- Thomas Reynaud
Bonjour à tous et à toutes et bienvenue dans Immostories. Immostories, c'est le podcast qui vous fait plonger dans les coulisses de l'entrepreneuriat, dans l'immobilier. Mon objectif est simple, vous faire découvrir des personnalités inspirantes qui ont un parcours... en or dans ce secteur qui nous concerne tous, qui est l'immobilier. Je m'appelle Thomas Reynaud, je suis cofondateur et CEO de Garantme. Je vous souhaite la bienvenue. Immostories a vu le jour grâce à l'ESPI, l'école supérieure immobilière. C'est quoi l'ESPI ? C'est une école qui forme les futurs professionnels de l'immobilier. Je profite de ce lancement pour les remercier de leur soutien qui est fondamental à l'existence de ce podcast. Pour cet épisode, j'ai la chance de recevoir Thibault Rémy, l'ancien directeur de Meilleurs Agents. Mais aussi aujourd'hui directeur de Madbox, une société qui n'a rien d'immobilier. Il va vous en parler plus en détail. L'objectif est de découvrir le parcours de Thibaut, les difficultés qu'il a rencontrées et aussi surtout les grands succès de meilleurs agents. Ce que je vous propose, c'est de commencer tout de suite par lui poser nos questions. Bonjour Thibault,
- Thibault Remy
bienvenue. Bonjour Thomas.
- Thomas Reynaud
Est-ce que tu peux te présenter rapidement pour nos auditeurs ?
- Thibault Remy
Alors avec plaisir. Je suis Thibault Remy, je suis directeur général de Madbox, une société qui fait des jeux vidéo mobiles.
- Thomas Reynaud
Ok, donc c'est pas tout à fait de l'immobilier.
- Thibault Remy
Pas tout à fait, mais je suis surtout là, j'ai le plaisir d'être là pour partager mon expérience chez Meilleurs Agents où j'ai passé 13 ans.
- Thomas Reynaud
Ok, donc on va revenir à comment t'es arrivé chez Madbox. Mais du coup, ce qui nous intéresse principalement, c'est qu'est-ce qui fait que tu t'es lancé dans l'immobilier ? À quel moment de ta vie ça s'est passé ?
- Thibault Remy
Alors ça s'est passé assez tôt, j'avais 27 ans quand j'ai rejoint l'immobilier. Et l'anecdote, pour être totalement transparent, c'est que j'ai pas voulu rejoindre l'immobilier, j'ai voulu rejoindre une aventure qui voulait transformer un secteur. Et l'immobilier s'y prêtait bien, s'y prêtait d'ailleurs je pense toujours. Et ça a été une superbe aventure de 13 ans et je suis tombé dans le secteur de l'immobilier et tombé un peu amoureux du secteur aussi.
- Thomas Reynaud
Donc cette aventure c'est Meilleurs Agents, on va y revenir. Avant ça, c'est quoi ton parcours ? Qu'est-ce qui fait qu'on arrive à ce moment où on veut aller dans une aventure immobilière ?
- Thibault Remy
Alors un parcours classique, école de commerce. Moi j'étais passionné d'automobile, donc c'est un secteur m'a tiré à la base. La réalité c'est que c'était plutôt l'automobile. J'y ai fait un an suffisamment pour me rendre compte que je n'avais pas envie d'y faire ma carrière. Un peu de conseil et à la fin du conseil, donc deux ou trois années de conseil, je cherchais une aventure où j'allais pouvoir contribuer, avoir un impact et participer à une envie de vouloir transformer un marché.
- Thomas Reynaud
Et ce début de carrière dans l'automobile, puis le conseil, ça t'a appris des choses qui ont ensuite eu de la valeur pour toi dans ta carrière immobilière ?
- Thibault Remy
Ça m'a donné l'envie justement de... Ça m'a permis de me rendre compte qu'on pouvait apporter quelque chose à un marché, le transformer et ça m'a donné envie de faire des choses, d'être vraiment doer. Plus que par exemple le conseil, qui est bien, mais ce n'est pas là où moi je me développais le plus ou je m'épanouissais le plus. Ce qui m'intéressait, c'était de contribuer à faire quelque chose.
- Thomas Reynaud
Ok. Donc tu arrives vers 27 ans. C'est ça. Comment tu tombes sur Meilleurs Agents ?
- Thibault Remy
À l'époque, ça ne va pas nous rajeunir tout ça, mais j'ai été contacté par les fondateurs de Meilleurs Agents qui venaient de lever des fonds. Ils étaient encore petits, on était une quinzaine de personnes. Et ils cherchaient quelqu'un pour piloter la partie financière de l'entreprise. Donc ils ont cherché, l'école de commerce, qui a fait un peu de finance, sans forcément venir de l'immobilier, et ils ont trouvé mon nom sur l'APEC. Donc voilà, aujourd'hui on trouverait plus facile.
