Speaker #0En fait, pour être honnête avec vous, au tout début, je voulais faire beaucoup de contenu pour offrir beaucoup de contenu à quelqu'un qui découvre Impala. Donc je ne voulais pas avoir cet aspect où quelqu'un découvre le podcast et a 7-8 épisodes à se mettre sous la dent et après ça s'arrête. Et du coup, je voulais faire beaucoup d'épisodes pour que ça puisse s'enchaîner. Et il se trouve qu'en ce moment, j'ai énormément de boulot, énormément de dossiers. Je m'étais fixé pas mal d'objectifs pour la fin d'année 2025. En gros, j'aime bien les listes, moi, donc je m'étais fait une liste de 10 choses à finir, enfin 10 dossiers à closer avant la fin de l'année 2025. Il se trouve que je n'ai pas pu tout closer pour plein de raisons, mais aussi parce que le volume de travail était beaucoup trop massif. Donc j'ai finalisé quelques gros dossiers, j'en ai remis au-dessus de la pile pour 2026, et en fait, je bossais comme un malade mental depuis le 2 ou 3 janvier. Et là, je me fais des tunnels de boulot de malade, donc... J'ai du mal à me libérer du temps pour du podcast. En plus, il y a eu le deuxième épisode de la discussion avec Vincent Lagadrière que personnellement j'ai adoré. Je me suis dit en plus, ça tombe bien, ça laisse un peu de place, ça laisse un peu respirer cet épisode. En fait, c'est très bien. Alors, aujourd'hui, je me suis posé plein de questions. Je me suis posé plein de questions avant sur qu'est-ce que je pouvais aborder aujourd'hui. Il y a une interview qui arrive bientôt de Mila et Louis de l'agence Himalaya qui va être hyper intéressante et qui va parler de comment on compose pour le luxe. Donc c'est un peu le fil rouge, ça fait un peu écho à ce qu'on s'est dit aussi avec Vincent. C'est assez intéressant là parce que c'est un binôme Louis et Mila, donc en fait ils vont nous expliquer comment ils travaillent ensemble. Et en fait c'est vraiment intéressant de comprendre les coulisses de ce travail entre une directrice artistique et un compositeur. Et vous verrez comment ils se drivent l'un l'autre, mais c'est vraiment très intéressant. Et donc j'avais pas de sujet pour aujourd'hui, et je me suis dit que comme l'ADN de ce podcast, c'est l'industrie de la musique entre Paris et Los Angeles, et bien je me suis dit tout simplement que ce que j'allais faire, c'est raconter comment j'ai développé mes activités, ma société aux Etats-Unis et à Los Angeles. Alors j'ai rien préparé du tout, pas par flemme, mais parce que je me suis dit que j'allais vous raconter ça de la manière la plus fluide. honnête et transparente possible. Et j'ai toujours tendance à penser que généralement, plus on prépare les choses, plus on les écrit à l'avance et plus on travestit parfois et on arrange ou on maquille la réalité. Et moi, je voulais vraiment vous raconter ça de manière brute et sincère parce que je sais autour de moi qu'il y a plein de gens qui veulent partir ou il y a plein de gens qui veulent se développer à Los Angeles. C'est quand même une belle ville. Je le rappelle, Los Angeles, c'est quand même 10% de toute l'industrie musicale mondiale. Je pense que quand vous arrivez à un certain niveau, que vous soyez compositeur, artiste, musicien, réalisateur, ingénieur du son, mixeur, éditeur, label, tout ce que vous voulez, il y a quand même une case Los Angeles, je pense, qui est importante dans votre carrière, que vous décidiez de vous y installer définitivement ou pas. Et donc, le fait de vous raconter honnêtement comment moi j'ai fait, avec les qualités, les défauts, les points forts et les points faibles de mon expérience, ça peut aussi vous aider à mieux comprendre. mieux réussir votre expérience à vous. Et vous verrez d'ailleurs que c'est du temps long, tout ça. Quand on raconte les choses, des fois, on compresse le temps. Pour ça qu'écrire, des fois, ça synthétise, donc ça compresse. Et là, je voulais aussi que vous vous rendiez compte à quel point c'était du temps long. Donc, back in the days, comme on dit, je suis parti la première fois aux Etats-Unis. Enfin, j'étais parti en fait avant à New York. Mais c'est ça qui est assez drôle en fait, c'est que New York, ça ne m'a jamais vraiment inspiré pour le boulot. Aussi bizarre que ça puisse paraître, parce que je sais que beaucoup pensent que le cœur névralgique de l'industrie musicale, ou en tout cas la partie business music, c'est New York. Et en fait, je connais beaucoup plus de gens qui vont à New York que de gens qui vont à Los Angeles. Néanmoins, je suis peut-être allé 4-5 fois à New York avant de commencer à aller à Los Angeles et je n'ai jamais été inspiré spécialement par New York en termes de business. Un petit peu plus, presque. À Montréal, où j'ai fait des stops avant d'aller à New York, et où j'ai fait quand même quelques trucs, j'ai rencontré des gens, j'ai fait des rendez-vous, j'ai placé des trucs à droite à gauche, j'ai été un peu consultant pour des boîtes là-bas. Mais New York, pas grand-chose. Mais voilà, c'est structurel. Moi, je n'aime pas le froid en plus, donc dès que je me retrouve à New York, je n'ai pas du tout envie d'aller vers les autres. J'ai plus envie d'être dans mon manteau et de boire un café. Donc voilà, après c'est très personnel, mais je pense que les villes aussi, c'est ça qui vous inspire, des expériences entre... ou pas. Donc 2019, qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que j'ai préparé mon voyage ou pas ? J'ai absolument pas préparé mon voyage. On est le 1er janvier 2019, j'ai fait un petit réveillon pour transiter 2018-2019. 2018, je fais une très très belle année, j'ai des gros synchros, j'embauche quelqu'un. En fait, il faut savoir qu'avant ça, j'avais passé 5 ans à être quasiment seul dans ma boîte. Donc 2013-2018, je suis tout seul. Je construis mon catalogue, je commence à signer des oeuvres. Moi, en fait, en 2013, je suis devenu éditeur en achetant un petit catalogue de jazz. Donc j'ai acheté 300 titres à l'époque, donc 2013. Je vous ferai, si vous voulez, un jour un épisode pour vous raconter un peu mieux comment j'ai construit mes boîtes. Mais 2013, je rachète un petit catalogue d'édition, 300 titres de jazz. Donc en fait, 2013, j'ai plutôt construit ma société. J'ai fait mes dépôts d'oeuvres, j'ai contrôlé les dépôts, je me suis rapproché des personnes clés de l'Assasem pour commencer à nouer des liens avec eux. J'ai continué à faire du catalogue, mais de façon très, très, très, très contrôlée. Donc, j'ai peu signé. J'ai essayé de mieux comprendre comment ça fonctionnait. Je suis allé vraiment lentement pour ne pas faire d'erreurs. Et 2015, je pense que c'est vraiment là où j'ai commencé à signer plus, à développer, à commencer à mieux bosser la synchro et tout ça. Donc, 2015, 2016, 2017, travail acharné. Et 2018, ça commence vraiment à payer. Première grosse synchro, première grosse répartition de SACEM, première embauche en CDI. Je ne suis plus tout seul et là, on accélère à mort. Ce qui fait que je finis l'année 2018 en ayant bossé énormément, mais hyper heureux de l'année que j'ai faite. Et là, à l'époque, j'habite à Lyon, je fais beaucoup d'allers-retours à Paris. Je commence à avoir un beau réseau, je pense, en France. Et 1er janvier 2019, je me dis, tiens, j'ai envie de me vider la tête. de prendre du recul. J'adore ma répartition SACEM, j'étais plutôt optimiste. Finalement, je fais une très très belle répartition SACEM, comme je l'avais prévu. Et là, je me dis, j'ai envie de partir loin, dans un pays et une ville qui m'inspire. J'ai toujours été baigné depuis que je suis tout petit par Los Angeles, que ce soit sa musique, son cinéma, sa psychologie, son art de vivre. Donc voilà, 6 janvier, répartition SACEM, elle est belle. Je prends mes billets d'avion. je trouve des billets pas cher pour la semaine d'après et voilà donc je réserve mon avion le 11 janvier 2019 pour partir la première fois de ma vie à los angeles en fait c'est marrant parce que j'avais tellement envie de lâcher un peu la france de faire une rupture tellement j'avais bossé ces trois quatre dernières années que j'ai même pas trop réfléchi