- Speaker #0
Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop pushy, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors Alors, vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Je peux pas, j'ai business. Je m'appelle Aline, je suis coach business diplômée depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coach business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le botage de fesses dont vous avez besoin. Alors, installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Nadia, bienvenue dans le podcast, je suis trop contente de t'accueillir. Ça va aujourd'hui ? Ouais, ça va super bien. Merci Aline, je suis très heureuse d'être là. Bah écoute, je suis très contente de t'avoir aussi parce que tu fais partie de ces ovnis, mais pas tant que ça, mais apparence ovni, où on se dit, waouh, tu fais un métier où de base, on n'irait pas payer quelqu'un pour le faire, on va se le dire clairement. Et pourtant, toi, tu cartonnes. Tout à l'heure, tu me confiais que tu étais en train de faire un x3 sur ton chiffre d'affaires, à décoller vers les étoiles, que c'était un truc de malade mental ce qui t'est arrivé. Donc, j'ai hâte qu'on aille décortiquer tout ça. Avant ça, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ce que tu fais ? ton métier ? Qui est ta cible ? Qu'est-ce que tu proposes pour qu'on comprenne un petit peu qui tu es ?
- Speaker #1
Ok, alors je suis Nadia, j'ai 46 ans. Mon métier, c'est que je suis coach en rangement. En bon français, on dit home organizer.
- Speaker #0
On aime le bon français. Voilà,
- Speaker #1
on aime le bon français, mais les gens connaissent plus ça. J'ai été formée par Marie Kondo. Donc Marie Kondo, c'est celle qu'on appelle la papesse du rangement. C'est une japonaise.
- Speaker #0
La Marie Kondo ? La Marie Kondo. Tu as une photo avec elle ? Eh oui, j'ai une photo avec Marie Kondo. Cinqu'une. La classe !
- Speaker #1
C'est trop la classe. Je me suis formée avec elle en 2018. Et donc, s'il y en a qui ne la connaissent pas, elle a vraiment, je dirais, mis en lumière le fait de trier ses objets, désencombrer sa maison comme geste de liberté et de connexion à soi. Et c'est ce qui s'est passé pour moi. J'ai désencombré ma maison et j'ai eu un vent de liberté, un vent de projet qui se sont présentés à moi. Et je me suis dit, j'ai envie de partager ça avec plein d'autres femmes. Et c'est comme ça que je suis arrivée sur ce chemin-là. Alors, mon audience, elle est très simple. Au départ, je voulais m'adresser à tout le monde, c'est-à-dire hommes et femmes. Et en réalité, les hommes ne sont pas du tout intéressés par le sujet de désencombrer leur maison. Donc, j'ai 99,99% de femmes entre 25 et 85 ans.
- Speaker #0
Donc, c'est hyper large.
- Speaker #1
C'est hyper large. Et je dirais le plus maintenant, mon audience prend un peu de l'âge, peut-être avec moi. En même temps que j'en prends aussi, donc j'ai une grosse cible quand même sur 45-65 ans. Et je les touche essentiellement sur le groupe Meta, donc Facebook et Insta. Et j'ai mon réseau social quand même de cœur, c'est YouTube. Mais la conversion, il n'y a pas vraiment de conversion depuis YouTube. Donc voilà comment je travaille.
- Speaker #0
Donc, coach de rangement, home organizer, qui est effectivement le métier où on se dit en fait, je pourrais le faire moi-même. Pourquoi est-ce que je vais payer quelqu'un pour m'aider à ranger ma maison ? Parfois, on arrive même peu à se projeter dans qu'est-ce que tu fais ? Du coup, est-ce que tu vas chez les gens et tu ranges leur maison toi ? Ou est-ce que tu leur fais une formation en ligne pour leur apprendre à ranger leur maison ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors, Je vais répondre à la première question qui est très intéressante. Effectivement, c'est quelque chose où on se dit souvent, non mais franchement, tu pourrais ranger. Moi, j'entends ça à mes clientes, leur entourage ou leur mari.
- Speaker #0
Je vais le faire ce week-end. Ou leur mari qui dit, c'est facile,
- Speaker #1
t'as qu'à jeter. Oui, on a l'impression que ranger, c'est facile. Et moi, je réponds souvent, si ranger, c'était facile, en tout cas, si avoir une maison organisée, c'était si facile, ça serait comme ça chez tout le monde. Or, ça n'est pas le cas. Donc déjà, ça veut dire que cet adage n'est pas vrai. Et ensuite, comment je bosse ? Au départ, moi, j'allais chez les gens, c'est-à-dire que je faisais des sessions de 4h ou 5h, je venais chez quelqu'un et je l'aidais, par exemple, à désencombrer son dressing. Donc, on faisait un tri, on organisait, on faisait ça tout joli. Qu'est-ce qui te va ? Qu'est-ce qui ne te va plus ? Qu'est-ce qu'on donne ? Et t'arrivais par là à quelque chose qui s'est appelé le Covid au milieu. Ah, voilà, mais un petit truc. Ça me fait vraiment quelque chose. Anecdotique. Et là, comme ma cible, au départ, j'allais beaucoup chez les mamans et chez les personnes âgées. Je me suis dit, non mais attends, il n'y a plus personne qui va me faire venir chez soi, là. Qu'est-ce que je fais ? Et là, boum, boum, allez, ça m'a pris une semaine de réflexion. Je me suis dit, je vais essayer de voir comment on fait pour faire sur Internet. Et c'est comme ça que j'ai commencé et ma chaîne YouTube, et à essayer de faire un petit programme en ligne très imparfait, très dégueu. Il n'y a rien qui était beau, mais j'ai commencé comme ça, donc en 2021 ou
- Speaker #0
2020. Ok, 2020, donc tu as commencé le côté un peu plus digital. Et avant ça, pendant combien de temps tu intervenais en présentiel ? Pendant deux ans. Pendant deux ans, ok. 2018-2020, présentiel, après tu as... Tu fais encore du présentiel aujourd'hui ?
- Speaker #1
J'en fais très très très peu. J'en fais très peu et je me vends cher parce que je ne me déplace pas pour... En fait, ça me prend une journée complète. Donc je suis très honnête de dire que je ne peux pas me déplacer pour facturer 40 euros de l'heure. Ce n'est pas possible. Donc je le fais aller une ou deux fois par an parce que j'ai envie de garder du terrain. Parce que l'accompagnement que je fais maintenant en ligne est vraiment différent du terrain, on en parlera. Mais j'aime beaucoup le terrain et sinon je suis même capable de dire à une amie, écoute je t'aide gratuitement, je te fais ton dressing, j'aime beaucoup ça. Et par contre, ce que je voudrais dire, c'est que pendant longtemps, ça a été vraiment un side business. Moi, j'ai été salariée plein temps pendant très, très, très longtemps. En plus de cette activité, D'autant que je me suis séparée, que je suis maman solo et qu'il fallait que j'assure de remplir le frigo. Donc ça a été à la fois une sécurité pour moi et à la fois ça a été un frein.
- Speaker #0
Ouais, le temps d'avoir le... Je sais pas si on peut dire le courage, mais en tout cas de sentir que c'était le bon moment. Parce que comme tu dis, il n'y avait pas que toi et il y avait aussi une pression financière derrière. Donc depuis combien de temps t'es 100% à ton compte là ?
- Speaker #1
Ça fait deux ans seulement.
- Speaker #0
Deux ans seulement. Et ça t'a pas empêché de développer un sacré business entre temps. Bravo pour ça.
- Speaker #1
Merci Aline.
- Speaker #0
Je prends, je prends. Mais il faut donner les compliments. J'ai prévu un petit portrait chinois pour, on va dire, briser la glace et permettre aux gens de mieux t'appréhender avant de commencer à creuser et décortiquer ton business. Première question, quel serait un livre que tu as adoré récemment ?
- Speaker #1
Il y en a un. Moi, je suis une fan d'Eric Emmanuel Schmitt et je lis l'épopée. Ah ouais ? Éric-Emmanuel Schmitt, c'est un des plus grands vendeurs de livres en France, et dans le monde d'ailleurs. Et il a toute une saga qui s'appelle La Traversée des Temps, qui est Noé, donc de l'Arche de Noé. On commence avec Noé, et Noé est frappé par la malédiction de l'immortalité. Et en fait, Noé, qui s'appelle Noam, traverse les temps, et à chaque fois, Éric-Emmanuel Schmitt fait un tome sur une période de l'histoire. Donc c'est romancé. Et là, on est en Gaule, ça s'appelle Les Deux Royaumes, c'est le cinquième tome. On a tout eu. On a eu Babylone, on a eu l'Égypte.
- Speaker #0
Ça devait être fou. Ça me donne envie.
- Speaker #1
C'est extraordinaire. Et moi qui ne suis pas une grande fan d'histoire, c'est superbe. Et on rencontre, par exemple, quand c'était en Grèce, on était avec les grands philosophes. Moi, j'aime beaucoup la philosophie. Y rencontrer les philosophes et tout, c'est extraordinaire. Donc, c'est romancé, mais c'est la vraie histoire qui est décrite. Donc, je le conseille. C'est la fiction. Oui, c'est la fiction. C'est en fiction.
- Speaker #0
Ah, trop bien. Écoute, ce sera ma lecture de vacances. Une citation qui t'accompagne au quotidien. J'en ai une au-dessus de mon bureau. Et c'est drôle parce qu'elle vient d'un...
- Speaker #1
C'est toi qui me l'as donnée lors d'un workshop. Le workshop qu'on a fait, que tu fais chaque année d'ailleurs, pour les objectifs annuels. En fait, c'est une citation qui dit « Vous ne vous élevez pas au niveau de vos objectifs, mais vous retombez au niveau de vos systèmes. » Et ça m'a beaucoup parlé. énormément parlé parce que 2026 pour moi c'est l'année du scaling et je me suis dit et c'est marrant parce que vraiment on a fait ça en décembre et j'étais en plein en train de me dire 2026 je vais vraiment croître et je me suis dit Nadia est-ce que t'as le système qui est mis en place pour pouvoir faire une croissance en fait et de là je me suis posée j'ai vraiment pris mon petit carnet et je me suis dit c'est quoi ton système aujourd'hui est-ce que t'es capable de faire juste 30% de CA de plus avec ce système là et même 30% c'était pas possible, chaque année j'avais fait 30% à peu près de CA en plus Mais là,
- Speaker #0
tu sentais qu'il allait avoir un plafond, un boulot d'étranglement ?
