- Thomas Reynaud
Bonjour à tous et bienvenue sur ImmoStories, le podcast qui vous plonge dans les coulisses de l'entrepreneuriat dans l'immobilier. Pour vous en rappeler, notre ambition est de vous faire découvrir le parcours de celles et ceux qui ont une carriÚre intéressante, inspirante dans le secteur de l'immobilier, un secteur qui nous anime tous. Je m'appelle Thomas Reynaud, je suis un des deux fondateurs de Garantme et aujourd'hui je reçois Sébastien Merlet, directeur général de AJP. Bonjour Sébastien.
- Sebastien Merlet
Bonjour, merci de ton invitation.
- Thomas Reynaud
Alors ImmoStories a Ă©tĂ© conçu en partenariat avec l'ESPI, l'Ăcole SupĂ©rieure ImmobiliĂšre. L'ESPI c'est l'Ă©cole qui forme les futurs talents de l'immobilier. Ce podcast ne pourrait pas exister sans eux, donc on les remercie chaleureusement. L'objectif c'est de faire dĂ©couvrir... Un nouveau parcours aujourd'hui Ă leurs Ă©tudiants et puis Ă tous ceux qui veulent faire carriĂšre ou s'intĂ©ressent Ă l'immobilier. SĂ©bastien, est-ce que tu peux te prĂ©senter en quelques mots ?
- Sebastien Merlet
Ăa me fait particuliĂšrement plaisir de participer Ă ce petit podcast puisque nous sommes partenaires Ă©galement de l'ESPI. AJP est partenaire notamment du campus Nantais. Nous sommes en train d'Ă©tendre notre partenariat avec Bordeaux et Paris. Donc je suis ravi que l'ESPI soit partenaire de ce moment-lĂ .
- Thomas Reynaud
Ăa a facilitĂ© aussi le fait de t'inviter je crois.
- Sebastien Merlet
Ok, trĂšs bien. Donc SĂ©bastien Merlet, je suis directeur gĂ©nĂ©ral adjoint du groupe AJP Immobilier. AJP, nous sommes un groupe que j'aime qualifier d'atypique, puisque nous sommes indĂ©pendants, succursalistes. Nous avons une centaine d'agences rĂ©parties sur la façade atlantique et on fait globalement tous les mĂ©tiers de l'immobilier, hormis peut-ĂȘtre la promotion immobiliĂšre.
- Thomas Reynaud
Est-ce que tu peux nous expliquer rapidement ce que ça veut dire indépendant et succursaliste par rapport à d'autres modÚles qu'on peut trouver sur le marché de l'immobilier ?
- Sebastien Merlet
Oui, bien sûr. L'intégralité du réseau nous appartient. Nous ne sommes pas développés sur un modÚle de franchise ou de licence de marque. Nous sommes un groupe purement indépendant.
- Thomas Reynaud
Si on s'intéresse un peu à toi et ton parcours, comment on devient directeur général d'un grand groupe immobilier ?
- Sebastien Merlet
Rien n'était prévu.
- Thomas Reynaud
Tout le monde me le dit Ă ce micro. Pas une personne qui me dit que j'avais projet de faire carriĂšre.
- Sebastien Merlet
Le hasard d'une rencontre. C'est ma troisiĂšme vie professionnelle. Et puis, j'ai rencontrĂ© Jean-Philippe Hamon, le dirigeant fondateur du groupe, lors d'un dĂ©jeuner avec un ami commun. Il est sans doute arrivĂ© un bon moment de ma carriĂšre professionnelle oĂč j'avais envie de changement. Et puis, ensemble, on a Ă©changĂ© sur le modĂšle d'entreprise qu'on avait envie de partager. Et puis voilĂ comment l'aventure a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e, a Ă©tĂ© lancĂ©e il y aura 20 ans, au mois de septembre.
- Thomas Reynaud
Ok, est-ce que tu peux nous raconter un peu ce qui s'est passé avant pour toi pour accepter un challenge dans l'immobilier ? C'est quoi les réflexions que tu avais à l'époque, les expériences passées qui t'ont donné envie de sauter dans le bain ?
- Sebastien Merlet
J'ai un parcours commercial, pas mal de dĂ©veloppement d'entreprise en tant que commercial et responsable commercial. Et puis j'avais envie de nouveautĂ©s, j'avais envie de challenges, j'avais fait un peu le tour de la question dans mon prĂ©cĂ©dent job. Et la vie est faite de rencontres, la vie est faite d'opportunitĂ©s, qu'on saisit ou pas, mais en tout cas, les opportunitĂ©s se prĂ©sentent. Et puis, j'ai dĂ©cidĂ© de vivre cette nouvelle aventure, de saisir cette opportunitĂ©. Ăvidemment, ce n'est pas facile, puisqu'on se remet en question, on remet tout en cause, mais le jeu vaut le coup d'ĂȘtre vĂ©cu.
