- Speaker #0
Hey !
- Speaker #1
Je te le dis en off !
- Speaker #2
Là où on sait qu'on a une bonne idée, c'est quand il y a une évidence. C'est quand tu réfléchis à un concept et que tu te dis « mais purée, ça marche de ouf ! » Valentin Richardot, rédacteur en chef du Média, j'ai un pote dans la com, spécialisé en marketing et en communication.
- Speaker #1
Je crois que tu as monté ton Média il y a plus de 10 ans. Comment c'est devenu ce side project à un Média qui a plus d'un million d'abonnés ? Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui aujourd'hui a envie de lancer son Média ?
- Speaker #2
La première chose, c'est qu'il doit travailler. Et ça veut dire comprendre cet univers et pas se dire ok je maîtrise bien un style TikTok, je vais balancer et surtout être passionné.
- Speaker #1
En fait pour garder sa ligne édito, garder une éthique et en même temps faire du contenu sponso, du brand.
- Speaker #2
Pour un média, être indépendant c'est déjà plutôt pas mal. L'éthique elle est centrale, c'est obligatoire. La liberté de dire non, elle n'est pas gratuite mais elle est importante et je pense que tous les médias n'ont pas la chance que nous on a de pouvoir dire non.
- Speaker #0
Mesdames et messieurs bonjour. en guerre. CNN is fake news, don't talk to me.
- Speaker #3
Alors c'est devenu un métier, donc en 2017, de regarder des jeux vidéo et de les commenter. Est-ce que manger des pizzas, c'est devenu un métier ?
- Speaker #1
Moi c'est Mélanie, alias Mélanie Nouveaux Médias sur Instagram. Réalisatrice de reportages pendant 7 ans pour la télé, aujourd'hui je suis experte en nouveaux médias et je t'emmène dans les coulisses de l'audiovisuel, qu'il soit tradit ou digital. Fake news, mensonges. Jeux d'influence et de pouvoir, mon objectif c'est d'aider à mieux t'informer en levant le silence sur ce qui se passe derrière la caméra, les micros, dans les rédacs, dans les bureaux des prods. Et surtout, on décrypte tout ça avec les insiders, ceux qui font les médias. Bienvenue dans le 14ème épisode de Jeter le Dien Off. Aujourd'hui je reçois Valentin Richardot, cofondateur de J'ai un pote dans la com, un média indépendant destiné aux marques et aux entreprises, suivi aujourd'hui par plus d'un million de personnes. Valentin partage avec vous les coulisses de la création d'un média. Comment on pense une stratégie, comment on trouve un concept éditorial fort et comment on le monétise. On a parlé brand content, créateurs d'économies, écriture de concepts et liberté éditoriale. Installe-toi confortablement, que tu sois dans ton lit,
- Speaker #0
en train de marcher, au sport ou sur ton canap', je te souhaite une très belle écoute. T'es ready ?
- Speaker #2
Oui, je suis prêt moi !
- Speaker #1
Ok. Bonjour Valentin.
- Speaker #2
Salut.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast, je te le dis en off, merci d'être avec nous.
- Speaker #2
Merci à toi, pour l'occasion, je suis ravi que ça ait pu se faire.
- Speaker #1
Avec plaisir. Alors je te rappelle un petit peu le principe du podcast. Le but, c'est de raconter un peu les coulisses des médias pour que les gens qui écoutent le podcast puissent mieux s'informer et savoir parfois des choses qu'on ne connaît pas trop dans les backstage. Et toi, je crois que tu as monté ton média il y a plus de dix ans qui s'appelle J'ai un pote dans la com. Est-ce que tu peux déjà te présenter ?
- Speaker #2
Oui, merci beaucoup. Je suis donc Valentin Richardot, rédacteur en chef du média J'ai un pote dans la com. médias spécialisés en marketing et en communication.
- Speaker #1
Et je crois que vous avez plus d'un million d'abonnés aujourd'hui, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, on a, sur 2025, atteint le million d'abonnés avec toutes les plateformes cumulées. Donc évidemment, Thread, Instagram, Facebook, LinkedIn, avec beaucoup de monde sur LinkedIn et au global avec l'inviteur. Donc oui, on a dépassé le million d'abonnés. Donc pour du B2B, c'est cool.
- Speaker #1
Et est-ce que tu peux nous raconter un peu l'histoire de comment s'est monté ce métier ? Je crois que tu es au... T'étais là au tout début ?
- Speaker #2
Ouais, j'étais là au début avec Laurent, j'ai rejoint Laurent, donc c'était en 2012. Laurent avait monté, du coup j'ai un pote dans la com qui était un site, c'était son blog à l'époque, en 2012. Moi j'étais étudiant encore à l'époque, en deuxième année de DUT, et je voulais faire des choses un petit peu cool à côté des cours, pour montrer que j'avais un peu envie, tu vois quand t'es étudiant, il faut toujours que tu te back-up pour avoir le bon stage, le bon truc, donc moi je savais que les cours ça allait pas être forcément suffisant, il fallait... J'ai écrit à Laurent à l'époque sur Facebook. J'ai envoyé un message sur Facebook en lui disant « Pour ceux qui nous suivent, ça fait très longtemps du coup. » C'était très chouette. On s'est parlé très vite. Il était à Paris, moi je suis monté pour mes stages. Ça a très vite fité. Je suis venu pour mes stages, etc. Au final, il m'a filé les accès sur les différentes plateformes pour créer du contenu. Moi, ça m'a éclaté. Lui, il était content parce que ça tournait. On s'est bien entendus, on a monté des projets ensemble, etc. Donc, c'était un side project pendant assez longtemps, de 2013 à 2017, je pense. Donc,
- Speaker #1
il y a eu 4 ans à peu près.
- Speaker #2
Oui, c'était vraiment histoire d'avoir des belles opportunités de stage, de rencontres, avec un projet à côté des études plutôt passionnant, plutôt cool.
- Speaker #1
Et ensuite, après, il s'est passé quoi ? Comment c'est devenu ce side project ? Ah, en média, qui a plus d'un million d'abonnés, c'était quoi le moment un peu charnière ?
- Speaker #2
Il y a eu plusieurs moments charnières, mais au global, c'est un travail un peu de fond. C'est-à-dire que les gens ont commencé à apprécier ce qu'on proposait parce qu'on avait potentiellement une patte un peu différente. On ne voulait pas faire comme tout le monde. Donc voilà, il fallait qu'on trouve une ligne d'édito un peu singulière, un positionnement un peu particulier qui nous définissait. Donc on voulait aborder les sujets marketing et business sans les rendre chiants, sans les rendre inconsommables. donc inconsommable ça veut dire sur le fond et sur la forme donc il fallait travailler un peu le social media parce qu'on est né en ligne donc on est une sorte de DNVB tu vois on est très très à l'aise avec les réseaux sociaux donc ce qui fait qu'on a une écriture un peu web tout de suite donc travail de fond, puce engouement des audiences ils ont apprécié ce qu'on proposait il y avait un lien particulier parce qu'on était un petit peu les nouveaux sur le marché donc très vite il y a eu une proximité avec les gens, ça nous a donné de la force pour continuer, on voyait qu'il y avait un engagement vraiment dingue à chaque post, chaque public chaque article Merci. Je pense qu'on a réussi à trouver une sorte de petite faille dans cet univers-là du B2B qui n'était pas forcément, en tout cas à l'époque, ultra facile. Nous, dès le début, on était sur LinkedIn, je pense que 2015, on postait déjà sur LinkedIn, on était les seuls à faire un peu des choses différentes sur LinkedIn. Donc voilà, travail de fond, plus évolution un peu forte en 2017, où après mon master à Dauphine et mon stage chez Canal, La question se pose de bon, alors qu'est-ce qu'on fait ? Ça se passe bien, le média J'ai un pote dans la com est connu, ça m'a donné accès au master, ça m'a donné accès à plein de stages, Publicis Canal, c'est cool. Maintenant, est-ce que ça suffit pour en vivre, pour avoir un salaire ? Est-ce que ça suffit pour passer un step ? Est-ce que j'ai envie de le faire ? Pas forcément, donc on se posait la question. Et donc à la fin du stage chez Canal, tu arrives et tu te dis, bon alors, CDI ou pas CDI ? Tu réfléchis, puis tu vois à côté, j'ai un pote avec... Tout ce qu'on a pu faire avec Laurent, les soirées qu'on a pu monter avec beaucoup de gens qu'on a rassemblés, les différents petits-déj, les contenus, les collaborations avec les marques.