- Speaker #1
Le boulot d'étranglement, c'était sur le temps que j'avais, en fait. Je pouvais, si je bosse 100 heures par semaine, je peux faire seule. Mais ce n'est pas mon but.
- Speaker #0
Oui, et puis ce n'est pas quelque chose que tu peux soutenir sur le long terme non plus.
- Speaker #1
Ah non. Moi, je fatigue vite et j'ai des besoins. J'ai besoin de faire du sport. J'ai besoin de me reposer. Même si je dis ça, je suis parmi des grosses périodes de boulot en ce moment. Mais je ne peux pas faire ça sur du long terme.
- Speaker #0
J'aime beaucoup cette citation. De mémoire, j'ai un petit trou dans ma tête, mais de mémoire, elle vient du livre qui s'appelle Atomic Habits, genre le pouvoir des habitudes ou un truc comme ça. Mais j'ai un petit doute. Parce que j'ai lu Atomic Habits, mais je me rappelle pas parce que j'arrive même pas à te dire le nom de celui qui l'a faite, je suis désolée,
- Speaker #1
mais on pourra le dire.
- Speaker #0
C'est la honte.
- Speaker #1
Oh, c'est pas la honte, on peut pas se rappeler tout. On mettra un sous-titre, on mettra quelque chose. Moi je suis minimaliste dans ma tête, Aline, je me rappelle de pas grand chose, volontairement, parce que j'ai peu de place dans ma tête.
- Speaker #0
J'aime beaucoup ça d'approche.
- Speaker #1
Je te promets.
- Speaker #0
Nadia, quel est le dernier achat dont tu es la plus heureuse ? Je vais te dire. Moi, j'achète peu de choses.
- Speaker #1
Non, c'est perso. J'achète peu de choses et surtout, j'achète peu d'habits. Notamment cette chemise est neuve.
- Speaker #0
Elle est magnifique.
- Speaker #1
Elle est belle,
- Speaker #0
hein ? Maison 123.
- Speaker #1
Et justement, j'achète très peu d'habits. Et quand j'ai fait mon challenge rangement du mois de janvier, j'ai cartonné et je me suis dit, Nadia, tu dois célébrer ça.
- Speaker #0
Oh, j'adore.
- Speaker #1
Oui, je célèbre à chaque fois. Et là, je me suis dit, comment je vais célébrer ? Je vais m'acheter deux pulls. parce que pour moi, acheter des pulls, c'est tous les 10 ans. Je vais me racheter deux pulls en laine. Alors, moi, c'est une étude du marché, mais je ne vous raconte même pas la provenance des matériaux, en quoi c'est fait, comment c'est vendu, les valeurs de la marque. Donc souvent, à la fin, je suis tellement fatiguée que je n'achète pas le truc parce que j'ai fait l'étude ou bien il n'y en a plus. Ça, ça, ça m'est déjà arrivé. Et là, il y avait des... C'est bon,
- Speaker #0
c'est l'été, du coup, tu n'achètes plus de pulls.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, au bout d'un mois et demi, j'ai trouvé les pulls que je voulais. C'est une marque qui s'appelle From Future. Et en fait, dans les pulls, ils font des... Ici, ils mettent des arcs-en-ciel sur la manche.
- Speaker #0
Oh !
- Speaker #1
Et c'est trop beau. Ah non, mais je te montrerai. Non, mais c'est trop beau. Bon, 180 balles le pull, hein. Je m'en suis pris... Oui, voilà.
- Speaker #0
OK. J'ai célébré. Mais on célèbre. Et j'en ai pris deux. J'adore, mais tu le mérites tellement.
- Speaker #1
Ah, mais quand je les mets... Et puis, j'en ai pris un rose hyper fluo et tout. Quand je le mets et qu'on me dit « Ah, t'as un beau pull » , je me dis « Célébration de mon challenge rendu en janvier » .
- Speaker #0
Ça te rappelle cette célébration à chaque fois. C'est top. J'adore.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
« Quelle est une application sur ton téléphone dont tu ne pourrais pas te passer ? »
- Speaker #1
Une application sur Montel, c'est une application perso. Et il y en a deux qui sont corrélées. Moi, je suis une fan de fitness. Je fais mon sport à la maison. Donc, j'ai cette chance de ne pas manquer de motivation ou de discipline. Et je suis la fit girl qui s'appelle Justine Galis, qui a une application qui s'appelle Gritty. J'adore cette nana. Moi aussi, j'adore cette nana. C'est une sacrée businesswoman. Elle a plein de choses qui sont vraiment chouettes. Et son appli me suit, ça fait deux ans que vraiment j'ai repris le sport à fond et j'ai des résultats. incroyable avec ces sessions. Et en plus de ça, j'ai une autre appli qui s'appelle Yazio qui permet de suivre l'alimentation, ce que tu manges. Parce que moi, souvent, je ne mange pas assez ou en tout cas, pas assez de protéines, etc. Et grâce à Yazio, tu sais exactement où tu en es de tes macros, donc protéines, glucides, lipides. Et donc, mes enfants, ils savent. Je dis, je suis désolée, je vais sur mon téléphone, je rentre tout ce que je mange. Et ça fait que souvent, il faut que je complète en soirée parce que je n'ai pas pris assez de ce que je devrais. Et donc, Yazio et Gritty, extraordinaire. Je ne peux pas m'en passer.
- Speaker #0
Je suis de la team qui compte ses calories aussi. Pas pour un souci, on va dire, de perdre de poids ou autre, mais principalement justement pour l'apport protéines, etc. Ça change la vie.
- Speaker #1
Ça change la vie.
- Speaker #0
Ça paraît un peu mathématique et un peu très data-based, mais ça change la vie.
- Speaker #1
Moi, je suis de la team où si tu ne suis pas tes KPIs, quels que soient les endroits dans ta vie, pro ou perso, tu ne peux pas t'améliorer. Donc, tu as beau penser que tu manges bien, en fait, tu ne manges pas bien. Moi, je mangeais sainement, entre guillemets. Mais en vrai, ce n'était pas forcément bien parce que je n'avais même pas un tiers des apports en protéines de ce que je devais avoir.
- Speaker #0
En plus, surtout si tu as une activité sportive assez intensive à côté, effectivement, ce n'est pas top. Dernière question pour toi, Nadia. Quel est le plus beau compliment qu'on puisse te faire ?
- Speaker #1
Le plus beau compliment, c'est ma fille qui me l'a fait ce matin. Le plus beau compliment, c'est ce sur ma réussite d'entrepreneur alors que je suis maman solo. Et ça me fait même monter les larmes. C'est ma petite fille qui a 9 ans, elle aura 10 ans ce mois-ci, bientôt, qui m'a dit « Ah maman, parce que je lui ai dit que j'étais hyper contente d'être invitée par Aline au podcast, c'est un signe pour moi de fierté. » Et elle m'a dit « Maman, mais c'est normal, t'es la meilleure et c'est super tout ce que tu fais, c'est normal qu'Aline ait été invitée. » Et ça m'a touchée parce que... Ouais, parce que c'est pas facile tous les jours. Enfin, les personnes qui écoutent ce podcast le savent, les femmes qui sont entrepreneuses, tu le sais. C'est pas facile tous les jours d'être entrepreneuse, c'est pas facile d'être maman solo, j'ai deux enfants qui sont petits, et ça c'est le plus beau compliment qu'on puisse me faire quand on me dit « waouh, t'arrives à mener tout de front » . Ben je prends ça et c'est une fierté parce que c'est pas simple.
- Speaker #0
C'est une belle reconnaissance de l'effort que ça demande dans une société où souvent, j'ai pas envie de dire qu'on considère ça comme c'est normal, mais presque en fait, vraiment presque. Moi j'ai une admiration sans faille pour les mamans, encore plus les mamans solo, parce que je vois déjà ce que ça me prend d'être entrepreneuse, alors je suis pas du tout mère, mais je me dis mais... Je n'arriverais même pas à me projeter là-dedans.
- Speaker #1
En fait, je pense qu'on n'a pas la même vie. C'est-à-dire que moi, je me dis souvent, si j'avais eu 15 ans de moins, que j'avais ton âge ou l'âge de... Moi, je vous appelle les gamines, ce n'est pas méchant.
- Speaker #0
Je dis les gamines.
- Speaker #1
Je pense que je n'aurais pas eu le même business. Je l'aurais fait peut-être ou plus rapidement ou différemment. Ce qui est sûr, c'est que j'aurais perdu beaucoup de temps. Parce que quand tu es maman, tu es obligée d'être très efficace.
- Speaker #0
Oui, le temps prend une toute autre notion. Et je pense que tu es beaucoup plus productive aussi.
- Speaker #1
Oui, complètement. mais même au niveau... perso.
- Speaker #0
Tu vas cuisiner des choses plus efficaces. Tu vas être efficace dans tout, en fait. Moi, j'étais déjà organisée et efficace. Je suis devenue, mais... Alors, pas à ton niveau.
- Speaker #1
Je ne me permettrai pas. Je suis beaucoup moins efficace que toi. En tout cas,
- Speaker #0
j'utilise beaucoup moins d'outils. Je traque moins. Mais je ne perds pas de temps à perdre. Je n'ai pas le time. Moi, je dis souvent ça. Je n'ai pas le time. Je pense qu'il y a des choses sur lesquelles je dois perdre du temps. Des fois, je me vois perdre du temps sur un post Insta ou sur un traitement de mail ou de procrastiner sur des trucs où je me dis effectivement peut-être que si j'avais un un cadre plus strict ou des contraintes plus strictes, je pense que ce truc qui m'a pris 4 heures, m'en aurait pris une.
- Speaker #1
Moi, j'en suis carrément pas faire. C'est-à-dire que moi, vous avez des super beaux carousels. Je rêverais de dire, voilà ma semaine. J'adore les carousels où vous me racontez votre mois, votre semaine et tout. Moi, je n'ai pas le time pour chercher les photos, faire le truc. Je fais un réel. Je dis, bon, je n'ai pas le temps de vous mettre les photos. Il va falloir me croire sur parole. Je suis hyper contente de mon challenge rangement. J'ai accueilli 53 personnes. On s'est éclaté. Hier, j'ai fait le coaching. Allez, ciao. Bon, ce n'est pas beau. Ce n'est pas parfait.