- Thomas Reynaud
Et donc, tu es arrivé il y a 20 ans dans le groupe.
- Sebastien Merlet
Oui.
- Thomas Reynaud
Tout de suite directeur général ?
- Sebastien Merlet
Il y a quelques Ă©tapes avant. J'ai dĂ©couvert l'immobilier chez AJP, mais je ne suis pas un cas atypique. Nombreux sont les collaborateurs qui aujourd'hui sont managers dans nos agences, qui ont appris le mĂ©tier avec nous. Je suis arrivĂ© Ă une pĂ©riode 2004, AJP avait un peu plus de 5 ans. On avait Ă l'Ă©poque une petite dizaine d'agences essentiellement en Loire-Atlantique. Et puis, voilĂ , des ambitions de dĂ©veloppement. MĂȘme si ça n'a jamais Ă©tĂ© tellement planifiĂ© chez AJP, le dĂ©veloppement, c'est surtout les femmes et les hommes de l'entreprise qui ont fait notre dĂ©veloppement. Parce que si nous sommes presque Ă la base de l'histoire, ce sont les femmes et les hommes qui ont appris ce mĂ©tier parmi nous, qui nous ont proposĂ© des projets. Et la chose que nous avons fait, c'est fait confiance et dit oui. Et voilĂ comment le groupe s'est dĂ©veloppĂ© pendant de nombreuses annĂ©es. essentiellement sur la façade atlantique.
- Thomas Reynaud
Cette phrase, Fais confiance et dis oui c'est une base culturelle de l'entreprise qui est forte. Ăa a quoi comme implication concrĂštement sur ces 20 derniĂšres annĂ©es pour toi ?
- Sebastien Merlet
Aujourd'hui, on doit avoir un peu plus de 30% de nos agences qui sont dirigées par des collaborateurs qui ne connaissaient rien, vont arriver parmi nous.
- Thomas Reynaud
Donc c'est une Ă©cole en fait ?
- Sebastien Merlet
C'est une école entre autres, ouais. C'est une école, ça fait partie de notre culture, la culture de la confiance, l'envie de l'épanouissement, la recherche de l'autonomie de nos équipes. Donc on transmet notre savoir, on transmet tout notre savoir. On a notamment développé un centre de formation depuis. Un centre de formation certifié Calliope, qui permet d'avoir des formations qui permettent de renouveler la carte professionnelle pour l'ensemble des collaborateurs. Donc oui, la formation fait partie de la culture d'AJP Immobilier. Je parlais de l'ESPI tout à l'heure, c'est aussi pour ça qu'on a environ 5% de nos effectifs en alternance, en apprentissage, parce que ça fait partie aussi du rÎle social de l'entreprise. de former des jeunes, les apporter, les amener vers l'épanouissement, vers un pote dans nos équipes aprÚs.
- Thomas Reynaud
Alors, tu dis que tu as deux catĂ©gories finalement de personnes qui rejoignent AJP, des personnes qui ont une sorte de vocation initiale parce qu'ils ont fait des Ă©tudes dans l'immobilier. Ăa peut ĂȘtre le cas d'Ă©tudiants de l'ESPI. Et puis d'autres qui ne connaissaient rien Ă l'immo. C'est quoi les parcours typiques des gens que vous recrutez et comment en interne, ensuite, vous arrivez Ă faire confiance Ă ces novices ?
- Sebastien Merlet
Le parcours m'intĂ©resse assez peu, en fait. Lors de recrutement, le CV est une chose. Ce qui m'intĂ©resse surtout, c'est la femme ou l'homme que j'ai en face moi. C'est surtout une personnalitĂ©. Une personnalitĂ© avec des valeurs qui nous correspondent. On aime se qualifier de sociĂ©tĂ© familiale. Nous sommes aujourd'hui une famille d'environ 500 membres. C'est une grande famille, mais n'empĂȘche que notre combat quotidien, c'est de garder les valeurs originelles. Celles qui ont fait la naissance d'AJP. Donc voilĂ , moi ce qui m'intĂ©resse surtout, ce sont des femmes et des hommes qui partagent nos valeurs et puis qui ont envie de porter cette marque, qui ont envie de travailler, de s'investir dans l'entreprise AJP. Parce qu'on a un challenge, nous sommes un des rares groupes de cette taille indĂ©pendante. Et le challenge c'est d'y rester.
- Thomas Reynaud
Justement, tu parles de la taille du groupe alors que... Vous ĂȘtes autonome, indĂ©pendant. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu l'histoire du groupe ? Comment il s'est structurĂ© ? Comment il a grossi ? Quels sont les mĂ©tiers ?