à ce que j'allais faire à ce que j'allais louer en fait je connaissais vraiment pas du tout Los Angeles, à part l'image un peu fantasmée, je dirais. J'avais peu d'idées des quartiers, j'avais peu d'idées où j'allais habiter, plein de choses. Donc je prends ces billets, je prends zéro logement, à part, je me rappelle, j'ai pris deux nuits dans un hôtel qui est resté comme mon hôtel un peu culte. Moi, je suis très symbole et j'en ai fait un symbole à chaque fois que j'arrive à Los Angeles. Je vais toujours au Line Hotel, qui est sur Wiltshire, à Koreatown, pour les gens qui connaissent un peu. C'est un super quartier, c'est un super hôtel. J'adore parce qu'en fait dans cet hôtel, c'est un peu un hôtel art brut. Et vous avez des chambres qui donnent sur les deux côtés, une sur Wilshire et l'autre qui donne sur les collines d'Hollywood. Donc en fait moi j'adore parce que quand vous arrivez à Los Angeles, moi en général j'essaie toujours d'arriver à Los Angeles vers les 17h. Comme ça je profite de la lumière qui décline, enfin là je parle de janvier. Je profite de la lumière qui décline, j'arrive en général, il me reste juste un tout petit peu de lumière pour sortir de l'aéroport, prendre ma voiture, je peux rouler un peu, ça me fait du bien. Et quand j'arrive à l'hôtel, en général, il est 18h, je fais mes trucs. Et je m'endors et j'aime bien m'endormir en voyant la colline d'Hollywood. Et quand vous vous réveillez, vous avez cette grande baie vitrée. Et vous voyez la colline d'Hollywood et le Hollywood sign. Donc c'est toujours très symbolique et très fort. Et moi, ça donne toujours une énorme impulsion pour après explorer la ville comme un malade. Donc je réserve juste cet hôtel. Un ou deux autres trucs, je crois. J'avais réservé le Rose Hotel. à Vénice à la fin de mon voyage parce que un ami m'avait dit que c'était bien et entre les deux franchement j'avais pas prévu de faire grand chose quoi. Je savais pas trop ce que j'allais faire, j'avais pas réservé de voiture, j'avais déjà mon permis à l'époque mais j'ai pas réservé de voiture je connaissais personne en plus franchement j'avais un Un pote qui était musicien dans un groupe que j'avais managé il y a longtemps et qui était parti avec sa femme quelques années avant. Je me suis dit bon, c'est en fait mon seul point d'attache. Donc voilà, je suis parti comme ça. En plus, j'étais à Lyon à l'époque, donc c'est quand même un trip un peu plus long que quand on est à Paris parce que je suis allé prendre mon train. Voilà, le train, c'est deux heures. Ensuite, je suis arrivé à Gare de Lyon. Ensuite, j'ai pris un taxi, je pense, pour aller à l'aéroport. Ensuite, j'ai attendu à l'aéroport. Je suis arrivé assez tôt parce que justement, entre le train et tout, je ne voulais pas louper. Donc deux heures de train, quasiment une heure de taxi, au moins deux heures d'attente et après 10h30 je crois d'avion. Donc c'était assez long mais franchement j'étais dans un super état d'esprit je me rappelle à l'époque. J'étais hyper heureux d'y aller, j'étais un peu flamboyant justement parce que j'avais fait cette année un peu de malade. Et en plus j'étais vraiment en mode tout peut m'arriver quoi, j'ai rien prévu, je savais pas en fait ce qui allait m'arriver. Je me suis dit autant je trouve ça super glauque et je suis tout seul et je me retrouve dans un logement et il se passe rien. Autant il m'arrive plein de trucs, je rencontre plein de gens, mais très franchement je n'en avais aucune idée. Alors qu'est-ce qui s'est passé sur place ? Je suis arrivé sans encombre, il faisait super beau, j'étais super content. Je suis allé direct prendre mon shuttle et en sortant de LAX, qui est l'aéroport de Los Angeles, je suis arrivé, j'ai passé la douane sans encombre, je suis sorti sans encombre. J'ai pris mon petit shuttle, donc il faut savoir que devant l'aéroport de Los Angeles, vous avez plein de bus qu'on appelle des shuttles. Et comme c'est très très grand, vous n'avez rien d'accessible depuis l'aéroport sans shuttle. Que ce soit pour prendre un taxi, prendre un Uber ou n'importe quel service de taxi ou de machin, vous devez de toute façon aller dans une zone spécifique. Si vous avez loué une voiture, il faut aller dans une zone. Si vous avez une voiture qui vous attend dans un parking, il faut aller dans une zone. Et à l'époque, je ne savais pas comment louer une voiture. Je vous expliquerai dans un prochain épisode que j'ai trouvé des moyens de louer des voitures qui sont beaucoup moins chères et beaucoup plus cool. Mais du coup j'ai pris mon shuttle, je suis allé à l'endroit où il y avait tous les loueurs. Il ne restait pas énormément de voitures, je me souviens. Et j'ai loué une petite voiture, ça ne m'a pas coûté très cher. Donc ça je me rappelle à l'époque ça m'avait pas mal surpris. Parce qu'en fait les locations de voitures finalement c'est beaucoup moins cher qu'en France. Et en plus finalement comme la voiture que j'avais pris, la petite citadine n'était plus dispo. Alors bien sûr on est aux US, donc il faut se calmer un peu. Les petites citadines ça n'a rien à voir avec la France. Et vous n'allez pas louer une Toyota Yaris ou une... ou une Fiat Panda, ou je sais pas quoi. Ça reste quand même de base les voitures les plus petites, des grosses voitures. Et puis là, je me suis retrouvé en fait avec un truc énorme, au même prix, parce qu'en fait, il n'y avait plus les voitures que j'avais louées. Donc là, j'étais encore plus flamboyant. Je me suis retrouvé à Los Angeles avec ma voiture trop belle. Je me rappelle, elle avait l'autopilot. Ça ressemblait un peu à une Tesla. Et voilà, je prends ma voiture et je commence à traverser la ville. En fait, je crois que j'ai compris beaucoup plus tard la saveur toute... particulière qui avait ce voyage pour moi. On est en 2019, on est avant le Covid, donc bien sûr on n'a aucune idée du fait qu'il va nous arriver une énorme crise dans la tronche. En plus 2019, très franchement, on a quand même enchaîné les crises. La crise de 2008, la crise du disque, la crise du piratage, plein de choses dans le monde et dans notre industrie. On n'a aucune idée que dans à peu près un an, il va nous arriver une des plus grosses crises mondiales qu'on ait jamais eue. Et donc je découvre en fait à Los Angeles tout ce que j'ai toujours rêvé de trouver aux Etats-Unis. C'est-à-dire un monde ouvert, hyper optimiste, avec des gens heureux, il fait bon vivre. Je vois pas trop d'insécurité à l'époque. Enfin j'ai pas l'impression d'être dans vraiment un truc d'insécurité. Enfin ça dépend toujours après des quartiers dans lesquels on traîne bien sûr. Mais je vois pas une grosse insécurité, je vois pas des trucs un peu... un peu d'espèce de petite agression que je pouvais vivre un peu quand j'étais à Lyon ou quand j'allais à Paris, que ce soit dans certains quartiers de Lyon ou certains quartiers du 18ème par exemple qui sont jamais des trucs très graves mais voilà les gens ils vous haranguent un peu des fois ils vous secouent un peu et là-bas j'arrive vraiment dans un truc feel good quoi c'est dans tous les endroits dans lesquels je vais, je vois que les gens sont heureux les gens se font des sourires puis après il y a ce truc très marquant à Los Angeles tout le monde vous fait des compliments Vous rentrez dans une boutique, les gens ont un grand sourire, ils vous disent que vous êtes beau, que vous êtes bien habillé, ils vous disent qu'ils adorent votre veste ou vos chaussures. Donc voilà, tout est vraiment très cool. Et en plus, alors que j'étais persuadé de me faire assassiner au niveau argent, et bien en fait je découvre une ville où c'est pas si cher que ça. Encore une fois, on est avant le Covid, l'inflation depuis 2020 elle est dingue. Mais à l'époque franchement, j'arrive à me loger pour pas trop trop cher, j'arrive à manger pour pas très très cher. Et puis je trouve plein de plans un peu pour m'acheter des fringues, des trucs à droite à gauche. Donc ça, plus l'allocation de ma voiture qui m'a coûté que dalle, l'essence qui coûte que dalle. Il n'y a pas de péage, le stationnement ne coûte pas grand chose. Donc en fait, je trouve vraiment... exactement ce que je voulais trouver à Los Angeles, c'est à dire un endroit où il fait bon vivre, une manière de recharger mes batteries, des gens agréables et heureux et une façon complètement nette de couper totalement avec la France pendant une petite parenthèse enchantée on va dire. Je vais pas trop m'étendre sur les 15 jours, je crois que je suis resté 14 jours ou 15 jours donc ça a pas été si long que ça non plus. Je ne vais pas trop m'étendre sur tout ce que j'ai fait là-bas, parce qu'en fait, ce n'est pas forcément hyper intéressant dans notre contexte. Parce que comme je l'ai dit, c'était surtout du perso, en fait. Je n'ai pas travaillé, je n'ai pas rencontré vraiment de gens dans l'industrie de la musique. J'ai plus, en fait, tâté un peu le terrain. Je voulais en fait voir ce qui s'y passait, comment les gens évoluaient, sentir l'air du temps un peu. Mais je n'ai pas vraiment travaillé. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai visité des quartiers mortels. J'ai été d'abord à Koreatown. J'ai été un petit peu à Venice au Rose Hotel qui est sur Rose Avenue et qui a disparu malheureusement. Qu'est-ce que j'ai fait d'autre ? Je suis allé à Palm Springs. Pareil, sur un coup de tête, j'ai pris ma voiture. Je suis allé à Palm Springs. J'ai loué un hôtel. J'ai adoré. Depuis, je suis quasiment incapable d'aller à Los Angeles sans aller à Palm Springs. Parce que c'est un havre de paix. C'est un désert. Une ville au milieu de rien qui est complètement surannée. un peu excentrique parfois, mais vous ne savez pas du tout dans quel espace-temps vous êtes. C'est encore une fois un endroit magnifique. Moi, je me rappelle encore une fois d'avoir eu des fulgurances, type aller faire mon footing dans un lotissement avec le coucher du soleil, rentrer me baigner dans la piscine en plein mois de janvier, aller dans l'hôtel écouter des vinyles. Et voilà, moi je crois beaucoup en ces trucs fondateurs. On est dans la musique et je crois que c'est une industrie qui est tellement difficile, pour plein de raisons, il n'y a pas énormément d'argent, il n'y a pas forcément beaucoup de structures, c'est un chaos infini, tout est quand même très chaotique dans la musique. Et je pense que si vous n'avez pas ces éléments fondateurs, qui sont vraiment des choses qui vous marquent au fer rouge émotionnellement, c'est quand même difficile d'évoluer dans cette industrie. Donc en fait, pour résumer ce premier voyage, janvier 2019, Je suis plutôt allé chercher un marquage émotionnel et une impulsion qui me donne ensuite envie de continuer à m'étendre, que ce soit personnellement et professionnellement là-bas. Et là, je rentre, fin janvier 2019, et là, c'est vraiment dur, je trouve. parce que Parce que j'ai tellement adoré Los Angeles que rentrer en France, c'est très dur. Le contraste, il est incroyable, incroyablement dur. Et pour plein de raisons, c'est dur. Je ne le vis pas très bien. En plus, j'ai fait une très belle année 2018, mais l'année 2019 est plus compliquée. J'ai des dossiers plus compliqués. Donc voilà, je n'ai pas un moral de fou. En plus, je sais que mes jours à Lyon sont comptés. Parce qu'en fait, je prévois de partir à Paris. Je suis un peu entre je quitte Lyon, j'arrive à la fin d'un modèle pour moi à Lyon, je sais que je vais pouvoir plus me développer à Paris. En même temps, j'ai quand même une toute petite pointe de nostalgie de quitter Lyon, une ville dans laquelle j'ai habité pendant pas mal d'années. Je n'ai pas non plus énormément de plans à Paris. J'y vais un peu aussi sur un coup de tête, de manière un peu impulsive, mais je ne vais pas stabiliser ni un logement, ni rien. Après, il se trouve que bon, assez rapidement, je trouve un logement, des bureaux. plutôt cool. Mais ouais, je suis dans cette espèce de petit triptyque Lyon-Paris-Los Angeles avec quand même Los Angeles qui me trotte dans la tête et voilà, ça a chamboulé en fait pas mal de choses pour moi et ça restera toute l'année 2019 je pense, à la fois un gros point de nostalgie et à la fois un phare en me disant, il faut à tout prix que j'arrive à y aller un jour parce que dès la première fois et dès mon premier voyage, je suis persuadé qu'il faut que j'aille me développer là-bas. Et vous verrez que la route est très longue. Donc ouais, assez vite, je sais que je veux et que je dois repartir. Et fin 2019, aux alentours d'octobre-novembre 2019, je reprends des billets d'avion. Cette fois-ci avec ma copine. Et je décide de repartir pour le symbole repartir en janvier 2020. Le 11 janvier 2020, retourner au même hôtel. Et là je le redis, j'ai toujours... pas vraiment d'attache professionnelle là-bas. Et je me dis, voilà, il faut juste que j'aille y passer du temps, explorer et puis on verra bien. Donc je repars le 11 janvier 2020, un an pile après la première fois. que je suis parti à Los Angeles. Là, je suis toujours convaincu par l'expérience. Je fais encore plus de trucs. Je vois encore plus de quartiers. Je découvre Los Angeles, Silver Lake, un peu plus Hollywood. Je retourne à Palm Springs. Donc ouais, je refais tout un tas de trucs. Je vais à Las Vegas, où j'étais jamais allé. Je vais à San Francisco. Je vais à Joshua Tree. Joshua Tree, j'y étais déjà allé. Mais en tout cas, je découvre Las Vegas. Je découvre San Francisco. Et en fait, je découvre... à quel point la Californie, c'est hyper vaste. En fait, il y a un million de trucs à faire en Californie. Et c'est assez rare, je trouve, des endroits dans le monde où vous avez à la fois un centre aussi puissant, qui est Los Angeles, qui est une mégalopole hyper puissante dans l'art, la culture, l'industrie, la tech, tout ce que vous voulez. Et en même temps, autour de ça, à une heure, deux heures, cinq heures, six heures de voiture, vous avez tout un tas de villes comme San Francisco, Las Vegas. plein d'autres où il se passe plein de choses. Et je crois pas qu'il y ait beaucoup d'endroits dans le monde où c'est la même chose. Alors après, bien sûr, en Europe, quand vous êtes à Paris, vous pouvez quand même être... Enfin, vous êtes assez proche de Bruxelles, de Londres, de plein de villes où il se passe plein de choses, de Genève, de Lisbonne, de Madrid. Mais c'est pas vraiment pareil. Là, on est dans le même pays, dans le même état, donc ça fait quand même un effet assez incroyable. Bon, je repars, je passe plus de temps là-bas. La première fois, j'étais parti pour 14 jours. Là, je crois que je pars 20 jours et j'ai encore plus un gros coup de cœur pour Los Angeles. J'ai encore plus envie d'y aller. Ensuite, bam, mars 2020, Covid. Et là, alors que je m'étais dit, je m'installerai un jour à Los Angeles. En attendant, j'y vais tous les ans en janvier. Et bien en fait, là, je n'y vais plus pendant trois ans. Et ça aussi, ça a été vraiment dur parce que je commençais à avoir des attaches émotionnelles avec la ville. J'avais ce truc de me dire. J'y vais tous les ans, pour moi c'était vraiment un moteur aussi pour le boulot. En plus pour le coup, je commençais à avoir de plus en plus de contacts là-bas, que ce soit des music supervisors, des agents, des éditeurs, des artistes. Donc voilà, je commençais un peu à construire quand même, même si je n'avais pas de grosses attaches très actives ou régulières, j'avais quand même ces attaches-là. Et là, dès le début du Covid, je comprends que ça va être compliqué d'y retourner dans un futur proche. Et par contre, j'étais loin d'imaginer que je ne pourrais pas y aller pendant trois ans. Donc voilà, trois ans sans Los Angeles. Je suis quand même allé à New York pendant ces trois ans. Donc bon, ça a quand même un peu satisfait mes envies des États-Unis, mais pas Los Angeles pendant trois ans. Ensuite, qu'est-ce qui s'est passé ? Fin 2022, j'arrive un peu à la fin d'un modèle avec ma première société. Et voilà, j'ai monté une petite équipe, on est trois, on bosse, on a un volume de signatures qui est assez serein. On a quand même bien passé le Covid, je trouve, on s'en est bien sortis, parce que comme on a beaucoup diversifié nos activités entre le publishing, la synchro, la distribution, des artistes qui font de la radio, des concerts. un peu de consulting. On s'est bien diversifié. En fait, on passe le Covid de manière assez sereine. À trois, ça se passe bien. On bosse à distance. Moi, je suis à Paris. Il y en a un qui est à Paris, une qui est à Lyon. Je fais des allers-retours à Lyon pour le coup. Je suis principalement à Paris, un petit peu à Lyon. Et ça se passe bien, mais j'arrive dans une espèce de zone de confort qui moins me déplaît en fait. Parce que je me dis, voilà, ça fait trois ans qu'on se tag d'un peu. On a passé quand même une crise majeure. Bien sûr que... Stagner pendant une crise majeure, c'est en fait très largement évolué parce que sinon, si réellement on stagnait pendant une crise, on s'écroulerait. Donc je me dis qu'on peut être quand même assez fier de ce qu'on a construit. Néanmoins, je trouve quand même qu'on est dans une zone de confort, ça me plaît moins. Il y a un des associés avec qui je travaille qui se démotive un peu. Ensuite, il y a la personne avec qui je travaille qui est à Lyon qui se démotive aussi. Je me dis bon, je fais quoi ? 