- Thomas Reynaud
Donc la problème sur les jeunes qui nous écoutent, l'APEC c'est un bon moyen de trouver un job.
- Thibault Remy
Aussi, exactement. Et je pense qu'on est peut-être un peu plus sur LinkedIn aujourd'hui, mais l'APEC existe toujours, et peut certainement aider avec les bons mots-clés.
- Thomas Reynaud
Et à cette époque, Meilleurs Agents, c'est quoi comme entreprise ? Ça fait 15 personnes, tu nous dis. C'est quoi leur métier ?
- Thibault Remy
C'est une petite entreprise qui vient de se lancer pour révolutionner le marché immobilier dans son envie d'aider le particulier à réussir son projet immobilier. L'approche, elle a toujours été côté particulier, pour les aider à avoir plus d'informations dans un marché opaque et se dire à la base quel est le prix du bien immobilier que je souhaite vendre ou que je souhaite acheter.
- Thomas Reynaud
Ok, et donc 15 personnes à ce moment-là. C'est ça qui t'attire, c'est le fait que c'est une entreprise naissante ?
- Thibault Remy
C'est la vision des fondateurs, c'est la volonté de transformer un marché, une approche innovante basée sur la data, rendre un marché transparent et le faire au service des professionnels de l'immobilier. Pas forcément vouloir les remplacer, même si, on en parlera peut-être un peu plus tard, on a mis du temps à bien l'exprimer.
- Thomas Reynaud
Tu parles d'accompagner le professionnel versus le remplacer.
- Thibault Remy
Exactement.
- Thomas Reynaud
Pourquoi ? A l'époque, il y avait des... Des projets ou des sociétés qui visaient à créer la néo-agence déjà ?
- Thibault Remy
Non, pas vraiment, pas dans l'immobilier, mais on parlait d'uberisation de tous les secteurs. Uber se lançait, est arrivé. Et du coup, dès qu'une innovation arrivait sur un marché, c'était "Ah, ils vont venir uberiser notre marché" et je pense que Meilleurs Agents a... a fait porter un peu cette crainte auprès des agences immobilières et des professionnels, notamment de la transaction, parce qu'à la base, on arrivait en apportant une information qui n'existait pas avant, le prix d'un bien immobilier, qui avant était plutôt la chasse gardée des agences immobilières qui avaient vu pour certaines, et un peu à tort, elles le diraient aujourd'hui, une partie, une grosse partie de leur valeur ajoutée dans le service qu'elles apportent aux particuliers, ce qui n'est pas le cas.
- Thomas Reynaud
Si on reste un peu sur ce sujet, c'est intéressant, comment on démontre à un professionnel de l'immobilier, quand on crée un outil qui est annexe, qu'on peut lui apporter de la valeur et qu'on n'est pas là pour faire le métier à sa place ?
- Thibault Remy
Eh bien, ça prend plus de temps que ce qu'on pensait. Et je pense que c'est de la communication, c'est les rassurer et c'est échanger avec eux. Ce qu'on n'a peut-être pas fait dès le départ, on s'est lancé sur du business en disant on va pouvoir vous apporter des gens qui sont venus sur notre plateforme, qui nous ont dit être propriétaires et les mettre en relation avec vous pour que vous puissiez les accompagner dans leurs transactions. Plus que, mais au contrepartie d'un paiement et d'un fisc, ils disaient qu'en fait ils viennent prendre une partie de notre métier et donc une partie de notre rémunération. Plus que comme un service. Et on était au tout début, on était en 2008-2009 à l'époque, c'était le début pour les agents immobiliers de l'utilisation d'outils. SaaS, d'outils digitaux, pour pouvoir devenir encore plus performants. Et ça, même nous, on a mis peut-être un peu de temps à bien le marketer, à bien le communiquer, à bien se positionner. D'où cette crainte peut-être d'ubérisation au départ. Et en fait, avec le temps, avec l'arrivée d'autres services qui ont existé dans l'immobilier pour aider les agences à accroître la valeur ajoutée de leur proposition de valeur vis-à-vis des particuliers, je pense qu'on a eu un positionnement plus clair.
- Thomas Reynaud
C'est intéressant ce que tu dis sur le fait que c'est nouveau pour les agences immobilières de prendre des outils externes. Nous, on le voit chez Garant.me, ce que ça crée aussi, c'est que ça crée des métiers nouveaux autour de l'immobilier, para-immobilier. On essaye de donner des perspectives sur la carrière qu'on peut avoir dans l'immobilier à nos auditeurs. Est-ce que tu peux nous parler de ça ? Les équipes chez Meilleurs Agents, comment on attire des gens à bosser dans l'immobilier sur des métiers qui sont peut-être plus tech ou autre ?
