- Sandrine Corbiau
Bonjour et bienvenue dans "J'ai 50 ans et alors?", un podcast qui accompagne nos transitions. Je suis Sandrine Corbiau, j'adore faciliter les liens, les prises de conscience et le changement. Dans ce podcast, je vous partage des inspirations, des réflexions, des rencontres qui enrichissent mon quotidien. Pas de recettes toutes faites, juste des moments authentiques pour vous inspirer. Un rendez-vous qui fait du bien, une parenthèse qu'on s'octroie dans son quotidien pour marcher vers soi à son rythme. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Alors aujourd'hui, on va vous parler de la joie d'écrire son histoire et si justement notre histoire méritait d'être racontée. Pas pour devenir un écrivain, ni pour... publier un livre, mais peut-être pour laisser une trace, transmettre ou comprendre certaines parties de notre histoire. Mon invitée aujourd'hui est Magali De Rijck. Elle accompagne depuis plusieurs années des personnes dans l'écriture de leurs récits de vie et dans son livre qui s'appelle « La joie d'écrire son histoire » , elle nous invite avec beaucoup de simplicité, de conseils pratiques, à se mettre à écrire. Juste. pour le plaisir d'écrire ou d'oser dire qui on est, d'oser raconter, d'oser se raconter. Bonjour Magali. Bonjour Sandrine. Bienvenue dans cette émission.
- Magali De Rijck
Merci.
- Sandrine Corbiau
Alors, comme chaque fois dans cette émission, on va prendre un temps pour faire connaissance avec notre invité. Je t'ai présenté brièvement, mais est-ce que toi, tu peux justement te raconter qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui tu accompagnes ? les personnes dans l'écriture de leur récit de vie. Qu'est-ce qui fait que tu es arrivée là ? Quelle est ton histoire ?
- Magali De Rijck
Je pense que les histoires ont toujours fait partie de ma vie d'une manière ou d'une autre, sans que ce soit forcément volontaire dès le départ non plus. Quand j'étais petite fille, j'invitais tous les mercredis des copines à la maison et on inventait des histoires qu'on mettait en scène. Mes parents étaient priés de venir assister à la représentation à la fin de l'après-midi. Et voilà, ça a toujours continué comme ça. Après...
- Sandrine Corbiau
Tu as toujours aimé les histoires.
- Magali De Rijck
J'ai toujours aimé les histoires. J'ai toujours aimé les histoires et sous n'importe quelle forme. Qu'on me la raconte parce que c'est un souvenir, ou bien les contes, ou un film, ou un roman. Voilà, toutes les formes d'histoires m'intéressent. Donc pas uniquement de la fiction, mais aussi des histoires réelles. Des histoires qui sont arrivées aux gens. C'est peut-être aussi pour ça que je suis plus quelqu'un qui écoute que quelqu'un qui parle. Et je remarque que quand je me mets à écouter, en général, les gens ne s'arrêtent plus. Donc ça, il a fallu que j'apprenne à changer un peu, parce que finalement, l'échange, ce n'est pas un monologue. Donc c'est finalement par le dialogue et en s'intéressant à l'autre et en posant des questions qu'en fait, on creuse un peu plus loin. et qu'on comprend un peu mieux les dessous des grandes lignes. Et qu'est-ce qui se passe alors quand t'écoutes ? Qu'est-ce qui se passe chez la personne qui parle ? Chez toi. Chez moi. Eh bien déjà ça me fait complètement sortir de mon quotidien. J'ai pas toujours si facile à me concentrer, mais par contre quand on me raconte une histoire, là c'est tout à fait évident. Donc je me plonge dedans tout de suite et je ne pense plus à rien d'autre. Je ne compare pas avec des choses que je connais, je ne ramène pas à ma propre histoire. Donc je suis 100% dans l'histoire de la personne, dans son monde à elle.
- Sandrine Corbiau
C'est génial.
- Magali De Rijck
Et en fait, je n'avais pas réalisé avant de changer de métier, je n'avais pas réalisé qu'en fait c'était une compétence qui n'était pas forcément... partagée par tout le monde. C'est une spécificité quand même. Je pensais que c'était normal de se plonger comme ça. Que tout le monde avait ça. Même si je me rendais bien compte qu'il y en avait qui étaient plus capables d'écouter que d'autres. Mais le fait vraiment d'être plongée, d'être complètement imprégnée dans l'histoire de quelqu'un, ça oui, c'est quelque chose de particulier. Et c'est quelque chose qui me fait du bien en fait. de vraiment me plonger dans l'histoire de quelqu'un d'autre parce que ça me fait découvrir plein de choses. J'apprends énormément de choses. Ça me fait vraiment découvrir la personne dans ce qu'elle est de manière authentique et intime. Et je trouve que c'est chaque fois vivifiant, rafraîchissant, intéressant, même si ce ne sont pas toujours des histoires faciles. Donc ça n'a rien à voir avec la... Avec la facilité ou la difficulté d'une vie, mais c'est une joie d'écouter et de s'imprégner l'histoire de quelqu'un, même quand le sujet n'est pas évident.