- Speaker #0
Mais ça vend. mais savant et je suis beaucoup dans l'acceptation de l'imperfection en fait tout ce que je fais c'est imparfait Aline tout ce que je fais c'est imparfait mais tu fais faut être sur ton chiffre d'affaires ouais et je suis ok parce que je peux pas faire mieux en fait donc je vais pas me flasher c'est excellent Nadia je pense qu'elle est là en fait la clé c'est d'arrêter de faire parfait moi je vois tous mes beaux carousels parfaits c'est beau Aline je les adore mais ils marchent pas Nadia ils
- Speaker #1
ne fonctionnent pas non alors ils fonctionnent pas Aline je suis pas non mais enfin
- Speaker #0
Je caricature et ce que je dis est très méchant envers ma coach manager qui met beaucoup de temps et d'énergie aussi dans ce travail-là. Mais les postes qui vendent le mieux ne sont pas les plus jolis. C'est les postes qui font preuve d'authenticité, de transparence, où on te voit toi, où on voit tes valeurs, où tu vends aussi concrètement. Et ça n'a jamais été relié à est-ce que c'est la bonne typo sur Canva ?
- Speaker #1
Attends, moi je vais te donner une anecdote et je vais la donner à beaucoup parce que ça va vous décomplexer. Moi je fais de la pub sur Meta. Les pubs sur Meta que je fais, c'est quoi ? C'est des visuels que je fais en... 30 secondes le visuel, tout dégueulasse, c'est-à-dire une photo que je prends de Canva et je mets un truc challenge rangement, et il y en a, des fois, je me challenge. Ouais, je mets du truc, j'essaye de passer du temps, je fais des vidéos, mon monteur, il me les monte, je cherche les hooks, je vais sur chat des pétés qui m'aident et tout. Ah, et qu'est-ce qui marche ? Les visuels dégueulasses.
- Speaker #0
C'est tout.
- Speaker #1
C'est frustrant, c'est frustrant. Là, j'ai payé, pour ma dernière campagne, j'ai payé, j'ai fait 12 ads en vidéo. Je te jure, je me suis pris la tête. J'ai fait des super trucs. le personne qui s'occupe de mon marketing il m'a dit non mais Nadia ce qui marche toi c'est les visuels et les pourris il me remontre à chaque fois les stages je dis bah tu sais quoi on va plus s'embêter en fait pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué dingue hein dingue non mais c'est une belle leçon et c'est bien de se le rappeler parce que bah
- Speaker #0
en fait comme toi moi je suis celle qui répète tout le temps mieux vaut fait que parfait mais tout le temps et je dis tout le temps que je vis à travers ce mantra et pourtant je vois encore même en t'écoutant là toutes les zones où je suis encore trop dans le perfectionnisme mais beaucoup trop
- Speaker #1
Après, ça fait aussi rêver. Moi, les personnes qui font des beaux posts, Aline,
- Speaker #0
je trouve,
- Speaker #1
pour moi en tant que consommatrice, après, je consomme peu les réseaux sociaux. J'ai toujours un peu du mal à le dire. J'ai presque l'impression d'avouer quelque chose. Mais je trouve que c'est beau. Moi, je trouve que le beau, ça attire quand même. Tu vois, moi, sur mes réels, j'ai deux types de réels. J'ai les réels que je tourne à la maison à l'arrache, pas maquillés souvent. Et j'ai ceux que je fais faire par une boîte de prod chaque année et tout. J'ai quand même beaucoup plus de vues sur celui où je suis belle, je suis dans un studio, c'est monté, je suis maquillée. Est-ce que le propos est meilleur ? Je ne sais pas. C'est clair. Quand je suis maquillée, ça m'avait énervé. Il y a deux ans, j'avais fait toute une série où je ne me maquillais plus. Volontairement, d'ailleurs, je me maquille très peu maintenant. En fait, j'avais beaucoup moins de visibilité, sans parler des commentaires où t'es moche, t'as des rides.
- Speaker #0
La beauté des réseaux sociaux.
- Speaker #1
Faites par des femmes. Commentaires par des femmes. Maintenant, je le vis très bien. De toute façon, mes vidéos qui percent sont celles où les gens m'insultent.
- Speaker #0
Ouais, surtout, je ne sais pas si tu es sur TikTok, mais TikTok, c'est systématique.
- Speaker #1
J'ai pas TikTok, moi.
- Speaker #0
J'ai pas... Ah bah, il faudrait recycler.
- Speaker #1
Ouais, mais j'ai pas le time.
- Speaker #0
Demande à ton assistant.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Pour le moment, j'ai pas TikTok.
- Speaker #0
J'aimerais qu'on parle un petit peu de tes débuts. Donc, tu t'es lancée en 2018. Est-ce qu'à ce moment-là, donc tu te formes avec la papesse, Marie Kondo. Est-ce qu'à ce moment-là, tu te dis, je suis en train de me lancer dans un métier où déjà, il y a beaucoup de gens qui se sont lancés là-dedans. Moi, j'en ai vu. énormément, mais surtout c'est un métier où les gens ne sont pas éduqués, en tout cas en France, à payer pour ça. Généralement, tu ne vas pas avoir... Quand on te dit je paye quelqu'un pour m'aider à m'arranger ma maison, les gens qui ne connaissent pas auraient tendance à te regarder un peu en mode side-eyes, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce qu'à ce moment-là, tu avais conscientisé ça ? Est-ce que tu avais déjà commencé à réfléchir en fonction de ça ? Ou pas du tout ?
- Speaker #1
C'est très pertinent ta question parce que là, on est en 2026 et quand je dis je suis home organizer, toutes les nanas qui vont écouter vont dire oui, je sais ce que c'est. Mais là, remettons-nous en 2008. En 2008, les... personnes ne sont pas conscientes qu'il existe une solution à leur bazar à la maison. Elles sont même pas conscientes qu'elles ont un besoin de s'alléger à la maison. Donc, question pertinente, non, je m'étais pas rendue compte qu'en fait, je me lançais dans un truc où j'étais la seule à être méga optimiste. J'étais la seule à me dire, ça m'a fait un bien fou, ça serait dégueulasse de garder ça. Il faut que j'aide toutes les femmes et toutes les mères de famille. En plus, j'ai fait une dépression postpartum, donc j'étais en plein dedans. Et je me disais, il faut que j'aide toutes les mamans qui n'en peuvent plus et tout. Mais en fait, j'étais toute seule. C'est-à-dire que j'aime bien en business quand on dit, tu as un produit, valide ton besoin avant. Moi, je n'avais pas validé du tout. Ça m'a coûté 4000 balles d'information.
- Speaker #0
J'étais hyper optimiste, mais il n'y avait personne qui m'écoutait. Oui, parce que les gens, ils disaient de quoi elles me parlent. C'est ça. C'était même pas en mode, c'est trop cher ou je n'en ai pas besoin. C'était en mode, je ne sais même pas que ça existe.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est fou, donc tu as dû éduquer ton marché.
- Speaker #1
J'ai fait ça. En fait, j'ai fait ça pendant des années. J'ai fait des vidéos YouTube.
- Speaker #0
alors celles-ci elles sont méga imparfaites Aline mes premières vidéos YouTube mon dieu ah j'ai hâte tellement de les voir il y avait une plante une fausse plante mon dieu le cadre il y avait ma tête d'un côté et de l'autre côté il y avait un genre de bambou un faux bambou en plastique c'est horrible je sais pas pourquoi je ne sais pas mais j'adore parce que tu sais c'est les efforts qu'on faisait quand on se lance en vidéo la première fois on se dit oh je vais mettre une petite plante pour faire genre chez moi c'est joli mais en fait c'est ridicule c'est ça mais c'est touchant c'est
- Speaker #1
hyper touchant j'étais devant un papier peint j'avais un reste de papier peint de la chambre de ma fille et en fait j'avais vraiment allez 1m20 sur 80 cm et donc je devais cadrer le téléphone pour pas qu'on voit qu'autour c'était un blanc blanc j'adore, je te jure c'est ultra cute en vrai pour toi en écoutant ça et puis je parlais comme ça donc voilà j'ai fait beaucoup beaucoup de contenu d'éducation mais comme au départ je bossais encore à plein temps moi j'étais responsable administratif et financier donc j'avais pas besoin de gagner forcément beaucoup de sous moi du moment que j'avais une ou deux clientes par mois Ça me faisait surtout sortir de la maison, pour être très honnête, c'était un peu ma bouffée d'air. Je quittais le domicile, je quittais les bébés, je quittais mon ex, enfin qui était mon conjoint à l'époque, je quittais la tête dans la machine à laver. Et c'était juste ça que j'aimais quoi, j'allais chez des dames et on parlait. Et je me rendais bien compte qu'en fait, ce que j'apportais, c'était pas la technique du rangement. C'était qu'elles avaient une copine à qui parler et qu'elles se sentaient seules. Et c'est ça que j'ai aimé tout de suite. Moi, je suis très ouverte, très extravertie. Et en même temps, j'ai beaucoup d'empathie et j'adore la communication interpersonnelle. Et parler avec des femmes, ça me manquait aussi. Je me sentais seule. J'avais quitté Paris. J'étais dans un pavillon de banlieue. Je n'ai pas de famille. Je n'ai pas d'amis. Et ça m'a plu aussi pour ça.
- Speaker #0
Ouais, donc en fait, tu t'es offert ce business aussi pour toi et aller chercher toi ce qui te manquait. et c'est ce dont tu avais vraiment besoin à ce moment-là.
- Speaker #1
C'est exactement ça.
- Speaker #0
Et donc, tu as une ou deux clients par mois, ce qui était déjà très bien quand on disait que tu étais maman full-time, salariée full-time à côté, etc. Est-ce que c'était un rythme de croisière que tu as gardé pendant quelques années ? Est-ce que ça a augmenté d'année en année ? C'était quoi la croissance que tu observais à ce moment-là ?
- Speaker #1
En fait, j'ai eu un goulot d'étranglement qui est je ne pouvais travailler que le week-end puisque moi, j'étais salariée plein temps. Et donc, c'est vite arrivé, qu'est-ce que je fais ? et ce que je travaille tous mes dimanches et puis j'avais quand même envie de passer du temps avec mes enfants donc je me suis dit attends Nadia Alami t'es dans un truc où ça va être compliqué parce que si tu prends même 8 clientes par mois tous mes week-ends vont être pris j'ai plus de vie de famille et puis surtout j'avais un mode de garde compliqué parce que le papa de mes enfants n'était pas très dispo donc il ne pouvait pas non plus me garder les enfants, je ne pouvais pas faire ça et donc il se trouve que c'est là qu'est arrivé le Covid et je me suis dit je vais aller en ligne et je me suis payé une petite formation en ligne
- Speaker #0
Je vais dire que c'est un gars qui s'appelait Théophile Elier. Ah mais oui, je vois.
