- Speaker #0
Grâce à la vie, on en a besoin. Vraiment, la notion de dire qu'il faut faire 10 kilos de moins que sa taille, c'est très très archaïque, mais c'est très très ancré.
- Speaker #1
Moins on a de gras par rapport aux muscles, meilleur on est en termes de santé.
- Speaker #0
On ne peut pas faire du muscle si on ne mange pas.
- Speaker #2
On est en meilleure condition physique quand on est musclé.
- Speaker #1
Ce n'est jamais tout blanc, tout noir, il faut apporter un peu de nuance.
- Speaker #0
La graisse, elle par contre, elle s'accroche bien comme il faut.
- Speaker #2
C'est quand même des propos qui sont relégués sur des plateaux à l'heure de grande écoute, donc il faut quand même arriver encore à faire un certain tri.
- Speaker #0
Il n'est pas impossible que vous... preniez du poids,
- Speaker #2
ça va vous changer la vie.
- Speaker #0
Intimiste. Bonjour et bienvenue dans mon podcast Intimiste. Aujourd'hui, on va parler de renforcement musculaire et des femmes spécifiquement. Est-ce que les femmes, elles peuvent lever l'ou ? Où sommes-nous cantonnées aux fausses croyances des années 60 où seul le fitness c'est ok pour nous ? Les femmes qui font de la musculation, est-ce qu'elles vont tout de suite avoir le physique de Schwarzenegger ? Oui, c'est encore une vieille rêve. On peut parler du physique de Chris Hemsworth, de Thor, peut-être que d'autres plus la règle. Et la prise de poids finalement, est-ce que c'est toujours néfaste ? Quand on grossit et que c'est du muscle, est-ce que ça ne serait pas si mal que ça finalement ? Et tout simplement, le renforcement musculaire est-il bon ou mauvais pour les femmes ? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre ensemble dans cet épisode du podcast Intimiste. Aujourd'hui, je suis accompagnée de Coach Kanz. Bonjour.
- Speaker #1
Salut.
- Speaker #0
Tu es sur les réseaux avec ce pseudo-là, Coach Kanz, et tu es spécialisée en recomposition corporelle. Et je suis aussi accompagnée d'Alexandrine Borowski, chirurgien orthopédiste, mais que je n'ai pas invitée pour sa spécialité et son métier, mais bien pour son expérience autour du sport, du renforcement musculaire, dans lequel elle est tombée il n'y a pas si longtemps. Alexandrine, est-ce que tu peux nous partager ça ?
- Speaker #2
Et bonsoir ! C'est vrai que ça n'a pas si longtemps que j'ai commencé le renforcement musculaire et même le sport tout court, ça date d'il y a trois ans après le deuxième confinement, c'est peut-être trois ans et demi maintenant. C'était à l'issue d'une prise de poids très importante parce que moi je n'ai jamais fait de sport dans mon quotidien et que pendant le confinement, on a quand même pris beaucoup d'apéros, on ne sortait plus trop de chez nous. Et sur la période du deuxième confinement, j'ai pris 10 kilos. Donc, 10 kilos de bière, de charcuterie et de fromage.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #2
C'est clair. Ce n'était pas 10 kilos de « il s'est passé quelque chose » ,
- Speaker #0
des règlements hormonaux. C'était 10 kilos de plaisir. Exactement. Ce n'était pas 10 kilos de dérèglement hormonal.
- Speaker #2
Alors, le repli dans la glace, il fait un peu mal quand même. 10 kilos, à l'époque, je faisais 60 kilos. Je suis passée de 60 à 70 kilos. On ne rentre plus dans ses vêtements. Quand on rentre, il faut forcer un peu. Ça dépasse un peu de partout. Ce n'est pas très agréable.
- Speaker #0
Tu as senti vraiment ton corps changer rapidement.
- Speaker #2
Voilà. Il y avait quand même un désir de reprise en main. Et en plus de ça, j'avais quand même très envie de me défouler, même physiquement. Donc, dès qu'on a pu sortir un peu, je me suis inscrite à quelques heures de boxe. OK. Donc,
- Speaker #0
tu avais vraiment envie de te défouler.
- Speaker #2
J'avais très envie de me défouler à cette période-là. À cette période où je faisais une heure de boxe par semaine, j'ai une amie qui m'a dit, viens, passe une tête. Le dimanche, c'est gratuit. Tu fais un cours avec moi. On y va ensemble. Donc, je suis allée au CrossFit. OK. Et j'ai plus accroché finalement avec le crossfit où c'est toi et toi-même et tes progrès, plutôt que d'aller me mettre sur la tête avec quelqu'un. Finalement, comme ça allait mieux dans ma tête, je me suis mis en défi avec moi-même plutôt qu'en défi avec quelqu'un.
- Speaker #0
J'aime bien cette image-là. Du coup, cette révélation du sport en général et du renforcement musculaire en particulier, est-ce que ça a eu des effets sur toi autres que potentiellement la perte de poids ?
- Speaker #2
Alors, ça s'est fait super progressivement. Au début, c'est vrai que je voulais récupérer mon corps d'avant. Et puis, très vite, je me suis sentie mieux de manière générale. Très bien. J'ai eu notamment un déclic assez rapidement. Je pense au bout de trois semaines où j'ai commencé à aller régulièrement, à me renforcer régulièrement le dos, les bras. Moi, j'ai 36 ans. Un matin, je me suis réveillée. Ça nous arrive à tous. On a passé une nuit un peu agitée. On se réveille, le buste tourné dans un sens, les jambes de l'autre côté. Et on se dit, il va falloir que je me déplie. Limite, on entend le grincement dans sa tête, l'espèce de... Quand on réaxe et tout, on sait que ça va arriver. Donc, je me réveille, je me déplie, zéro douleur.
- Speaker #0
OK. Donc, finalement, le premier effet, alors que tu cherchais la perte de poids, ça a été moins de douleur.
- Speaker #2
Exactement. En fait, je l'ai ressenti, ce pas de...
- Speaker #0
Je vous promets que je n'ai pas écrit le script.
- Speaker #2
ah non non non c'est vraiment j'étais encore à Amiens à l'époque je me rappelle très bien du lit je me rappelle vraiment cette sensation de j'ai plus mal quoi bon ok et donc du coup ça m'a donné envie encore d'y aller et mine de rien il y a un truc qui est hyper sympa et dans le sport de manière générale et dans cette dynamique de renforcement musculaire C'est qu'on progresse, qu'on se voit progresser. Au début, en plus, on se voit progresser assez rapidement. Moi, je sortais d'une relation qui n'était pas très rigolote et j'avais besoin d'un truc pour moi. Je ne sais même pas si je l'avais formulé dans ma tête que j'avais besoin d'un truc pour moi. Et en fait, j'étais en train de me réaliser et de faire des progrès pour moi, pas pour quelqu'un, pour moi, pas pour ma fille, pour moi. Et en fait, c'était un truc à moi, quoi. Et c'est un truc à moi. qui m'a apporté de me sentir bien et qui m'a apporté ça.
- Speaker #0
Qui t'a réaxé tout de suite sur toi.
- Speaker #2
Complètement.
- Speaker #0
J'aimerais bien qu'on revienne sur une notion, puisque tu disais qu'à la base, il y avait un souhait de perdre du poids. Et toi, quand tu es spécialisée dans la recomposition corporelle, ça veut dire quoi la recomposition corporelle ? On coupe, on enlève,
- Speaker #2
on rajoute ?
- Speaker #1
La recomposition corporelle, c'est le détail de ce qu'on appelle poids. Donc le poids, c'est les masses totales qu'on a, les os, l'eau, beaucoup l'eau, les muscles, etc. Ce sur quoi moi je vais pouvoir travailler, c'est justement sur la graisse et le muscle, qui vont être la somme des choses qui vont modifier notre silhouette. Parce que sur la graisse, généralement, on n'a pas trop de contrôle. On ne peut pas vraiment gérer ses fluides. Donc, tout ce qui est...
- Speaker #0
C'est pas une bonne idée d'arrêter de boire.
- Speaker #1
Vraiment pas une bonne idée.
