Speaker #0bonjour à tous et bienvenue sur Impala on est déjà aujourd'hui à l'épisode 12 le temps passe très vite Je m'étais fixé cette année 24 épisodes, donc on est à l'épisode 12, on est à la moitié. Cet épisode va être plutôt un épisode sous forme de petit bilan de tout ce que j'ai pu dire, ces premiers épisodes, cette première moitié de saison, ce que j'ai pu vivre aussi, ce que j'ai pu apprendre. En fait, les 11 premiers épisodes étaient pour moi plutôt une synthèse de surtout mon année 2024. 2025, qui a été assez dense, qui a été une année de croissance pour ma société 20, mais qui a été aussi une année très riche personnellement de par mes voyages à Los Angeles. J'ai beaucoup évolué sur plein de sujets, j'ai pris du recul, j'ai beaucoup appris aussi, j'ai beaucoup lu, j'ai beaucoup écrit. Et donc cet épisode 12 va être une sorte de petit bilan. Je vais revenir un peu sur certains sujets que j'ai abordés sur la partie 1, enfin en tout cas sur la première moitié de cette saison. Je vais essayer de préciser certaines choses, je vais apporter aussi des idées par rapport à des nouvelles choses que j'ai pu apprendre, et aussi comment ma pensée a évolué, parce qu'au final, faire ces épisodes, c'est aussi un moyen pour moi de prendre du recul, synthétiser ma connaissance, et je pense que c'est important à ce stade de pouvoir préciser certaines choses. Alors j'espère vraiment que vous l'appréciez ce petit titre ambiante jazz avec ce petit solo de saxophone que vous entendez là maintenant en fond. Alors il faut savoir que l'immense majorité, voire presque tous les titres et la musique que vous entendez dans Impalage, les composées et produites, à différents moments de ma vie, différentes années, j'ai utilisé pas mal de séquenceurs sur les choses un peu électroniques, expérimentales. Je suis pas mal aussi sur Ableton pour les choses un peu plus pop. L'intro, par exemple, de Impala, c'est Griffith Observatory, qui est un titre que j'ai sorti en 2023, qui parle donc du Griffith Observatory, qui est un lieu à Los Angeles que j'adore. Et ce titre que vous entendez en fond, 11h11, en fait, ça base donc 11am, je l'ai composé et enregistré il y a un an, pendant un voyage au Japon entre Tokyo et Kyoto. Alors je sais pas pourquoi, mais le Japon ça m'évoque toujours ces ambiances un peu ambiantes, un peu contemplatives. Déjà quand je suis à Kyoto, forcément j'ai toujours ce titre de air qui s'appelle Alone in Kyoto, qui est très très beau. Et donc j'ai souvent en tête ces ambiances un peu calmes, un peu éthérées. D'ailleurs je suis très très fan d'un artiste d'ambiance japonais qui s'appelle Hiroshi Yoshimura, qui est décédé malheureusement, j'avais tenté de le contacter il y a... un an, je ne m'étais pas rendu compte qu'il était décédé depuis aussi longtemps. Il est décédé en 2003. Et je vous invite d'ailleurs vraiment à aller écouter sa musique, et notamment un album magnifique qui s'appelle Green, qui est sorti en 86. Et cet album a deux versions. Il a une version avec des... qui s'appelle FX, je crois, avec des bruits de nature, de cascade. Et donc en fait, c'est la version qui a été encodée à partir du vinyle, je crois. Et vous avez une autre version où ils ont enlevé tous les FX qui avaient été de toute façon prévus par Hiroshi dans son enregistrement original. Et je pense et je vous conseille d'aller vraiment chercher cette version avec les FX parce qu'elle est vraiment magnifique, elle vous met vraiment dans un état très très particulier. Et donc ce titre, je l'ai composé en 2024 quand j'étais à Kyoto. Et voilà, donc il est devenu en fait 11AM, que j'ai sorti sur ma page 1104 millions. Et ensuite, j'ai discuté récemment avec un saxophoniste que j'adore, que j'adore en tant que musicien et que j'adore en tant que personne, qui s'appelle Jacques Elmus, qui a été en fait mon premier associé quand j'ai créé ma première société d'édition en 2013. Je crois que je vous avais raconté brièvement, mais en fait, je suis devenu éditeur en rachetant un petit catalogue de jazz. Et Jacques était le président de cette société qui s'appelait Words of Music, qui avait pas mal de titres de jazz de André Manoukian, Manu Katché, Eric Truffat. J'ai racheté ce petit catalogue. On a beaucoup parlé musique avec Jacques. On a même fait... la musique un peu ensemble. Et très récemment, on s'est reparlés, je lui ai fait écouter quelques titres que j'avais faits, et notamment cette EP qui s'appelle From Tokyo to Kyoto, avec quatre titres. Et je pense qu'il a beaucoup aimé Eleven AM. Il a fait une partie de sax dessus. En fait, ça a été un peu un accident parce que ce solo de saxophone, je n'étais pas forcément censé le synchroniser et le mettre sur ce titre-là. Il se trouve que ça s'est fait. Et en fait, je ne sais pas pourquoi, mais cet ensemble m'a énormément touché. J'ai vraiment adoré ce mix entre ma production ambiante et son saxophone, qui encore une fois n'était pas dans l'intention, censé coller comme ça à ce morceau et à ce moment-là. Et je me suis beaucoup attaché. J'ai demandé à Jacques s'il était d'accord pour que je le sorte. Il m'a dit oui. Donc je l'ai sorti sur les plateformes. Et c'est vrai que je l'utilise beaucoup dans Impala. Et d'ailleurs, j'ai d'autres titres du même type. Donc j'ai d'autres créations un peu ambiantes que j'ai fait il y a un certain temps et sur lesquelles je pense que Jacques va refaire d'autres saxos. Voilà, mais c'est vrai que je l'utilise beaucoup, beaucoup dans Impala et dans les différents épisodes. J'ai pas mal réfléchi là, ces derniers jours, suite à l'épisode que j'ai fait de la semaine dernière sur la tech. Alors entre nous, c'est pas forcément l'épisode que j'ai préféré faire. Parce qu'il est très technique, justement, il explore les plateformes. Alors je pense que ça peut aider beaucoup de personnes qui sont dans cette dynamique de rechercher des plateformes, de progresser dans la synchro. Mais moi, j'ai toujours voulu qu'Impala soit quand même assez profond, qu'on parle de plein de choses et pas forcément que de technique ou autre, parce que je pense qu'en plus, il y a des podcasts qui le font beaucoup mieux que moi. Mais la partie sur laquelle j'ai beaucoup réfléchi, c'est l'AI, donc l'intelligence artificielle. Et j'ai essayé de prendre un peu de recul par rapport à ça, et j'ai essayé surtout de faire une petite synthèse de ce que ça m'évoquait, ce que ça m'apportait comme compréhension et comme analyse de ce qu'est à la fois la place de l'intelligence artificielle dans notre monde, et aussi et surtout, quelle est la place de l'humain dans notre monde et dans notre univers. Donc cet épisode m'a aidé un peu à réfléchir. Et puis très récemment, je suis allé aussi voir quelques data. Alors bon, on parle beaucoup d'intelligence artificielle dans la musique, dans la création musicale. Beaucoup de gens maintenant connaissent Suno. Il