Speaker #0Ralentir pour prendre le temps de vivre, reprendre le pouvoir sur ton temps. Voilà un objectif désirable mais qui te semble totalement inatteignable ? Eh bien moi aussi. Mais c'est pas parce que ça paraît impossible qu'il ne faudrait pas essayer. Et si on pouvait ralentir d'une manière soutenable pour nous-mêmes ? Tout en apportant une contribution ambitieuse aux changements sociétaux et environnementaux qui sont plus qu'urgents. Je suis Anouk, facilitatrice en décroissance personnelle autoproclamée. Et avec ce podcast, je t'invite à expérimenter ensemble. Parce qu'il est urgent de ralentir sérieusement, mais sans trop se prendre au sérieux. Attention, ce podcast n'est pas une ressource à consommer passivement, et dans chaque épisode, je te propose de passer à l'action. Bon allez, c'est parti. On se sort les doigts du clavier et on tente des trucs ? Au pire, ça fonctionne. Pour cette première série, en 4 épisodes, 4 étapes et 4 actions, je te propose de courageusement soulever le tapis pour découvrir pourquoi tu veux vraiment ralentir et te constituer une généreuse réserve de motivation. Car oui, nous avons chacun des raisons différentes, toutes personnelles, conscientes et inconscientes et plus ou moins socialement acceptables, de vouloir ralentir. C'est parti ! Doucement, résolument, mais toujours sans trop se prendre au sérieux. Bienvenue dans le premier épisode de cette série « Qu'est-ce qui va trop vite pour moi ? » Pour aujourd'hui, les objectifs sont d'apprendre à nous observer fonctionner et identifier ce qui va trop vite pour nous-mêmes. Je vais commencer par te donner des consignes pour un premier exercice à mettre en pratique, puis je vais illustrer concrètement avec des exemples inspirés de la vraie vie. Et puis j'espère te donner envie de passer à l'action. Toute ressemblance avec ma propre expérience, des observations de personnes réelles ou des histoires qui m'ont été rapportées, est totalement intentionnelle et absolument pas fortuite. Dans ces exemples, tu te reconnaîtras parfois, tu seras surprise, déstabilisée ou même rassurée. Et non, tu n'es pas la seule personne à avoir un sacré bazar dans la tête avec plein d'incohérences. et de contradictions à l'intérieur. C'est normal, nous sommes des humains imparfaits et c'est ok. Alors ne prends que ce qui te parle et laisse de côté tout le reste. Avec cet exercice, on va prendre conscience du problème, de l'intérêt secret que nous avons à ne pas ralentir et des conséquences possibles si on ralentissait sérieusement. Cette semaine, je te propose d'aiguiser ta curiosité pour t'observer fonctionner et récolter des données autour des questions suivantes. Qu'est-ce qui va trop vite pour moi ? Quelles sont les conséquences si je ralentis ? Et quelles sont les conséquences si je ne ralentis pas ? Accorde-toi du temps pour noter, sur un carnet, sur des pages libres, sur un document, sur une note, c'est comme tu veux. Alors pourquoi c'est important de passer par l'écrit ? Notez, en écrivant de manière manuscrite, bon ça fonctionne aussi avec un clavier, ça permet de ralentir son flot de pensée et de se regarder penser. Et ça, c'est notre super pouvoir d'humain, c'est aussi notre pédale de frein pour ralentir. Allez, on s'offre un nouveau mot savant. Cette capacité à se regarder penser, ça s'appelle la métacognition. Bon, d'accord, c'est pas super facile à placer dans une conversation. Pour t'aider à faire cet exercice, je vais te donner des exemples inspirés de la vraie vie. Qu'est-ce qui va trop vite dans notre vie ? Et si on prenait vraiment le temps de se poser cette question ? Allez, on se donne 15 minutes et on lance un chrono et on écrit. Qu'est-ce qui va trop vite ? Notre boîte mail, notre agenda qui se remplissent trop vite d'activités, de sollicitations, de bonnes excuses, nos to-do list sans fin. qui sont pleines d'activités échappatoires. C'est quoi des activités échappatoires ? Ça va être des activités qui sont subies des contraintes, des obligations non négociables, les choses à faire qu'on s'impose pour répondre à des injonctions qu'on a internalisées et qu'on ne remet plus en cause. Bref, les activités échappatoires, c'est toutes les choses qu'on n'a pas vraiment décidé de faire. Par exemple, ces réunions subies qui tournent en rond, où on présente trop d'infos à des participants qui sont plongés dans leur mail ou leur téléphone. Ça va être des groupes de travail dont on sort épuisé, démotivé et avec plusieurs patates chaudes qu'on n'a pas su refuser. Honnêtement, combien de temps ça représente dans ton agenda ? Je te propose d'aller explorer ton agenda des quatre dernières semaines pour réaliser un audit rétroactif des activités à faible sens ajouté. Il faut reconnaître que ces activités de fuite nous donnent des bonnes excuses de ne pas faire ce que nous aimerions vraiment faire, mais que nous avons peut-être peur de faire. Les choses importantes, pleines de sens, que nous procrastinons depuis des mois, car justement, on n'a pas le temps. Alors c'est quoi les choses que tu procrastines depuis trop longtemps ? Une session d'exploration biblio, enrichissante et inspirante ? La rédaction d'un article pour valoriser des résultats ? La recherche de nouveaux partenaires ou la