- Speaker #0
Enfin, de boire de l'eau.
- Speaker #1
Ou de se déshydrater ou de faire ce genre de choses, c'est vraiment pas une bonne idée. Du coup, moi, mon travail, c'est ça, c'est de travailler sur ces matières-là, entre guillemets, sur la graisse, sur le muscle, et mettre des choses en place pour pouvoir optimiser le tout. Quand je dis optimiser, d'un point de vue santé, généralement, on sait, même si on a de très courtes notions, que moins on a de gras par rapport aux muscles, meilleur on est en termes de santé, notre condition physique, nos capacités à bouger, à tirer, à pousser, sont bien meilleures quand on est dans ce cas-là. Et ça, c'est mon travail, avec l'addition de méthodologie, de petites techniques, de petits conseils alimentaires qui permettent justement d'aller dans ce sens-là, pour l'amélioration de la compétition corporelle.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant ce que tu dis, parce qu'il y a la notion de plus on a de muscles rapport au gras qu'on a. Déjà, le gras, c'est la vie, on en a besoin, donc on ne peut pas... tout enlever.
- Speaker #1
Et si on enlève tout, on disparaît.
- Speaker #0
Et même quand on pèse lourd sur la balance, oui, le plus probable est qu'il y ait trop de gras, c'est sûr, si vous besez très lourd sur la balance, mais quand on rentre dans une activité physique, on peut être amené à prendre du poids. Intimiste. C'est quoi ce mécanisme ? On était parti pour perdre du poids, on était parti pour se dire qu'on allait maigrir. Je sais que c'est un blocage qui est souvent ramené des... par les femmes, c'est-à-dire qu'elles ont une demande de perte de poids globale. Elles ont envie d'aller chercher dans la Grèce, mais du coup, elles se disent, je ne vais peut-être pas aller lever lourd parce que je risque d'avoir du volume, d'avoir des gros muscles et de peser lourd.
- Speaker #1
Alors, cette problématique, j'ai l'impression qu'elle est souvent associée à une idée d'un poids idéal. Souvent, je crois que c'est moins 10 par rapport à la taille, je crois qu'on dit. C'est cette idée qui circule.
- Speaker #2
Peut-être des gens de là.
- Speaker #1
C'est aussi lié à l'IMC, qui parfois est l'indicateur le plus simple à évaluer. À travers des chiffres, on se dit « ok, je suis dans cette catégorie » , etc. Mais la problématique de ces chiffres, c'est isolé, ils ne veulent rien dire. Le lien le plus fiable qu'on peut avoir, c'est justement l'évaluation de la composition corporelle, qui se fait très rarement avec des balances impédances ou avec une DEXA qui est… Qui est un scanner,
- Speaker #0
c'est un peu plus compliqué à mettre en place.
- Speaker #1
Beaucoup plus compliqué, beaucoup plus cher et très peu accessible. mais en réalité c'est ce qui nous donnerait les valeurs les plus fiables en termes de santé, etc. En réalité, très souvent, quand les personnes ont un chiffre en tête, c'est juste une idée liée à cette pensée qui est souvent limitée. Je peux le dire. Le désir de faire moins de choses.
- Speaker #0
C'est difficile parce que ça fait partie d'une légende, d'une croyance bien ancrée. qui a été rendu possible par le corps médical. Je suis désolée, j'en fais partie.
- Speaker #1
Je m'excusais parce qu'on est deux propriétaires de santé.
- Speaker #2
On part de nos équipes.
- Speaker #0
Mais on peut parler au passé. Maintenant, c'est très clair. On est en 2025 quand on enregistre ce podcast. Il y a des recos qui sont sortis sur la gestion de l'obésité, etc. Vraiment, la notion de dire qu'il faut faire 10 kilos de moins que sa taille, c'est très, très archaïque. Mais c'est très, très ancré. C'est vrai que...
- Speaker #2
C'est très ancré et c'est encore relégué par certains. médecins sur des émissions à heure de grande écoute on peut encore voir des alors attention ça reste des éléments quand c'est pas tout le monde mais il sait quand même des propos qui sont relégués sur des plateaux à heure de grande écoute donc faut quand même arriver encore à faire un certain tri on entend encore oui mais là ils font de la muscu on verra quand ils seront vieux et puis quand ils vont arrêter la muscu ils vont devenir obèses et puis on l'entend bien sûr par des médecins. Oui,
- Speaker #0
on a notre part de responsabilité dans le fait que...
- Speaker #2
De tri à faire.
- Speaker #1
Parfois c'est le fait d'un discours court. et simpliste. Moi, c'est la problématique. C'est jamais tout blanc, tout noir. Il faut apporter un peu de nuance et donner un peu de sens à tout ça. En tout cas, c'est le sentiment que j'ai.
- Speaker #0
Donc là où on est dans un format long et où on a le temps justement de développer, ce qu'il faut retenir, c'est que si vous vous mettez à faire du renforcement musculaire, il n'est pas impossible que vous preniez du poids. Mais ce poids-là, il n'est pas mauvais parce que finalement, il fabrique du muscle. Qui c'est qui veut répondre ?
- Speaker #2
Par exemple, j'ai pris 10 kilos pendant le confinement. Je suis passée de 60 kg à 70 kg. Aujourd'hui, je pèse 65 kg. Je suis plus lourde que quand j'ai commencé le sport. Je suis beaucoup plus fit. Je suis beaucoup plus fit. Je pèse 5 kg de plus. Et pourtant, je suis moins flasque. Je suis plus tonique. J'ai encore plus dessiné. Le truc que les nanas recherchent, quand on passe des fesses aux cuisses, que ce soit délimité, je l'ai. Ce que je n'avais pas du tout, alors que j'avais 5 kg de moins qu'aujourd'hui. Et encore aujourd'hui, Merci. Quelque chose a complètement changé dans ma prise en charge de ma recomposition corporelle. C'est que je n'ai plus de poids cible. J'ai un corps cible, j'ai un état de santé cible. Je fais un peu de crossfit, donc j'ai des perfs cibles. Mais je n'ai plus de poids cible. Le corps que je vois dans le miroir, je ne le gère plus par rapport à mon poids. C'est hyper important. Je gère à comment je me sens.
- Speaker #1
Et c'est l'une des plus grosses problématiques que je vois et qui amène les gens à lâcher leurs efforts, à se dire qu'ils n'y arriveront pas, qu'ils sont nus, etc. Parce qu'en fait, leur seul but... C'est un poids cible qui n'a aucun sens. Ce matin, pas plus tard que ce matin, j'ai eu une personne qui est venue me voir très musclée. Elle fait 1m70, 88 kilos. Donc, elle m'a demandé du coaching, elle m'a demandé un accompagnement en ligne et son objectif, c'était de passer à 72 kilos. Elle voulait passer à 72 kilos et donc perdre 16 kilos en trois mois.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, j'ai dû lui expliquer qu'elle est super musclée. Je lui ai dit, si toi, tu perds 16 kilos en trois mois, déjà ton corps va partir en sucette, clairement, il va y avoir de gros problèmes. On sait faire, mais tu vas les reprendre en une semaine. Par la suite, tu vas devoir mettre en... place des choses hyper restrictives qui vont stresser ton corps et donc lui va répondre lui sait faire il va pas te laisser en danger et surtout ça n'a aucun sens parce que typiquement moi je prends mon cas et je lui donne un exemple je demande à ton avis quel poids je fais moi je Moi, je fais 1m84 et je fais entre 93 et 95 kilos. Mais j'ai un poids qui est plus important que ma taille, de plus 10 kilos à peu près. Mais je n'ai pas de soucis particuliers parce que justement, j'ai une composition corporelle qui fait que le poids n'est pas un problème parce qu'il y a un petit peu plus de muscles que de gras, etc. Et donc, on en revient à ce qu'on disait tout à l'heure, le poids en soi, c'est un critère d'évaluation qui isolé ne veut absolument rien dire.
