- Speaker #0
Tout s'est accéléré, mon corps me parlait et me disait ça va pas.
- Speaker #1
Que votre cerveau il ressent un choc tellement important qu'il sidère et il se dit non.
- Speaker #0
Ils ont coupé vraiment ma féminité là pour le coup, mon corps il a failli pas. Donc j'allais répéter cancer sur cancer.
- Speaker #1
On en est convaincu en tant que thérapeute.
- Speaker #0
Et je lui ai dit je ne l'ai pas pris en tout cas plus moi-ci. Et là en fait je la reviens.
- Speaker #1
Intimiste. Bonjour et bienvenue dans mon podcast Intimiste. Aujourd'hui, on va partager avec Caroline son histoire autour du cancer du sein et de l'endométriose. Quelle est la place de la kinésithérapie dans son parcours, mais aussi du développement personnel et de la résilience ? Restez avec nous pour découvrir son histoire. Bonjour Caroline.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Vous allez bien ? Très bien. Merci d'avoir répondu à mon invitation pour parler de votre parcours. Et quel parcours ? On commence par quoi ? On commence par le début peut-être ? Je crois que vous avez eu un sacré parcours autour du cancer du sein.
- Speaker #0
Oui, j'ai eu un sacré parcours. Tout a commencé à l'âge de 28 ans, quand j'ai voulu arrêter tout ce qui est pilule, enfin tout ce qui était hormone en fait. Mon corps me parlait et me disait « ça ne va pas » . Et moi je me suis dit « la solution c'est que j'arrête les pilules » . Donc j'ai pris des pilules qui soignaient la pilosité. Ça n'avait rien à voir avec forcément la contraception, mais ça marchait. Je suis sous micro-pilules depuis l'âge de 11 ans. Parce que j'ai commencé des kystes très tôt. Et en fait, je ne l'ai jamais arrêté.
- Speaker #1
Des kystes de quoi ? D'endométriose ?
- Speaker #0
Des kystes hormonaux sur les ovaires. Et j'étais trop jeune pour les enlever. Donc en fait, on m'a mis sous pilules depuis l'âge de 11 ans. J'ai été réglée à 10 ans. Et après, j'ai eu de très très mal.
- Speaker #1
De 11 ans à 28 ans, vous avez eu une hormonothérapie. thérapeutes pour séquistes et pour tous les problèmes généraux.
- Speaker #0
J'ai pris une pilule continue, donc je n'avais jamais mes règles jusqu'à 28 ans.
- Speaker #1
À 28 ans, vous arrêtez la pilule, et là ?
- Speaker #0
À 28 ans, j'arrête la pilule, et là, patatrac, j'ai tout chopé. Mon corps, il a fait... J'ai fait une explosion de tout. On m'a fait une conisation d'utérus parce que j'avais chopé le... Papi, on a virus, donc j'allais sur un cancer de l'utérus. J'ai une boule qui a poussé dans le sein et tout le monde me disait « t'es trop jeune, tu as 29 ans,
- Speaker #1
un kyste,
- Speaker #0
etc. » Du coup, je ne me suis pas inquiétée. En plus, c'est vrai que je ne suis pas dure à courir chez le médecin quand il y a un petit truc. Et du coup, en me parlant par hasard, on m'a dit « surtout, va faire vérifier ça, parce que ça fait un mois, deux mois que tu dis que tu as une boule, c'est bizarre. » Et puis, elle a poussé vraiment d'un coup, c'est-à-dire en me lavant. J'ai touché et puis ça a grossissé vraiment.
- Speaker #1
Vous sentiez que le volume changeait à chaque douche ?
- Speaker #0
C'est ça. Donc, je suis allée voir ma gynéco qui m'a fait faire la biopsie. Et vu la tronche du mec qui m'a fait faire la biopsie, j'ai vu qu'il y avait un truc qui n'était pas très positif. Du coup, les résultats une semaine après, la gynéco me dit, ma chérie, je la connais depuis très longtemps, elle me dit, ma chérie, je suis désolée, tu as un cancer. Moi, je lui dis, ben non, je suis bélier.
