Speaker #0Ok, les amis, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode d'Investia du... Je le tourne en avance, je sais pas, début juin, j'espère que vous allez bien, les amis, moi ça va très bien. Je suis sur un petit marathon de tournage, parce que je pars 10 jours en Sardaigne, et qu'il faut tourner les contenus en avance, donc là on est le 29 mai, donc je suis parti depuis quelques jours au moment où vous voyez ce podcast. Donc c'est un peu la magie et en même temps le problème de YouTube, c'est que tu peux prendre de l'avance sur ton taf et tu peux partir dix jours et tout couper. Bon, je n'ai pas fait ça depuis six ans, je ne sais pas ce que c'est, je vais le faire pour la première fois là. Mais tu peux partir dix jours et tout couper parce que tu as préparé des contenus à l'avance. Mais c'est aussi de l'autre côté le problème, entre guillemets, c'est que quand tu n'es pas là et que tu n'es pas avancé, il n'y a pas de contenu qui sorte. Et là, je me suis dit pour la première fois, à chaque fois quand je suis en vacances, Genre, il y a toujours un moment où je sors ma cam, mon micro, et où je dois tourner les vidéos de la semaine, et du coup, je suis jamais totalement déconnecté. Donc là, je me suis dit, je déconnecte complètement, mais du coup, la semaine d'avant est une semaine de rush. Dites-vous que là, j'ai 8 à 10 vidéos à tourner en deux jours. Mais c'est pas grave, c'est pas grave, parce qu'on va pas se plaindre, c'est notre métier, et chaque métier est difficile. Bon, j'espère que vous allez... bien, j'ai découvert un truc dont je voulais vous partager les mecs, c'est une chaîne Youtube d'un gars qui joue d'un instrument l'instrument s'appelle du handpan je sais pas comment ça se dit en français, la chaîne c'est Marty Martin, c'est un mec qui joue un sort d'instrument un peu ovale comme ça qu'il met sur ses genoux et il tape dessus dans des super beaux endroits voilà, je me suis dit qu'il fallait que je vous en parle parce que en tant que grand fan de Lofi, j'adore la musique Lofi les musiques un peu détentes, j'ai découvert ça et je me suis dit ouais mais c'est Merci. C'est génial, c'est génial. C'est des musiques pour calmer un peu ton système nerveux, calmer un peu ton stress. Si vous aimez bien tout ce qui est Lofi, tout ce qui est musique un peu détente, allez voir, parce que c'est bien. Et le mec fait des vues. Le salaud fait des vues et mange très très bien. Mais c'est ça qui est beau aussi avec YouTube. C'est le fait que YouTube a créé une armée de gens qui avaient des métiers à la base un peu destinés à être pauvres, des métiers pauvres. musicien, la plupart du temps, musicien, c'est dur. Et en fait, la visibilité que donne YouTube fait que si tu es vraiment très bon dans ce que tu fais, tu peux complètement vivre et grandir et t'épanouir et devenir même riche grâce à ton métier qui, à la base, était un métier destiné pour être pauvre. Tu peux être boucher, tu peux être fromager, tu peux être musicien. Si tu sais suffisamment te mettre en avant sur YouTube et sur Internet, tu peux réussir à t'émanciper. Et je trouve ça quand même magnifique. Cet aspect des réseaux sociaux est absolument magnifique. C'est fini les métiers comme ça qui sont voués à être dans la galère. Pas tous évidemment, mais voilà. Bon, on y va pour le côté finance. Désolé, je vais parler un petit peu avec le nez. C'est le retour du pollen. Donc forcément, on y est OK. Dans l'un des épisodes précédents, on parlait de pourquoi c'était une erreur de chercher le bottom sur Bitcoin et sur n'importe quel actif. Qu'il valait mieux identifier des zones qui étaient propices à un investissement que le bottom en lui-même parce que c'est impossible à répéter dans le temps. Un autre élément que j'ai souvent négligé aussi, c'est la temporalité de marché. Bitcoin et les cryptos suivent des cycles, on le sait. Et ces cycles, ils sont principalement causés par les cycles de liquidité, ça fait longtemps que je vous en parle, et c'est vrai. Ces éléments macros ils sont beaucoup plus factuels que de dire ok, on a eu 47 mois entre les deux bottoms de Bitcoin, donc si je refais pareil, on arrive à un bottom à telle date. Et bien pourtant, jusqu'à maintenant, ça a été très proche de la réalité. Si je vous montre la temporalité de marché, regardez ce petit graphique si vous êtes sur YouTube, on voit que deux fois de suite, on a eu 47 mois entre les deux bottoms exacts de Bitcoin. Entre 2013 et 2015... Si on prend du top au bottom, on a eu 14 mois. Entre le top de 2017 et le bottom du bear market de 2018, on a eu 12 mois. Et entre le top de novembre 2021 et novembre 2022, on a eu 12 mois et demi. Et donc, Bitcoin nous montre, il y a peut-être un peu de prophétie auto-réalisatrice dans l'histoire