Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue sur Impala. Impala, le podcast qui parle de l'industrie de la musique entre Paris et Los Angeles. L'épisode d'aujourd'hui s'appelle... comment se préparer à la synchro avant même de contacter qui que ce soit. J'insiste sur le avant même de contacter qui que ce soit parce qu'en fait, aujourd'hui, on va parler surtout des fondamentaux, de comment se préparer à la synchro déjà mentalement, savoir si on a envie de le faire, préparer sa musique, comprendre mieux le terrain, les différents types de synchro. Donc en fait, c'est une partie une et il y aura probablement deux parties en plus, minimum. Sans compter les interviews qu'on aura toute l'année avec différents acteurs de la synchro. Il faut bien comprendre que la synchro va être un gros sujet chez Impala. Tout simplement parce que c'est déjà un sujet qui me tient à cœur. Ça fait plus de 15 ans que j'explore le marché de la synchronisation. Par synchro, c'est la contraction de synchronisation. C'est le fait de placer un titre sur une série, télé, un film. une publicité, des vidéos sur les réseaux sociaux, un podcast, en fait tout ce qui concerne l'activité de placer de la musique sur des oeuvres audiovisuelles. Donc c'est une partie 1, il y aura d'autres épisodes avec d'autres parties, la synchro est un point important du podcast, et d'ailleurs je vous précise que j'écris toujours des articles sur mon Substack, qui est en fait une sorte de blog, qui n'est pas par abonnement, donc tout le monde peut y accéder. En général, quand j'écris un article, je le poste sur mon LinkedIn. Il part également en newsletter à mes abonnés. Donc n'hésitez pas à vous abonner au Substack. Donc en fait, comme je l'ai dit, le Substack, une partie des articles du Substack, c'est en fait la base du podcast. Ils peuvent exister sans le podcast, mais très honnêtement, c'est mieux d'écouter le podcast, parce que c'est en fait dans le podcast qu'on va vraiment aller au fond des choses. Au fond des sujets, le podcast, un épisode, c'est entre 45 minutes et une heure. Et puis après, sur le substat, il y aura aussi plein d'articles qui seront décorrélés du podcast. Il y a des choses pour lesquelles je suis plus à l'aise à l'écrit, notamment les articles en anglais et certains articles aussi très techniques qui, pour moi, ne nécessitent pas d'enregistrement d'un podcast. Et par ailleurs, il y aura aussi des épisodes de podcast qui seront décorrélés du substac et donc qui n'auront pas leur jumeau, si on peut l'appeler ainsi, par écrit sur le substac. Donc aujourd'hui, on parle de la synchro, mais on parle surtout de synchronisation côté artiste. J'insiste bien sur le côté artiste, mais ça peut être tout aussi intéressant pour un éditeur, un label et un manager. Mais là aujourd'hui, je me mets vraiment à la place de l'artiste qui n'a jamais ou très peu fait de synchro et qui se dit ok, je vais développer cette activité-là, je vais conquérir le marché de la synchro parce qu'on m'a dit que c'était un marché qui était hyper intéressant, blablabla. Donc je vais vraiment me mettre à la place de cet artiste. En fait, voilà, depuis 10-15 ans... Je fais des placements en synchro, je vois un peu comment ça fonctionne, donc c'est pour ça que je voulais faire ce podcast. Donc, quelle est l'angle d'aujourd'hui ? Je l'ai mis dans l'article, d'ailleurs, mais ce que je précise bien, c'est qu'en fait, quand on parle de synchro, on parle souvent de la manière de contacter des superviseurs musicaux, des éditeurs, des agences, mais pour moi, on oublie presque toujours les questions vraiment essentielles, qui sont, en substance, est-ce que je suis prêt pour le marché de la synchro, sous-entendu, est-ce que ma musique est prête ? Est-ce que j'ai posé toutes les bases indispensables avant même d'envoyer un seul lien ? Et je pense que la réalité, c'est que beaucoup d'artistes se perdent dans la synchro, non pas par manque de talent, mais surtout parce qu'en fait, personne ne leur a jamais expliqué les démarches fondamentales. C'est-à-dire qu'on leur dit, moi je vois fleurir plein de contenus comme ça sur LinkedIn qui sont très bien, mais qui sont plutôt des contenus anglo-saxons. qui disent tu dois envoyer ta musique à tel contact, la synchro c'est une super opportunité, est-ce que tu as pensé à envoyer ci, à envoyer ça, est-ce que tu as eu une réponse, il faut savoir que le marché de la synchro c'est ça mais c'est aussi ça. Donc en fait, ils arrivent à un moment où presque tout doit être prêt et on doit envoyer la musique, mais j'ai l'impression qu'en fait, avant ça, il n'y a pas pour moi énormément d'éléments, alors que je pense qu'il y a énormément d'étapes avant même d'envoyer la musique. Donc en fait, dans cet article, tout simplement, j'ai listé 7 points, 7 règles, qui arrivent avant même d'avoir envoyé le moindre titre, avant même d'avoir... inscrit le moindre contact dans sa base mais qui sont pour moi fondamentales pour vraiment se préparer à la synchronisation alors la règle numéro un qu'est ce qu'elle dit est ce que j'ai vraiment envie de me lancer dans la synchro Ça c'est une vraie question qu'il faut se poser, parce que je trouve que comme dans tous les effets de mode, ou dans toutes les choses qui sont dans la lumière, qu'on met en avant, en fait on pense pas forcément assez à poser la question aux gens de « est-ce que t'as vraiment envie de faire ça ? » Je m'explique. Que vous fassiez de la musique pour votre plaisir, que vous fassiez de la musique principalement pour faire du live, que vous soyez plutôt quelqu'un qui adore aller en studio, rencontrer des nouveaux artistes, ou plein plein de choses qui concernent votre activité musicale il faut savoir que la synchronisation d'une part et en fait c'est même le coeur du sujet c'est hyper chronophage et ça prend énormément de temps et d'énergie pourquoi je dis ça parce que tout simplement si vous décidez vraiment de vous lancer dans le milieu de la synchro Je pense que vous n'avez pas 20 000 façons de faire. Et comme toutes les choses dans lesquelles vous vous lancez, si vous ne mettez pas un minimum d'effort, ça ne va vous donner aucun résultat, ça va vous décevoir et vous allez finir par être dégoûté. C'est comme le live, par exemple. Vous ne vous dites pas un matin, je vais faire des concerts. Et puis les choses se font toutes seules. Si vous êtes seul, c'est quand même un sacré boulot de faire une liste de contacts, de relancer. Parce qu'en fait, le live, finalement, le booking de concerts, c'est de la