- Speaker #1
Tu as dû te créer un réseau de dingue.
- Speaker #2
Ouais, en vrai, c'est cool. Tu sais, quand tu as 23, 24, 25 et que tu rencontres des patrons, des patronnes, de médias, d'agences, et que tu adores cet univers-là, tu es un peu vite saucé. Tu te dis, en fait, je suis bien à ma place. Et en plus, il y a le côté un peu liberté. Tu n'as pas forcément le patron, tu n'as pas forcément le... C'est chouette. Et donc, la décision a été prise de se dire, bon, je me mets à 100% sur J'ai un pote. Et puis voilà. Et après, comme je dis souvent, pour continuer un peu l'évolution, moi, entre guillemets, je n'ai pas pris tellement de risques. Moi, c'était un kiff. J'avais des belles grosses journées avec les cours et le soir J'ai un pote, mais c'était un kiff. Celui qui a vraiment pris un risque, c'est plutôt Laurent. C'est Laurent quand il m'a rejoint en 2019. Donc, j'ai fait J'ai un pote solo en full time. Donc, mon job pendant un an et demi.
- Speaker #1
Donc là, t'es rémunéré ?
- Speaker #2
Ouais. je commençais déjà à gagner de l'argent c'est pas des milliers d'essence mais quand t'es tout seul et que tu fais ton premier salaire seul enfin c'est chouette tu vois tu dis le média il tourne ce que j'aime je peux en vivre et Laurent je lui ai dit voilà il faut que tu viennes il y a une opportunité tu sens bien que les gens ils aiment ce qu'on fait qu'il y a peut-être une faille à les craquer donc je lui ai dit viens et lui on discute donc au début il prenait un jour off pour venir bosser avec moi puis après deux puis à la fin il a dit ok vas-y j'arrive donc fin 2019 il lâche son CDI il vient dans l'aventure à 100%
- Speaker #1
Et c'est un peu all-in, quoi.
- Speaker #2
Sa famille est enceinte, le Covid arrive. Donc il y a eu vraiment, c'est pour ça que l'aventure, elle est belle. Et quand je raconte un peu comment ça a évolué, c'est très cool. Mais moi, ça a été pendant très longtemps que du kiff. La vraie prise de risque, elle n'a pas été forcément que de mon côté. Elle a été surtout du côté de Laurent quand il est arrivé, qu'il a fait bon, allez, vas-y, on y va. Où il fallait, il y avait deux salaires à sortir. Potentiellement trois, quatre avec les alternants et les friands. mais voilà, il y a eu ce vrai step 2017 où je pars en solo et... fin 2019 où le rang me rejoint et où ça grandit fort
- Speaker #1
Ok, et donc là on est là aujourd'hui plus d'un million d'abonnés et un média qui maintenant est référence dans le B2B et le marketing
- Speaker #2
Factuellement oui je veux pas me manquer d'humilité en disant qu'on est trop fort, je pense que factuellement on est bien représenté dans le paysage médiatique français sur des sujets, les thématiques B2B, marketing, oui il y a du monde les gens nous consomment, on a un taux d'engagement qui est extrêmement intéressant Là, on sort des Cannes Lions, donc le gros moment pour la publicité mondiale. Je viens de regarder les perfs hier, juste avant de te voir. On a fait 2 millions d'impressions organiques, 4 millions avec le paid. Oui, je pense qu'on est visible. J'espère.
- Speaker #1
Et tu parlais tout à l'heure quand tu as commencé à gagner de l'argent avec le média. Moi, ce que je me pose comme question, tu vois, moi aussi, j'ai lancé mon média et je pense qu'il y a plein de gens qui nous écoutent, qui en rêvent. Comment on fait pour toi un modèle économique pour monétiser son média ? Comment, en tout cas, est-ce que vous avez fait... Plusieurs essais, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #2
En tout cas, ce n'est pas du hasard. Il ne faut pas penser qu'à la différence d'un créateur de contenu, tu vas monter ton projet, tu vas avoir une audience et tu vas très vite avoir des demandes de collab. Ce n'est pas du hasard. L'économie des médias, elle évolue beaucoup et il y a un vrai modèle derrière. il y a des vraies questions à se poser sur le travail de création de l'audience, donc on va créer des engagements, on va créer des audiences, et ensuite on va essayer de le monétiser. Donc c'est vraiment, enfin c'est beaucoup de questions, donc c'est vraiment de la stratégie, donc tu réfléchis à ce que tu proposes, qu'est-ce que tu proposes dans ton marché ? Qu'est-ce que tu proposes à ta niche ? Qu'est-ce que tu proposes aux gens qui te lisent ? Est-ce que c'est vraiment différent ? Est-ce que c'est juste la même chose mais un peu moins sérieux, ou un peu plus sérieux ? Ou est-ce que c'est le format qui change ? Le mode de diffusion ? Bah ça dépend. Tu vois, il y en a qui ont monté des newsletters, ça est un média, ça cartonne. Comment tu fais un modèle payant sur un newsletter ? Soit abonnement, soit de la pub dedans. Donc nous, on s'est posé vite les questions. On n'a pas forcément réinventé la roue, simplement on s'est dit le modèle d'affaires, comme n'importe quel type de média, ça va être la pub. Mais sous ses formes un peu nouvelles, éditorialisées. Donc le brand content, les articles sponso, les vidéos sponso, et un peu moins l'affichage de banners classiques tu vois
- Speaker #1
Ok, et donc du coup vous avez construit ça au fur et à mesure, et aujourd'hui c'est quoi vraiment votre modèle économique ? C'est principalement du brand content ?
- Speaker #2
Ouais, nous c'est le brand content, on a une répartition, je vais dire, parce qu'on a aussi une entité interne, une sorte d'agence slash studio, parce que tous les contenus qu'on sort sur J'ai un pote, nos 5 podcasts, nos vidéos reportages, nos webinars, tous nos formats, c'est nos équipes qui produisent. Donc on n'a pas de boîte externe, de prod, c'est nos équipes qui produisent, ce qui fait que ces mêmes équipes peuvent proposer leurs services en marque blanche. donc on a le média le média Et on a aussi une agence créa interne qui fait un boulot d'éditorialisation et de production en marque blanche.
- Speaker #1
Ce qui veut dire pour les gens qui ne savent pas ce que c'est marque blanche, ça veut dire qu'en fait vous pouvez produire au nom de J'ai un pote dans la com pour des entreprises, mais qu'en même temps vous pouvez produire pour eux en boîte de prod qui diffuse après sur leur réseau. Tout à fait.