évidemment, mais Bitcoin nous montre que la temporalité de marché est une réalité. Il y a à peu près 47 mois entre les deux bottoms à chaque fois. Et il y a à peu près entre 12 et 14 mois, entre le top et le bottom. Je sais que c'est toujours compliqué de prendre les éléments... d'avant pour se dire, ok, est-ce qu'on peut cette fois encore faire notre règle de pouce et se dire, bon bah cette fois, ça sera encore pendant 12 mois. Et très honnêtement, il y a un an, je leur ai dit non. Le truc, c'est que tu faisais la même chose, tu arrivais à un top de Bitcoin en octobre 2025. Le top de Bitcoin a eu lieu quand ? En octobre 2025. Donc pour moi, ces indices de temporalité, c'est pas des éléments à prendre uniquement et à se dire, je ne fais que ça. Par contre, ce n'est pas des éléments à mettre de côté parce qu'ils sont trop faciles. Vous voyez ce que je veux dire ? Un peu, ouais non, c'est trop évident, tout le monde l'utilise, ça ne sert à rien de le prendre. Ma thèse sur tout ça, c'est plutôt de se dire, ok, tant que ces indicateurs n'ont pas été invalidés, je dois les prendre en compte dans ma thèse globale. Et c'est pour ça que je vous parle aussi beaucoup de la liquidité, parce que la liquidité, pour l'instant, c'est extrêmement puissant et ça n'est pas invalidé dans ma thèse globale. Et la liquidité, c'est 90% de corrélation avec Bitcoin. La temporalité de marché, c'est 47 mois exactement entre les deux bottoms de Bitcoin. Donc on doit le prendre en compte dans une thèse. Et j'ai eu un commentaire la dernière fois, je crois que c'était pas sur le podcast, c'était dans ma dernière vidéo chaîne principale, d'un mec qui me disait, tu approches un peu trop les marchés comme la météo. Et bon, c'était censé être un peu péjoratif, oui, tu te bases un peu trop sur des probabilités, etc. Et en fait, je suis d'accord et je suis content de ça. Pourquoi ? Parce qu'en fait, sur Internet, c'est la mode d'être sûr de soi, d'avoir la science infuse. Le top, ça sera là. Le bottom, ça sera là. Il faut acheter ça. Sauf que tout le monde se trompe parce que tu ne peux pas avoir de certitude sur les marchés. Et la météo, c'est quoi ? La météo, c'est tu prends tous les éléments que tu as à ta disposition. Je ne suis pas du tout expert en météo, d'accord, je vais dire des trucs un peu bullshit, mais... Tu prends tous les éléments que tu as à ta disposition, la pression atmosphérique, les températures passées, les mouvements de vent, tout ce qu'il y a, et tu prédis avec les éléments que tu as une probabilité qu'on ait un temps qui soit de telle température, telle probabilité qu'il pleuve, tel jour, tel jour. Et la plupart du temps, si tu as des informations suffisantes, tu as raison. Pas tout le temps. La météo n'est pas quelque chose qui marche tout le temps. Mais... La plupart du temps, t'as raison. Et j'aime bien cette comparaison avec la météo. C'est très péjoratif, là, ça s'en s'est dit, mais ouais, approcher l'investissement un peu comme la météo, prendre tous les éléments que t'as en compte, les fusionner et créer ta thèse en fonction de ça, pour à la fin te dire, OK, il y a telle probabilité que cela se passe, voilà comment je vais agir. Je trouve ça beaucoup plus pertinent que d'arriver en prenant un indicateur au hasard. tu tranches pas, tu traces une moyenne mobile, et de dire, je me base uniquement sur ça, et toute ma thèse est orientée sur ça, et je ne veux pas fonctionner en probabilité, je me base sur j'ai raison ou j'ai tort. C'est vraiment comme, tu vas faire la météo et tu vas dire, ok, demain, il pleut, et donc, je passe ma journée avec mon parapluie au-dessus de moi. Et s'il pleut pas, bah j'ai quand même mon parapluie, tant pis. Bah non. Donc cette notion d'approcher par rapport à la météo, je la trouve vraiment puissante. Bref. On parlait de la temporalité. Si on refait notre règle de pouce sur la temporalité, techniquement, le bottom de Bitcoin, qui met à peu près 47 mois entre les deux bottoms, et 12 mois et demi entre le top et le bottom, nous amènerait théoriquement à octobre 2026, si le scénario se répète exactement de la même façon. Et en moyenne, il y a environ 12,5 mois entre le top et le bottom, on l'a dit. Donc nous, on en est où actuellement ? On est à la fin du mois de mai, on est au mois de juin quand cette vidéo sort, donc ça fait 8 mois. 8-9 mois. Donc 12 mois, ça serait septembre-octobre 2026. Est-ce que c'est un argument suffisant pour construire une thèse ? Non. Est-ce qu'il faut le prendre en compte ? Je pense que oui. Je le disais au début, je préfère que la temporalité s'explique par des éléments concrets, factuels, plutôt que sur des patterns de dates. aléatoire. Il n'y a rien de professionnel dans sa gestion de ses investissements si tout se base uniquement