- Sandrine Corbiau
Donc c'est rentrer dans l'imaginaire, dans la vie de l'autre. Et donc tu disais que tu étais une petite fille qui adorait les histoires. Quel est ton chemin alors pour arriver aujourd'hui là où tu en es ? Coach en écriture ? On dit coach ?
- Magali De Rijck
On peut dire coach. Donc au départ, pendant des années, j'ai d'abord aimé les histoires juste parce que j'aimais les histoires. Donc je n'ai pas cherché à savoir ce que j'allais en faire du tout. D'abord, je n'imaginais pas qu'on puisse en faire quelque chose déjà. Et puis voilà, j'ai grandi et à la fin de mes humanités, j'ai aussi toujours beaucoup aimé l'histoire avec un grand H. En fait, encore avant d'aimer les récits de vie, j'ai développé vraiment une passion pour l'histoire avec un grand H, comme je dis, mais toujours avec une approche par la petite histoire. Donc, ce qui m'intéresse, par exemple... Dans la seconde guerre mondiale, c'est la manière dont les gens vivaient. C'est pas tellement les dates des batailles, etc. qui m'intéressent. C'est plutôt la manière dont les gens vivaient. Et donc, je me suis inscrite en faculté d'histoire. J'ai échoué. Et puis, je me suis dit, qu'est-ce que je fais maintenant qui peut me garder proche de l'histoire ? Et j'ai fait un régenda en français-histoire. Donc, le régenda, c'est les études qui te permettent de devenir prof. Donc, tu n'étudies plus l'histoire, tu étudies la pédagogie. au travers des matières quand même spécifiques. En humanité, on n'est pas prof de toutes les matières. Et là, j'ai découvert le conte. Enfin, j'ai redécouvert le conte. Je me suis rendue compte que c'était encore un autre secteur littéraire qui m'a énormément plu. Et quand je suis devenue prof, alors j'ai été très peu prof d'histoire, mais j'ai été beaucoup plus prof de français et j'essayais de passer un maximum de temps sur le conte. contes avec les élèves. J'enseignais surtout en première et en deuxième secondaire. Et d'abord, il fallait convaincre les élèves que ce n'était pas spécialement des histoires que pour les enfants, qu'il y avait plein de choses à découvrir dedans, que c'est vraiment un tremplin pour apprendre l'écriture que je trouve absolument formidable. Et voilà. Donc, j'ai beaucoup travaillé les contes avec eux, entre autres choses. Et voilà, de fil en aiguille, je te passe les détails, mais au bout d'une dizaine d'années, les choses avaient fort changé aussi. à l'école dans laquelle je travaillais, les programmes avaient changé, etc. Et donc, entre-temps, j'avais l'idée de fonder ma petite entreprise qui s'appelle La Plume qui gratte. Alors, je l'ai d'abord lancée à mi-temps. Mais en fait, un mi-temps prof, quand tu es consciencieuse, c'est un temps plein payé mi-temps. Parce que tu as plus de temps, donc tu donnes plus de boulot. Tu t'en impliques dans plus de projets et je me suis dit voilà ça va pas et donc j'étais frustrée des deux côtés parce que d'un côté j'avais pas le temps finalement de développer la plume qui gratte et de l'autre j'avais plus le temps officiel pour m'investir à fond dans l'école non plus. Et puis c'est comme ça que j'ai décidé de franchir le pas et de me lancer à temps plein dans la plume qui gratte en me disant si je ne le fais pas je le regretterai toute ma vie quoi.
- Sandrine Corbiau
Et donc il y a combien de temps alors que tu... Tu lances à temps plein ?
- Magali De Rijck
À temps plein, c'est depuis 2018. Ok.
- Sandrine Corbiau
Et donc tu accompagnes les gens à écrire leur histoire. Mais j'avais envie... Est-ce que c'est sociétal ? On est entouré de réseaux sociaux où les gens passent leur temps à dire ce qu'ils font, ce qu'ils sont, ce qu'ils... Quelle est la différence avec le récit de vie ? Parce que le récit de vie, j'ai quand même l'impression que c'est beaucoup plus profond. On est dans une société assez narcissique. qui... Qu'est-ce que tu penses, toi, de tout ça ? Et quelle est la place du récit de vie dans nos sociétés ? Qu'est-ce qui fait qu'on en a besoin aujourd'hui ?