- Thibault Remy
Alors, justement, il y avait un paradoxe, je me souviens. Pour une petite anecdote, c'est que chez Meilleurs Agents, on avait du crédit d'impôt recherche. Et on a eu de grandes discussions avec le ministère de la Recherche sur "Mais attendez, vous faites de l'immobilier, c'est pas très compatible avec de la recherche". Et en fait, si. Et on a des chercheurs, des doctorants, des mathématiciens, des statisticiens qui sont venus chez Meilleurs Agents. Et aujourd'hui, on en voit de plus en plus dans plein d'entreprises de la prop tech, de l'immobilier, pour pouvoir mieux comprendre notre marché, mieux l'analyser, mieux l'anticiper et apporter une information toujours plus clair aux protagonistes, que ce soit les particuliers, mais aussi les professionnels.
- Thomas Reynaud
Ça, c'est les métiers techniques ?
- Thibault Remy
Exactement.
- Thomas Reynaud
Difficile à attirer ?
- Thibault Remy
Dans un premier temps, oui. On ne va pas se le cacher. Quand on est une start-up, qu'on se lance dans l'immobilier, qu'il y en a d'autres qui sont sur des secteurs un peu plus B2C ou un peu plus shiny, on va se dire que ça les intéresse. Je pense qu'aujourd'hui, maintenant, il y a une vraie prise de conscience de la part de ces métiers techniques que dans l'immobilier, il y a des belles choses à faire. Et surtout, il y a beaucoup de choses encore à faire et à construire, contrairement à des secteurs déjà plus développés, déjà plus établis. Et donc, pour qu'il va être un peu pionnier ou avoir une empreinte sur le marché immobilier, je pense qu'il y a vraiment des belles choses à faire. Ça a été le cas chez Meilleurs Agents, par exemple, avec nos équipes scientifiques, qui ont été vraiment les premières à pouvoir modéliser un marché, à être capables de communiquer de façon très pertinente et précise sur l'évolution du marché.
- Thomas Reynaud
Des métiers plus classiques aussi ?
- Thibault Remy
Les métiers plus classiques ? Alors plus classiques, oui, nos équipes commerciales. On a auprès des agences un service à vendre et auprès des particuliers, les accompagner dans la transaction. On avait des équipes B2C et B2B d'un point de vue commercial, mais ce sont des personnes qui travaillaient à distance, par téléphone. Mais comment maintenant on crée une relation commerciale où on accompagne des particuliers à distance sur un projet immobilier, alors que jusqu'à présent, c'était fait en physique avec des agents immobiliers uniquement ? Comment est-ce qu'on fait un début de parcours avec eux ? Donc on a dû recréer ces métiers-là.
- Thomas Reynaud
Parce que c'était ça le métier, c'était un métier web où vous captiez un lead, des équipes commerciales qui accompagnaient le particulier sur le début de son projet de vente ou d'achat. Et puis ensuite une agence immobilière qui finissait le travail.
- Thibault Remy
Qui faisait une grosse partie du travail. Une fois que nous on accompagnait le particulier, vraiment à partir du moment où son projet naissait. Parce qu'aujourd'hui... tout au long depuis que Meilleurs Agents existe, mais de plus en plus, les particuliers ont démarré leur projet immobilier chez eux, sur leur canapé, j'ai un projet immobilier, combien vaut mon bien pour savoir comment je vais pouvoir le vendre ou quelle est ma capacité d'achat. Et donc de plus en plus d'outils se sont développés. Et donc ça démarre comme ça, on ne va pas tout de suite voir une agence immobilière. Donc nous, notre travail, notre valeur ajoutée a été d'être capable de créer une plateforme qui a tiré au tout début de leur projet, ces particuliers, et ensuite de les accompagner pour qu'une fois leur projet mûr, et des fois ça pouvait prendre plusieurs semaines, plusieurs mois, on soit en mesure de les orienter vers les agences pour les aider à réaliser la transaction.
- Thomas Reynaud
Et puisqu'on parle de carrière, ce type de profils commerciaux, comment vous les assiriez chez vous ? Quel type de carrière ensuite ils avaient en interne ?
- Thibault Remy
Il y a une vraie stabilité du métier et un aspect moins contraignant pour ceux qui venaient de l'immobilier par exemple et qui préféraient revenir à une vie de bureau plus classique, être dans des équipes plus grandes que dans une agence ou vouloir faire d'autres métiers. Il y en a qui... venaient de l'immobilier ou d'une agence immobilière, qui ont fait quelques années chez Meilleurs Agents, qui sont parfois repartis ou créés leur propre agence ou rejoindre une autre agence par la suite. Et on avait aussi d'autres profils qui avaient l'habitude de travailler par téléphone, mais sur des services ou des accompagnements à, j'allais dire moins fortes valeurs ajoutées, on va dire valeurs ajoutées différentes. Et là, pouvoir accompagner quelqu'un dans un parcours et un projet immobilier, c'est prenant parce qu'on parle de 70% du patrimoine financier des gens. Donc ce sont des... moments qui sont très stressants dans la vie d'un particulier, et pouvoir leur apporter un service de qualité et les rassurer, je pense que ça apportait aussi une dimension très positive à ce métier.