2022, je développe différents projets. Je suis consultant pour une blockchain. Je développe un projet qui s'appelle SampleX, qui est hyper porteur mais finalement qui n'arrivera pas au bout. Le projet n'est pas totalement mort d'ailleurs. C'était un projet de droit d'auteur dans le sample. Donc une capacité à mettre en contact des artistes autour du sample, un peu comme Splice pour le dire franchement, mais avec du droit d'auteur, donc attribuer des droits d'auteur au sample. En fait, une œuvre composée à partir de sample était finalement une... un cumul de petits droits d'auteur, de petits samples, entre guillemets. Mais le consulting se passe bien, SampleX, ça se développe un peu, mais il y a un aspect trop tech avec lequel je ne suis pas à l'aise parce que même si je suis un peu un tech guy, je ne suis pas un développeur, donc le produit ne se développe pas correctement. À fin 2022, je rencontre un associé, on décide de se relancer tous les deux, enfin en tout cas moi de relancer une activité éditoriale, lui de se lancer complètement dans les éditions parce qu'il n'avait jamais fait ça avant. Donc on monte une petite équipe, on est quatre associés, on a une employée, donc on est cinq et en fait on crée ce truc-là fin 2022 qui voit le jour en janvier 2023. Donc en fait je suis recontent. après trois ans euh qui était un peu mitigée, parce que je me dis, j'ai refait une année 2022 plutôt assez belle, en fait, quand je regarde un peu ce que j'ai construit. Et surtout, j'ai une grosse année 2023 qui m'attend, qui promet d'être très, très belle. Donc là, je me dis, je vais retourner à Los Angeles et ça va bien se passer. Donc 2023, j'y retourne. Donc janvier 2023, toujours. Mais là, en fait, ce qui a tout changé, je crois, c'est que j'ai rencontré quelques mois auparavant un mec qui s'appelle Nicolas Neddart. Je l'ai rencontré un peu par hasard, je cherchais à faire un mastering à Los Angeles. Et j'ai un ami qui s'appelle Mathieu Daquin, avec qui j'ai travaillé un petit peu quelques temps avant. Je lui pose la question de savoir s'il connaît des gens pour faire des masterings à Los Angeles. Et il me dit, oui, appelle mon pote Nico, c'est un français, mais ça fait 12 ans qu'il habite à LA, il va t'aider. Donc je me rappellerai toujours, j'ai fait un mail à Nicolas, il m'a appelé genre une demi-heure après sur WhatsApp. Hyper enjoué, donc en fait là j'ai retrouvé ce qui me manquait vraiment à Los Angeles, c'est-à-dire ce côté un peu très rapide, très enjoué, très optimiste, genre let's do it. Donc Nico m'appelle et me dit, carrément je peux t'aider, envoie-moi ton projet et je t'aide. Et en fait avec Nico on est devenus hyper amis à ce moment-là. Donc ça en fait c'était en 2022, on se met à bosser sur de plus en plus de sujets ensemble, de la production, plein de sujets en fait. Et là, Nico me dit « Écoute, j'ai bien envie que tu viennes à Los Angeles parce que je pense qu'on a des choses à faire ensemble. » Et du coup, il me propose une mission de promo pour son album. Et il me dit « En fait, ce qu'on va faire, c'est que tu m'aides sur la promo de mon album et en échange, je te finance un voyage à Los Angeles. » On se tape dans la main virtuellement et on parle là-dessus. Donc en fait, janvier 2023, j'ai plus de cartes parce que je connais bien Nico. J'ai cet objectif de travailler avec lui ou en tout cas de développer des synergies et du réseau avec lui. Nico... Je crois profondément dans le fait qu'il y a un pont à créer entre Paris et Los Angeles. Je pense exactement la même chose. Donc, j'y retourne en janvier avec une société solide, un projet solide, des associés solides, un nouveau contact à LA solide et surtout, tout un tas de nouveaux contacts que je me suis fait depuis trois ans, portés par cette volonté d'aller à LA. Et donc, en fait, ça se passe très, très bien. En plus, à ce moment-là, on est en grosse discussion avec mes associés parce que moi, je veux absolument que le cœur de notre société soit aux États-Unis et à Los Angeles. On a des avis un peu divergents. On a un associé qui pense que c'est mieux de le faire à Londres. On a aussi des hésitations à créer le centre névralgique à Paris. Mais moi, à ce moment-là, j'ai vraiment envie de créer ma boîte à Los Angeles. et dès le début de cette année 2023, je... Je pars dans l'idée de créer ma boîte aux US. Avant, je voulais surtout m'y installer, en tout cas faire beaucoup d'aller-retour, voir m'y installer, développer mon réseau là-bas. Et là, ce qui est nouveau vraiment en 2023, c'est que je me dis, je veux créer ma boîte, ma société là-bas et je veux avoir le centre de mes activités à Los Angeles. Donc là, janvier, je pars vraiment longtemps. Je pars quasiment un mois. Je vois beaucoup Nicolas. On discute beaucoup, Nicolas est hyper optimiste, il me conforte vraiment dans l'idée que c'est une super idée de partir. Il me raconte lui son expérience. En fait Nicolas il avait un studio à Paris, à Pigalle, rue Le Pic. Il a fait énormément de compositions et de réalisations pour différents artistes, Ophélie Winter, Jennifer. Donc en fait il a très très bien développé sa carrière à Paris. Et quand il a eu entre 45 et 50 ans, il a vu que le vent tournait un peu, que les studios se bouquaient de moins en moins à Paris et ailleurs même. Je pense qu'il a vu dès 2008 la crise qui était en train d'arriver. Il a un peu anticipé. Et donc, lui a commencé à faire les allers-retours, un peu comme moi, mais il en a fait beaucoup, beaucoup en deux ans ou en trois ans. Je crois qu'il a fait 13 allers-retours à Los Angeles. Et puis, à un moment, il a senti qu'il pouvait partir et il est parti avec femme et enfant. Il s'est installé là-bas. 12 ans après, il me racontait qu'en fait, il ne regrettait absolument pas qu'il avait réussi à maintenir ses activités en France et en Europe, parce qu'il avait aussi beaucoup de choses en Allemagne. Et que voilà, que le cadre de vie était génial, que ça lui avait permis de rencontrer tout un tas de gens et qu'en fait, son état d'esprit était totalement aligné avec l'état d'esprit californien. Et qu'il était aussi persuadé que mon état d'esprit, c'est-à-dire être plutôt optimiste, aller vivre. nous et des contacts étaient plutôt aussi alignés avec l'état d'esprit des américains. Donc un mois, ça m'a vraiment encore plus motivé pour partir. Donc j'ai fait janvier, je suis rentré en février. Cette fois-ci, je suis reparti en mars avec un autre de mes associés. On a passé deux semaines. Là, on a vraiment enchaîné les rendez-vous. C'est vraiment devenu concret. Je me rappelle, on est allé faire une soirée au siège social de... Californien de Spotify. On a rencontré beaucoup d'artistes, beaucoup de music supervisors. Là, à ce moment-là, je connais de plus en plus de gens. Je commence à faire des repas avec l'un, avec l'autre. On se retrouve à faire des soirées. Ça se construit. Avril, je suis reparti