- Sebastien Merlet
Alors, le groupe est nĂ© en novembre 1998 Ă Nantes, lĂ oĂč il y a le siĂšge du groupe, sous l'impulsion de Jean-Philippe Hamon, le dirigeant fondateur, comme je le disais tout Ă l'heure. L'ambition n'a jamais Ă©tĂ© de dĂ©velopper un rĂ©seau, de dĂ©velopper un groupe. L'ambition c'Ă©tait d'avoir une agence Ă Nantes oĂč ils fassent bon vivre, oĂč les gens soient. Soit content de se retrouver le matin, de partager et que chacun soit heureux et tire l'autre vers la rĂ©ussite. Et puis comme je le disais, on partage tout et donc des collaborateurs sont arrivĂ©s, ont appris le mĂ©tier, ont grandi. PlutĂŽt qu'ouvrir leurs propres agences, on a voulu planter des drapeaux Ă JIP ici et lĂ . Et on a commencĂ© Ă ouvrir une premiĂšre agence Ă ChĂąteaubriant, une commune au nord de Nantes, et puis Ă Rennes, et puis ainsi de suite. Et on a ouvert une cinquantaine d'agences comme ça exclusivement. GrĂące aux femmes et aux hommes de l'entreprise qui nous ont proposĂ© des projets, des challenges. Et on a dit oui. Alors ça pouvait ĂȘtre Ă Bordeaux, ça pouvait ĂȘtre Ă Rennes, mais aussi dans des communes trĂšs rurales de 2-3 000 habitants. Mais comme je vous le disais tout Ă l'heure, on a fait confiance, on a dit oui. Et puis voilĂ comment le groupe s'est lancĂ©. Jamais on n'a pris une carte en planifiant un dĂ©veloppement. Ce sont des opportunitĂ©s qu'on nous a proposĂ©es, des opportunitĂ©s qu'on a saisies, qui ont fait le dĂ©veloppement.
- Thomas Reynaud
Donc capitaliser sur les Ă©quipes et leurs ambitions personnelles.
- Sebastien Merlet
Absolument, c'est ça. Ăa c'est la vĂ©ritĂ© jusqu'Ă la crise des subprimes. Nous sommes, comme je vous disais, environ 500 collaborateurs, 90% de nos effectifs sont salariĂ©s, ce qui rend encore aujourd'hui un peu atypique notre groupe par rapport Ă ce modĂšle. Ă l'Ă©poque de la crise des subprimes, on Ă©tait Ă 90% de chiffre d'affaires en transaction, nous sommes transactionnaires Ă la base. C'est une pĂ©riode un peu dĂ©licate. Ăa a eu le mĂ©rite de nous faire repenser le modĂšle d'entreprise d'AJP immobilier. On s'est dit que si on voulait rester libre et indĂ©pendant, il allait falloir renforcer les bases de cette sociĂ©tĂ©, renforcer les fondations d'AJP. Et on renforce les fondations d'une entreprise immobiliĂšre avec de l'administration de biens. Et depuis cette pĂ©riode, on a en plus du dĂ©veloppement organique en interne, on a une croissance externe. trĂšs forte et trĂšs dynamique, ce qui nous a permis de dĂ©velopper le rĂ©seau de maniĂšre un peu accĂ©lĂ©rĂ©e. et puis d'aller dĂ©velopper de nouvelles contrĂ©es, notamment dans le sud-ouest.
- Thomas Reynaud
C'est bien, c'est gestion locative et syndic ?
- Sebastien Merlet
Gestion locative et syndic, exactement, clairement, essentiellement.
- Thomas Reynaud
Et donc vous avez développé ces activités en rachetant des cabinets qui avaient une implantation dans le sud-ouest de la France ?
- Sebastien Merlet
Oui, sur la façade atlantique, puisqu'aujourd'hui le groupe AJP va de Saint-Malo jusqu'à Biarritz. On a quelques structures parisiennes également, mais on aime s'appeler le groupe de l'Atlantique.
- Thomas Reynaud
Paris, ce n'est pas trĂšs loin de l'Atlantique. Oui,
- Sebastien Merlet
ce n'est pas trĂšs loin.
- Thomas Reynaud
Qu'est-ce qui a motivĂ© cette stratĂ©gie de passer d'un modĂšle oĂč les agences Ă©taient ouvertes par des salariĂ©s en interne vers plutĂŽt de l'acquisition d'agences existantes ?
- Sebastien Merlet
Ce modĂšle perdure toujours, bien entendu, mais la croissance externe nous a permis d'aller plus vite. Aujourd'hui, on vit depuis un an, un an et demi, une pĂ©riode un peu plus dĂ©licate en transactions. Et depuis cette crise des subprimes, on prĂ©pare la crise en fait. C'est-Ă -dire qu'on sait que le marchĂ© de l'immobilier est un marchĂ© cyclique. Et depuis une dizaine d'annĂ©es, on anticipe un moment oĂč le marchĂ© de la transaction sera un peu moins dynamique. Donc la croissance externe nous permet d'accĂ©lĂ©rer notre dĂ©veloppement et d'accĂ©lĂ©rer le renforcement de nos bases avec de l'administration de biens et du syndic effectivement.