sur ça, sans comprendre les éléments sous-jacents qui composent les cycles des cryptos. Mais dans toutes nos thèses d'investissement, c'est quand même un élément à garder en tête, c'est cette temporalité. Et comme on arrive à comprendre ce qui crée ces patterns, si un facteur change dans l'équation, on pourra s'adapter. Par contre, c'est un élément souvent expliqué par un facteur unique, le halving de Bitcoin. Quand les récompenses Merci. de blocs sont divisés par deux tous les quatre ans. Mécaniquement ça réduit la nouvelle offre de bitcoin qui est en train sur le marché et donc historiquement les plus grands bullruns démarrent à peu près 12 à 18 mois après ce halving. Sauf que s'arrêter là, c'est une erreur énorme. Pourquoi ? Parce qu'en statistique, 90% des variations hebdomadaires du prix de Bitcoin sur les dix dernières années s'expliquent par un seul putain de facteur, l'évolution de la liquidité mondiale. 90%, c'est des statistiques. Ce que vous voyez là, c'est moi qui ai tracé un modèle de régression log-log pour... regardez quelle est la corrélation entre Bitcoin et la globale liquidity. Et après, la corrélation permet de savoir, ok, est-ce que, enfin, c'est pas la corrélation qui permet de savoir, mais après on peut se poser la question, qui influence qui ? Est-ce que c'est la liquidité qui influence Bitcoin ou l'inverse ? C'est bien la liquidité qui influence Bitcoin. Pourquoi ? Parce que Bitcoin est l'un des actifs les plus sensibles aux variations de la liquidité globale. Et si on ignore la liquidité, je sais que je parle que de ça, mais on ignore 90% de ce qui fait bouger l'actif. Et au-delà de simplement dire Bitcoin suit des cycles avec le halving, et ça se répète toujours pareil, la nuance elle est très importante. Pourquoi ? Parce que la liquidité elle est cyclique. Et donc si on prend un peu tous les éléments du puzzle, Bitcoin est corrélé à la liquidité, il y a beaucoup d'éléments de temporalité, la liquidité est cyclique, on peut arriver à faire une sorte de micmac de se dire ok, est-ce que ça pourrait pas dire que la liquidité est cyclique ? Bitcoin suit la liquidité, donc ce cycle de liquidité fait qu'il y a des éléments qui se répètent encore et encore et encore, et Bitcoin se comporte de la même façon car les cycles de liquidité se répètent car c'est la nature d'un cycle, c'est que quand tu as fait le tour, tu recommences au début. On verra, on verra avec ce mois d'octobre. Ok, virage A180, vous commencez à avoir l'habitude, on va parler rhinocéros. vous aimez les actus animaux, je vais vous en donner. Est-ce que ça vous parle, le rhinocéros blanc ? Au début du XXe siècle, il avait presque disparu. On parle d'une cinquantaine d'individus, peut-être moins, qui étaient confinés dans une toute petite zone d'Afrique du Sud, ce qui allait devenir le parc national la JV là, je vous mets la prononciation à l'écran, vous allez comprendre. Le parc national Floulou-Hympholosie. Voilà. Aujourd'hui, il y a environ 17 000 à 20 000 rhinocéros. Il y a Pokémon qui s'appelle rhinocéros, donc je vais faire l'erreur, c'est sûr. Rhinocéros blanc. C'est une augmentation de 34 000 % en un siècle. C'est l'une des plus grandes réussites de conservation de l'histoire naturelle moderne. Et c'est assez faux. Première chose, pourquoi il avait quasi disparu ? Ben... La raison qui revient souvent, c'est la chasse. Les colons européens du 19e siècle ont chassé les rhinocéros pour le sport, pour leurs cornes, pour l'ivoire. Sans régulation, il n'y avait pas trop de limites, donc en quelques décennies, une espèce qui peuplait toute l'Afrique subsaharienne s'est retrouvée concentrée dans un coin de quelques dizaines de kilomètres carrés, c'est terrible. La cornurinocéreuse, qui est en réalité de la kératine, exactement de la même manière que nos ongles ou nos cheveux, elle se vendait à des prix absolument indécents en médecine traditionnelle asiatique. Elle se vend encore, malheureusement. Au point que le braconnage a repris ces dernières années. Entre 2022 et 2023, la population... mondiale de rhinocéros blanc est passée de 15 942 à 17 464. C'est une hausse qui est positive et qui est toujours menacée. Sauf que, en mars 2026, en Ouganda, deux rhinocéros blancs du sud ont été réintroduits dans le parc national de la vallée de Kidepo. Dites-vous que la dernière fois qu'un rhino avait été là-bas, c'était il y a 43 ans. Les animaux venaient du sanctuaire privé de Ziwa. en Ouganda, un ranch qui sert de base de reproduction et de préparation avant la réintroduction. Et au total, il y avait 8 rhinocéros qui devaient être transférés dans ce programme. C'est pas juste un transfert d'animaux, c'est le début d'une reconstruction d'écosystème. Donc c'est une bonne nouvelle, mais c'est pas