Speaker #0Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop pushy, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Je peux pas j'ai business, je m'appelle Aline, je suis coach de l'entreprise. coach business diplômé depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coach business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le botage de fesses dont vous avez besoin. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Et bienvenue à tous dans ce nouvel épisode botage de fesses et petits épisodes de podcast où on sort un peu du cadre podcast business classique et où je vous botte les fesses sur un sujet, soit qui vient de mon expérience personnelle. comme c'est le cas d'aujourd'hui, soit qui se base sur une conversation que j'ai pu avoir avec quelqu'un de mon réseau, avec l'un ou l'une d'entre vous, etc. Et aujourd'hui, on sort un peu de ce cadre business, on va parler beaucoup mindset, on va parler développement personnel et on va parler du syndrome de la gentille fille. Parce que s'il y a bien une chose que je réapprends à titre personnel sans cesse depuis ces 12 à 24 derniers mois, c'est vraiment de faire preuve de plus d'assertivité dans mon quotidien, à la fois pro et perso. et surtout à quel point ça a changé mon business, mais aussi tout dans ma vie perso. Ça a changé les choses en termes de santé mentale, ça a changé mon système nerveux. Et bien sûr, quand je dis que ça l'a changé, c'est en mieux. Et j'avais envie de vous partager un petit peu tout ça parce que je vois encore trop d'entrepreneurs autour de moi qui, de manière consciente ou pas, sont encore atteintes du syndrome de la gentille fille. Et alors, c'est très genré la manière dont je l'exprime, mais on peut avoir le syndrome du gentil garçon aussi, ou alors de ce que vous voulez. Donc, je le nomme comme ça parce que l'image est très parlante, mais appliquez-le évidemment à votre cas. Le syndrome de la gentille fille, c'est quoi ? C'est de continuer à incarner au quotidien, dans notre comportement, dans nos actions, la gentille petite fille telle qu'on nous a appris à l'être quand on était enfant. La gentille petite fille, c'est cette personne qui est du coup gentille, discrète, aidante, généreuse, humble, agréable, douce, calme, altruiste, qui ne fait pas peser ses émotions sur les autres, qui est beaucoup en hyper-vigilance, en hyper-care de... de tout et de tout le monde autour d'elle, qui fait bien attention à ne pas être un poids pour personne, qui ne demande jamais d'aide, qui a appris à ne compter que sur elle-même, à ne jamais demander d'aide pour ne pas être un fardeau ou une complication pour quelqu'un d'autre. Est-ce que ça résonne ? Parce que je peux vous dire que moi, Aline, je suis la gentille fille par définition, ou en tout cas, je l'étais, et j'essaye, je tends, je travaille à l'être de moins en moins. Parce que d'un point de vue business, la gentille fille, ça donne des choses du style si je ne réponds pas dans l'heure à mon client, si je lui dis non, Il va partir. Si je refuse la moindre petite modification, il va me détester. Si je fais respecter mes délais de paiement qui sont pourtant notifiés dans mes CGV mais qui ne sont toujours pas respectés par mon client, non mais je ne vais pas le relancer, peut-être que ce n'est pas sa faute, peut-être qu'il traverse une période difficile, etc. On a toujours peur de la réaction des autres et du coup, on se suradapte et surtout, on se laisse complètement parfois piétiner sur des choses qui pourtant devraient être claires. ou alors... On attend des autres qu'ils respectent par eux-mêmes de manière proactive nos limites, qu'elles aient été annoncées ou pas d'ailleurs. Et puis, si jamais ils ne le font pas, on va leur trouver des excuses plutôt que d'oser prendre la parole et de dire, en fait, stop, là, ça ne va pas du tout. Ça ne me convient pas. Parlons-en. Mais les choses ne peuvent pas continuer comme ça. Et pourquoi j'avais envie de vous faire cet épisode de podcast ? Comme je vous le disais, moi, je suis vraiment la gentille fille par définition. Déjà, dans mon éducation, mon père travaillait beaucoup. Donc, je ne l'ai pas forcément beaucoup vu pendant mon enfance. Et ma figure en termes d'éducation, ça a été ma mère. qui nous a élevés à la fois dans la religion catholique, mais aussi dans cette culture de devoir sans cesse se sacrifier pour son prochain, faire passer les besoins des autres avant les siens, donner aux autres avant de se donner à soi-même, et surtout faire passer les besoins de tout le monde avant les siens. Et même encore aujourd'hui, je vois à quel point je suis encore teinté de ça. Quand je vais être avec quelqu'un, je vais être en hyper-care de cette personne. Si par exemple, vous et moi, demain, on se prévoit un brunch, c'est moi qui vais vous dire « Ah, t'inquiète pas, je m'occupe de réserver tout, je vais être