- Speaker #1
Je lui ai dit non,
- Speaker #0
non, c'est ma manière. Et puis une homme me dit, tu as vraiment un cancer ? Je lui ai dit non, non, non, je vais l'éliminer. C'était un peu un choc. Sur le moment, je n'ai pas... Il me dit, le mot cancer, c'est vrai que... C'est fort et en même temps, on ne réalise pas encore parce qu'on a l'impression d'aller bien et on va bien en fait. C'est quand on commence les traitements qu'on ne va pas bien.
- Speaker #1
C'est important, mais c'est vrai que c'est compliqué à comprendre parfois pour les patients, parce qu'en fait, on diagnostique les cancers avec plein d'imageries, de biopsies, etc. sur un corps qui paraît aller bien, et on anticipe le fait qu'il soit complètement malade. Du coup, les traitements sont durs.
- Speaker #0
Oui, très. Et c'est ça qui rend vraiment malade. Et surtout, j'étais en pleine forme, je faisais beaucoup de sport. Moi, je me sentais bien, en fait.
- Speaker #1
Intimiste.
- Speaker #0
Et du coup, j'ai été très vite pris en charge par un oncologue sur Ocompol, sur Toulouse. Il m'a sorti une feuille et il m'a dit, dis-moi d'arrêter, parce qu'on commence le protocole. Alors, il fallait prélever mes ovocytes en urgence. Donc, tous les deux jours, prise de sang pour voir mon taux d'ovulation, etc. Donc, je suis rentrée très vite dans un protocole. Tout s'est accéléré. Tout s'est accéléré. J'étais tellement loin de ça, du cancer, etc. J'ai dit à l'oncopole, non, non, décalez-moi l'arrêt de travail. J'ai des dossiers à terminer. Le lendemain, d'ailleurs. Alors, sur le moment, oui, parce qu'en fait, on est programmé à être un peu des moutons sur certains trucs. Et du coup, j'étais tellement... Ouais, j'étais dans le déni. J'étais dans le déni, il m'a annoncé plein de choses, et moi j'ai juste dans ma tête, tous les noms que j'ai terminés. Et le lendemain, je suis partie sur Paris, j'ai fait ma semaine de déplacement, je ne l'ai pas écoutée. Et c'est en étant sur Paris, j'ai réalisé, je crois que ça fait un écho. C'est tout le temps que ça monte au cerveau. Et sur Paris, je regardais les trucs, Je me suis dit que c'était la dernière fois que je vais le voir. C'est beau, en fait. Même le caca de chien était beau. J'ai réalisé que tout était beau. Ce que vous décrivez,
- Speaker #1
c'est la dissociation, en fait la sidération. Il y a un phénomène de stress tellement important et ça, il y a plein de patients qui pourront le raconter. C'est pour ça que souvent, on vous demande de venir à consultation accompagnée parce que votre cerveau, il ressent un choc tellement important qu'il sidère,
- Speaker #0
il se dit non.
- Speaker #1
Non, c'est bon, ça va.
- Speaker #0
Et puis,
- Speaker #1
petit à petit, les jours qui suivent, on se dit, c'est bon, ça va. Ah oui, finalement, en fait, ce qu'on m'a annoncé, c'est pas rien, quoi. Oui,
- Speaker #0
c'est pas rien. Et en fait, j'ai réalisé que j'ai eu une renaissance. Et c'était un moment merveilleux. Avant de commencer réellement la chimie ou tout ça, j'ai eu deux mois, un mois et demi, où j'ai plané. Enfin, je me suis sentie dans... J'ai ressuscité le phénix. C'est-à-dire qu'en fait, j'ai l'impression d'être passée à côté de mes pompes, de jamais avoir été dans l'instant présent.
- Speaker #1
D'avoir un peu l'épée de Damoclès au-dessus de la tête, c'était... C'est le moment jamais que je vis.
- Speaker #0
Et tous les gens avec qui je parlais, j'étais d'un instant présent, je les dévorais du regard. J'étais vraiment là,
- Speaker #1
en pleine conscience.
- Speaker #0
C'était tellement bon ce moment.
- Speaker #1
Dans ce parcours de cancer du sein, du coup, vous avez été opérée ? Oui. Plusieurs opérations ? Oui. Combien au total ?