- Speaker #1
Un des premiers blogueurs et tout. Et il avait fait une formation, c'était vivre de son blog en une heure par jour. Et moi, j'avais commencé un blog et puis j'écrivais, j'aime beaucoup l'écriture.
- Speaker #0
C'est vraiment tellement les formations de 2019-2020, vivre de son X en X heures par jour. Mais j'adore ça. Ça m'a fait de la nostalgie quand t'as dit le titre.
- Speaker #1
Mais c'était super. Il y avait un mock-up avec la formation. C'était comme un livre. Je me dis mais est-ce que c'est un livre la formation ? Est-ce que c'est quoi ? C'était hyper imparfait son truc. Mais ça m'a lancée.
- Speaker #0
So 2019, j'adore.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Mais tu vois, elle est toute seule tous les soirs jusqu'à minuit. Moi, je suis une bosseuse. J'ai quand même une qualité, c'est que je suis bosseuse. Je suis très persévérante. Et en fait, tous les soirs jusqu'à minuit, j'essayais de comprendre. J'allais sur ClickFunnels. Il y avait un petit tuto, mais minuscule. Ce n'était pas suffisant. Et je cherchais ailleurs des tutos gratuits en anglais et tout. Et c'est comme ça que j'ai commencé. Je me suis dit, là, il va y avoir un truc. Et alors, je ne sais pas comment c'est possible. J'ai vendu tout de suite. C'est-à-dire que ça a pris tout de suite. Ah non, je ne vous ai pas dit quand même que je me suis payée un programme business. Moi, je ne réussis jamais rien seule. C'est très clair. Je me suis toujours fait accompagner en tout. Quand j'ai fait mon blog, je me suis offert une super formation pour créer son blog. Donc, j'ai créé mon site internet avec WordPress et tout. À chaque fois qu'il y a eu quelque chose, je me suis dit, c'est qui la meilleure personne ?
- Speaker #0
Et tu as été formée.
- Speaker #1
Et je suis allée me former avec celle que je pensais être la meilleure et dans mes budgets aussi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Dans mes budgets. Donc, je n'ai rien fait seule. Je ne peux pas dire que j'ai inventé et j'ai tout créé toute seule. Non, je me suis formée à chaque fois.
- Speaker #0
Mais comme quoi aussi, des fois, c'est aussi simple que ça. C'est de se dire, j'ai tel besoin, quelle est la personne qui m'a l'air la plus compétente pour m'apporter ce besoin ? Et y aller, en fait. Et moi, je pense vraiment que c'est le meilleur raccourci. Et quand on a l'argent pour pouvoir le faire, il faut le faire, en fait.
- Speaker #1
Et il ne faut pas perdre du temps, parce qu'en réalité, on perd son temps. Si j'avais essayé toute seule de comprendre comment ça marche le business en ligne, comment ça marche un blog, comment on va... Et puis la technique, quoi. La technique, c'est galère. Au début, moi, j'ai tout fait toute seule pendant des années avant de déléguer. Alors moi, c'est mon leitmotiv. Avant de déléguer, il faut que je comprenne.
- Speaker #0
Je suis pareil.
- Speaker #1
C'est-à-dire que si je ne comprends même pas ce que je te demande, moi, je ne peux pas.
- Speaker #0
Bien sûr. Et puis, du coup, tu ne peux pas le demander de la meilleure manière. Tu ne peux pas faire du feedback. Je ne peux pas non plus avoir un regard, même de contrôle sur ce qui est en train de se passer. Mais bien sûr.
- Speaker #1
Donc, j'ai avancé comme ça. D'ailleurs, je pense même que je t'ai connue grâce à ce premier programme business parce que c'est avec Alexandre Ross.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Le Biz Club. Et je pense que je t'ai connue. Et tu es venue à un de ces séminaires. Tu as fait une conférence.
- Speaker #0
J'ai fait une conférence sur le Biz Live. Je crois que c'était en 2022, de mémoire. C'était soit automne 2021.
- Speaker #1
Ou 2021, je pense.
- Speaker #0
C'est possible, un des deux.
- Speaker #1
C'est là que je t'ai connue. T'étais sur scène.
- Speaker #0
Je me souviens très bien.
- Speaker #1
Et en fait, pendant ce truc-là, il y a un mec qui est passé, qui faisait des crypto-monnaies et qui avait fait un challenge sur Insta. Il avait fait un live sur Insta, un réel sur Insta pendant 100 jours. Et moi, je n'avais pas du tout Instagram. Et je me suis dit, tu sais quoi, je vais le faire. Et bien, j'ai fait un réel sur Insta pendant 100 jours et j'ai pris 25 000 followers.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Mais là, encore une fois, je me suis dit, je vais faire... comme les personnes qui ont réussi parce que je ne connais pas Instagram. Il se trouve que peut-être j'ai eu de la chance et tout. Je dis pas tout le temps que bon, je pense qu'il y a aussi un facteur chance, il y a plein de choses. Mais je me suis dit, je vais faire comme lui, ça a marché. Et putain, c'était trop bien. Je voyais les followers qui montaient. Il y a eu des réels que j'ai mis. Je voyais... J'étais sur le téléphone, je m'arrêtais pas, je voyais les followers qui montaient. Je me disais, mais c'est dingue. Et après, c'est en en parlant que je me suis dit, ah ben non, mais c'est pas comme ça chez tout le monde. Parce que je croyais que tout le monde, sur Instagram, en faisant un réel tous les jours,
- Speaker #0
tu vois...
- Speaker #1
prenez 10 000, 20 000. Après, je me suis dit, j'ai quand même eu un coup de peau.
- Speaker #0
Je pense que c'est un coup de peau parce que là, si je dézoome un tout petit peu de notre conversation que j'adore depuis le début, moi, je vois quand même une nana qui dit, j'investis sur moi quand j'ai besoin auprès des bonnes personnes, je lâche jamais rien, je bouge vite, je me donne l'autorisation d'y aller même si ce n'est pas parfait et d'itérer. On est en train de citer toutes les qualités qu'on connaît tous mais qui qualifient un bon entrepreneur. Moi, je suis convaincue que le facteur chance existe. Le fait d'avoir été dans les premières et d'avoir surfé sur la vague Covid, toutes les personnes qui ont un business qui ont exposé pendant le Covid, dont moi, on sait qu'on a eu la chance. On sait qu'on a eu cette chance-là. Mais je pense vraiment que ce facteur est minime par rapport à la discipline, etc. Preuve en est, six ans après le Covid, donc là, on ne peut plus blâmer ou dire que c'était le Covid, tu es en train de faire un fois trois sur ton chiffre d'affaires, il n'y a plus de filet de sécurité, là, tu vois.
- Speaker #1
Merci pour ce retour, parce que tu vois, en fait... on n'est pas capable sur soi de...
- Speaker #0
Ça te paraît normal ? Bah oui, c'est ce que j'allais dire ! Tais-toi tous les jours ! Mais c'est ça !
- Speaker #1
Parce que moi, je sais... Bon, après, je sais que je suis courageuse et persévérante, et encore, ça fait pas longtemps que je le sais. Et ça fait pas longtemps que je l'accepte. Quand je me suis séparée du papa de mes enfants, bon, j'allais vraiment pas bien, et j'ai pris une psychologue, et je me rappelle, elle me disait « Ah, c'est super ce que vous faites, Nadia ! » Et je lui disais « Bon, c'est super ce que je fais, tout le monde aurait fait ça à ma place ! » Et à chaque fois, elle me disait « Ah non, Nadia ! » Toutes les femmes ne font pas ça, de monter leur business, de s'occuper de leurs enfants, de se faire soigner. Alors j'ai pris des antidépresseurs, des anxiolytiques, et je me disais, ben non quand même. Toutes les mamans, elles auraient fait ça. Et puis un jour, elle m'a dit, bon, vous allez arrêter ou pas ? Vous arrêtez là. Et là, je me suis dit, bon.
- Speaker #0
Ah, j'ai énervé la dame.
- Speaker #1
Elle m'a dit, bon, vous arrêtez Nadia. Tout le monde ne fait pas, il faut que vous preniez conscience que... Et là, je me suis dit, bon, si elle, elle le dit, peut-être qu'elle... Mais j'avais du mal, même encore. Là, je suis en train de me tortiller les mains. Parce que ça veut dire, t'es ok d'accepter que t'as des valeurs et que t'es quelqu'un, je vais pas dire quelqu'un de bien, mais d'accepter tes qualités, tu vois ?
- Speaker #0
J'allais justement te challenger là-dessus, c'est qu'est-ce qui se passerait si t'acceptais de dire, bah ouais, j'ai assuré de fou, là où beaucoup de personnes n'auraient pas fait ? Qu'est-ce que ça voudrait dire de toi qui fait que t'as pas envie d'aller dans cette direction-là, tu vois ?
- Speaker #1
Bah j'ai fait un gros boulot là-dessus Alina. J'ai fait un gros boulot parce qu'en fait, je me suis rendu compte que moi, j'étais dans une identité de Wonder Woman, la maman solo qui galère à remplir son frigo, qui est séparée. Parce qu'en fait, quand je me suis séparée, j'étais en pleine reconversion, justement. Et donc, c'était compliqué. J'avais un boulot qui a mi-temps. Et en fait, je me suis rendu compte que cette identité que je m'étais construite, je l'aimais bien. Elle était, tu sais, c'était valeureux. Ah, je suis une guerrière.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu vois ? Et j'étais vue comme ça. Et je me dis, ah, c'est valorisant. Ah, la p***. « Pauvre Nadia, tu te rends compte, elle y arrive. » Et je me suis rendue compte que je me suis attachée à ça.
- Speaker #0
Mais du coup, quand on te faisait ce compliment, tu le refusais.
- Speaker #1
Je le refusais. Je le refusais parce que je n'avais pas envie de me dire, parce que j'avais envie de rester dans la galère. Parce que la galère me nourrissait et me donnait une identité qui me plaisait. Je ne sais pas pourquoi. C'est contre-productif. Et je vais te dire que sortir de cette identité-là m'a permis d'assumer que je suis une chef d'entreprise. que je veux gagner de l'argent, que je veux faire vivre mes enfants bien, leur payer les cours d'anglais sans que ça me torde le bide et sans que chaque fois que je lâche le prix du cours d'anglais, je me dise « Ah, tu galères ! » Et je me suis dit « Mais tu galères, mais tu as l'air d'aimer ça en fait, Nadia. Puisque tu as l'air d'avoir envie d'être la maman. » Parce que j'avais l'impression que c'était plus valorisant d'être une maman qui galère pour la société, pour les autres. J'avais l'impression que c'était plus valorisant.
