Speaker #0Bonjour à tous, bienvenue sur Impala. Tout d'abord je tiens à vous souhaiter une très belle année 2026. J'espère que vous avez pu faire votre bilan en 2025 et qu'il est très bon. Et ça tombe bien parce que dans cet épisode, on va parler de mon année 2025 et de ce qui a fonctionné et pas fonctionné. Cet épisode, il n'est pas là pour raconter ma vie, bien sûr. Il est là surtout pour vous parler de ce qui m'est arrivé en 2025. C'est pour moi un retour d'expérience honnête et sans mise en scène, sans filtre. Et le but de cette expérience et de cet épisode, c'est de vous apporter des clés sur ce que j'ai fait et des choses qui pourraient vous servir. Personnellement, j'aime beaucoup et j'aime, je crois, de plus en plus les symboles que nous offre le temps. Je trouve que ça nous permet de mettre du rythme dans nos vies. Ça nous permet de mettre des points de rendez-vous avec les autres et aussi avec nous-mêmes. Je trouve que ces symboles nous structurent, ils nous aident à nous épanouir et aussi ils nous aident à donner le meilleur de nous-mêmes. Pour cette nouvelle année 2026, je me suis donc amusé à faire un bilan honnête et sans filtre de mon année professionnelle 2025. J'ai choisi de fonctionner par... thèmes plutôt que de faire des grandes sections, enfin deux grandes sections, ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas fonctionné. Donc j'ai choisi trois thèmes qui sont les voyages, les projets et la dispersion et mon rapport au temps et à l'argent. Ces trois thèmes qui pour moi sont fondamentaux et c'est aussi trois thèmes je pense qui peuvent vous aider à réfléchir, à faire la part des choses, à établir des stratégies. Donc c'est pour ça que j'ai fait ressortir en fait ces trois thèmes. Alors le sujet numéro 1 et mon bilan numéro 1, ça concerne bien sûr les voyages. Les voyages, ça a représenté une grosse partie de mon temps et de mon énergie en 2025. Je suis principalement, je pense, allé chercher de l'élan, de l'inspiration et du recul. En tout cas, c'est le bilan que j'en tire. Maintenant que j'analyse un peu ce que j'ai fait, et j'ai fait d'autres voyages. Là, je me concentre surtout sur Los Angeles. J'ai fait quelques autres voyages. dans d'autres pays, mais voilà, le gros de mon activité et de mon énergie a été concentré sur Los Angeles. Donc là, on va plutôt parler de ça pour l'instant. Dans ce qui a fonctionné, la première chose, c'est que j'ai réussi à partir loin, longtemps et sans encombre. Personnellement, je considère déjà que ce point est une énorme réussite personnelle. C'est pas si facile en fait. Je suis parti trois fois à Los Angeles, au total trois mois à plus de 9000 km de Paris. J'ai réussi à prendre tous mes avions, j'ai réussi à me loger, j'ai réussi à louer une voiture sans trop de problèmes, j'ai réussi à gérer mes finances, j'ai réussi à gérer mes déplacements, mes rendez-vous. Et ça déjà pour moi c'est une grosse réussite parce que finalement partir loin et longtemps seul, je pense que ça peut générer des problèmes et je me rends compte que je n'en ai pas eu tant que ça. Donc je suis déjà assez content d'avoir réussi ce point là. La deuxième chose qui a fonctionné pour moi, pour mes voyages, c'est que j'ai obtenu un maximum de rendez-vous. Rien qu'en mai-juin 2025, je crois que j'avais fait environ 30 rendez-vous en trois semaines. Donc ça, pareil, c'est plutôt une réussite pour moi parce que j'ai aussi fait des voyages précédemment où j'avais beaucoup moins de rendez-vous. J'avais pu moins m'organiser en amont, j'avais moins réussi à avoir des contacts. Et là, le fait de faire une trentaine de rendez-vous, ça a été clairement