Speaker #0Bienvenue à Impala, l'industrie de la musique entre Paris et Los Angeles. qui n'était pas du tout dans les mêmes codes de ce que je fais d'habitude. Donc voilà, je veux bien avoir vos retours sur cet épisode, savoir si ça vous a plu, si ça ne vous a pas plu, si vous préférez ce format, si vous préférez des formats un peu plus structurés. Cette semaine, on va parler de synchro, parce que j'ai bien compris que c'était un sujet qui vous plaisait. Et donc, cette semaine, on va attaquer dans le dur, considérant... que vous avez quasiment tous vos titres qui sont prêts sur votre ordi. Et donc, on va parler de comment se préparer, enfin comment, pardon, démarcher avec vos titres. Alors, la première chose que je m'étais noté, c'est en fait une idée assez simple, c'est commencer par trouver des éditeurs ou des agents qui peuvent vous aider. Alors, bien sûr, c'est quand même compliqué de démarcher seul. Il faut savoir qu'en France et à l'étranger, vous avez quand même énormément de partenaires qui peuvent vous aider. ça peut être des éditeurs, ça peut être des agents qui ne sont pas forcément eux-mêmes des éditeurs. Et donc je pense que la première chose que vous pouvez faire, c'est solliciter ces gens-là et leur demander de l'aide. Alors je sais qu'on en a beaucoup parlé, c'est un sujet à moi qui me tient à cœur parce que je pense que c'est la base de la base, mais c'est vrai que pour moi la première chose à faire c'est trier votre catalogue. Alors je ne vais pas vous faire une redite de ça parce que j'en ai parlé dans au moins deux ou trois épisodes. J'ai cité des outils comme Disco ou comme Bridge, mais encore une fois, je vois toujours plein de gens qui me contactent. En ce moment, j'ai beaucoup de gens qui me contactent d'ailleurs parce qu'ils découvrent le podcast. En général, ça me fait très plaisir. J'ai pas mal de compositeurs et de producteurs qui m'envoient des petits mots sur LinkedIn principalement et qui me disent qu'ils ont écouté le podcast, ils me demandent s'ils peuvent m'envoyer de la musique. Et encore une fois, je trouve que j'ai quand même très très rarement une librairie facile d'accès, des titres correctement tagués. Donc s'il vous plaît, commencez par centraliser vos titres, les taguer correctement. Si vous avez peu de titres, vous faites un lien, on peut découvrir votre travail. Et si vous commencez à avoir plus de 20, 30, 40, parfois j'ai des gens qui me contactent qui peuvent aller jusqu'à 200, 300, 400 titres, voire plus. La trier, trier par style, trier par utilisation. Et d'ailleurs, oui, c'est un point que je voulais vous dire, qui est typiquement et totalement dans ce sujet de comment démarcher avec vos titres. En ce moment, j'ai plutôt tendance à privilégier le tri en fonction des utilisations plutôt que le tri en fonction des styles. Tout simplement parce que je me suis rendu compte que certaines utilisations peuvent nécessiter des styles différents. Mais en fait, c'est plus simple de fonctionner par utilisation que par style. Je vous donne un exemple. Nous, avec Twenny, on fonctionne pas mal en ce moment sur de la musique wellness, pa et compagnie. Et pour ça, on peut autant placer de l'ambiante que du jazz assez calme, que éventuellement, enfin même pas éventuellement, on peut aussi placer de la world, ou je sais pas, de la musique traditionnelle africaine, de la musique indienne. Et dans ce cas-là, si vous triez par style, c'est plutôt compliqué de se projeter dans une utilisation, pardon, et en fait d'aller chercher des titres en fonction de notre utilisation. Alors que si vous nous envoyez des titres, ou si vous envoyez des titres à un client qui sont précisément pour un type d'utilisation, donc par exemple pour un spa, centre de yoga, centre de méditation, vous pouvez mettre plein de styles différents. Tant que ça reste des choses calmes, faites pour se relaxer, ça peut fonctionner. Mais à contrario, de la musique traditionnelle indienne ou africaine peut être extrêmement rythmée, et du coup si vous faites une playlist de musique traditionnelle africaine ou indienne, ça va être assez difficile de trier. Donc... On va considérer intelligemment que vous avez commencé à trahir vos titres. La première chose que vous pouvez faire, c'est donc, comme je vous disais, commencer à trouver des agents et des éditeurs. Et pour ça, je me suis noté LinkedIn est votre meilleur ami. Alors je sais que, en fait, j'ai beaucoup d'amis et de contacts, musiciens, compositeurs, producteurs. en fait qui hésitent à démarcher sur LinkedIn parce qu'ils se disent, et je suis totalement aligné avec eux, totalement d'accord avec eux, quand on... En tant qu'artiste, c'est quand même assez difficile. Je pense que si vous avez une carrière artistique totalement axée sur le grand public, que vous ne voulez pas du tout faire de musique à l'image, et ou que vous avez des agents, des éditeurs, ou un éditeur, ou un label qui vous aide sur la partie commerciale et des marchages, dans ce cas-là, effectivement, vous n'avez pas du tout besoin d'être sur LinkedIn. Et je dirais même que si votre carrière est uniquement portée sur le grand public, C'est même un peu contre-productif et ça peut casser une sorte de magie si vous êtes sur LinkedIn pour poster des sorties, des choses comme ça. Parce qu'effectivement, LinkedIn n'est pas du tout fait pour poster à la fois des sorties, des choses comme ça. Donc si vous êtes dans une démarche d'envoyer votre musique pour progresser dans la musique à l'image, là vraiment, mettez-vous sur LinkedIn. Alors il y a un truc qui est très intéressant et utile sur LinkedIn. Vous avez une fonction sur LinkedIn qui s'appelle Sales Navigator. Et je peux vous assurer que cette fonction est assez magique. Parce qu'en fait, elle vous permet d'envoyer des messages directement à des contacts, même si vous n'êtes pas amis avec eux. Et le fait de pouvoir accéder à leur boîte, le fait de pouvoir tout simplement leur envoyer des messages privés, en fait, effectivement, ça représente un coût. Donc c'est 100 euros par mois. Donc bon, après, tout est relatif. Mais j'imagine que pour une petite économie, ou si vous essayez de maîtriser vraiment vos coûts, ça peut paraître élevé. Surtout qu'on est maintenant dans une époque où on cumule assez facilement les abonnements. Et ça peut être assez compliqué de prendre en charge et d'accumuler beaucoup d'abonnements, surtout quand vous démarrez votre carrière et que vous n'avez pas forcément des revenus conséquents. Néanmoins, je peux vous assurer que 100 euros, ça les vaut pour moi largement. Et surtout, ça prouve que vous êtes capable d'investir dans votre carrière. Et moi, quand quelqu'un m'envoie un message et il n'est pas ami avec moi, il m'envoie via... Enfin, je sais qu'il a un abonnement Sales Navigator de LinkedIn. Je sais qu'il est dans une démarche de progresser, il investit dans sa carrière. Et c'est plus rassurant que quelqu'un qui va faire ça à côté de son job ou faire ça comme un hobby et qui va se dire 100 euros, c'est cher, certes, mais de toute façon, on n'a rien sans rien. Et si vous n'investissez pas un minimum dans des outils, vous n'allez pas vraiment, pour moi, progresser. Je suis un grand fan. de pas mal d'outils, pas mal de plateformes. J'utilise