vente. Vous avez presque un mix entre un travail de commercial, un travail d'administrateur, un travail de communicant, un travail de manager de vous-même, mais c'est hyper chronophage. L'asynchro, c'est pareil. On ne se réveille pas un matin en se disant « tiens, je vais développer le marché de l'asynchro sans se poser de bonnes questions » . En fait, là, on parle vraiment de développer l'asynchro. Attention, on ne parle pas juste... d'opportunités, de coûts, moi j'appelle ça des coûts, c-o-u-p, c'est-à-dire une fois par an, une fois tous les deux ans, vous avez quelqu'un qui vous contacte parce que vous avez un de vos titres qui a bien fonctionné, vous le placez en synchronisation et basta. Là on n'est pas en train du tout de parler de ça, on est en train vraiment d'en faire une activité sérieuse, rémunératrice, qui rentre dans une balance et un grand tout qui fait votre économie annuelle, et vraiment quelque chose sur lequel vous voulez performer et vraiment développer. Donc si vous voyez la synchro comme quelque chose d'important, au moins autant que vos sorties, votre streaming, vos concerts, il va falloir le faire sérieusement, et du coup, dès le début, il faut se poser les bonnes questions. Donc moi, les bonnes questions, j'ai pris quelques notes par rapport à ça. On l'a dit, la synchro n'est pas une obligation. Ce n'est pas un passage obligé pour les artistes. Je vois des artistes qui se développent très très bien et qui sont parfaitement heureux sans développer la synchro. Encore une fois, ils ont quelques opportunités de temps en temps, mais ce n'est pas quelque chose qui développe. Donc ce n'est pas du tout une obligation. Ce n'est pas du tout une obligation. Il faut savoir aussi que certains styles, et je l'ai mis d'ailleurs dans mon substack, fonctionnent mieux que d'autres. Très clairement, si vous faites de la musique électronique néo-orchestrale, vous avez à mon avis beaucoup plus de chances d'avoir des placements que si vous faites du rap en français, avec des paroles un peu explicites. Donc il faut aussi vous poser la question de ce que vous faites en style, et savoir à peu près quelle est votre taille de marché, vos opportunités, et les placements que vous pouvez espérer faire à l'année. Donc encore une fois, si vous faites de la musique électronique, un peu orchestrale, un peu émotionnelle, ça va être plus facile pour vous de vous constituer un catalogue. qui sera en fait principalement vos sorties, que vous allez pouvoir proposer à des music supervisors, et ce sera beaucoup plus facile que si vous faites du rap français, on parle de rap vraiment le rap pur français avec des paroles en français, ou alors du métal extrême, je dis pas que c'est pas synchronisable, je dis juste que c'est plus compliqué. Donc voilà, la partie 1, elle dit simplement, est-ce que j'ai vraiment envie de me lancer dans la synchro ? C'est une question qu'il faut vraiment se poser profondément, C'est à mon avis le point le plus important et c'est souvent le point qui est le plus oublié, notamment par toutes les personnes qui vont vous souffler des choses à l'oreille, mais qui ne sont pas forcément à même de comprendre réellement qui vous êtes et ce que vous voulez faire. Le point 2, il s'appelle comprendre réellement comment fonctionne la synchro. Alors en fait, ce point 2... Pour moi, c'est le jumeau du point 1. Je m'explique. En fait, pour vous poser la question fondamentale, est-ce que j'ai vraiment envie de me lancer dans la synchronisation, dans la musique à l'image, il faut aussi prendre du temps pour mieux comprendre ce qu'est réellement la synchro. Si vous ne faites pas un vrai travail pour comprendre ce qu'est la synchronisation, ce que ça implique, et quels sont vraiment les différents réseaux et leurs besoins, vous n'allez pas pouvoir répondre à la question 1. Donc en fait, je vous propose d'explorer un peu ce que j'entends par comprendre réellement comment fonctionne la synchro. En fait, comme je le disais en préambule, la synchro, c'est vraiment pour moi un écosystème à part. Donc avant d'y aller, il faut vraiment savoir où on met les pieds. Il faut savoir que pour moi, il y a autant... Enfin, autant, c'est compliqué de... comparer, mais il y a plein, plein, plein de réseaux pour faire de la synchro. Il y a plein, plein, plein de médias. Il y a plein de diffuseurs. Il y a plein de formats, que ce soit des publicités qui sont à la télé, à la radio, sur les réseaux sociaux, dans les magasins. Les films, il y en a plein. Il y a des films, il y a des courts-métrages. Il y a des séries télé. Est-ce que c'est des séries indépendantes ? Est-ce que c'est des séries grand public ? Est-ce que c'est développé par des majors ou des grandes maisons ? Quelle est la place de l'artistique là-dedans ? En fait, des questions où on peut vraiment se reposer plein, vraiment plein. Et chaque univers a vraiment ses codes. Donc, ses codes, quand on parle de codes, on parle de délais, on parle de budget, on parle de plein de choses. Donc, quand vous vous posez la question de « est-ce que j'ai envie de faire de la synchro ? » « suis-je prêt à faire de la synchro ? » « est-ce que j'ai envie, dans ma carrière, de passer du temps à développer ces opportunités-là ? » Il faut se poser la question de tout ce que ça implique, mais surtout tous les réseaux. Je vous donne un exemple. Si vous voulez faire uniquement de la musique de film, et que vous voulez faire des gros films, il va falloir vous dire que à mon avis, et je ne pense pas me tromper il va falloir passer passer par tout un tas de petits films, entre guillemets, pour réussir à faire des gros films. Ça veut dire qu'en gros, vous allez devoir passer beaucoup de temps pendant les deux, trois premières années à vous faire un nom avant de taper les très gros réalisateurs, producteurs et compagnie. Ça, c'est une première chose. Et ensuite, quand vous allez avoir des briefs qui vont arriver sur des gros films, A mon avis, et encore une fois je ne pense pas me tromper, ça ne va pas être simplement on fait appel à vous pour vos beaux yeux et vous êtes comme d'hab, et je ne dis pas ça du tout de façon péjorative, sur votre ordi en train de composer de la musique avec des VST et ça va passer. En général, quand vous obtenez de la musique originale, ce qu'on appelle un score d'un gros film... C'est que, en gros, vous allez avoir un gros budget. Votre cachet va faire partie du budget, mais vous n'allez pas prendre 100% du budget. Donc il va falloir monter une équipe, payer des musiciens, payer des