la seule. Dans la République démocratique du Congo, le parc national de la Garamba, l'un des plus anciens parcs d'Afrique, qui est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, il avait vu ces rhinocéros disparaître. Pareil, braconnage, conflit armé, instabilité, et le parc avait traversé des décennies de violences, malheureusement. Mais en 2026, 24 rhinocéros blancs du sud ont été transférés vers la gare en bas depuis l'Afrique du Sud. Un transfert sur des milliers de kilomètres, c'est grand l'Afrique. Maintenant, il y a un autre rhinocéros dans l'histoire, et bon, lui c'est pas une bonne nouvelle. Le rhinocéros blanc du nord. C'est une sous-espèce distincte du Blanc du Sud, ok ? Autrefois, il était présent en Ouganda, au Soudan, en République démocratique du Congo, au Tchad, et il a malheureusement été décimé par la chasse et par les guerres civiles. dans les années 70 et 80. Aujourd'hui, il en reste deux. Deux femelles, Najin et Fatou. Elles vivent dans une réserve kenyane sous surveillance armée 24h sur 24. Le dernier mâle est mort en mars 2018. Donc forcément, la reproduction naturelle est là où possible. Mais en 2025, le projet BioRescue, qui est un consortium international de scientifiques, a réalisé trois transferts d'embryons de rhinocéros blancs du nord chez des femelles blancs du sud. utilisée comme mère porteuse. Et si ça marche, ça serait l'une des premières fois dans l'histoire qu'une espèce animale est sauvée de l'extinction par des techniques de reproduction assistées. D'un côté, on a le rhinocéros blanc du sud, qui est une espèce qu'on a failli perdre, qu'on a protégée, et qui revient aujourd'hui coloniser des parcs qu'elle avait quittés depuis des décennies. De l'autre côté, le rhinocéros blanc du nord, une sous-espèce qu'on a perdue, et pour laquelle on essaie de rattraper. avec les meilleurs outils que la science moderne puisse nous offrir. Donc c'est relou d'en être arrivé là, mais si on sauve une espèce avec l'aide de l'autre, bah c'est stylé ! Voilà, c'est le point animaux, ça détend, c'est intéressant, de temps en temps il reviendra dans les actus, et il nous montre que le monde n'est pas juste des conflits armés en Ukraine ou en Israël ou en Iran, le monde ne va pas si mal, et c'est important de le dire. C'est assez terrible. Je sais pas exactement quelle est la méthode sous-jacente, enfin la raison sous-jacente du fait que les informations soient uniquement anxiogènes. Je sais pas, peut-être qu'il y a plus de rétention dans les nouvelles anxiogènes, parce que les gens sont plus là. Et vous voyez ce que je veux dire ? Il y a pas vraiment de radio, il y a pas vraiment de télé qui est orientée sur des nouvelles qui sont positives. C'est rare. J'ai pas les stats, mais à vue d'oeil, je dirais que c'est genre... 10% des actus, et genre 90% c'est anxiogène, c'est terrible, c'est terrible. J'en regarde pas du tout la télé, mais quand je regardais avec mes parents le 20h, putain le 20h, c'est une heure de stress. Et t'es comme ça là, et t'as tant plus belle la vie, pour ceux qui ont la rêve, et t'es comme ça, et ouais non, c'est absolument terrible. Ok, on passe à mon point que j'aime le plus de ce podcast, c'est le point développement. personnel, même si le mot développement personnel a été ravagé et que ça a une connotation négative, c'est dommage, parce que du coup il y a une espèce de réticence, bref. J'en parle dans tous les podcasts de ça. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi deux personnes peuvent vivre exactement la même chose et en sortir complètement différentes ? Tu vas en avoir une d'un côté qui devient plus forte, et l'autre qui reste bloquée. Tu vas en avoir une qui en tient des leçons et l'autre qui voit un échec. La différence, c'est pas ce qui s'est passé, c'est l'histoire qu'elle se raconte sur ce qui s'est passé. C'est exactement ce que Dan McAdams, qui est un psychologue à Northwestern University, a passé sa carrière à étudier. Dans les années 80, il développe un concept qu'il appelle l'identité narrative. L'idée de base est simple, on n'est pas une liste de faits, on n'est pas un CV, on n'est pas... une suite d'événements, on est l'histoire qu'on se raconte sur ces événements. Et cette histoire, on l'a construit en permanence, inconsciemment, depuis l'enfance. Chaque fois qu'on dit « je suis quelqu'un qui » , chaque fois qu'on explique pourquoi on a fait un choix, chaque fois qu'on justifie où on en est aujourd'hui, on raconte un chapitre de cette histoire. Le problème, c'est que la plupart des gens ne choisissent pas leur histoire, ils la subissent. Je suis d'accord, ça fait très cliché, mais... C'est un fait. Mac Adams, c'est marrant comme nom, il identifie deux grands types de récits dans lesquels les gens