très intense. Mais ça m'a aussi montré que mon process fonctionnait. Ça pareil, je pense que je vais en reparler dans un épisode prochain. L'idée de comment on travaille, comment on prépare des voyages, comment on peut anticiper, prendre des rendez-vous, trouver des contacts, organiser ses plannings. Ça, c'est un truc que je commence à bien savoir faire, donc je serais ravi d'en reparler. Et le troisième point qui concerne les voyages, c'est que j'ai ouvert quasiment dix nouveaux projets hyper porteurs. entre Paris et Los Angeles. Donc le fait d'aller beaucoup à Los Angeles, ça m'a permis d'ouvrir ces nouveaux projets. Ces projets, c'est de la représentation de catalogues, d'éditeurs, de compositeurs. J'ai commencé à travailler avec des fonds d'investissement, avec des nouveaux médias. J'ai sécurisé des synchronisations musicales. J'ai noué des nouveaux contacts dans le cinéma, dans la télé, dans la pub. J'ai avancé aussi sur beaucoup de sujets de sonorisation. Des sujets de radio également qui me tenaient beaucoup à cœur. Donc voilà, sur 30 rendez-vous, j'ai fait 30 rendez-vous uniquement sur la période de mai-juin 2025. Néanmoins, au-delà du fait de sécuriser mes affaires générales, c'est-à-dire les catalogues que je représente en Europe et aux Etats-Unis, voir mes partenaires habituels, j'ai quand même réussi à ouvrir 10 nouveaux projets, ce qui me paraît vraiment pas mal. Bon, maintenant il est temps de parler de ce qui n'a pas fonctionné pendant mes voyages. Je pense que la première chose qui n'a pas fonctionné, ou en tout cas quand je fais mon bilan, où je trouve que je n'ai pas été suffisamment bon et là où c'est perfectible, c'est mon niveau d'anglais. Je trouve encore que je n'ai pas un niveau suffisant d'anglais. Je n'ai pas été très assidu dans mes cours quand j'étais enfant et adolescent, donc je n'ai jamais eu un très très bon niveau d'anglais quand j'étais gamin. J'ai pas eu la chance de partir énormément avec mes parents ou avec de la famille dans des pays anglo-saxons. Donc en fait, avant 18 ans, j'ai pas énormément parlé anglais. J'ai commencé à voyager quand j'avais 20 ans. C'est là où j'ai commencé à parler un peu plus anglais. C'est là où j'ai commencé à avoir des contacts et des amis anglais. Et je dirais que j'ai commencé à travailler en anglais quand j'avais environ 27-28 ans. J'en ai 41 maintenant. Et c'était vraiment... À l'époque, je faisais beaucoup de booking pour des gros artistes américains. Je leur organisais des tournées en France. Je commençais déjà à beaucoup échanger. Enfin, beaucoup, non, c'est exagéré. Je commençais déjà à échanger avec des music supervisors américains. Et aussi à parler à des plateformes de streaming et compagnie. Donc, je commençais à parler un peu en anglais dans mon métier. Mais pas énormément, au final. Ça veut dire qu'en gros, j'avais peut-être 20% par jour où je parlais en anglais, mais pas plus. Ça s'est vraiment accéléré à partir de mes 30 ans, ça s'est encore plus accéléré à partir de mes 40, mes 35 pardon. Et là ça fait vraiment 5-6 ans que je voyage intensément et que je parle, enfin que je travaille presque à 50-50 entre les pays francophones et les pays anglophones. Donc j'ai progressé très largement je pense, mais je trouve que je ne suis pas encore assez bon. Et même si je me fais comprendre... Même si j'arrive à faire des rendez-vous maintenant je suis plus du tout stressé. Je me rappelle il y a 4-5 ans j'étais super stressé quand je faisais des rendez-vous en anglais. Maintenant je ne suis plus du tout depuis 4-5 ans je pense. Mais par contre je pense que j'arrive à me faire comprendre, j'arrive à bien