- Speaker #0
Donc ce que vous devez retenir si vous nous écoutez, c'est vraiment que n'ayez pas peur de prendre du muscle et donc de prendre du poids, du bon poids, du poids musclé, parce qu'au final ça améliorera votre condition physique. Intimiste. Et tu l'as dit que finalement, la première chose qui t'a sauté aux yeux, c'est que tu avais moins mal. Et si tu avais moins mal, c'est parce que tu avais plus de muscles finalement, en tout cas que tu savais mieux utiliser tes muscles.
- Speaker #2
Le squelette est mieux soutenu. Tout à fait. Le squelette est mieux soutenu. Les muscles pallient à des défects qui peuvent être ligamentaires ou osseux. Cartilage, c'est encore un peu autre chose. Mais par exemple, on sait qu'il y a des sportifs qui font des très... très bonne perf, après tout dépend de ce qu'on appelle très bonne perf, mais du sport à haut niveau, je ne parle pas pour les JO parce qu'on ira quand même réparer tout ça, mais alors qu'ils ont plus de ligaments croisés antérieurs. Le fameux LCA que vient de se faire un rugbyman bien connu. Donc lui, il faut l'opérer.
- Speaker #0
Le meilleur rugbyman du monde.
- Speaker #2
Bien sûr qu'il faut l'opérer parce que il faut qu'il récupère un genou ad intégrum. Mais il faut savoir que par la musculature, on peut pallier à ces défects ligamentaires-là.
- Speaker #1
Et justement, j'en profite parce que c'est un peu ton boulot, en termes de récupération.
- Speaker #2
Très intéressant. En termes de récupération,
- Speaker #1
on se fait un bobo,
- Speaker #0
n'importe lequel, un bobo physique. On se fait une entorse, on se fait mal quelque part, on a un lumbago. Est-ce que si on a plus de muscles, on récupère mieux ? Là, on parle à la chirurgie.
- Speaker #2
Alors, très souvent, déjà, il va falloir un traumatisme bien plus important. pour se blesser, parce que le corps, il a comme une armure. En fait, les muscles, ça va faire une armure autour des articulations, autour des ligaments. Donc, il va falloir un traumatisme plus important.
- Speaker #1
Pour un sportif, du coup ?
- Speaker #2
Pour quelqu'un qui a plus de muscles. Et puis, le corps, il a une armure plus importante, et puis, il va mieux encaisser les coups. Ce n'est pas pour rien que tous les sportifs que vous voyez au JO, n'importe où, je prends les JO, parce que tout le monde les a vus à la télé, donc l'image est peut-être facilement accessible. mais... Ce n'est pas pour rien qu'ils sont musclés. Et maintenant, dans toutes les programmations, ça n'existe plus maintenant un nageur qu'on lui demande que de nager Parce qu'ils ont tous des problèmes d'épaule. Sinon, ils ont tous des problèmes de dos. Donc maintenant, dans tous les sports, il y a l'entraînement spécifique au sport et la prépa physique. Et la prépa physique, c'est du renfort. C'est du renfort, c'est simple. Au-delà des performances, il faut protéger. Il faut protéger son squelette, il faut protéger ses articulations. Donc, de toute façon, ce n'est pas pour rien que tout le monde est musclé. On est en meilleure condition physique quand on est musclé.
- Speaker #0
Tout à fait. Que ce soit pour la course à pied, que ce soit pour la pole dance, que ce soit pour la natas.
- Speaker #2
La pole dance, c'est dans les plus musclés. C'est incroyable. C'est un des sports les plus difficiles. Là où la récup va être vraiment, où il va y avoir un vrai truc à gagner, quand on est musclé, quand on est sportif, on est habitué aux salles de sport, on est habitué à faire du renforcement musculaire. Et quand on va chez le kiné et qu'il file des exercices et tout ça, Eh bien, on est plus assidu, parce qu'on a l'habitude, parce qu'on en fait. Moi, je me suis fait mal à l'épaule. Eh bien, du coup, quand j'étais à la salle de sport, je faisais mon renfort spécifique et j'étais plus encadrée. Et donc, bien sûr que ça va beaucoup plus vite.
- Speaker #0
Évidemment, nous, on le voit dans nos patients. Alors, je ne sais pas toi dans les coachés, mais moi, quand j'ai un ou une patiente, parce que j'ai beaucoup plus de patientes sportives, c'est un bonheur. tu fais juste ça, ça, ça, ça, ça la séance d'après ils reviennent c'est nickel les gens qui sont pas sportifs je leur dis souvent vous avez du muscle, vous l'utilisez pas de manière optimale c'est pas grave on va le bosser ensemble, mais quand vous avez pas de muscle il faut d'autant plus le fabriquer et c'est forcément plus long tout simplement donc ça c'est une certitude la question c'est est-ce que on va tout de suite devenir comme Thor ? Si on lève lourd.
- Speaker #1
Et justement, moi, j'allais rebondir sur la pole dance.
- Speaker #0
Ah, dites-nous.
- Speaker #1
Par rapport à ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu en fais de la pole dance ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, peut-être. Ça pourrait être intéressant, justement. En fait, souvent, il y a cette fausse idée de catégoriser les sports. Pour certaines personnes, le fait d'utiliser des haltères, ça va développer la masse musculaire d'une certaine façon. Le fait de faire de la pole dance, ça va affiner le muscle, allonger les bras, etc. Et donc, il y a peu de chances de devenir comme Thor en faisant de la pole dance, etc. Sauf que ce qu'on doit comprendre, en fait, c'est que le corps, il ne sait pas ce que c'est la pole dance, il ne sait pas ce que c'est l'haltère, l'élastique, la barre de 800 kilos, etc. Le corps, il répond juste à une contrainte que tu lui fais subir. Et c'est la manière de t'amener à cette douleur, à cette contrainte, à cette difficulté qui va amener des résultats sur le temps. En d'autres termes, avec la pole dance, tu peux autant te muscler que quand tu utilises tes haltères et que tu fais ta séance en salle de sport. Ça dépend juste de ce que tu mets en place. Typiquement, avec la pole dance, généralement, ils sont très musclés au niveau du dos, je crois, au niveau des abdos, de la technicité du côté. Souvent, c'est plus un travail de bras de levier et de poids de corps avec la pole dance. et un travail. qui peut être plus spécifique lorsque tu utilises des haltères, etc. Et donc, en gros, peu importe le sport, il peut amener au même résultat si les séries sont menées proches de l'échec musculaire, etc. Parce que c'est ce qui amène un développement musculaire qui est, lui, progressif. Donc, en gros, Thor ou The Rock... J'aime bien l'image de The Rock parce que tout le monde le connaît. Pour devenir comme il est, vous avez beau faire tout ce que vous voulez, vous n'y arriverez jamais. Et ça, c'est clair. Jamais. Et même si vous entraînez deux fois par jour pendant cinq ans, vous n'y arriverez jamais. Déjà parce que je ne pense pas qu'il ne mange que des brocolis. Et en plus de ça, parce qu'il a une génétique qui est très spécifique. C'est quelqu'un qui est très musclé de base et qui fait ça depuis 20 ans, 30 ans.
- Speaker #0
On a pris des exemples d'hommes volontairement parce que c'est vraiment ce qui fait écho dans le mindset des femmes, on va dire, de se dire si je fais du renforcement musculaire, je vais tout de suite avoir des bras forts et musclés. Il y a quand même une spécificité en tant que femme, c'est qu'on n'a quand même pas les mêmes hormones. Un truc qui vous fait prendre du muscle rapidement, c'est la testostérone. quand on est sur les réseaux sociaux, on voit des images de femmes qui vraiment pour le coup ont des beaux biceps, sont vraiment musclées. Il y a une possibilité non nulle que comme tu dis, elles ne mangent pas que des brocolis. Donc peut-être qu'il faut quand même avoir le recul nécessaire de se dire j'ai cette image qui me fait peur parce que la personne que je vois, la femme en l'occurrence que je vois, me paraît trop musclée et je ne veux pas avoir ces objectifs-là. Rassurez-vous, vous ne les aurez pas tout de suite et probablement pas naturellement.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire. On a pris l'image des brocolis, mais très clairement, c'est des personnes qui consomment, qui utilisent des substances qui font que...