- Magali De Rijck
Alors, je pense qu'effectivement, il y a la question de l'image qui a pris une place prépondérante et qui fait que tout le monde a envie d'avoir une place dans ce grand kaleidoscope d'images. On a envie de montrer qu'on existe aussi par là. Mais je n'associerai jamais les... post qu'on peut faire sur les réseaux sociaux à du récit de vie parce que c'est pas du tout la même finalité, on répond pas du tout aux mêmes besoins et puis surtout c'est de l'instantané alors que le récit de vie c'est vraiment un temps long. Écrire un récit de vie ça prend vraiment beaucoup plus de temps que d'écrire juste un petit épisode sur un post. Oui c'est sûr,
- Sandrine Corbiau
mais j'ai l'impression qu'avec les réseaux sociaux il n'y a plus rien qui s'imprime en fait, on est tellement bombardé d'infos il y a tellement, c'est tout le temps que justement écrire son récit de vie, est-ce que ce n'est pas juste ? se poser et décider d'écrire sur soi, d'écrire quelque chose, justement, il y a quelque chose qui peut s'imprimer.
- Magali De Rijck
Voilà, c'est exactement ça. D'ailleurs, c'est un des bénéfices, je trouve, de l'écriture en général, et de celle du récit de vie en particulier, c'est qu'on est vraiment à contre-courant de ce qu'on fait actuellement, c'est-à-dire dans la vitesse, dans l'éphémère, et on se donne le temps, déjà on se donne un temps pour soi. Et puis on s'attèle à un projet qui demande de se redocumenter, se réinterroger, prendre le temps d'écrire, de réfléchir, de revenir, de retravailler, etc. Et de prendre du recul aussi sur sa propre histoire. Donc c'est ça que je disais aussi, c'est rien d'instantané. On ne va pas écrire et puis paf, publier. Quand on écrit un récit de vie, ça prend minimum deux mois. Ça peut même prendre des années. Moi je trouve qu'il faut quand même toujours avoir une date de finalisation en tête, parce que sinon on ne pourrait jamais arrêter, parce qu'en plus nos vies elles continuent tant qu'on est vivant, donc où s'arrêter ? Mais effectivement, et je pense que la raison pour laquelle les gens ressentent de plus en plus le besoin d'écrire leur histoire, c'est parce qu'ils ne sont plus de manière aussi évidente rattachés à une communauté, ni à une identité qui leur est donnée. De facto, en fait.
- Sandrine Corbiau
Tu peux expliquer ?
- Magali De Rijck
Eh bien, auparavant, on faisait partie d'un village, on appartenait à une religion, on appartenait à une entreprise, à une famille. Et maintenant, en fait, les gens qui commencent dans une entreprise et qui terminent dans la même, ça n'existe presque plus. Les gens, la plupart du temps, déménagent au moins quelques fois dans leur vie. Les familles, parfois les racines se coupent parce que soit on a déménagé, soit on a moins de contacts, on est moins en cohésion. Et tout ça est dû à une époque qui devient plus individualiste. Et je ne dis pas que c'est péjoratif l'individualisme, mais l'individu est au centre maintenant. On ne va plus forcément rester au même endroit pour continuer à appartenir à cette communauté. On va chercher à développer sa propre identité, son propre chemin. Mais du coup, on se coupe souvent de nos racines. Et je pense que le récit de vie, d'abord, il peut exister parce que la société est devenue plus individualiste. Avant, on ne se racontait pas une mention. Mais en plus, le récit de vie vient réparer certaines dérives de l'individualisme, dans le sens où elle permet de se réapproprier son histoire, de creuser à nouveau, de retrouver d'où on vient, et peut-être un peu mieux, de savoir où on va aussi.
- Sandrine Corbiau
Est-ce que ce serait une réappropriation de soi pour être mieux en lien avec les autres ? Est-ce qu'il y a de ça ?
- Magali De Rijck
En tout cas, c'est une réappropriation de son parcours et de son histoire. Après, pour être mieux avec les autres, je dirais que ça appartient à chacun. Oui, c'est ça.
- Sandrine Corbiau
Mais pour être dans un lien, enfin pas pour, j'aime pas l'idée de pour, mais il me semble que quand on connaît et qu'on se réapproprie son histoire, ses racines... On peut être dans un autre lien à l'autre.
- Magali De Rijck
De toute façon, parce qu'on est déjà plus au clair avec qui on est, oui, le lien peut être plus clair aussi et peut-être plus authentique.
- Sandrine Corbiau
Et donc, il y a beaucoup de... Dans ton livre, tu décris... Il y a beaucoup de résistance et de peur. Tu peux un peu nous expliquer quelles sont les peurs ? Il y a beaucoup de gens qui ont envie d'écrire, mais qui se disent « Non, ce n'est pas pour moi » ou « Je ne suis pas assez ceci, pas assez cela » . Tu peux nous expliquer un peu quelles sont les principales peurs ? peurs ou les principales résistances que tu rencontres et comment on peut transformer ces résistances ?
- Magali De Rijck
Alors, il y en a plein, mais j'en ai repéré une petite dizaine qui sont les principales. Parmi celles que j'entends le plus souvent dans ces dix-là, la première c'est « ma vie n'est pas assez intéressante » . Et la deuxième c'est « je ne suis pas littéraire » . Et la troisième c'est « je ne sais pas comment m'y prendre » .