non plus une AI, mais plusieurs AI. J'ai beaucoup d'abonnements à beaucoup d'outils qui me permettent de collaborer, de faire plein de choses. Oui, je disais, je pense que vous l'avez découvert ou que vous le découvrirez, mais c'est vrai que moi, je suis un très grand fan des plateformes et des apps et de tout ce qui peut aider à collaborer, être plus efficace, améliorer son organisation. Être plus performant. Je vous l'avais dit dans d'autres épisodes, mais par exemple, maintenant, je n'utilise plus une plateforme d'AI, mais j'en utilise plusieurs, donc d'intelligence artificielle. Ça me permet d'aborder plusieurs sujets, de faire plusieurs choses différentes. Et puis, j'ai plein d'outils de collaboration, plein d'outils de traitement de mail, plein d'outils de démarchage différents. J'utilise bien sûr Sales Navigator, mais plein d'autres. C'est vrai que moi je dépense beaucoup d'argent là-dedans, d'achat de listes, de contacts, de plein de choses, mais aussi je sais que c'est un très très bel outil de croissance, et je pense que ma boîte ne serait pas autant développée si je n'avais pas investi. Donc dans la mesure du possible, moi je vous conseillerais toujours d'investir un minimum d'argent dans ces outils. Sales Navigator, ça me paraît être le minimum. Sachez qu'en fait, tout le monde est sur LinkedIn, tous les music supervisors sont sur LinkedIn et sont contactables, et je peux vous en assurer. Et des fois, moi, des gens me disent « Ouais, mais toi, c'est facile, tu as un réseau depuis longtemps. » Certes, mais mon réseau, je peux vous jurer qu'en grande partie, je l'ai fait via LinkedIn. Et j'ai même fait du réseau via des automations LinkedIn. À l'époque, j'utilisais un outil. Maintenant, on peut le faire directement avec l'AI. Mais en fait, je me suis vraiment mis sur LinkedIn Sales Navigator, sérieusement, il y a 5 ans, je dirais, pour ma nouvelle boîte. J'utilisais des listes, j'allais chercher des mails. C'est vrai qu'avant j'utilisais peut-être moins LinkedIn, mais je progressais beaucoup moins. Et début 2023 surtout, donc il y a un petit peu moins, il y a 3 ans. Mais j'avais commencé un peu en 2021-2022. J'ai vraiment abordé LinkedIn super sérieusement. C'est-à-dire que j'ai pris l'abonnement, j'ai commencé à trier. Alors j'ai fait un truc qui marche super bien pour moi. J'ai fait des listes. J'ai fait des listes Music Supervisor à Paris, qui habite près de chez moi, avec qui je peux aller éventuellement prendre un café. J'ai fait des listes Music Spavizer Los Angeles, en me disant, dès que j'y vais, je vais voir la liste, et maintenant j'ai peut-être 300, 400 contacts... sur Los Angeles, que je peux contacter quand j'y vais. J'ai des listes de monteurs télé français et étrangers, j'ai des listes de programmateurs radio, j'ai des listes de gérants de labels, de gérants de boîtes d'édition, classés par pays, j'ai des listes d'agents, j'ai des listes d'artistes, bien sûr, j'ai des listes de gens qui gèrent des boîtes tech, d'institutionnels, de gens qui sont notamment à la SACEM ou autres. Ça me permet déjà d'avoir une bonne vision de mes contacts. Et puis je sais en gros qui contacter, quand les contacter. Donc en fait, je dirais que ça me simplifie quand même beaucoup la vie. Mais j'avais noté un autre point qui me paraît super intéressant. C'est, donc je vous disais, faites-le parce que ça prouve votre sérieux, ça prouve que vous êtes capable d'investir dans votre carrière. Et surtout, moi c'est un conseil qu'on m'a donné il n'y a pas très longtemps, mais je me suis rendu compte qu'en fait, ça avait formalisé un truc que je pensais depuis longtemps. C'est, quand vous, pardon, quand vous pouvez faire quelque chose, de simples, de pas trop coûteux, que vos compétiteurs ne font pas forcément, faites-le. C'est-à-dire que là, si vous dépensez 100 euros, ça vous prend un peu moins d'une heure dans votre journée, et je peux vous assurer qu'au moins 90% des artistes, labels, éditeurs ne le font pas, faites-le, c'est pas un coût qui est très élevé, et ça vous donne un avantage stratégique énorme sur vos compétiteurs. Donc je vous disais, tout le monde est sur LinkedIn, vous pouvez faire des listes, classer les gens, Vous pouvez envoyer jusqu'à 50 messages par mois. Donc 50 par mois, c'est pas mal. Vous voyez, par exemple, ça vous donne une stratégie assez puissante. Vous pouvez vous dire que 10 jours dans le mois, ça veut dire que 2 jours par semaine, vous envoyez 5 messages. Vous faites une session, vous envoyez 5 messages à 5 contacts. Dans un mois, vous êtes à Los Angeles. Eh bien, la semaine 1... Vous faites deux sessions de cinq messages, donc dix messages. Vous allez arriver au bout du mois à cinquante messages, ce qui n'est pas rien, envoyés à des music-spervisors et des agents à Los Angeles. En plus, les Américains répondent beaucoup plus facilement sur LinkedIn que les Français, parce que de manière générale, ils sont beaucoup plus ouverts et avenants et enclins à faire des rendez-vous que les Français. Donc si vous faites ça, que vous envoyez un message avec un lien facilement écoutable, que votre musique est intéressante, que vous avez un petit CV, que votre message est bien tourné, que vous avez une page LinkedIn qui est bien organisée et bien complète, je pense que vous pouvez avoir au moins entre 10 et 20% des gens qui vont vous répondre favorablement, qui vont soit accepter de prendre un café avec vous, soit qui vont vouloir faire un call ou un zoom avec vous, ou alors qui vont peut-être juste vous proposer un mail, ce qui est déjà très bien. Et d'ailleurs, si je peux vous donner un conseil, mettez un max de trucs et un max d'infos dans votre premier message. Et notamment essayer de mettre un lien. Parce que moi justement, je trouve que c'est plutôt un défaut. J'ai pas mal d'artistes qui me contactent et qui mettent pas de lien dans leur premier message. Et qui me disent, si ça t'intéresse, je t'enverrai un lien. Et en fait, on va échanger 2-3 messages avant d'avoir un lien. Et ça, ça fait perdre quand même pas mal de temps. Quand on est pressé, quand on reçoit beaucoup beaucoup de messages. Et vous pouvez imaginer que n'importe qui sur cette planète qui utilise de la musique et qui génère du droit d'auteur. reçoit en fait pas mal de messages donc simplifier leur la tâche envoyez leur un lien direct un max d'infos et dites vous que au pire s'il reste avec ce mail là qui vous répond pas il a quand même plein d'infos et la possibilité d'écouter vos titres et voilà il peut être autonome sans forcément vous recontacter pour vous demander des choses en plus quand quelqu'un va lire un message sur linkedin C'est possiblement pile la fenêtre où il va être disponible. Et donc ça peut être l'heure, le matin ou le soir, où il a du temps pour lire les messages, répondre et écouter de la musique. Et si pendant cette heure-là, vous ne lui avez pas envoyé de message, enfin envoyé de lien, pardon. C'est un truc auquel j'ai vachement réfléchi d'ailleurs récemment. Je me demandais en fait comment être plus efficace dans le démarchage. Et je vous dis ça parce que ça peut vraiment vous intéresser, vous apporter un axe et un angle. peut-être, et vous faire faire un petit pas de côté sur votre façon de