y a aussi énormément d'autres plateformes qui ont émergé ces derniers mois. Encore une fois, vraiment, ça allait très vite. Je trouve que ça fait vraiment moins d'un an que l'intelligence artificielle est aussi présente. Mais surtout, la donnée qui m'a fait très peur, moi, c'est... Une interview de je ne sais plus quel économiste que j'ai vu récemment, qui disait qu'en 2025, on a perdu entre 30 et 40% de place pour les jeunes qui cherchent des premières opportunités de travail. C'est-à-dire que dans les sociétés, dans les entreprises, les postes qui consistent à faire des tâches simples pour des débutants, donc typiquement des jeunes qui sortent d'école ou qui cherchent un premier job, ces postes-là ont été réduits de 30 à 40%. Ça veut dire qu'en fait, l'intelligence artificielle à remplacer 30 à 40% de ces postes-là. Et en fait, bon, c'est assez compréhensible. Maintenant, vous avez une intelligence artificielle, vous pouvez lui faire faire des documents de synthèse, vous pouvez lui faire faire des documents de prospection, des tâches simples, des rédactions, de l'organisation de fichiers, plein de choses, en fait. Moi, je me rends compte aussi, dans mon quotidien, j'ai plein de choses qu'avant j'aurais fait faire par un stagiaire ou par un premier CDI et que je suis maintenant capable de faire. avec de l'intelligence artificielle. Surtout, comme je vous le disais, avec les nouvelles plateformes qui ont émergé. On connaît tous maintenant bien ChatGPT, mais si vous prenez Gemini, Cloud avec ses avatars Cowork et Code, vous pouvez vraiment faire plein de choses et effectivement, c'est compréhensible que tous ces trucs remplacent les postes des salariés débutants. Et je me suis dit comment moi, à 20 ans, je pourrais répondre à ce problème. Et en fait j'ai réfléchi, je me suis dit de plus en plus, je pense qu'il faut qu'on arrive à développer notre singularité en tant qu'humain, et qu'on arrive à faire des choses qui sont tout simplement impossibles de faire avec l'AI. Et je vous l'avais dit je crois dans l'épisode précédent, mais un truc que je remarque et qui m'inquiète un peu, mais que je trouve un peu surtout dommage, c'est que je trouve que beaucoup de gens se conforment de plus en plus à l'AI. Et je trouve que les générations 25-35, de plus en plus, essayent de copier et ressembler à l'AI par leur comportement, leur façon de travailler. Et moi, je le vois de plus en plus parce que dans mon métier et dans mon quotidien, j'ai la chance de collaborer avec beaucoup de personnes. Donc on a toujours des stagiaires chez Twenny, on essaie toujours d'embaucher des gens, on bosse pas mal avec des freelances. Et j'ai l'impression depuis 6 mois, 1 an, que de plus en plus de gens se conforment à ce que produit l'état d'esprit de l'AI. Par exemple, bien sûr, de plus en plus de gens utilisent l'AI pour faire des mails. Et de plus en plus de gens, quand ils font eux-mêmes des mails, ont tendance à rédiger de la même manière que l'AI. Et c'est normal parce que de toute façon... on ne peut qu'être hyper influencé par l'intelligence artificielle si on utilise ChatGPT comme moi toute la journée pour rédiger des choses, pour prospecter, développer des analyses, des stratégies. Donc forcément, je pense qu'on influence aussi l'intelligence artificielle parce que quand vous utilisez ChatGPT pendant longtemps, la plateforme vous connaît et elle vous ressemble de plus en plus, mais vous aussi vous ressemblez de plus en plus à l'AI que vous utilisez. Donc en fait, je me suis rendu compte que de moins en moins, Je suis intéressé... par l'idée de collaborer avec des gens qui ressemblent quasiment trait pour trait à des chat GPT ou autres. Parce que ces trucs-là, je les ai déjà devant mes yeux, ça ne me coûte pas cher. Et ce n'est pas ce que je vais rechercher. Donc en fait, maintenant, quelqu'un qui me fait des mails de synthèse de ce qu'on s'est dit, qui me fait des mails de stratégie, mais qui sont en fait du copier-coller de chat GPT et compagnie, ça n'a plus du tout une valeur importante à mes yeux. Par contre, maintenant, je vais rechercher, je pense, des gens qui s'éloignent. radicalement de ce qui est capable de produire l'intelligence artificielle. Et justement, qu'est-ce qui va nous éloigner de l'intelligence artificielle et qu'est-ce qui va faire notre singularité en tant qu'humain ? Déjà, premièrement, c'est notre capacité à, pour moi, à conceptualiser complètement en dehors des schémas traditionnels ou des schémas de... Parce qu'en fait, finalement, l'intelligence artificielle et ChatGPT ou autres, qu'est-ce qu'ils font ? C'est qu'ils ont une base de connaissances. Vous les promptez, donc moi je trouve toujours qu'on les prompte en fait assez mal, soit par flemme, soit parce qu'on n'a pas le temps, ou soit parce qu'on n'a pas la capacité de bien prompter, mais au final, il prend un prompt, il prend des schémas traditionnels qu'il a déjà dans sa base de connaissances, et il va assembler des choses pour proposer des concepts, mais qui sont en fait très basiques. Et surtout, ce qui est dangereux et problématique, c'est que le concept que vous apporte... votre intelligence artificielle est le même que celui qui va apporter à des milliers de personnes. Ça veut dire que si vous êtes artiste ou publisher, vous allez lui poser des questions sur des stratégies de développement, il va vous apporter exactement la même stratégie que tous vos concurrents. Donc comment dans ce cas-là sortir du lot ? Moi ce que je veux et ce que je cherche, c'est des personnes qui ont la capacité à saisir des concepts nouveaux, des stratégies nouvelles, qui ne sont pas du tout des choses qu'on peut attendre de façon classique. par un A plus B égale C. Moi, je ne vais pas chercher des gens qui vont assembler des choses que je leur ai mis sous le nez et qui vont m'en faire un truc très scolaire. Je cherche vraiment des gens qui vont me sortir des idées auxquelles je n'aurais jamais pensé et auxquelles personne n'aurait jamais pensé. Une autre chose vraiment méga importante, c'est la capacité à être en désaccord. Et ça, c'est une chose que l'EA ne peut pas faire. Elle va toujours globalement dans votre sens. Alors bien sûr, si vous lui dites des choses complètement incohérentes, elle va peut-être, et encore c'est même pas sûr, vous le faire remarquer. Néanmoins, vous avez très peu d'intelligence artificielle qui vont invalider certains de vos propos, qui vont vous contredire. Et donc ça c'est peut-être la deuxième chose que j'attends d'un collaborateur ou d'une personne avec qui je travaille, d'un partenaire. C'est vraiment cette capacité à être contredit. à confronter mes arguments et mes idées avec quelqu'un d'autre, mais avoir quelqu'un qui ne va pas du tout dans mon sens. Alors bien sûr, l'accord est quand même important généralement, mais le désaccord est presque souvent plus fondateur et