- Sandrine Corbiau
Et qu'est-ce que tu leur dis alors à ces gens-là ?
- Magali De Rijck
Alors par rapport à la vie qui n'est pas assez intéressante, déjà je m'affole tout de suite en disant mais non mais c'est pas possible, c'est pas vrai. Toutes les vies, je suis vraiment convaincue de ça, c'est que toutes les vies sont intéressantes. Souvent pour les personnes très âgées, ce sont les enfants qui font la demande à leurs parents de me confier leur histoire pour qu'elle soit écrite. Et souvent les gens arrivent chez moi en disant mes parents qui veulent que... Mes enfants qui veulent que j'écris mon histoire, mais moi je ne sais pas très bien ce que je vais raconter, ma vie n'est pas très intéressante, j'ai rien fait de spécial. Et puis en fait, en creusant et en les écoutant, elles se rendent compte en fait que finalement, leur chemin c'était pas rien. Même dans une vie apparemment ordinaire et banale, chaque parcours a eu ses obstacles, ses difficultés, ses deuils, ses joies, ses peines. Pour la famille qui va recevoir le récit, c'est vraiment un cadeau, parce que c'est rare qu'on s'asseye et qu'on dise « Vas-y, maintenant, raconte un peu comment tu as vécu ceci, cela. » On ne sait même pas forcément ce qu'ont vécu nos parents, nos grands-parents. Donc c'est déjà compliqué parfois aussi de les questionner. Et puis parfois, il y a de la pudeur aussi. Parfois, raconter à quelqu'un qu'on ne connaît pas, c'est plus facile aussi. C'est plus facile. Moi, je suis neutre quand je les écoute. On ne raconte pas les choses de la même façon à sa fille qu'à quelqu'un qui est là juste pour écouter. Et donc le fait que toutes les vies sont intéressantes, ça c'est vraiment quelque chose que... C'est une chose dont j'ai envie de convaincre les gens, vraiment, que toutes les vies méritent d'être écrites, ne fût-ce que pour soi et pour son entourage proche. On n'est pas obligé de vouloir publier, ni de diffuser dans le monde entier, déjà, l'existence de son histoire par écrit. Les enfants, les descendants, les proches, les amis, etc. sont toujours heureux d'y avoir accès, en fait.
- Sandrine Corbiau
Il y a une question de transmission aussi.
- Magali De Rijck
Oui, c'est ça. Donc ça, c'est... effectivement ça concerne davantage les récits de transmission alors quant au fait je ne suis pas compétente, je ne suis pas littéraire je ne sais pas écrire ça c'est aussi souvent une croyance souvent les gens qui croient qu'ils ne sont pas littéraires ou qu'ils ne savent pas écrire c'est parce qu'ils n'ont pas encore vraiment essayé et puis aussi parce qu'ils se mettent peut-être La barre très très haut. Peut-être qu'il se compare à Victor Hugo ou à Agnès Renaud. Alors qu'on peut écrire de manière très simple, sans vouloir faire des faits, sans vouloir faire de littérature. L'écriture, ça peut ne pas être de la littérature aussi. La littérature, c'est un art. Et les écrivains, ce sont des artistes. Mais on a le droit d'écrire sans être un artiste, sans être un écrivain. À partir du moment où on a envie d'écrire, on écrit. Voilà, c'est tout. Et puis après, il y a plein de façons de se faire aider, de se faire corriger, de chercher une aide pour la structure. Moi, je ne répare pas ma voiture toute seule. J'ai un comptable qui m'aide à faire mes comptes. Il y a plein de choses que je délègue finalement dans ma vie. On peut aussi déléguer certaines parties du travail d'écriture, si on n'est pas à l'aise dans certains aspects.
- Sandrine Corbiau
Et se faire épauler.
- Magali De Rijck
Mais l'écriture en tant que telle, elle appartient à tout le monde, elle n'appartient pas qu'aux littéraires, entre guillemets.
- Sandrine Corbiau
Et tu parles de comment transformer ces résistances en porte ouverte vers soi, vers l'autre. Qu'est-ce que tu as envie de leur dire à tous ces gens qui n'ont pas envie de s'y mettre ou qui ont peur ? Ce serait quoi le message ?
- Magali De Rijck
Je leur dirais qu'ils vont découvrir plein de choses en fait, en cours de route, ce qu'ils ne soupçonnent pas. Alors souvent, on veut écrire pour une raison particulière et puis finalement, on découvre plein d'autres bienfaits en cours de route aussi. Et puis, comme c'est un projet de longue haleine et qui est quand même, pour laquelle on a quand même un résultat à la fin, un résultat tangible et concret, On sort de là vraiment avec une grande fierté, en fait, d'avoir... d'être parvenu au bout de ce processus-là. Et donc voilà, c'est comme chaque fois qu'on se lance dans un projet, il y a toujours un risque, il y aura toujours des difficultés, il y aura toujours des choses moins drôles. Mais voilà, je pense vraiment que si on veut vraiment le faire, pas si c'est juste une idée comme ça, mais si c'est vraiment un désir profond et qu'on le fait, qu'on s'y met, je pense que ça fait vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup de bien. de voir les choses avancer, progresser petit à petit, de les voir déposer aussi.