démarcher. Comment améliorer moi, ma communication ? Comment mieux toucher les music supervisors, les gens qui utilisent de la musique ? Et bon, c'est quand même un sacré travail. Moi, je le fais tout le temps, toute l'année. Quand je démarche beaucoup, je vois que les 3-6 mois d'après, il se passe des choses. Mais en fait, j'ai cette réflexion en ce moment de... Je vous donne un exemple. Je suis dans le métro, je n'ai pas mon casque. et je vois une pub pour un album sur un site ou je sais pas, je me connecte sur une application et je vois une pub pour un album ou pour un artiste, et ben je vais me dire c'est chouette, mais en fait je veux pas forcément... noté ce truc sur mon ordi ou sur mon tel parce que là je suis avec mon tel pour le coup et en fait je me dis la pub elle tombe complètement à côté parce que c'est pas du tout le moment où j'avais du temps pour écouter m'intéresser à l'artiste et moi je vous invite à réfléchir à ce truc là parce que si vous démarchez si vous communiquez et c'est vous demander tout simplement à quel moment les gens ont un temps de cerveau disponible pour écouter votre message est ce que vous avez à lui leur dire et à quel moment ils ont du temps pour écouter votre musique Donc je ne sais pas, réfléchissez à l'heure à laquelle vous envoyez vos mails ou vos Linkedin, en fonction du fuseau horaire, du jour aussi. Je vous donne un exemple très bizarre, mais hier, donc là on est lundi, au moment où j'enregistre cet épisode, hier on était donc dimanche, si on suit une certaine logique hebdomadaire, et j'essayais de ne pas trop bosser le dimanche, mais hier j'avais envie d'avancer un peu sur certains trucs. Donc je me suis dit, bon, l'après-midi, je vais me mettre deux heures sur mon ordi. J'ai essayé de timer, d'ailleurs, pour ne pas rester trop longtemps. Et je me suis dit, je vais contacter quelques personnes par mail et par LinkedIn pour leur envoyer de la musique. Plutôt des Américains, plutôt des Anglo-Saxons, en fait. Mais sur différentes time zones, parce qu'en fait, j'ai contacté des Américains, des Anglais et des Japonais, parce que j'étais sur un sujet, justement, très précis. Comme je vous le disais, focussez-vous surtout sur les types d'utilisation, à mon avis, de musique. plus que sur le style. Donc moi hier, j'étais clairement sur des utilisations que j'appelle in-store. Donc c'est un peu mon sujet du moment, c'est la musique dans les magasins, les commerces, le retail, les hôtels, les centres de yoga, de méditation, tout ce que vous voulez, les cliniques. Et bien bizarrement, le dimanche, j'ai eu énormément de réponses. Et je me suis dit, tiens c'est bizarre, d'habitude j'ai pas autant de réponses le dimanche. Et en fait, ce que j'ai fini par me dire, c'est... Alors moi c'est mon interprétation, mais je suis curieux d'avoir la vôtre, si vous pouvez me la pousser, sur LinkedIn, à n'importe quelle heure, pour le coup. Mais mon interprétation ça a été comme on vit une certaine forme de crise en ce moment, en tout cas ce que je partage dans les discussions avec d'autres gens, c'est pas forcément mon cas, mais je vois que c'est le cas beaucoup autour de moi, c'est qu'on est quand même dans une période un peu creuse, où les gens manquent d'argent, il y a quand même des problèmes de cashflow, de financement, voilà je vais pas m'étendre là-dessus mais... Il y a sur certains domaines, je pense, une certaine chute du droit d'auteur. Les streams se cassent un peu la figure. Les contrats de commande sur de la synchro, des pubs, ça diminue aussi un petit peu. Donc, je me suis dit, comme on est dans une période de crise, c'est pas impossible. Alors ça, c'est une première théorie. C'est pas impossible qu'en période de crise, les gens se mettent à plus bosser le soir et les week-ends. Donc, c'est possible que des gens qui bossaient avant pas le dimanche se mettent à bosser le dimanche. Ça, c'est un premier point. Deuxième point, il faudrait vérifier en fonction des vacances pour voir s'il n'y a pas un truc de vacances ou autre qui fait que les gens bossent un peu le dimanche. Typiquement, ça se trouve le dernier dimanche des vacances, les gens se mettent à bosser et se mettent à faire des trucs. Donc c'est peut-être un bon moment pour envoyer des messages. Et ma troisième théorie, c'était peut-être que comme hier j'ai contacté des labels et des ayants droit mais qui étaient plutôt petits. Et bien en fait je me suis dit, si ces gens-là, la musique c'est pas leur boulot, et bien ils vont plutôt la gérer le soir et le week-end. Donc les non-professionnels, entre guillemets, alors je suis pas du tout en train de faire un constat de qualité de travail ou autre, mais les gens dont la musique n'est pas leur métier, effectivement vont plus travailler le soir et le week-end. Donc c'est assez logique qu'ils répondent le soir et le week-end. Voilà, c'était une grosse parenthèse. Pour avancer un peu sur le démarchage, donc LinkedIn est votre meilleur ami, prenez l'abonnement Sales Navigator, faites-vous des listes, organisez votre com, faites le pas n'importe comment, organisez-vous des slots dans la semaine et comme je vous disais je pense que deux fois une heure ou deux fois deux heures c'est déjà très bien pour démarcher sur LinkedIn et c'est beaucoup moins galère en plus sur LinkedIn parce que les contacts vous les trouvez facilement même si vous utilisez une intelligence artificielle. genre ChatGPT ou autre, en fait, assez facilement, vous parlez à votre AI d'un sujet et elle va vous citer des contacts, elle va vous mettre un lien LinkedIn et réellement, je pense que moins de 1% des gens sont absents de LinkedIn. Et encore une fois, je le répète, mais parce que ça mérite d'être répété, tous les pays sont sur LinkedIn, ce qui est assez rare. C'est-à-dire que vraiment, que ce soit des Français, des Européens, des Ukrainiens, des Polonais... des japonais, des sud-coréens, des indiens, on va peut-être pas faire tous les pays mais la plupart des pays et des continents, les gens sont sur LinkedIn, c'est quand même assez hallucinant cette plateforme, il y a plein d'autres plateformes qui sont pas du tout utilisées, vous prenez justement Disco, alors je vais passer pour un... être obsessionnel par rapport à disco mais disco c'est très anglo saxons donc c'est très utilisé par l'axe angleterre etats unis et c'est que les autres pays utilisent beaucoup plus des drive différents trucs mais disco c'est très anglo saxons anglo saxons pardon et et pays du nord aussi un peu et voilà mais c'est vrai qu'il ya beaucoup de pays qui utilisent pas disco par contre linkedin Si vous connaissez un pays qui n'utilise pas LinkedIn à part la Corée du Nord, je vous propose d'appeler le standard et de me le dire, sachant qu'on n'a pas de standard. Mais je serais assez curieux parce que je n'ai jamais vu... Là, vraiment, ce matin, par exemple, je devais contacter des gens de la JASRAC, qui est la SACEM japonaise, et la plupart des directeurs, dirigeants, le board, étaient sur LinkedIn. Donc après peut-être que les pays asiatiques effectivement, la petite subtilité c'est qu'ils ont peut-être des LinkedIn, je parle de certains territoires précis, mais peut-être qu'ils l'utilisent un peu moins intensément. Donc ça c'est peut-être