s'enferment. Le premier, c'est la séquence de rédemption. J'ai traversé quelque chose de difficile et ça m'a rendu plus fort. J'ai échoué et ça m'a appris quelque chose que je n'aurais jamais appris autrement. J'ai perdu quelque chose et ça m'a montré ce qui comptait vraiment. Personnellement, je fais partie de ces gens. J'essaye toujours de me dire, ok, j'ai besoin de cet événement-là pour me rendre compte et je... Je me crée, c'est ce que je me suis dit en écrivant d'ailleurs, je me crée cette séquence de rédemption. La deuxième, c'est la séquence de contamination. C'est j'avais quelque chose de bien, mais quelque chose est venu tout gâcher. J'étais sur la bonne voie et tout s'est effondré. J'aurais pu réussir, mais il s'est passé ça, j'ai eu des problèmes, machin. Et les études de M. McAdams, elles sont claires, c'est que les gens qui racontent leur vie avec des séquences de rédemption ont un bien-être qui est significativement plus élevé. C'est une meilleure santé mentale, c'est plus de résilience face aux obstacles. Ceux qui racontent leur vie avec des séquences de contamination ont plus de dépression, plus d'anxiété et moins de capacité à se projeter dans l'avenir. C'est la même vie, c'est les mêmes événements, mais c'est des histoires différentes avec des résultats différents. Et ce qui est intéressant, c'est que cette histoire n'est pas figée, on peut la réécrire. Et là, on arrive à M. James Payne Baker. Payne Baker, c'est un chercheur à l'université du Texas. Dans les années 80 et 90, il a fait une série d'expériences sur ce qu'il appelle l'écriture expressive. Le protocole, il est assez simple. Des participants écrivent pendant 20 minutes par jour, 4 jours de suite, sur un événement difficile de leur vie. Pas n'importe comment, plutôt en explorant leurs émotions, leurs pensées, et ce que ça a changé en eux. Et les résultats sont très très intéressants. Quelques semaines après l'expérience, les participants ont des niveaux de cortisol qui sont plus bas. Moins de visites chez le médecin, et une humeur qui est globalement meilleure. Ils ont littéralement... réécrit leur histoire. Et c'est pas juste une métaphore, parce qu'ils réécrivent leur histoire. Et en fait, c'est physiologique. Le cerveau, quand il met des mots sur une expérience chaotique, il commence à la structurer, cette expérience, à lui donner un sens. Et ce sens change littéralement la façon dont le corps réagit au stress. Donc concrètement, qu'est-ce que ça veut dire pour nous ? Ça veut dire que la question n'est pas Qu'est-ce qui m'est arrivé ? La vraie question, c'est comment est-ce que je raconte ce qui m'est arrivé ? Est-ce que vous êtes le personnage à qui la vie a fait des choses, ou est-ce que vous êtes le personnage qui a traversé des choses et qui avance quand même ? C'est pas du tout la même histoire, et c'est pas du tout la même vie, mais pourtant, c'est la même situation qui peut se passer. On connaît tous quelqu'un qui abuse, et t'as l'impression que la vie la détruit, alors que bon... Genre, je sais pas, quand il y a quelqu'un qui prend l'avion, tu vois, qui va dire « Ah, c'était horrible. On a attendu pendant 5 heures. Ensuite, il faisait une chaleur. Il faisait au moins 50 degrés dans l'avion. J'en pouvais plus. Après, j'étais à côté de quelqu'un qui puait et j'ai pas pu me lever pour aller aux toilettes. Et c'était horrible. » T'as pas pu aller aux toilettes parce que t'y es pas allé. Et t'as attendu 5 heures. Non, t'as attendu 1h30. Vous voyez ? Ce genre de personnes. Et petite parenthèse, mais un truc qui est intéressant que j'ai vu, que j'ai trouvé assez puissant, c'est que... Ok, on raconte une histoire. D'accord ? Vous avez vu les mots que j'ai utilisés ? Le vol que j'ai pris était horrible. Je me suis senti hyper mal. Le mec, il puait. En fait... Quand on utilise des mots, notre cerveau se met à la hauteur des mots qu'on a utilisés. Et quand on dit « je me suis senti hyper mal » ou quand on est pendant l'expérience et qu'on se dit « putain là je me sens hyper hyper mal » , notre cerveau se met à ce niveau-là et c'est très très difficile de redescendre ensuite. On va avoir un ressenti, d'accord ? On se sent un peu moyen. On a deux choix. Soit on se dit « je me sens » . hyper mal, c'est horrible. Soit on se dit je me sens pas trop trop bien. Et vous voyez, le pas trop trop bien, c'est genre 3 sur 10 d'intensité. Le hyper mal, c'est genre 9 sur 10. Et en fait, quand tu mets le curseur à 9 sur 10 dans la façon dont tu racontes les histoires, automatiquement c'est très dur de redescendre. Alors que quand t'as 3 sur 10, tu te dis je me sens pas hyper bien, ton cerveau va s'aligner par rapport aux mots que tu as utilisés. C'est assez fou. Et en fait, ça marche un peu régulièrement, tu vois. Quand tu dis, putain, là, la boulangerie, elle m'a pas dit au revoir, je me suis senti humilié. Ton cerveau va se mettre à un niveau d'humiliation. Alors que tu t'es senti, oh, c'était pas très poli, quoi, c'est pas sympa. 