plus développant, je trouve, que l'accord. Donc c'est aussi cette capacité à être en désaccord, à invalider, à apporter des arguments contraires. Et c'est ça qui nous fait évoluer, je pense, et c'est ça qui fait évoluer les idées. Donc c'est peut-être la chose que je vais rechercher dans un second temps, et ça c'est pas facile, encore une fois d'une part, parce que je trouve que les gens se plient de plus en plus à l'état d'esprit des intelligences artificielles, c'est-à-dire jamais invalider les propos de l'autre, mais toujours aller dans son sens, toujours saisir ce qu'il dit pour proposer quelque chose qui va dans le même sens, le valider sans cesse. Donc ça c'est une première difficulté. Et la seconde difficulté, effectivement, c'est que pour contredire, invalider et proposer des arguments différents, il faut quand même une sacrée expérience, une certaine… une sacrée, pardon, capacité à conceptualiser. Et donc ça, ça demande du temps, de la connaissance. Donc c'est pas forcément facile pour des profils un peu juniors. Et troisième chose, bien sûr, qui me semble terriblement évidente, mais je crois que les plus jeunes n'ont pas conscience. de ce point fort et cet élément singulier qu'il porte, que l'intelligence artificielle n'a pas, c'est cette capacité à agir dans le offline. Alors bien sûr, l'intelligence artificielle agit dans le online, et l'intelligence artificielle est forcément un boss du online. Parce qu'il est né dans le online et il a cette capacité à agir, interagir dans le online. Mais par contre, vous, vous pouvez faire des miracles dans le offline. C'est-à-dire faire des rendez-vous, aller faire des déjeuners, des dîners, appeler des gens. Et ça, c'est hyper précieux. C'est vrai que moi, je ne cesse de le dire à des profils un peu débutants qui me demandent des conseils. C'est vraiment... Prenez du temps pour développer des relations avec des gens, que ce soit des clients, des music supervisors, tout ce que vous voulez, justement quand vous êtes artiste, des labels éditeurs ou quand vous êtes éditeur, des artistes, des partenaires. Mais prenez du temps à développer cette relation-là par la voix, le contact. Grandez la imparfaite, c'est aussi ce qui fait qu'on a des relations uniques par rapport à l'AI. Mettez quand même de l'émotion, même si vous vous protégez un peu, mettez quand même un peu d'émotion. Mettez beaucoup de votre personnalité, de votre singularité. N'ayez pas peur surtout de ce que les gens pensent de vous. Mais c'est à mon avis ça, une attitude à avoir très précieuse. La semaine dernière par exemple, j'ai fait beaucoup de déjeuner et beaucoup de dîner. C'est vrai que c'est un truc que je fais un peu moins en ce moment. Je suis en ce moment beaucoup sur mon ordi. Je fais beaucoup de tâches administratives. Je fais beaucoup de rédactionnel de stratégie. Beaucoup de démarchage aussi de pro. Et donc voilà, je suis... beaucoup beaucoup sur mon ordi souvent mon téléphone est en mode ne pas déranger donc j'ai en fait très peu d'interaction la semaine prochaine la semaine dernière pardon je suis beaucoup plus sorti j'ai fait pas mal de déjeuner pas mal de dîner et en fait ça m'a apporté énormément de choses j'ai validé au moins trois gros dossiers en le faisant et c'est des choses que j'arrive pas à faire ni par mail ni par whatsapp ni rien donc donc en fait En tant qu'humain, continuons à faire des déjeuners, des dîners qui ont du sens. Prenons du temps pour faire connaissance. Et je trouve que c'est ça qui nous fait évoluer et qui fait notre singularité face à l'AI. Et pour fermer la parenthèse sur ce que je disais au début, il y a certes 30 à 40% des postes juniors qui ont disparu à cause de l'AI. Mais si vous avez cette capacité à créer du lien, une aisance sociale et une capacité à passer des bons moments avec les gens et... et pérenniser une relation, c'est là où vous aurez un vrai intérêt pour l'entreprise face à une intelligence artificielle basique. Une autre petite réflexion que je me suis faite par rapport à l'AI, qui est en fait corrélée à ma façon à moi de l'utiliser et mes réflexions sur mon futur, c'est qu'en fait je pense que l'AI nous offre deux choix maintenant, on est vraiment à la croisée de ce truc-là. Je pense qu'on va avoir le choix entre l'utiliser pour travailler à notre place, et nous nous libérer du temps pour faire autre chose. Et par autre chose, je pense à autre chose que du business. Est-ce que l'AI va nous permettre de travailler à notre place pour aller faire plus de sport, passer plus de temps avec nos familles, lire plus de livres ? En tout cas, une des promesses, ça peut être de réduire notre temps de travail ou ça peut être aussi de déléguer des tâches simples ou même des tâches compliquées à l'AI pour vous aller bosser sur d'autres sujets. Et là, on touche directement à ce qui est le concept de scale pour les entreprises. Donc en fait, c'est faire plus avec moins ou faire plus avec pas plus de moyens. Enfin, en tout cas, gagner plus d'argent sans forcément mettre plus de moyens. Et pour moi, on va avoir deux choix par rapport à ça. Et je trouve que c'est une bonne période et c'est hyper important de se poser la question dès maintenant de qu'est-ce que l'EA va m'apporter. Parce qu'on a tous la tête dans le guidon, on l'utilise beaucoup pour plein de sujets. Mais moi, j'ai vachement réfléchi récemment à savoir si je voulais réduire mon temps de travail ou développer plus vite mon entreprise. Et c'est une vraie question à laquelle j'ai vraiment du mal à répondre. Parce que je crois beaucoup que le confort qu'on obtient maintenant nous empêche d'avoir du confort qu'on obtiendra plus tard et vice versa. Donc moi, je suis dans cette réflexion de me dire, est-ce que l'intelligence artificielle va m'aider à aller plus vite ? pour au final avoir plus de confort dans 5 ou 10 ans ? Ou est-ce que l'intelligence artificielle va me permettre de travailler moins pour avoir plus de confort maintenant ? Et si j'ai plus de confort maintenant, est-ce que j'aurai aussi du confort plus tard ? Ça, c'est une vraie réflexion à avoir. Ça me permet de rebondir aussi sur un point d'analyse que j'ai souvent en tête. J'ai souvent pas mal de potes ou pas mal de proches qui me disent « Mais pourquoi tu travailles autant ? Pourquoi tu ne lèves pas un peu le pied ? » Maintenant, tu as la chance d'avoir certains revenus, un certain confort de vie, tu habites à Paris, tu fais des voyages, blabla. Donc, j'ai souvent cette question-là. qui globalement et synthétiquement dit pourquoi tu ne travailles pas moins ou pourquoi tu lèves un peu le pied et pourquoi tu ne profites pas juste de ce que tu as et tu le pérennises. Mais en fait, je me rends compte que les gens ont du mal à comprendre qu'on est dans un monde où c'est très très difficile de pérenniser, c'est-à-dire de maintenir vos efforts et votre confort de vie sur