- Thomas Reynaud
Facile de faire cohabiter des métiers aussi différents dans une même entreprise, donc tu as des profils très commerciaux et des profils plus techniques.
- Thibault Remy
Pour moi, ça a été génial, si je dois le résumer. À la base, une volonté des fondateurs de pouvoir y arriver. Et je les ai rejoints, moi je les ai rejoints à Meilleurs Agents en tant que CFO, mais aussi pour m'occuper de la partie RH et juridique que j'ai piloté pendant 10 ans, avant d'en prendre la tête après la revente en 2019 du groupe. Mais du coup j'ai vraiment pu être au cœur, j'ai eu la chance d'être au cœur de comment on fait pour développer une entreprise, on est passé de 15 à 200 personnes, puis 400 personnes, des métiers très différents. Et en fait ça a été la richesse de la boîte, avoir tout le monde au même endroit. capable de se parler, capable de comprendre les métiers, donc travailler sur ces sujets-là, et de s'enrichir mutuellement. Ah ok, mais si toi tu t'échanges comme ça avec tes clients, bon ben ça veut dire que peut-être moi, pour orienter mon produit, je peux faire comme ça. Moi qui suis développeur, je comprends pourquoi je vais travailler sur le sujet, j'en parle au quotidien, à la pause-déj, avec les commerciaux, et ça, ça a été vraiment vertueux. Après, c'est sûr, ce ne sont pas les mêmes rythmes de travail, ce ne sont pas les mêmes parcours universitaires. mais je pense que de cette richesse est née une des grandes forces de Meilleurs Agents et sa culture notamment.
- Thomas Reynaud
Ok, on a fait un bon tour d'horizon des parcours chez Meilleurs Agents, est-ce qu'on peut revenir à ton parcours personnel ?
- Thibault Remy
Avec plaisir !
- Thomas Reynaud
Donc t'es arrivé, t'étais pas fondateur, mais t'es arrivé très tôt et t'es venu pour piloter les finances.
- Thibault Remy
Voilà, dans une entreprise qui m'a tendu la main pour faire un métier que je n'avais jamais fait avant.
- Thomas Reynaud
C'est ça, comment ils te choisissent alors que tu n'as jamais fait de...
- Thibault Remy
Je pense qu'ils se sont dit, il a... Il a fait un peu de conseil, il a fait une école de commerce, il y a un bon fit. Il y a un côté, on recherche aussi, et tu le sais bien, des profils un peu couteau suisse quand on est au tout début d'une aventure entrepreneuriale. Ils se sont dit, il va piloter les finances, il va apprendre. Parmi les fondateurs, le président notamment, Sébastien Delafond, avait eu un parcours vraiment dans la finance, donc il était quand même assez à l'aise avec le sujet, je pense suffisamment pour pouvoir faire venir quelqu'un qui n'était pas forcément non plus expert. Moi, ce qui m'a beaucoup... Attiré aussi dans l'entreprise, c'est une entreprise capable de tendre la main vers un profil, vers un candidat, un parcours qui n'était pas forcément celui qui matche exactement avec la définition du job tel qu'on la recherche. Ça pour moi, ça veut dire déjà beaucoup sur une entreprise. Effectivement, je n'avais jamais piloté les finances d'une boîte avant. Je pense que le fait qu'un des fondateurs, donc Sébastien Delafond, le président, ait fait une partie de sa carrière dans la finance, l'a aidé à faire venir quelqu'un qui n'était pas forcément expert. Mais moi, ça m'a permis d'être reconnaissant, cette confiance qu'il me donnait, et nous donner un fond derrière. Donc j'ai pu beaucoup progresser sur les métiers de la finance aussi, mais aussi accompagner l'équipe fondatrice, les dirigeants.
- Thomas Reynaud
C'est une espèce d'école interne, finalement, pour toi, si tu regardes ta carrière ?
- Thibault Remy
J'ai appris énormément chez Meilleurs Agents. Surtout comment développer une vision, comment diriger. J'ai adoré devenir manager au fur et à mesure des années, ce qui m'a certainement permis aussi de passer CEO à la fin de cette aventure et je me suis révélé, ça a été un troisième cycle.
- Thomas Reynaud
Justement tu parles d'apprentissage, il y avait une culture d'entreprise, de formation ou de transmission du savoir particulier qui te revient ?