- Thomas Reynaud
Je profite que tu parles de la cyclicitĂ© du marchĂ© de l'immobilier pour te poser une question d'actualitĂ©. Ăa fait un an et demi que le marchĂ© s'est un peu retournĂ©, notamment sur la Transac. Comment tu perçois la situation actuelle en tant que professionnel ? Et quelle est ta vision sur l'Ă©volution qu'on risque d'avoir sur les prochains mois ou sur les prochaines annĂ©es ?
- Sebastien Merlet
Le premier semestre 2024, on peut le dĂ©composer en deux temps. Un premier trimestre assez similaire Ă ce qu'on a connu en 2023, donc un trimestre compliquĂ©, avec peu d'acquĂ©reurs, une offre qui n'Ă©tait pas en adĂ©quation avec la vĂ©ritĂ© du marchĂ©. Donc ça veut dire quoi ? Ăa veut dire des vendeurs qui n'avaient pas encore apprĂ©hendĂ© le retournement de marchĂ©. Et puis on va dire qu'avec l'arrivĂ©e du printemps, une embellie est arrivĂ©e, l'Ă©claircie est lĂ .
- Thomas Reynaud
Ăa veut dire quoi ? Les vendeurs ont compris qu'il fallait ajuster les prix ?
- Sebastien Merlet
Les vendeurs ont compris qu'il fallait ajuster les prix. On est sur effectivement, sur une année glissante, on est entre 5 et 10% de base de prix en fonction du secteur, en fonction du marché.
- Thomas Reynaud
Et quel est le rÎle de l'agent immobilier là -dedans justement, dans cette phase de prise de conscience des vendeurs qu'il faut baisser les prix ? Parce que du point de vue de l'acheteur, ce qu'on entend souvent, c'est que l'agent immobilier est toujours du cÎté du vendeur et va vouloir monter les prix. Est-ce que c'est ça qui se passe ? Quel est votre rÎle ?
- Sebastien Merlet
L'agent immobilier est un négociateur. Il est là pour faire en sorte qu'on puisse satisfaire à la fois le vendeur et à la fois l'acheteur. Il y a beaucoup de pédagogie à faire auprÚs des vendeurs parce qu'il y a eu 10 ans de forte croissance de l'immobilier. Donc le temps qui nous assimile à cette situation de changement, il faut travailler au corps si je peux me permettre. Mais aujourd'hui, on a, grùce au développement du digital, tout un tas d'outils qui nous permettent de pouvoir argumenter, d'avoir, je dirais, des outils marketing qui permettent de faire comprendre notre discours aux vendeurs.
- Thomas Reynaud
Des statistiques de marché ?
- Sebastien Merlet
Des statistiques de marché, des statistiques de consultation, d'annonce, etc. qui sont assez parlants. On a des vendeurs qui ont assimilé la baisse du marché et donc par conséquent la baisse des prix. On a aussi beaucoup stocké dans nos agences et ça c'est plutÎt intéressant parce qu'on avait une vraie pénurie de biens il y a encore deux ans. Donc là on a stocké nos agences, on a de quoi répondre à la demande. La demande qui à nouveau est là , alors encore un peu attentiste mais malgré tout est présente. Et puis il faut l'avouer, la baisse des taux immobiliers ces derniers mois facilite le retour des acquéreurs dans nos agences.
- Thomas Reynaud
Le cÎté demande, les gens commencent à profiter de la baisse des taux ou sont encore plus gourmands et veulent attendre la prochaine phase ?
- Sebastien Merlet
Non, je crois qu'aujourd'hui, ils sont en phase plutÎt active. Alors, les achats de plaisir, on ne les a pas encore. C'est-à -dire qu'on a par exemple sur le marché du littoral, on est sur une dynamique un peu moins forte qu'on peut l'avoir dans les grandes métropoles notamment. Mais les acheteurs qui ont besoin de se loger parce que la famille s'est agrandie, parce que... séparation, etc. Cette clientÚle aujourd'hui est là . Il y a un moment clé dans l'immobilier. Il le faut et à un moment donné les prix, les prix, les taux de crédit, pardon, ont baissé. C'est le moment pour eux, c'était le moment pour eux de revenir à la charge.
- Thomas Reynaud
Donc on commence, si j'ai bien compris, à sortir de la phase compliquée. Une phase compliquée de décroissance des ventes. On est passé d'un million de transactions en... En 2018, je pense.
- Sebastien Merlet
En 2021, 1,2 millions, je crois mĂȘme.
- Thomas Reynaud
Oui. LĂ , on est retombĂ© autour de 800 000. Comment on gĂšre en interne des Ă©quipes qui Ă©taient habituĂ©es Ă des succĂšs commerciaux assez fous et qui retombent en fait dans une situation qui est plutĂŽt normale, mais qui, de leur point de vue, peut ĂȘtre dĂ©motivante, je ne sais pas.