la petite différence à noter. Voilà, donc tout le monde est sur LinkedIn, c'est une chance énorme de pouvoir contacter des gens au niveau mondial, des français, des américains. Voilà, donc organisez votre communication. Organisez vos relances aussi. Vraiment, calez-vous, programmez-vous des moments. J'ai lu une étude récemment, mais surtout je me suis pas mal intéressé au sujet, d'un truc qui dit que plus vous programmez quelque chose à l'avance, même le fait de se le dire mentalement, c'est valable pour le boulot, mais ça peut être aussi valable pour le sport. Donc moi je sais que maintenant, pour défier un peu des fois des soucis de motivation ou des possibilités de procrastiner, Si je me dis le soir, allez demain je fais trois heures de démarchage avant d'aller au sport, et je peux me le dire aussi pour le fait d'aller au sport, je vais me le dire, je vais le noter sur mon agenda, je vais éventuellement noter une tâche, un rappel, et je vais surtout mentaliser, ça c'est un truc qu'on m'a appris à faire assez récemment aussi, et qui marche super bien, c'est que si je me dis demain de 8 à 10 je fais du démarchage sur LinkedIn, je le mentalise un petit peu, c'est-à-dire que je me concentre, j'intériorise, je visualise un peu ce que je vais faire, mais ce n'est pas juste un outil motivationnel ou un outil qui permet de l'ancrer dans le réel, c'est aussi et beaucoup un outil qui permet aussi de l'organiser. Moi je fais souvent tout un travail mental en amont, qui consiste à organiser un tout petit peu cette session de travail, ça me permet de faire une petite partie du boulot en amont. Moi je suis persuadé qu'en plus la nuit quand on dort, le cerveau aussi organise, affine, aligne les choses. Et ce qui fait que quand j'aborde ma session le lendemain de démarchage, tout est clair dans ma tête, je déroule intelligemment, je sais ce que j'ai à faire. Donc non seulement ça l'a inscrit dans le réel, mais en plus ça m'a permis de mieux l'organiser, et en fait j'optimise à fond le temps. Ce qui fait que deux heures de démarchage, ça va être hyper payant. réfléchissez en cas d'usage plutôt qu'en style comme je disais plutôt que de dire j'ai des titres parce que moi c'est un truc on me dit beaucoup j'ai des titres de musique classique mais en fait la musique classique vous verrez qu'elle peut avoir plein d'utilisations différentes avec un piano solo un orchestral un peu épique quelque chose de plus émotionnel et bien sûr qu'on peut imaginer que tout type de musique peut aller sur tout type de pub néanmoins comme par exemple on on a un feat Très précis entre du néoclassique et du luxe. C'est ce qu'on voit beaucoup dans pas mal de pubs de luxe. Et nous, c'est ce qu'on a beaucoup fait récemment et moins récemment. La crème de la crème de vos titres néoclassiques. Pile poil dans du luxe et envoyez ça en priorité. Plutôt que d'envoyer une longue playlist où vous allez dire, là, j'ai du néoclassique un peu épique, des trucs très rythmés, mais j'ai des trucs très lents, des trucs très tristes, qui pour le coup, là, il n'y aurait pas trop avec du luxe. Et j'ai du piano solo qui en fait aussi va pas trop avec du luxe mais qui pour le coup ira peut-être plus avec du fond sonore pour la télé ou la radio. J'ai du haut bois, complètement hors sujet à part sur des marques qui éventuellement... Enfin pas hors sujet, pardon, je dis une bêtise, peut-être qu'il y a beaucoup de marques qui voudraient se différencier mais... Donc titre néoclassique épique, vous faites une playlist de 5 à 10 titres axés luxe, vous prenez des agences ou des marques. ou des music supervisors ou des directeurs marketing accès luxe et vous leur faites cette petite playlist très précise et piano solo on sait par exemple que pour le coup de la musique classique très expérimentale ou post moderne ou avant gardiste tout ce que vous voulez peut plaire justement énormément à des séries télé On a des exemples très précis, récents ou moins récents, mais vous prenez par exemple la série Fargo, ou vous prenez cette excellente série The White Lotus, vous voyez qu'il y a une grande grande grande liberté dans de l'orchestral et de l'instrumental un peu barré, un peu polyrythmique, tout ça. Un peu expérimental en fait tout simplement. Donc voilà, séparé, et comme je l'ai dit avant mais c'est en fait hyper pertinent, fonctionnez plutôt en cas d'usage. que en style de musique. Pour moi, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus pertinent. Je vais te noter un truc aussi très important, mais contactez autant des éditeurs qui sont en fait des passerelles et des middlemen, on va dire, entre vous et les utilisateurs de musique, les agences et compagnie. Contactez autant les éditeurs et éventuellement des labels, mais plus des éditeurs si vous voulez faire de la musique à l'image, que les agences en direct. Si vous ne faites que des éditeurs, vous perdez un peu un avantage stratégique, parce que si vous n'avez pas de réponse, vous perdez du temps sur les agences. En plus, il y a beaucoup d'agences qui aiment bien être contactées directement par les artistes. Alors je ne devrais pas vraiment dire ça en tant qu'éditeur, mais je le pense sincèrement. Et si vous ne contactez que des gens en direct, vous allez aussi vous couper de bons éditeurs qui sont là pour faire le boulot. Et en vrai, réellement, je pense que le meilleur truc qui peut vous arriver, c'est d'avoir un éditeur qui va s'occuper de votre musique, en prendre soin, faire tout le travail dont on est en train de parler, donc qui va se prendre la tête sur LinkedIn par mail, rencontrer des music supervisors, voyager, aller à des salons. Enfin, l'énorme quantité de travail qu'il faut faire en 2026 pour placer des titres et pour nouer des contacts. Et vous, vous allez vous... consacrer et vous concentrer uniquement sur votre musique. Donc en fait, faites les deux, vraiment. Contactez que des gens en direct, c'est dommage parce que vous allez peut-être perdre cette petite pépite d'éditeur qui peut prendre soin de toute votre musique pendant des années et développer votre carrière dans le même bateau que vous, se retrousser les manches et faire un gros boulot. Et en même temps, n'attendez pas non plus cette personne comme le Messie, même si c'est probablement une des meilleures choses qui peut vous arriver. et soyez proactifs et contactez aussi des agences des musiciens. Encore une fois sur LinkedIn vous avez tout et le monde est vaste et faites un peu tout ça à la fois. Je sais que c'est un gros boulot mais organisez-vous. Et oui faites des listes aussi. Désolé je vous dis un peu les choses de façon peut-être un peu désordonnée mais c'est un peu la timeline qui me vient en tête quand moi je démarche et que j'ai tous ces sujets là à traiter. Mais faites des listes. Je trouve qu'en ce moment moi je fais beaucoup de listes sur Google Drive. Parce que c'est simple à gérer. Et c'est aussi last but not least, comme on dit. Très très facile d'accès pour les AI. Donc si vous utilisez un agent d'intelligence artificielle type ChatGPT ou Cloud ou Gemini. Gemini en plus qui est Google. Vous allez très simplement pouvoir le faire interagir avec vos listes. Donc voilà, démarcher sans liste, ça n'a aucun sens. Et faites au moins ce pont