arrangeurs, payer des studios, des ingénieurs du son, pardon, pour le mix, le mastering. Ça, on y reviendra plus tard, c'est un point 4 qui est hyper important. Mais non seulement ces gens-là, il va falloir les payer. Alors si vous avez le budget, ce n'est pas un problème d'argent ou de financement. Mais surtout, il va falloir savoir comment les payer. Ça, c'est une chose. Et c'est une chose qui est très importante. Comment les payer, c'est tout simplement, est-ce que vous avez une structure pour les payer ? Est-ce que vous pouvez leur faire des cachets ? Est-ce que vous pouvez les déclarer, que ce soit aux différents organismes de perception ? Ça, c'est hyper important. L'ADAMI, l'ASPEDIDAM, l'ASASEM. La SCPP, la SPPF, ça c'est des sociétés dont on parlera aussi plus tard. Mais la question c'est est-ce que vous avez la structure pour vous occuper de ça ? Est-ce que vous avez la structure ? Ça implique aussi de savoir si vous avez un agent. Et si vous avez un agent, est-ce que lui a envie de le faire ? Est-ce qu'il a le temps pour le faire ? Et ça, c'est à mon avis des discussions que vous devez avoir avec votre agent très très vite. Parce que votre agent qui est là pour vous signer en label ou vous trouver des deals, ce n'est pas forcément quelqu'un qui va avoir le temps et l'envie de gérer vos bandes originales. Et là, on ne parle que de... musique originale pour le cinéma et les séries télé. Ça veut dire que pour la pub, ça va certes être plus léger en termes de... A mon avis, je parle encore une fois de mon expérience, ça va être à mon avis beaucoup plus léger en termes de production, d'organisation, mais il va falloir aussi être beaucoup plus rapide. Et je pourrais vous donner des exemples de ce qu'on a fait, nous, dans nos sociétés, ou en tout cas chez Twenny, en placement pour des pubs. On parle encore une fois de musique originale, c'est plus léger dans le sens où ça, pour le coup, vous pouvez le faire sur votre ordinateur. avec vos logiciels habituels, vos banques de son habituelles et surtout votre workflow habituel. Mais à la différence du ciné, où c'est une organisation qui est plus lourde, mais où potentiellement ça va être une production qui va s'inscrire sur beaucoup plus de temps, en pub, ça va être plus léger, mais aussi beaucoup plus rapide. Et ça arrive par exemple que le soir, on nous demande des choses pour le lendemain, par exemple. Donc ça, il faut vraiment le prendre en compte. En fait, c'est ça aussi qui va déterminer... Plus que la question de « est-ce que j'ai envie de faire de la synchro ? » , ça va aussi déterminer quel type de synchro vous voulez faire. Et moi, je connais des gens qui s'épanouissent à mort dans le score de films parce qu'ils adorent gérer des gros budgets, ils aiment bien bosser avec des orchestres, ils aiment bien sortir des studios, rencontrer des nouvelles personnes, monter une équipe. Et à contrario, ces gens-là, ils n'ont pas du tout envie de bosser sur de la pub. Parce que ça les stresse trop d'avoir des délais très très courts, que aussi faire leur preuve sur une minute ou 30 secondes ou 15 secondes, qui sont en fait les délais d'une pub, ça leur va pas, parce que eux, ce qu'ils aiment bien faire, c'est raconter une histoire, et ça, ça passe par le fait de faire des formats longs, mais eux, les formats courts, ça va énormément les stresser. A contrario, je connais des gens qui font de la pub, qui sont hyper... Excité presque par ce dynamisme et le fait d'avoir tout le temps une deadline ultra courte. Et eux, même s'ils ont envie de le faire, sont plutôt mal à l'aise et dans l'inconfort quand on leur propose de faire un film. Parce que, eux, ils aiment bien que les idées aillent très vite, c'est leur façon de fonctionner. Ils aiment bien que le projet ait un début et une fin très courtes, tout donner sur un petit laps de temps, c'est ce que moi j'appelle des jaguars, c'est donc donner énormément d'énergie d'un coup et après pouvoir se reposer et en fait ils ne se reposent pas vraiment parce qu'ils enchaînent les projets. Mais eux ils vont plus s'épanouir dans la pub. Donc en fait plus avant même de vous poser la question de est-ce que j'ai réellement envie de me lancer dans la synchro. Il faut vraiment vous poser la question de qu'est-ce que la synchro, quels sont les différents réseaux et surtout comment on s'organise autour des différents types de projets. En point 3, j'ai écrit les véritables critères d'un titre synchronisable. Donc ça, pour le coup, c'est aussi un peu en lien avec le 2. C'est comprendre quels sont les critères d'un bon morceau, savoir déjà si sa musique s'y prête, et si on a envie, si on est capable de créer des titres qui vont respecter cette structure. Là, je vais faire une analyse qui est beaucoup plus personnelle, mais je ne suis pas loin de penser que beaucoup de gens dans le métier vont partager mon avis et mon appréciation des choses. Mais je dirais que plus un titre est lisible, plus il est synchronisable. partie lisible, je m'explique. En fait, je trouve que plus un titre est hybride, donc mélange plein de choses, et difficile à classer, et plus il va être difficile à synchroniser. Par exemple, bien sûr, un titre qui est moitié en français, moitié en anglais, ça c'est extrêmement dur à classer, donc à synchroniser, parce que je trouve que les music supervisors, ou en tout cas les gens qui ont besoin de musique sont plutôt effrayés en général. Quand ils n'arrivent pas à mettre facilement un titre dans une case, donc clairement les cases c'est un titre pour un marché français, un titre pour un marché international, si vous chantez en français pour un marché inter, c'est impossible que ça puisse fonctionner, ou alors si c'est possible, mais dans ce cas-là ce n'est pas des anomalies, mais ce sont des choses très spécifiques, et a contrario pour le marché français, si vous êtes français et que vous chantez en anglais, c'est aussi quelque chose qu'il faut appréhender et bien classifier. si vous faites les deux Dans votre musique, et encore pire si vous faites les deux dans une chanson, là c'est compliqué. D'une autre manière, quand vous faites des styles un peu hybrides, c'est-à-dire que vous allez mélanger plusieurs styles, il y a certains mélanges qui sont pour moi des machines de guerre asynchro, et à contrario, il y a pour moi d'autres mélanges. qui sont plutôt des freins. Je vous donne un exemple pour moi de ce qu'il peut être une machine de guerre en synchro. Ça peut être par exemple un mix de hip-hop et de rock. Ça, pour des trailers de