consolidation de collaborations fructueuses et stimulantes ? Je te propose de lister les choses que tu as réellement envie de faire, mais que tu ne t'accordes pas le temps de faire. Ça marche aussi avec le sport, les repas sains, s'offrir des moments juste pour soi. Qu'est-ce qui va trop vite ? Le rythme de nos journées ? qui est trop rapide. On ne prend plus le temps pour créer, contribuer, rêver, laisser notre esprit vagabonder, s'émerveiller. On ne prend plus le temps pour se connecter avec les personnes qui comptent vraiment pour nous. On a du mal à trouver des créneaux pour bouger, sortir au grand air, prendre soin de nous. Et puis quand est-ce qu'on s'accorde le luxe de s'ennuyer, de rien faire, de glander sérieusement ? Et si on commençait par réserver des temps de vraie vie dans nos journées ? des créneaux préservés, pour faire les choses qui nous font plaisir, qui nous ressourcent. Ce serait chouette, non ? Allez, je te propose de lister 10 petites choses que tu pourrais faire pour prendre soin de tes besoins. Et puis en choisir une et lui consacrer au minimum 15 minutes cette semaine. Ça te paraît jouable ? Défi accepté ? Et puis, il y a notre moulin intérieur qui va trop vite. Il tourne en vide ou bien il mouline du grain tout pourri et produit un dialogue interne pas toujours bienveillant. On n'a pas toujours conscience de nos pensées incessantes, saugrenues, souvent négatives et pas utiles, qui tournent en boucle. Mais ce n'est pas une fatalité. Oui, on peut apprendre à piloter notre esprit en toute sécurité. Ça donne du pouvoir d'action, ça peut même être fun. Bref, on pourrait continuer à lister tout ce qui va trop vite. Mais là, on a suffisamment de grains à moudre pour l'instant. On va passer à la seconde question à se poser. Quelles conséquences si je ralentis sérieusement ? On peut s'accorder deux minutes pour rêver un peu ? Et si on se donnait un objectif inatteignable, risqué et puis pas très sérieux ? Allez, moins 50% sur tout ce qui nous vole notre temps, nous prend notre attention et nous prive de nos capacités de décision. Moins 50% sur ce qui nous épuise et épuise nos ressources. Et puis allez, plus 50% sur tout ce qui fait du sens, sur des contributions au bien commun, sur des connexions de qualité. Plus 50% de vide, de simple, d'utile et de concret. Ce serait un rêve, non ? Est-ce que ce ne serait pas plutôt un cauchemar ? Le temps long, être face à nous-mêmes, ne pas savoir ce qu'on veut vraiment, renoncer, se sentir inutile, ne plus être sollicité, perdre du statut social, perdre notre identité de personne toujours au service des autres qui donne le maximum, qui est totalement débordée, surbouquée, et donc importante. Ne plus avoir d'excuses valables pour ne pas faire ce que nous avons réellement envie de faire. Et ne plus pouvoir nous cacher derrière notre agenda et notre to-do list à rallonge. Ne plus pouvoir accuser les circonstances, les autres, les obligations. Être obligé de prendre l'entière responsabilité de notre temps. Et notre temps, c'est notre ressource naturelle non renouvelable la plus précieuse. On ne sait même pas combien on en a. Et puis on risque d'être confronté à la difficulté de faire des choses nouvelles, importantes, difficiles. Finalement, c'est peut-être tout ça qu'on cherche à éviter, en courant dans tous les sens, en essayant de tout faire parfaitement le plus vite possible, en répondant à toutes sortes d'injonctions les plus contradictoires. Et toi, quelles sont tes craintes si tu ralentissais sérieusement ? Franchement, quand on soulève un peu le tapis et quand on prend conscience de tout ce qu'on a mis là-dessous, c'est pas joli joli. Dit comme ça, c'est pas super enthousiasmant. Alors on pourrait peut-être continuer à fond les ballons comme d'habitude ? Ce qui amène à la troisième question que je te propose de te poser. Quelles conséquences si tu ne ralentis pas ? Qu'est-ce que tu risques à continuer à participer à cette folle accélération ? Tu risques de t'épuiser physiquement et mentalement ? Tu risques de passer à côté de ta vie, de tes capacités, de tes contributions ? Tu risques aussi d'attendre que ta santé physique ou mentale t'y oblige ? Ou encore attendre un meilleur moment, des meilleures circonstances qui n'arriveront sans doute pas ? Alors pourquoi c'est urgent pour toi de ralentir ? J'espère que ce premier exercice t'a donné envie d'expérimenter pour t'observer fonctionner avec une curiosité empathique. Je t'encourage à continuer à noter ce qui va trop vite dans ta vie, identifier les conséquences possibles ou imaginer si tu ralentissais vraiment ou si tu ne ralentissais pas du tout. À suivre dans le prochain épisode, nous allons explorer les profondeurs des pourquoi. Quelles sont toutes nos raisons louables, inavouables, les bonnes et les mauvaises, raisons rationnelles, irrationnelles ? Quelles sont toutes nos motivations pour ralentir ? Si tu as envie d'accéder en avant-première au sujet de la prochaine série, aux consignes et aux ressources complémentaires, et peut-être même si tu veux me poser des questions et partager des expériences, je t'invite à t'inscrire à la newsletter. Un seul envoi par mois et promis pas plus. Tu trouveras le lien dans la description de l'épisode.