- Sandrine Corbiau
Parce que tu écris aussi, écrire son histoire c'est aussi se découvrir autrement.
- Magali De Rijck
Oui, parce qu'un souvenir en appelle à un autre. C'est comme quand on tire sur un fil et que la pelote se dévie petit à petit. Il y avait un monsieur qui est venu chez moi l'autre jour, il me parlait de son père, de sa relation avec son père. Et il me dit, en fait, j'ai... j'ai que deux bons souvenirs avec mon père. Et il me raconte les deux bons souvenirs. C'est pas qu'il a 36 000 mauvais souvenirs, mais il y avait vraiment deux souvenirs, deux bons souvenirs marquants. Et puis, en me racontant le deuxième, il dit « Ah mais non, mais en fait, il y en a encore un troisième. Et puis, il y en a encore un quatrième. » Et c'est vraiment en parlant que c'est revenu. Donc, oui, on se redécouvre parce que le... Le temps aussi, cette question du temps pour moi est importante. Le temps qu'on prend pour écrire et revenir sur ce qu'on a écrit nous permet, avec le recul des années évidemment, puisqu'on parle du passé, de s'interroger autrement, de regarder sa vie autrement et peut-être de découvrir des fils rouges là où on pensait qu'il n'y avait que de hasard par exemple. On se dit tiens, par exemple si je prends mon fil rouge à moi, qui sont les histoires, j'ai pas... J'ai pas fait toujours des choix conscients, d'ailleurs j'ai fait, à part le dernier qui était de me lancer comme indépendante dans la plume qui gratte, j'ai pas vraiment fait de choix très conscients vers ce qui m'amène à faire ce que je fais aujourd'hui en fait. Mais en repensant à son passé, on peut redégager ce fil rouge et comprendre en fait la cohérence qu'on a tous dans notre parcours.
- Sandrine Corbiau
Oui, c'est remettre du sens en fait.
- Magali De Rijck
Aussi.
- Sandrine Corbiau
Et c'est aussi réveiller les histoires qui nous font du bien.
- Magali De Rijck
aussi,
- Sandrine Corbiau
oui bien sûr parce que se dire qu'on n'a pas eu de souvenirs avec son grand-père ou qu'on n'a pas eu de souvenirs avec l'un l'autre et puis qu'en fait ou réveiller aussi son club de vie nos amis, les amis qui nous entourent qui nous font du bien aller réveiller les histoires qui font du bien c'est tout bénéfique en fait mais oui
- Magali De Rijck
Et puis c'est aussi se transformer un peu en archéologue de sa propre histoire. C'est rouvrir les albums photos, c'est relire ses courriers. Et tout à coup, on tombe sur des documents qu'on avait complètement oubliés. Et ça fait rejaillir une foule de choses. Et on repense à des gens qu'on a aimés ou avec lesquels on a fait un bout de chemin. Puis avec la vie qui avance, on les a... On n'y pense plus, on les a oubliés, et puis voilà, ils ressurgissent. Et effectivement, ça peut aussi faire souvenir plein de toutes petites choses heureuses, des sensations, la texture de la nappe en toile serrée sur une table, une odeur. Et quand on prend le temps de se remémorer tout ça et d'assembler tout ça, c'est tout un monde qui réjaillit. en fait on se fait un... On se fait un film avec... complètement hors budget pour Hollywood, à chaque fois quoi.
- Sandrine Corbiau
Donc ce serait réveiller nos mémoires, nos mémoires autobiographiques, nos mémoires qui nous ont construits, ce serait...
- Magali De Rijck
Oui, ça réveille nos mémoires, c'est exactement ça. Je ne pense pas que j'ai utilisé ce terme-là, mais il me plaît bien. Oui, ça réveille nos mémoires.
- Sandrine Corbiau
Et tu as quel âge toi ? Tu as aussi 50 ans ?
- Magali De Rijck
J'ai bientôt 53.
- Sandrine Corbiau
Ça a été quoi pour toi 50 ans ? Est-ce que c'est une transition aussi qui permet de...