- Speaker #0
Qui sont interdites ou pas, mais on parle de dopant, on ne va pas tourner autour du pot, on parle de produits dopants. Donc, évidemment, pour votre santé, si on vous dit de faire du renforcement musculaire, ce n'est pas agrémenter de petites pilules dopantes pour pouvoir en faire un peu plus. Donc ça, c'est vraiment une image qui pule sur les réseaux sociaux. où on se dit, non mais attends, moi je ne veux pas des muscles comme ça, rassurez-vous, on ne les a pas du jour au lendemain.
- Speaker #1
justement, avoir les résultats d'une bodybuildeuse pro, ça n'arrivera jamais. Oui. Non, mais clairement, parce que souvent les gens disent « Oui, peut-être, mais moi je prends vite. » Ça n'arrivera jamais. Jamais, parce qu'il y a ce côté hormonal, la consommation de produits dopants.
- Speaker #0
Qui est présent dans cet espoir où on valorise le muscle, clairement.
- Speaker #2
C'est carrément autorisé dans le bodybuilding, non ?
- Speaker #1
Ça fait partie du sport.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
c'est autorisé. C'est pas contrôlé. C'est pas contrôlé. On va appeler ça toléré, mais je vais même dire que ça fait partie du sport. Tu ne peux pas...
- Speaker #2
Les entraîneurs de bodybuilding disent qu'il faut un bon entraînement et un bon chimiste.
- Speaker #1
Ça fait partie de ces 60-70% du sport. Il y a des analyses qui ont été faites. J'ai vu ça récemment, je crois que quelqu'un de lambda qui est en salle de sport qui consomme ce type de produits interdits, je précise, va avoir un taux de testostérone 20 fois plus élevé que la moyenne des hommes.
- Speaker #0
La testostérone, pour ceux qui ne savent pas, c'est l'hormone qui est traditionnellement plutôt masculine, mais les femmes en ont un petit peu. Nous, on va être plutôt sur l'ostrogène et la progestérone. Donc après, petite parenthèse, si vous êtes autour de la ménopause, de la périménopause et qu'on vous propose un traitement hormonal pour venir supplémenter votre baisse d'ostrogène et de progestérone, là, c'est OK, ce n'est pas du dopant. Là, c'est plutôt OK.
- Speaker #1
C'est le médecin, c'est des recommandations du médecin.
- Speaker #2
C'est des recommandations médicales,
- Speaker #0
mais comme là aussi... quitte à avoir parlé d'hormones, autant y aller jusqu'au bout. Grosso modo, c'est le même mot, ça va être des hormones. C'est la dose qui va changer, c'est la catégorie. On ne vous donnera pas de la testostérone en périménopause. Et c'est surtout que les effets, ils ont été étudiés. En périménopause, c'est des toutes petites doses. En général, c'est plutôt une crème d'ailleurs, plutôt que des piqûres ou des gélules. Et ça va vraiment améliorer votre passage de cette... période là ça va vous permettre de garder du muscle parce que c'est à ce moment là souvent qu'on en perd le plus surtout c'est même si vous avez l'autorisation d'apprendre par votre médecin c'est protecteur pour plein de choses c'est justement intéressant de parler justement de cette période pendant
- Speaker #1
laquelle surtout mesdames ont tout intérêt à faire de se mettre à l'entraînement contre résistance. Clairement, moi je le vois tous les jours. Japon me dit oui, mais c'est pas trop tard. Au contraire, c'est maintenant que tu vas te mettre.
- Speaker #0
C'est ce que je dis tout le temps.
- Speaker #1
C'est la sarcopénie et toutes ces problématiques qui peuvent être associées.
- Speaker #0
Sarcopénie, c'est quand vous perdez du muscle.
- Speaker #1
La fonte musculaire.
- Speaker #0
La fonte musculaire. Mais effectivement, moi je dis tout le temps, s'il y a vraiment le dernier moment pour se mettre au renforcement musculaire quand on est une femme, c'est à la ménopause.
- Speaker #2
Oui, il n'y a pas de dernier moment, mais... C'est un très bon moment si on n'en fait pas pour s'y mettre. Il faut vraiment avoir dans la tête cette notion de « c'est jamais trop tard » . Tout est bon à prendre. Dans mes patientes, et même des patients qui ont plus de 70 ans, que je vois à ma consulte, donc moi je fais du membre supérieur, donc de la main à l'épaule, mais que je vois à ma consulte et qu'ils me parlent de toute leur sorte, parce que souvent ils chutent et donc ils se font mal et tout ça, à tout âge, c'est bénéfique de faire du renfaux. tout âge, vraiment. Moi, dans ma salle de CrossFit, parfois, il y a des espaces de coaching perso et on voit de plus en plus des personnes, on va dire âgées, donc de plus de 70 ans, qui viennent et qui font du renforcement musculaire et qui prennent des coachings perso. Et c'est génial. Et d'ailleurs, les patients, moi, je leur conseille le pilates, donc le pilates qui va avoir vraiment un effet de renforcement des muscles profonds et du gainage. C'est génial. Et au début, ils me disent, mais qu'est-ce que je vais aller faire à 75 ans au yoga, au pilates ? Je dis, c'est quoi ? Essayez. Et on se revoit à la consultation d'après. Vous essayez une fois. Après, moi, j'ai une relation qui est très sympa avec mes malades. Donc, souvent, j'arrive à amener des petites idées, des petits trucs à leur faire rentrer dans le cerveau alors qu'ils peuvent être déjà très réfractaires. Déjà, parfois, ils arrivent à ma consulte, ils tombent sur moi, tatoués, percés, alors qu'ils s'attendent à voir un vieux monsieur avec une blouse et une cravate. Donc, de toute façon, ils sont forcément un peu amenés à revisiter leurs idées. Quand on arrive à leur mettre un peu dans la tête ... un peu de pilates, essayer de voir avec votre kiné, peut-être faire du renforcement musculaire pour le reste du corps. Et c'est les premiers surpris. Parce que même en termes de yoga, en termes de pilates, mais ils gagnent en souplesse, ils tombent moins. Il n'y a pas de dernier moment. Et alors la ménopause, c'est médicalement encore plus important parce que la chute des hormones va entraîner une densité osseuse moindre, va entraîner une diminution de la masse musculaire. Et entretenir ça... par un peu de renfaux, entretenir ça vraiment avec des exercices contre résistance comme disait Kant, ça va vous changer la vie. Il faut juste essayer pour voir ce que vous en pensez. Faites ça sur deux semaines, une fois ou deux par semaine pendant deux semaines. À la ménopause, donc plutôt vers 50, 60 ou même après, le gain, il est énorme. Les patients sont sur le cul, pardonnez-moi de l'expression. Intimiste. Et du coup,
- Speaker #0
là, tu as parlé avec toutes... ta conviction de professionnel de santé qui est persuadé que le renforcement c'est bien pour tout le monde, pourquoi t'en faisais pas avant ?
- Speaker #2
Pour toutes les mauvaises excuses qu'on se donne tous. C'est-à-dire que moi, j'étais interne de Chire. Je devais quand même avoir entre 60 et 90 heures de boulot. On travaille la nuit. Alors à l'époque, peut-être encore maintenant, on n'avait pas nos repos de garde. Donc on était tout le temps, tout le temps sur le pont. On était à l'internat. On a vite l'apéro.
- Speaker #1
Comment est-ce que ça se passe l'internat ?
- Speaker #2
Alors, à mon époque de vieille dame, déjà, moi, j'ai fait mon internat à Amiens. Donc, ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'on est à Amiens. et on est envoyé pendant nos premiers semestres, ça se fait de moins en moins maintenant, dans les hôpitaux de périphérie. Compiègne, Beauvais, Saint-Quentin, bon là on n'est plus trop sur le sujet. Et donc en fait, on est loin d'Amiens, où on a notre appart, et donc on est à l'internat, on dort sur place.
- Speaker #0
Vous dormez à l'hôpital ?