films, pour des scènes d'action, aussi pour des marques très spécifiques, pour des parfums, de la bijouterie notamment, ou des fringues, sur des marques et des marchés très spécifiques. Ça peut hyper bien fonctionner. D'ailleurs en France, trouver du hip-hop, chanteur en anglais, teinté de rock, comme ils savent énormément bien le faire, comme ils savent très bien le faire aux Etats-Unis, c'est assez difficile à trouver. Donc ces mélanges fonctionnent très très bien. Qu'est-ce qui fonctionne bien ? Je l'ai dit au tout début du podcast, mais le mix entre musique électronique et musique classique, ça pareil, ça fonctionne ultra bien. Et nous, c'est quasiment chez Twenny, ma société, ce qu'on synchronise le plus. On a fait notamment une très très belle synchro cette année pour une marque qui s'appelle Chopard, avec un titre qui est, moi j'appelle ça néoclassique, avec des teintes un peu électroniques. Pareil cette année pour un artiste qui s'appelle Nyx, un morceau qui s'appelle Amnesie. On a fait un placement sur un film. Et là, on a vraiment, en tout cas dans tout... Toute la musique de Nix, c'est un mélange très fort entre de la musique classique et de la musique électronique. C'est d'ailleurs pour ça qu'on est très connu en France, je trouve. C'est une partie de la French Touch. Mais ces mélanges fonctionnent très bien. A contrario, moi je dirais qu'un titre qui commence folk et qui évolue vers un truc très rock, je ne dis pas que ça ne peut pas fonctionner, mais je dis juste que si vous mélangez des choses... de façon plus ou moins habile dans votre musique, ça va être à mon avis toujours plus compliqué de le présenter à des music supervisors et surtout ça va être plus compliqué pour moi de synchroniser. Et ça, ça vaut d'ailleurs à mon avis pour plein de choses. Ce que j'ai remarqué en fait, c'est que plein d'artistes pensent souvent qu'en mélangeant des choses, ils vont pouvoir accéder aux différents réseaux de ces choses qu'ils mélangent. Alors qu'en fait, j'ai remarqué que c'est plutôt l'inverse, et on revient à ce que je disais par rapport à la langue, mais quand on mélange plusieurs styles, alors que l'artiste croit souvent qu'il va être dans l'un et l'autre, en fait, il est souvent dans aucun des deux. Par exemple, quand vous mélangez, alors j'ai dit que ça marchait plus ou moins pour la synchro, mais quand vous mélangez le hip-hop ou le rap et le rock, souvent vous n'êtes ni dans les rayons du rock, ni dans les rayons du hip-hop. De la même manière, si vous mélangez souvent du jazz avec, je ne sais pas, de la musique électronique, souvent, si ce n'est pas très très habilement fait, avec une entité artistique très forte et un parti pris très fort, vous n'allez ni être sur les radios jazz, ni être sur les radios de musique électronique. Parce qu'en fait, ces radios-là, malgré des zones d'ombre, Elles sont quand même très barriérées et elles ont en général des styles très précis et elles ont du mal à en sortir. Donc la synchro, c'est pour moi exactement pareil. Le point numéro 4, il aborde quelque chose de très technique qui est le son, la production, le mix et surtout le mastering. Pour moi, c'est vraiment un truc ultra important et je trouve qu'on n'en parle pas forcément assez. Et on en parle même très très peu en fait. Et je vous invite à aller voir un article que j'ai écrit sur mon sub stack. Ça date un peu, je l'ai écrit le 18 juillet, enfin je l'ai sorti le 18 juillet 2023. C'est un article d'ailleurs qui a été pas mal liké et surtout qui a beaucoup beaucoup tourné. En tout cas on en a beaucoup parlé. Et dans cet article j'aborde justement des questions très pragmatiques et techniques. de comment sonner pour atteindre le marché de la synchro. Je vous invite à aller voir cet article, je vais mettre de toute façon le lien en commentaire. Je vais regarder un petit peu l'article avec vous. Ce que je me suis noté, en tout cas ce que j'ai en tête de très important par rapport à ça, c'est que souvent on imagine que pour être destiné à la synchro, un titre doit sonner parfaitement, ultra pro, dans les standards. En réalité, je pense que c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus complexe. Et nous, on a remarqué, en tout cas, que les titres les plus synchronisés ne sont pas forcément les mieux produits. Alors bon, vous me direz, c'est peut-être une spécificité très précise ou c'est quelque chose peut-être de très spécifique par rapport à notre catalogue et moi, mon réseau de synchros, c'est possible. Mais j'ai remarqué que... C'est souvent ce que j'ai synchronisé sur des films, des séries, des pubs, que ce soit au niveau français, international. Bon, vous verrez, en fait, c'est aussi un peu le but de ce podcast, de voir un peu les différences entre la France et les Etats-Unis. Mais néanmoins, j'ai remarqué que ce qui est le plus synchronisé, c'est souvent les choses, en tout cas pas les titres les mieux produits. C'est souvent des choses un peu fragiles. un peu des choses un peu plus singulières, on a beaucoup de choses qui ont été enregistrées à la maison, en home studio. Et voilà, donc en fait, dans le point 4, quand je parle de son, de production, de mix et de mastering, je ne parle pas du tout de qualité de production dans le sens big studio vs home studio. Je vais plutôt parler de moi, la qualité du son final. Et surtout le niveau de son final. Mais en fait, vous allez voir que c'est ça. Si vous avez l'occasion d'aller sur mon Substack et je redis le nom de l'article, il s'appelle Think and Sound Quality. Il est sorti le 18 juillet 2023 sur mon Substack qui porte mon nom, qui s'appelle Maxime Jacquard. Donc en fait, ça c'est parti d'une remarque d'un très bon ami à moi. qui s'appelle Nicolas Neddart, et qui se reconnaîtra d'ailleurs s'il écoute jusqu'ici ce podcast. Mais je lui avais envoyé des titres pour Lancôme, et il m'avait répondu, je retrouve le message du 22 mai 2023, où il me disait, une remarque technique, le niveau sur les envois Lancôme est assez bas, bisous. Et en fait c'est là où je me suis dit, non mais attends, en fait j'envoie des titres. Et en fait, il faut savoir que sur les plateformes sur lesquelles on met les titres, il n'y a pas, comme sur Spotify, Deezer, Apple, de mise à niveau, du gain. Et je me suis dit, non mais en fait, les titres que je mets sur les plateformes sont peut-être en fait tout simplement trop bas en termes de volume. Je me suis un peu intéressé à tout ça. Je me suis dit déjà que c'était une immense bêtise de faire ça et qu'il fallait vraiment, vraiment, vraiment