- Sebastien Merlet
Oui, alors, avant toute chose, c'est comment on va faire comprendre Ă nos Ă©quipes qu'il faut Ă nouveau ĂȘtre agent immobilier. et reprendre les fondamentaux de notre mĂ©tier. Et puis il y a aussi beaucoup de collaborateurs qui sont avec nous, qui n'ont connu qu'une pĂ©riode glorieuse. Donc il a fallu reprendre beaucoup de formations, ĂȘtre trĂšs prĂ©sent. Et ça c'est le travail de mes responsables de rĂ©gion et mes managers d'agence, qui Ă©taient au contact des Ă©quipes pour, lĂ encore, faire beaucoup de pĂ©dagogie, faire peut-ĂȘtre mĂȘme un peu d'Ă©ducation immobiliĂšre. et Ă faire comprendre Ă mes collaborateurs qu'un mandat de vente, ça se travaille, que des acheteurs, ça se travaille Ă©galement, et qu'une fois qu'on a bien bossĂ© le vendeur et bien travaillĂ© l'acheteur, Ă ce moment-lĂ , on peut commencer en nĂ©gociation.
- Thomas Reynaud
En fait, ce que je résume bien, c'est que la crise, c'est le meilleur moyen de montrer la valeur qu'on a en tant qu'agent immobilier. Parce que dans une phase de fast, les biens partent plus facilement. Une phase de creux, là vous avez un rÎle encore plus important à jouer.
- Sebastien Merlet
C'est une trÚs bonne période pour faire de l'immobilier exactement. Parce qu'on est confronté à la réalité d'un marché complexe. Et là l'agent immobilier doit reprendre les bases et faire le travail. Chose qu'il faut l'avouer, on avait un peu perdu ces derniÚres années avec des périodes un peu plus glorieuses.
- Thomas Reynaud
Donc aujourd'hui tu es directeur général d'AJP, il y a un président. C'est quoi la différence entre les deux ?
- Sebastien Merlet
Alors, on a des missions, on a des rÎles complémentaires avec Jean-Philippe. Jean-Philippe gÚre l'entreprise, s'occupe de la partie développement et plus particuliÚrement également plutÎt des métiers de l'administration de biens. Et j'ai pour ma part toute la partie réseau, animation de réseau, opérationnel groupe. Voilà , donc on a des rÎles qui sont assez distincts.
- Thomas Reynaud
Le développement, c'est plutÎt un rÎle externe ? Opérationnel groupe, plutÎt un rÎle interne ?
- Sebastien Merlet
On va dire qu'une fois que le développement est fait, que les lettres d'intention sont signées, on rentre dans la phase opérationnelle, et là , c'est moi qui prends le relais.
- Thomas Reynaud
Et tu croises les doigts pour qu'il n'ait pas vendu n'importe quoi ?
- Sebastien Merlet
Oui, c'est ça, et surtout qu'il soit calmé dans les rachats.
- Thomas Reynaud
Ah oui, oui, oui. Ăa, c'est les prĂ©sidents d'entreprises qui rachĂštent Ă tout va, et c'est ce qu'ils vont assumer.
- Sebastien Merlet
Non, mais ça va, on communique plutĂŽt pas mal. Je le disais en plaisantant, mais c'est vrai que c'est important quand mĂȘme parce que derriĂšre, il y a des chefs de service en gestion, en loc ou en syndic qui doivent assumer ces rachats rĂ©guliers puisqu'on rachĂšte une sociĂ©tĂ© tous les deux mois Ă peu prĂšs. Il y a un flux de nouveaux mandats qui arrivent qu'il faut assimiler. Il faut que les Ă©quipes derriĂšre aussi soient calibrĂ©es, il faut qu'on soit staffĂ© pour pouvoir... accepter tous ces nouveaux lots qui nous arrivent rĂ©guliĂšrement. Donc notre volontĂ© de dĂ©veloppement est lĂ et elle est importante. Mais il faut aussi prendre soin des Ă©quipes qui sont derriĂšre pour ne pas les mettre en chauffe si je peux dire.
- Thomas Reynaud
Oui je comprends. Donc du stress j'imagine comme tout projet de rachat. Il y a de la fiertĂ© aussi d'ĂȘtre une entreprise qui rachĂšte les autres ?
- Sebastien Merlet
La fiertĂ© elle rĂ©side surtout dans le fait que globalement une fois qu'on est arrivĂ©, les Ă©quipes restent. Et ça, c'est plutĂŽt bien. Nombreux responsables d'agence, Ă mes cĂŽtĂ©s aujourd'hui, sont issus de rachats. Donc voilĂ , on peut aussi, grĂące Ă ces rachats, offrir des opportunitĂ©s Ă les femmes et les hommes qui peut-ĂȘtre en avaient un petit peu moins dans la sociĂ©tĂ© avant qu'on la reprenne.