avec mon autre associé et notre stagiaire. Encore une nouvelle expérience. Un peu difficile au début parce que je me suis fait arrêter à la frontière et j'ai failli pas rentrer parce que les gens se sont demandé pourquoi je faisais déjà trois allers-retours entre janvier et avril. Donc là, j'ai découvert quand même qu'en tant que Français, ce n'est pas forcément une bonne idée d'aller beaucoup démarcher là-bas. Il faut être vraiment très, très prudent. Et ça, on en reparlera dans un prochain épisode. Prudent à la fois sur ce qu'on fait, ce qu'on dit et les documents qu'on a. Moi, je partais avec un ESTA à ce moment-là. Donc l'ESTA, c'est loin d'être le document le plus safe pour partir aux US. Et avec cet autre associé, en avril, ce qui est fou, c'est que je découvre encore un autre Los Angeles. Parce que lui, il a accès à d'autres réseaux. Donc on rencontre d'autres gens, vraiment dans des cercles qui sont totalement différents. Même dans le cercle musique en fait. Je ne rencontre pas le même type de personnes. Et ça m'ouvre encore et ça me permet surtout de comprendre que Los Angeles, c'est une ville protéiforme. Avec plein de couches. Il y a ça un peu à Paris. Paris, c'est une ville où il y a beaucoup de réseaux différents, beaucoup de couches. Mais Los Angeles, je trouve que c'est encore plus marquant. Là, vraiment, je m'en rends compte parce qu'entre le moment où je suis parti en janvier avec ma copine et où j'ai passé beaucoup de temps avec Nicolas, mars avec un autre associé, puis avril avec encore un autre associé. Vraiment, je n'ai pas fait trois fois le même voyage. Je me dis en fait, cette ville, elle est infinie. Il y a un million de trucs à découvrir là-bas. Et plus on y va et plus on se rend compte qu'on a fait 1% du voyage. Et cette année-là, je vais y retourner aussi en juin-juillet. Et pareil, ça se passe hyper bien, je suis super content. Mais j'ai fini par découvrir que juin-juillet, c'est une période plus compliquée à Los Angeles. Pourquoi ? Parce que déjà, il fait très chaud. Il y a des endroits qui sont moins accessibles, comme Palm Springs, où là, il fait une chaleur infernale. Et puis aussi, même s'il se passe des choses sociales très fortes, comme le 4th of July, qui est la fête nationale. qui permet à tout le monde de se réunir, de faire la fête avec les feux d'artifice et tout, c'est magnifique. Mais au niveau boulot, c'est quand même le moment où il y a moins de choses. Il y a moins de concerts, voire pas du tout de concerts, il y a moins d'événements. Les gens souvent en profitent pour aller visiter de la famille dans d'autres états. Il y a des gens aussi beaucoup qui visitent l'Europe en juin, juillet. Et je pense à beaucoup de gens aussi qui sont dans l'industrie et qui vont voir un peu ce qui se passe en Europe, parce que certains ont des attaches avec la France. l'Allemagne, l'Italie, donc souvent ils font un espèce de grand tour. Autant je ne suis pas content d'y retourner. En plus, je me rends compte de la chance que j'ai d'y retourner une quatrième fois en un an, en six mois même. Mais autant je me rends compte que cette fois-ci, c'est une étape qui sera beaucoup moins business. Pour parler un peu des foirages, dans ce qui a moins marché cette année, je dirais que déjà j'ai fait une première tentative de monter une boîte. Et à ce moment-là, j'ai écouté un de mes associés qui m'avait dit T'inquiète, on peut faire un truc sur Internet, ça va bien se passer. Moi, j'étais totalement pessimiste avec cette idée, en me disant que, d'après ce qu'on m'avait expliqué, c'était une super mauvaise idée de monter une boîte en passant par Internet. En fait, pourquoi c'est compliqué ? C'est parce qu'en fait, en soi, vous inscrire dans les registres et monter une société, parce qu'au final, une société, c'est quoi ? C'est un bout de papier dans un classeur, dans un tiroir de l'administration, qu'elle soit française ou américaine. C'est pas ça qui est compliqué. Ce qui est très compliqué aux Etats-Unis, c'est d'obtenir ce qu'on appelle un EIN, donc c'est l'équivalent d'un numéro de sécurité sociale, et de pouvoir ouvrir un compte en banque. Donc en fait, ça se fait un peu en trois étapes, c'est monter sa société. Moi, en l'occurrence, j'ai voulu monter une LLC, qui est un peu l'équivalent d'une SARL. Donc c'est Limited Liability Company. Donc première étape, l'inscrire au registre. Deuxième étape, obtenir votre numéro EIN. Et troisième étape... ouvrir un compte en banque si possible dans une vraie banque entre guillemets et pas un truc comme wise ou ou des choses comme ça des nouvelles un peu néo banque sur internet et ce qui a foiré c'est que on a tenté de faire une première entreprise dans le delaware mon associé triomphant a réussi à l'inscrire dans société de registre du commerce dans le delaware donc forcément il ya un Un côté très satisfaisant, on a vu nos noms inscrits dans le truc, on était très contents. Néanmoins, on n'a jamais réussi à obtenir ce qu'on appelle un EIN. Donc en fait, le terme qu'on attribue à ça, c'est Alien. Nous, on est restés des Aliens et on n'a jamais été considérés comme ayant droit à shareholders d'une société américaine. Donc les deux conneries, c'est de l'avoir fait sur Internet et aussi, alors là, je peux vous donner un conseil que moi, je trouve hyper pertinent. Alors après, tout dépend du setup de votre société et de vos activités. Mais commencer à construire et à créer une société dans le Delaware, pour l'unique raison qu'a priori les taxes sont moindres, c'est une énorme connerie. En fait, moi je pense qu'au tout début, il faut créer une société dans l'état dans lequel vous opérez. Donc nous, en l'occurrence, on opérait en Californie, donc la logique aurait voulu qu'on crée une société au moins à Los Angeles, en Californie, ou à la limite dans une autre ville en Californie si vous avez d'autres attaches. Mais je pense que l'état américain n'aime pas du tout... quand vous créez une société dans le Delaware alors que vous opérez pas dans le Delaware, surtout si vous êtes étranger. Par ailleurs, le système de taxes, c'est entièrement faux et c'est du bullshit parce que vous allez surtout payer des taxes, encore une fois, dans l'état dans lequel vous opérez. Donc si vous faites une société dans le Delaware, que vous n'arrivez pas à prouver que vous avez au moins une majorité de vos activités dans le Delaware et que les activités sont en Californie, vous allez payer un max d'impôts en Californie et vous n'allez pas du tout optimiser fiscalement. Et dernière chose où je trouve que les gens se méprennent, le Delaware. Comme le Nevada, je crois. C'est hyper intéressant, mais plus en droit des sociétés. C'est que si vous êtes une société, vous allez prendre peut-être un peu moins de risques sur certains aspects de votre développement si vous êtes dans le Delaware que si vous êtes en Californie. Mais moi, je dirais qu'il y a au moins 95% de raisons qui font que vous devez créer une société dans l'état dans lequel vous opérez et pas essayer d'optimiser fiscalement votre activité en la créant dans un état dans lequel vous n'avez aucun contact, aucune activité, rien. Donc ça, c'était un peu les deux conneries qu'on a fait, qui nous ont fait perdre un peu de temps. Alors bon, rien de dramatique, mais à cette époque, on se développait vite et bien. Et c'est vrai que ça nous a un peu freinés. Et en plus, moi, l'idée, c'était de créer une société, m'inscrire aux sociétés de gestion américaines. Donc en fait, il y a la BMI, l'ASCAP et SISAC, qui sont un peu l'équivalent de l'ASSM en France. Et donc ce truc-là a foiré. Après, on nous a conseillé un avocat. qui était basé en Californie à Los Angeles mais qui est français. Pareil, ça s'est mal passé. Donc depuis j'ai appris à vraiment demander à des personnes de confiance, de me conseiller des gens parce que j'ai fini par apprendre que ce mec-là n'était pas du tout fiable ou en tout cas pas du tout recommandé par les gens que je connaissais. Et donc il a commencé à nous proposer un tarif qui était assez bas, on était super content. On a fait