des années. Déjà parce qu'on est dans un monde où il y a une hyperinflation. Je trouve que l'inflation française est finalement assez basse par rapport à l'inflation US. Donc on est quand même assez protégé en France. Mais je vois les ravages que l'inflation a fait aux Etats-Unis. Quand vous prenez des grosses villes comme New York ou Los Angeles, les prix ont quasiment doublé depuis le Covid. Et en fait, comment vous répondez à ça, sachant que les loyers ont énormément augmenté ? Vous prenez un café, vous le payez deux fois plus cher qu'avant. La bouffe, c'est pareil. En fait, ouais, plein de choses. plein de choses ont augmenté. Et puis même, vous prenez le prix le plus bas d'un MacBook ou d'un iPhone, il est largement au-dessus de ce que vous aviez il y a 5 ou 10 ans. Donc d'une part, comment vous maintenez votre salaire alors que les prix ont quasiment doublé dans les grosses villes, et c'est le cas des US, mais à mon avis, ça sera probablement le cas de la France dans pas très longtemps, dans moins de 3 ans on va dire, pour moi. Et surtout, on voit que beaucoup de revenus baissent. Quand vous prenez par exemple dans notre industrie de la musique, Le prix au stream de Spotify, il a largement baissé. Il s'est vraiment cassé la figure. Moi, je me rappelle, avant, on gagnait plus de 3000 euros par million de streams. Maintenant, c'est vraiment loin d'être le cas. Donc, le prix au stream baisse. Il y a énormément de choses qui baissent dans notre industrie. Tout le monde, en ce moment, est en train de réduire les coûts. Donc, c'est très difficile maintenant de vendre des prestations. Ceux qui achètent des prestations, on les paye de moins en moins cher. Pour revenir à l'EI, il y a beaucoup de clients aussi qui utilisent l'EI. Donc il y a beaucoup de librairies musicales avant qui tournaient beaucoup, qui tournent moins. Je pense que de plus en plus de télés utilisent l'intelligence artificielle pour habiller leurs programmes, comme plein de sujets de sonorisation, de plein de choses. Donc la vraie question, ce n'est pas maintenir les mêmes efforts pour maintenir le même salaire, pour maintenir son confort de vie, c'est comment vous allez maintenir votre confort de vie dans les 10 ou 20 prochaines années. Si vous imaginez à la fois que le prix de tout augmente, sensiblement et vos revenus baissent fortement. Donc voilà, moi je travaille beaucoup, pas juste pour développer toujours mes revenus et mon activité, mais je travaille dur aussi pour maintenir mon niveau de vie et je pense qu'il faut vraiment prendre cette question au sérieux parce que l'inflation est là, il y a un certain effondrement des revenus dans plein de domaines musicaux et donc comment vous répondez à ça ? Comment vous maintenez votre activité dans les 10 ou 20 prochaines années ? Je me suis amusé à faire un jeu récemment, comme ma banque, je peux avoir accès à tous mes relevés depuis longtemps. J'ai comparé mes relevés 2025 à mes relevés 2019 et je me suis rendu compte que les mêmes restos, donc ça peut être des fast-foods ou des trucs où j'ai pris la même chose, les mêmes restos où j'allais en 2019 et en 2025, les prix ont doublé, c'est-à-dire qu'un menu... dans, je crois que, alors on va le citer, mais je crois que c'était In & Out ou Shake Shack, un menu 2019. Je l'ai comparé au même menu en 2025. J'ai payé deux fois plus cher en 2025 le même menu qu'en 2019. Et j'ai comparé aussi d'autres choses. Donc, il y a des trucs qui n'ont pas trop bougé, genre l'essence et compagnie. Les hôtels, ça va à peu près. Les billets d'avion, ça va à peu près. En 2019, je pense que j'arrivais à payer. Alors, ça a un petit peu augmenté aussi parce qu'il y a des compagnies qui ont disparu. Mais ce n'est pas énormément changeant. Mais c'est vrai que sur des éléments comme la nourriture, les restos, le café, des choses comme ça, effectivement, ça a presque doublé, voire doublé complètement. Un sujet qui est lié à ça, que je trouve important et intéressant d'aborder, c'est quand on parlait d'hyperinflation, de pourquoi je ou on va toujours plus travailler pour avoir les mêmes revenus. Pareil, je me suis amusé à comparer mes relevés SACEM entre 2019 et 2025. Alors bon, c'est deux sociétés différentes, l'activité n'est pas réellement la même, mais en fait j'ai des éléments assez factuels qui m'ont sauté aux yeux. et en fait je me suis rendu compte que finalement j'ai l'impression qu'en 2019 je gagnais beaucoup plus facilement ma vie via la SACEM qu'en 2025 et je vais vous expliquer pourquoi en 2019 je me suis rendu compte que je travaillais avec beaucoup d'artistes qui faisaient des concerts et en fait les concerts mine de rien sur leur cumul annuel ça représentait quand même un pool de rémunération qui était assez intéressant c'est ce qui faisait aussi qu'on pouvait plus investir sur des artistes, plus les développer parce qu'on savait globalement que Un artiste qui allait faire une tournée de 30 dates avec des festivals, avec une release party type boules noires ou maroquinerie, pas mal de premières parties en smack. Si on a de la chance, 2-3 premières parties au Zénith, ça allait représenter une sacrée économie. Donc en fait, en 2019, et même un peu avant quand j'ai commencé à partir à Los Angeles, moi j'ai toujours organisé mes voyages en fonction de mes relevés SACEM, enfin de mes statements, parce que je me suis toujours dit, bon c'est au moment où j'ai mon... mes royalties, mes droits d'auteur, que je peux partir, parce que ça constitue toujours un petit budget. Et bien en fait, je me suis rendu compte qu'en 2019, et même avant, on avait d'une part cette rémunération liée au concert, qui était quand même assez conséquente, et on avait aussi un truc qui a largement disparu ou réduit, c'était la SDRM liée au pressage physique. Donc en fait, pour revenir sur le développement des artistes, on avait des artistes qui faisaient 30 dates, mais on avait aussi ces mêmes artistes qui pressaient entre 300 et 500 disques, voire plus. Mine de rien, ça, ça générait de la SDRM, ça générait des droits aussi de sonorisation, parce que, je vous l'expliquerai une autre fois, mais il y a un truc technique à la SACEM qui fait que quand vous pressez un certain volume de disques, vous entrez dans un certain catalogue qui fait que vous générez aussi des droits sur la sonorisation. Donc en fait, l'un dans l'autre... un développement d'artistes avec du pressage de disques et des concerts, ça apportait une rémunération assez conséquente pendant au moins 2-3 ans. Et si vous ajoutez à ça, à mon avis, plus de facilité à ces époques à rentrer en radio, je pense qu'il y a certaines antennes et certaines playlists qui étaient plus ouvertes. Et bien en fait, vous arriviez vraiment à développer des artistes. Et d'ailleurs, je ne sais pas trop maintenant comment font les gens pour... développer des artistes, mettre des budgets parce