3 sur 10 versus 9 sur 10. Et les mots qu'on utilise ont un impact sur la personne qu'on est et la façon dont on vit les histoires. Donc concrètement, qu'est-ce que ça veut dire pour nous ? Ça veut dire que la question, on l'a dit, n'est pas... qu'est-ce qui m'est arrivé ? La vraie question, c'est comment je raconte ce qui m'est arrivé ? Et c'est pas du tout la même vie. Donc la prochaine fois que vous vous racontez pourquoi vous n'avez pas encore lancé ce projet, pourquoi cette relation n'a pas marché, pourquoi vous n'êtes pas encore là où vous voulez être, essayez de vous demander juste une chose. Est-ce que vous êtes dans une séquence de rédemption ou est-ce que vous êtes dans une séquence de contamination ? Est-ce que la spirale, elle est positive ou est-ce qu'elle est négative ? Parce que vous avez peut-être plus de contrôle sur la réponse que vous ne le croyez. C'est toujours des concepts qui peuvent être extrêmes, et surtout pas du tout adaptés à une situation personnelle, d'accord ? Si t'as un accident grave, bah oui, t'es dans une séquence de contamination. Encore une fois, j'appelle à la nuance, c'est important, c'est intéressant de s'y intéresser, en théorie, parce qu'il y a toujours des éléments qui peuvent nous faire évoluer, mais c'est toujours à modérer et à prendre sur un spectre plus large. Mais j'adore ces réflexions. Ok, on continue. On est en 2011, et Boyan Slat est un enfant de 16 ans. Il part en vacances en Grèce avec ses parents. La Grèce, c'est incroyable. C'est océan, c'est plongée, c'est haute turquoise, c'est salade grecque. Bref, c'est fou. Il prend son masque, il prend ses palmes et il y va, il plonge. Et là, on pourrait s'attendre à un truc paradisiaque, des poissons, des coraux, mais non. Lui, il voit du plastique, des sacs, des bouteilles, des fragments qui dérivent dans tous les sens. Plus de déchets que de vie marine dans l'une. des mères les plus belles du monde en théorie. Il remonte à la surface et il se pose une question. Pourquoi personne ne nettoie ? Bah ouais, c'est vrai ça, pourquoi ? Boyan Slat, c'est un ado de Delft, aux Pays-Bas, et son père est croate, sa mère est néerlandaise, dans un parcours qui sort de l'ordinaire, pas une famille de scientifiques, juste un adolescent, qui rentre de vacances avec une question en tête qu'il n'arrive pas à lâcher. Et il en fait son projet de science au lycée. Et en fait, c'est ce projet qui va le pousser à creuser un peu plus loin. Les experts ont déjà étudié la question, et leur réponse en gros c'est c'est impossible. Un nettoyage classique avec bateau, filet, équipe en mer, ça prendrait des milliers d'années. Ça coûterait des dizaines de milliards, ça détruirait la faune marine au passage, et ça produirait des tonnes d'émissions carbone. Donc la conclusion officielle de la science c'est laisse tomber. Sauf que Boyan Slat, lui, ne laisse pas tomber, et il passe un an à chercher, à tester des idées, à expérimenter, et il arrive à quelque chose de contre-intuitif. Et si, au lieu... d'aller chercher le plastique, on laissait le plastique venir à nous. Les courants océaniques concentrent déjà les déchets naturellement dans cinq grandes zones sur la planète. Les fameuses plaques de plastique. Il suffit juste, juste, de placer des structures passives sur ces courants pour capturer les débris sans moteur, sans carburant, sans équipage. Et en 2012, à 17 ans, ils présentent cette idée pendant un TEDx à Delft. TEDx, c'est des conférences qui sont assez cool. sur plein de sujets. La salle applaudit, super, t'as 17 ans, t'as plein d'idéaux, et il se passe rien. Donc, il continue, il s'inscrit en ingénierie aérospatiale à l'université de Delft, mais l'idée, elle lui reste dans la tête. Il continue à y travailler en parallèle de ses études, et il se passe 6 mois. Et un matin, il prend une décision. Il quitte la fac. Il a 300 euros en économie, et il fonde The Ocean. cleanup. En mars 2013, un site d'actualité repartage sa conférence TEDx. En quelques heures, la vidéo explose. Des milliers de personnes la regardent et en quelques jours, il y a 38 000 donateurs de 160 pays qui financent le projet à hauteur de 2,2 millions de dollars. L'ado, qui avait 300 euros, se retrouve à la tête d'une organisation internationale à 18 ans. Les premiers systèmes qui déploient dans le Pacifique Merci. Il s'appelle système 001 et système 001V. Et devinez quoi ? Ça flop ! Ça flop ! Bah ouais, système 001, il retient pas correctement le plastique. Du coup, il subit des dommages structurels. Il y a une section