- Speaker #0
Alors, j'ai commencé la chimio, j'ai fait six mois de chimio. Et ensuite, une fois que la tumeur avait diminué, on m'a fait l'ablation de la tumeur par le téton. parce que moi, j'étais tombée. Ensuite, c'était radiothérapie. Et ensuite, génétiquement, j'ai le PALB2. Le gène du PALB2, c'est le gène du cancer de la femme jeune avant 40 ans. Donc, j'allais répéter cancer sur cancer. Et donc, j'ai pris la décision de faire l'ablation des deux seins. On ne pouvait pas le faire trop tôt parce que je venais de subir psychologiquement. Ils voulaient que je prenne quand même un peu de temps. Donc, ils m'ont mis sous hormone thérapie. Et pendant deux ans, deux ans après du coup, donc c'était 2018, donc 2020, 2020, j'ai fait l'ablation des seins, des deux seins. Normalement, je devais garder mes tétons. Ça allait, normalement, ça serait bien passé dans l'idéal. Et en fait, ça s'est nécrosé, ça a raté l'opération. Ils ont un peu trop gratté les glandes. Et donc, en fait, la prothèse s'est collée à la peau, donc les deux. Et donc, plus le temps passait et plus ça sentait le moisi. J'ai dit tiens, il y a quelque chose de pas normal.
- Speaker #1
Il y a eu un coq autour de la prothèse et ça s'est durcissé.
- Speaker #0
C'est vrai, puis il y avait du pu. Donc en urgence, un mois après cette première opération, on m'a réopéré. Donc c'est un autre chirurgien qui m'a réopéré. Et en fait, ils ont dû tout couper. Là, c'était dur. Là, c'était bon. Ils ont tout enlevé en fait. Et du coup, je n'avais plus assez de peau. Alors, ils m'ont proposé de mettre des prothèses. qui se gonflent au fur et à mesure.
- Speaker #1
Pour étirer la peau.
- Speaker #0
Pour étirer la peau. En fait, à ce rendez-vous-là, j'ai demandé à ma soeur, ma compagnie, parce que j'étais plus dans...
- Speaker #1
La capacité de l'entendre.
- Speaker #0
La capacité psychologique d'accepter que là, comme je vous le disais, c'est pas des cheveux, ça repousse pas. C'était vraiment, on me coupait un membre, puis on me coupait vraiment ma féminité, là, pour le coup. En fait, j'ai rien écouté. D'ailleurs, ce rendez-vous-là, à part entendre « nous sommes désolés » , mais où vous a quand même sauvé la vie. En fait, je n'ai rien entendu. Ils m'ont parlé de plusieurs procédés. C'est ma sœur qui m'a expliqué après coup. Et c'est elle qui a choisi d'ailleurs le type d'opération que j'allais subir parce que je n'étais plus là du tout. Et donc du coup, elle a choisi pour moi la méthode de prélever les lambeaux dorsaux pour les greffer devant. Et petit à petit, au fur et à mesure du temps, tous les 3-4 mois, ils allaient me prélever de la graisse des cuisses pour mettre de la graisse dans mes seins. parce que du coup, j'avais plus de... Mais petit à petit, pour augmenter ma peau qui était...
- Speaker #1
C'est ce qu'on appelle un lipofilling. En fait, on prend la graisse de différents endroits du corps pour amener du volume le plus naturellement possible. C'est ça. Puisque vous avez expliqué que la peau avait été rétractée, puisqu'on vous avait enlevé les prothèses, donc c'était à plat, le muscle était plat, donc il faut que la peau s'étire. Elle est un peu fine au début, donc il faut y aller progressivement. Et la notion du lambo, c'est qu'on prend le muscle arrière et qu'on vient l'enrouler pour venir faire du volume.
- Speaker #0
Elle était fine, elle était raide du côté où j'avais eu la radiothérapie. Donc, un sens était plus facile que l'autre. Mais c'est ça. Donc, tous les trois, quatre mois, je faisais une opération.
- Speaker #1
Vous avez eu un parcours avec le CELUM6 pendant tout ce processus d'opération et de cancer du ventre ?
- Speaker #0
Pas du tout. Je ne le connaissais absolument pas.
- Speaker #1
Il y a de la kinésithérapie ?
- Speaker #0
Non plus.