- Speaker #0
Peut-être que tu avais besoin à ce moment-là de reconnaissance. et d'admiration, et que tu le trouvais à travers ce filtre de « Ah putain, Nadia, elle galère, donc on connaît sans admiration pour tout ce qu'elle fait. » Et tu t'es dit « Si je deviens celle qui a tout réussi, il y a aussi souvent le biais de « J'ai peur qu'on me regarde en mode elle est arrogante ou elle est froide. » On parlait tout à l'heure de l'exemple de « Je reprends plus de café » , des trucs comme ça. Je ne sais pas, il y a peut-être un truc là-dessus.
- Speaker #1
C'est possible. J'avais peur d'assumer qui j'avais envie d'être. Et ce qui est dingue là-dedans, mais j'ai fait... Alors pareil, coaching mindset.
- Speaker #0
Je n'ai pas réussi toute seule. Non, mais je préfère le dire. Mais non, mais c'est bien de dire qu'à chaque étape, à chaque goulot, sur chaque panfacette, tu as été accompagnée.
- Speaker #1
Mais accompagnée de dingue. C'est-à-dire que moi, la psychologue, je la kiffe. Je l'ai mis dans mes remerciements de mon premier livre parce qu'elle m'a encore sauvée. Moi, depuis que j'ai 21 ans, je vois des psychiatres, des psychologues. Je n'ai pas de honte à le dire. J'ai fait deux énormes dépressions dans ma vie. J'ai pris des anxiolytiques, des antidépresseurs. J'ai été suivie... pour un burn-out parental à une unité mère-enfant après la naissance de mon deuxième, enfin, je n'ai pas de honte à le dire, parce que je suis allée chercher, et je vais chercher l'aide où on peut me l'apporter, parce que le plus difficile dans la vie, c'est de rester avec son mâle.
- Speaker #0
ça nous fait pas avancer ça nous fait perdre des années et ça nous fait aller dans des états noirs encore plus durs bah en fait ça nous fait aller encore plus bas que si on arrivait à demander de l'aide et on sait à quel point c'est difficile de demander de l'aide ouais c'est difficile mais en fait à des moments je
- Speaker #1
pense qu'à des moments ça sert à rien d'attendre de toucher le fond de la piscine pour se dire je vais me donner une impulsion n'attendons pas moi j'attends moi j'ai une image qui est je nage la brasse donc celle qui écoutera mon podcast je suis en train de mettre ma main sous mon nez J'ai la main sous mon nez, je suis en train de nager la brasse. Quand tout va bien, j'ai ma main qui est au niveau de mon cou. Donc là, je la brasse, tout va bien, je regarde ce qu'il se passe. Et quand je vois que ma tête s'enfonce un peu dans l'eau, la bouche est déjà sous l'eau, je n'attends pas que mon nez soit aussi sous l'eau. Je demande de l'aide quand j'ai vraiment le niveau de l'eau en dessous le nez.
- Speaker #0
Oui, entre le nez et la bouche.
- Speaker #1
Entre le nez et la bouche. Et là, je sais qu'il faut que j'active tout ce que je peux activer. J'ai une très bonne amie, Laurence Boistet, qui est une coach mindset de dingue, qui m'a fait sortir des trucs de fou. Je me suis fait coacher avec Laurence. Voilà Je suis allée chercher ça. Et d'ailleurs, grâce à Laurence, je suis sortie de la Wonder Woman. J'ai même fait quelque chose de très symbolique où je lui ai tordu le cou, je l'ai pendu. J'avais une Wonder Woman à la maison. Je lui ai mis une corde à tour du cou et je l'ai pendu. Et j'ai dit Wonder Woman, merci pour ce que tu m'as apporté. Mais je ne suis plus une guerrière. Je pose les armes. Maintenant, je suis... Peut-être j'ai des combats. J'ai des combats. On a tous des combats personnels à mener. Mais en tout cas, j'ai posé vraiment les armes. Et maintenant, je suis pleinement quai. d'incarner la femme chef d'entreprise, leadeuse, client-veu, qui a ses failles, qui a... Voilà, j'ai plein de trucs. Mais en fait, c'est moi et ça a toujours été moi parce que j'ai déjà eu une boîte quand j'étais jeune et j'ai un papa qui est chef d'entreprise et j'ai toujours été dans cette énergie-là. Donc en fait, je reconnecte simplement avec qui j'étais et ça, ça fait du bien.
- Speaker #0
Tu sais que ça m'a fait littéralement de l'émotion dans ma poitrine quand tu m'as dit je pose les armes. Je l'ai senti physiquement et je pense que j'avais peut-être moi aussi besoin d'entendre un truc par rapport à ça, mais... Ah ouais, la sérénité.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Le fait de fuir. Tu sais,
- Speaker #1
on a toujours des combats, en fait, Aline.
- Speaker #0
Pas de fou.
- Speaker #1
Et des fois, ça nous prend... Ça me fait monter l'émotion. Des fois, on a des combats internes qu'il faut être honnête de lâcher, même si on les a pas gagnés. Même si on les a pas gagnés.
- Speaker #0
C'est OK de déposer les armes, même si j'ai pas gagné la bataille, on s'en fiche. Ouais,
- Speaker #1
en fait, on s'en fiche. Tu vois, c'est un peu le drapeau blanc, quoi. C'est OK. Ma bataille, j'ai peut-être pas gagné celle-ci, mais j'ai gagné la bataille de la liberté, de la joie, de la sérénité. Et celle-là... Et des fois, on se met des combats qui sont vains.
- Speaker #0
J'allais te dire, mais je pense que des fois, souvent, en tout cas si je fais écho avec ma propre expérience, la bataille qu'on est en train de mener, c'est contre notre propre reflet dans le miroir. On se bat contre personne en vrai, à part nous-mêmes. Donc en fait, on a tout intérêt à déposer les armes en disant « Attends, et si ce n'était pas le meilleur moment et la meilleure manière de dépenser mon énergie ? »
- Speaker #1
Et s'il n'y avait peut-être jamais de moment pour ce combat-là aussi. Oui. Si je n'ai pas envie de gagner, ce n'est pas grave de gagner. En fait, ce n'est même pas grave de perdre. C'est pas grave. Ah,
- Speaker #0
j'aime bien.
- Speaker #1
J'aime beaucoup.
- Speaker #0
Donc, si je reprends un peu notre chronologie. On était en 2020, donc effet Covid, formation business, formation sur créer et vendre un produit digital en ligne, vivre de son blog en 1h par jour. Là, tu vois des résultats.
- Speaker #1
Ouais. Là, en fait, je crée mon programme en ligne et je le vends qu'en organique. Alors, comment mon organique rentre ? C'est une bonne question. Je crois que j'ai fait un ligne Magnet grâce à cette formation. J'ai dû faire mon premier ligne Magnet, 10 conseils rangement. Et je suis que sur YouTube à l'époque, donc pas d'Insta, pas de Facebook, que sur YouTube. Et j'ai quelques personnes qui rentrent dans l'île de Magnète et je vends juste sur l'organique. J'ai peut-être 1000 personnes dans ma liste email et je vends à les 2-3 accompagnements par mois. C'est que du digital, donc tu as des vidéos. Non, ce n'est même pas des vidéos, j'ai honte de le dire. C'est un PowerPoint filmé. Donc j'ai un PowerPoint, tu me demandes ce que c'est.
- Speaker #0
On voit la slide. Non, non, non. On voit la slide.
- Speaker #1
Oui, ok.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a ta petite tête ou même pas ?
- Speaker #1
Alors, je ne suis même pas sûre qu'il y ait ma tête.
- Speaker #0
Ben oui, non, mais je pense qu'en plus, il y avait pas encore ça.
- Speaker #1
Il n'y avait pas l'oum et tout. Donc, c'est un PowerPoint filmé avec un son dégueulasse parce qu'en fait, on entend le ventilateur de mon ordinateur.
- Speaker #0
Mais j'adore. Ah oui, je te jure,
- Speaker #1
je t'adore.
- Speaker #0
Mais non, mais c'est la preuve que... Alors, est-ce que ça se vendrait aujourd'hui ? Non, non. Je ne sais pas. Parce qu'aujourd'hui, les standards ont quand même évolué, les attentes en termes de qualité aussi, mais... Pareil, moi je raconte souvent cette anecdote, ma première formation c'était sur Pinterest, et en fait pareil, je filmais mon écran, je ne pense pas non plus qu'il y ait ma vidéo, je ne suis plus sûre, mais c'est surtout qu'il y a des moments où je ne me rendais pas compte que je parlais d'un truc qui n'était pas dans le cadre de ce qui était filmé à mon écran, parce que je ne m'étais pas rendue compte que je ne filmais qu'une fenêtre et pas la totalité de mon écran, et donc je fais tout un tuto, où je disais, vous voyez là il y a ma souris, vous cliquez sur tel bouton et tout, les gens ne voyaient pas, et je ne m'en étais pas rendue compte, le truc qui s'était vendu comme ça. Et c'est un jour, mais des mois après... Quelqu'un m'a dit, Maline, est-ce que tu es au courant que ton écran ne filmait pas ? Et je me suis dit, what ? Non, mais c'est bien de le dire aussi.
- Speaker #1
Oui, c'est bien de le dire pour ceux qui commencent. Moi, j'aime beaucoup dire aux filles qui commencent, on a toutes commencé. Et c'est très imparfait.
- Speaker #0
Mais c'est plus que de l'imperfection, c'était des grosses bourrines. Et en même temps, on a quand même vendu.
- Speaker #1
Oui, j'ai vendu. J'ai commencé à vendre et c'est là que je me suis dit, ben dis donc, ça marche et qu'est-ce que je peux faire pour vendre mieux ? Et paf, premier coaching business. Donc Alexandre Ross qui avait un programme qui s'appelait Le Biz Club. Et là, j'ai découvert... Alors là, c'était vraiment chouette ce programme. C'est un truc pour les débutants. Débutant, débutant, comme toi tu as fait pendant longtemps. Et là, j'ai tout repris de zéro. Comment on vend ? Qu'est-ce que c'est un canal d'acquisition ? Qu'est-ce que c'est un tunnel ? Tout ça. Voilà. Alors moi, j'avais déjà mis en place. Je n'étais pas débutante, débutante. Mais j'ai tout repris de zéro. Et là, pareil. Paf ! Ça a super bien marché. J'ai commencé les webis. Donc moi, j'étais la reine du webinaire. Tous les mardis soirs.