comprendre mais j'ai du mal à me faire comprendre finement. Et ça je trouve que, autant à mon avis dans d'autres industries c'est moins grave, mais dans la musique on doit faire passer des émotions, des choses assez fines. C'est quand même assez complexe ce qu'on fait dans la musique, le droit d'auteur, les catalogues. Et surtout, parler des artistes et de la musique, ça demande un certain champ lexical. Et c'est là où je trouve que je n'ai pas été assez bon. En plus, moi, la langue, c'est mon truc. C'est comme ça que je me suis épanoui quand j'étais petit. J'ai lu beaucoup de livres. J'ai été, je pense, assez vite, assez bon en orthographe, en rédaction. Et ça a toujours été mon moyen de m'en sortir, là où il y a d'autres choses où j'étais très mauvais, j'ai pas été très bon en maths. Voilà, et en fait la langue et le langage, c'est toujours là où je me suis épanoui, c'est toujours là où j'ai eu l'impression d'avoir un avantage stratégique, donc c'est là où j'ai mis beaucoup d'efforts. Ce qui fait qu'en anglais, le fait de mal parler, de pas avoir un langage suffisant, c'est très frustrant pour moi, parce qu'en fait l'avantage stratégique que j'ai avec les français et les francophones, je le perds avec les anglophones. Donc j'essaie de le rattraper avec d'autres choses, en étant plus structuré. en ayant des meilleures idées, en étant meilleur pour développer des projets. Mais je pense que je dois aussi rattraper ce retard en progressant en langue. Pareil, je ferai un épisode là-dessus. Mais en ce moment, j'ai trouvé plein de techniques pour progresser. Bien sûr, il y a mes voyages et mes rendez-vous qui me font progresser. Mais j'ai au moins 3-4 petites astuces et 3-4 éléments de discipline que je pourrais vous partager et qui m'ont vraiment, vraiment, vraiment permis de progresser. La deuxième chose qui pour moi n'a pas fonctionné pour mes voyages, c'est le manque de stratégie. Dans le sens où je pense que j'ai mal anticipé certains trucs, j'ai fait beaucoup de rendez-vous inutiles, et en quelque sorte, je n'ai pas été assez sharp. Dans le sens où je pense que j'ai de l'émotion aussi quand je vais en Californie. Des fois, j'ai juste envie aussi de me balader. Pas de flâner parce que je bosse quand même énormément quand je suis à Los Angeles et en Californie. Mais il y a des fois où comme c'est une ville qui est très vivante, où il y a beaucoup de créativité, où il y a beaucoup de profils qui sont très différents, où il se passe plein de trucs, où le contact est facile, où le social prend une grosse place et l'accident et le chaos est ultra valorisé et ultra accepté par la société. il y a une grosse part de choses qui viennent à vous et que vous ne pouvez pas contrôler. Néanmoins, je trouve que même si je me suis laissé des périodes de non contrôle, j'aurais pu être meilleur dans mes stratégies pour avoir des rendez-vous plus efficaces, mieux border des projets. Voilà, donc je pense que je dois apprendre à être plus efficace. Et la troisième chose, ça c'est vraiment fondamental. Je sais que j'ai eu des carences à ce niveau-là. et je sais d'où ça vient, je sais comment les corriger, c'est que je n'ai pas été très bon en follow-up. Dans le sens où je n'ai pas été très bon en suivi. Les Américains, ils sont ultra exigeants sur les follow-up. Quand vous faites un rendez-vous, au moins vous faites un petit mot pour remercier la personne. Si vous avez passé un bon moment, vous dites que vous avez passé un bon moment. Et à la limite, soit vous le faites en un temps, soit en deux temps. Souvent, ils le font en deux temps d'ailleurs, je trouve. Mais vous faites au moins un premier