- Thomas Reynaud
Oui, généralement, s'il reste, c'est que c'est bon signe.
- Sebastien Merlet
C'est que c'est bon signe, exactement.
- Thomas Reynaud
Alors, si on regarde la suite, justement... Dans une sociĂ©tĂ© comme AJP, 500 collaborateurs, comment est-ce qu'on se projette dans l'avenir ? Est-ce que vous ĂȘtes un groupe serein, avec un dĂ©veloppement calme, ou est-ce qu'il y a des choses qui s'agitent ?
- Sebastien Merlet
Alors serein, on n'est jamais tout Ă fait serein, en tout cas confiant. Oui, parce qu'on l'a prĂ©parĂ© cette pĂ©riode-lĂ , on l'avait anticipĂ©. Et puis nous avons plein de projets. Au PJP Immobilier Ă 25 ans, nous sommes jeunes, nous avons plein de projets, plein d'ambitions. DĂ©velopper le rĂ©seau d'abord. Avec un mode peut-ĂȘtre un peu diffĂ©rent que ce qu'on a connu jusqu'Ă prĂ©sent, puisqu'on va lancer notre franchise Ă partir du mois de septembre.
- Thomas Reynaud
Ăa, c'est une grosse annonce.
- Sebastien Merlet
C'est une grosse annonce, oui.
- Thomas Reynaud
Vous l'avez déjà annoncé ?
- Sebastien Merlet
Vous l'avez en avant-premiĂšre. Wow ! Vous l'avez en avant-premiĂšre. Notre ambition, comme je vous ai, n'a jamais Ă©tĂ© de dĂ©velopper le rĂ©seau aux quatre coins du territoire. On pense qu'on a un modĂšle Ă partager. Ă partager notamment auprĂšs d'agents immobiliers indĂ©pendants entre autres, qu'on rencontre souvent d'ailleurs, je vous parlais de croissance externe, il nous arrive souvent forcĂ©ment de racheter des portefeuilles d'agents immobiliers indĂ©pendants. Beaucoup souffrent les mĂȘmes maux, l'isolement, la solitude du chef d'entreprise. Notre modĂšle que nous avons chez SJP va nous permettre de partager notre savoir-faire. de les accompagner. On a vraiment...
- Thomas Reynaud
C'est pour ça que vous voulez rester plutÎt implanté régionalement pour avoir une proximité avec les gens qui vont rejoindre la franchise ?
- Sebastien Merlet
Dans un premier temps, oui, notre dĂ©veloppement se fera rĂ©gionalement. On va quand mĂȘme se garder pour nous un territoire sur la façade atlantique pour poursuivre le dĂ©veloppement de notre groupe en interne. Mais il y a des rĂ©gions pĂ©riphĂ©riques, je pense notamment Ă ... Ă la Normandie, je pense, Ă une partie de la Bretagne, oĂč on joue la Touraine, qui sont des secteurs oĂč on aimerait bien se dĂ©velopper avec ce nouveau modĂšle dans les mois qui viennent.
- Thomas Reynaud
Vous avez des ambitions particuliĂšres en termes de nombre, de chiffres Ă nous partager ?
- Sebastien Merlet
Non. Là encore, on n'a pas planifié un développement sur les mois qui viennent, sur les années qui viennent. On a un modÚle, on y croit, on va le partager et puis on verra comment ça se passe.
- Thomas Reynaud
Ăa va ĂȘtre quoi la particularitĂ© de la franchise AJP par rapport Ă un marchĂ© qui est quand mĂȘme trĂšs concurrentiel ? Il y a Ă©normĂ©ment de franchises dĂ©jĂ implantĂ©es.
- Sebastien Merlet
Oui, c'est vrai. Nous sommes nous-mĂȘmes agents immobiliers. On a un rĂ©seau. Je vais dire que nous sommes des agents immobiliers au service d'autres agents immobiliers grĂące Ă ce rĂ©seau de franchise. On est au quotidien dans les agences. Ăa veut dire quoi ? Ăa veut dire qu'on partage les mĂȘmes problĂšmes. On partage le quotidien des agents immobiliers indĂ©pendants. Moi-mĂȘme, je suis toutes les semaines dans les agences auprĂšs de mes Ă©quipes. Donc j'ai une bonne approche du terrain. Je sais ce qu'ils vivent au quotidien dans les agences. Donc je pense que ce sera d'autant plus facile de comprendre ce que peut ressentir un agent immobilier indĂ©pendant dans son agence. avec quelques collaborateurs et puis qui souvent n'ont pas osĂ© se lancer dans l'administration de biens. On sait qu'aujourd'hui, une agence qui se cantonne Ă de la transaction et de l'allocation, ce sera plus compliquĂ©, c'est plus compliquĂ©. Donc on va aussi essayer de les emmener avec nous dans le dĂ©veloppement de portefeuilles de gestion et le savoir-faire, on le partage, notamment au siĂšge Ă Nantes.