- Speaker #2
Notre modèle d'affaires est basé à 80% le business de J'ai un pote dans la com. Et le reste, ça va être vraiment sur l'agence, l'accompagnement. On fait beaucoup de conseils éditoriaux, on crée des events. Exactement, c'est le savoir-faire des équipes de J'ai un pote On s'est vite rendu compte que Les gens bossaient bien chez nous, ils avaient une patte, une manière de faire Et les gens aimaient notre patte Notre patte côté On a depuis un an et demi proposé ce patte côté A des marques qui n'avaient pas forcément intérêt A faire de la pub sur J'ai un pote dans la com Mais qui aimaient bien notre manière de bosser Donc on fait des productions Du conseil, de l'écriture en marque blanche Ok,
- Speaker #1
et du coup vous avez monté votre propre studio C'est ça ?
- Speaker #2
Oui Ok,
- Speaker #1
et donc vous faites des podcasts, de la vidéo ?
- Speaker #2
Oui, on fait du podcast, on fait de la vidéo, on fait du livre blanc. Là, on travaille sur potentiellement le lancement d'une chaîne YouTube pour un entrepreneur. Donc, tout ce qui va être éditorial, ça va être notre sujet. On ne montera pas sur des prods de télé. Nous, notre métier, c'est d'écrire des formats, trouver des idées, les rédiger et, si possible, les monter. C'est ça, notre cœur de business. Donc, il ne faut pas qu'on se perde. Et je pense qu'on le maîtrise assez bien aujourd'hui. L'écriture des formats, le contenu, c'est le cœur du média. C'est ce qu'on sait bien faire. On ne va pas s'aventurer dans des choses sur lesquelles on n'est pas légitime. Il y a du monde. Mais sur l'édito, je pense qu'on est pas mal.
- Speaker #1
Je donne des cours en école de pub et de com, et parfois je donne des cours de brand content. Et parfois, mes élèves, c'est pas facile de comprendre la différence entre une pub classique et le brand. C'est toujours un peu... Je passe toujours par des exercices pour leur expliquer et tout. Toi, t'es un peu en pro du coup du sujet. Est-ce que tu peux nous dire comment tu définirais le brand content ?
- Speaker #2
Je pense que c'est l'une des formes les plus abouties ou les plus éditorialisées de la pub. Ce n'est pas une science noire, c'est simplement un format publicitaire qui vient dans l'univers d'un média ou d'un créateur de contenu et qui reprend ses codes. On appelait ça à l'époque le native advertising, lorsqu'un contenu était éditorialisé pour reprendre la forme d'un post tradit ou d'un article tradit. C'est les mêmes codes typiquement sur un média, exemple un média classique, le nôtre ou autre. t'as des contenus journalistiques des vidéos, des podcasts, des articles le brand content c'est quelque chose qui s'intègre très bien dans tout ça ça doit pas être une pub vulgairement imposée, ça c'est ok d'en faire il y en a qui le font, beaucoup de médias reposent sur les banners etc le brand content c'est beaucoup plus éditorialisé typiquement si tu fais des podcasts autour de la cuisine tu pourras avoir un épisode brand content c'est lorsque une marque ou une ex va te prêter du... du produit et que tu vas l'utiliser, ça va être sponso, tu vas créer des recettes à partir de ce produit-là et tu vas expliquer aux gens pourquoi c'est chouette, mais tu vas pas forcément avoir une banner. Donc pour moi, c'est vraiment le côté édito. C'est le fait de travailler l'attribution de la marque. Donc comment tu fais pour que ton contenu soit lié à la marque, sans dire le gros logo de la marque, tu vois. Faut que ça aille dans ton univers, tes codes. C'est pas forcément facile à faire. Mais c'est particulièrement stimulant.
- Speaker #1
Et c'est quoi ? Est-ce que tu as un exemple justement d'un format brand content que vous avez fait dans J'ai un pote que tu as adoré ou que tu as trouvé trop cool à produire ?
- Speaker #2
Écoute, c'est une bonne question. Là, j'en ai plusieurs en tête. Je trouve que notre... On a fait un super format vidéo en trois épisodes avec Adobe. On a reçu, je le fais très rapidement, un brief. On a reçu un brief de la part d'Adobe qui nous demandait de faire la promotion et de mettre en avant auprès de nos lecteurs business leur solution d'intelligence artificielle dans leur lecteur de PDF. Tu connais Acrobat, c'est le lecteur PDF d'Adobe. Ils ont lancé une solution IA dedans, ce qui permet de trouver facilement sur une presse de 600 slides le mot-clé, le chiffre, bref, un outil IA dans ton lecteur de PDF. Donc c'est la vie. C'était hyper chouette comme produit. Donc on s'est posé la question, comment on va montrer ça à nos lecteurs ? Très vite, on s'est posé sur un concept. On a imaginé une sorte de mini-série vidéo où un incarnant va vivre des moments un peu painful dans sa vie de professionnel en agence ou chez l'annonceur, au bureau en tout cas. face à un PDF. Donc, arriver sur un contrat cadre où tu vois pas la bonne ligne et tu signes, pour montrer un peu le risque que tu prends en faisant ça, une presse PowerPoint en PDF de 700 pages que tu dois résumer pour le lendemain, bref, on voulait mettre ça en scène. Et en fait, on s'est dit, il faut qu'on aille encore plus loin, parce qu'on est G1Pod dans la com, et il faut qu'on mette ce curseur au-dessus, parce que c'est là où on prend du plaisir et que la marque qui vient nous voir pour ça, justement, va être satisfaite. Donc, il faut qu'on monte au-dessus. On s'est dit, en fait... Il y a un super créateur de contenu qui s'appelle le télétravailleur, qui est dans cet univers-là, du B2B, du conseil, de l'univers bureaucratique un peu chiant, mais qui le fait très bien. Donc on s'est dit, en fait, faisons une collab avec lui. Et donc, dans les contenus J'ai un pot dans la com', on a fait une web-série, on a tourné au bureau, on a setupé le bureau, et on avait le télétravailleur qui incarnait un professionnel de la com', ou autre, peu importe, quelqu'un qui est en bureau, il pouvait être en agence conseil, en agence média, ou chez l'annonceur. il incarnait ce travailleur dans le tertiaire et il devait dans 3 épisodes répondre à ses problématiques donc il a son collègue qui l'appelle pour lui dire attends t'as bien checké la presse non j'ai pas checké on est dans la merde ok bah bouge pas et là boum insert
- Speaker #1
écran on voit qu'il utilise Acrobat etc bref c'est le meilleur format pour moi aujourd'hui cette année c'est le meilleur exemple d'un bon brand content chez nous ok donc de mélanger en même temps l'idée édito une collab avec un créateur de contenu Justement qui correspond vraiment à l'audience, etc.
- Speaker #2
Une écriture un peu différente, ce qu'on aurait très bien pu. Ce qu'on disait juste avant, mettre une banner Adobe, un nouvel outil, super cool. Ce n'est pas ce qu'on fait, ce n'est pas ce qui marche. On n'est évidemment pas dans ça chez J'ai un pote. Donc on aime bien écrire ce genre de choses.
- Speaker #1
Et je me posais la question, vous faites pas mal de brand, de sponsor dans votre média. Comment on fait quand on est un média et qu'on veut garder une ligne édito et en même temps qu'on fait du contenu paid par des clients, comment on fait pour un peu gérer les deux ? Ce n'est pas tout le temps facile parce que le client, il veut aussi, quand il paye, avoir forcément de l'influence sur les contenus, etc. Comment on fait pour garder sa ligne édito, garder une éthique et en même temps faire du contenu sponso ou du brand ?