entre vos listes et LinkedIn. puisqu'on parle de LinkedIn. Et c'est ça qui va vous vider la tête. Parce qu'en fait, le but aussi, c'est quand vous faites ces sessions de deep work, vraiment deux heures de démarchage, le but, c'est que vous finissez ce démarchage, vous coupez totalement, et vous passez à autre chose. Et si vous êtes artiste, par exemple, ça vous permet de faire du studio. Et si vous êtes éditeur ou agent ou manager, ça vous permet aussi de traiter d'autres dossiers. Mais le but, c'est que c'est toujours pareil, c'est plus vous finalisez vos missions, intelligemment, plus vous faites du rédactionnel, vous organisez la connaissance, la data, ce que vous venez de faire, et plus vous allez pouvoir couper, passer à autre chose. À une époque, je travaillais aussi beaucoup avec Notion, qui est un outil avec lequel on collabore beaucoup avec ma société Twenie, mais je vous avoue qu'en ce moment, je me pose des questions entre Notion et Drive. C'est vrai que Notion est mieux organisée en termes de UX, enfin en termes de design. d'expérience, c'est quand même plus sympa que Drive. Moi, c'est vrai que j'ai un petit problème avec Drive, c'est que je trouve que les trucs se perdent vite. En plus, Notion dispose de très bons connecteurs pour les AI. Donc, vous pouvez assez facilement le connecter à Cloud ou à GPT ou n'importe quoi. Mais voilà, en fait, tout simplement, il y a deux réponses à ça. Un, prenez l'outil qui est fait pour vous. Moi, je trouve qu'on a tous un cerveau différent. Et le bon outil, c'est l'outil qui interagit correctement avec votre cerveau et qui est fait comme votre cerveau. Ça, ça marche très bien. Et aussi, si vous avez la chance de collaborer avec d'autres gens, écoutez-les et prenez aussi les outils. que les gens aiment. Si vous adorez Notion mais que vos quatre collaborateurs détestent Notion, je pense pas que ce soit une très bonne idée de fonctionner avec Notion. Si vos quatre collaborateurs adorent Drive et collaborent très très bien avec Drive et que vous êtes moins Drive, peut-être que vous pouvez faire un petit pas vers eux et progresser un peu avec Drive, l'utiliser et essayer de simplement en faire un outil qui vous convient. Un mot hyper important que je me suis noté, ça fait des années et des années que je suis très attentif à ça, ne pas spammer les musiques Spavizer. Ça c'est super important, je vois plein de gens qui relancent, alors moi je ne suis pas musique Spavizer mais en tant qu'éditeur on me relance beaucoup, et c'est un peu le même combat, c'est plus on vous relance, plus vous êtes pushy et moins on a envie de travailler avec vous, et je pense qu'il y a même un moment où au final vous pouvez aussi totalement vous griller. Donc évitez de relancer. En fait, déjà, évitez de spammer. Donc, dès que vous envoyez un message, n'envoyez pas 20 000 relances. Espacez aussi vos messages. N'envoyez pas deux playlists par semaine. Surtout si c'est un peu les mêmes. Il y a une règle qui est très importante dans la supervision musicale, qu'on m'a appris une fois et qui est un peu dure à avaler. Mais en fait, si vous ne la respectez pas, vous allez vous faire blacklister. C'est la règle, pas de réponse, on ne relance pas. Ça, c'est toujours difficile, mais moi, je sais que... Quand j'envoie des titres à un music supervisor, alors en fait, il y a deux choses. Et ça, je pense que ça va vous rendre un peu triste, mais il va falloir passer au-dessus, parce qu'on est des grands garçons et des grandes filles. Mais en fait, quand vous envoyez des titres et que vous n'avez pas de réponse, vous ne relancez pas. Ou en tout cas, vous passez à autre chose et vous, éventuellement, vous envoyez autre chose plus tard, mais pas dans les 5 à 10 prochains jours, parce que ces gens-là reçoivent quand même énormément de choses. Donc, vous ne relancez pas. Vous ne demandez surtout pas deux jours après ce que tu as bien reçu et tout, parce que ça, même si ça vous paraît intuitif, c'est hyper contre-intuitif pour eux et ça les stresse et ça les bloque. Et plus difficile encore, si vous avez une shortlist, donc une shortlist c'est quoi ? Vous avez envoyé vos titres à un music supervisor ou vous avez répondu à un brief. Un brief, c'est pour ceux qui ne connaissent pas, une marque via une agence. qui va dire pour la prochaine publicité Carrefour, on a besoin d'un titre pop, assez rythmé, avec les paroles qui parlent de ça, de ça, une voix féminine, de la guitare, pas de guitare. Et parfois vous envoyez vos titres et vous avez l'agence qui va vous dire, le client a aimé votre titre, est-ce que vous me confirmez ? Alors ils vont vous poser deux, trois questions très simples, en général ce mail est assez court d'ailleurs. Ils vont vous dire, est-ce que tu me confirmes que le budget est ok ? Oui, non. Est-ce que tu me confirmes que tu représentes à la fois le publishing et le master ? Ça, c'est ce qu'on appelle du one-stop. Donc en gros, est-ce que tu es la personne qui peut décider ou pas, seule, ou rapidement, de synchroniser ce titre, donc d'accepter et de valider et signer un contrat de licence pour que le truc se fasse vite ? Sachant que n'oubliez pas qu'en général, une synchro, souvent, ça se décide le lundi pour le mardi ou le mercredi. Donc ça va être la deuxième question. et voilà, des fois ils vous demandent aussi de renvoyer le master enfin le fichier WAV si vous avez envoyé un MP3 ce qui arrive ou un fichier ou s'ils sont pas sûrs de la qualité en fait et ils vont vous demander peut-être une version instrumentale, des stems donc en fait c'est des groupes de pistes séparés pour revenir à cette idée de ne pas relancer si vous en êtes à ce stade n'envoyez pas 20 000 messages tous les jours ou tous les deux jours pour dire ça en est où, tu m'as pas répondu En fait, cette règle-là est très dure à accepter, mais en même temps, c'est la règle du jeu. Soit vous jouez au jeu avec les règles, soit vous ne jouez pas, ou vous êtes exclu de la partie, pour le dire un peu durement. Mais en fait, la règle, c'est même si on vous a sollicité parce que vous êtes shortlisté, même si vous êtes dans les trois derniers, même si le client a adoré votre titre, si on ne vous tient pas au courant, vous passez à autre chose et vous ne relancez pas 50 fois. Alors après, moi, j'ai trouvé un moyen un peu subtil. de relancer quand on en est à cette étape de la musique a plu. C'est entre 5 et 10 jours après, ou en tout cas, ou même assez rapidement, j'envoie juste un petit mot gentil pour dire j'espère que tu as tout reçu, n'hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis à ta dispo. Voilà, comme ça, ça fait un petit coucou, ça montre que vous êtes là, que vous êtes concerné par le projet, que vous vous rendez disponible. Et ça, en général, c'est plutôt apprécié par les agences. Une autre règle. Alors là, on n'est pas vraiment dans le démarchage pur, mais on est plus dans vos relations avec vos clients et vos partenaires. Parce que bon, il faut bien dire ce qu'il y a à un moment. Votre but, ce n'est pas juste de faire un one shot. ou d'avoir une opportunité, votre but c'est de tisser des relations avec les gens que vous allez démarcher, qu'ils sachent que vous existez, que vous faites de la bonne musique, et qu'ils sachent