- Thomas Reynaud
C'est un sujet qu'on partage souvent Ă ce micro. Les jeunes, quand ils se lancent, vont tout de suite vers la transaction parce que c'est lĂ oĂč on peut plus rapidement gagner de l'argent. Mais il y a des risques qui sont assez Ă©levĂ©s, notamment dans des phases de retournement. Qu'est-ce que toi, tu as Ă dire aux gens qui veulent se lancer dans l'immobilier et qui ont ce rĂ©flexe qui est un peu universel, j'ai l'impression ?
- Sebastien Merlet
C'est vrai que les jeunes, et j'en rencontre beaucoup, notamment avec l'ESPI, lors des journĂ©es d'examen ou des entretiens pour entrer dans les campus. Ils voient souvent l'immobilier sous le prisme de la transaction ou de la gestion de patrimoine. Un peu de neuf aussi. Mais on a tous ces mĂ©tiers de l'administration de main qui sont des mĂ©tiers passionnants, qui sont dĂ©laissĂ©s par ces nouvelles gĂ©nĂ©rations qui veulent faire de l'immobilier. Je trouve ça dommage parce qu'ĂȘtre gestionnaire de copropriĂ©tĂ©, c'est passionnant. Il y a une transversalitĂ© en termes de connaissances qui est hyper riche.
- Thomas Reynaud
Vous ĂȘtes au cĆur de la vie des gens.
- Sebastien Merlet
On est au cĆur de la vie des gens. On va le matin rencontrer un architecte, un maĂźtre d'Ćuvre et... et des artisans sur un chantier de rĂ©novation. Et puis ensuite, on va rencontrer un promoteur qui va livrer sa CoPro et pour lequel on sera syndic provisoire au moins la premiĂšre annĂ©e. Et puis l'aprĂšs-midi, on fera du commercial parce qu'on sera au conseil syndical et le soir en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Donc gestionnaire de CoPro, ça demande une connaissance juridique, technique, en termes d'urbanisme, en termes d'architecture etc. qui est relativement fort, c'est un mĂ©tier passionnant mais qui effectivement aujourd'hui est dĂ©laissĂ© par les nouvelles gĂ©nĂ©rations je trouve ça dommage.
- Thomas Reynaud
On entend souvent les jeunes en entretien d'embauche, je le sais parce qu'on en a embauchĂ© des dizaines dire qu'ils veulent de la variĂ©tĂ© dans les missions, que le quotidien soit jamais le mĂȘme c'est en fait plus le cas j'ai l'impression d'un mĂ©tier de gestionnaire locatif ou de syndic que quand on fait de la transac ou l'acte de vente... Chaque client est diffĂ©rent, chaque appartement est diffĂ©rent.
- Sebastien Merlet
Mais c'est vrai, c'est aussi des mĂ©tiers qui, peut-ĂȘtre, sont un peu plus intimes qu'un mĂ©tier de la transaction qui est portĂ© par de nombreuses Ă©missions qui ont vu le jour sur nos chaĂźnes ces derniĂšres annĂ©es. Donc, ça fait un peu le buzz. Effectivement, les jeunes gĂ©nĂ©rations qui veulent se lancer dans l'immobilier se projettent sans doute au travers de ces Ă©missions tĂ©lĂ©.
- Thomas Reynaud
Voilà une idée, il faut qu'AJP contacte une chaßne télé pour lancer une émission de gestion.
- Sebastien Merlet
On va y réfléchir.
- Thomas Reynaud
Pour en revenir un peu plus sur toi, est-ce que tu aurais une anecdote à nous raconter sur ton premier souvenir dans l'immobilier ? Quelque chose qui a été marquant pour toi et qui t'a confirmé que tu avais fait le bon choix à l'origine ? Ou qui t'a fait regretter ?
- Sebastien Merlet
Regret, non, bien entendu. Je crois que quand on se lance dans l'immobilier, il faut oser, il faut se lancer à fond. Beaucoup travailler, beaucoup s'investir, notamment au départ. Et j'ai une petite image comme ça qui me revient. J'adorais faire du terrain, de la prospection. Je me souviens un soir d'hiver, dans le noir, en train de mettre mes petits flyers dans la boßte aux lettres. Au départ, quand j'ai commencé l'immobilier, en 2004. Cette image me marque parce que c'était presque le début de mon aventure et ce n'était pas simple. Mais pour réussir dans l'immobilier aujourd'hui, il faut une grande force de résilience, il faut du courage. Et si on a cette force de travail et qu'on a un peu de talent, comme j'ai dit, alors normalement ça doit fonctionner.