- Speaker #0
Tous les mardis soirs, webinaire.
- Speaker #1
Webinaire. Sachant que j'étais donc séparée avec deux enfants en bas âge. Ils avaient deux et quatre ans. Mon fils ne faisait pas ses nuits. Je payais nounou qui reste dans la maison pendant que je faisais mon webi. Pour qu'elle mette au lit mes enfants. Elle n'y arrivait jamais. Donc une fois sur deux, j'avais mon fils à mes pieds. en train d'à moitié pleurer pendant que j'étais en Wavy en direct bonjour alors en dépression j'avais les cernes comme ça j'étais sous antidépresseur mon fils qui était là à 40 degrés il a des fois été malade il a 42 fiers j'arrêtais je pleurais mais alors Aline je pleurais je me disais mais qu'est-ce que t'es en train de faire Nadia qu'est-ce
- Speaker #0
que t'es en train de faire est-ce qu'à ce moment-là parce que je vois très bien ce genre de moment où tu suis le plan le plan se déroule mais ça te coûte tellement que tu te dis est-ce que je suis en train de partir dans la mauvaise direction est-ce qu'à ce moment-là Merci.
- Speaker #1
vraiment tu t'es posé la question je me la suis posée ou est-ce que vraiment t'avais cette petite voix au fond de toi qui te disait il y a un truc à aller chercher alors en fait tous les mardis quand j'arrêtais le webby je me disais Nadia mais qu'est-ce que t'es en train de faire surtout que j'avais pas de sous donc je payais nounou j'avais pas de sous je me disais mais qu'est-ce que t'es en train de faire et je me disais je sais pas je me disais je vais trouver une solution alors j'ai fait les webby pendant deux ans j'ai fait une grosse pause en me disant ça me prend trop d'énergie tous les mardis tous les mardis soir ouais à peu près Et je vendais quasiment tout le temps. Alors, je ne vendais pas beaucoup. Je vendais 1, 2, 3 accompagnements. Premier Webi, j'en ai vendu 12. Le premier que j'ai fait. Que de l'organique, je ne faisais pas de pub. Donc, tu vendais ce PowerPoint. Oui, enfin, cette formation en ligne.
- Speaker #0
Oui, cette formation en ligne de haute qualité. À 187 euros pour te changer la vie.
- Speaker #1
Oui, c'était une formation en ligne. 187 euros, il n'y avait pas de coaching, il n'y avait rien. C'était juste, tu avais des vidéos toute seule. Je balançais ça, après tu fais ta vie. Je ne savais pas ce qui se passait pour toi. mais la première fois j'en avais vendu 12 et je me suis dit purée, je me rappelle ça faisait au moins 2000 ou 3000 euros et je me suis dit j'ai fait 2000 euros de chiffre d'affaires ce soir il y a mes deux enfants qui sont là, je suis dans mon salon je vais pas bien, je pleure toute la journée je sais pas ce que va être ma vie j'ai foiré mon couple, j'ai foiré tout pour moi j'avais tout foiré c'était au bout de ma vie et j'ai réussi à faire 2000 euros de CA, TTC mais tu te rends compte quand on débute en fait,
- Speaker #0
oui c'est pas tant la somme En tant que telle, c'est que dans ta tête, surtout quand t'es encore salariée, tu te dis, en fait, j'ai fait l'équivalent de mon salaire en deux heures ou en trois heures. Et ça te débloque un truc dans ta tête qui est assez dingue.
- Speaker #1
Ouais. Et je me suis dit, non, mais je suis sur la bonne voie. Et au lieu de me dire, c'est dur, parce que c'était vraiment très dur. Je bossais tous les jours jusqu'à minuit. Et je m'arrêtais de bosser à minuit parce que j'avais mon boulot salarié. Après, je m'occupais de mes petits. Je les mettais au lit. Et après, tous les jours jusqu'à minuit, je bossais. Et en fait, au lieu de me dire, est-ce que je suis sur la bonne voie, c'est pas bien et tout, je me suis pas posé la question. Je me suis mise en mode machine. Alors là, ça va chercher sur mes qualités personnelles. Je suis comme ça. Machine, c'est-à-dire que moi, tu ne peux pas me parler d'une série Netflix. Je n'ai jamais vu Netflix de ma vie. Je n'ai jamais vu une série Netflix. Je ne sais pas ce que c'est. Je n'allais jamais sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Je crois que c'est le point le plus fascinant que j'aurais retenu de toi aujourd'hui, Nadia.
- Speaker #1
Je ne connais pas... Je ne sais même pas le nom. Stranger Things qu'on fait avec Hunger Games. Vous avez des trucs que vous voyez qui ont l'air vraiment chouettes. Je ne sais même pas de quoi ça parle. Et des fois, quand il y a des conversations, je suis un peu... Quand j'ai la chance maintenant d'aller de temps en temps dans des soirées, je suis un peu de côté. C'est-à-dire que j'écoute et je ne suis pas capable de prendre part à la discussion sur ça et sur d'autres choses, sur les films au cinéma. Il y a des choses où je suis un peu en dehors de la société. Et en même temps, ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave parce que je fais tellement... Ça aussi, ça me fait monter l'émotion parce qu'en fait, c'est un choix. Oui. C'est un choix où j'étais une maman qui regardait le soir... le scrolling de TikTok et tout. Moi, je n'ai pas TikTok. Je ne sais même pas comment ça marche. Je ne connais pas. Mon père persiste à m'envoyer sur WhatsApp des TikToks à regarder. Je n'arrive pas à les ouvrir. Je lui dis, papa, je n'ai toujours pas TikTok. Et ça me va très bien. Mais c'est un choix. Je me suis mise en mode machine. Et je ne pense pas que je sois allée vite parce que tu m'as dit, tu rebondis vite. Souvent, tu vois, j'ai pensé à toi toutes ces années. Je vais te dire un truc. J'ai pensé à toi et j'ai pensé à d'autres filles qui ont ton âge. Et je me suis dit, si j'avais eu 15 ans de moins et que je n'avais pas d'enfants, je pense que je serais allée plus vite. Et des fois, c'était un peu difficile pour moi. Parce que je me disais, moi je ne connais pas Instagram et je ne suis vraiment pas bonne en Instagram. J'ai des followers et je vous remercie les followers, mais je me trouve vraiment pas bonne. Des fois, j'arrive encore pas à faire une story, quoi. Je n'arrive pas à comprendre le bouton, pourquoi c'est le plus d'en Ausha gauche et pourquoi le plus qu'il y a en dessous, ça ne marche pas. Tu vois, je me dis, mais Nadia, tu ne sais même pas. Ce matin, j'ai essayé de mettre le lien, j'ai fait un post et je ne connais pas la différence entre hashtag TheBBoost ou le lien Aline...
- Speaker #0
Ah oui, je vois ce que tu veux dire.
- Speaker #1
Bon, tu vois, j'ai encore des trucs, je ne sais pas. Je ne sais pas faire des effets et tout. Et je me disais pendant longtemps, ah, mais j'aimerais bien être parfaite comme les jeunes. Elles ont plus de temps, elles ont plus de trucs. Et en même temps, c'est ce qui fait aussi ma force.
- Speaker #0
Et c'est ce qui fait aussi que ça marche. D'une part, de queuter un petit peu tout ce fluff, toutes ces fioritures où finalement, des fois, on se prend la tête.
- Speaker #1
Mais c'est beau. Pourquoi ? Je trouve que la beauté, ça attire aussi. Mais moi, après, je me dis que je suis alignée. En fait, je suis minimaliste sur tout. Sur mon ménage, sur mes fringues, sur ma vie, sur mon temps. Au moins, je suis alignée. Tu vois, moi, je me couche le soir, je me lève le matin. Je n'ai pas de conflit dans la glace.
- Speaker #0
Oui, tu es alignée. Et tu as construit un business qui te ressemble et qui te permet d'atteindre tes objectifs.
- Speaker #1
Oui, je suis très contente de ça.
- Speaker #0
Tu peux être très fière de toi.
- Speaker #1
Merci. Ça me fait honte d'émotion, je savais que j'allais pleurer. Moi, je pleure tout le temps, je suis sensible.
- Speaker #0
T'inquiète, on est de la team ici aussi. Moi, de toute façon, je pleure quand je suis trop contente, je pleure quand je suis trop fatiguée, quand j'ai trop faim. Je pleure pas encore quand j'ai faim, moi. Ah si, moi, je deviens ronchon. Puis quand on dépasse un certain stade de ronchonitude, il y a les larmes qui arrivent. Ronchonitude, moi, je connais. Ok, fast forward, donc là on était en 2021-2022, formation business, webby tous les soirs pendant deux ans, donc là tu vois que ça prend, tu vois que ça monte, est-ce que tu continues aussi le présentiel pendant cette période-là ? Oui,
- Speaker #1
pendant cette période-là je fais du présentiel, là je bosse à mi-temps à ce moment-là, je ne bosse qu'à mi-temps, donc toujours responsable administratif et financier et surtout je démarre la pub.
- Speaker #0
Tu te fais accompagner pour ça ?
- Speaker #1
Complètement !
- Speaker #0
Aline, mais quelle question ! Non mais je sais pas, c'est pour la trame du podcast quoi !
- Speaker #1
Bien sûr que je me fais accompagner ! En fait, je me fais accompagner dans le cadre de mon programme. Il y a des coachs. Tu as le droit, je crois, à trois heures de coaching. Moi, tout de suite, je paye 1000 euros les dix coachings de plus. Je me fais accompagner. J'essaye de comprendre. Et très vite, je comprends que la technique des ads, je ne vais jamais aller dedans. Ça ne m'intéresse pas. Je n'y arrive pas et ça me gonfle. Et pourtant, je suis très technique. Je peux passer deux jours sur un problème technique et j'ai presque honte de le dire, j'adore ça. Ouais, j'aime bien résoudre des trucs. Moi, dans ma tête, des fois, je suis un peu zinzin.
- Speaker #0
Mais les ads, non.