sûre que ce soit un bel endroit, pas très loin de chez vous, qui respectent... vos restrictions alimentaires ou vos préférences alimentaires. Le jour J, j'ai toujours fait attention à ce que votre verre d'eau soit rempli. Je vais vous proposer de vous inviter après et je vais toujours être en hyper vigilance, en hyper care. Chose qui est très agréable d'un point de vue amical, mais qui parfois crée une espèce de suradaptation qui est juste insoutenable et irrespirable à vivre au quotidien. Donc aujourd'hui, j'apprends à doser ça. C'est un aspect de ma personnalité que j'aime chez moi. J'aime prendre soin de mes amis, j'aime prendre soin de mes proches, j'aime être en hyper-care et faire en sorte que... Ah, ils peuvent relâcher la pression, etc. Mais j'apprends aussi à avoir un bouton on-off avec ce trait de ma personnalité et à parfois savoir l'éteindre quand il s'agit de me suradapter d'un point de vue business. Parce que sinon, je crée un business dans lequel tout le monde a son mot à dire, c'est-à-dire mes clients, mes abonnés, mon équipe, mes prestataires, tout le monde sauf moi. Et je ne deviens plus la dirigeante de mon business, mais juste la responsable du service client. Et ça, ce n'est pas vraiment ce qu'on veut. Le syndrome de la gentille fille, je ne suis pas en train de dire que c'est quelque chose de mauvais, parce qu'évidemment, c'est incarné par les traits de personnalité et les traits de caractère qui sont beaux. littéralement qui sont beaux et qu'il faut savoir cultiver. Mais j'ai aussi remarqué que les gentilles filles ne gagnent jamais et surtout pas en business. La gentille fille, c'est une très bonne stratégie de démarrage dans l'entrepreneuriat parce que quelqu'un qui est gentil, discrète, aidant, serviable, qui ne demande pas d'aide, qui fait les choses quand on a besoin de la relancer, etc. C'est littéralement un avantage compétitif quand on n'a pas de preuves sociales, quand on n'a pas de réseau. Nos premiers clients, ils viennent pour ça. Grâce à ça, on fait nos premières armes aussi. Donc c'est top. Mais au bout d'un moment, comme je vous le disais, le problème de la gentilfie, c'est qu'elle va laisser tout le monde diriger à sa place et dicter les règles à sa place, que ce soit ses clients, ses prestataires, ses abonnés, toute requête extérieure va devenir une urgence, une priorité à traiter, et son emploi du temps va être dirigé par des contraintes, des demandes, des exigences extérieures, plutôt que par sa vision, son ambition, ses valeurs, ce qu'elle a envie de construire, etc. Et donc, au bout d'un moment, il faut apprendre à passer outre ce syndrome de la gentilfie et à mettre un petit interrupteur on-off. pour qu'on puisse, au besoin, activer ça chez nous ou pas. Donc moi, je ne suis pas très fan de ces personnes qui vous disent « Oui, il faut tuer le syndrome de la gentille fille, il faut rentrer dans ce que je vous ai déjà écrit comme étant le vilain Hira, d'avoir une espèce de dark énergie, d'être une femme assertive, etc. » Non, pas forcément. On peut aussi prendre soin et aimer cet aspect de nous-mêmes, mais ne pas se laisser gouverner par ça et ne pas le laisser nous mener par le bout du nez en installant ce fameux bouton « On-Off » . Parce que souvent, quand on dit qu'il faut dire au revoir à ce syndrome de la gentille fille, on fait tout de suite la chasse d'eau. Alors, il faut que je vous explique cette expression-là, parce que moi, je l'emploie beaucoup, mais ce n'est pas une expression officielle. C'est ma mère qui me disait souvent, quand j'étais petite, Aline, tu es une vraie chasse d'eau. Avec toi, c'est vide ou plein, c'est noir ou blanc, c'est tout ou rien, mais il n'y a jamais de juste milieu. Ce qui est très représentatif de ma personnalité, disons-le. Mais du coup, attention à ne pas faire la chasse d'eau quand je vous dis, apprenez à mettre un interrupteur sur le syndrome de la gentille fille. Ça ne veut pas dire qu'il faut que vous deveniez méchant, égoïste, froid. laisser les autres dans la merde, ne penser qu'à vous, n'en faire qu'à votre tête, ne pas écouter ce que les gens ont à dire, ne pas prendre soin de leurs émotions, etc. Mais installer ce fameux interrupteur, c'est avoir suffisamment d'estime de soi-même et de confiance en soi pour, un, savoir se faire passer en priorité lorsqu'on en a besoin, mettre son fameux masque à oxygène avant celui des autres. Désolée, cette expression a été tellement utilisée, mais au moins, elle a le mérite d'être parlante. C'est savoir dire non, savoir dire stop, savoir dire ça ne me convient pas, même si ça n'arrange pas. pas notre interlocuteur en face. Et ça, croyez-moi, en business, vous allez devoir le faire tout le temps. Votre vie va devenir une contrariété pour les autres. Mais c'est normal, ça fait partie du business, ça fait partie de la vie de dire, là, ça m'a pas plu, là, ça me