message pour remercier, demander si tout est bien passé, si le mec est bien rentré Dire qu'on était très content de le rencontrer. C'est toujours un truc qui entretient la bienveillance, la relation, le côté un peu friendly qu'ils ont. Et souvent, après, ils font aussi un deuxième message pour structurer. Donc voilà, suite à mon message, on s'est dit ça, on s'est dit ça, on s'est dit ça, on peut faire ci, on peut faire ça. Souvent, moi, je vois que la plupart, une grosse majorité des Américains fonctionnent avec ces messages. Je pense que moi, là où je n'ai pas été très bon, c'est un... en sortie de rendez-vous j'ai foncé j'ai pris la voiture j'ai tracé et après je suis rentré je suis parti dans mes trucs j'avais d'autres rendez-vous j'avais dû suivi à faire en france ça j'en reparlerai mais du coup j'ai pas fait ce petit message de bienveillance et de de petits messages amicals on va dire et ensuite entre le reste de mon voyage à los angeles la rentrée en france mes affaires en france je trouve que j'ai encore du mal à vraiment je le fais de plus en plus je sais que c'est important mais j'ai encore du mal à dégainer des mails bien carrés, disciplinés, qui font du follow up, qui ouvrent et qui ferment des portes et ça c'est ultra nécessaire parce que ça fait gagner du temps à tout le monde et c'est comme ça que je pense on se fait respecter. Et je pense aussi que j'ai mal délégué. J'ai des équipes en France, je leur ai probablement mal délégué certaines choses. Donc c'est là où j'aurais pu être meilleur et je reste en tout cas, et ça c'est un truc que j'ai dans la tête depuis longtemps et qui est validé à chaque voyage, je reste 200% convaincu. que le suivi c'est vraiment la clé d'un voyage professionnel, surtout aux Etats-Unis et à Los Angeles.
Speaker #0On repart sur du positif. Le deuxième point que je voulais aborder dans cet épisode, c'est les projets et la dispersion. Moi, je crois que je suis quelqu'un de très créatif. Je le sais, on me le dit. Pour m'épanouir, je dois garder cette partie de moi créative. Je dois l'équilibrer avec une grosse part de rationalisation. Ça, c'est ce que j'ai appris avec les années et l'expérience. Donc, je dois avoir une rationalisation qui contrebalance mon côté créatif, qui peut apporter un déséquilibre. Il me faut du concret, de la structure. Ce qui a fonctionné pour moi en 2025, c'est que je crois que j'ai jamais été aussi créatif que les années précédentes. En 2025, vraiment, j'ai eu une créativité de malade. Pourtant, j'ai passé une année complète sans alcool. Enfin, plus précisément, j'ai fait un an, c'était un défi que je m'étais lancé, j'ai fait un an sans alcool entre 2024 et 2025. C'était une discipline que je voulais avoir, en fait, je voulais être beaucoup plus présent dans ma vie. avoir plus d'énergie, plus de discipline. Et comme j'avais beaucoup de sujets sur la table qui, à mon sens, n'avançaient pas assez, je me suis dit « Ok, je vais supprimer pendant un an l'alcool de ma vie. » Et je vais vraiment prendre ces sujets au sérieux et avancer. Donc j'ai fait un an sans alcool, avec une discipline de fer qui va avec. Je me suis couché très tôt, je me suis levé tôt, j'ai fait du sport. Je suis assez peu sorti. J'ai beaucoup plus lu, pardon. Et j'ai appris à mieux manger. Et en fait, le fait que l'alcool, en tout cas l'arrêt de l'alcool et surtout la discipline, nous offrent un plus grand terrain de créativité, je le savais déjà. Parce que je l'avais lu, parce qu'on me l'avait dit, mais j'ai pu vraiment l'expérimenter cette année-là. Ça, c'est un point hyper important. D'ailleurs, je vous conseille très fortement un livre de