de 18 mètres qui se détache en plein océan. Et donc, bah, il se fait démolir. Les critiques arrivent de partout. The Guardian, The Washington Post, Popular Science, ils publient des articles sur cet échec. Il y a des scientifiques qui sortent des études pour dire que c'était évident depuis le départ, que ça fonctionnerait pas. C'est un gamin, c'est un rêve de gosse, pourquoi vous avez donné autant d'argent à ce mec ? Mais Boyan Slat ne recule pas, il continue. Il analyse, il corrige, il recommence. Et système 001B fonctionne. En 2019, il ramène les 60 premiers sacs plastiques du Pacifique à terre. C'est pas beaucoup, mais c'est une preuve. Ensuite arrive système 002 en... Il a trouvé des noms terribles, c'est pas très marketing, mais bon. En juillet 2021, System 002 collecte 9000 kilos en une seule mission dans le grand vortex du Pacifique Nord. Et après ça, les chiffres explosent. En 2024, The Ocean Cleanup bat tous ses records. 11,5 millions de kilos extraits des océans et des rivières, plus que toutes les années précédentes réunies. En 2025 ? 25 millions de kilos supplémentaires en une seule année. Et là, à sa place, t'as envie d'arriver et de dire « Bon les mecs, vos articles, qu'est-ce qu'ils... Quid de vos articles ? Qu'est-ce qu'on en fait ? » Parce que là, j'ai quand même chopé 25 millions. Et le total cumulé aujourd'hui, tenez-vous bien, plus de 45 millions de kilos retirés des eaux de la planète. Une tonne, c'est 1000 kilos. C'est énorme. Et entre-temps, Boyan, il a eu un autre déclic. En étudiant d'où vient le plastique océanique, il réalise un truc. C'est que 80% du plastique qui finit dans les océans, il arrive par les rivières. Et 1000 rivières spécifiques sont responsables de l'essentiel du problème. Du coup, il développe ce qu'il appelle des interceptors. C'est des barges autonomes, entièrement solaires, qui sont déployées directement dans les rivières pour venir bloquer le plastique avant qu'il atteigne la mer. Aujourd'hui, il y en a en Indonésie, en Malaisie, en République Dominicaine, au Vietnam et même à Los Angeles. Il a compris qu'il ne fallait pas juste vider la baignoire, il faut aussi fermer le robinet. Boyan Slat a aujourd'hui 31 ans, il a reçu le prix Champions of the Earth des Nations Unies en 2014. Forbes l'a mis dans son 30 under 30. Le roi de Norvège lui a remis un prix en personne. Le mec est arrivé, 18 piges, il a contredit ce que disait la science et les scientifiques reconnus, il s'est cassé de la fac. Excusez-moi l'expression, mais il a porté ses couilles. Et c'est beau, c'est beau. Merci, monsieur Boyan. Allez vous intéresser à l'histoire, c'est assez fou. C'est assez fou. Ok, on enchaîne avec notre dernière histoire de ce podcast sur un point un peu science. Quand je mange... C'est fou de commencer comme ça. Quand je mange le midi, je suis une grosse victime de la sieste post-repas. Le midi. C'est horrible. Genre, je pense être un peu plus sensible que la plupart des gens. Plus je mange de glucides, plus c'est le cas. Mais genre, le midi, je mange... Si tu m'envoies... Je mange jamais de trucs trop orientés glucides, de pâtes ou quoi, parce que tu m'envoies un plat de pâtes à midi, je meurs de 13h à 15h si je fais pas de sieste. Donc j'ai vraiment un gros down. Après manger, le midi, c'est l'enfer. Du coup, j'ai commencé à regarder des études, parce que ça me faisait chier de comment orienter un peu ma diète et ma façon de me nourrir, pour ne pas avoir ce nez, parce que j'aimerais avoir un peu plus d'énergie dans cette période-là. Et c'était terrible. Quand j'étais au lycée ou à la fac, j'étais comme ça, à 13h. Les yeux qui se fermaient. C'était horrible. Donc j'ai commencé à regarder des études. Il ne faut pas trop manger de glucides, mangez plutôt des protéines le midi. Et je me suis intéressé aux jeûnes intermittents. Et il y a pas mal d'informations intéressantes qui vont dans la direction de ce type de pratiques. Le jeûne intermittent, c'est quoi ? C'est manger uniquement dans des fenêtres déterminées. Donc ça dépend du type de jeûne que vous faites. Par exemple, il y a des jeûnes intermittents où tu ne manges pas de 20h à midi. Et du coup, tu as une fenêtre de 16h pendant laquelle... tu ne te nourris pas et tu ne manges que de midi à 20h. C'est ce qu'on appelle du jeûne 16-8. Tu as 16h de jeûne, 8h de fenêtre de repas. Tu as 18-6, tu as 20-4, etc. Moi, naturellement, je ne mangeais pas le matin. Donc je faisais un jeûne un peu... Je ne mangeais pas de 20h à midi. Et je me suis dit, est-ce que je ne pourrais pas prolonger un peu ça ? Et du coup, j'ai regardé vraiment si c'était positif. Quand on mange, on a des pics d'insuline. L'insuline, c'est l'hormone qui va rentrer le sucre dans les cellules pour pas qu'il y ait trop dans le