que je trouve une solution pour être compétitif. Parce que tout simplement, si vous envoyez vos titres à des music supervisors en les mettant sur des plateformes, on verra plus tard d'ailleurs les différentes plateformes. et que vous n'avez pas un son qui est à la hauteur en termes de volume, j'entends des autres titres qui sont dans l'industrie, le mec va écouter l'intégralité des titres. Et comme les vôtres sont moins forts, il y a quelque chose de très précis en psycho-acoustique qui fait que moins un titre est fort, moins il est prenant, moins il est saisissant. Donc votre titre, de toute façon, va perdre énormément de valeur juste par le fait qu'il est beaucoup moins fort que les autres. Et puis la personne ne va pas forcément s'amuser à chaque fois à monter le son ou à baisser le son entre chaque titre. Donc elle va juste entendre que le vôtre est moins fort. Et puis elle va juste se dire qu'en fait, il est moins fort en termes de volume. Mais elle ne va pas se dire qu'il est moins fort en termes de volume. La personne ne va pas forcément s'en rendre compte tout de suite. Mais elle va surtout se dire qu'il est moins fort en termes de puissance. de puissance évocatrice ou d'aura que le titre va pouvoir porter quand on le place sur une œuvre audiovisuelle. Donc je suis allé au fond des choses, parce que ce sujet est vraiment intéressant et important. Je suis allé au fond des choses, j'ai essayé de trouver un peu comment j'avais pu faire des erreurs. Et en fait, j'ai cherché tout simplement. Et mon analyse et ma théorie, c'est qu'en fait... Alors qu'il y a une période, en tout cas moi quand j'ai commencé dans l'industrie il y a une bonne quinzaine d'années, on avait souvent la chance de faire différents masterings, quand on faisait faire un master d'un single ou un album. Maintenant, je me suis rendu compte qu'en fait, les artistes souvent ne livrent qu'un seul master. Et ça, à quoi c'est dû ? En fait, c'est dû au fait que souvent, les artistes font le master eux-mêmes. Ça, c'est le point 1. Donc, comme ils le font eux-mêmes, ils ont peu de temps, parfois peu de connaissances parce qu'en fait, il faut dire ce qui est, ce n'est pas leur métier. Donc, ils font un master aux normes Spotify. Je vous en reparle juste après et basta. Point 2. Ils font faire un master par un ingénieur, mastering, mais comme ils ont peu d'oseille, ils ne peuvent pas faire trois versions différentes, donc ils finissent par choisir la version des DSP, donc des plateformes de streaming. Et théorie numéro 3, ils passent par un truc algorithmique d'intelligence artificielle type Lender, qui est quasiment uniquement tourné vers l'industrie du streaming, et qui en fait va faire des masterings pour le streaming et absolument pas pour le monde de la synchro. Et d'ailleurs, même en streaming, j'ai remarqué que les gens ne sont pas forcément d'accord entre eux sur ce qu'il faut atteindre. Donc en fait, l'industrie de la synchro, elle dit quoi ? Elle dit qu'en fait... Pardon, on va juste analyser ce qui, de toute façon, arrose et colore toute notre industrie, c'est l'industrie du streaming. Et l'industrie du streaming, qu'est-ce qu'elle dit ? Alors là, ça va être un peu technique, mais j'assume que je parle à des artistes qui sont aussi des producteurs. Donc je ne vais pas pouvoir, ou en tout cas, je n'aurai pas le temps, là, dans ce podcast, de tout approfondir. Je vous laisse juste faire vos propres recherches si vous avez besoin. Mais quand on parle de loudness, donc de normes LUFS, en général on nous dit que quand on distribue de la musique sur Spotify, il faut être à moins 14 dB LUFS, avec moins 1 dB de True Peak. Donc en fait ça, ça dit simplement que pour distribuer de la musique sur les plateformes, et là on se concentre surtout sur Spotify, parce que les autres n'ont pas forcément les mêmes cahiers des charges, il faut livrer à moins 14 dB, ce qui n'est en fait pas extrêmement fort. Parce que plus le chiffre est gros en négatif, et moins c'est fort. Donc en fait, la plupart des artistes, des techniciens ou des plateformes algorithmiques vont faire un mastering à moins 14 dB à l'UFS et merci, au revoir. Mais par contre, on ne va pas du tout se poser la question de ce qu'il faut faire et cracher sur la synchro. Et en fait, en synchro, donc là j'ai noté dans l'article, mais allez voir l'article, vous aurez tout. mais Apple Music, moins 16 dB à l'UFS, Amazon, entre moins 9 et moins 13 dB à l'UFS, YouTube, c'est moins fort, moins 13 à moins 15, Deezer, moins 14 à moins 16, et vous voyez, un CD, c'était moins 9. Donc déjà, quand on masterisait pour un CD, on était avec un son beaucoup plus élevé, et donc plus proche de ce qu'on peut attendre en synchro. Et donc, voilà, si vous allez voir l'article, L'article vous dit qu'en fait, il faut plutôt taper à moins 9 dB LUFS pour la synchro plutôt qu'à moins 14. Donc je pense que c'est très très important d'avoir cette donnée. Et d'ailleurs pour la petite anecdote, il y a un ingénieur du son, un réalisateur ou mixeur ou tout ce que vous voulez que j'adore qui s'appelle Jessen Joshua. Et je lui ai parlé récemment sur Instagram, enfin récemment non, il y a quelques mois maintenant. Et je lui demandais, lui, à combien il sortait, et il m'a dit « moins 6 dB à l'UFS » . Je ne sais pas s'il m'a dit ça pour rire ou pour se moquer de moi ou si c'était réel, mais en fait j'ai l'impression que beaucoup, beaucoup de gens maintenant vont taper sur des scores de « moins 7 » , « moins 6 » , ce qui est en fait énorme, enfin qui est extrêmement fort en fait. Et ma question c'est est-ce que les plateformes de streaming peuvent absorber des niveaux aussi élevés ? La question a le mérite d'être posée. Et si vous connaissez bien ces sujets, d'ailleurs, n'hésitez pas à me mettre une petite note et un petit commentaire, que ce soit sur le Substack, je crois que vous pouvez aussi commenter sur Spotify, notamment, ou aller sur mon LinkedIn, envoyez-moi un MP ou tout ce que vous voulez, mais ça m'intéresse vraiment d'avoir votre avis sur cette norme-là, parce que moi, je suis loin d'être expert, en fait. Donc là, je vulgarise pour aider les gens à mieux performer. Il y a des parties que je maîtrise très très bien, je pense, mais ça, c'est pas la partie que je maîtrise le mieux. On arrive au point 5 sur 7, donc on a fait une bonne partie déjà du plan 7 points. Donc le 5 il s'appelle choisir la bonne plateforme pour héberger ses titres. Ça c'est aussi hyper hyper hyper important. Vous devez vous poser aussi la question dès le