- Speaker #2
C'est une très bonne question. Ce n'est pas facile quand tu n'es pas indépendant, première chose. Ce n'est pas notre cas. Nous, on est indépendant. C'est sportif, c'est intense, mais on n'a pas d'actionnaire, on n'appartient pas à un groupe. Déjà, pour un média, être indépendant, c'est déjà plutôt pas mal.
- Speaker #1
Un peu rare en ce moment, mais...
- Speaker #2
Un peu rare. Donc on est un peu les petits gaulois dans tout cet univers-là. Donc ça, c'est la première chose. Quand tu es indépendant, c'est plus facile. Et en même temps, oui, tu dis non à un client, mais derrière, c'est du cash qui ne rentre pas. Donc, à mon sens, en tout cas, ce que nous, on fait... On regarde. C'est-à-dire que le client, est-ce que ça nous intéresse ? La première chose, ça va être un filtre sur à quel niveau de pourcentage c'est un risque pour nous, c'est pas du kiff, mais c'est une rentrée d'argent. Il y aura toujours des projets un peu moins cools que les autres, où on va gagner beaucoup. Il y aura toujours des projets hyper sympas, où le budget sera très réduit, mais on s'est régalé. Donc, à nous de faire le bon ratio entre tout ça. Par contre, dès qu'on identifie une problématique sur un partenaire ou autre... des gens qui sont passés dans des balances sur la GenC, etc., ou des choses sur lesquelles on n'est pas raccord. Tu vois ? Nous, notre limite, elle est très simple. Est-ce qu'on est raccord avec ça ? Est-ce qu'on kiffe ? Est-ce que c'est une prise de risque ? Est-ce que c'est en lien avec nos valeurs ? Non. Une fois qu'on a fait ça, c'est très simple. Peut-être qu'on passe à côté de certaines sommes d'argent, mais on est encore les patrons à la maison, ce qui fait qu'on peut prendre des décisions sans avoir à les justifier auprès d'actionnaires. Non, ça, ça nous intéresse pas, on y va. L'éthique, elle est centrale. C'est obligatoire dans n'importe quel type de média parce que là où c'est vraiment important, c'est qu'au-delà du business, c'est nous, nos premiers clients. Si tu veux, c'est pas les annonceurs, c'est pas les gens qui nous payent, c'est les gens qui nous lisent. Donc quand tu commences à prendre toutes les collabs, tous les clients et tu balances, tu balances, tu fais un peu de cash, mais derrière, les gens, ils voient une collab un peu nulle. Parce que tu lâches un peu du fil auprès de l'annonceur, tu dis vas-y, on fera un truc, c'est pas incroyable, mais on va le faire. Donc tu le fais une fois, deux fois, puis les gens, ils tombent sur ton contenu sponso, ils disent putain, le sponso, il est un peu naze en ce moment, c'est nul. et après le podcast, j'ai rien appris et après l'article, c'était nul le carousel Instagram Ok, c'est sponso, mais il n'y a pas de valeur.
- Speaker #1
Tu perds la confiance de tes personnes qui te lisent.
- Speaker #2
C'est le plus important, la confiance. Dès que tu as la confiance et que tu as cette relation avec les gens, ça va créer de l'engagement. Ils vont commenter, ils vont partager. Tu vas être top of mind chez eux. Ce qui fait que derrière, tu pourras vendre un peu moins, mais plus cher. Ce qui fait que tu seras libre sur les clients que tu vas avoir. Donc, si je dois te résumer très simplement, c'est la liberté de dire non, elle n'est pas gratuite. Mais elle est importante. Et je pense que tous les médias n'ont pas la chance que nous, on a de pouvoir dire non. Cette semaine encore, on s'est dit là-dessus, on n'y va pas. Pourquoi ? Trop risqué. On sort de Cannes. Ça va épuiser les équipes. On prendra pas ça. Par contre, on travaille sur d'autres choses.
- Speaker #1
ma deuxième question ça allait être est-ce que tu as déjà dit non à des collabs mais du coup tu m'as répondu je pense que c'est super important parce que j'en parle souvent dans mes contenus et même avec mes élèves et c'est vrai que dans le digital en plus je sais qu'en télé, moi quand je bossais en télé, on était beaucoup plus entourés, tu vois, il y a l'Arcom, moi j'avais ma chaîne au-dessus, qui faisait que on était beaucoup plus régulés. Dans le digital, en fait, il y a un peu tout et n'importe quoi, et je pense que, du coup, la déontologie, elle doit s'appliquer déjà par nous-mêmes, et c'est super important. Je pense que quand on est journaliste, ou toi rédacteur en chef, ou qu'on est en média, c'est important d'avoir une déontologie, une éthique, si on veut garder la confiance des personnes qui nous écoutent.
- Speaker #2
Bien sûr, mais on est régulés. on est régulé, les lois s'appliquent de la même manière quand on est sur internet, c'est juste que les gens ne se rendent pas compte, et ils pensent qu'ils sont libres, mais tous les contenus sponsorisés doivent être marqués, avoir la passive sponso, et du coup il y en a qui ne le font pas, il y en a qui oublient, mais c'est pareil, c'est une histoire de confiance. Si tu fais une collab avec un client, moi c'est ce que je considère, après chacun est libre, mais si tu fais une collab avec un annonceur, c'est que tu le trouves cool cet annonceur, c'est qu'il matche avec ce que tu veux faire. En tout cas, c'est que tu trouves un intérêt. S'il vient dans ton univers et qu'il fait du brand content, c'est qu'il a conscience que ce n'est pas de la télé qu'il va faire. Donc, il y aura un retravail édito, on va faire un lien avec sa marque un peu différemment, ça ne va pas être brut. Donc, il est OK avec ça. En théorie, si on fait une collab sur Internet, sur un site, en média ou autre, peu importe la liquidité, vidéo, format court, format long, podcast, il doit être OK avec ça. Et donc, si tu fais cette collab, c'est que tu es content de la faire. Il n'y a aucun problème à dire que c'est sponso. Déjà, un, c'est obligatoire. Et deux, ceux qui tentent de le cacher, moi, ça me dépasse dans la mesure où, un, tu prends un risque de te faire attraper par la police. Et deux, c'est ce qu'on dit depuis tout à l'heure, tu vas trahir la confiance de ton audience. Donc, ta collab, elle est cool. Dis-le, c'est une collab. Je suis content de vous présenter telle solution de cold mailing. Parce qu'on a discuté avec eux. Oui, ils payent pour être visibles, parce qu'ils font de la pub sur un média B2B. Par contre, leur produit est quali. on l'a testé, c'est sympa, allez regarder, ils ont une offre promo Si vous voulez faire décoller votre business, utilise Touti.
- Speaker #1
Tu vois ? J'étais en train de réfléchir à une question parce que je me disais qu'en tant que rédacteur en chef, tes missions, c'est aussi de travailler sur des concepts. Là, tu parlais que tu réfléchissais beaucoup là-dessus. Et je me disais comment... Tu sais que tu as un bon concept vidéo, comment tu réfléchis avec tes équipes ? Est-ce que tu as une ligne à suivre pour former un bon concept vidéo ?