- Speaker #1
Mais les ads, j'ai trouvé qu'il y avait un enjeu qui était au-delà du challenge technique. Parce qu'il y a un enjeu financier. Et moi, je n'avais vraiment pas beaucoup de sous. J'avais une société qui faisait peut-être 20 000, 30 000 euros TTC, sachant que j'investissais 100 %. Je ne me suis pas payée pendant 3 ou 4 ans. Et donc, je ne pouvais pas me permettre de perdre 3 000 euros parce que j'avais fait une fausse manip. Parce que pour moi, une campagne ads où je mettais 1 000 euros ou 2 000 euros, c'était tout ce que j'avais en trésor.
- Speaker #0
C'était énorme.
- Speaker #1
C'était énorme, oui. Donc, tout de suite, je me suis fait accompagner et j'ai fait gérer. Alors... Ce qui est drôle, c'est que j'ai fait au moins trois ou quatre prestataires différents avant de tomber sur le bon.
- Speaker #0
C'est une jungle.
- Speaker #1
C'est une jungle.
- Speaker #0
Mais tu sais que je suis exactement comme toi. La pub méta, c'est le seul truc que je n'ai jamais fait moi-même avant de le déléguer. Je comprends tout et j'ai mis un point d'honneur à comprendre les terminologies, le jargon, etc. pour pouvoir parler avec la personne. Mais c'est tellement complexe et surtout, ça change tellement vite que c'est un métier à temps plein. Il faut toujours être au courant des dernières stratégies, des dernières évolutions de l'algorithme de méta et tout. En fait, tu ne peux pas gérer ça toi-même.
- Speaker #1
mais ouais je m'en connais beaucoup dans ton discours et pareil j'ai fait tellement de prestataires j'en ai fait je crois 4 ou 5 il y a une année j'ai perdu 10 000 balles il y a deux ans j'ai perdu 10 000 10 000 euros sachant que 10 000 euros c'était ma marge honnête à la fin du mois enfin c'était mon pas du tout j'ai dit n'importe quoi c'était pas ça c'était mon résultat à la fin de l'année 10 000 donc j'ai perdu 10 000 mais c'est ok chaque année je perds un petit 10 000 chaque année je me dis ouais j'ai foiré un truc j'ai perdu 10 000 Et si je ne perds pas 10 000, je me dis, ça veut dire qu'il faut que j'investisse 10 000 quelque part, parce qu'il faut que j'ai 10 000 qui sortent de quelque part. Donc c'est OK, en fait, dans ma tête, je ne raisonne pas pareil avec mon argent perso, même si argent perso, j'ai déjà perdu des sous. J'avais investi dans une startup d'un pote, 12 ou 13 000, j'ai tout perdu, c'est OK. C'est OK. Bon, à l'époque, j'avais beaucoup plus de sous que maintenant. Mais c'est OK de perdre des sous si tu fais des coups parce que tu espères quelque chose. Attends, tu parles à quelqu'un, Lynn. Non, mais je vais donner une anecdote. Je suis quelqu'un qui a gagné 200 000 euros à TF1.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Divisé par deux, il m'est resté 100 000. Oui, attends. C'est important que je parle de ça.
- Speaker #0
Est-ce que c'est les jeux en mode, t'envoies 7, 12, 13 ? Ah non, alors 7, 12,
- Speaker #1
13 a gagné la moitié de mes 200 000. Moi, j'ai gagné dans un jeu de culture générale face à 100 personnes dans un mur. Ça s'appelait 1 contre 100. On est le 21 mai 2007. Je parle de ça d'anecdote.
- Speaker #0
Mais what ?
- Speaker #1
Ouais, non, mais moi, j'ai des trucs bizarres dans ma vie qui me sont arrivés. J'adore. Je faisais beaucoup de jeux télé. J'ai une culture générale assez bonne, surtout pour TF1, moins pour France TV. C'est un monstre, on a bien. alors ce jour là, attends je suis à une semaine de mon divorce, je suis en dépression j'ai planté ma première boîte je vis chez ma mère, je dors dans mon lit d'ado avec les draps Jurassic Park ok, je vous fais le contexte j'ai pris 10 kilos et là je suis convoquée à une émission J'éclate l'émission, je gagne 200 000 euros. Comment je les gagne ? Donc 200 000 que tu divises en deux parce qu'un spectateur va envoyer un texto, va gagner la moitié de tes 100 000. Je parle de cette anecdote parce que cette anecdote, à 36 000 euros, j'avais plus de joker dans ce jeu-là. Et tu as la possibilité de dire je m'arrête, je pars avec ce que j'ai ou je continue sans joker. Et j'ai fait un podcast complet sur ce jour-là parce que c'est là que je me suis rendu compte de mon tempérament. Parce que j'avais plus... Ah oui, et puis j'avais plus une thune. je venais de perdre ma première boîte j'ai perdu 300 000 euros dans ma première société merci papa de m'avoir permis de pas être endettée à vie j'avais perdu mon mariage j'avais plus d'appart et donc j'ai vu chez ma mère et ma mère m'avait avancé 500 euros parce que je commençais un nouveau boulot pour l'anecdote c'était le premier jour de mon nouveau boulot le lundi 21 mai et je les ai appelé pour leur dire non finalement j'ai un impératif est-ce que je peux commencer mardi parce que je suis allée tourner non mais je te jure ah waouh je te jure et je m'étais dit non je vais pas aller à l'émission j'avais dit non et après je les ai rappelé je dis si si je viens Et donc, pourquoi je parle de cette émission ? Parce que j'avais 36 000, alors que j'avais plus une thune. Et j'ai dit non, non, mais je continue sans joker Benjamin Castaldi. Je lui envoie... Toute ma vie, je penserais à Benjamin Castaldi. Et j'ai continué, mais au moins 5, 6 ou 7 questions. C'est pas une question.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et à chaque fois,
- Speaker #0
je suis épatée par la force mindset que ça demande de dire je suis en rate de thune totale.
- Speaker #1
Complète.
- Speaker #0
Je peux partir la matin tout de suite avec 36 000 balles, donc le truc très refontable.
- Speaker #1
36 000 quoi.
- Speaker #0
Ce qui change ta vie. Et tu te dis, non, je continue avec le risque à chaque étape de tout perdre. Et je continue pas, non, pour une ou deux questions, mais pour six ou sept.
- Speaker #1
Ouais. J'ai eu six ou sept questions et à chaque fois, j'ai remis en jeu.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et j'ai dit, non, j'y vais. Non, j'y vais, Benjamin. Non, j'y vais, Benjamin. Et j'ai gagné avec les confettis dorés, comme dans la France, un incroyable talent, qui sont tombés. Et ça, ça a été une des étapes de ma vie où je me suis dit, Nadia, tu es capable. Ça me met beaucoup d'émotion parce que... Souvent, je suis allée quelque part sans filet. Et c'est très inconfortable d'aller quelque part sans filet. Et depuis que je suis séparée et que je suis seule avec mes enfants, je suis souvent sans filet.
- Speaker #0
Mais tu y vas quand même.
- Speaker #1
Et j'y vais quand même. Et je ne dis pas qu'il faut être dingue. Je ne prends pas des risques inconsidérés. Mais c'est pour dire que c'est souvent très inconfortable. Et j'y suis allée quand même. Et c'est ça qui me... Aujourd'hui, le sentiment que j'ai, c'est que j'ai de la fierté. Et en même temps, quand tu vas sans filet quelque part, ça t'oblige. Moi, je ne suis pas de celles qui ont un mari qui gagne 10 000 euros par mois. Et du coup, si j'arrête mon lancement, ce n'est pas grave. Moi, si j'arrête mon lancement, je ferme ma boîte. Et il faut que je retourne sur le marché du travail. Donc, je n'encourage personne à aller quelque part sans filet, parce que ça peut avoir des conséquences graves. Mais parfois, ça fonctionne. Et c'est pour ça que je parle de cet épisode. Donc, j'ai gagné 100 000 euros, Aline. 100 000 euros, tu te rends compte ? J'ai gagné 100 000 euros. Et j'ai appelé mon papa, parce que c'est mon papa qui m'a... qui m'avait offert ma première société et qui a perdu son argent. Et j'ai dit, papa, j'ai gagné 100 000 euros, je lui ai donné 50 000. En vrai, mon père, il a beaucoup de sous et il est entrepreneur. Et ce n'était pas grave dans sa vie. Mais je lui ai donné les 50 000. Et j'ai gardé les 50 000. Et aujourd'hui, ils sont dans mon appartement où j'habite ça avec mes deux petits. Et je leur dis souvent, et je leur dis, vous savez, c'est parce que j'ai gagné à la télé et je leur ai même parlé de Benjamin Castaldi. C'est pas qui c'est. Mais je leur dis, c'est grâce à ce monsieur que j'ai gagné. Et je crois que ça a été fondateur. Je crois vraiment que ça a été fondateur. Aline, j'y suis allée. quand même. Et aujourd'hui, j'ai beaucoup de choses où j'y vais quand même. J'y vais quand même.
- Speaker #0
C'est fou que même avec ça, tu ne prennes pas les compliments quand on te félicite sur ta résilience, sur cette pugnacité, sur...
- Speaker #1
Tu vois, je ne suis pas à l'aise. Là, je suis en train de faire une mimique.
- Speaker #0
Tu te sens mettre ton masque de ouf.
- Speaker #1
Je ne sais pas où est mon... Ah non, je sais. En vrai, je sais où il est. Il est que moi, je ne viens pas d'un milieu social bas. J'ai deux parents qui ont beaucoup d'instructions. mes deux parents ont un bac plus 5, mon père a un doctorat. J'ai toujours eu des sous, c'est-à-dire que mon père a des sous. J'ai eu la chance d'avoir des études payées par mon papa. J'ai fait des études à l'étranger. Et j'ai un petit complexe. Alors, c'est dingue, mais j'ai un petit complexe de... J'étais obligée de réussir.
- Speaker #0
Ouais. J'avais toutes les cartes pour réussir, mais c'est pas OK de réussir. Et j'imagine que pour toi, ce que tu considères comme réussite, c'est des standards quand même très élevés.