exactement ce que vous faites comme musique, vos points forts. Et on va en fait finir cet épisode par un sujet qui pour moi est très important et très sérieux, sur vos points forts et vos points faibles. Mais surtout, si vous tissez des liens avec vos clients, faites pas cette grosse erreur que beaucoup de gens font en ce moment, c'est... En fait, on parle souvent d'intelligence artificielle, en fait, une intelligence artificielle agentique plutôt que générative de contenu, de choses. Et autant, moi, je suis très consommateur et positif et optimiste d'une certaine manière et avec une certaine mesure concernant les intelligences artificielles qui vous aident à démarcher, progresser, tout ça. Autant, je suis très, très au-delà de prudent, très, très négatif. et il y a une négative tout simplement sur tout ce qui est AI pour faire de la musique. En fait, le gros problème de l'intelligence artificielle, c'est même plus un sujet lié à la qualité de la musique, parce que je pense que maintenant on est beaucoup à être d'accord sur le fait que quand vous faites de la musique avec une plateforme qui utilise l'AI, vous pouvez arriver à des choses très très convaincantes, que ce soit sur une... sur une full orchestration, sur juste des éléments, des choses, parce que je vois aussi beaucoup de producteurs qui utilisent l'intelligence artificielle pour juste une voix, et qui vont après l'intégrer à une prod ou des idées. Mais en fait l'énorme problème dans tout ça c'est quoi ? C'est qu'il y a de plus en plus d'outils qui ont été développés par les plateformes, qui permettent de détecter les morceaux qui utilisent toute ou partie d'intelligence artificielle, et qui tout simplement les bloquent. Donc ça peut être Spotify, Deezer, Apple. chacun a ses outils Deezer a beaucoup communiqué sur son outil mais Spotify a le sien Apple a plus récemment communiqué sur son outil en disant qu'ils appliquaient maintenant des badges d'EI pour les morceaux qui sont faits en partie ou entièrement en AI donc Spotify, Deezer, Apple minimum l'utilisent nous je sais qu'on travaille beaucoup avec Qobuz en direct et je sais que Qobuz est très très sensible à l'EI et n'acceptent pas l'AI sur ces plateformes. En tout cas, nous, c'est ce qu'on a pu constater. Et après, vous avez aussi Instagram, TikTok, qui soit vont totalement retirer les titres, soit les nettoyer. En fait, ça, quel problème ça pose ? Le premier problème qu'on pourrait imaginer, c'est que le client final ne soit pas content parce que vous avez fait de l'AI, mais en fait, il ne va pas forcément s'en rendre compte tout de suite. Néanmoins, qu'est-ce qui se passe quand vous faites, par exemple, de la musique pour une pub de luxe ? c'est que la pub va se retrouver sur les plateformes de streaming de les réseaux sociaux pardon et si au bout de dix jours alors que la pub est lancée qui a beaucoup de hadze qui ont été lancés que le client a dépensé énormément d'argent sur sa campagne si la musique est strike et et que le son est coupé parce que vous avez utilisé de l'ehaï je peux vous assurer que ça va largement vous souffler dans les bronches donc déjà pour ça il faut pas le faire pour moi en plus et après si on on parle des plateformes de streaming Pareil, même combat, plein de clients adorent qu'une création originale pour une pub se retrouve sur des plateformes de streaming. Et si vous le mettez, option A, le titre disparaît, le client ne va pas être content. Option B, vous avez vendu une composition, une production originale, en jurant, en crachant que vous n'avez jamais utilisé des AI, et vous mettez votre son sur Apple, il se retrouve avec un beau badge rouge AI. Là, je peux vous assurer que votre client aussi ne va pas être très content. A priori, pour moi, dans 99% des cas, ne l'utilisez pas parce que de toute façon, c'est un problème et une dette que vous allez payer à court ou moyen terme. Mais en tout cas, la note se paiera. Et puis, sachez que les music supervisors et les agences sont tellement frileuses et flippées sur plein de sujets de licence, de droit, de machin. Parce que des fois, on parle de synchro avec des énormes montants. Donc si à un moment, justement, il y a un caillou dans la chaussure à cause de... votre utilisation de l'intelligence artificielle. Le client va s'embrouiller avec l'agence, l'agence va s'embrouiller avec vous, et possiblement vous allez vous couper d'une grosse agence qui bosse dans le luxe, ou dans un autre sous pour un autre sujet avec qui vous avez tissé des liens. Et en fait ça va vous couper possiblement 3, 5 ans, 10 ans, 20 ans de relations que vous pourriez avoir avec eux et qui auraient pu vous porter et vous faire obtenir plein de synchros. Donc pas des haïs. perte de confiance des clients, des partenaires et d'ailleurs sachez que de plus en plus d'agences font signer des contrats qui vous interdisent de faire de l'intelligence artificielle et Ces contrats sont très sérieux. Et d'ailleurs, en plus, moi récemment, j'ai des producteurs qui m'ont demandé si ça me dérangeait. Et je trouve que le problème, c'est que déjà, vous avez en agence beaucoup de gens et beaucoup de créatifs, puisque c'est un peu leur job, qui sont des fois tentés de faire eux-mêmes la musique. Si en plus, vous leur montrez à ces gens-là que vous promptez, et qu'en fait, la musique que vous faites, c'est un simple prompt, ou c'est en fait beaucoup plus simple que de composer comme on le faisait, ou comme on le fait maintenant, pas comme on le faisait dans des gros studios et maintenant sur notre ordi. je peux vous assurer que plein de gens vont vouloir prendre votre place en plus. Donc le monde de la musique est déjà suffisamment difficile. Si en plus vous faites en sorte que votre place soit prenable facilement, ça ne va pas forcément vous aider. On va finir sur un sujet, alors là on parle de démarchage, et on ne va pas rentrer là trop dans le démarchage dur, on a quand même beaucoup parlé de LinkedIn, Sales Navigator, les listes, l'utilisation des listes. Voilà la productivité, l'organisation, la discipline, tout ça, qui sont des sujets dont je parle assez souvent. Mais un truc dont je voulais vous parler, parce qu'en fait c'est un sujet que j'ai pas mal étudié récemment, j'ai même écrit un paragraphe d'un bouquin que je suis en train d'écrire en ce moment. En fait on va parler là de créativité vs délivrabilité. On va essayer de secouer quelques mythes et on va essayer d'approcher de la vérité sur ces sujets là qui sont créativité, délivrabilité, Mais en fait, quels sont les mots derrière ça ? C'est discipline, sérieux, organisation, qui sont plutôt des mots qui paraissent être des tuls amour pour les artistes et les créatifs. Et ça, je le comprends tout à fait. En fait, j'ai mené toute cette réflexion, j'ai regardé autour de moi qui étaient mes contacts et mes proches, mes partenaires ou des gens que j'observais depuis longtemps, qui étaient les gens qui bossaient beaucoup et les gens qui ne bossaient pas. Parce que c'est une question qu'on me pose souvent, en fait. J'ai beaucoup d'artistes qui me disent... Je comprends pas, t'as vu lui là, il est à Paris, il bosse avec tout le monde, et pourtant il fait pas des trucs incroyables, et moi je fais des super trucs, j'ai