- Speaker #2
C'est une bonne question. C'est un mélange, le travail est un mélange, c'est un travail un peu publicitaire dans la mesure où tu vas réfléchir des concepts, tu vas essayer de craquer des idées, tu vas essayer de faire une attribution à la marque de manière directe. Comment tu fais le lien entre toi, ton contenu et la marque ? Est-ce que ça passe par les valeurs clés, les valeurs communes ? Ok, très bien, on est avec back-market, les valeurs, c'est co-responsabilité, engagement sociétal, etc. Bon, on va les mettre dans un festival et on va aller avec eux là-bas. Là où on sait qu'on a une bonne idée, c'est quand il y a une évidence. C'est quand tu réfléchis à un concept et que tu te dis, mais purée, ça marche, ça marche de ouf. Il te fait, mais attends, je ne comprends pas, machin. C'est quand tu es en mesure d'expliquer. En fait... Quand t'as la bonne idée, c'est quand t'es en mesure d'expliquer ton idée et qu'il n'y a pas de pain point. C'est qu'à chaque moment du contenu, c'est clair. Ah mais oui, parce que c'est machin. Ah mais oui, mais attends, si c'est lui qui le fait, c'est trop bien. Ah mais oui, mais du coup, l'attribution à la marque, ça se fait hyper bien. Ah mais du coup, on peut filmer là. Et c'est quand t'as tous ces points où tu fais ouais, c'est cool. on a un bon format tu vois typiquement là on a une collab avec WeSings, tu sais qu'il y a une marque de montres connectées, etc. Tritec, donc c'est parfait pour nos audiences. On était à Cannes et on a fait différents formats vidéo. Et ils ont été partenaires de nos vidéos. Ils ont fait du placement de produits chez nous, donc on l'avait indiqué, etc. C'était hyper chouette. Et en gros, le placement, on s'est dit comment on va placer une montre connectée dans cet univers-là. Au final, on a écrit un format, on leur a proposé. Et tu sais, la montre, elle est connectée, elle voit tes battements de cœur. C'est vraiment un dispositif médical. C'est vraiment super quali. En fait, on s'est dit qu'il faut qu'on le mette en scène. Il faut qu'on joue, il faut qu'on le mette en scène. Donc on a scripté tout, mais il faut qu'on le mette en scène. Et donc, tu vois, première vidéo où on les met en scène, on a notre animateur vidéo sur place, Thomas. On lui a trouvé un rendez-vous avec le big boss LinkedIn monde. donc un peu solide tu vois et donc la mécanique édito et donc publicitaire c'est de dire ok bah là je vais rencontrer le big boss de LinkedIn en marketing le VP monde j'ai un peu le coeur qui bat un peu vite là tu vois et donc placement de produit regarde à combien il bat etc donc comment on sait qu'on a une bonne idée c'est quand c'est évident quand on le pitch on se dit mais bien sûr tu vois Adobe c'était évident Télétravailleur, Cannes c'était évident le fait d'être là aujourd'hui c'était évident c'était une bonne idée, c'était une bonne invitation tu vois C'est quand tu arrives à te dire, OK, c'est sûr que ça marche.
- Speaker #1
Et du coup, avec l'expérience que tu as aujourd'hui, je crois que ça fait plus de 10 ans que vous existez. J'ai un pote, c'est ça ?
- Speaker #2
2012.
- Speaker #1
2012, ça va être 13 ans que ça va faire. Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui aujourd'hui a envie de lancer son média ? J'imagine qu'évidemment, tout bouge avec le digital et qu'aujourd'hui, ce n'est pas exactement la même situation qu'il y a 13 ans. Mais tu lui dirais quoi ?
- Speaker #2
La première chose, c'est qu'il doit travailler. ça peut paraître un peu consensuel de dire ça mais c'est une réalité, il faut qu'il travaille et donc ça veut dire quoi travailler ? ça veut dire comprendre cet univers et pas se dire ok je maîtrise bien Insta et TikTok je vais balancer, très bien si ça fonctionne mais que cette personne puisse comprendre un peu les enjeux donc les leviers économiques comment on fait de l'argent, comment on en investit comment on crée une audience, quels sont les acteurs de cet univers, comment je parfois peux faire du co-marketing, comment je rencontre des gens, comment je fais mon réseau euh... qu'est-ce que je viens proposer ? Parce que oui, faire des contenus, c'est super cool, mais ça se trouve, ton format, il existe déjà. Ok, j'aimerais bien parler du Moyen-Âge. Ok, comment tu le fais ? C'est un format vidéo ? C'est un format audio ? Ah bah moi, c'est un format plutôt vidéo. Ok. Du coup, c'est quoi vidéo ? C'est une vidéo d'une heure où toi, t'es incarné, tu vas sur des lieux. C'est une vidéo de dix minutes où t'as un invité et vous parlez d'un sujet précis. C'est une vidéo où tu prends des thèmes et tu les compares à maintenant versus le Moyen-Âge. la bouffe maintenant au Moyen-Âge Le job, maintenant au Moyen-Âge, la relation avec les filles et les garçons, maintenant au Moyen-Âge. Donc, il faut qu'il y ait un concept fort. Donc, travailler tous les sujets, le réseau, les concepts, les contenus, maîtriser. Et surtout, être passionné. C'est tellement dur, c'est tellement intense, que si t'es pas passionné, faut que tu la trouves, ta passion. Et tu vas te dire, ça peut être un side project un peu sympa, mais... Il faut avoir l'engouement de le faire. Parce que si tu te lances from scratch, il ne faut pas oublier que c'est intense. Je ne dis pas que c'est horrible, mais ça demande beaucoup de choses. Donc partir de zéro, il faut aussi se dire, OK, j'ai mon Kickstarter, c'est maintenant. Et ce n'est pas dans six ans, ce n'est pas dans six mois, ce n'est pas, je verrai si je rencontre machin. Je vais y aller, OK, je vais faire 80-20. Donc je mets tout en place et je lance. Et après, si ça ne marche pas, tu vas réajuster, pivoter ou lâcher l'affaire. météo ralentie, donc travailler Et se lancer pour de vrai. Et avoir conscience que ça nécessite des actions concrètes.
- Speaker #1
Ça me parle quand tu dis me lancer pour de vrai. Parce que moi, forcément, depuis que j'ai lancé mon podcast, il y a des gens qui m'écrivent en me disant comment t'as fait, c'est quoi tes conseils ? Je fais aussi du coaching pour aider les gens à lancer leur podcast. Et mon premier conseil, c'est évidemment, j'ai bossé. Après, moi, je viens de la télé, je suis journaliste depuis longtemps. Donc, c'est forcément plus facile. Mais je leur disais, en fait, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui procrastinent et qui ont très peur de se lancer et qui ne se lancent jamais par peur de commencer.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Et au final, moi, je me rends compte que j'évolue en fonction de si plus je fais d'épisodes, plus ça va évoluer et plus je vais m'améliorer. Et en fait, je pense qu'on a peur toujours de ne pas être assez bien pour commencer, pour se lancer.
- Speaker #2
C'est évident, tu as raison.
- Speaker #1
Et je pense que c'est vraiment le fait de faire qui fait qu'on progresse. Et si le premier épisode ou ta première vidéo n'est pas top, tu ne feras que mieux après. Mais je ne pense pas que tu puisses apprendre en bossant le concept pendant des années avant de te lancer.
- Speaker #2
Il y a deux choses dans ce que tu dis qui sont hyper intéressantes et elles sont réelles. C'est que, un, déjà, c'est pas au premier épisode que tu vas cartonner, à part si t'as l'aîné la situation directement. Mais en tout cas, c'est au troisième,
- Speaker #1
quatrième.