- Speaker #2
On a un bâtiment pour nous, il y a de la manger, une salle commune, comme dans Harry Potter. Donc on est tous majeurs, on a tous entre 25 et 35 ans. Et que vous ne faites pas des pressions magiques. Et que voilà, Et qu'on est tous sous pression. Enfin, l'internat, c'est... Donc,
- Speaker #0
du coup, ton mode de dépressurisation, c'était l'apéro.
- Speaker #2
C'était la teuf, ouais. Ah bah, oui. Et en fait, je suis rentrée dans ce truc-là. Et puis, c'est devenu ma manière de faire. Et puis, en plus, c'est hyper fédérateur. Ça veut dire que même après, quand on grandit, quand on devient chef et tout... C'est fini, on a tous fini un peu plus tôt, il y a un rayon de soleil, on va prendre l'apéro, même sans rayon de soleil.
- Speaker #0
C'est hyper important ce que tu dis, parce que finalement, dans l'apéro, qui est un sport national, on retrouve quand même la convivialité. Donc la question, c'est est-ce qu'on ne pourrait pas retrouver la même convivialité dans le sport ?
- Speaker #2
Au CrossFit,
- Speaker #0
tu retrouves ça, peut-être ?
- Speaker #2
Au CrossFit, justement, moi, j'ai complètement retrouvé ça. Je ne vais pas en salle pure et dure comme là où Kant officie. Moi, du coup, j'ai ma discipline, je ne sais pas si c'est une discipline, ça reste du... Ce n'est pas mon travail, mais... Donc, c'est le crossfit. Et au crossfit, il y a un aspect hyper communautaire. Tout à fait. Mais hyper communautaire, où il n'y a pas de miroir partout. Les gens se regardent parce qu'on est tous, du coup, mieux foutus que la moyenne parce qu'on est devenus accros, en fait, comme on est fait accro à l'apéro. Mais on se regarde comme ça, mais il n'y a tellement pas de jugement. On est tellement fiers du copain quand il soulevait 40 kilos, qu'il soulève 45, tout le monde est trop fier de lui. Au final, comme on est tous un peu tout le temps ensemble, on connaît les charges et les trucs. Et en fait, il y a une espèce d'émulation où tout le monde est content de se voir, de se retrouver. D'ailleurs, c'est très rare les gens qui s'entraînent et qui se barrent. Peut-être sur les heures du midi, quand les gens arrivent à se libérer une heure pour aller se défouler. Mais sinon, souvent, là, on va partir tous au ski ensemble. Et ce qui est très rigolo, c'est qu'au final, dans ces groupes-là, les gens ont diminué tous leur conso d'alcool et qu'on se retrouve dans un esprit communautaire ou quand on... prendre un Perrier ou un truc au resto, il n'y a personne qui dit « Allez, boyez une bière ! » Quand j'ai commencé à diminuer ma consommation d'alcool, tout le monde me disait « C'est bon, mets-lui une pinte ! Ramène-lui une pinte ! Mets-lui une pinte ! » Non, je veux un Perrier tranquille ! Et que la pinte, elle arrive et qu'on la boit. Là, maintenant, dans mon cercle d'amis proches, quand on sort, on fait des trucs. Des fois, on fait des soirées qui terminent très tard et on ne boit pas trop. Enfin, ça arrive que ça dérape et que des fois, on se met une tronche, mais c'est vraiment épisodique.
- Speaker #0
Oui, ce n'est pas devenu l'apéro de tous les soirs et qui règle tous les problèmes, finalement.
- Speaker #2
Exactement. Et ce qui est rigolo aussi, c'est que, comme tout le monde ne mange plus trop de fast-food, au début, quand on arrête le fast-food, on se dit, ce sera toujours terrible de ne plus manger McDo ou ce sera toujours terrible de ne pas avoir mon BK. Et puis, au final, on en prend une fois de temps en temps et c'est toujours un peu la récompense. Et au bout d'un moment, la récompense, finalement, je préfère un... Je suis devenue une bouffeuse de graines ou je ne sais pas, mais je préfère vraiment un avocat d'autoste avec des vrais oeufs et de la vraie bouffe. Et comme on est tous comme ça... Là,
- Speaker #0
pour le coup, au-delà du côté social de les coupes, je peux prendre ça sans être jugée. Je crois qu'il y a aussi une notion importante, c'est comme ton corps a changé, la recomposition corporelle s'est faite. tu as des besoins qui sont différents. Et en vrai, tu as besoin de vraie nourriture, pas d'un truc gras et rassasiant pour l'émotionnel finalement.
- Speaker #2
On a plus d'appétence pour le dégueu.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a aussi la notion d'habitude. Typiquement, moi je ne suis pas un bon exemple, donc je n'aime pas trop parler de moi par rapport à ça, mais j'ai toujours fait du sport. Pour la simple et bonne raison que j'ai toujours aimé le sport avec les copains, c'est mon activité. Je suis tombé dedans par habitude, pour moi c'est ma normalité. Et j'aime pas mal manger. C'est la douce qui fait le poison, donc de temps en temps je me fais des petits plaisirs. Mais typiquement, j'achète du chocolat.
- Speaker #0
Ce que je prends comme volume, quand j'en consomme, les gens me disent « normalement, moi j'aurais mangé la tablette entière » . Mais moi, je n'y arrive pas. Ce n'est même pas que je ne veux pas, je n'y arrive pas.
- Speaker #1
Il y a cette notion aussi par rapport au sport. Pour le coup, j'ai toujours dansé, mais je n'ai jamais trop fait du sport à haut niveau. L'extérieur a toujours considéré que je n'étais pas sportive puisque j'ai toujours été grosse, même si j'ai pris beaucoup de... de poids après la grossesse. Et là, ces dernières années où j'ai beaucoup travaillé sur mon alimentation, il y a vraiment ce truc que quand je fais moins de sport, j'ai plus d'appétence vers le gras et vers le sale. Voilà. Et que quand je fais plus de sport, j'ai plus d'appétence vers la bonne nourriture. Parce qu'il y a vraiment ce truc de déjà, j'ai fait du sport... Vraiment, ce truc d'aller manger un McDo pour me récompenser d'avoir fait une sortie de course à pied ou de trail, je n'ai pas du tout envie de ça. Quand je viens de faire 6 à 10 kilomètres de course à pied, j'ai envie de bien manger. J'ai envie de redonner à mon corps des choses vraiment nutritives. Et mon corps me le demande. Ce n'est pas juste une croyance psychologique, on va dire. C'est vraiment mon corps qui a besoin de ça.
- Speaker #2
D'ailleurs, moi, quand j'ai commencé le CrossFit, sachant que je suis quand même passé de tout à rien, enfin de rien à tout, on va dire. Et que je suis arrivée à y aller plusieurs fois par semaine. Quand je suis arrivée à Paris, j'ai commencé à y aller vraiment trois, quatre fois par semaine. Je faisais des malaises. Parce que je ne mangeais pas assez. Bien sûr. Et quand... En fait, je finissais mon entraînement, j'avais les étoiles, j'avais... Dans le crossfit, parfois, certains ont un peu toujours ça, mais c'est très transitoire. Tu le pousses aussi. Mais là, j'avais vraiment des épisodes de... d'absence, parce que je ne mangeais pas assez de protéines, je ne mangeais pas assez de glucides. Dans ta tête, on te dit, bien manger, c'est de manger une tranche de poulet et de la salade, mais va mourir, en fait. Le corps, il va te dire, tu te l'aimes ? Vraiment, tout seul, vas-y, tout seul dans ton mur, moi, j'arrête. Pour le coup, j'ai pris un suivi nutritionniste. Quand je le suis correctement, parce qu'on ne peut pas toujours le suivre correctement, et il faut d'ailleurs oublier cette culpabilisation qui est inutile, mais quand je le suis correctement, j'ai toujours beaucoup plus de pêche. Il ne faut pas oublier que quand on se met au renfort, quand on se met au sport, il faut apporter au corps quelque chose. Et ce n'est pas pour ça qu'on va grossir ni en termes de poids. Il y a une légende urbaine qui dit qu'il ne faut pas manger de glucides le soir.
- Speaker #1
Merci d'en parler.
- Speaker #0
Celle-là, elle peut être trop relayée.