Raphaël Gaillard, qui a dû sortir il y a 4-5 ans, je crois, qui s'appelle Un coup de hache dans la tête. Raphaël Gaillard, il est scientifique, neurologue, psychiatre, il travaille à Saint-Anne. C'est un mec brillant, qui a plein de cordes à son arc. Il a été musicien, violoniste, il est écrivain. Il est psychiatre, il est chercheur, il met beaucoup de philosophie, d'humanisme et de sociologie dans son art et ses pratiques. Et donc il a écrit ce livre qui s'appelle Un coup de hache dans la tête, sorti je pense aux alentours de 2020-2022, mais je ne suis pas certain que ce soit réellement ces années-là. Plus récemment, il a fait un bouquin sur l'intelligence artificielle et l'humain augmenté. Mais dans ce livre, Un coup de hache dans la tête... Il analyse une idée reçue qui dit que plus on souffre, plus on est créatif, que les maladies mentales, ça augmente la créativité, que la dépression peut augmenter la créativité, que ceux qui boivent de l'alcool et qui prennent des drogues, ça augmente la créativité. Le livre, très clairement, il détruit cette idée-là. Moi, je le savais déjà à travers ce livre que j'ai lu, mais ça fait un moment qu'en discutant avec des artistes, en ayant énormément de retours d'expérience, Je me suis souvent rendu compte que ceux qui avaient une discipline assez stricte étaient beaucoup plus créatifs que ceux qui faisaient n'importe quoi, pour le dire simplement. Et d'ailleurs, j'avais juste à analyser le rendu entre ceux qui étaient disciplinés et ceux qui étaient indisciplinés. Et je me rendais compte que ceux qui étaient disciplinés, non seulement délivraient plus et délivraient mieux. Il y a souvent une forme de chaos dans le manque de discipline, dans ce qu'on délivre. Il y a aussi une forme de se mentir à soi-même. Parce qu'on croit que justement, quand on a un mode de vie un peu freestyle, on est plus créatif. Mais si on analysait les choses froidement et si on voyait les choses en face, je ne suis pas certain qu'on remarquerait qu'on a été beaucoup plus créatif quand on était indiscipliné que quand on était discipliné. Donc voilà, moi j'ai été très créatif. Je pense que cette pause d'un an sans alcool, plus la discipline, me lever tôt, faire du sport, ça m'a beaucoup aidé. donc en fait En 2026, j'ai énormément sorti de projets. Donc déjà dans mon métier, que ce soit ma boîte, Twenny, en tant que consultant, chef de projet, j'ai eu beaucoup de créativité, ça m'a fait créer beaucoup de projets. Et puis, sur un plan peut-être plus personnel, j'ai composé et produit énormément de musiques que j'ai sorties. J'ai écrit des poèmes, j'ai commencé un livre. Et puis, j'ai ce podcast que j'ai lancé fin 2025, j'ai un blog. J'ai été beaucoup plus précis sur LinkedIn. Voilà, donc ça, ça a plutôt fonctionné en termes de projet de dispersion. Alors je sais que c'est un de mes défauts. Je fais vraiment de mon mieux pour mener et finaliser la plupart de mes projets. J'ai beaucoup travaillé là-dessus ces dernières années. Je pense que l'enjeu des profils comme nous, qui sont à la fois dans la création, dans le business, ou en tout cas qui sont créatifs avec un profil un peu d'entrepreneur, c'est vraiment pouvoir canaliser des idées. et canaliser sa créativité au service du projet. La créativité doit être tout le temps au service du projet. Elle doit en fait créer des projets, faire émerger des idées. Elle doit faire avancer des projets, les nourrir. Mais pour moi, c'est surtout pas mettre une tonne de projets sur la table et laisser faire les gens avec ça. Je crois qu'en 2026, je me suis moins fait piéger que les années précédentes là-dessus. Mais je me suis quand