- Speaker #1
Vous n'avez pas renvoyé vers un kinésithérapeute formé ?
- Speaker #0
Ah non, non. Mais toutes les... Méthode médecine alternative, en fait, quand on rentre dans ce protocole, en fait, ça n'existe pas. Ils ne nous le proposent pas. Après,
- Speaker #1
la kinésithérapie, normalement, on est sur des soins de support, des soins d'accompagnement, mais on n'est pas sur la médecine alternative. des choses qui sont scientifiquement prouvées, je suis étonnée qu'on ne vous ait pas proposé cette accompagnement et que les oncologues ne vous aient pas renvoyé.
- Speaker #0
C'est l'effet, moi, de mon côté, naturellement, parce que j'ai fait beaucoup de choses. J'ai vu le magnétiseur, j'ai fait de l'acupuncture, j'ai vu Florence, mon ostéo, qui, grâce à elle, je suis là pour témoigner aussi. C'est simple, pendant mon protocole, pendant le cursus du cancer, j'ai dépensé 7 000 euros. de mon épargne dans mes soins alternatifs. C'est un acteur financièrement. C'est financièrement tout. Et heureusement d'ailleurs que j'avais un peu d'épargne de côté parce que ça m'a permis d'adoucir certaines choses.
- Speaker #1
Alors que la kinésithérapie, pour le coup, à partir du moment où on rentrait dans un protocole de cancer, vous avez le plus souvent une ALD, donc une infection longue durée, une prise en charge à 100% par la Sécurité sociale. Et nous, kinésithérapeutes, on a 10, 15, 20 séances pour vous accompagner. qui ne vous aurait rien coûté, ou peut-être juste un supplément, mais en tout cas pas 7 000 euros. Donc j'avoue que je ne vais pas enseigner, parce que je trouve ça fou. Et finalement, c'est votre kiné-ostéopathe, Florence, que vous êtes allée voir parce que vous aviez des douleurs, vous n'étiez pas bien, etc. Et vous aviez une plainte sur la dernière opération, parce qu'ils avaient pris de la graisse sur le ventre.
- Speaker #0
C'est ça. C'est qu'entre temps, j'ai fait une pause, parce que je suis devenue maman. du côté où j'ai l'endométriose, côté droit. Donc, ma gynéco, elle m'a dit, vraiment, Caroline, tu as un cas clinique, elle me dit, avec tout ce qui est arrivé. Je suis tombée enceinte, je n'ai pas eu une grossesse difficile. Enfin, tout était fluide et tout ça. Donc, c'est que... On prend les choses comme elles viennent. Ah oui, oui. J'ai pris, c'est clair, j'ai pris. Et ma fille va bien, donc voilà. J'ai fait une pause de toutes ces opérations, donc je n'étais pas terminée du tout. Ma fille, vu qu'elle est en bas âge, c'était compliqué de me faire opérer parce que je devais la porter tout le temps, puisque je n'étais pas forcément accompagnée. J'étais seule avec elle, donc j'ai attendu qu'elle soit un peu plus grande pour continuer l'opération. Et là, la dernière opération, ça date d'avril 2024, l'année dernière.
- Speaker #1
Donc il y a un an, vous faites une dernière opération de reconstruction. Quand vous n'avez plus assez de graisse sur les cuisses, parce qu'ils en ont déjà pris la main,
- Speaker #0
ils sont allés sur le ventre, parce que j'avais encore un peu de ventre de la grossesse. Et du coup, ils m'ont fait une très belle trace. Ils m'ont coupé le ventre en deux. J'ai un prélèvement de graisse, mais du coup, mon ventre, il fait des vagues.
- Speaker #1
Pas coupé avec un scalpel, mais il faut comprendre que la calude, quand elle passe, elle creuse. et il y a la technique de l'éventail où on prend de la graisse un peu, un éventail pour éviter ça. Là, vraisemblablement, le chirurgien a pris directement la canule et ça vous faisait une trace, une fibrose, comme si ça rajoutait des bourrelets.
- Speaker #0
Et que je grossisse ou que je maigrisse, finalement, en fait...