que c'est vraiment devenu plus difficile je trouve. Et maintenant ce qui a changé c'est qu'on a beaucoup d'artistes qui sont très focus sur le online et en fait on se rend compte que le online paye très peu au final. Quand vous avez un artiste qui fait plusieurs millions de stream, qui a un trend TikTok ou Insta sur des reels et qui va avoir toute une activité online, finalement les droits éditoriaux liés à ça sont très très faibles. Et c'est pour ça que c'est en fait très difficile maintenant pour les éditeurs de développer des artistes qui sont très focus online, et qui sont ces mêmes artistes qui ne vont pas presser de disques, qui vont faire zéro concert, qui vont très peu passer en radio, et au final la rémunération que vous voyez est en fait assez délirante, parce que vous arrivez à voir des artistes qui ont fait, c'est notre cas, notre expérience, 15 ou 20 millions de streams, et qui en fait... vont générer moins de droits d'auteur qu'à l'époque des artistes qui pressaient entre 300 et 510, qui faisaient 20 ou 30 concerts par an, même pas forcément des gros concerts, et qui passaient sur des petites radios locales. Eux généraient en fait plus de droits d'auteur que maintenant ces mêmes artistes qui font plusieurs millions de streams. Allez, on va se faire un petit plaisir. On va s'écouter l'artiste d'ambiance japonais dont je vous parlais tout à l'heure. Il s'appelle Hiroshi Yoshimura. L'album s'appelle Green, je vous conseille vraiment de prendre la version avec les FX. Et ce titre s'appelle Creek, c'est le tout premier titre de l'album Green. On ne va pas écouter tout le morceau, je vous mets simplement un extrait, je ne vais pas vous gâcher le plaisir, mais je vous invite vraiment à aller écouter cet album. J'avais une petite question à vous poser, j'hésite vraiment à revenir, enfin en tout cas à... à aller vers des épisodes beaucoup plus bruts. En fait, ce que j'aimerais faire maintenant qu'on a passé les 12 épisodes de Impala, on est à la moitié de la saison, j'aimerais vraiment arriver sur des épisodes plus bruts où, en fait, un peu toute la semaine, je fais part de mon travail, de ce que je fais, de mes réflexions. Donc, en fait, dès que je suis sur un truc précis, une tâche précise, une réflexion précise, j'enregistre. Donc, en fait, les épisodes, un épisode de la semaine, ça serait, en fait, une sorte de condensé. de mes pensées, de petites infos sur l'édition musicale, sur la France, les Etats-Unis. Mais voilà, je vois bien arriver vers des épisodes qui soient plus dans ce sens-là. Ça n'empêchera pas qu'on ait encore des interviews comme on a eu avec Mila, Louis ou Vincent. C'est un format que j'adore et j'ai prévu d'ailleurs des superbes interviews pour les prochaines semaines. Mais au moins un épisode sur deux, un épisode sur trois, j'aimerais que ça soit plus brut, sans filtre. J'avais prévu de faire ça d'ailleurs en février, je devais partir à Los Angeles. Finalement j'avais trop de choses à faire à Paris, j'ai décalé mon voyage à fin mars début avril. Mais voilà je me dis, à Los Angeles je voulais faire ce truc un peu presque vlog en fait, avoir tout le temps un micro sur moi et quand je suis en voiture vous raconter des choses, vous raconter comment se sont passés des rendez-vous, pourquoi pas aussi mettre un micro sur la personne avec qui j'ai rendez-vous. J'avais prévu de faire ça à Los Angeles. Et finalement, comme je n'y suis pas, je me dis bon, je peux aussi le faire à Paris, sachant qu'il y a plein de moments où je bosse, où j'ai des idées, où j'écris des trucs. Et c'est peut-être justement le bon moment pour vous raconter des trucs, parce qu'en fait, je prends vachement de notes toute la semaine. J'essaie de les condenser dans un fichier qui est fait, qui est dédié à l'épisode. Mais je me dis, c'est bien aussi de les enregistrer brut au moment où je les ai en tête. On va rester dans cet état méditatif grâce à notre ami Hiroshi. Je me suis posé la question récemment de savoir si les gens lisent toujours. Alors bien sûr, j'imagine qu'il y a des gens qui lisent. Je pense qu'il y a surtout des gens qui lisent des romans, aussi des livres de développement personnel, je pense. Je me suis demandé dans notre industrie musicale si les gens lisaient toujours. C'est vrai que j'ai peu l'occasion de parler de littérature avec des gens dans mon industrie. Pourtant, on parle de tout. Après, bon, il y a peut-être aussi d'autres sujets dont on ne parle pas et les gens le font, c'est pas impossible. Mais j'ai l'impression que passé 30 ans... Je vois pas énormément de gens vraiment se plonger dans des lectures, apprendre des choses, et je trouve que, effectivement, c'est un peu dommage. J'étais parti dans un article, il y a quelques mois, qui s'appelait « Arrêtez d'acheter des disques, achetez des livres » . Finalement, je l'ai pas publié, parce que je me suis dit que j'allais me faire défoncer par des gérants de labels et même des artistes ou autres. Après, l'article est toujours sur mon ordi. D'ailleurs, en fait, c'est devenu un paragraphe d'un bouquin que j'essayais d'écrire sur la musique, la créativité, l'édition, tout ça. Mais c'est vrai qu'en fait je me rends compte que peu de gens achètent des livres, peu de gens lisent. Et par la lecture, je pensais surtout à des lectures un peu philosophiques, psychologiques, parce que je trouve que ça nous enseigne énormément de choses sur nos métiers. Et ça nous apporte de l'ouverture aussi. La musique, comme on le sait, c'est une forme d'art. Je peux imaginer bosser dans cette industrie sans essayer d'avoir un maximum d'ouverture d'esprit. Et pour moi, ça passe par la lecture, l'apprentissage ou le réapprentissage des grands courants philosophiques ou psychologiques, mais aussi l'histoire, l'histoire de l'art, plein de choses en fait. En fait, je pense que vraiment, moi, mes idées de créativité, même de business, d'organisation et tout, elles viennent en énorme majorité par la lecture et pas la lecture... uniquement alors je lis des livres de business récemment j'ai lu des super truc d'ailleurs si ça vous intéresse le dernier bouquin que j'ai lu sur l'économie j'ai trouvé assez brillant pas assez cool bon après c'est vraiment un bouquin hyper connu pas hyper pointu ça s'appelle père riche père pauvre c'est un bouquin De robert kiyosaki voilà j'avais perdu son nom et en fait qui raconte que quand il était petit son père biologique était pauvre mais travaillé énormément, mais n'a jamais réussi à s'enrichir. Et le père de son meilleur ami, quand il avait 9 ans, était riche. Et en fait, son père, donc riche, lui a proposé un enseignement sur l'économie, comment gérer un actif. Donc en fait, dans ce bouquin, vous avez énormément de choses à récupérer sur nos métiers. Donc en fait, ça parle beaucoup d'actifs et de développer un actif. Donc bien sûr, un actif, un catalogue musical, c'est un