un ou deux rendez-vous de discussion pour le setup. Puis en fait assez vite les tarifs ont explosé et on a fini par abandonner le projet parce que... en fait, ça nous coûtait trop cher. Donc finalement, petit point de déception, juin-juillet 2023, je retourne à Los Angeles pour la quatrième fois. Je suis super content de voir que mon carnet d'adresses a explosé, que mes contacts ont explosé. J'ai même fait mes premières signatures là-bas d'artiste en étant physiquement présent. Et plus, on a commencé à avoir des grosses touches en synchro. Mais le gros point de déception, le point noir, c'est que la société n'est pas créée et on n'a plus trop de plans pour la créer au final. Après ça, je dirais que je suis re-rentré dans une étape de rationalisation. Alors ceux qui me connaissent bien savent à quel point j'adore rationaliser. En fait, j'aime bien moi jongler entre des périodes d'exaltation où j'ai l'impression que tout est possible et où je fais plein de choses. Alors bien sûr, dans une certaine maîtrise. Je ne suis pas en train d'être dans une période d'euphorie où je fais n'importe quoi. Mais j'aime bien ces moments où je suis plus dans l'émotionnel, l'intuition et des périodes de rationalisation. Donc là, passer ces six mois de... pure joie d'aller souvent à Los Angeles avec des éléments fondateurs, beaucoup de contacts, beaucoup d'idées, parce qu'en fait, il ne faut pas oublier que Los Angeles, c'est aussi un vivier d'idées, un vivier, pardon, d'idées assez fous, quoi. En plus, à cette époque-là, on a fait le NAM, qui est un festival qui est assez intéressant à faire. Enfin, voilà, mais en gros, ça vous permet d'avoir plein d'idées, d'inspiration, et je suis revenu dans une étape de rationalisation. Je me suis dit, bon, je vais moins y aller, je vais repartir des fondamentaux. Qu'est-ce que j'ai besoin de faire dans cette ville ? Et comment je développe ? Quelles sont les prochaines étapes ? Et surtout, où je veux aller ? Où je voulais aller, c'était créer ma société en 1, obtenir mon visa en 2, m'installer en 3. Donc j'ai repris ce plan-là et je suis reparti. Enfin, j'ai construit à partir de ces fondations-là. Donc entre juillet 2023 et juillet 2024, je ne suis pas parti à Los Angeles. J'ai stabilisé mes contacts. j'ai stabilisé les discussions et les projets avec Nicolas, j'ai fait beaucoup de suivi avec tous les gens que j'avais rencontrés sur place, j'ai commencé à collecter des droits sans société sur place, parce qu'en fait j'ai commencé à collecter des droits mécaniques. faire depuis ma société en France et ma société en Angleterre. Voilà, 2024, j'ai eu la chance, via la confiance qu'avait Nicolas en moi, de m'inscrire tout d'abord à la SISAC, qui en fait, on dit souvent que c'est la troisième société d'auteurs américaine, parce qu'en fait c'est la plus récente. C'est aussi une société assez fermée, dans laquelle vous pouvez rentrer uniquement par cooptation. Mais en passant par la boîte de Nico, j'ai réussi à m'inscrire à la SISAC. Ça s'écrit S-E-S-A-C. Et donc, j'ai commencé à déposer mes œuvres sur le territoire américain. Et quelque part, ce truc-là m'a rassuré parce que je me suis dit, bon, au moins, j'ai du tangible. À la fois, je collecte des droits mécaniques qui sont en fait des droits d'auteur, mais issus du stream. Donc ça, je le faisais avec ma société française, anglaise et inscription à la SISAC. Donc là, non seulement je commence à construire, m'inscrire, déposer mes catalogues, collecter. Puis en plus, les chiffres ne sont pas mauvais. En fait, je me rends compte que dès le début, la croyance que j'avais dans le fait que je pouvais collecter bien et vite parce que des bons contacts l'avaient fait avant moi et m'avaient rassuré. Et bien en fait, je me rends compte vraiment que ce truc-là fonctionne. Et en fait, je commence à avoir mes premiers dollars qui arrivent sur mon compte. Ça augmente super vite. C'est factuel. C'est compréhensible. Et là, je suis vraiment content. Je me dis, bah putain, en fait, ça valide un business plan. Ça valide une intuition. Et là, je suis encore plus rassuré à l'idée d'y aller. Mais vous voyez... Entre ce moment-là et ma première incursion à Los Angeles, il s'est quand même passé 5 ans. Alors certes, je pense que s'il n'y avait pas eu le Covid, j'aurais peut-être pas gagné 3 ans, j'aurais peut-être gagné 2 ans. Mais toujours est-il que je pense que c'est minimum 3 ans entre le moment où vous avez vraiment le projet d'y aller. Alors là, je parle vraiment pour les entrepreneurs qui ont des sociétés, qui ont une société ou qui développent une société. Peut-être que pour les artistes, les musiciens, les compositeurs, c'est peut-être plus simple ou plus rapide. En tout cas, moi, j'ai eu ce temps incompressible. Et donc là, entre mon premier passage en 2019 et le moment où je commence à recevoir mes premiers dollars, il y a une activité stable qui émerge. Et c'est quand même passé à peu près cinq ans. L'étape d'après, j'ai re un petit coup de frustration en me disant je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas encore réussi à créer ma boîte alors que j'y vais quand même là, je ne sais pas, je suis déjà parti. Ouais, six, sept fois à Los Angeles. Et je me dis, j'ai vraiment besoin d'avoir ma structure pour avancer. Là, fin 2024, je fais part de mes frustrations à Nico, qui me dit, en fait, contacte mon avocat. J'avais déjà échangé avec son avocat début 2024. Il m'avait dit, j'avais cru comprendre que c'était un peu trop tôt pour créer ma structure, parce qu'on n'avait pas encore vraiment de business. Je manquais d'appui sur place, je manquais de cashflow. Et là, c'est... septembre 2024, je dis à Nico, écoute, je suis un peu frustré, je n'ai pas réussi à créer ma boîte. J'ai créé une première société, mais elle a collapsé, ou en tout cas, elle est un peu dormante dans le Delaware, on n'a pas réussi à la valider. Et Nico me dit, en fait, contacte mon avocat, dis-lui, parle-lui-en, et puis lui va t'aider. Donc, à partir d'octobre-novembre, je contacte son avocat qui est basé à Los Angeles, qui est américain. qui me pose plein de questions et qui me dit, écoute, là je pense que t'es mûr, on va essayer de créer ta boîte. Donc on a des discussions très franches et concrètes en décembre 2024, où il m'explique que pour créer ma boîte, il faut obligatoirement que je sois physiquement sur place pour aller à la banque, signer les papiers, blablabla. Donc je me dis, ok, là, 2025, je repars. Sérieusement, je reste longtemps, et je repars pas tant que j'ai pas créé ma boîte. Donc, début janvier 2025, pardon. Je prends mes billets assez tôt. Je pars seul en me disant, je suis tellement déterminé que je vais partir avec zéro associé, zéro soutien. Je vais être libre parce que je voulais vraiment foncer et faire mon truc. Donc, voilà, fin décembre, mon avocat me dit, on avance janvier, février sur ta boîte. Ça sera probablement... On lancera tout début janvier, genre il me dit le 3-4 janvier je lance la demande, fin janvier ça sera accepté, on enchaîne sur ton numéro de sécurité sociale, début février tu l'auras, tu vas à la banque et aux alentours du 10 février tout sera set up. Donc moi je me dis bon ok en fait je prends mes billets le 5 janvier, je prends mon retour qui est modifiable aux alentours du 20 février, je me dis bon là je vais rester à peu près deux mois tout seul et je me dis en fait c'est très bien, je vais rester longtemps. Et tout sera réglé. Donc je pars en janvier, tout seul. C'est la première fois que je pars seul aux Etats-Unis. Et c'est pas du tout une source d'angoisse. Je me dis que je suis tellement allé que... En fait, tout va bien se passer, il y aura du bon et du moins bon, du simple et du moins simple, mais c'est pas grave. Je prends mes billets, j'arrive à réserver tous mes logements à l'avance et je suis plutôt bien en fait. Je suis bien organisé, je suis bien carré. Deux, trois semaines à l'avance, j'ai tout mon planning, j'ai énormément de rendez-vous que j'ai réussi à caler parce que j'ai un peu synthétisé tous les contacts que j'avais à