une qualité de malade, j'ai un studio où j'ai investi dans plein de matos, et j'ai fait telle et telle formation et je bosse jamais, ou alors lui il fait de la bonne musique, ou de la très bonne musique, comme tout le monde ou comme d'autres gens, et il bosse énormément, pourquoi les autres bossent pas ? Lui il fait de la très bonne musique et il bosse pas, enfin voilà c'est ces sujets là en fait qui reviennent. C'est pourquoi lui il travaille, pourquoi lui il travaille pas. Je me suis rendu compte que là où à mon avis on se plante d'approche, c'est que dans la musique à la commande, donc là je parle vraiment de custom music et de clients qui commandent des choses, pour moi les clients ne recherchent pas de créativité, ils recherchent de l'efficacité. Et c'est là où souvent je trouve que les gens se plantent. Donc là on est un peu au-delà du début du démarchage, là on est dans un scénario et un contexte où vous avez établi vos premières relations avec les agences et là vous êtes dans le dur. Donc les agences vous demandent de bosser. Vous, vous avez toujours été dans un truc d'artiste, de créativité. Et vous vous dites, ok, je vais bosser avec des agents, je vais être super créatif parce que le monde dans lequel je vais vivre demande de la créativité. Et en fait, cette phrase est très importante. Les clients ne cherchent pas forcément de la créativité, ils cherchent de l'efficacité. Et cette différence-là, pour moi, elle est énorme. Et pour moi, c'est ce qui fait qu'un compositeur va enchaîner les projets. même s'il n'est pas forcément perçu comme un grand artiste, parce que d'ailleurs vous verrez que pour moi les compositeurs et producteurs qui enchaînent des projets sont rarement ceux qui sont cités par les petits milieux de la musique et de l'industrie musicale comme des grands artistes ou des grands compositeurs. Eux vont plutôt faire des musiques de film pour le coup, qui sont des trucs qui ne sont pas du tout dans les mêmes deadlines, la même répétitivité, les mêmes délais. Pour moi, alors cette phrase est très très très importante. Pour moi, un compositeur qui enchaîne les projets n'est pas forcément perçu comme un grand artiste, il est perçu comme un système fiable. Et en fait, dans le marché de la musique et dans l'industrie de la musique, l'aspect et la casquette de système fiable est beaucoup plus intéressante et beaucoup plus porteuse que la casquette de grand artiste. En fait, la plupart des gens pensent que ceux qui travaillent tout le temps, c'est ceux qui sont les meilleurs musiciens, qui ont le meilleur son. qu'on peut être le meilleur réseau ou ceux qui travaillent plus vite mais en fait pour moi c'est faux pour moi la seule chose en fait ces choses là elles permettent d'entrer dans le game de la musique à l'image mais donc pour possiblement obtenir un premier projet mais pour moi ça explique pas pourquoi certains compositeurs vont enchaîner les projets vont faire un projet de projet trois projets vont en faire plein et en fait c'est ça qui fait la grosse différence entre deux compositeurs Et c'est là où beaucoup se posent des questions de pourquoi lui il enchaîne et pas moi. En fait, je vais vous dire un truc, pour moi le vrai critère, et là je vous donne vraiment mes sauces secrets, qui sont des trucs que j'ai appris et synthétisé en 10-15 ans de métier. Pour moi, le vrai critère qui fait qu'une agence rappelle un compositeur, il est beaucoup plus simple que c'est le meilleur artiste, c'est le plus grand compositeur. Pour moi, et vraiment, je peux vous dire que je l'ai bossé ce sujet, je l'ai tourné dans tous les sens comme un Rubik's Cube. J'ai cherché, Pour moi, un client qui rappelle un compositeur, c'est quand ce compositeur réduit son risque. Je redis cette phrase, un client rappelle un compositeur quand ce compositeur réduit son risque. Parce que pour moi, un projet de musique custom, ce n'est pas une décision artistique réellement, c'est une décision sous pression. En fait, il y a un client qui lui-même est géré par une agence, il y a un planning, il y a un budget, il y a aussi d'autres partenaires et d'autres clients qui sont en-dessus ou en-dessous. Et en fait, la personne qui commande la musique se pose toujours, toujours, toujours les mêmes questions. même inconsciemment, c'est est-ce que mon projet va sortir à temps ? Est-ce que la musique va correspondre au brief ? Est-ce que je vais pouvoir gérer l'ego du compositeur ? Ça c'est un truc que j'entends tout le temps quand on me demande de présenter des compositeurs des producteurs, c'est est-ce qu'il est chill ? Est-ce qu'il est sympa ? Est-ce qu'il n'a pas un ego surdimensionné ? Est-ce qu'il va nous créer des problèmes ? Donc en fait les agences je peux vous assurer, elles sont ultra flippées à l'idée de gérer des egos de compositeurs et de producteurs et d'artistes. Donc c'est là où justement une casquette trop grande d'artiste, ou un trop grand ego va très très mal vous positionner dans l'industrie. Ce que je vais devoir lui expliquer, et en fait je pense qu'un compositeur qui enchaîne les projets, c'est celui qui va faire disparaître toutes ces questions. Le mec saura que tout va sortir à temps, que ça va correspondre, qu'il n'y aura pas d'ego à gérer, que c'est simple, qu'il n'y aura pas 20 000 choses à expliquer. que ça ne va pas le mettre en difficulté. Et c'est là où, à mon avis, on voit apparaître deux types d'artistes. Pour moi, il y a un premier profil, c'est l'artiste créatif. Lui, il parle de son univers, il défend sa vision, il veut convaincre, il veut que son projet soit unique, il veut faire quelque part quelque chose de magnifique et c'est louable. Mais ce n'est pas forcément le modèle qui va rassurer et plaire à l'agence. Ensuite, on a un deuxième profil qui, pour moi, est très différent. Je l'ai appelé, moi, l'artiste système. Donc lui, en fait, il va plutôt parler du problème à résoudre. Il va très, très bien reformuler le brief. Et en fait, il va reformuler le brief mieux que le client. Donc ça, parfois, c'est l'artiste qui le fait. Mais en fait, c'est souvent le directeur artistique qui bosse avec l'artiste. C'est pour ça que pour moi, le duo directeur artistique, artiste est très, très beau et très, très fort. Et d'ailleurs, je vous invite à écouter l'épisode avec Mila et Louis de l'agence Himalaya. Vous voyez justement comment fonctionne ce duo et à quel point c'est là où on sent que c'est beaucoup plus intéressant que Mila parle au client que Louis. Et malgré tout, Louis a un immense talent et tout ne pourrait pas se faire sans lui. En tout cas, les projets ne pourraient pas se faire sans lui, c'est en fait un équilibre. Mais l'artiste système, comme je vous disais, il parle du problème à résoudre. Il ne va pas rajouter des problèmes, il va reformuler le brief beaucoup mieux que le client. Il va anticiper les objections du client. Il va livrer sans bruit. C'est un truc aussi, pour le coup, Vincent Lagadrière, qui est lui-même compositeur, sait très très bien faire. Et surtout, pour moi, l'artiste système, il disparaît quand tout va bien. Et ça, c'est aussi une clé. C'est quand tout est livré, quand le projet sort, c'est pas le mec qui va faire du bruit, qui va demander des comptes sur tout, qui va prendre la