- Thibault Remy
culture très forte, de formation particulièrement. Je pense que quand tu arrives dans une jeune entreprise qui est en train de se développer et que tu te donnes suffisamment à fond aussi pour qu'on te donne de nouvelles responsabilités, tu vas apprendre aussi par toi-même, par la force des choses, parce que l'entreprise grandissant, il faut s'adapter, on a des nouvelles problématiques, on doit pouvoir grandir. Et ça, c'est un des avantages de rejoindre une startup, une boîte de la PropTech, parce qu'on sait qu'on va pouvoir aussi grandir dans un univers comme ça. Et c'est donnant-donnant. Les entreprises ont besoin d'avoir des profils qui vont avoir une certaine polyvalence. Et ceci dit, même quand tu es dans ton métier, moi je pense par exemple à des profils commerciaux, il y en a qui sont arrivés au moment où on lance un nouveau service, mais ça ne fait pas appel aux mêmes qualités que quand on commence à passer à l'échelle ce service, quand on commence à segmenter les clients et se dire certains vont s'occuper de tel type de client dans telle zone, dans d'autres Et à chaque fois, ton propre métier, même en tant que commercial, va évoluer énormément. Et on a des commerciaux qui sont arrivés et qui... Et on a des parcours magnifiques qui maintenant sont directeurs commerciaux, voire même encore dans le groupe Aviv aujourd'hui, et qui ont démarré juste en vendant même des produits encore très différents il y a déjà 10 ans.
- Thomas Reynaud
Tu mentionnes du coup le groupe Aviv, ça c'est la fin de l'histoire startup de Meilleurs Agents. Tu peux nous raconter comment s'est passée la transition, la vente ?
- Thibault Remy
La vente de l'entreprise s'est passée en 2019. A la base, ce n'était pas forcément un deal stratégique, on ne voulait pas revendre l'entreprise à 100%. Je pense qu'on avait trouvé un vrai service à proposer et plusieurs services à proposer aux agences immobilières pour les aider, comme on le disait au début, vraiment à accroître leur proposition de valeur vis-à-vis des particuliers. Et on a un positionnement toujours avec la marque Meilleurs Agents très clair vis-à-vis des particuliers comme l'acteur référent en matière d'estimation immobilière. Et on s'est dit, on a une vision claire de pouvoir modéliser la totalité de ce marché immobilier pour permettre aux particuliers qui ont un projet immobilier et aux professionnels de l'immobilier de travailler encore mieux ensemble. C'était vraiment la vision de base. Et en développant ça, en cherchant des fonds supplémentaires, des acteurs du secteur majeur ont entendu parler du deal et nous ont approché en disant, ça nous intéresse, ça correspond à ce que nous on a envie de faire. On était très complémentaires des marques françaises du groupe Axel Springer qui nous a rachetés, qui sont Seloger Logic-Immo à l'époque du rachat. Et ça faisait beaucoup de sens pour eux d'apporter cette complémentarité au sein du groupe.
- Thomas Reynaud
Donc Aviv, c'est ça aujourd'hui, c'est la combinaison de toutes ces sociétés, de toutes ces marques.
- Thibault Remy
Voilà, donc dans un premier temps, on est vraiment resté... Aviv avait le nom juste de la holding, donc du groupe un peu juste financier, qui regroupait toutes les différentes marques et les différentes sociétés du groupe. Donc lapsus, qui ensuite sont devenus juste des marques parce qu'Aviv est devenu une entité opérationnelle, où ils ont placé un CEO d'Aviv et ils ont regroupé toutes les équipes, par exemple, produits d'un point de vue européen, techniques d'un point de vue européen. C'était vraiment devenu un grand groupe européen, leader de son secteur.
- Thomas Reynaud
Et donc ensuite, toi, tu as quitté le groupe et tu as de nouveau pris un rôle de directeur général. Qu'est-ce qui te fait quitter l'immobilier ? Pourquoi tu ne t'es pas dit tiens, je vais rester dans le secteur, je vais trouver une autre aventure immobilière ?
- Thibault Remy
Pour plusieurs raisons. Je n'ai pas voulu quitter le secteur de l'immobilier parce que c'était le secteur de l'immobilier que j'avais envie de quitter. Moi, je me vois plus comme un salarié qui adore développer mon parcours et ma carrière dans un environnement en forte croissance. dans une entreprise tech qui innove. J'ai adoré le faire dans l'immobilier. La fin de l'aventure, avec ce que je viens de te dire, chez Aviv, pour moi, c'était la fin de l'aventure entrepreneuriale. C'était plus ce qui allait moi m'énergiser, c'était ce qui me plaisait le plus. Et ce que je souhaitais, c'était retrouver une aventure et une culture d'entreprise propice à cette innovation, à cette volonté d'apporter quelque chose de nouveau sur son secteur.
- Thomas Reynaud
C'est bien, parce que dans la même phrase, tu as prononcé le mot je suis un salarié et je veux une aventure entrepreneuriale Oui. On voit souvent l'entrepreneuriat comme une aventure individuelle de création d'entreprise. Comment toi tu perçois ça ?
- Thibault Remy
J'ai cette chance de faire partie de cette catégorie de personnes, de salariés justement, qui peuvent devenir très complémentaires d'une équipe de fondateurs qui savent très bien avoir une vision, développer une capacité à passer de 0 à 1. l'entreprise et qui vont ensuite rapidement, parce que l'entreprise grandit, avoir besoin de gens pour structurer, croître, manager, diriger, développer, passer à l'échelle leur entreprise. Et pour ça il y a certains fondateurs qui sont excellents pour faire les deux et il y en a qui sont très bons pour faire cette première phase et qui ensuite vont garder par exemple la vision, l'ownership de savoir où est-ce que j'emmène l'entreprise mais s'adjoindre de compétences complémentaires pour pouvoir structurer. et consolider les bases de l'entreprise pour sécuriser leur croissance future. Et je pense que je m'inscris bien dans cette seconde catégorie-là.
