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Aline Archimbaud : « Il manque une réelle volonté politique pour en finir avec l’amiante »

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18min |28/04/2022
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Description

Aline Archimbaud a été sénatrice de Seine-Saint-Denis de 2012 à 2017. Elue écologiste, elle a présidé le Comité de suivi amiante au Sénat qui publiera en 2014, un rapport très complet pour améliorer la prévention du risque et définir une stratégie de désamiantage. 28 propositions souvent restées lettres mortes, malheureusement. Entretien. 


Même si elle a abandonné son mandat de sénatrice depuis quelques années, le sujet lui tient à cœur. Aline Archimbaud se souvient très bien de la demande effectuée en février 2013, au Sénat pour obtenir la création d’un Comité de suivi amiante au sein de la commission des affaires sociales. Un comité avec des sénateurs « de tous les groupes politiques ». Elle se rappelle aussi fort bien de l’inhabituelle lenteur avec laquelle cette demande a été traitée. Comme si l’amiante était confronté à une sourde opposition… 


« Nous avons travaillé plus d’un an… » Très complet, abordant les différents aspects de la problématique amiante en France, le rapport adopté à l’unanimité par la commission des affaires sociales sera publié à l’été 2014. L’ancienne sénatrice de Seine-Saint-Denis se souvient aussi de l’accueil mitigé de ce rapport. Si les associations et les personnes touchées par cette « épidémie » lui réservent un accueil « chaleureux », en revanche le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, et son cabinet lui témoignent un intérêt fort limité. 

 

« Nous avons été déçus. » La proposition de la création d’un délégué interministériel pour assurer la coordination nationale est d’emblée écartée. « Votre truc ne marchera pas », diront même les conseillers du Premier ministre. « Nous voulions un pilote dans l’avion », se souvient Aline Archimbaud dont la proposition s’inspirait de ce qui existe pour les accidents de la route pour gagner en efficacité dans la lutte contre l’amiante morcelée entre plusieurs ministères.

 

« Concernant les écoles, nous connaissions à peu près le nombre de victimes, mais aucune donnée sur l’état des bâtiments qui dépendent des collectivités territoriales. » Des 28 propositions formulées pour améliorer l’information, la prévention, professionnaliser la filière, se doter d’outils pour envisager un parc immobilier sans amiante…, beaucoup sont tombées aux oubliettes. A l’image des écoles, dont la connaissance amiante est loin d’être aujourd’hui encore satisfaisante.  

 

Dans ce podcast, la sénatrice nous explique avec force et convictions l’indifférence rencontrée, la sourde opposition à faire bouger la règlementation amiante. Huit ans après, le rapport semble toujours d’actualité ainsi que le manque de volonté politique pour en finir avec ce sujet. « Depuis 1997, nous gérons l’interdiction de l’amiante et depuis 25 ans, il manque une réelle volonté politique pour en finir avec cette malédiction. »

 

 

Bonne écoute ! 

 

L’intégralité de l’entretien est à retrouver dans notre hors-série spécial amiante. Inscrivez-vous à notre newsletter pour connaître sa sortie

 


Description

Aline Archimbaud a été sénatrice de Seine-Saint-Denis de 2012 à 2017. Elue écologiste, elle a présidé le Comité de suivi amiante au Sénat qui publiera en 2014, un rapport très complet pour améliorer la prévention du risque et définir une stratégie de désamiantage. 28 propositions souvent restées lettres mortes, malheureusement. Entretien. 


Même si elle a abandonné son mandat de sénatrice depuis quelques années, le sujet lui tient à cœur. Aline Archimbaud se souvient très bien de la demande effectuée en février 2013, au Sénat pour obtenir la création d’un Comité de suivi amiante au sein de la commission des affaires sociales. Un comité avec des sénateurs « de tous les groupes politiques ». Elle se rappelle aussi fort bien de l’inhabituelle lenteur avec laquelle cette demande a été traitée. Comme si l’amiante était confronté à une sourde opposition… 


« Nous avons travaillé plus d’un an… » Très complet, abordant les différents aspects de la problématique amiante en France, le rapport adopté à l’unanimité par la commission des affaires sociales sera publié à l’été 2014. L’ancienne sénatrice de Seine-Saint-Denis se souvient aussi de l’accueil mitigé de ce rapport. Si les associations et les personnes touchées par cette « épidémie » lui réservent un accueil « chaleureux », en revanche le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, et son cabinet lui témoignent un intérêt fort limité. 

 

« Nous avons été déçus. » La proposition de la création d’un délégué interministériel pour assurer la coordination nationale est d’emblée écartée. « Votre truc ne marchera pas », diront même les conseillers du Premier ministre. « Nous voulions un pilote dans l’avion », se souvient Aline Archimbaud dont la proposition s’inspirait de ce qui existe pour les accidents de la route pour gagner en efficacité dans la lutte contre l’amiante morcelée entre plusieurs ministères.

 

« Concernant les écoles, nous connaissions à peu près le nombre de victimes, mais aucune donnée sur l’état des bâtiments qui dépendent des collectivités territoriales. » Des 28 propositions formulées pour améliorer l’information, la prévention, professionnaliser la filière, se doter d’outils pour envisager un parc immobilier sans amiante…, beaucoup sont tombées aux oubliettes. A l’image des écoles, dont la connaissance amiante est loin d’être aujourd’hui encore satisfaisante.  

 

Dans ce podcast, la sénatrice nous explique avec force et convictions l’indifférence rencontrée, la sourde opposition à faire bouger la règlementation amiante. Huit ans après, le rapport semble toujours d’actualité ainsi que le manque de volonté politique pour en finir avec ce sujet. « Depuis 1997, nous gérons l’interdiction de l’amiante et depuis 25 ans, il manque une réelle volonté politique pour en finir avec cette malédiction. »

 

 

Bonne écoute ! 