même fait un petit peu piéger. Et je pense que ce que je dois apprendre à faire, c'est mieux choisir mes projets, être plus exigeant, savoir dire non. Et ça, je crois que c'est la clé d'une année réussie. Je pense que je me suis un peu enlisé aussi dans ce surplus de projets. Ils m'ont fait du bien quelque part, donc ils ont été nécessaires à mon équilibre professionnel et personnel. Mais je pense que j'ai encore une marge de progression immense sur ce sujet précis. Et ensuite, dernier point de ce qui n'a pas fonctionné, bien sûr... Quand on a trop de projets, on se fatigue et surtout, et aussi, pardon, on fatigue les autres. Je crois qu'on perd en crédibilité. Et comme je le disais juste avant, la créativité, elle doit faire servir les projets. Elle doit les faire avancer, les nourrir. Mais l'idée, ce n'est pas de mettre 10 000 projets sur la table tout le temps, parce qu'au final, on s'épuise nous et on épuise les autres. Troisième et dernier sujet, le rapport au temps et à l'argent. Cette année 2025, je crois que j'ai pris conscience encore plus fortement que les années précédentes qu'un des vrais pouvoirs, c'est vraiment le temps. Ce qui a fonctionné pour moi, cette compréhension du temps qui passe et qui ne pourra pas être rattrapée, ça m'a donné vraiment une rage et une force radicale. Je crois qu'avec ça, j'ai vraiment cessé de t'agiverser et j'ai foncé tête baissée. J'ai essayé de faire un max de choses et ça, c'était vraiment très cool. Je pense que j'ai appris à mieux gérer mes actifs. en les inscrivant justement dans le temps et l'espace. C'est là où je disais que le temps est un des plus grands pouvoirs dans le monde. Ce n'est pas le seul, mais c'est un des grands pouvoirs. Et avant, j'ai toujours été très sensible à comment on crée et on gère un actif. C'est ce que je fais avec la musique, avec les catalogues. Mais je pense que j'avais encore du mal à appréhender au niveau intuitif le rapport entre un actif et le temps. Donc là, j'ai beaucoup plus appris à ce niveau-là. J'ai lu beaucoup de bouquins sur l'économie. J'ai lu plein de bouquins sur plein de sujets, mais qui m'ont aussi ramené à l'idée du temps. Et ça m'a appris à mieux gérer mes actifs, justement, en les inscrivant dans le temps et l'espace. Et pour moi, maintenant, c'est vraiment une donnée clé pour les gérer efficacement. Et aussi, j'ai coupé pas mal de ponts avec pas mal de gens qui me faisaient perdre du temps, justement. Ça, ça m'a vraiment fait un bien fou. ça m'a offert je pense des centaines et des centaines d'heures que j'ai mis là où ça valait vraiment le coup Donc, me rapprocher de gens qui ont du talent et qui m'inspirent, les écouter directement, enfin parler avec eux et aussi prendre soin de moi et de ma famille. Ça, c'est pour l'aspect plus perso. Mais en tout cas, c'est fou comme quand vous éloignez de vous certaines personnes qui vous font vraiment perdre du temps à un moment où vous vous rendez compte que ça n'a pas de sens et ça mène à rien et ça vous pollue. C'est fou comme le temps vous en rattrapez et vous en récupérez un max. Et ça, vous pouvez vraiment le mettre dans plein de choses. Néanmoins, Ce qui n'a pas fonctionné pour moi, pour faire écho au paragraphe précédent, je dirais que j'ai encore du progrès, beaucoup de progrès à faire dans ma capacité à dire non. Je pense que je suis encore trop mobilisable sur plein de sujets. Je pense qu'il y a encore des personnes mal intentionnées qui aspirent mon temps et mon énergie pour rien. Ça, je pense que je dois faire ultra attention à ça. Et je pense que vous aussi, vous devez faire ultra attention à ça. Et pour moi, c'est