- Thomas Reynaud
Ok, c'est un beau message. On va essayer de retenir. Tu dirais que ce serait quoi, aprÚs 20 ans de carriÚre dans ce secteur, ta plus grande fierté ?
- Sebastien Merlet
Alors ma plus grande fierté, je vais dire que je la partageais avec mes collaborateurs. C'est de garder 20 ans, 25 ans aprÚs, ces valeurs dont je parlais tout à l'heure, ces valeurs familiales, cet esprit humain qu'on partage chez AJP, que les équipes nous rendent bien d'ailleurs parce qu'on a une vraie fidélité. Un négociateur est avec nous depuis un peu plus de six ans, six ans et demi. J'ai plein de collaborateurs qui sont là depuis 10, 15, 20 ans.
- Thomas Reynaud
C'est quoi les moyennes sur le marché ?
- Sebastien Merlet
Je ne sais pas, mais il y a quand mĂȘme un turnover plus important. C'est aussi sans doute dĂ» Ă notre modĂšle. On a un modĂšle de salariat versus un modĂšle d'indĂ©pendant. Ăa permet aussi de fidĂ©liser sans doute un peu plus les collaboratrices et collaborateurs. En tout cas, la plus grande fiertĂ© que... que j'ai aujourd'hui, c'est sans doute ça, c'est de conserver ces valeurs originelles de la AJP et de faire en sorte que l'ensemble des JPistes, comme nous nous appelons au quotidien, intĂšgrent les nouveaux avec cette mĂȘme culture.
- Thomas Reynaud
Si on regarde un peu le pendant de ma prĂ©cĂ©dente question, une dĂ©ception, un Ă©chec que tu voudrais nous partager sur les 20 derniĂšres annĂ©es, quelque chose que tu aurais fait diffĂ©remment peut-ĂȘtre ?
- Sebastien Merlet
Un Ă©chec ? Je ne sais pas.
- Thomas Reynaud
Pas conquérir l'Est de la France.
- Sebastien Merlet
DĂ©ception, c'est de ne pas pouvoir servir tout le monde. Je pense que ça, c'est effectivement une dĂ©ception que doivent ressentir tous les agents immobiliers aujourd'hui. Vous savez, quand on a des Ă©tudiants qui poussent la porte de nos agences au mois de septembre et qui ont bien travaillĂ©, qui ont gagnĂ© les examens. pour aller dans leurs Ă©coles et qu'ils arrivent Ă Nantes, Ă Bordeaux ou Ă Paris sans logement au mois de septembre avec leurs parents qui sont dĂ©primĂ©s parce qu'il n'y a rien Ă leur proposer, je trouve ça dommage. La mĂȘme chose quand vous avez un...une famille recomposĂ©e, enfin une famille monoparentale qui vient vous voir Ă l'agence et qui ont besoin de se loger et que malheureusement vous n'avez pas le produit ou au prix correspondant Ă leur budget que vous ĂȘtes obligĂ© de leur dire non ça aussi c'est une vraie dĂ©ception on peut pas satisfaire tout le monde on aimerait bien mais malheureusement le marchĂ© est ainsi.
- Thomas Reynaud
Il y a des leviers que vous avez dans vos mains ou c'est vraiment un sujet d'offres ?
- Sebastien Merlet
C'est un sujet d'offres, c'est un sujet de marché
- Thomas Reynaud
Merci de nous avoir partagĂ© ça. Il y a une question que je pose Ă tous mes invitĂ©s. Tu sais qu'on a crĂ©Ă© ce podcast en partenariat avec l'ESPI. On espĂšre ĂȘtre Ă©coutĂ© surtout par les jeunes. Est-ce que tu aurais un conseil Ă partager pour rĂ©ussir dans l'immobilier, quel que soit le mĂ©tier qui nous attire ?
- Sebastien Merlet
Croyez en vos rĂȘves et donnez-vous les moyens de les atteindre. Je pense que c'est ça la vie. C'est d'avoir plein de rĂȘves, plein d'ambitions. Et une fois qu'on les a exprimĂ©s, aprĂšs, il faut y aller.
- Thomas Reynaud
Merci beaucoup Sébastien. Merci à toi. Ce sera le mot de la fin, le conseil pour les jeunes qui veulent se lancer dans l'immobilier. Vous venez donc d'écouter un podcast d'ImmoStories. J'espÚre que vous avez apprécié la discussion avec Sébastien autant que moi. Vous pourrez retrouver ce podcast sur toutes les plateformes de diffusion et aussi sur le site internet de Garantme : Garantme.fr dans la section blog. On se retrouve pour de nouveaux épisodes trÚs bientÎt. Si cet épisode vous a plu, vous pouvez bien sûr le partager ou bien nous dire ce que vous en avez pensé sur nos réseaux. A trÚs bientÎt.
- Sebastien Merlet
A bientĂŽt.
- Thomas Reynaud
Au revoir. Au revoir.