l'époque, plus plein de nouveaux contacts. Donc je me dis, là je suis bien en fait, je pars, j'ai tout ce qu'il me faut. Sauf que coup de théâtre. Au moment où je suis censé partir, donc en janvier 2025, c'est la période où il y a les gros incendies à Los Angeles, il y a tout Pacifique Palisade qui est en train de brûler. Et je vois ça, je crois que je pars le vendredi, enfin mon avion est le vendredi et le mardi d'avant, donc trois jours avant mon départ. Je vois à la télé des images catastrophiques, catastrophiques, de tout qui est en train de cramer. J'appelle mes potes. qui sont sur place, j'arrive pas à les joindre. J'appelle Nico, au début j'arrive pas à le joindre. Finalement j'arrive à la voir. Il me dit que c'est un peu l'enfer, que ça va bien, parce que lui il est proche, et en même temps pas forcément proche. Mais il me dit, écoute, ça va, mais c'est un peu le chaos. Le mercredi ça empire, le jeudi ça empire. Là je vois qu'ils ont déjà fermé l'aéroport de Burbank. Et je me dis, putain, mais comment je vais faire pour partir ? Et là pareil, je me raisonne un peu, je rationalise, je me dis, écoute, ça va aller. Il n'y a pas de souci. Là, c'est assez hallucinant. Je me retrouve à l'aéroport le vendredi, donc trois jours après les incendies. Et franchement, il n'y a personne. Je n'ai jamais vu ça. Je fais la queue, genre 30 minutes avant la fermeture des portes. Et sans exagérer, je pense qu'on est 10, 12 dans la file, mais pas plus. Donc, ouais, je suis un peu dans l'attente. Je me dis, on verra comment ça se passe. Donc, je pars. J'arrive. Personne à l'aéroport. Pareil, je n'ai jamais vu ça. Je passe les contrôles de sécurité mais franchement en trois minutes, j'arrive, il n'y a personne. Je passe, je pense que les officiers ont autre chose à foutre que de poser 20 000 questions, donc en fait ils me posent trois questions, ils me font passer. Là je me rappellerai toujours, j'arrive, il fait nuit, je prends un shuttle, je prends un Uber jusqu'au parking où m'attend ma voiture qui est vers North Hollywood. Et là je suis en taxi, l'ambiance elle est trop bizarre, il fait chaud, ça sent un peu la fumée. On ne voit pas trop d'incendie de loin mais le ciel est bizarre. Tout le monde parle que de ça. J'arrive sur le parking où il y a ma voiture. Et là, je commence à voir vraiment. Donc, il est quoi ? Il est 19h, 19h, un truc comme ça. Et là, je vois que ma voiture est garée. Et derrière le mur qui est contre le parking, je vois derrière que c'est tout rouge. Et je me dis, putain, quand même, ça ne va pas être simple. Donc, je prends ma voiture. J'arrive à l'hôtel. Je suis défoncé. Je mange un bout. Je me couche. Là, je suis toujours à Corée Attente, dans l'hôtel que j'adore, le Line. Je me réveille le matin. J'appelle mes potes. Tout le monde s'est barré. Il y en a qui sont à Palm Springs, il y en a qui sont à Las Vegas, il y en a qui sont, je ne sais pas, dans le Delaware, dans le Michigan ou je ne sais pas où. Mais tout le monde, tous les gens que je connaisse sont barrés de Los Angeles. Et moi, je me retrouve un peu tout seul. Le premier jour, je vais me balader à Santa Monica. Pareil, c'est un chaos complet. Vraiment, je vois les incendies de partout, ça pue. Toutes les routes sont barrées. C'est un peu la panique. Il y a plein d'endroits où je veux aller, où je n'ai pas le droit d'aller. Donc là, c'était quand même vraiment compliqué, mais je garde le moral quand même. Je me dis franchement, je suis là. Je suis tellement déter que je me dis de toute façon, je reste dans l'idée que je partirai pas tant que j'aurai pas monté ma boîte. J'ai pas trop de nouvelles de mon avocat à ce moment-là. Très franchement, j'essaye pas trop de pousser les gens parce que je sais que c'est un peu traumatique pour eux. Donc je fais ma vie seul. Là, ça a été vraiment une semaine très bizarre. Vraiment, pendant une semaine, j'ai été tout seul à Los Angeles. Je suis parti pour la première fois de ma vie tout seul. Je suis arrivé, il y avait personne des gens que je connaissais. Vraiment, j'ai appelé peut-être, allez... Je suis arrivé les deux premiers jours, j'ai appelé peut-être entre 12 et 15 personnes. Et quand j'ai vu que sur 15 personnes, il y en avait zéro qui était en ville, je me suis dit en fait, tu as deux choix, c'est soit tu t'acharnes, soit tu fais ta vie et tu attends que ça passe. Donc j'ai fait ma vie. Donc en fait, j'ai fait mes deux jours à l'hôtel. Ensuite, j'ai dormi chez un pote qui est à Little Ethiopia, près de Fairfax. Lui, pareil, s'était barré, donc j'étais tout seul chez lui. L'ambiance était très bizarre, ce qu'il avait laissé, c'est les fenêtres ouvertes. Et tout son appart, je me rappellerai toujours, était couvert de cendres. Donc l'appart était tout blanc, ça sentait la fumée, c'était très bizarre. Et mon pote Nico était parti, il est rentré, mais j'ai vu aussi qu'il était un peu dans autre chose, il avait plein de trucs à régler. Donc j'ai fait cette semaine, j'ai pas trop pris la tête à mon avocat. Et finalement, au bout d'une semaine, tout s'est réglé. Les gens sont rentrés, j'ai pu voir mes potes, j'ai pu faire tous mes rendez-vous. Et là, c'était vraiment cool. J'ai fait différents logements. Alors je passe par une... Une plateforme qui s'appelle Home Exchange. Je vous partagerai un peu quelques infos sur cette plateforme un peu plus tard. Mais voilà, en tout cas, j'ai ma voiture. J'ai mes logements, j'ai mes rendez-vous, je suis en bonne santé, tout va bien. Donc là, je kiffe Los Angeles. Et j'avoue qu'à ce moment-là, je ne suis pas trop stressé pour ma boîte. Parce que je me dis, mon avocat va revenir vers moi, il m'a promis qu'il allait s'en occuper. Donc je le laisse faire en fait. Je me dis, je ne vais pas aller courir après. Et les choses vont rouler. Sauf que problème. Les semaines passent et au bout de deux semaines, je commence à parler à mon avocat qui me dit, écoute, ça a traîné. L'administration américaine est hyper focus sur les incendies, les problèmes de la Californie. Et du coup, on n'a pas eu de retour, donc il faut que tu attendes un peu. Je pense qu'on est toujours dans les délais pour que tu puisses aller à ta banque début février et tout régler avant le 15. Néanmoins, c'est un peu plus long que prévu, donc sois patient. Donc, je suis patient. Le temps passe, je n'ai pas tant de nouvelles que ça. Je fais ma vie, j'ai beaucoup de rendez-vous. On a un truc qui est très fort en janvier 2025, c'est qu'on a placé un titre. Ça faisait au moins 2-3 ans qu'on était en discussion avec ça. On a placé un titre sur un gros blockbuster américain qui sort en janvier, qui sort mi-janvier. Je vais voir ça au cinéma. Je suis un peu dégoûté parce que normalement, il devait y avoir plein de soirées autour du film, des avant-premières et tout. J'étais convié et puis en fait, tout a été annulé avec les incendies. Néanmoins, pareil, je garde le moral. Je suis hyper optimiste. Je vais voir le film au ciné. Je verse ma petite larme quand il y a la scène avec le titre qu'on a placé. Puis je fais plein de rendez-vous, franchement, c'est trop cool. Je continue à avoir plein de choses. Je fais des rendez-vous avec des artistes. Il y a le NAMM qui, cette fois-ci, c'est le NAMM Show qui est à Anaheim. Anaheim, pardon. Et qui se déroule cette fois-ci fin janvier 2025. Donc j'y vais, je rencontre plein d'artistes. Donc franchement, c'est très cool. Et on arrive début février. Et là, je recontacte mon avocat qui me dit, écoute, on a perdu grave du temps. Et en gros, on a un mois de retard. sur le planning qu'on s'était fixé. Donc attends encore entre 7 et 10 jours, mais c'est possible que cette fenêtre de tir là ne soit pas la bonne, et on ne va pas recevoir le numéro EIN, donc on ne va pas pouvoir finaliser ta boîte, et tu ne pourras pas aller ouvrir ton compte en banque. Donc là je suis un peu dégoûté, je suis un peu stressé, je suis venu quand même majoritairement pour ça, même si encore une fois j'ai plein de choses à faire. Mais je me pose plein de questions, je me dis bon on est déjà début février, je pars dans 15 