- Speaker #1
Ça ne bouge pas puisque c'est fibrosé. C'est intimiste. Et cette plainte, vous l'avez transmise à votre kinéostéo. Alors du coup,
- Speaker #0
je me suis allée la voir. rien à voir non plus. Depuis ma grossesse, je n'avais pas fait de séance d'ostéo. Je me sentais massacrée parce que je portais mon enfant, tout en fait. Et donc, je l'ai appelée et je lui ai dit, il me faut absolument une séance et tout ça. Et en parlant avec elle, je lui ai dit, prends tout le temps de mes nouvelles, elle est adorable. Et je lui ai dit, ça ne va pas, je lui montre mon ventre. Je lui ai dit, je pense à... Peut-être, je me renseigne sur Internet, comment rectifier ça. Et je vois qu'il y a cette opération qui existe, c'est-à-dire refaire un...
- Speaker #1
L'hermolypectomie, on appelle ça.
- Speaker #0
Oui, voilà, le terme, je ne l'avais pas retenu.
- Speaker #1
On va recouper le ventre, refaire une cicatrice pour le coup, tirer un peu la peau, refaire une liposuction, reconstruire un ventre. Ça reste une très grosse opération. qui même en chirurgie esthétique est considérée comme quelque chose d'un peu complexe. Donc finalement, votre kiné, elle vous dit ce n'est peut-être pas la meilleure option,
- Speaker #0
il existe autre chose. Elle me dit en plus, ça va te redéformer quelque chose. Toujours vouloir améliorer quelque chose par la chirurgie, on se retrouve de plus en plus déformé. Et c'est vrai que là, en 7 ans d'opération, enfin 6 ans d'opération, j'ai les cuisses qui font des vagues, j'ai le ventre, j'ai des cicatrices partout. Et je me suis dit non. Et la solution m'a dit, on peut essayer cette technique avec le LPG. Elle m'a dit, on va faire quelques séances. On va prendre des photos avant, après, on va faire quelques séances. Déjà, ça va raffermir la peau. Et après, elle me dit, par contre, c'est sûr que ça ne va pas forcément faire disparaître ce fibre. Un peu gêné maintenant. Mais elle me dit, par contre, on va l'alléger, on va l'améliorer, on va voir. Donc là,
- Speaker #1
la plainte était esthétique et la réponse était esthétique avec le CELU-M6. C'est ça.
- Speaker #0
Donc, au bout d'un mois. Vraiment un mois, donc deux séances par semaine, mardi, jeudi, au bout d'un mois. Elle me prend en photo après et je vois les deux photos, je lui dis « ah ouais » . Je lui dis déjà « oui, on voit vraiment que ma peau s'est raffermie, etc. » Elle m'a enlevé des centimètres, j'ai eu l'impression d'avoir maigri. Alors que je n'avais pas forcément perdu de poids, mais j'avais perdu…
- Speaker #1
Ça s'est tonifié.
- Speaker #0
Voilà, ça s'est tonifié, donc je lui dis « déjà, c'est pas mal » . Et ensuite, je lui dis « mais au fait, je souffre » . 15 jours par mois, le jour où je vais avoir mes règles, j'ai très très mal, j'ai une endométriose. Jusqu'à l'ovulation, 15 jours par mois, je suis en souffrance totale et je prends énormément d'antidouleurs. Et je lui ai dit, je n'ai pas pris un seul cachet ce mois-ci. Et je lui ai dit, mais est-ce que ça a un lien avec ce qu'on fait ? Et c'est là, en fait, qu'elle m'a tout expliqué. Elle m'a dit, mais je ne savais pas. Déjà, elle ne savait pas que j'avais de l'endométriose. Donc, elle me dit, en fait, c'est l'effet deux en un. Je lui ai dit, on est en train de traiter le côté esthétique. et en même temps, en train de traiter l'endométriose, les douleurs de l'endométriose. Je lui ai dit, mais en fait, c'est cadeau. Je lui ai dit, amen. C'est alléluia. Donc, je lui ai dit, mais c'est extraordinaire. Et puis, en fait, elle m'a dit, on va faire une ordonnance pour traiter l'endométriose. Oui,
- Speaker #1
rentrer dans un processus de suivi remboursé, puisque du coup, ce n'est plus de l'esthétique. Là, la plainte, elle est thérapeutique, donc la réponse, elle est thérapeutique et il y a une prise en charge par la Sécurité sociale. Du coup, vous me disiez tout à l'heure que vous étiez passée de... 7, 8, 10 antidouleurs anti-inflammatoires même, assez puissants, à 1, 0 ?