- Speaker #2
Mais en plus, quelle est la crédibilité ? Qui a inventé ce truc ?
- Speaker #1
Ah ben parce que tout de suite tu stockes et ça va sur les fesses.
- Speaker #2
Les gens doivent s'endormir avec un creux dans le ventre, mais c'est horrible.
- Speaker #0
Elle est basée sur cette pensée. Souvent les gens pensent que les glucides vont me servir comme carburant, d'énergie. Et comme le soir je bouge pas... Bah, j'ai pas besoin de carburant. Sauf, bah, c'est un bol, en fait, tu vois. Donc, ce que t'as mis dans le bol le matin, ça compte aussi. Et donc, ouais, effectivement, c'est une fausse croyance. Et ça crée énormément de troubles du comportement alimentaire. Hier, pas plus tard qu'hier, je parlais avec une cliente qui a des soucis au niveau du poids. Bon, traitement médical, cortisone. Une addition problématique qui a fait qu'elle a pris du poids. Je crois qu'elle a pris 10 kilos depuis août. Et ensuite, je lui ai demandé, mais comment est-ce que tu manges ? Elle m'a dit, oh, je mange très bien. Bon. Manger très bien, ça ne veut absolument rien dire. Du coup, je vais un petit peu plus loin. Qu'est-ce que tu manges ? Je me mange une petite salade avec du thon. Je me suis arrêté. Je me suis dit, en fait, tu ne manges pas. Et ton corps, il ne va pas te laisser perdre du poids si tu ne manges pas. Parce que ton corps, il se bat pour la survie. Et d'ailleurs, malheureusement, il y a beaucoup d'événements qui se sont passés et qui nous ont montré que même en mangerant très, très peu, tu vas tenir très longtemps. Et ton corps va s'adapter. va adapter son fonctionnement, tu auras des carences de partout, il va y avoir des problèmes hormonaux dans tous les sens, tu n'arriveras plus à dormir, tu vas être amélioré, il va être en mode survie, c'est exactement ça. Tu vas péter un plomb au niveau mental, ça peut créer des dépressions, etc. Bref, c'est une très grosse problématique qui est basée sur cette fausse idée et je pense qu'il y a un gros travail à faire là-dessus.
- Speaker #1
Très important ce que tu dis, et pour être moi-même en situation d'obésité et suivie par des diététiciens depuis que j'ai 12 ans, ... Autant vous dire que tout ça, je l'ai entendu. Et surtout, si vous êtes en situation d'obésité, ne pensez pas qu'en vous enfermant, vous allez perdre du poids. C'est presque le contraire. Il va falloir apprendre à plus manger.
- Speaker #2
C'est exactement ça.
- Speaker #0
C'est la plus grosse erreur que vous pouvez faire.
- Speaker #2
Je n'ai jamais autant perdu de poids, mais de façon raisonnée, autant obtenu un corps comme je le voulais et tout ça, qu'à partir du moment où je n'ai plus eu faim. Parce que là, je suis suivie par un diète qui... Déjà, un diète, si vous suivez des espèces de... C'est pas mon monde, mais d'influenceurs qui vous dit « Mange une poignée d'amandes, machin, et t'auras mon corps » , n'importe quoi. Le diète, il doit vous faire un bilan préalable. S'il est vraiment sérieux, il demandera à ce que votre médecin traitant vous prescrive un bilan sanguin pour voir si vous êtes carencé avant de lancer quoi que ce soit. Il doit vous demander votre bilan. d'activité par semaine, il doit vous demander déjà comment vous mangez. Si vous êtes une femme, comment ça se passe avant et après les règles et pendant les règles. On ne part pas n'importe comment à volo. Le bilan nutritionnel, il doit être adapté. Et depuis que je suis suivie par ce diet, je n'ai plus faim. J'ai faim si je saute une de mes prises alimentaires. J'ai faim si je saute une de mes prises alimentaires. J'ai faim et les jours où je ne m'entraîne pas, les taux de glucides sont un peu plus bas. Donc, c'est vrai. Mais pareil, c'est un diète qui est joignable. Et quand je lui dis j'ai faim, il me dit organise-toi comme ça. Et on trouve des solutions. Ne vous affamez pas. En s'affamant, on ne maigrit pas. Et par contre, là, je pense que sincèrement, on est au moins 90% à être concerné pour en avoir parlé avec toutes mes copines. On est toutes passées par des troubles du comportement alimentaire. Moi, j'avais honte de mettre mes doigts au fond de la gorge quand j'étais à la fac. Je pense que 90% de mes copines ont fait ça. Vraiment. Et c'est à cause des régimes...
- Speaker #1
Surtout qu'on prône la minceur. On a toujours prôné la minceur, surtout chez les femmes. Et que c'est quand même le truc à la mode. Là, le podcast va sortir. On sera à la fin du printemps, au début de l'été. Vous n'avez qu'à aller dans un kiosque, voir les journaux. Vous n'avez qu'à regarder les unes de magazine. On va vous proposer des régimes à la mode pour perdre 4 à 5 kilos en trois semaines. Et il n'y a rien de pire pour votre corps parce qu'on l'a dit, il va se mettre en survie. Vous allez perdre de l'eau potentiellement. Vous allez perdre le muscle que vous avez parce que ça, on ne l'a pas dit tout à l'heure, mais quand on commence à perdre du poids rapidement, on part de l'eau et du muscle. Tout ce qu'on veut garder. Et la graisse, elle, par contre, elle s'accroche bien comme il faut et elle reste pour la prochaine fois.
- Speaker #0
la Grèce et la survie. La graisse, de toute façon, c'est la survie. C'est l'espace de stockage qui est fait pour la survie. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'il y a des périodes où on en a un petit peu plus. Souvent, chez la femme, lorsqu'on porte un enfant, pendant la grossesse, on en a un petit peu plus. Il y a des périodes où on en a besoin d'un petit peu plus, etc. Et le bien le plus précieux, c'est justement le muscle. Et généralement, quand on perd du poids sur un kilo, on a tendance à perdre, il y a un ratio de 25-75 à peu près. Donc mon père à peu près... 25% de muscles et 60% de gras, normalement. Alors, j'ai plus en tête si c'est des sujets entraînés, enfin qui s'entraînent, mais le problème c'est que dans tous les cas, si on perd trop vite, on va perdre énormément de muscles, très peu de gras, ça va changer la silhouette, on parle beaucoup de santé, ce qui est très important, mais psychologiquement, socialement, tout ce que tu veux, la silhouette aussi ça compte.
- Speaker #1
Bien évidemment.
- Speaker #0
Du coup, on va être au niveau de la condition physique générale. Ça va être problématique, ça va avoir des répercussions sur la santé, etc. Et le premier red flag, je le vois beaucoup trop souvent, c'est l'espoir de perdre énormément de poids rapidement. Ça peut arriver de prendre du poids parce que la principale problématique, souvent, c'est la sédentarité, clairement. On bouge moins. On bouge moins par rapport à la gestion de notre temps au quotidien. Donc, on a un boulot. du coup on ne peut pas faire les courses, marcher, etc. parce qu'on n'a pas beaucoup de temps. Et c'est ok de ne pas avoir le temps, donc après c'est à nous de trouver des solutions pour manager ça. Et le fait qu'on réduise notre activité physique, donc parce qu'on marche moins de 30%, allez on faisait 10 000 pas maintenant on en fait 7000 sur x années effectivement forcément si on mange pareil on va prendre un petit peu de poids mais on l'a pris sur cinq ans sur six ans on a pris 5 kg sur enfin on a pris deux kilos par an quoi après deux kilos par an et l'espoir de perdre tout ça en deux mois Red flag. Si quelqu'un vous promet ça tout de suite comme ça, red flag. Non, on ne perd pas tout ça en deux mois. On ne doit pas être focus sur le poids. On doit être focus sur le fait d'ajuster ses habitudes. Donc peut-être marcher un petit peu plus, peut-être se garer un petit peu plus loin, etc. Et c'est ça. qui sur le long terme fera qu'on obtiendra les résultats, qu'on aura des bénéfices en termes de santé, et que ça n'entravera pas la vie qu'on a actuellement. Parce que si on change totalement, c'est très difficile de modifier ses habitudes de A à Z, etc. Et c'est pour ça qu'il n'y a pas d'adhérence souvent.