sang, grossièrement. Quand on jeûne, l'insuline baisse, ce qui favorise la lipolyse, qui est la dégradation des graisses stockées. Mais surtout, le jeûne intermittent réduit la résistance à l'insuline sur le long terme. Pourquoi ? Parce qu'il y a moins d'activation d'insuline, parce qu'on a des fenêtres pendant lesquelles on mange plus petites, et donc on a des grandes fenêtres sans activation d'insuline. réduit la résistance à l'insuline, ça améliore la façon dont notre corps gère le sucre sanguin, ça permet aussi de réduire certains marqueurs inflammatoires, et ça permet de produire ce qu'on appelle de la BDNF, qui est une protéine qui favorise la neuroplasticité. C'est pour ça que quand on jeûne, il y a une sensation de clarté mentale. Là où moi, personnellement, le jeûne m'aide beaucoup, c'est sur le côté gestion de l'alimentation et de mon énergie. En général, je mange à peu près de 15h à 20h, donc je jeûne jusqu'à 15h. Et ça me permet d'avoir beaucoup beaucoup plus d'énergie pendant la journée, de pouvoir aussi me faire plaisir sans me restreindre, et par exemple je trouve ça beaucoup plus facile de tenir une sèche en format de jeûne intermittent. En plus du fait que ça favorise énormément de marqueurs et que ça laisse notre estomac respirer un petit peu, sans avoir besoin de lui donner du travail en permanence. Il y a beaucoup d'études sur le jeûne intermittent. Il n'y a pas énormément d'études en général sur le jeûne. La raison principale de ça, c'est que le jeûne ne fait gagner d'argent à personne. Les études, elles doivent être financées par quelqu'un. Sauf que le jeûne, tu ne manges pas. Qui gagne de l'argent dans l'histoire ? Personne. Donc il n'y a pas énormément d'études vraiment profondes sur le jeûne, mais les rares études qu'il y a ne montrent pas ça comme un côté... révolutionnaire, d'accord, mais montre que le jeûne intermittent, le jeûne un peu plus long, c'est un autre débat, mais le jeûne intermittent est vraiment positif et favorise la diminution des marqueurs inflammatoires, la réduction de résistance à l'insuline, et aussi le fait qu'on est dans une société où la majeure partie des gens sont en surpoids, et donc c'est aussi un sujet de santé publique, un sujet qui existe, c'est que si tu réduis ta fenêtre d'alimentation, tu ne te restreins pas, mais tu peux avoir un quota calorique qui est suffisant, parce que, bah, vas-y, bon courage pour manger, je sais pas, 5000 calories sur 4 heures. Possible, mais compliqué. Donc, très intéressant, il y a plein de façons de gérer son corps, et je trouve ça assez passionnant. Le champion du monde de Jiu-Jitsu qui s'appelle Mikey Musumeche, par exemple, ne mange, c'est un gars qui est d'origine italienne, et il ne mange que le soir. Donc il s'entraîne 10-12 heures par jour, c'est... Voilà, il doit brûler... Il doit brûler entre 5 et 10 000 calories par jour. Il ne mange que le soir. Et il mange genre pizza et pâtes uniquement. Et ses protéines, il les a dans le fromage et tout. Et tout le monde dit mais c'est une aberration. Et lui il dit écoutez les mecs, je me sens mieux, je suis plus fort. J'arrive beaucoup plus à tenir ma diète et à faire le poids quand j'ai des combats. Donc oui, c'est techniquement une aberration mais ça marche. Et je trouve ça fou à quel point le corps... est capable de simplement être très adaptable et aussi très personnel en fonction de ce qui marche. Et certaines choses qui vont marcher pour certaines personnes ne vont pas marcher pour d'autres. Moi je sais que c'est très facile pour moi de ne pas manger le matin. Il y a des gens pour qui c'est très très compliqué. Donc c'est fou, c'est assez intéressant, mais j'aime beaucoup ces études de creuser un petit peu ce qui marche et ce qui ne marche pas. Et du coup ça permet aussi d'adapter la façon dont on travaille, parce que par exemple mes entraînements je les fais plutôt le soir. Parce que les entraînements à jeun, c'est pas la folie, c'est désagréable. Et tu as tout cet équilibre de gestion d'énergie, et je trouve ça passionnant. C'est le sujet de longévité, c'est le sujet de comment tu gères ton énergie en ayant un mélange entre ton sommeil, ta nutrition, ton stress, le sport, le taf, l'organisation. C'est une sorte de jeu de gestion au final. C'est une sorte de jeu de gestion qui est assez génial. Voilà les amis, c'est la fin de ce podcast. J'espère que vous avez passé un bon moment. Je vous fais des bisous. Dites-moi dans les commentaires les sujets qui vous plaisent. Faites-moi un petit signe dans les commentaires, c'est toujours très agréable. On est toujours entre 3 et 5 000 à regarder ce podcast. Donc c'est génial, n'oubliez pas de vous abonner, de mettre un petit like si ça vous a plu. Et on se revoit la semaine prochaine. Ciao !