début, avant même de contacter qui que ce soit, de quelle plateforme vous allez l'utiliser pour héberger et envoyer vos titres. Ça c'est super important parce qu'en fait souvent on fait l'erreur, moi le premier, il y a pas mal d'années quand j'étais pas du tout dans la synchro mais que je voulais néanmoins avoir un peu de résultat, j'ai fait je pense les mêmes erreurs que plein de gens, c'est que je me suis dit tant pis j'envoie, j'ai chopé quelques contacts à droite à gauche et je me suis mis à faire des tonnes de wittransfers et en fait c'est typiquement ce qu'il ne faut pas faire je pense. j'ai noté d'ailleurs en point 1 par rapport à cette grande partie qui est choisir la bonne plateforme. Pour moi, le plus important, c'est surtout les plateformes qu'il ne faut pas utiliser. Donc j'en ai noté quelques-unes. Aussi parce que maintenant, je vois beaucoup d'artistes qui m'envoient des titres avec ces plateformes-là et je les ai limite bannis tellement c'est un enfer sur Terre à utiliser. Donc ces plateformes-là, quelles sont-elles ? J'ai noté, moi, mon énorme, énorme, énorme mouton noir en 1, c'est Google Drive. Je déteste Google Drive. Parce que j'ai l'impression de tout le temps être en train de me battre pour demander les droits. Google Drive, c'est vraiment un enfer. C'est bien pour plein de choses, à mon avis. pour du perso, héberger vos photos de vacances ou j'en sais rien. Mais si j'ai vraiment un conseil, si vous devez garder un seul conseil de ce podcast, c'est n'utilisez pas Google Drive pour envoyer des titres à des music supervisors ou pour n'importe quelle personne qui est liée à la synchro. Et d'ailleurs, n'utilisez pas Google Drive, jamais, jamais, jamais, pour n'importe quelle personne, à mon avis, pro, pour envoyer le moindre titre ou la moindre chose à n'importe quel professionnel. Parce qu'en fait, Google Drive, vraiment, je ne sais pas comment les gens s'en servent, mais moi, on m'envoie quelque chose, je fais demander un accès, je pense que tout le monde est obligé d'en passer par là, et puis en fait, je dois attendre que la personne qui m'envoie valide accès pour que je puisse télécharger. Et je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais en général, les Musicus Provisors, quand ils reçoivent des tonnes et des tonnes de titres, ils ont besoin tout de suite de le télécharger, de le taguer, de le mettre sur leur propre plateforme à eux. Et en fait, s'il passe par l'étape « Demander un accès » , vous pouvez être quasiment certain que dans le meilleur des cas, c'est vous qui allez oublier de valider l'accès et vous le ferez plus tard. Mais surtout, dans la plupart des cas, le Music Supervisor ne va pas du tout attendre que vous lui ouvriez un accès. Il va complètement oublier votre titre et passer à un autre. Très clairement et très sincèrement, ne jamais utiliser Google Drive. C'est vraiment la plateforme pour laquelle je suis assez radical, mais parce que pour moi c'est ingérable. Ensuite, évitez autant que possible les WeTransfer, parce que je vous donne un exemple très précis. Il y a une semaine... Il y a un music supervisor français qu'on connaît depuis des années, avec qui on bosse. Et il y a un an, je lui ai envoyé un titre qu'on représente et qui est vraiment un gros titre iconique français. En tout cas, une artiste française que je ne peux pas citer ici, mais qui est vraiment iconique et dont la musique est connue de tout le monde. Et pour laquelle on a la chance d'avoir des droits. Et donc je lui ai envoyé ce titre-là, Silence Radio, comme c'est toujours le cas, et d'ailleurs je vous repréciserai quelque chose par rapport à ça, les silences des musiques Spavizer et comment on deal avec ça. Donc on lui envoie le titre il y a un an, Silence Radio, et là il y a une semaine, il retrouve le titre, il nous pose des questions habituelles, est-ce que j'ai toujours le droit de l'utiliser, est-ce que vous détenez toujours les droits ? Est-ce que c'est possible de l'utiliser pour une pub, par exemple ? En fait, ce titre-là, lui, il l'a directement téléchargé, ou il l'a maintenant sous forme de lien. Il peut l'utiliser, il peut le tester sur la pub, il peut l'envoyer à son client, il peut faire plein de choses. Vous vous rendez compte que si vous faites un WeTransfer, qui en général expire en quelques jours, c'est-à-dire que lui, il va retrouver le titre, et la première chose qu'il devrait vous dire, vous demander, c'est est-ce que tu peux me le renvoyer ? Déjà, ça fait ultra pas pro de demander ça. Et puis, c'est ingérable. Parce que lui, ça peut arriver que le titre, il en ait besoin le vendredi soir parce qu'il est avec son client. Ou le samedi matin, son client lui dit, je suis sur mon film et j'ai à tout prix besoin de l'utiliser pour le tester. Et en fait, il en a besoin tout de suite. Il n'en a pas besoin dans une journée, deux journées. Et même si vous êtes très très réactif, il faut comprendre que... Un music supervisor ou un agent, il pense à un titre, il le veut tout de suite, il veut le tester, et il n'y a aucune, aucune, aucune place pour l'attente. Donc votre titre, il doit être écoutable et téléchargeable tout de suite, et vraiment, dans la seconde où la personne y pense, elle doit retrouver votre mail avec le titre. Donc oui, transfert, ça ne fonctionne pas. Et en 3, j'ai noté Dropbox, qui à mon avis est peut-être la moins pire des 3. mais qui reste difficile à gérer, enfin, qui reste trop difficile à gérer, qui n'est pas faite pour ça, en fait. C'est comme si... Je ne sais pas, je n'ai pas d'exemple tout de suite en tête, mais chaque plateforme vous permet de faire des choses. Sur Instagram, principalement, vous mettez des vidéos et des photos. Et vous n'allez pas publier des messages vocaux. Enfin, vous pouvez le faire sur Instagram, mais je veux dire, il faut vraiment comprendre pourquoi sont faites les choses. Et Dropbox, Google Drive, c'est fait pour moi, pour vos sauvegardes pro ou perso, mais ce n'est pas quelque chose qui permet de partager facilement. Et WeTransfer permet pour moi de partager des gros fichiers de n'importe quelle sorte à quelqu'un qui les attend, mais ce n'est pas une plateforme de démarchage. Donc, ayant fait le tour des plateformes qui, pour moi, ne sont pas à utiliser, j'ai noté deux plateformes qui sont vraiment, pour moi, des bangers. Et je vais vous les donner très vite, mais je ferai probablement un épisode spécial. Donc, une deuxième, une autre partie là-dessus. En tout cas, une grosse partie là-dessus. Les deux plateformes qu'on