- Speaker #2
On se le souhaite. Il faut vraiment que ça aille sa bonne effort parce que sinon, tout ce que je raconte depuis le début, c'est pas vrai. Non, mais il faut comprendre que c'est peut-être au bout du 16ème, 18ème, 20ème que ça va péter. Et donc, il y a aussi ça, c'est être là dans la durée. Parce que s'inscrire dans la tête des gens, qui ont
- Speaker #0
Une attention limitée, le temps d'attention est limité, c'est une audience qui est très volatile aujourd'hui. Donc, il faut durer dans le temps. Il faut être là une fois, deux fois, trois fois.
- Speaker #1
Je vois que les gens, pourtant, ils sont abonnés, ils ont envie d'écouter mes épisodes, ils ne les voient pas passer parce que l'algorithme...
- Speaker #0
C'est pour ça, ce travail-là, ce n'est pas parce que tu le fais que tu vas être visible. Il y a la production du contenu, mais aussi la stratégie marketing du contenu. Là, ton podcast, imagine qu'il va être coupé, diffusé, relancé, il y aura une newsletter. Ça, il faut l'avoir en tête. et sur ce que tu disais aussi sur le lancement. Moi, je l'avais beaucoup avant, je l'ai encore un petit peu, mais il y a des fois où, même pendant les cours, quand j'étais étudiant, j'étais bloqué par, tu sais, le côté, souvent, j'ai fait L. Donc j'avais beaucoup de dessert. Et avant de te lancer dans les six pages de dessert, t'es comme ça, tu te dis, putain, mais qu'est-ce que je vais faire de ce truc, même si le sujet me parle, qu'est-ce que je vais faire ?
- Speaker #1
L'angoisse de la page blanche.
- Speaker #0
Ouais. Il y a des fois, tu te dis, ouais, c'est pas que je préfère, mais je me mets pas sur le sujet, je lance pas le sujet parce que je sais que ça va pas être ce que j'aimerais qu'il sorte. Ouais mais c'est complètement con parce qu'au final rien va sortir. Donc autant te lancer dessus, tu fais 80-20, tu défonces 80%, tu regardes, tu modifies, mais au moins t'as un truc. Et dans le pire des cas, ouais t'as un 12, mais un 12 c'est quand même mieux qu'un 0, tu vois ce que je veux dire ? Donc il y a un moment donné où ce truc, moi je l'avais beaucoup, vraiment vient scléroser ton passage à l'action. Ah mais ça va pas être comme ça, ouais mais tu sais j'ai pas le... Là, ça file. 31 ans bientôt. Il faut y aller.
- Speaker #1
Je pense que c'est ça le conseil. Si j'avais un conseil à donner pour lancer son média, c'est vraiment, au final, de réfléchir à son concept, se lancer et tu optimiseras tout ce que tu feras après. Je pense que c'est important, sinon on ne se lance jamais. J'avais une autre question. Tu es rédacteur en chef d'un média. Moi, un des sujets qui m'intéresse le plus, forcément, c'est l'éducation aux médias, comment bien s'informer. Tu penses quoi, toi, en tant que pro des médias, de l'univers médiatique aujourd'hui, en 2025 ? Est-ce que tu as un avis sur tout ce qui se passe ? Forcément, il y a beaucoup maintenant de milliardaires qui ont des médias, il y a beaucoup de fake news. Tu en penses quoi, un peu, toi, qui es au milieu de tout ça ?
- Speaker #0
C'est une question qui est... très très vaste. Le lien entre politique et univers médiatique aujourd'hui, il est évident, il est mis en avant parce qu'il y a beaucoup d'enquêtes qui sortent, il y a beaucoup de sujets. On recule un petit peu dans les classements de liberté de la presse, j'ai l'impression. Et en même temps, il y a énormément de nouveaux formats qui se créent, il y a aussi beaucoup d'aides avec de l'argent public, donc c'est bien. C'est chouette qu'on ait la possibilité de lancer son format et qu'on ait des aides. Maintenant la question c'est comment on les a ces aides, quelle est la typologie des gens dans le jury, donc c'est bien et c'est pas bien. C'est un super univers qui a beaucoup de titres de presse et en même temps il y en a beaucoup qui appartiennent aux mêmes personnes et donc ça fait une concentration des médias etc. Donc moi je vais pas taper dessus bêtement parce que c'est un univers qui me passionne et que j'aime beaucoup, maintenant il faut aussi être ultra réaliste, très pragmatique et pas non plus bercer des yeux en se disant ah bah super le média là il lance un nouveau format et tout. Oui Mais parfois, tu as compris aussi que le nouveau format, il était uniquement dédié à la thune. Ah, on va lancer une verticale sur l'éco-responsabilité. C'est pour foutre un gros partenaire qui pollue derrière pour lui donner un peu une belle image. Donc, il faut continuer à s'éduquer. Et c'est une bonne question sur l'éducation aux médias. J'essaie de trouver un angle dans ta question, parce que sinon, elle est hyper vague. Déjà, le lien entre la politique et l'univers médiatique, il l'est avéré depuis longtemps, mais aujourd'hui, il est vraiment mis en exergue. Donc ça, il faut l'avoir en tête. je pense que les français l'ont bien Ils ont bien compris qui faisait quoi, qui racontait quoi. Tout avec les chaînes d'infos en continu, qui ont amené leur lot de malheurs dans cet univers. Et à côté, je pense qu'il faut continuer à s'éduquer, il faut continuer à s'informer. Il ne faut pas tomber dans le côté, je ne consomme plus rien, etc. Par contre, il faut choisir, il faut trier.
- Speaker #1
C'est le but de ce podcast, c'est aussi de rencontrer les gens qui font les médias pour connaître les coulisses, pour après pouvoir choisir quels médias on a envie de suivre. C'est quoi les coulisses ? Et se dire, ok, je m'informe, mais de façon un peu plus éclairée et de façon un peu plus...
- Speaker #0
Exigeante. Pour rester exigeant, en fait, je pense. Avec soi-même et avec ce qu'on consomme. On ne peut pas uniquement brancher la télé ou recevoir une newsletter et dire, c'est bon, je connais tout. Le monde, il est trop compliqué. Il devient de plus en plus compliqué sur les enjeux politiques, économiques, environnementaux, pour uniquement avoir une source d'information et considérer qu'elle est bonne sur tous les sujets.
- Speaker #1
Moi, ce que je dis souvent à mes élèves, c'est qu'il faut toujours garder le doute et le sens critique et savoir qu'évidemment, les bulles d'algorithmes ou même nos biais cognitifs peuvent un peu nous tromper et de toujours avoir du recul sur ce qu'on consomme. Mais c'est vrai que ce n'est pas forcément un réflexe pour tout le monde. Donc, c'est pour ça que je fais aussi beaucoup d'éducation aux médias, parce que je pense qu'en tant que citoyen, c'est important de bien savoir s'informer, en tout cas.
- Speaker #0
Surtout avec le public jeune. Du coup, ton boulot, il est ultra important, parce qu'au final, ce que tu dis avec les algorithmes... ça devient infernal. Tu as des contenus qui vont uniquement dans ton sens, mais du coup, même si les gens en ont conscience, ils savent que c'est comme ça que ça fonctionne, un algo, mais...
- Speaker #1
Parfois on est paresseux.