- Speaker #2
Et puis il faut identifier, c'est les facteurs sur lesquels on peut jouer et qui peuvent être durables.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #2
Par exemple, moi, je sais que je me dis deux restos par semaine. Sinon, je suis capable de... Quand je dis resto, c'est Deliveroo. Sinon, je suis capable de faire ça à tous les repas. Vraiment... Oui,
- Speaker #1
il faut se mettre en cadre.
- Speaker #2
Voilà, mais un mini-truc. Genre, bois... Avant de commencer ton repas, la corbeille de pain va arriver ou tu vas être chez des amis ou machin. Si tu sais que tu vas beaucoup manger, mange une banane avant de partir. Mais le toi comme habitude, juste une habitude. Et c'est quelque chose que tu fais de manière sous-corticale après. Sous-corticale,
- Speaker #1
ça veut dire que c'est des habitudes qui sont imprégnées, ancrées et auxquelles vous n'avez plus besoin de réfléchir.
- Speaker #2
Mais il faut surtout que ça ne soit pas trop contraignant. Passer de manger comme on a l'habitude, à manger que du poulet et de la salade, au niveau d'apport à nutritionnel, c'est cuit. Et ça, il faut l'intégrer dans son schéma. De sport.
- Speaker #1
On parle autant de nourriture depuis tout à l'heure, c'est que le but de cet épisode était de promouvoir le renforcement musculaire chez la femme. Et pourquoi on a dévié autant sur la nourriture ? C'est parce qu'en fait, on ne peut pas faire du muscle si on ne mange pas. Que dans l'équilibre, la recomposition corporelle, que ce soit plus de gras, plus de muscles, ça dépend de l'alimentation. On ne peut pas distinguer les deux. On ne peut pas se dire, je vais à la salle, je vais lever du poids, je vais vouloir me renforcer, mais je ne fais plus du tout attention à ce que je mets dans mon assiette, ça ne marchera pas.
- Speaker #0
On ne peut pas construire une maison sans briques. Non, non, non.
- Speaker #2
Il ne faut pas s'angoisser de manger. Enfin, ce n'est pas parce qu'on mange qu'on n'aura pas la silhouette qu'on veut.
- Speaker #1
Ça, c'est hyper important.
- Speaker #0
Et aussi, il ne faut pas s'angoisser. Non, moi, typiquement, sur mon réseau, je volontairement... Quand j'achète du chocolat et que j'en mange, je le montre. Quand je mange un flan, je le montre. Souvent, c'est juste une question de comment est-ce que je m'organise ? Qu'est-ce que ça représente dans mon bol alimentaire total sur une semaine ? C'est ça. Je n'ai pas dit sur une journée, sur une semaine. semaine. Moi, ça m'arrive de manger un fast-food et j'ai mal à ça. Et même deux jours de suite. Mais qu'est-ce que ça représente sur ma semaine ? Qu'est-ce que ça représente sur les dix dernières semaines, etc. C'est surtout ça qui est important. Et souvent, on se met la pression parce que, typiquement, la personne, quand elle veut, veut perdre un petit peu de poids, elle se dit, ok, je mange plus de glucides, donc je mange plus de sucre, je mange plus de pâtes, plus de machins, etc. Je mange plus de légumes, etc. Si vous faites ça, vous allez droit dans le mur. De mon point de vue, si j'avais un conseil général à donner, c'est comment je manage mon bol alimentaire. Truc bête, je bois, j'ai l'habitude de... Moi, j'aime bien le un tiers. J'ai l'habitude de consommer un soda à tous les repas. Dans un repas, j'enlève un soda. Donc j'enlève un tiers, 30%, c'est énorme. J'aime bien les sodas. Plutôt que de le consommer avant mon repas, je vais boire deux verres d'eau. Deux verres d'eau avant. Donc, j'ai moins soif. Et donc, ma quantité de soda, généralement, est diminuée. J'ai envie de me faire plaisir. J'ai envie d'une vénoiserie, etc. Je la consomme après mon repas. Parce que forcément, j'aurais plus mangé. Je serais déjà rassasié. Donc, la quantité de vénoiserie que je vais pouvoir consommer, elle sera forcément moins importante. Et c'est un petit truc. Ça ne change rien au repas. ça change quasiment rien rien à nos habitudes, mais au final, on diminue nos quantités. La somme de tout ça, ça fait des résultats qui, parfois, sont très importants et surtout durables, sans frustration.
- Speaker #1
Intimiste. Moi, je vais rebondir sur ça. Ce que vous devez retenir, c'est que si vous voulez avoir un corps qui vous convient tant sur la silhouette que sur la santé, faites du renfort. Déjà, ça vous permettra d'avoir une alimentation plus saine. ne courrez pas après les régimes, etc. Ne vous privez pas, tu as parlé de la viennoiserie. Moi, je suis suivie aussi par un diététicien. Et il n'y a rien de pire que de se dire on ne va pas la manger cette viennoiserie parce que la fois où on va la manger, on va craquer. Donc, cette notion d'échange... Il y a aussi ce truc, mais mange plutôt une pomme, c'est mieux pour ta santé. Des fois, si vous voulez une viennoiserie, juste parce que vous en avez envie de la maintenant, mangez la viennoiserie. Non, juste n'en mangez pas trois, quatre ou cinq. Là, vous la mangez et après, vous mangerez quelque chose. Comme tu disais, on équilibre le pôle alimentaire. On fait du renforcement musculaire. Et si on ne veut pas changer son corps ou si on veut prendre du volume, parce qu'il y a celles aussi qui veulent prendre du poids ou du volume, l'outil du renforcement musculaire est vraiment indispensable. Et Alexandrine, j'aimerais bien conclure avec toi. Qu'est-ce que tu aurais envie de dire aux femmes qui nous écoutent pour se mettre au renforcement musculaire ? Qu'est-ce qui a été le déclic pour t'y mettre, on l'a entendu, mais le déclic pour y rester ? Et qu'est-ce qui maintenant ne te fera pas arrêter ?
- Speaker #2
Alors déjà, ce que je voudrais faire passer comme message, c'est que ce n'est pas grave d'y aller une fois par semaine et de ne pas y aller tous les jours. Même une fois par semaine, même 30 minutes une fois par semaine, c'est cool, c'est OK. Ça va vous faire du bien. Et ce n'est pas parce qu'on ne s'y met pas comme une cinglée d'emblée ou qu'on a loupé une séance parce qu'on avait quelque chose à faire que c'est foutu pour foutu, je n'y vais pas, machin. C'est du temps pour vous. Même si les premières fois, ce sera peut-être un petit peu contraignant, un petit peu difficile, il faut y aller. Si vous décidez d'aller dans une salle standard comme Fitness Park, faites-vous accompagner soit d'une amie ou d'un ami qui en a déjà fait. Soit prenez un coach au moins pour la première ou la deuxième séance parce qu'il va vous aiguiller, vous n'allez pas être perdu et vraiment c'est agréable de ne pas être perdu et d'avoir juste un petit plan en tête, que ce soit du coaching à distance ou en présentiel, juste pour débuter parce que sinon c'est le meilleur moyen d'abandonner, c'est de se pointer quelque part et de ne pas être encadré et c'est aussi le meilleur moyen de se faire mal. Ça va aussi être le meilleur moyen de progresser dans le sens où vous allez prendre du plaisir à voir vos charges augmenter, vous allez prendre du plaisir à vous sentir mieux dans votre corps. Vous allez vous prendre du plaisir à vous rendre compte que les escaliers, ça devient OK, que le souffle, parce que même en faisant du renfaut, vous allez gagner en cardio. Il ne faut pas penser que c'est juste des gros muscles et qu'on ne gagne pas en cardio. Pas du tout. Le renfaut peut être utilisé comme exercice cardio en fonction du nombre de répétitions, en fonction de l'intensité qui est mise. On peut tout adapter et vraiment, ça peut être un vrai plus dans votre quotidien. Les petits gestes, les escaliers, récupérer son enfant dans la voiture, porter les courses. vraiment le dos au réveil, le dos tout court, être bien quand on est assis sur une chaise et pas gigoter, apprendre à s'étirer. Et ce qui va vous y faire y rester, c'est juste la sensation de bien-être qui en découle. Et si vous vous mettez en renfaux sans faire de régime à côté, c'est bien aussi. Si vous vous mettez au renfaux en y allant peu, c'est toujours ça de pris. Faites-vous accompagner, apprenez à kiffer et ne vous dites pas, c'est pas du tout fait pour moi, je déteste le sport, non, non, non. C'est pas fait pour vous, t'as pas le temps, essaye. C'est 30 minutes. 30 minutes, plutôt que de scroller, c'est OK. 30 minutes, plutôt que d'écrire à Kevin qui t'a ghosté de 15 fois de suite et que t'es en train de chialer derrière ton téléphone. Déjà, ça te fera oublier Kevin et puis ça te fera faire quelque chose pour toi et tu te rendras compte que peut-être qu'il n'était pas très malin. C'est vraiment quelque chose pour vous, pour votre santé et il n'y a pas de règles. Donc, il n'y a pas de... Si je ne fais pas ça comme ça, ce n'est pas bien. Si je fais ça... Non, c'est vraiment chaque petite pierre à l'édifice pour votre corps au niveau santé, c'est génial. et surtout... Vous ne vous retrouverez pas avec le corps d'une bodybuildeuse. Moi qui voulais juste maigrir et devenir skinny, maintenant j'essaye d'être musclée, je n'y arrive pas. Donc calmez-vous. Voilà, merci.