- Speaker #0
Le premier mois, en fait, j'en ai quasiment pas pris. Et ensuite, les moments où je croise ce douleur, j'en prenais un, deux par jour au maximum. Donc mon foie, je pense qu'il me remercie.
- Speaker #1
Je veux bien croire.
- Speaker #0
Parce que même j'étais en train de m'en inquiéter, parce que j'avais de la surdose et que c'est pas bon, etc. Mais je savais que je me mettais en danger, mais en même temps, je ne pouvais pas faire autrement. Sinon, j'étais déjà incapable de bosser et incapable de supporter même ma fille. Parce que bon, ça tape sur les nerfs d'avoir mal en permanence. Donc le moindre truc qui se rajoute, c'est une cataracte. Puis la contrariété, je suis tout le temps crispée aussi par la douleur. Donc en fait, plus je me crispe et plus j'accentue ma douleur. Et là, en fait, je revis.
- Speaker #1
Ce qui est hyper intéressant dans ce que vous décrivez, c'est que vous n'êtes pas venu avec une demande pour l'endométriose, donc avec un espoir, parce que souvent on pourrait dire que le simple fait de s'allonger sur la table et qu'on écoute notre douleur fait qu'il y a un effet placebo, on le sait, et comme on arrive pour déposer la douleur et qu'on est écouté, déjà on va mieux. Là, vous arrivez avec une plainte esthétique, avec une réponse esthétique en partie. Le cellule, ce n'est pas tout à fait les mêmes réglages, mais il y a des choses qui se... qui se ressemblent. Et en fait, le gros travail de défibrose de cette cicatrice de chirurgie a travaillé aussi sur des fibroses à N-terme et ça a amélioré votre état de santé par rapport aux douleurs de l'endométriose et c'est là où c'est hyper intéressant parce que finalement, on est sûr qu'il n'y a pas d'effet placebo. Vous ne veniez pas pour cette plainte-là. Donc, c'est vraiment une conséquence bonus.
- Speaker #0
L'endométriose derrière du coup, la vessie et en fait, en traitant la zone, Fatalman l'a traité aussi... Ça, et ensuite, j'ai des douleurs proclamées. Sachant qu'avec le cellul,
- Speaker #1
on n'arrive pas à l'endométriose. On veut vraiment retenir du mouvement, de la circulation. On défibrose, on a des effets vraiment antidouleurs. Nous, on le sait, on travaille avec. Le protocole endométriose, pour le coup, il a été testé sur des patientes. Donc, on en est convaincus en tant que thérapeute.
- Speaker #0
Allez, je vous demande aussi à toutes les femmes qui ont de l'endométriose, parce que c'est une méthode douce. déjà. C'est plutôt agréable de s'allonger sur une table pendant 30 minutes. C'est que 30 minutes, donc ça ne prend pas trop de temps. Je le mets dans mon rythme de vie, de faire ma séance LPG, comme aller au sport. Pour moi, ça fait partie de mon planning maintenant. Ça fait partie de votre hygiène de vie. Et surtout, ça me soulage vraiment de manière extraordinaire. Je ne vais pas déplacer ma séance parce que...
- Speaker #1
C'est vraiment la priorité. Pour celles qui n'ont jamais eu une séance de cellulitis, vraiment, on peut vous conforter dans le sens que c'est un moment cocooning et agréable et on se sent vraiment bien et détendu.
- Speaker #0
C'est clair. On papote avec Florence.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #0
On n'est pas psychologues,
- Speaker #1
mais on sait écouter les gens.
- Speaker #0
Oui, oui. On est devenus... Je l'aime beaucoup. On est assez proches. C'est professionnel patient. Mais je veux dire, elle est très à l'écoute. Et du coup, on papote et c'est agréable.
- Speaker #1
Intimiste. Vous avez du coup un message à transmettre aux gens qui ont écouté cette vidéo, un message positif, d'espoir ? Un message à leur dire ?
