire quand même. C'est vrai. Donc, les tâches, il faut quand même faire attention au soleil. Il ne faut pas hésiter aussi à mettre une protection solaire, même l'hiver. Les jours de soleil.
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais donner un conseil ? Si tu avais une femme en face de toi, si tu voulais donner toute la bienveillance de ton âme, qu'est-ce que tu lui dirais pour aller mieux, surtout ? Parce qu'il y en a plein qui, en écoutant cet épisode, peuvent se dire « Ah ouais, mais peut-être que je vais devoir tout arrêter, il faut que je change de vie. » Peut-être qu'ils vont se culpabiliser un petit peu. Et l'objectif n'est pas du tout de se culpabiliser, c'est de trouver des solutions pour avancer, peut-être pas à pas. Comment tu fais pour des... parce que peut-être tu as déjà eu des personnes réticentes. lorsqu'on met des mots ou lorsqu'on met des termes sur les problématiques qu'elles rencontrent, souvent, elles peuvent prendre peur et reculer un petit peu. Qu'est-ce que tu m'en ferais ?
- Speaker #1
Je conseille souvent pour les personnes qui sont réticentes et qui ont un petit peu peur de mettre tout ça en place, de dire « je n'y arriverai jamais » , on fait un pas après l'autre. On n'est pas obligé d'être dans la perfection. On ne vise pas la perfection. On veut juste améliorer. Donc, il ne faut pas se mettre de pression. il faut faire ce que l'on peut, il ne faut pas se culpabiliser. On peut faire des erreurs un jour et dire demain est un autre jour, plutôt que de se dire fichu pour fichu, j'abandonne tout. Donc se déculpabiliser, être à l'écoute de soi et s'améliorer chaque jour. On ne vise pas la perfection.
- Speaker #0
Donc en fait, on essaye de manger, je dirais, le plus simple et le plus possible. Et si on veut se faire plaisir, le faire sans culpabilité. Mais il ne faut pas que ce soit dans le quotidien. Il faut faire ce qu'on appelle un petit 80-20. 80% du temps, on fait très attention et 20% on peut se faire plaisir.
- Speaker #1
En fait, chacun est différent. Les personnes qui ont vraiment énormément d'inflammations, au départ, on va essayer d'être très maximum carré pendant quelques jours, le temps de calmer un peu cet état d'inflammation. Et après, oui, de manière générale, la liberté, c'est de se faire plaisir aussi. 80-20, c'est pas mal, oui, bien sûr. Merci beaucoup Anne-Marie pour cet épisode et pour toutes les informations vraiment précieuses que tu nous as données.
- Speaker #0
Merci aussi à Alourde de nous recevoir dans ce très beau paysage. Je suis vraiment contente qu'on ait pu aborder tout ça. toutes ces informations pour faire le lien entre l'intestin et la peau et comprendre que pour aller bien à l'extérieur, il faut aussi aller bien à l'intérieur. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. Si cet épisode te parle et qu'il t'a plu, mets-nous 5 étoiles pour encourager ce podcast et nous permettre d'avoir plein de nouveaux invités. Mets aussi un commentaire et partage à une personne qui veut aller bien dans l'intérieur et rester sempre fraîche.