- Magali De Rijck
Moi je ne l'ai pas vécu comme une date clé du tout. D'ailleurs aucun de mes anniversaires je les vis vraiment comme des dates clés. Pour moi c'est vraiment un jour qui vient en plus des autres et puis on change de chiffre. Maintenant, c'est vrai qu'on n'est pas les mêmes à 50 qu'à 40, ni qu'à 30, ni ainsi de suite. Et moi, je trouve que la cinquantaine, ça a l'air chouette. Je ne suis encore qu'au début, mais je trouve qu'on est quand même beaucoup plus en paix avec beaucoup de choses. On commence à récolter aussi, je trouve, davantage que les années précédentes, où on a beaucoup construit, agi. Là, j'ai l'impression qu'on peut un peu plus se contempler, regarder, profiter. Je ne dis pas s'arrêter, loin de là, mais en tout cas, je trouve qu'on... Enfin, en tout cas, moi, j'ai l'impression de récolter tout ce que... En tout cas, certaines choses que j'ai semées un peu à tout vent pendant des années.
- Sandrine Corbiau
Oui, et ce serait peut-être aussi le moment, pour certains ou certaines qui nous écoutent, de... de regarder le fil rouge, de prendre le temps, de réfléchir, de réveiller ses mémoires enfouies, de voir tout le chemin parcouru, tout le fil rouge de sa vie en fait, et de se demander, voilà j'ai fait tout ça, maintenant qu'est-ce que j'ai envie ? Et donc le récit de vie peut aider aussi à cette période.
- Magali De Rijck
Oui, et il peut aider non seulement à regarder le passé, mais aussi à, à mon avis, peut-être même mieux préparer le futur. À 50 ans, on est encore jeune, mais on a déjà de l'expérience. Donc je trouve qu'on a encore plein de choses à faire, mais il y a peut-être des choses qu'on n'a plus envie de faire de la même façon. Et parce que justement, on va dire que les 10, 15, 20 années qui nous restent à être vraiment actifs, si on a envie d'être actifs, peut-être que ça vaut la peine de ne pas répéter certains schémas ou de changer certains procédés. Ou processus, quoi.
- Sandrine Corbiau
Oui, exactement. Et le récit de vie, ça pourrait être un temps pour s'asseoir, réfléchir, regarder en arrière pour mieux regarder en avant.
- Magali De Rijck
Mais c'est ça, c'est le récit de vie de bilan. Pour moi, il y a trois grandes catégories de récits de vie. Il y a le récit de vie de transmission. On a parlé tout à l'heure, quand on arrive à la fin de sa vie, qu'on a envie de laisser une trace pour soi, pour les autres. Il y a le récit de vie de témoignage. quand on estime avoir vécu quelque chose de très particulier et qui pourrait aider, par exemple, d'autres personnes qui vivent la même chose, à mieux comprendre, à avoir des pistes, des exemples d'autres personnes qui ont vécu la même chose, avoir des pistes. Et alors, il y a le récit de vie de bilan. Je le dis tout de suite, je ne suis pas du tout thérapeute, mais je dois bien reconnaître qu'il y a quand même un effet thérapeutique. au récit de vie, de bilan qui est, voilà, j'arrive à tel moment de ma vie, alors ça peut être le jour des 50 ans, mais ça peut aussi être un changement de métier, un déménagement, un divorce, le fait de devenir grand-parent, de déménager, tous les changements, toutes les grandes étapes pour moi sont l'occasion d'écrire. Oui,
- Sandrine Corbiau
c'est chouette. Ça donne envie, ça donne envie de s'y mettre. Qu'est-ce que t'attends ? Peut-être un jour, oui, oui, peut-être un jour,
- Magali De Rijck
peut-être.
- Sandrine Corbiau
Et donc toi tu accompagnes, mais on peut être accompagné seul, mais aussi en groupe.
- Magali De Rijck
Oui, alors on peut aussi ne pas être accompagné du tout, on peut le faire tout à fait tout seul. Pour ceux qui le font tout à fait tout seul, je dirais quand même qu'il faudra au moins quelqu'un d'autre pour relire ce qu'on a écrit, si on veut le diffuser, c'est quand même le minimum vital. On peut être accompagné en individuel, soit en racontant son histoire à quelqu'un, et ce quelqu'un se charge de l'écrire pour la personne, ou alors on peut l'écrire soi-même. en étant là aussi accompagné individuellement en cours d'écriture ou alors aussi on peut aussi écrire soi-même sans être accompagné en cours d'écriture mais en profitant d'un groupe de personnes qui font la même chose donc écrivent chacun leur récit de vie et qui sont coachés par quelqu'un qui leur donne au fur et à mesure des conseils, des pistes mais aussi qui les invitent, enfin voilà c'est ce que je fais avec mon groupe que je vois en ligne une fois tous les mois on a été voir Tam Tam Kidam il n'y a pas longtemps ensemble tu peux réexpliquer ? moi j'ai été voir aussi le jour on était dans la même salle en plus donc Tam Tam Kidam c'est une association qui met du récit de vie en scène donc il y a 5 Kidam j'aime beaucoup leur nom parce que Tam Tam ça veut dire j'annonce je fais du bruit et le Kidam c'est quelqu'un d'ordinaire monsieur madame tout le monde Et donc ce sont cinq personnes qui racontent une tranche de vie ou leur passé ou qui tournent autour d'un thème de leur vie pour dire quelque chose, pour délivrer quelque chose. Ils ont chacun dix minutes. Donc c'est aussi un travail d'écriture, mais qui est très différent évidemment, parce que là, ça demande une construction dramatique, enfin dramatique dans le sens pour que ça soit transposable sur la scène, et en plus très synthétique. Donc c'est encore autre chose. mais là On est face à un public, on sent tout de suite la réaction des gens, ce qu'on n'a pas avec un livre évidemment. Mais voilà, moi je trouvais l'expérience vraiment bluffante. Génial.