vraiment une question de survie professionnelle. Savoir dire non, c'est corrélé aussi, c'est lié à une capacité aussi à prendre confiance en vous, à affiner vos objectifs. Mais c'est sûr que moi, apprendre à dire non, j'ai encore du mal. C'est vrai que ma réponse par défaut, c'est oui. Quand quelqu'un arrive en me disant j'ai un projet cool, je veux bosser avec toi, est-ce que tu as envie de bosser avec moi ? Ma réponse par défaut est oui. Alors qu'en fait, ma réponse par défaut devrait être non. Si mes objectifs et ma stratégie, c'est d'aller dans un sens et de ne pas rentrer des nouveaux projets. Après, si j'analyse finement les nouveaux projets et que je me rends compte que c'est vraiment porteur pour moi, ma société, mes partenaires, je le fais. Mais par défaut, je devrais éloigner à peu près tous les nouveaux projets qui viennent à moi. C'est comme autour de France, un coureur cycliste, il ne va pas regarder et faire une accolade à tous les gens du public qui s'avancent vers lui pour lui faire un câlin. Donc là, c'est un peu la même chose pour moi. J'ai vraiment parlé de survie professionnelle. Il y a un mot que j'adore, c'est tempérance. Je pense que je n'en fais pas encore assez preuve. J'ai parfois un côté encore un peu trop impulsif, mais je sais que je dois faire preuve de plus de tempérance, parce qu'à mon avis, c'est jamais une mauvaise idée de faire preuve de plus de tempérance. Et d'ailleurs, il y a une phrase de Naval Ravikant, qui est un investisseur et un entrepreneur californien. Il a un livre qui est génial et que je vous invite à lire. D'ailleurs, je me suis noté qu'il faut que je fasse un épisode sur 10 livres qui m'ont inspiré dans la musique et dans le business. Mais Naval Ravikant, il a une phrase hyper puissante qui dit « impatient avec les actions, patient avec les résultats » . C'est vrai que moi, j'essaye de garder un peu cette fraîcheur, cette activité, ce rythme ultra soutenu sur les actions. Pour moi, une action, ça vaut toujours mieux qu'une non-action. Et j'ai aussi cette phrase que j'adore qui dit « l'action amène l'information, pas l'inverse » . Je pense qu'entre deux personnes talentueuses, Ce qui définit celle qui va réussir, c'est celle qui est passée à l'action. Néanmoins, autant je pense qu'on peut être impatient avec les actions, autant il faut être patient avec les résultats. Ça, c'est un juste équilibre à trouver. Et si vous le trouvez, je pense que vous pouvez aller vite, commencer, développer, finir des projets, et rester hyper serein et bien dormir la nuit, ce qui est quand même hyper important. Enfin, pour finir, ça, ça concerne purement l'argent. Je pense que j'ai encore un rapport trop radical entre gagner de l'argent et pas gagner d'argent. Je m'inspire beaucoup des gens qui sont autour de moi. J'ai des gens autour de moi qui sont obsédés par l'argent et qui en gagnent beaucoup. J'ai des gens autour de moi qui ne pensent pas à l'argent, qui en gagnent peu et qui sont très heureux. J'ai des gens autour de moi qui sont obsédés par l'argent et qui n'en gagnent pas. Et j'ai des gens autour de moi qui ne sont pas du tout obsédés par l'argent, qui n'y pensent pas et qui en gagnent beaucoup. et je pense que justement il faut que j'affine moi vraiment mon rapport à ça Je ne fais pas de la musique pour gagner de l'argent à la base. La musique c'est une passion pour moi, donc quoi qu'il arrive je travaille dans la musique, je fais de la musique, j'accompagne des compositeurs, et ça c'est une passion, et c'est une passion avant d'être un travail. C'est pour ça d'ailleurs que je n'ai pas souvent l'impression de travailler. Néanmoins, comme