convient pas, là, c'est non, là, c'est stop, là, j'aimerais qu'on trouve une autre manière. Et c'est ça, une posture de dirigeante aussi. Et c'est ça, une posture d'entrepreneur aussi, c'est savoir dire non, le faire avec bienveillance, avec écoute, avec compromis, pas forcément avec violence pour notre interlocuteur, mais savoir en tout cas le dire. arrêtez d'attendre de la personne en face qu'elle devine nos besoins, qu'elle respecte nos limites d'elle-même de manière proactive. C'est donner beaucoup trop de crédit et de valorisation aux personnes qui sont en face de vous. Je ne dis pas que tout le monde est mal intentionné et que tout le monde a envie de vous piétiner. Bien loin de là. Les gens, généralement, sont plutôt gentils, sympas. Mais si vous ne leur communiquez pas vos limites, ce qui est OK, ce qui n'est pas OK pour vous, la manière dont vous fonctionnez, vos préférences, généralement, les gens, déjà, ne peuvent pas le deviner. Ou alors, parfois, juste n'y pensent pas. Et puis, évidemment, il y a toujours des personnes aussi notamment chez les clients par exemple qui aiment bien gratter un petit peu, qui testent et qui se disent bon bah si elle dit oui c'est oui et puis si elle dit non c'est pas grave j'aurais tenté sauf que vous la demande vous le prenez comme limite une exigence comme si elle avait été formulée devant un tribunal et donc vous dites oui alors que finalement le client lui-même n'y croyait pas vraiment, il voulait juste tester donc c'est ça en fait, installer cet interrupteur qui vous permet de mettre on off sur votre syndrome de la gentille fille avoir suffisamment confiance en soi pour comme je vous le disais se faire passer en priorité lorsqu'on en a besoin dire non, dire stop Dire ça ne me convient pas. Et aussi savoir filtrer les informations et les demandes qu'on reçoit et décider si on en tient compte ou non. Toute demande extérieure n'est pas forcément une urgence, n'est pas forcément une priorité, n'a même pas forcément besoin d'être prise en compte. Peut-être que vous avez juste le droit de dire « En fait, non, j'entends ta demande, mais non, je n'y accéderai pas. » Et comprenez que vous pouvez tout à fait être à la fois douce mais ferme, généreuse et assertive, bienveillante et intransigeante, aidante tout en maintenant vos limites, à l'écoute de l'autre et en même temps clair sur vos besoins. Donc cet épisode de podcast, il s'adresse vraiment à toutes les personnes qui se reconnaissent dans ce syndrome de la gentille fille. Et mon encouragement pour vous, c'est de commencer tout doucement à dire quand les choses ne vous conviennent pas, de le dire avec bienveillance, avec écoute, avec respect, mais de le dire. De faire respecter les termes pour lesquels vos clients ont signé, notamment vos CGV. Je vois trop de personnes qui ont des CGV qui disent X. Et après, leur client, trois mois après, il dit Y et la personne ne contredit pas. J'ai encore trop de personnes qui font signer un contrat à leur client. Et après, quand le client ne respecte pas les termes du contrat, il n'ose pas faire respecter leurs droits et n'ose pas le signaler. Et autorisez-vous aussi, et ça, c'est le point le plus important, à décevoir parfois les autres. Parce que, un, déjà... Comme je vous le disais, la plupart du temps, les autres ne seront pas vraiment déçus. Ne sous-estimez pas le nombre de fois et le nombre de personnes qui vous demandent quelque chose en se disant « bon, dans le meilleur des cas, la personne dit oui, et puis dans le pire des cas, j'aurais tenté » . Ne sous-estimez pas ça. Et donc, la plupart du temps, quand vous dites non, les gens diront juste « ah, ok » . Et évidemment, parfois, il y aura des personnes qui seront déçues, mais c'est ok. Parce que oui, vous allez décevoir peut-être certaines personnes, mais en même temps, vous allez gagner un respect de vous-même fou, un ton fou, une charge mentale de fou. et à la fois votre business, votre système nerveux, votre estime de vous, votre confiance en vous, vous diront merci pour ça. Donc ceci était le message pour vous d'une gentille fille en rémission. Je ne vais pas faire genre j'en suis sortie, c'est derrière moi, c'est absolument pas le cas. Mais je vois, depuis que je commence à faire preuve de plus d'assertivité, de plus de clarté, et aussi un peu plus de fermeté parfois, je vois à quel point non seulement ça a amélioré ma vie, mais aussi toutes mes relations business, professionnelles, et puis moi, ma sérénité au quotidien. Voilà ce que je voulais vous partager pour aujourd'hui. J'espère que ça résonne. N'hésitez pas à me faire un petit message sur Instagram si c'est le cas. Merci de m'avoir écoutée jusqu'au bout. Et à vous tous, je vous souhaite une merveilleuse journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez. Et je vous dis à très vite dans un prochain épisode. Bye tout le monde !