- Speaker #0
Je voulais vous dire sur deux choses pour terminer. On a parlé de renforcement musculaire. Là, on a dissocié le pilates de la salle de sport, etc. Peu importe ce que vous avez comme outil à la maison, vous pouvez le faire et ça vous renforcera. Si vous avez des bouteilles d'eau à la maison, votre corps il répondra à cette résistance. Si vous avez des élastiques, vous allez vous entraîner à la maison. Si vous voulez vous entraîner avec des élastiques, faire du pilates, prenez des cours sur YouTube, c'est gratuit. Vous tapez, je ne sais pas, renforcement musculaire sur YouTube. Il y a une chanson derrière, vous faites une heure par semaine. Et cette heure-là, pas une heure par semaine, cette heure-là, elle vous sera bénéfique. Et moi, j'aime bien la logique un peu arithmétique. C'est très simple. Si les cinq dernières années... vous n'êtes pas du tout entraîné, et que l'année d'après, vous entraînez une heure par semaine, vous serez entraîné 50 fois plus que l'année d'avant, parce qu'on part de zéro. Et donc, à partir de cette logique-là, ça a l'air tout bête, mais une séance, même si vous voulez démarrer avec une séance, ça vous sera bénéfique. Et par la suite, après, vous pourrez ajouter peut-être un petit peu de temps, peut-être que vous aurez des commandes ou des demandes plus spécifiques, etc. Tout à l'heure, tu parlais de coaching, ça coûte un certain prix, etc. Ce que j'ai l'habitude de dire aux gens, c'est... Première source d'information qui peut être intéressante, c'est de suivre des gens sur YouTube, sur Instagram, etc. qui vont vous donner des informations gratuites. Deuxième chose, si vous voulez des conseils plus spécifiques, prenez une demi-heure. La séance de coaching en France, je crois qu'Andréine, elle a 50 ou 60 heures. Une demi-heure. Mais vous venez avec une sorte de questionnaire. Toutes les questions que vous avez, vous les notez sur un papier, vous allez voir un coach, une demi-heure. Il va répondre à ces questions et vous allez y voir beaucoup plus clair. ça va vous permettre d'aller dans la bonne direction parce que souvent on ne sait pas je dois faire de la muscu que du cardio que du truc vous lui posez ces 30 minutes de questions en 30 minutes il y aura largement le temps d'aborder tous les sujets vous serez dans la bonne direction vous pourrez démarrer vous aurez des résultats donc étant donné que vous êtes dans la bonne direction. Et ensuite, là, on pourra parler d'autre chose. Et là, ce sera plus spécifique. Donc voilà, je termine là-dessus.
- Speaker #2
Au niveau sous, je le dis parce que je le dis aussi aux parents qui me disent qu'ils n'ont pas d'argent pour acheter les couches pour leurs petits en sortant leur paquet de clopes sur la table. Je vais quand même rappeler qu'une heure de coaching, c'est entre 50 et 80 euros. Un paquet de clopes, c'est plus de 10 euros. Un McDo où tu as encore faim après, c'est minimum 20 à 25 euros. Trois McDo, six paquets de clopes, les gars, vous pouvez faire l'effort.
- Speaker #1
Si vous fumez et que vous mangez du McDonald's. Mais effectivement, il y a toujours de la balance aussi à en faire sur la gestion de son budget. Et moi, je réfléchis souvent et je dis à mes patients, temps, énergie, argent. En fait, on peut mettre du temps, on peut mettre de l'énergie. L'argent, ça va venir faciliter le temps et l'énergie qu'on met dans cette activité. Là, en l'occurrence, l'activité, c'était le renforcement musculaire. J'espère qu'avec ce podcast, si vous êtes une femme, vous êtes enfin convaincue que le muscle n'est pas... pas votre ennemi, il est clairement votre ami, votre armure, votre soutien il va vous améliorer votre quotidien, votre santé votre vie, il va diminuer votre douleur, si vous ne savez pas du tout par où commencer, si vraiment même ce qu'on a dit là c'est trop compliqué en fait il y a des professionnels de santé qui sont là pour vous aider, c'est nous les kinésithérapeutes si vous avez des douleurs chroniques, si vous avez tous les bobos du corps en fait on est là pour vous mettre sur la voie ... Évidemment, on ne va pas vous suivre à vie, mais après, on vous renverra potentiellement vers des coachs, un activité physique adaptée qui sont des hybrides entre les coachs sportifs et les kinésithérapeutes qui connaissent certaines pathologies pour vous accompagner d'autant plus. Et une fois que vous serez sur les rails, oui, il va falloir tenir, mais vraisemblablement, vous aurez tellement d'améliorations que vous vous direz que ce n'est pas possible de faire marche arrière. Il y aura le côté social, il y aura le côté partage. Donc, le premier pas, je crois que c'est le plus dur. Et après, il suffit de mettre un pied devant l'autre, comme quand on marche et ça se fait tout seul.
- Speaker #0
et n'attendez pas d'être prêt. N'attendez pas d'être prêt. Passez à l'action, faites-le. Placez-le dans votre planning comme une chose obligatoire à faire. Comme quand vous allez au boulot, vous ne posez pas la question de... Allez-y, sans se mettre la pression, sans se dire je vais y aller tous les jours. Mais mettez-le dans votre planning, une fois par semaine, imposé. Donc il n'y a rien qui puisse annuler cette séance. Et ensuite, au fil du temps, ça va devenir une habitude et les résultats vont venir avec.
- Speaker #1
Intimiste. Merci beaucoup à tous les deux. Alexandrine, vous avez vraiment partagé des tips et des conseils qui, j'espère, aideront nos auditrices et nos téléspectatrices à se mettre au renforcement musculaire et surtout à ne plus avoir peur du tout.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #2
Merci de nous avoir invités, c'est sympa de discuter sur un sujet qui nous tient à cœur.
- Speaker #1
N'hésitez pas à mettre des pouces, des commentaires, des likes, à partager cet épisode, vous savez que c'est ce qui fait vivre ce podcast. Avant d'aller chercher une vidéo YouTube pour faire du sport à la maison et vous renforcer, partagez cet épisode à un ou une amie, une amie tant qu'à faire, on est chez les femmes, pour pouvoir vous motiver ensemble. À bientôt. Merci chers auditeurs pour votre écoute. On se retrouve très prochainement dans Intimiste, l'équipe de l'intime à votre service.