- Sandrine Corbiau
Mais donc toi tu accompagnes les groupes aussi, une fois par mois en ligne ?
- Magali De Rijck
Oui, voilà, c'est ça. C'est un programme qui met à disposition des modules vidéo dans lesquels on a le mode d'emploi du récit de vie. en 16 modules avec plein d'étapes. Et on se voit, enfin pour ceux qui veulent, une fois par mois en visio, on peut partager des extraits, on parle de là où on en est, on a les encouragements, on a les halboles, on a les pistes, et puis petit à petit, on commence à bien se connaître.
- Sandrine Corbiau
Il y a aussi le sentiment d'appartenance qui se développe avec d'autres qui écrivent.
- Magali De Rijck
Avec d'autres qui écrivent, oui, parce que l'écriture, c'est quand même... malgré tout toujours très solitaire et donc je trouve que c'est important et en fait moi j'ai envie avec bon ça fait pas des années que ce programme existe mais au bout du compte moi j'aimerais bien développer une communauté des gens autour du récit de vie donc pas que ceux qui écrivent non plus mais aussi ceux qui aiment en lire ceux qui réfléchissent au récit de vie les anthropologues et sociologues les sociologues les psychologues les historiens il ya plein de gens qui réussissent qui réfléchissent autour du récit de vie ou qui sont actifs autour du récit de vie Et je trouve que pour l'instant, tout le monde reste un peu fort dans son coin.
- Sandrine Corbiau
Et qu'est-ce qui t'animerait à rassembler toutes ces personnes ?
- Magali De Rijck
Le partage, je crois, tout simplement. Le partage,
- Sandrine Corbiau
on en a tellement besoin aujourd'hui dans notre société.
- Magali De Rijck
Et ce qui est ça qui est chouette dans le programme aussi, c'est qu'il y a des gens vraiment très différents. Je le fais en ligne parce que mon objectif aussi, c'était de permettre à un Québécois de participer, comme à un Suisse, ou un Français, ou un Belge. Pour l'instant, on n'est que des Belges, mais on est quand même assez éclatés au niveau géographique en Belgique, donc ça permet quand même une fluidité. Mais malgré tout, on essaye de se voir... Je n'y avais pas pensé au départ, mais c'est venu en cours de route, parce que des affinités se sont créées et qu'on a vraiment l'impression maintenant d'appartenir à un groupe. Un groupe, une famille,
- Sandrine Corbiau
c'est génial ! Bravo Magali, c'est très inspirant ! Mais donc concrètement, si on veut se mettre à écrire,
- Magali De Rijck
comment est-ce qu'on s'y met ? Alors il y a Sabine Claus qui était à la soirée de lancement de mon livre, qui ne savait pas par quoi commencer. Elle n'a pas écrit avec moi, elle a écrit seule. Et elle a commencé tout simplement, elle a écrit « Je m'appelle Sabine Claus, je suis née telle date, à tel endroit » . C'était sa première phrase.
- Sandrine Corbiau
Ok.
- Magali De Rijck
Voilà. Donc on peut commencer par une première phrase comme ça. D'accord ? Si on ne sait pas comment c'est, commencer par sa date d'adolescence, c'est peut-être une bonne porte d'entrée. C'est un bon début. Maintenant, sinon, il existe plein de petits déclencheurs d'écriture. Tu peux nous en partager ? Un ou deux,
- Sandrine Corbiau
ou quoi ?
- Magali De Rijck
Par exemple, ça pourrait être d'essayer d'écrire un dialogue entre vous et une autre personne qui a compté pour vous. Mais pas spécialement un dialogue crucial, mais un dialogue du quotidien. J'ai écrit un dialogue du quotidien entre quelqu'un qui a compté pour vous et vous-même. En écrivant le dialogue, la personne, donc très court le dialogue, en fait la personne replonge dans la voix, elle replonge dans le lieu, elle replonge dans tout ce qui faisait l'environnement au moment de ce dialogue, même s'il n'a pas vraiment existé ce dialogue. elle parle avec entre guillemets une personne qu'elle connait elle se replonge dans tout un univers et à partir de là essayer d'attraper Les couleurs, comme j'aime bien les appeler. Tout ce qui fait... Le décor. Et tout ce qui fait réagir les cinq sens.