jours. Et a priori, il y a plus de chances que le truc ne se fasse pas et que ça se fasse. Donc je continue à optimiser à fond mon temps, à faire des rendez-vous. Et là, je m'y attendais, mais aux alentours du 15 février. Donc là, ça fait un peu plus d'un mois que je suis en Californie. Et mon avocat me fait un mail et me dit, bon, en fait, a priori, ça ne sera pas bon pour cette fois-ci, donc il faut que tu reviennes. Et il me dit, je pense que ça sera plutôt court en mars. Donc reviens plus tard, mais en tout cas, ça ne sera pas cette fois-ci. Donc là, je fais quand même des trucs. Parce qu'en fait, je me dis, comme j'ai ma société, même si je n'ai pas encore de compte en banque et de numéro de sécurité sociale, je fais quand même plein de trucs. Donc, je m'inscris à la BMI, qui est un truc que je voulais faire depuis longtemps. Je fais tout le process d'inscription à la BMI qui n'est pas non plus hyper simple. Je commence à déposer du catalogue. Je fais le même processus à l'ASCAP, qui est la deuxième société d'auteurs. Je dépose aussi un peu de catalogue. Je me dis, je vais vraiment séparer en deux mes dépôts. J'avais déjà déposé un peu à la SISAC. Donc, en réalité, je sépare en trois. Et je me dis comme ça, je pourrais tester un peu les performances de chaque société. J'ai pris un peu des renseignements en plus pendant ce voyage-là. Et plein de compositeurs m'ont conseillé de séparer un peu les activités. Ils m'ont dit quand tu es éditeur, tu as la chance de pouvoir le faire. Donc je sépare un peu les dépôts. Et là, je me dis, tant pis, je reviendrai une prochaine fois pour finaliser ma boîte. Donc là, je rentre en France fin février. Je reste hyper optimiste, hyper déterminé. J'arrange un peu les trucs avec mon avocat. Et là, je décide de repartir en mai. 2025. Donc en fait, trois mois après mon retour, en me disant, cette fois-ci, ça sera la bonne. Et encore une fois, j'ai loupé la première opportunité de janvier 2025. Je ne vais pas louper celle-ci. Donc je me book un mois entre mai et juin 2025. Et je me dis, là, ça sera terminé. Donc là, je repars. Ça se passe hyper bien. Donc je repars seul, en fait. Et la fois d'avant, je suis parti seul pendant presque deux mois. Ma copine m'a rejoint Oh ! le dernier tiers ou le dernier quart. Et là, cette fois-ci, il est vraiment question que je parte seul du début à la fin. Donc la fois d'avant, c'était la première fois que je partais seul, mais on est rentré à deux. Et cette fois-ci, c'est la première fois que je pars seul et que je vais rester seul tout le long du voyage. Donc ça me fait un peu bizarre. Néanmoins, tout se passe bien pendant ce voyage. J'ai tous mes potes en ville et tous mes contacts en ville. Donc là, je crois que je n'ai jamais fait autant de rendez-vous de ma vie à Los Angeles. J'ai dû faire genre... 35 ou 40 rendez-vous en moins de trois semaines. Donc c'était assez intense. J'avais un gros rythme, en même temps j'étais en forme. J'avais beaucoup d'énergie, beaucoup d'envie. Donc ça a été encore une fois un truc fondateur. Et franchement, déjà que les deux mois que j'avais passés début janvier, ça a été vraiment un... C'est un gros souvenir pour moi. Ça a été une grosse période et j'ai vraiment adoré ce moment. Et là, ça marque encore un peu ma vie. Je passe encore un peu de temps là-bas. Et donc là, dans les bonnes nouvelles, j'avais reçu juste avant mon voyage, enfin un petit peu avant parce que c'était finalement fin mars, début avril. J'ai reçu mon numéro EIN, tout va bien. Et du coup, là, je pars et je vais faire mon petit pèlerinage à la banque. pour ouvrir mon compte en banque. Donc là, je choisis Chase, qui est une des principales banques aux États-Unis. Je pose pas mal de questions à mon avocat et mon comptable. Et les deux me disent qu'en fait, Chase, c'est la banque qui a des bons services en ligne. Et donc, je vais à Chase, qui est près du Zinke, qui est un endroit où je vais souvent quand je suis à Los Angeles, qui est sur Lincoln, près de Vénice. Et donc, le bureau de chaise est juste à côté. Je me dis comme ça, c'est pratique. Quand je vais bosser au Zinke, je peux directement aller voir mon conseiller bancaire. Et en fait, c'est très bien. Donc là, je vais là-bas. Je me rends compte qu'en fait, il me manque pas mal de papiers. Donc en fait, tout est bon. En fait, les documents de la société sont bons. Le numéro de taxe est bon. Tout est bon. Mais il me manque encore quelques éléments pour finaliser mon compte. Donc, je prends sur moi. Je rassemble les différents éléments. J'appelle mon avocat. Je demande quelques soutiens sur place pour finaliser le truc. Et là, ça y est, je retourne à la banque et tout est OK. J'ai enfin mon compte en banque, j'ai ma carte bleue qui m'est envoyée et tout. Donc là, je suis super heureux. Et je me retrouve après ce long chemin en janvier 2025 à avoir finalisé ma société aux États-Unis. Et là, je suis vraiment prêt pour mon visa et pour mon expatriation. Voilà, ça m'a fait vraiment plaisir de vous raconter tout ça, parce que déjà, c'est des très très bons souvenirs pour moi. Je me rends compte quand même de la route que j'ai parcourue et à quel point c'était long et semé d'embûches. Néanmoins, ça a été une route pour moi qui a été vraiment parsemée de beaucoup de plaisir. Mais je voulais surtout vous montrer que c'est long, que ça demande beaucoup d'énergie et de temps, mais que c'est possible. Et que tout le monde peut le faire du moment où on s'acharne un petit peu. Voilà, donc juin 2025. j'ai créé ma boîte quelles sont les prochaines étapes ? alors en fait je suis en train de préparer un visa E2 donc c'est ce qu'on appelle un visa investisseur j'ai pas choisi le O1, j'ai plutôt choisi le E2 ça a été des discussions avec mon avocate je me suis rendu compte que ce visa là en fait m'apportait beaucoup plus de liberté que le visa O1, donc je suis en train de préparer ce visa J'ai fait le gros du travail, c'est-à-dire créer ma société parce que mon visa est directement lié à ma société sur place. Donc ça a été un long chemin comme vous pouvez l'imaginer. Maintenant, j'ai un certain nombre d'investissements et de dépenses à réaliser sur cette boîte. J'ai fait un peu plus que la moitié du chemin. Je pense faire ma demande de visa pour mai 2026. Et a priori, aussi bizarre que ça puisse paraître parce que bon, avec Trump... On a tous beaucoup d'inquiétudes sur notamment l'immigration, les relations internationales, le commerce international. Mais a priori, mon avocate m'a plutôt rassuré en me disant que les délais en ce moment étaient assez courts. Donc je suis assez optimiste sur ce visa. Et donc prochaine étape, obtenir mon visa d'ici juin-juillet et possiblement partir m'installer à Los Angeles en septembre 2026. Voilà, merci beaucoup de m'avoir écouté. J'espère que cet épisode vous a plu. Moi, j'ai adoré vous raconter tout ça encore une fois et ça m'a permis aussi de faire une petite synthèse de mon expérience et des cartes que j'ai maintenant en main pour faire évoluer ma carrière. La semaine prochaine, on aura la partie 1 de l'épisode avec Louis et Mila de Himalaya. Je sais que je vous ai beaucoup teasé cet épisode. On a mis beaucoup de temps à vous le préparer. La discussion est assez... longue et intense et dense et j'espère qu'elle vous plaira vous pourrez y puiser beaucoup d'informations sur des retours d'expérience que ce soit de Louis sur sa composition de musique à l'image pour le luxe, Mila qui a aussi eu une expérience d'expatriation aux Etats-Unis et à Los Angeles et comme je le disais au début de l'épisode ce qui m'intéresse beaucoup dans cet épisode et dans cette discussion à trois c'est euh... Cette collaboration entre Mila et Louis, qui pour moi est une des clés de la réussite, c'est comment deux créatifs, un compositeur et une directrice artistique, collaborent pour livrer le meilleur au client. Et comment un duo d'un compositeur et d'une directrice artistique peuvent fidéliser des clients, percer des marchés, et là, en l'occurrence, la musique dans l'industrie du luxe. Merci à tous, à très vite.