- Speaker #0
Ce qui m'est arrivé, ce n'est pas non plus aujourd'hui, je le vis comme ça, ce n'est pas une catastrophe, parce que ça m'a permis d'avoir ma fille. J'ai eu mon enfant, et les femmes qui souffrent d'endométriose, elles ont des difficultés à enfanter, et moi c'est arrivé à 35 ans, j'ai 37 ans aujourd'hui, donc à 35 ans. Et puis en plus, il y a toujours une méthode en fait. moins invasives que l'opération. L'opération, je ne suis vraiment pas pour parce qu'elle ne dure pas. Et c'est très invasif. Et c'est lourd. Et alors que ça ne guérit pas. Moi, je prône la méthode la plus naturelle possible et j'encourage les femmes à essayer en tout cas.
- Speaker #1
Tout à fait. J'entends et je rebondis sur le fait que j'ai plus tempéré l'opération parce que je vois des patientes qui ont... malheureusement pas le choix, il faut parfois en passer par là, mais par contre, les chirurgiens ont tendance à penser que la chirurgie est la seule et unique méthode, alors qu'on l'a vu sur l'endométriose, c'est pas toujours une solution miracle, c'est pas parce qu'on enlève l'endométriose qu'on enlève la douleur. En cancéro, c'est un peu différent, il faut aller enlever la tumeur parce qu'on n'a pas le choix, on ne peut pas la laisser, mais l'accompagnement, je reste persuadée que sur votre parcours autour de la cancérologie, vous auriez été accompagnée par un kiné formé. Peut-être que ça aurait été un petit peu différent, mais après, c'était votre parcours.
- Speaker #0
Et c'est au courant. Vous finissez bien ? Oui, on ne sait pas, en fait. L'oncologue, il nous dit, il faut faire la chimio. C'est une chimio généralisée, donc c'est toutes les semaines, pendant deux mois. Et ensuite, on passe à toutes les deux semaines, on change de type de chimio. Déjà, on n'y connaît rien. En fait, on dit « Amen » . Clairement, on m'a dit « Amen, sauvez-moi la vie, s'il vous plaît ! » Donc, on ne prend pas le temps et on n'a pas le temps de toute façon de se faire entourer et d'aller voir.
- Speaker #1
C'est sûr que c'est à l'héros de l'orgien et à l'oncologue de dire qu'il faut faire de la kiné. C'est un soin nécessaire. Il y a des chirurgiens qui passent sur cette vidéo, vraiment prescrivez de la kinésithérapie sur le parcours du cancer du sein et sur le parcours d'endométriose, s'il vous plaît.
- Speaker #0
Oui, il y a beaucoup de choses, on y amène. Et après coup, je me suis dit mince, j'aurais pu faire ça avant, j'aurais pu faire ça autrement. Mais aujourd'hui, justement, les femmes qui sont dans ce parcours-là ont déjà courage, parce qu'on est fortes. Les femmes, on est très très fortes et on est capables de surmonter ça avec limite élégance. Il ne faut pas se cacher dans son lit, il ne faut pas se mettre dans un trou de souris, au contraire, il faut sortir. il faut se faire entourer, il faut écouter alors il faut écouter les professionnels pas les gens qui n'ont jamais vécu le cancer et qui vont nous donner des conseils tu devrais faire ci, tu devrais faire ça je crois que c'est le pire quand on est malade et qu'on est en train de mourir on en a marre en tout cas mais les professionnels sont là pour nous écouter nous accompagner et je pense qu'en effet l'ostéo, la kiné ça fait partie des professionnels compétents
- Speaker #1
Merci beaucoup pour ce partage et cette histoire Merci. Merci d'être resté jusqu'à la fin de cet épisode. N'hésitez pas à le transmettre à quelqu'un qui pourrait en avoir besoin et qui a besoin de la force de Caroline pour transcender cette période autour du cancer de sein ou de l'endométriose. Et vous savez que pour faire vivre ces formats, nous avons besoin d'interactions, de commentaires, de likes, de mettez des étoiles si vous êtes sur les plateformes d'écoute, mettez des commentaires si vous êtes sur YouTube. N'hésitez pas à vous abonner pour avoir les prochains formats de mon podcast. Intimiste.