utilise, nous... C'est Disco, qui est la première plateforme, ça s'écrit D-I-S-C-O. C'est une plateforme américaine basée à Los Angeles, qui est principalement utilisée par les labels et les éditeurs du monde entier. Là-dessus, vous pouvez stocker vos titres, vos métadonnées, vous pouvez créer des playlists, mettre tous les crédits, les chaînes de droits. Ça paraît, c'est très spécifique, on en parlera dans un prochain épisode. Et voilà, vous pouvez tout mettre sur Disco, stocker... De l'audio, des métadonnées, vous pouvez même mettre des paroles, faire vos playlists, vous envoyer vos titres à n'importe quelle personne, principalement des music supervisors, mais ça peut être aussi des médias. Vous avez des notifications quand ils écoutent les titres, vous avez toutes les stats. Donc c'est pratique pour vous, c'est pratique pour les personnes avec qui vous bossez, et voilà. Et vous avez même la possibilité de faire des newsletters à l'intérieur de Disco, ce qui est quand même assez génial. Et j'ai noté aussi une plateforme française. Parce que je l'aime beaucoup et je trouve que d'ailleurs le mec qui a créé cette plateforme est vraiment quelqu'un de brillant, Clément Souchier. Ça s'appelle Bridge. C'est la plateforme française qui ressemble un peu à Disco, mais qui a ses singularités, ses spécificités, qui lui est propre. Déjà, j'aime bien aussi Bridge parce qu'elle a été créée par quelqu'un qui vient de la Synchro. Il faut savoir que Clément avait une agence avant de Sync. Donc il connaît très très bien le marché, sans même vouloir le critiquer, mais c'est pas quelqu'un qui est issu du décolle de commerce ou autre et qui d'un coup a décidé de faire un SaaS ou une plateforme tech. C'est quelqu'un qui vient de la Synchro et en fait qui a créé l'outil qu'il aurait aimé utiliser. Donc c'est assez similaire à Disco. L'avantage c'est que je crois que vous avez une offre gratuite sur Bridge que vous n'avez pas sur Disco. Et puis il y a quelques autres choses qui sont très spécifiques à Disco. et notamment... Ce qui pour moi peut être une très très bonne arme de guerre pour vous, c'est que Bridge peut vous donner accès aussi à un marché de la synchro en France. Qui est en fait un marché qui est pas mal oublié par les acteurs américains. Et je ne suis pas certain que Disco ait un réseau, ou en tout cas soit tourné vers le marché français. Et Bridge l'est. Donc comme c'est souvent plus facile de démarrer dans son pays avant de rayonner à l'étranger, Bridge ça vous permet aussi d'être un peu à la maison. de développer un peu le marché français. Je ne dis pas qu'ils ne pensent pas à l'international. Je dis juste que pour la France, et pour démarrer, c'est bien aussi de commencer avec Bridge. Et puis c'est moins cher. Et puis voilà. Le point 6, il est directement lié au point 5. On va arriver à la fin d'ailleurs. Et ces deux derniers points vont être balayés assez vite. Parce qu'il n'y a pas des tonnes de choses à dire là-dessus. Et on pourra en faire des épisodes très spécifiques. Le point 6 est un peu le jumeau du point 5, c'est les métadonnées, l'ère de la guerre. Je pense qu'on passe beaucoup de temps à parler de métadata, métadonnées, ça veut dire la même chose. On en parle aussi beaucoup pour la musique au sens large, mais vous n'imaginez pas à quel point les métadatas maintenant sont indispensables pour la synchro. Je crois que ce qui a beaucoup changé depuis quelques années, et je vous dis ça parce que moi ça fait 15 ans que je suis dans la synchro, j'ai vu les outils utilisés et j'ai vu aussi les usages évoluer, c'est qu'en fait avant on était sur un marché qui était vraiment un marché de sachants, c'est-à-dire de music-papazor, qui faisait appel à des gens qui connaissent très très bien leur catalogue ou des catalogues tiers et qui allaient les renseigner sur telle musique pour tel projet, etc. Ça c'était avant. Maintenant, de plus en plus, on voit héberger des plateformes qui proposent à des music supervisors de directement explorer des catalogues et de faire un peu, entre guillemets, leur marché eux-mêmes. Et ça, ça a vraiment changé. Et je pense que c'est aussi tout le monde qui veut ça, d'ailleurs. C'est que les choses vont de plus en plus vite. Avant, on appelait un ayant droit pour avoir accès à un titre pour une pub qui allait sortir dans trois mois. Maintenant, on appelle un ayant droit le vendredi soir. pour une pub qui va sortir le samedi matin. Et je vous dis ça parce que je l'ai vécu. Donc, de plus en plus, les Music Supervisors font leur marché sur différentes plateformes, et on évoquera plus tard les différentes plateformes. Donc, de plus en plus, les Music Supervisors ont envie que ça aille vite, et ont envie d'avoir des titres qui sont correctement tagués. Donc, correctement tagué, ça veut dire quoi ? Alors, vous verrez dans le substack, je l'ai un peu décrit. Mais en gros, les métadonnées, ça augmente la découvrabilité, ça permet à ton catalogue d'être trouvé en fonction du ce qu'on appelle le mood, le genre, l'ambiance, l'énergie. Donc dès le début, il faut se poser les bonnes questions de quelles métadonnées j'inclus ou comment. Les métadonnées pour moi qui sont indispensables, c'est le titre bien sûr, l'artiste. Auteur-compositeur, c'est indispensable dès le début, parce qu'en fait, ça va aussi rassurer les music supervisors de savoir que vous savez exactement qui a composé et qu'il n'y a pas d'embrouille, c'est-à-dire d'ayant droit qui serait difficile à contacter. Donc titre artiste, auteur-compositeur, avec ce qu'on appelle les splits, c'est le pourcentage de chacun. Est-ce qu'il y a un éditeur ou pas d'éditeur ? est-ce qu'il y a plusieurs éditeurs quel est le contact le mood on en a parlé précédemment le BPM qui est le tempo vous pouvez mettre ou vous devez mettre un BPM et vous pouvez ou devez mettre aussi ce qu'on appelle un range une échelle de BPM donc est-ce que c'est du mid tempo up tempo, down tempo voilà c'est parce que parfois un music supervisor il va pas chercher un tempo précis, il va chercher euh une échelle de tempo et parfois ils cherchent aussi un tempo précis donc je vous conseille de mettre les deux et puis après il faut mettre la tonalité si possible l'ambiance du titre, les paroles et savoir s'il y a une version instrumentale ou pas ça on en parlera au point 7 mais un titre Avec des bonnes métadatas, c'est un titre qui est plus facilement trouvable, qui est plus facile à comprendre, donc mieux il est compris, mieux il peut être présenté au client final qui est en fait la marque ou le