- Thomas Reynaud
Finalement, quand on voit ton parcours, ce que Meilleurs Agents, c'est 13 ans d'aventure, ça prend du temps en fait.
- Thibault Remy
Les histoires où on entend, il y a une super boîte qui s'est créée au bout de trois ans et s'est revendue X millions d'euros. C'est un peu une arlésienne. S'il y en a quelques-unes, on ne parle que d'elles et ça se compte sur les doigts des deux mains. La réalité, c'est qu'une aventure entrepreneuriale prend toujours beaucoup plus de temps que ce qu'on croit. Et quand encore aujourd'hui, j'entends certains dire moi je viens et je vais faire ça pendant 5-6 ans on sait très bien que ça durera 10-12 ans. Et globalement, c'est ce qui se passe. Donc, il ne faut pas se lancer dans une aventure entrepreneuriale qu'on a envie de vivre complètement ou qu'on a la chance de vivre complètement en se disant je vais y rester juste 2-3 ans. Après, il y a des gens qui aiment faire ces métiers-là et qui vont passer 3 ans dans une entreprise, puis 3 ans dans une autre et pouvoir vivre aussi différentes étapes de croissance d'une startup, mais dans différentes startups.
- Thomas Reynaud
Comment tu concilies ces cycles longs de construction d'entreprise pour mener une aventure complète avec le fait qu'aujourd'hui, quand les jeunes se lancent dans une boîte, finalement, ils se projettent à un an, deux ans, maximum trois ans ?
- Thibault Remy
C'est vrai. Oui, c'est une bonne question. Je ne sais pas si on va dire que les jeunes se projettent à un an, deux ans. Je trouverais ça dommage si c'était le cas, que ce soit le cas. Parce que... Tu peux vouloir rejoindre une entreprise en te disant, peut-être que j'y resterai pas longtemps, mais garder toujours la porte ouverte à être séduit par la vision, par ce que les fondateurs vont vouloir t'apporter, par comment l'entreprise va se développer, et te rendre compte qu'au fur et à mesure des mois que tu passes dans l'entreprise, il y a des nouveaux challenges, des nouveaux défis, pour l'entreprise mais pour toi, en tant que personne et en tant que professionnel qui veut évoluer dans son parcours, et te dire, en fait, cette année encore, je peux progresser. Moi, c'était un peu le... Le contrat moral que je faisais avec, et que je fais encore aujourd'hui, dans ma boîte aujourd'hui, mais chez Meilleurs Agents, avec les personnes qui nous rejoignaient en disant, tant que chez Meilleurs Agents, chez Madbox aujourd'hui, tu retrouves des défis et on est capable de te mettre dans un environnement où tu peux trouver des réponses à tes ambitions professionnelles, et c'est ce qu'on va essayer de faire pour toi, il n'y a pas de limite. Et si dans 5 ans t'es là, dans 5-6 ans t'es là, dans 10 ans t'es là, c'est parfait, tant qu'on pourra progresser. Et j'ai eu la chance de le vivre moi déjà personnellement, parce que ça a été mon cas, c'est ce qui m'est arrivé, mais de le partager avec d'innombrables collègues chez Meilleurs Agents et de le voir encore aujourd'hui chez Madbox.
- Thomas Reynaud
Est-ce qu'on peut revenir sur des choses un peu plus personnelles ?
- Thibault Remy
Oui.
- Thomas Reynaud
Ok. Tu t'es lancé dans l'immobilier du coup en 2009. C'est quoi ton premier souvenir dans ce secteur ?
- Thibault Remy
Alors, c'est une bonne question. J'ai rejoint l'immobilier, j'ai rejoint Meilleurs Agents en tant que CFO, donc pas forcément en tant que professionnel de l'immobilier ou pour travailler sur l'immobilier. Et assez paradoxalement, parce que je suis un homme de chiffres et parce que Meilleurs Agents est une entreprise qui s'est lancée sur la data immobilière, donc on avait rapidement été en capacité de pouvoir communiquer sur le marché, je me suis rendu compte que j'étais devenu un professionnel de l'immobilier dans les soirées avec les amis. ou les dîners, ou quand on commence à te poser la question, "Ah mais toi Thibault, qui travailles dans l'immobilier, qu'est-ce que tu penses de l'évolution du marché ? Tiens, j'ai envie d'acheter tel appartement, est-ce que c'est au bon prix ?" Et c'est à ce moment-là que je me suis dit, Je deviens un professionnel de l'immobilier. Tu leur répondais,
- Thomas Reynaud
Va vérifier sur Meilleurs Agents.