- Sandrine Corbiau
C'est un peu comme en hypnose.
- Magali De Rijck
Oui, je n'y avais pas pensé.
- Sandrine Corbiau
En hypnose, on va réveiller les cinq sens.
- Magali De Rijck
Il y a plein de petits déclencheurs. Ça peut être la première fois que... Mais j'invite toujours les gens à commencer par des choses vraiment très banales. Très simple, très ordinaire, très quotidienne. Justement pour ne pas commencer par quelque chose de trop impressionnant. Et en fait, c'est par la petite chose, pour moi, qu'on arrive plus facilement à développer ce qui est important. La porte d'entrée de la petite chose.
- Sandrine Corbiau
La plus petite chose.
- Magali De Rijck
La plus petite chose, oui.
- Sandrine Corbiau
Et est-ce qu'on parle, est-ce que tu conseilles de parler en jeu ou de narrer ? La narration aussi est importante.
- Magali De Rijck
La plupart des récits de vie sont écrits en jeu, mais ça n'empêche pas de le faire autrement non plus. Si on veut garder plus de distance, par exemple, ou si on veut parler de choses qui sont vraiment plus traumatisantes, ça peut être une façon de les approcher de façon moins directe.
- Sandrine Corbiau
De décrire la vie de cette petite fille qui a grandi. C'est ça.
- Magali De Rijck
Mais en général, ce qui est plus naturel, c'est quand même le jeu. Moi, je propose aux gens qui hésitent de faire le test, de raconter la même petite histoire, petite anecdote de deux façons. Et puis, on sent tout de suite dans quoi on est le plus à l'aise. Et c'est la même chose avec les temps. Est-ce que j'écris au présent comme si j'étais encore dedans ? Est-ce que j'écris au passé ? Ce sont des décisions difficiles et importantes. Tout le texte va dépendre de ça, en fait. Et si on écrit l'entireté de son récit de vie en jeu, et qu'on se dit, finalement, je l'aurais bien fait en île, c'est quand même conséquent, après, pour recommencer. Mais voilà, on peut.
- Sandrine Corbiau
On peut. Merci, Magali. Donc, est-ce que tu as envie, pour clôturer, d'encore nous partager ou partager une phrase à nos auditeurs qui ont envie de s'y mettre ? Qu'est-ce que tu leur dis, pour clôturer ?
- Magali De Rijck
Je leur dirais qu'à partir du moment où ça devient, c'est plus une envie, mais que ça devient un caillou dans la chaussure, c'est qu'il est vraiment temps. Et que l'écriture appartient à tout le monde.
- Sandrine Corbiau
Merci. On est tous capables.
- Magali De Rijck
On peut tous le faire, si on le veut.
- Sandrine Corbiau
Merci Magali. Donc, on peut se procurer ton livre. Ça s'appelle « La joie d'écrire son histoire » . Le guide pour vous lancer en confiance dans votre récit de vie, on le trouve sur ton site. Tu peux me rappeler l'adresse de ton site ?
- Magali De Rijck
Oui, c'est www.laplumequigratte.be
- Sandrine Corbiau
Ok, je mettrai toutes les infos sous la description de cet épisode. Et tu as aussi un programme en ligne, on le trouve aussi sur ton site.
- Magali De Rijck
Oui, tout est là.
- Sandrine Corbiau
Merci beaucoup Magali d'être venue nous partager ta passion.
- Magali De Rijck
Merci à toi pour cette conversation.
- Sandrine Corbiau
Passionnant, c'est toujours gai d'apprendre. pour moi et puis de vous transmettre. J'espère que cet épisode vous a inspiré, que peut-être il pourra inspirer autour de vous. Merci Magali et je vous donne rendez-vous au prochain épisode. A bientôt.
- Magali De Rijck
A bientôt.
- Sandrine Corbiau
Je vous remercie de l'avoir écouté. N'oubliez pas de vous abonner si vous souhaitez être averti de la sortie du prochain épisode. Et puis si vous avez apprécié cet épisode et pour que ce podcast puisse continuer à grandir. N'hésitez pas à laisser une bonne note et pourquoi pas un commentaire, un partage sur les réseaux sociaux ou un email pour me faire un retour. C'est un vrai carburant pour moi d'avoir vos feedbacks car ils me permettent de mesurer l'impact des messages. Et parce que c'est grâce à vos commentaires, vos partages, vos étoiles que ce podcast peut continuer à cheminer et à inspirer d'autres personnes. Déjà, un tout grand merci. Ce podcast fait aussi partie d'une émission que j'ai la chance de diffuser sur Radio Alma le mardi. J'en profite pour remercier David Martinez pour la réalisation de ce podcast. Pour rappel, je suis Sandrine Corbiot, hypnothérapeute. J'adore faciliter les prises de conscience et le changement. Et je me réjouis de vous retrouver la prochaine fois. A bientôt !