actif. Donc en fait vous avez énormément de choses à récupérer dans ce bouquin. Après il y a plein plein de bouquins franchement d'entrepreneuriat que vous pouvez lire qui sont hyper intéressants. Déjà les bios, les bios des artistes, les bios des entrepreneurs, ça vous apprend plein de trucs. Ça vous apprend comment ils ont développé leur carrière. Ça vous montre à quel point c'est long de développer une carrière. Parce que voilà quand on résume la carrière de grands entrepreneurs qu'on les aime ou qu'on les aime pas comme je sais pas Steve Jobs ou autre. Vous vous rendez compte que des fois... Parce que nous, on croit que... Quelque chose qu'on pense qu'il a fait en un claquement de doigts, en fait, c'est une décennie. Donc, lire les bios, ça vous apprend plein de trucs. Ça vous montre sur du temps long comment les gens ont développé des projets. Et ça vous montre aussi toutes les conneries qu'ils ont faites. Ça vous montre l'aspect positif, l'aspect négatif. Donc, les bios, c'est hyper intéressant. Il y a plein de livres d'entrepreneuriat qui sont mortels. Voilà, il y a les gros basiques. La semaine de 4 heures, je crois que ça s'appelle. Ça, je l'avais lu il y a très longtemps, mais c'est hyper intéressant. Il y a From 0 to 1 de Peter Thiel, qui faisait partie de Paypal et qui a été un investisseur dans la Silicon Valley. Pareil, c'est un bouquin qui est hyper intéressant. From Good to Great, méga, méga intéressant. Il y a un an et demi, j'ai découvert l'almanach de Naval Ravikant. Franchement, c'est devenu un de mes bouquins. business préféré mais pas que entrepreneuriat parce qu'il parle aussi de d'équilibre pro et perso en fait dans l'almanach de naval ravikant qui est d'ailleurs disponible je crois gratuitement sur internet s'il ya plus d'aidé ya pas d'édition papier vous pouvez que le trouver en pdf ou en ipub donc que sur des liseuses ou sur votre ordi ou ipad mais franchement ce bouquin moi je l'ai dès que je les lui je les envoyais à plein de potes bon je suis persuadé que la plupart 90% des potes à qui j'envoyais ce bouquin ne l'ont pas lu malheureusement mais franchement dans ce bouquin il ya tout Si vous deviez à mon avis lire un bouquin sur l'entrepreneuriat, comment aborder l'entrepreneuriat, comment durer dans nos métiers, comment prendre soin de soi et tout, c'est le bouquin à mon avis à lire. C'est un mix d'entrepreneuriat, de sagesse. Il est vraiment vraiment incroyable ce bouquin. Après, moi je trouve que peut-être le truc le plus passionnant à lire, c'est des bouquins sur la philosophie et la psychologie. Ne serait-ce que si vous reprenez tous les courants philosophiques, vous vous rendez compte vraiment que... Tous nos problèmes dans nos vies et dans nos métiers sont dans les bouquins de philosophie et sont traités par les grands philosophes et restructurés par d'autres, vus d'une autre perspective et d'une autre lumière par d'autres philosophes. Mais en fait, vous avez tous les grands thèmes de l'univers, donc tous les grands thèmes de l'entrepreneuriat et les grands thèmes de la musique qui sont dans les bouquins philosophiques. Alors bien sûr, il y a Platon. Je me suis amusé l'été dernier à me refaire un peu tous les fondamentaux, enfin tous, c'est exagéré, mais là, depuis un an, j'essaye de... relire pas mal de fondamentaux de philosophie. J'ai relu Platon cet été. Il y a une phrase qui dit « Après Platon, toute la philosophie, c'est des notes de bas de page. » C'est un peu abusé, mais je trouve que ce n'est pas si faux. Franchement, dans les dialogues de Platon, Socrate, vous avez tout, en fait. Vous avez beaucoup, beaucoup de choses. Après, dans tout ce qui est philosophie, psychologie, vous pouvez vous intéresser, bien sûr, à Freud, à Nietzsche, à plein, plein de choses. Et en ce moment, moi, je suis dans Jung. à côté de qui ? Enfin, je suis passé totalement à côté de Jung. Déjà, je n'ai pas fait des grandes études philosophiques, donc je n'ai pas appris Jung, malheureusement. J'ai fait une fac de lettres, mais on n'a pas étudié Jung. Et ensuite, quand je me suis... Je me suis intéressé à la philosophie et la psychologie. Je me suis intéressé à énormément de philosophes et psychologues. Et bizarrement, Jung est passé complètement à côté de mes radars et je n'avais jamais vraiment lu Jung. Et je crois que j'ai trouvé un élément de réponse dans un podcast passionnant sur les plateformes, notamment Spotify, qui s'appelle « Sur les traces de Jung » . Et il y a un épisode qui s'appelle « L'influence de Jung chez les artistes contemporains » . Un des éléments de réponse, c'est qu'en fait, Jung est énormément cité et il intéresse beaucoup les milieux anglo-saxons et notamment les milieux américains. Donc il y a énormément d'artistes américains aussi qui citent Jung. Ce serait difficile de vous dire tous les artistes qui citent Jung, ne serait-ce qu'en musique. Mais on a bien sûr le groupe Tool qui a fait un album qui s'appelle Aenima. Et Aenima, c'est un des concepts de Jung. Mais on a des références pour moi à Jung dans la musique de Björk. On a Sting qui a fait un album qui s'appelle Synchronicity. Je sais, j'avais déjà lu que Sting était énormément influencé par Young, Police. Et dans l'album Synchronicity, il est basé, l'album est explicitement basé sur la théorie de synchronicité de Young, qui est d'ailleurs une théorie qui revient vachement en ce moment. On a Peter Gabriel qui a été très influencé par Young. Et dans les artistes américains et anglo-saxons beaucoup plus mainstream, Lady Gaga a fait un... dans son album justement Born This Way, elle explore l'aspect du monstre intérieur qui est un concept très fort chez Jung. On a David Bowie aussi qui était un lecteur très assidu de Jung et qui a fait beaucoup beaucoup d'œuvres et notamment la chanson Shadow Man qui parle aussi de l'ombre de Jung. Et même si vous allez du côté du hip-hop américain et Kendrick Lamar, son album Mr. Morale and the Big Steppers, justement il parle d'individuation et d'affronter ces traumatismes ancestraux, et ça c'est typiquement encore une fois des concepts Jung. Mais au-delà de ça, si vous avez la chance un jour notamment de lire le livre rouge de Jung, qui est très difficile maintenant à trouver dans sa version illustrée, je crois que ça coûte plus de 600 balles, Maintenant, si vous voulez la grosse version reliée, illustrée, qui est une édition bien sûr magnifique, parce qu'en fait, Jung peignait des visions intérieures. Il pratiquait en fait l'imagination active, peignait des visions intérieures qui ressemblent un peu à des mandalas. Et Jung était quand même un grand artiste plasticien, même si on n'en a pas forcément connaissance, et un excellent coloriste. Et il peignait ces mandalas, enfin on voit ces mandalas qu'il a peints dans la version illustrée, mais qui maintenant est très chère. Mais si vous prenez la Reader's Version, là vous