- Speaker #0
Oui, mais surtout, ils ne le matérialisent pas. Tu vois ce que je veux dire ? Je sais que je ne mets pas de crème solaire parce que je vais à la plage, mais du coup, je bronze machin. Mets de la crème solaire, sinon tu sais très bien ce qui va se passer. Tu sais ce qui peut se passer en termes de santé si tu ne mets pas de la crème solaire. Mais tu y vas quand même sans. Alors que tu en as acheté une de crème solaire. Enfin, tu vois... pareil sur TikTok c'est la même chose je sais que mon algo il est biaisé je sais que j'ai un temps d'attention de 4 secondes voire 3 je sais que je tue mon système nerveux ma relation avec les moments de bien-être la sécrétion d'endorphine je défonce tout ça je le sais par contre j'y suis quand même donc l'éducation sur ces profils jeunes de leur dire les gars c'est... Au-delà d'être addictif, ça va devenir dangereux pour votre santé et pas uniquement pour avoir des cernes ou être fatigué. Ça va être dangereux pour votre capacité à réfléchir, produire, vous concentrer et surtout interagir socialement.
- Speaker #1
Oui, mais je pense que c'est un sujet central aujourd'hui. Et si on parle un peu du futur, donc il y a J'ai un pote dans la com, mais c'est quoi un peu vos rêves pour les années qui arrivent avec votre média ? que Qu'est-ce que si là, aujourd'hui, je te donnais une baguette magique, tu aimerais avoir fait dans 5 ans ?
- Speaker #0
C'est dur comme question. Ce qu'on aimerait faire, je ne sais pas quoi te dire pour les 5 prochaines années, par contre je peux te dire ce qui potentiellement nous animerait, renforcer un peu les équipes, avoir des talents encore plus nombreux. Moi j'aimerais beaucoup avoir des gens, tu sais on dit beaucoup, il faut s'entourer de gens meilleurs que soi. J'aimerais beaucoup aussi avoir des gens pour nous accompagner, nous faire des retours d'expérience, parce qu'on va très vite, on produit très vite, on réajuste, on réfléchit, ça va très vite. Et le kiff, il serait aussi dans la rencontre de gens qui peuvent nous donner aussi des visions différentes. Parce que ça nous nourrit beaucoup. Nous, on voit beaucoup de monde, on se nourrit beaucoup de l'externe. Mais du coup, avoir des gens, avoir un cercle un peu plus fermé. de gens qui peuvent être, je ne vais pas dire au board, mais qui peuvent réfléchir avec nous, ce qui fait qu'on va pouvoir prendre des décisions parfois plus éclairées, accélérées, parce qu'on va me dire, moi je sais, ça c'est pas bien. Ou moi je sais, ça c'est bien. Par contre Val, Laurent, vous faites ce que vous voulez, mais moi je vous ai dit ça, ok. Et ce genre de discussion qui t'élève un peu, intellectuellement, d'un point de vue business, donc avoir ce type de rencontre-là, avec un cercle proche, ça je pense que ça nous animerait, on aimerait beaucoup. on l'a déjà un petit peu avec tous les gens qu'on voit mais un truc un peu plus
- Speaker #1
Vous êtes combien dans J'ai un poste ?
- Speaker #0
On est 20. C'est déjà énorme. C'est un bon chiffre. C'est bien. Sur les rencontres, ce genre de choses. Et surtout, je pense être en mesure de... Je me projette, mais je sais que nous, potentiellement, faire un docu, ça nous plairait beaucoup. Je ne sais pas forcément sur quel sujet. Je pense beaucoup à la créateur-économie aujourd'hui. Mais faire un docu, ça nous plairait beaucoup. Parce qu'on a des gens qui savent écrire. qui peuvent, je pense, produire des choses très qualies. Et surtout, ça nous permettrait d'avoir un lien un peu plus proche avec le format magazine. On cherche à atteindre de plus en plus. On veut être un peu moins dans le hot news. On veut, depuis un an, se rapprocher beaucoup plus du format magazine, donc plus d'interviews, prendre plus de temps. On le faisait beaucoup déjà, sauf qu'on avait aussi beaucoup de news, ce qui fait qu'on avait un moment donné où il y avait des équipes qui étaient... Ah, il fallait prendre des décisions, on ne sait pas trop quoi. On veut vraiment se rapprocher de ça. Donc ça veut aussi dire potentiellement... éditer un papier. Mais je sais pas, un ou deux par an, tu vois. Mais quelque chose où on vient cristalliser tout ce travail avec du beau papier et de faire en sorte que voilà, on a un produit. J'ai un pote dans la com' aujourd'hui, c'est le site. C'est un million d'abonnés. C'est les petits déjeuners deux-trois fois par mois avec les entrepreneurs, les agences, les annonceurs. C'est l'afterwork de la com'. Grosse soirée, 800 personnes. C'est les cinq podcasts. C'est une couverture à Cannes qui a jamais été faite par aucun média français. Donc c'est ça. Mais c'est aussi potentiellement du coup, un magazine. Là, depuis un an et demi, c'est un club de directeur marketing qu'on a créé. Donc, multiplier les formats, mais pas pour faire du volume, pour se dire, je réponds à un pain marché sur chaque sujet. Là, le club de CMO, il marche, parce que tous les autres clubs, ils sont chers. Ils sont un peu chiants. Il y a des dîners, on ne va pas y aller. Les CMO, ils sont sous pression, ils doivent développer leur boîte, vendre et avoir une belle image. Quand ils viennent chez nous, c'est safe. Donc, le club, il marche bien. Notre soirée, on la relance au mois d'octobre. 800 personnes attendues, on sort de Cannes, c'était bien, il y a Vivatech encore. Donc améliorer l'existant, pour te répondre très concrètement, améliorer l'existant, resserrer le cercle proche de gens qui vont être là pour de l'aide à la décision, ou en tout cas de gens un peu capés, et lancer des nouveaux formats qui vont nous faire un peu plaisir.
- Speaker #1
Donc tu parlais des formats longs, c'est ça, c'est le documentaire, tu as déjà des petites idées ? On a des idées,
- Speaker #0
on va pas se porter l'œil là, mais on a des idées. Avec Laurent, ça a été initié par Laurent, il aimerait bien qu'on fasse ça, et il a raison, c'est-à-dire démontrer, un, notre capacité à écrire et produire ce type de format, parce que c'est un nouvel exercice, en tout cas, c'est spécifique.
- Speaker #1
Moi qui viens du docu, c'est l'inverse de mettre au format court, et c'est un boulot totalement différent. Intellectuellement,
- Speaker #0
c'est différent. C'est stimulant, mais je pense que tu te rends bien compte de tout le changement de paradigme que tu vas avoir et des différents réflexes qu'il faut que tu fasses sauter. Donc oui, Docu, on aimerait beaucoup. Docu, on a accès à beaucoup de monde. En vrai, je pense qu'il n'y a personne qui n'aurait pas envie de passer dedans, de nous raconter un témoignage. Donc on a accès à des gens super, des entrepreneurs. Dans notre podcast Charbon, on a eu Jamy, on a eu... Maxime Edard, le fondateur de Bouscapé, Amad, Jacques Seguela, Ludoc, le réel du bagueul.
- Speaker #1
Une belle programmation.
- Speaker #0
Le docu, je pense que ça peut nous animer.
- Speaker #1
Et si il y avait un format vidéo ou une plateforme vidéo aujourd'hui que tu recommanderais et qui est en train... D'exploser, si on devait lancer un format, tu choisirais lequel ?
- Speaker #0
Alors, je dois choisir la plateforme pour se lancer ou celle que j'aime aujourd'hui ?