 

L’intégralité de l’entretien est à retrouver dans notre hors-série spécial amiante. Inscrivez-vous à notre newsletter pour connaître sa sortie

 


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Aline Archimbaud a été sénatrice de Seine-Saint-Denis de 2012 à 2017. Elue écologiste, elle a présidé le Comité de suivi amiante au Sénat qui publiera en 2014, un rapport très complet pour améliorer la prévention du risque et définir une stratégie de désamiantage. 28 propositions souvent restées lettres mortes, malheureusement. Entretien. 


Même si elle a abandonné son mandat de sénatrice depuis quelques années, le sujet lui tient à cœur. Aline Archimbaud se souvient très bien de la demande effectuée en février 2013, au Sénat pour obtenir la création d’un Comité de suivi amiante au sein de la commission des affaires sociales. Un comité avec des sénateurs « de tous les groupes politiques ». Elle se rappelle aussi fort bien de l’inhabituelle lenteur avec laquelle cette demande a été traitée. Comme si l’amiante était confronté à une sourde opposition… 


« Nous avons travaillé plus d’un an… » Très complet, abordant les différents aspects de la problématique amiante en France, le rapport adopté à l’unanimité par la commission des affaires sociales sera publié à l’été 2014. L’ancienne sénatrice de Seine-Saint-Denis se souvient aussi de l’accueil mitigé de ce rapport. Si les associations et les personnes touchées par cette « épidémie » lui réservent un accueil « chaleureux », en revanche le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, et son cabinet lui témoignent un intérêt fort limité. 

 

« Nous avons été déçus. » La proposition de la création d’un délégué interministériel pour assurer la coordination nationale est d’emblée écartée. « Votre truc ne marchera pas », diront même les conseillers du Premier ministre. « Nous voulions un pilote dans l’avion », se souvient Aline Archimbaud dont la proposition s’inspirait de ce qui existe pour les accidents de la route pour gagner en efficacité dans la lutte contre l’amiante morcelée entre plusieurs ministères.

 

« Concernant les écoles, nous connaissions à peu près le nombre de victimes, mais aucune donnée sur l’état des bâtiments qui dépendent des collectivités territoriales. » Des 28 propositions formulées pour améliorer l’information, la prévention, professionnaliser la filière, se doter d’outils pour envisager un parc immobilier sans amiante…, beaucoup sont tombées aux oubliettes. A l’image des écoles, dont la connaissance amiante est loin d’être aujourd’hui encore satisfaisante.  

 

Dans ce podcast, la sénatrice nous explique avec force et convictions l’indifférence rencontrée, la sourde opposition à faire bouger la règlementation amiante. Huit ans après, le rapport semble toujours d’actualité ainsi que le manque de volonté politique pour en finir avec ce sujet. « Depuis 1997, nous gérons l’interdiction de l’amiante et depuis 25 ans, il manque une réelle volonté politique pour en finir avec cette malédiction. »

 

 

Bonne écoute ! 

 

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Aline Archimbaud a été sénatrice de Seine-Saint-Denis de 2012 à 2017. Elue écologiste, elle a présidé le Comité de suivi amiante au Sénat qui publiera en 2014, un rapport très complet pour améliorer la prévention du risque et définir une stratégie de désamiantage. 28 propositions souvent restées lettres mortes, malheureusement. Entretien. 


Même si elle a abandonné son mandat de sénatrice depuis quelques années, le sujet lui tient à cœur. Aline Archimbaud se souvient très bien de la demande effectuée en février 2013, au Sénat pour obtenir la création d’un Comité de suivi amiante au sein de la commission des affaires sociales. Un comité avec des sénateurs « de tous les groupes politiques ». Elle se rappelle aussi fort bien de l’inhabituelle lenteur avec laquelle cette demande a été traitée. Comme si l’amiante était confronté à une sourde opposition… 


« Nous avons travaillé plus d’un an… » Très complet, abordant les différents aspects de la problématique amiante en France, le rapport adopté à l’unanimité par la commission des affaires sociales sera publié à l’été 2014. L’ancienne sénatrice de Seine-Saint-Denis se souvient aussi de l’accueil mitigé de ce rapport. Si les associations et les personnes touchées par cette « épidémie » lui réservent un accueil « chaleureux », en revanche le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, et son cabinet lui témoignent un intérêt fort limité. 

 

« Nous avons été déçus. » La proposition de la création d’un délégué interministériel pour assurer la coordination nationale est d’emblée écartée. « Votre truc ne marchera pas », diront même les conseillers du Premier ministre. « Nous voulions un pilote dans l’avion », se souvient Aline Archimbaud dont la proposition s’inspirait de ce qui existe pour les accidents de la route pour gagner en efficacité dans la lutte contre l’amiante morcelée entre plusieurs ministères.

 

« Concernant les écoles, nous connaissions à peu près le nombre de victimes, mais aucune donnée sur l’état des bâtiments qui dépendent des collectivités territoriales. » Des 28 propositions formulées pour améliorer l’information, la prévention, professionnaliser la filière, se doter d’outils pour envisager un parc immobilier sans amiante…, beaucoup sont tombées aux oubliettes. A l’image des écoles, dont la connaissance amiante est loin d’être aujourd’hui encore satisfaisante.  

 

Dans ce podcast, la sénatrice nous explique avec force et convictions l’indifférence rencontrée, la sourde opposition à faire bouger la règlementation amiante. Huit ans après, le rapport semble toujours d’actualité ainsi que le manque de volonté politique pour en finir avec ce sujet. « Depuis 1997, nous gérons l’interdiction de l’amiante et depuis 25 ans, il manque une réelle volonté politique pour en finir avec cette malédiction. »

 

 

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