n'avez pas les illustrations mais vous avez toute l'exploration de Jung dans son inconscient. Il pratiquait comme je vous l'ai dit l'imagination active, donc une capacité à se connecter à son inconscient, à parler à son inconscient et à dialoguer avec son inconscient pour obtenir des informations sur soi, sur son moi intérieur. Et c'est marrant parce qu'en fait je me suis rendu compte que quand j'étais tout petit, j'étais insomniaque. Et en fait pour vaincre l'ennui dans les longues nuits où je n'arrivais pas à dormir, et bien en fait j'imaginais, en fait je laissais mon inconscient me parler, ou en tout cas je laissais mon imagination un peu évoluer. Donc j'imaginais soit que je construisais des maisons et que je les visitais, soit que je rencontrais des personnages et que je leur parlais, soit que j'étais en bateau et que je visitais des îles. Et quand j'étais tout petit, je t'ai persuadé que tout le monde faisait ça. Et longtemps, longtemps après, et même assez récemment, en réfléchissant et en en parlant un peu à des gens, alors que je n'en avais jamais vraiment discuté, pensant vraiment que c'était quelque chose de très naturel dans l'enfance, je me suis rendu compte que non seulement ce n'était pas si naturel dans l'enfance, et pour les enfants de visiter comme ça son imagination, et en plus, je me suis rendu compte aussi que c'était totalement le concept de Jung, de l'imagination active. Donc l'été dernier... Je me suis remis un peu à dialoguer un peu avec mon imagination. J'ai beaucoup fait ça en musique. En fait je me suis acheté un petit lecteur là, ce qu'on appelle un DAC, parce que je voulais réécouter de la musique mais sans internet, sans distraction et surtout sans la compression qu'on peut avoir sur les iPhone et avec les Airpods. Donc je me suis repris un petit DAC pour écouter des flac en non compressé. Je me suis re-téléchargé plein d'albums ambiante, bah type Hiroshi Yoshimura qu'on a écouté tout à l'heure. et je me suis acheté un ou deux bons casques un casque ouvert, un casque fermé et un casque un petit écouteur là et je me suis réuni à écouter de la musique tous les soirs pour me faire un vrai sas de décompression donc comme je disais plutôt des albums ambiante et à laisser mon imagination comme ça travailler c'est dialoguer avec elle la laisser un peu enfin c'est de voir un peu les visions que j'avais les choses comme ça et c'est hyper intéressant parce que j'ai remarqué plein de bienfaits la première chose c'est que je suis devenu beaucoup plus créatif à la fois dans la musique que je compose et à la fois dans mon métier donc ça m'a vraiment libéré d'un carcan de d'efficacité de process répétitif et tout et ça m'a vraiment ouvert des portes J'ai beaucoup plus de créativité, beaucoup plus de compréhension de ce que je voulais intérieurement, dans mon métier, dans mon évolution. J'étais beaucoup plus à l'aise avec ma façon de travailler, parce qu'elle était beaucoup plus connectée avec qui j'étais. Et je dirais aussi, tout simplement, une meilleure compréhension du monde, des relations avec l'autre, qui sont des questions, moi, et je pense comme beaucoup de gens qui nous occupent pas mal d'espace mental. mais en fait Je ne sais pas comment ça s'est passé, ça s'est fait, mais j'ai réussi à mieux comprendre le monde dans lequel on habite, mieux comprendre les relations avec les autres. Le fait de refaire ce que Jung appelle des imaginations actives, ça m'a beaucoup aidé. Et le fait de réétudier Jung à travers son livre rouge, sa biographie et pas mal de bouquins super intéressants qu'il a écrits, ça m'a vraiment aidé à progresser sur plein de choses. Je ne suis pas de conseil à donner, mais je vous invite vraiment à... je trouve qu'on gagnerait à beaucoup plus lire, beaucoup plus lire de la philosophie, de la psychologie. Parce qu'en fait, même si c'est très très éloigné de ce qu'on fait, parfois où ça nous semble très éloigné, en fait ça nous éclaire beaucoup et intérieurement ça fait son chemin et ça nous aide et ça nous porte sur plein de choses. Donc je pense qu'il faut rester connecté à ça et je pense qu'il faut vraiment continuer et jamais s'arrêter de lire et d'apprendre, que ça soit philosophie, psychologie, mais même... Même science, histoire et tout ça. Dernier truc que je voulais vous dire, je vous le redis, mais je suis vraiment super content d'entendre à chaque fois, de voir des gens qui me contactent. Les gens me contactent vachement sur LinkedIn, mais je me suis dit aussi que c'est probablement la manière la plus simple de me contacter. Je vois régulièrement des gens qui m'ajoutent sur LinkedIn, qui me parlent en me disant qu'ils ont écouté mon podcast et on engage une discussion comme ça avec le podcast. Et je sais aussi que les épisodes que j'ai fait sur la synchro, ce sont peut-être ceux qui ont le plus plu. Donc je pense que très bientôt, je vais refaire un épisode sur la synchro, mais je vais parler d'autres choses et je vais attaquer ce sujet avec un autre angle. Mais ce que je voulais vous dire, c'est que je remarque encore et toujours que les gens qui me contactent en disant « J'ai écouté ton podcast, je fais de la musique, je commence à avoir un petit catalogue, j'aimerais progresser dans la synchro, faire des placements. » Je ne sais pas encore comment ni pourquoi, mais en tout cas, j'aimerais bien voir ma musique un peu plus à l'image et en illustration d'autres projets. Mais je constate encore et souvent que les gens n'organisent pas du tout leur librairie et leur catalogue. Et ça, c'est vraiment dommage parce que je trouve que, encore une fois, moi, je pense que c'est absolument la base, vraiment la base, si vous voulez progresser en synchro. Et donc, souvent, les gens me contactent, me disent « j'ai de la musique, est-ce que je peux te l'envoyer ? » « Mais elle est sur mon disque dur, il faut que je la trie et tout. » Et moi, je trouve que ça... C'est vraiment la plus grosse erreur quand vous commencez à vouloir développer la synchro. Moi, je pense que quand vous êtes au tout début du fait de contacter des gens pour développer votre carrière de musique à l'image, de compositeur en tout cas, vraiment commencez de la base, c'est-à-dire triez vos titres, triez vos titres par playlist, par style, taggez vos titres, rationalisez, regardez combien de titres vous avez. si vous voulez développez un catalogue de piano solo, regardez combien vous en avez, regardez un peu les titres que vous avez en pop et des choses un peu plus mainstream, regardez un peu les parts aussi, profitez-en pour faire un point sur les pourcentages. Si vous avez composé avec d'autres, posez-vous la question de est-ce que lui, est-ce qu'il a de la compose sur ces titres-là, qui a produit, est-ce que vraiment j'ai les masters ? Mais posez-vous ces questions-là dès le début parce que c'est vite trop tard pour se les poser. Et en fait