j'ai des sociétés, des actifs et des partenaires qui veulent gagner de l'argent, je dois penser à gagner de l'argent. D'autant plus que le fait de gagner de l'argent, ça me rend quand même assez heureux. Il y a un concept de Xavier Niel que j'aime beaucoup, qui dit dans une interview ou dans un livre, quelqu'un lui dit, est-ce que le business ça te rend heureux ? Est-ce que ça te rend malheureux ? Qu'est-ce qui te rend heureux ? Qu'est-ce qui te rend malheureux ? Il dit, je l'ai entendu comme ça, mais je serais ravi que quelqu'un me corrige. Il dit, moi j'ai un rapport très simple avec le business. Quand je gagne de l'argent, je suis heureux. quand j'en perds, je suis malheureux. Donc, il dit donc, en fait, pour moi, c'est très simple. J'ai un rapport très binaire au business. Je gagne de l'argent, je suis heureux. J'en perds, je suis malheureux. Et il parle de ça en business. Après, on peut mettre plein de considérations d'éthique et de notions dans plein de domaines, dont la famille, les amis, les relations. Néanmoins, j'aime beaucoup ce concept. Et surtout, moi, je cherche, je crois, une clé qui m'ouvrira la porte de ce concept qui dit, il faut penser à l'argent pour en gagner. Mais c'est souvent quand on y pense le moins. qu'on en gagne le plus. Voilà, j'espère que cet épisode vous a plu. J'étais vraiment ravi de partager mon bilan, enfin une partie de mon bilan 2025 avec vous. J'espère que ça vous a inspiré et que ça vous a permis d'y voir plus clair sur vos différents projets. J'espère que ça vous a donné envie de voyager, j'espère que ça vous a donné envie d'entreprendre, et j'espère surtout que ça vous a donné envie de travailler dans la musique et de faire de la musique. Ça c'est hyper important. Je serais ravi et je suis toujours ravi que vous me fassiez des retours. J'ai beaucoup beaucoup de gens en ce moment qui m'écrivent sur LinkedIn et j'en suis vraiment extrêmement ravi. J'échange avec eux en général et ça arrive même qu'on s'appelle ou qu'on prenne un café. J'ai pas mal de commentaires aussi sur mon LinkedIn. Je serais ravi que vous mettiez aussi des commentaires sur la plateforme que vous utilisez pour écouter ce podcast, que ce soit Spotify, Deezer, Apple. Et voilà. Mais en tout cas, je ne fais pas ce podcast pour parler dans le vide. Je fais surtout ce podcast pour confronter mes idées, organiser mes idées, les confronter avec les autres. Bien sûr, plus j'ai d'échanges, plus je suis content, plus ça me fait progresser. Ce n'est pour moi pas une relation unilatérale, c'est une relation bilatérale. Donc plus vous commentez, plus je suis content. Et d'ailleurs, je rappelle que le format d'Impala, qui a amené à bouger, mais pour l'instant il est ce qu'il est, c'est que je fais en général un ou deux épisodes seul, et je fais aussi au moins un épisode sur deux, voire un épisode sur trois en interview. Et d'ailleurs, la semaine prochaine, vous aurez l'épisode 2 d'une interview que j'ai faite avec Vincent Lagadrière, que vous êtes énormément à avoir écouté, on a eu avec Vincent des super retours, et là on va parler un peu plus de... son expérience parisienne, son travail de composition et de production dans la musique à l'image, le luxe, l'événementiel, et aussi, comme on est le 7 janvier 2026, aujourd'hui c'était la répartition SACEM. Avec Vincent, on va avoir une petite discussion honnête et sincère sur sa répartition, ce qui a fonctionné pour lui, pas fonctionné, est-ce qu'il est content de ses chiffres SACEM, est-ce qu'il n'est pas content. Est-ce qu'il est plutôt optimiste ou pessimiste pour l'avenir ? Ça, on le découvrira la semaine prochaine. Merci, salut !