- Thibault Remy
Toujours, évidemment, je le dis encore aujourd'hui. Mais bon, il fallait avoir un avis et commencer à pouvoir développer ce sentiment-là. Et c'est là où j'ai vraiment commencé à aimer le secteur, à me rendre compte aussi de... de la richesse de ce secteur-là et que j'ai adoré y travailler pendant toutes ces années.
- Thomas Reynaud
C'est marrant parce que moi, on ne me demande jamais de conseils pour soustraire une assurance. Peut-être que je ne suis pas encore un type professionnel de l'assurance. Sur tout ce parcours, tu dirais que c'est quoi ta plus grande fierté ?
- Thibault Remy
On parlait de formation, de troisième cycle. Je pense que ma plus grande fierté, c'est d'avoir à ce point grandi au sein d'une même entreprise. Et d'avoir vécu cette aventure avec ces centaines de personnes qui m'ont énormément apporté, que ce soit les fondateurs, mais aussi les salariés, les personnes, les équipes que j'ai eu la chance de piloter et vivre. des succès, mais aussi des échecs ou en tout cas des difficultés tous ensemble. Ça, c'est l'aventure au global qui a été pour moi le plus grand succès.
- Thomas Reynaud
Je pense que c'est quelque chose qui est partagé par beaucoup de monde dans les startups. Ça me fait penser à mon directeur commercial. Il est arrivé en disant qu'il passerait six mois dans la société pour prendre ce qu'il y avait à prendre en termes de savoir. Et là, ça fait cinq ans qu'il est là. Donc, étape après étape, on se nourrit. À l'inverse, est-ce qu'il y a un moment plus compliqué qui te revient ? Un échec ou un regret que tu peux avoir sur ce parcours chez Meilleurs Agents ?
- Thibault Remy
Oui, alors on a eu énormément de difficultés. On a dû faire face à pas mal de contraintes, de barrières à passer. Je pense qu'il y a un sujet intéressant en termes d'organisation, d'équipe, où rapidement... Pas rapidement, mais au bout d'un certain nombre d'années, on s'est rendu compte qu'on voulait structurer, par exemple, notre équipe de direction et on n'avait jamais eu de CMO. Et on s'est dit, vu la taille de l'entreprise aujourd'hui, c'est important d'avoir un directeur ou une directrice marketing, chief marketing officer. Et en fait, c'était les fonctions marketing, ce n'est pas qu'elles n'existaient pas avant. Elles étaient occupées par d'autres personnes dans l'équipe qui reportaient à d'autres personnes de l'équipe de direction. Et je pense qu'on n'a pas anticipé ou pris suffisamment le temps ou le recul pour pouvoir définir un bon poste et un bon job desk précis pour le CMO. Ce qui fait qu'on n'a jamais réussi chez Meilleurs Agents à avoir un poste de CMO qui pouvait tenir sur la durée. On en a plusieurs qui sont arrivés, qui chacune ont eu un impact très fort sur l'entreprise, sur un truc très précis. Mais qui, sur le long terme, au sein de l'équipe de direction, et parce qu'encore d'autres métiers avaient du mal à reporter, ou au CMO, ou à la partie produit d'un côté, ou à la partie commerciale de l'autre, réussirent à ancrer sur le long terme cette fonction.
- Thomas Reynaud
Ça a eu quoi comme conséquences sur l'entreprise ?
- Thibault Remy
Je pense que ça a eu des conséquences pas évidentes vis-à-vis notamment des salariés, dans ces équipes-là, de savoir, du coup, je fais partie de quelle équipe, je reporte à qui. Ça n'a pas été facile non plus pour les personnes qui nous ont rejoints, qui étaient des... très bonnes professionnelles qui ont un super parcours avant et après, meilleurs agents, qui ont eu une grande valeur ajoutée quand elles sont arrivées, mais qui auraient probablement voulu, et nous aussi d'ailleurs à la base, s'inscrire sur plus d'années ou un plus long parcours commun que ce qui s'est passé.
- Thomas Reynaud
Merci de nous avoir partagé ça. Est-ce qu'on peut regarder l'actualité immobilière du moment ? Il se passe plein de choses, en tout cas il se dit plein de choses. Comment tu perçois l'état du marché, que ce soit sur la transaction, la location ou les autres métiers ?
- Thibault Remy
Il y a beaucoup de choses à dire. En effet, avec la remontée forte des taux qu'on a vus, donc si je prends quelques mois, années maintenant de recul, il y a eu un vrai changement dans le rapport de force, avec aussi une vraie latence. Le marché immobilier est en ce sens un marché que j'aime bien, parce que la réalité, c'est qu'on aura toujours besoin de se loger. Et donc, le tuyau de l'économie que représente l'immobilier restera toujours un énorme tuyau. Après, c'est un marché qui fluctue. Donc, les acteurs qui arrivent à être résilients sont les acteurs qui vont être les plus performants dans ce marché. À partir du moment où on sait être résilient, on sait faire face à ces cycles. Aujourd'hui, on est dans un cycle qui n'est pas évident. Heureusement, les taux ont un peu baissé, donc on voit des signes de reprise. Mais je vais être très prudent sur ce que je dis parce qu'on est en pleine phase d'élection avec une nouvelle législative. Et les différents scénarios qui peuvent arriver en fonction de qui va arriver au pouvoir vont forcément avoir un impact sur le dynamisme du marché immobilier.