tête pour être crédité, même si c'est important. Mais c'est celui qui va en fait disparaître quand tout va bien. Et lui, ça va pas forcément être l'artiste le plus talentueux. Mais ça va être le plus rassurant. Et ça, à mon avis, dans la musique custom, c'est vraiment cette rassurance, on va appeler ça comme ça, qui bat presque toujours le talent. Pour moi, quand un compositeur enchaîne les projets, c'est un mécanisme qui est très simple. En fait, pour moi, comme je vous disais, ce n'est pas le premier projet qui est difficile, c'est de les enchaîner. Et après le premier projet, le client ne se dit pas, pour l'artiste système, il est génial. Le client va se dire, si je le rappelle, ça va réduire mon risque. Si je le rappelle, je vais gagner du temps. Si je le rappelle, tout va être plus simple. Donc je vais mieux dormir. Je ne vais pas avoir à me justifier auprès de tout le monde. Et c'est là où appeler ce compositeur-là, ça devient un réflexe. Ce n'est pas un choix de, je ne sais pas, j'ai besoin d'un artiste ou de quelqu'un qui va faire une création de ci, de ça. Ça va être un réflexe. Lui, il m'a tellement enlevé un caillou dans la chaussure. Il m'a tellement simplifié la vie. que ça va rentrer dans un système simple. Donc comme je vous dis, c'est un réflexe et plus un choix. Pour moi, il y a un point aussi que presque personne ne comprend. C'est que pour moi, la musique custom, ce n'est pas un marché du désir, c'est un marché d'évitement. Je vais m'expliquer. En fait pour moi on va pas choisir un compositeur pour ce qu'il apporte parce qu'en fait en amont c'est quasi impossible et inhumain de savoir si votre composition et votre art va apporter plus ou moins que quelqu'un d'autre. La musique ça reste une oeuvre immatérielle, ça reste un prototype donc quasiment personne d'humain peut savoir si vous vous allez être meilleur qu'un autre. Mais en fait on va vous choisir pour ce que vous allez enlever ça va être du stress, de l'incertitude. des discussions inutiles, des problèmes. Et à mon avis, c'est pour ça que certains artistes qui sont très talentueux n'enchaînent jamais. C'est que je pense qu'ils rendent trop, alors après c'est aussi une qualité, mais ils rendent chaque projet trop important. Donc ils vont charger la relation émotionnellement, ils vont vouloir être reconnus dans chaque projet, dans chaque relation, ils vont vouloir discuter là où le client va juste attendre de l'exécution, mais en fait vraiment côté client. La ressource la plus rare pour moi, c'est l'énergie décisionnelle. Et quand un artiste consomme trop d'énergie, c'est là où il se décale et où il va sortir du torrent de l'industrie. Pour moi, il existe en fait un test qui est vraiment très simple. C'est quand après un projet, on peut tout simplement demander au client « Est-ce que tu recommanderais cette personne à quelqu'un que tu apprécies et que tu veux protéger ? » Donc moi, par exemple, c'est une question que je peux poser une fois que j'ai présenté un compositeur. Si la réponse est oui, le compo va travailler longtemps, et si à mon avis la réponse est négative, je pense que ce sera un one-shot et pas plus. Et en fait, si on regarde les compositeurs qui travaillent tout le temps, pour moi ils ont toujours un peu les mêmes comportements. Ils parlent peu, ils livrent vite, ils proposent des options avant qu'on leur demande, ils acceptent des changements sans débat, et surtout ils ne vont pas sacraliser la musique. Alors ça, c'est peut-être la phrase la plus importante de cet épisode de podcast, la sacralisation de la musique, Je sais qu'elle est hyper importante, elle est indispensable pour votre art, votre bien-être mental même, parce que je pense qu'à un moment, que vous soyez professionnel ou non de la musique, dans le sens compositeur ou créateur, je pense qu'on devrait tous, quelque part, avoir une forme d'art qu'on sacralise, parce qu'en fait, c'est ça qui fait partie de notre bien-être mental et émotionnel. D'ailleurs, sacraliser la musique, pour moi, c'est quoi ? C'est pour aller dans une dimension un peu plus philosophique. C'est à la fois parler à son inconscient et se connecter à son inconscient, et c'est aussi un peu construire son propre mythe, qui pour moi sont deux phénomènes et deux piliers d'une vie épanouie et heureuse. Donc, sacralisons notre musique et notre art quand on fait des choses pour l'univers, on va dire. Mais par contre, attention de ne pas trop sacraliser votre musique quand vous faites des projets de musique à l'image, parce que c'est ça qui va vous couper, je pense, de l'enchaînement des projets. En fait, on peut résumer, je pense, tout ce que je viens de dire en une phrase. C'est un artiste enchaîne les projets quand il devient invisible là où il faut et indispensable là où ça compte. Voilà, donc c'était un épisode assez dense, mais que j'ai beaucoup aimé faire parce que même si on n'est pas rentré dans le dur du démarchage, je trouve qu'il y a une vague qui nous a amené vers un truc plus profond. Et en fait, je me suis rendu compte assez récemment en parlant à des gens qui ont écouté tous les épisodes de podcast. Alors même que moi je me protégeais un peu de ce côté profond, en me disant il faut faire attention à ne pas faire des choses trop profondes, intimes, presque philosophiques, je me suis rendu compte qu'en fait les épisodes qui étaient beaucoup plus dans l'exécution, la productivité, n'étaient pas forcément ceux qui avaient plu. Et en fait pour moi ce qui plaît plus, justement, c'est apporter un angle, une vision un peu... stratégie globale, prendre de la hauteur aussi, c'est je pense moi peut-être ce que j'ai apporté avec un peu d'expérience et un peu de recul. Et je pense que c'est aussi ça qui nous fait progresser parce que l'exécution pure et la productivité ne va jamais forcément vous faire progresser ultra vite. Et des moments où vous ralentissez, vous vous posez des vraies questions sur ce que vous faites, comme là on a abordé ces sujets qui à mon avis sont peut-être les plus importants de... Sacraliser la musique ou pas dans l'industrie de la musique à l'image. Créativité vs délivrabilité. Comment être présent, comment savoir s'effacer. Créer des problèmes vs enlever des problèmes. Pour moi c'est beaucoup plus important que tout le reste parce qu'en fait faire un premier projet maintenant c'est pas forcément difficile. Si vous savez créer de la musique et c'est devenu ultra simple via son ordi ou via plein de choses. J'entends plein plein de compositeurs qui me disent qu'ils ont fait un projet. Ça, quasiment tous les gens qui me contactent ont fait un truc, ne serait-ce qu'un cousin qui a fait un épisode d'animation ou une cousine qui a fait une pub pour une marque digitale sur Instagram. Par contre, vraiment enchaîner, comme le font certaines personnes notamment qui ont été interviewées déjà dans ce podcast, ça je peux vous dire qu'on n'est plus dans la créativité, on n'est plus dans l'artistique et la sacralisation. On est vraiment dans une manière de se positionner et aussi peut-être certains points de détail. Mais comme souvent, c'est peut-être ces points de détails qui font toute la différence. Voilà, j'étais très content de faire cet épisode. J'espère qu'il vous a plu. A très vite.