réalisateur. Ça augmente les chances d'être exploité, d'être synchronisé. Et il faut se rappeler vraiment de cette phrase clé, les superviseurs n'ont pas de temps. Donc les métadonnées, ça fait le tri pour eux et c'est vraiment indispensable. Pour finir, le point 7, c'est à mon avis le point qu'on va aborder le plus rapidement parce qu'il est très technique et que ça n'a pas vraiment de sens d'y passer du temps trop sur ce podcast. Néanmoins, c'est un point qui, même s'il est traité rapidement ici, est indispensable car hyper important. C'est donc point 7, préparer toutes les déclinaisons à l'avance. Donc, un titre n'est pas sync-friendly, ou en tout cas sync-ready, tant qu'il n'existe qu'en version master. Ça, il faut bien le comprendre. Il faut que vous puissiez préparer toutes les déclinaisons dont un superviseur peut avoir besoin. Les instrumentaux, le mix pour la télé, les stems, ça on les demande de plus en plus. Une version alternative, ça c'est du caviar. Une version light, etc. Si vous avez des remixes, c'est hyper intéressant. Donc en fait, pour moi, le minimum, c'est d'avoir la version instrumentale. Et je dirais que par rapport à mon expérience, si vous n'avez pas de version instrumentale, ça effraie vraiment les music supervisors. Et même si sur un titre ou deux, ça peut passer et ça vous permet d'être présenté au client, Si vous êtes coutumier du fait de ne pas avoir de version instrumentale, et si vous n'en avez quasiment jamais, un music provisor va vous faire confiance une fois, deux fois, mais je ne suis pas certain qu'il vous fasse confiance à long terme. Donc préparez tout le temps des versions instrumentales, essayez si possible de stocker vos stems, alors là pour le coup vous pouvez utiliser Dropbox ou Google Drive, mais vraiment préparez toutes les versions. et d'ailleurs sur Disco sans leur faire de la pub à outre mesure, puisque je rappelle et je précise que je n'ai aucun accord commercial avec Disco, quel qu'il soit, pour les mettre en avant sur aucune plateforme. Néanmoins, sur Disco, vous avez la possibilité, un, de stocker la version instrumentale, deux, de stocker des stems. Et je crois que le matching se fait automatiquement, ce qui fait que si vous faites une version instrumentale, la personne qui reçoit vos titres a la possibilité d'écouter les versions alternatives. Et donc, c'est beaucoup plus simple. Ça évite d'aller rechercher la version, blablabla. Les stems sont stockés. Et d'ailleurs, il y a même une fonctionnalité en intelligence artificielle qui permet d'ôter la voix et d'avoir juste une version instrumentale. Alors ça, on l'a beaucoup utilisé chez nous. Et on en est un peu revenu. Et pour moi, c'est un peu un piège. Tout simplement parce que, certes, vous faites une version instrumentale en deux clics, c'est hyper agréable, hyper rapide. Mais en fait, si vous écoutez la version instrumentale, tout simplement, c'est un algorithme qui supprime la voix, qui retire les fréquences de la voix. En retirant les fréquences de la voix, ça retire aussi les fréquences de l'instrumentale en elle-même. Et donc, vous vous retrouvez avec un titre qui est un peu chimique, qui est même très parfois chimique. Et ça pose pour moi plusieurs problèmes. Le problème, un, c'est une version instrumentale, mais qui n'est pas très belle. Donc c'est difficile de séduire un music supervisor avec cette version. Deux, comme les gens en ce moment sont effrayés par l'intelligence artificielle, ça donne l'impression que votre musique est faite en intelligence artificielle. Parce qu'en fait, ça peut faire ressembler à une texture artificielle. Donc ça peut effrayer des music supervisors. Et trois, et je vous dis ça parce que je l'ai vécu, parfois on finit par plus savoir si la version instrumentale qu'on a est celle qu'on a fait avec intelligence artificielle ou celle qu'on a vraiment faite en studio. Et ça, ça pose problème parce que, comme tout va très vite, il faut savoir assez vite si la version qu'on a est une vraie ou une fausse version instrumentale. Donc en fait, moi je vous déconseillerais presque, je vous déconseille même très clairement de faire des versions instrumentales en AI, parce qu'à part le fait de jouer avec ça et de trouver ça rigolo, En fait, professionnellement, ça ne va pas vous apporter grand-chose. Donc pour résumer, le point 7, essayez d'avoir un maximum de versions de votre titre, donc minimum la version instrumentale, au maximum les stems que vous stockez, qui sont à disposition. Si possible, version instrumentale, stems, à disposition du Music Supervisor, sans qu'il ait à vous le demander. Il gagne du temps, parce qu'entre un titre sur la plateforme, avec ses versions, et un titre sans. Le Music Apparator va plus facilement explorer le titre pour lequel il a directement accès à la version instrumentale et aux stems. Et puis après, toutes les versions possibles et inimaginables. Je rappelle que ça nous est arrivé plein de fois de synchroniser des versions remixes plutôt que le titre original. Voilà, on arrive au bout de cet épisode qui parle principalement de comment se préparer à la synchronisation avant même de contacter qui que ce soit. Je rappelle une nouvelle fois que cet épisode, enfin que ce thème sera abordé en différentes parties cette saison. De toute façon, ça sera aussi un fil rouge toute l'année et pendant tout le podcast. On aura prochainement des interviews avec des artistes, des compositeurs qui font eux-mêmes de la synchro. On aura aussi la vision et la perspective des music supervisors, des agences, des éditeurs. On va beaucoup essayer de traiter ce sujet de façon globale. Et surtout, comme c'est le thème du podcast, on va essayer de comprendre les différences entre la France et les Etats-Unis. Parce que fondamentalement, s'il y a bien un marché pour lequel il faut avoir pour moi une vision mondiale, c'est bien la synchro. Parce qu'il y a autant de très belles choses à faire en France que des très belles choses à faire aux Etats-Unis. Voilà, merci beaucoup. N'hésitez pas à aller voir mon substack qui contient l'article qui est la colonne vertébrale de ce podcast et de cet épisode. Vous pouvez sur substack commenter. Je crois que vous pouvez le faire aussi sur les plateformes. C'est hyper important pour moi et hyper intéressant. Ça me permet de prendre un peu de recul, de pouvoir surtout vous répondre dans les prochains épisodes. et de pouvoir aborder vraiment tous les sujets qui nous intéressent. Je m'appelle Maxime Bejacar, vous venez d'écouter Impala, à très bientôt.