- Thomas Reynaud
Il y a un débat, pas en direct, mais en tout cas, les personnes que j'interroge ne disent jamais la même chose. Est-ce que tu penses que c'est un secteur qui a besoin de stabilité ? Auquel cas, avoir... Peu de réformes, c'est plutôt sain, comme on a eu finalement sur les derniers quinquennats. Ou alors c'est un secteur qui a besoin d'évoluer et qu'il faut que les choses changent en termes législatifs ou fiscales.
- Thibault Remy
Justement, je pense que les choses de toute façon vont changer, surtout d'un point de vue fiscal, déjà dans un premier temps avec ce qui se passe sur les législatives. Dans un sens comme dans l'autre, ou potentiellement freiner l'investissement locatif, ou alors accélérer la possibilité d'accéder à la première propriété d'un côté comme de l'autre. Ensuite, sur la partie, l'évolution plutôt législative du secteur de l'immobilier, c'est un secteur qui est très encadré, c'est bien.
- Thomas Reynaud
Parce qu'il faut pouvoir protéger les particuliers, parfois avec un certain déséquilibre entre les vendeurs et les acquéreurs, ou les propriétaires et les locataires. Donc être capable d'utiliser l'outil législatif pour fluidifier les choses, pour moi c'est fondamental. Et aujourd'hui ce n'est pas assez fluide. Donc oui, il y a un vrai besoin de pouvoir faire évoluer les choses pour les rendre plus fluides, les rendre plus simples. Ça c'est certain. Maintenant que ce soit encadré, c'est bien. Je ne suis pas non plus pour dire qu'il ne faut pas de règles. Le législateur ne s'en mêle pas. Je pense qu'il peut s'en mêler, mais pour rendre les choses plus simples et plus fluides.
- Thibault Remy
Du coup, au vu de ce contexte, deux questions pour toi. Est-ce que tu penses que c'est le bon moment pour se lancer dans l'immobilier, quel que soit le type de métier ? Et si tu avais un conseil à donner à un jeune qui veut se lancer aujourd'hui, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Thomas Reynaud
Je ne dirais pas qu'il y a de bons ou de mauvais moments. Mais la réalité, c'est que c'est celle-là en plus. C'est toujours... Le bon moment pour rentrer dans le secteur de l'immobilier, parce que c'est un secteur qui existera toujours. C'est ce que je disais tout à l'heure, c'est un super-tueux de l'économie. C'est un métier qui a de l'avenir, qui sera toujours nécessaire. Moi, je crois fondamentalement à l'intermédiation dans la transaction immobilière, mais au global dans un projet immobilier, parce qu'on a besoin d'être rassuré. On a besoin de professionnels qui nous aident sur ce sujet. Ça, c'est très important et c'est vrai que j'en suis un fervent défenseur de cet accompagnement par des professionnels. Et donc, tous ces métiers qui en plus évoluent, qui en plus se développent, sont plus digitaux aujourd'hui. L'arrivée de l'IA dans tous les sens, mais ça va encore plus renforcer la capacité des professionnels de l'immobilier à aider les particuliers, à être plus fins, plus riches dans leur apport. Donc, il y a plein de choses qui se passent d'un point de vue très général. Pour donner envie de rejoindre l'immobilier. Alors oui, de façon conjoncturelle, le marché n'est pas dans la meilleure des dynamiques aujourd'hui. Mais pour moi, c'est conjoncturel. C'est cyclique.
- Thibault Remy
Donc ça va reprendre.
- Thomas Reynaud
Ça reprendra.
- Thibault Remy
Ok, on va rester sur ce message positif. On arrive donc à la fin de cet épisode d'Immostories. Merci beaucoup Thibault d'avoir partagé avec nous ton parcours. J'espère que vous avez apprécié la discussion avec Thibault. Si cet épisode vous a inspiré, je vous invite à nous le faire savoir en nous partageant votre avis, ou en repartageant l'épisode. Il est accessible sur toutes les grandes plateformes de podcast, mais aussi sur notre site internet, garantme.fr, dans la rubrique podcast. Je remercie de nouveau notre partenaire, l'ESPI, dont le soutien est indispensable à l'existence de ce podcast. Et pour rien manquer des prochains épisodes, vous pouvez vous abonner à Immostories et nous suivre sur les réseaux sociaux. Merci de nous avoir écoutés et à bientôt pour un nouvel épisode d'Immostories.