faire ce travail d'organisation, Et de tri, ça va vraiment, vraiment, vraiment vous aider à avoir une vraie stratégie de développement. Parce que je vois par exemple des gens qui me disent, j'ai des titres piano solo à te proposer, mais dès qu'on rentre dans le dur et que je leur demande de me les envoyer, on se rend compte qu'en fait, ils en ont 2-3, ce qui est largement pas assez, il faut au moins en avoir 10, 12, 15, 20 si vous voulez vraiment développer quelque chose. Parce que les plateformes aussi et les clients sont devenus hyper exigeants et ils ont besoin de beaucoup de titres. Et surtout, si vous avez des titres qui ne sont pas finalisés, là vous irez nulle part. Et ça c'est très français je trouve parce qu'aux Etats-Unis, je l'avais déjà dit dans un premier épisode je crois, dans un épisode qui s'appelle les différences fondamentales entre la France et les Etats-Unis, aux Etats-Unis il n'y a pas de démo. Ça veut dire que tous les gens qui vous contactent ou tous les gens qui envoient de la musique, c'est des trucs à chaque fois qui sont finalisés, mixés, masterisés, au bon volume, aux bonnes normes. Mais il n'y a pas de démo comme en France. C'est vrai que moi je suis toujours un peu gêné. ou un peu déstabilisé quand les gens me contactent pour me dire qu'ils ont de la musique et je me rends compte qu'ils ont beaucoup de démos, peu de titres finalisés, pas organisés, que ça traîne sur un disque dur. Et d'ailleurs, oui, le gros problème aussi que j'identifie, c'est que comme les titres ne sont pas tagués, souvent les gens m'envoient des choses et c'est franchement très difficile à bosser. Donc par exemple, je donne un exemple, je vais recevoir un titre en MP3. Déjà, c'est du MP3, ce n'est pas du WAV, donc ça veut dire que... Quoi qu'il arrive, je vais avoir besoin de la version définitive pour travailler, parce que je ne peux pas envoyer des MP3 à mes clients. Ensuite, le titre s'appelle genre... 01.cielbleu je le mets moi dans ma plateforme où je regarde un peu les métadatas il n'y a pas le nom de l'artiste, il n'y a pas le nom du compositeur je ne sais même pas quel est le vrai titre des fois c'est 07.cielbleu mais je ne sais pas si ça fait partie d'un album s'il y a d'autres titres dans le même genre il n'y a pas de pochette, donc c'est assez peu inspirant il n'y a pas de tempo donc vraiment encore une fois, trouvez une plateforme pour taguer vos titres il y en a plein, il y a des plateformes gratuites il y a des plateformes vraiment pas chères et organisez et essayez de faire en sorte que dès que vous contactez quelqu'un, vous avez juste à envoyer un lien, et la personne peut avoir tout sous les yeux. Je pense que très bientôt, ça sera sûrement dans une semaine, deux semaines, voire trois semaines max, je vous ferai un petit épisode sur comment envoyer vos titres, parce que là en fait on avait un épisode qui s'appelle « Comment se préparer à la synchro » , il y avait un épisode qui était plus sur l'organisation de sa bibliothèque, les outils, la semaine dernière j'ai fait un... une bonne partie de l'épisode 11 sur Disco, qui est une plateforme pour organiser ses titres. Et je pense que la suite logique que je vais prendre soin de vous préparer et de vous faire dans une semaine, deux semaines ou trois semaines, ça sera une fois que vous avez tout de prêt, c'est comment démarcher. Et j'ai plein d'idées, j'ai plein de choses à vous dire. J'ai découvert aussi plein de choses récemment. Je me suis replongé profondément dans les licences directes américaines. Je me suis refait des listes de qui sont les utilisateurs de musique aux États-Unis. qui sont les consommateurs de musique mais en B2B en fait parce que la grosse différence entre la France et les Etats-Unis c'est qu'en France quasiment tout passe par la SACEM et aux Etats-Unis vous faites vachement de licences directes et comment ça se passe c'est en général vous avez un utilisateur de musique donc par exemple une application de yoga qui va vous dire on a besoin de musique on a un pool de 500 000 dollars, 1 million, 2 millions de dollars à mettre à disposition des artistes pour des titres. Ça peut être beaucoup plus, ça peut être beaucoup moins. Les grosses licences directes que vous pouvez passer, c'est genre TikTok, Spotify et que sais-je. Et les petites, des fois, ça va être entre 10 000 et 50 000 dollars. Ensuite, ils vont vous rémunérer en fonction de l'utilisation à un pool de compositeurs et de producteurs qui leur ont fourni de la musique. Mais ces licences-là, américaines directes, elles sont... une tonne. Donc du coup c'est très différent à travailler entre la France et les Etats-Unis. Comme l'ADN d'Impala c'est quand même de parler des différences de l'industrie musicale entre Paris et Los Angeles, j'essaierai à la fois de vous donner des outils et des idées pour démarcher pour votre musique, savoir à qui l'envoyer, comment l'envoyer, comment relancer, comment s'organiser. Et j'essaierai aussi de vous faire, de vous montrer un peu quelques différences entre la France et les Etats-Unis, typiquement pour les Français qui ont... peut-être déjà des marchés en France et qui veulent s'attaquer au marché américain. Vous verrez que c'est vraiment extrêmement différent, que ce soit protéger sa musique et des marchés, vos relations aussi avec la... Ça, c'est peut-être un plus gros bloc. Ça nécessite aussi peut-être un épisode complet, mais vos relations avec la BMI, l'ASCAP et la CESAC, qui sont les sociétés de gestion américaines, les équivalentes de la SACEM, mais aussi les licences directes. La collecte pour le publishing, la collecte pour le master. Voilà, c'est un sujet très vaste. Je pense que le prochain épisode qui parlera de ça, on se concentrera quand même sur, une fois que vous avez organisé votre musique, comment vous l'envoyez et comment vous développez aussi cet aspect catalogue avec vos partenaires. Voilà, c'était le douzième épisode de Impala. Je suis ravi d'avoir enregistré cet épisode qui était très différent, je trouve, des épisodes précédents. Dites-moi bien si vous pouvez en commentaire ou sur LinkedIn, si c'est un format qui vous plaît, qui vous déplaît, soyez honnête, il n'y a pas de souci. Et aussi, dites-moi les formats que vous préférez et les thèmes que vous préférez, parce que j'avoue que je suis toujours en recherche de thèmes et de formats pour aussi vous satisfaire. Donc n'hésitez pas aussi à me dire ce qui vous plaît, ce qui ne vous plaît pas, ce que vous attendez. Il y a peut-être aussi des sujets, je ne sais pas, comme le streaming ou les algorithmes Spotify ou d'autres trucs très concrets, administratifs ou du légal que vous attendez dans ces épisodes. Donc n'hésitez pas à me dire et je serais ravi de m'adapter et en tout cas de faire évoluer ce podcast. en fonction de mes envies et aussi de ce que vous attendez. Voilà, merci à tous, à très vite.