- Speaker #1
Ce que tu veux.
- Speaker #0
Moi j'aime bien le YouTube d'aujourd'hui.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Il est un peu différent. J'ai 31 ans, du coup j'ai connu le YouTube un peu avant. Il est différent mais il me régale quand même le YouTube aujourd'hui. Il y a beaucoup de formats longs, beaucoup de choses un peu travaillées. Il est très très indépendant des US et autres, même s'il s'inspire parfois. Il reste très très fort le YouTube Game français. Beaucoup de formats super et de plus en plus qualitatifs. Parce que maintenant, il y a des journalistes qui vont bosser dans des rédactions de créateurs de contenu. Ce qui fait que tout ce qui sort, c'est abouti. D'un point de vue informatif, c'est plus quali. Donc ça me régale. Maintenant, si tu veux te lancer, quelle plateforme ? C'est dur. Tu veux faire quoi ? Tu sais très bien que TikTok, il y a un levier. de découvrabilité qui est énorme et bien sûr il y a encore de la place et l'avantage aussi de TikTok c'est que lorsque tu fais des bonnes perfs médias des bonnes audiences, tu gagnes de l'argent donc t'as pas besoin de sponsor,
- Speaker #1
en théorie au début c'est plus facile que YouTube en plus pour exploder l'algo est beaucoup plus il y a un terreau fertile sur
- Speaker #0
TikTok qui est encore bien présent aujourd'hui ça dépend des formats Mais je pense qu'il y a un univers à exploiter, ne serait-ce que pour balancer des formats courts. TikTok, il y a un bon terrain de jeu.
- Speaker #1
Je crois que le streamer, créateur de contenu qui explose en ce moment, Anime, je crois que tu le connais, de base, il vient de TikTok.
- Speaker #0
Ah ouais ? Et après, il est passé sur Twitch ? En fait,
- Speaker #1
il vient de TikTok, puis ensuite, il a fait des lives, et il est passé sur Twitch, et maintenant YouTube. Et j'ai l'impression que c'est un peu la trajectoire de tous les nouveaux créateurs de contenu aussi. de par la découvrabilité, et ensuite après, ils peuvent enlever leurs audiences, parce que je crois que Twitch, c'est très très dur, il n'y a pas d'algorithme, donc c'est très très dur d'arriver sans audience.
- Speaker #0
Mais là où c'est intéressant d'un point de vue business, et pourquoi parfois ça marche, c'est qu'effectivement, ils sont très vite accompagnés, ces gens-là, ça ne veut pas dire que c'est positif, ça ne veut pas dire que c'est pas bien, mais beaucoup de gens pètent un peu sur TikTok, et ensuite sont accompagnés par des grosses structures ou des agents, et on leur dit, ok, d'un point de vue business, t'as bien cartonné sur TikTok t'as ton audience va sur Twitch, elle va te suivre. En tout cas, tu vas avoir des gens qui vont être fans hardcore, qui vont faire le switch et qui vont venir. Pareil sur YouTube, ce qui fait que c'est cool parce que t'as plus de leviers, tu fais d'autres formats. Le risque, c'est potentiellement que tu dilues tes formats TikTok là où les gens t'aimaient et c'est la raison pour laquelle ils te suivent, c'était ça. Et si c'est que pour faire du cash, c'est pas suffisant. Mais il y a beaucoup de créateurs qu'on amène sur YouTube, on les lance sur une plateforme, on les lance sur TikTok. oui c'est logique mais est-ce que c'est là où elle va Cette personne-là pouvoir bien s'exprimer ou être dans un univers un peu spécifique, dans un écrin pour elle, ce n'est pas forcément sûr.
- Speaker #1
Tu en penses quoi justement de ce rapport des marques avec ces nouveaux créateurs de contenu ? Justement, je trouvais ça assez drôle à analyser. C'est-à-dire que maintenant, les créateurs de contenu, ils ont un pouvoir et c'est un peu difficile d'éviter parfois les bad buzz où les marques n'ont pas l'habitude encore de travailler avec ces nouveaux créateurs de contenu.
- Speaker #0
Elles ont de plus en plus l'habitude, en vrai. Si on prend un peu de temps pour regarder, elles sont accompagnées, elles ont beaucoup de gens en conseil. Donc il y a toujours une prise de risque. La question, c'est est-ce qu'on veut le prendre, ce risque ? Il y aura toujours cette part-là. en vérité elles sont assez bien accompagnées généralement quand t'as des bons profils à la direction marketing comme ça ils savent où ils vont, maintenant oui il y a toujours un risque il y a toujours quelqu'un qui veut donner le dernier mot qui sera pas dans l'univers de la marque ou du produit ou de la relation avec le créateur ça va drop le truc, il y aura toujours le côté ouais l'idée de base est trop bonne puis après il y a une V1 qui est moins bonne après il y a une deuxième validation qui est moins bonne ce qui fait qu'à la fin l'idée qui sort, elle a plus d'âme et du coup elle marche plus il y aura toujours ça Maintenant... Les agences accompagnent beaucoup les créateurs, accompagnent beaucoup les marques et on voit quand même des belles collabs. C'était un peu plus compliqué avant. Aujourd'hui, il y a encore des mauvaises pratiques, je pense, mais j'ai l'impression que les annonceurs ont bien compris que la créateur économie faisait du cash, faisait vendre et n'était plus uniquement la dernière roue du carrosse en disant j'ai mon plan marketing et ensuite je ferai un peu d'influence si Dieu veut, s'il me reste une petite poquette.
- Speaker #1
Est-ce que si les gens ont envie de te retrouver, de te suivre, que ce soit toi ou ton média, où est-ce qu'ils peuvent te retrouver ?
- Speaker #0
Ils peuvent nous retrouver sur LinkedIn, plus de 800 000 personnes, donc c'est là où ça se passe. Et moi en perso, j'ai ma petite commune LinkedIn, donc avec plaisir sur Insta ou LinkedIn.
- Speaker #1
Ok, donc Valentin et Jardot sur une idée.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Après, je vais parler de J'ai un pote et des médias. Donc si ce n'est pas un intérêt pour les gens, c'est clair qu'ils ne vont pas se régaler sur mon profil. Maintenant, effectivement, on monte un peu les coulisses. Cette année, de plus en plus, on montre ce qui se passe à l'intérieur du média. On a lancé un petit format le lundi qui s'appelle... C'est déjà lundi. On reprend les cinq good news de la semaine qui arrive. Et du coup, les gens, ils aiment bien. Ils aiment bien voir les coulisses de ce qui se passe. Les gens qu'on recrute, les nouveaux deals.
- Speaker #1
le nouveau studio qu'on a inauguré donc avec plaisir si t'en veux d'en savoir plus ils vont te suivre sur LinkedIn on verra bien,
- Speaker #0
écoute je te dirai combien d'abonnés on a à choper après le podcast j'espère des millions on s'organisera,
- Speaker #1
on fêtera ça ok trop bien, merci à toi pour cet épisode et puis à très vite à bientôt j'espère que cet épisode t'a plu si tu veux soutenir Je te lis en off c'est simple abonne-toi sur Spotify ou sur Youtube laisse une note ou un commentaire Ce sont ces tout petits gestes qui font grandir le podcast et qui me permettent de le développer, de rêver toujours plus grand et de continuer à te proposer des épisodes de qualité. Merci beaucoup pour ton soutien et on se retrouve dans 15 jours pour le prochain épisode. A très vite.