- Speaker #1
Malheureusement, c'est un autre problème. C'est-à-dire que moi, j'ai un standard qui est difficile aujourd'hui, que je n'atteins pas, qui est j'aimerais donner à mes enfants au moins autant que ce que j'ai reçu. Et moi, c'est ça qui va me chercher. J'y arrive pas et probablement que j'y arriverai. Non, je sais pas. J'allais dire probablement que j'y arriverai jamais. Je ne sais pas. En tout cas, aujourd'hui, je ne suis pas capable de ça. Je n'ai pas les niveaux de revenus du tout. Je ne gagne pas énormément de sous. On pourra en parler, mais je ne gagne pas beaucoup de sous. Et du coup, j'ai un standard qui est élevé de par mon éducation. Et tu vois, contrairement à quelqu'un qui parle... Moi, j'ai une super copine qui est à Dubaï, qui vient d'un milieu ouvrier. Et elle, c'est l'inverse. Elle a l'impression qu'il faut tuer le père. Son père était ouvrier. Elle a toujours gagné plus que son père. Et c'est difficile pour elle. Et moi, j'ai l'impression que je n'arriverai jamais à faire aussi bien que mon père. Parce que mon père, j'en parlais avec mon frère il n'y a pas longtemps. Il m'a dit, mais papa, il est tellement en haut. On l'admire un peu dans sa posture de chef d'entreprise. Et je n'arriverai jamais à faire comme mon père.
- Speaker #0
Je veux dire, je vais faire au moins aussi bien, voire même mieux. Parce qu'il m'a donné des cartes. C'est ça.
- Speaker #1
Et en vrai, moi, c'est OK parce que je suis une fille. Je me rends compte que pour mes frères, c'est plus difficile. Moi, c'est OK. Et en plus, je suis hyper fière. Et mon père, il est hyper fier de moi. Et il m'encourage. Et tu vois, je vais le dire, il y a deux ans, quand j'ai quitté mon boulot salarié, j'ai appelé mon père et je lui ai dit « Papa, il faut que je quitte mon boulot salarié. C'est pas aligné et tout. » Et il m'a dit « Ma chérie, je vais te faire un virement de 10 000 euros. Parce que je te soutiens pas à ce moment-là. Quand est-ce que je te soutiens dans la vie ? » Et j'ai un père comme ça. J'ai vraiment la chance d'avoir un père comme ça.
- Speaker #0
C'est beau.
- Speaker #1
Ouais, c'est énorme. Et j'ai une mère aussi qui a beaucoup moins de sous. Mes parents ont divorcé quand j'étais bébé. Mais qui est très soutenante aussi. Et du coup, c'est aussi un poids. Alors, j'entends que ça peut... On peut dire, ah, dis donc, elle se plaint. Le poids, c'est que je suis très reconnaissante de ce que mes parents ont fait pour moi.
- Speaker #0
Tu te sens redevable, même plus que reconnaissante.
- Speaker #1
Je ne me sens pas redevable parce que je trouve que c'est normal. Moi, je fais pareil pour mes enfants. Mais je ne peux pas griller ça. Tu te rends compte, Aline, mon père m'a payé mon premier business et je l'ai coulé.
- Speaker #0
Oui, mais c'est en soi que je dis que tu te sens redevable. C'est que parce qu'on m'a donné de l'argent, je n'ai pas le droit d'échouer.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Parce qu'on m'a donné de l'argent, il faut que j'excède les attentes qu'on a envers moi.
- Speaker #1
Exact. En fait, ils n'ont pas d'attente. Le pire, c'est Aline. Mes parents n'ont pas d'attente. Mon père, quand j'ai coulé ma première boîte... Moi, j'ai cru vraiment que j'allais mourir. J'ai fait une grosse dépression parce que j'ai divorcé en même temps, etc. Et mon père m'a dit, écoute ma chérie, dans la vie, sur 10 business, il y en a toujours un qui foire. La seule malchance que t'as eu, c'est de tomber sur ton premier.
- Speaker #0
C'est tellement vrai ce qu'il dit.
- Speaker #1
Et là, j'ai 27 ans. Et il m'a pris, il m'a amenée à New York en voyage. J'étais en dépression. On a fait une semaine tous les deux. C'est la première fois, il se trouve, que mon père divorçait en même temps que moi. De sa deuxième femme. Et ça a été le plus beau cadeau de ma vie. Et c'est à cette période que j'ai gagné les 100 000. Et ça a été... C'est dingue. Et j'ai rencontré mon père à ce moment-là. Rencontré au terme de la rencontre humaine. Et je crois que vraiment, tu vois, c'est des choses fondatrices. Je me dis non. Je ne sais pas si je me dis je dois réussir. Je ne dois pas. Mes parents ne me demandent rien. Mais moi, je trouve que j'ai eu la chance d'être cette femme-là dans le monde. Combien il y a de femmes dans le monde qui ont la chance d'avoir le droit d'être célibataire, d'avoir le chance de choisir ? ces partenaires sexuels, je vais même parler de ça, de faire ce que tu veux, de te marier avec qui tu veux, de ne pas te marier, de faire les études que tu veux, je trouve qu'il y en a peu, et donc je me sens obligée, c'est moi vraiment, d'incarner et surtout de redonner à d'autres femmes qui ont moins de chance. Je me sens obligée, mais c'est moi qui me mets cette obligation, mais en même temps je la trouve vertueuse, alors elle va. J'ai donné cet accord-là.
- Speaker #0
On sent que c'est quelque chose qui te touche profondément et qui t'anime. Je pense que c'est aussi de ces triples-là que tu mets dans ton business qui fait ce que tu fais aujourd'hui et qui va, on pourra en parler, mais même au-delà de juste ranger ton placard.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
C'est tellement pas ça en fait. Tu en parles très bien dans ton livre d'ailleurs, le fait que le rangement c'est 20% de physique et 80% de mental et de mindset et d'intérieur. Je suis totalement d'accord avec ça.
- Speaker #1
Merci vraiment pour cet espace que tu me donnes Aline. C'est intéressant aussi de s'entendre. Ce n'est pas souvent qu'on a la chance d'être dans cet exercice. Donc, je te remercie vraiment pour ça. Le podcast va être nommé « Je ne peux pas, j'ai thérapie » après ton passage. Moi, je suis une fan de thérapie et de philosophie, donc ça me guide.
- Speaker #0
J'aimerais aborder, pour finir, un dernier gros passage qui est plutôt récent. On en parlait un petit peu tout à l'heure dans ta carrière. a contribué à être, je pense, le dernier tremplin en date, en tout cas, parce qu'il y en aura d'autres, où tu disais, ouais, j'ai fait trois fois, enfin fois trois plutôt sur mon chiffre d'affaires. À partir du moment où j'ai compris ça, je suis très heureuse parce que ce déclic, tu l'as eu pendant mon séminaire en novembre 2025, donc il y a moins d'un an maintenant. Alors, je n'avais rien à voir dans cette conversation. C'était entre toi et quelqu'un d'autre, mais c'était mon séminaire. Donc, j'en tire le micro crédit que je pourrais en tirer. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ce qui s'est passé à ce moment-là, le déclic que ça a créé et aujourd'hui où tu en es, justement ?
- Speaker #1
En fait, moi, j'aime beaucoup aller dans les séminaires business. Mais comme j'ai mes enfants, il faut les faire garder et tout, j'y vais très peu. Et c'était la deuxième fois que j'allais à ton séminaire TheBBoost. Et dans les séminaires, je me suis bien rendue compte que ce qu'on va y chercher, ce n'est pas forcément ce qu'on y trouve. Donc moi, je vais y chercher, je vois des super conférences, je connecte avec quelques personnes que j'aime beaucoup. Et il se trouve qu'à un moment, dans un coin de couloir, j'ai parlé avec un gars que je ne connaissais pas.
- Speaker #0
Je ne sais pas si tu es au courant, mais tu sais que cette personne est mon meilleure amie ?
- Speaker #1
Ah non, je ne sais pas du tout.
- Speaker #0
Ben voilà, tu le sais maintenant.
- Speaker #1
Non mais c'est dingue. Parce que j'ai quand même parlé avec deux personnes que je ne savais pas qui étaient dans ton entourage. Sachant que l'année d'avant, j'ai parlé longtemps aussi avec ta mère, que je ne savais pas non plus que c'était ta mère.
- Speaker #0
C'est vrai qu'elle aime bien ce que je sais, elle n'aime pas dire que c'est ma mère.
- Speaker #1
Mais non, mais c'est un truc de fou. Non, mais c'est un truc de fou. Bon, donc non, je ne savais pas. Et donc, je lui parle parce qu'il y avait un groupe où il n'y avait que des hommes. Ils étaient entre eux. Alors que ton séminaire, c'est très féminin.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et moi...
- Speaker #0
La petite brochette de mec, effectivement. Ouais,
- Speaker #1
et j'ai la chance d'être extravertie. Ce qui fait que je... peu je me sens capable d'aller vers des gens que je ne connais pas. Et je me suis dit, j'ai envie de savoir que ces hommes-là, qu'est-ce qu'ils font ? Et donc, je parle avec un gars qui se trouve être très, très, qui a un business qui marche très, très bien. Et il me dit, et toi, qu'est-ce que tu fais ? Je lui dis, ben moi, voilà, j'aide les femmes à désencombrer leur maison. Et d'ailleurs, je suis un peu fatiguée, je sors de mon challenge. Franchement, ça s'est bien passé, j'ai fait fin de 5 000 euros, t'étais chef, c'est super. Il me dit, waouh, c'est génial. Et il me questionne, alors lui, il est à fond KPI, il se combien d'ad, il se combien de machin, mais ça tombe bien, j'avais réponse à tout. Donc, un héroïde 2. c'est-à-dire retour sur la pub pour celles qui connaissent pas mais un ROS Return on Ad Spend ça veut dire combien je rentre en complet de chiffre d'affaires c'est-à-dire même sur l'organique moi je suis à peu près toujours entre 5,5 et 7 donc c'est des très bons résultats c'est-à-dire que pour 1 euro dépensé t'en encaisses entre 5 et 7 tout compris exactement c'est un très bon chiffre exactement tout compris sachant que moi je fais des campagnes de pub à 3000 balles pas plus 2000-3000 euros et donc il me dit mais c'est super t'as des super résultats je lui dis ouais c'est bien tu fais combien de challenges dans l'année je lui dis bah j'en fais 2 je fais le challenge printemps Je n'en ai pas... tonne. Et il me regarde, il me dit, t'as pas envie de faire de chiffres. Je lui dis, pourquoi il me dit ça ? Il est pas gentil.
- Speaker #0
Ça lui ressemble tellement de dire ça.
- Speaker #1
Et là, il m'énerve. Là, il commence vraiment à m'énerver. Je lui dis, pourquoi tu dis ça ? Il me dit, pourquoi t'en fais pas plus ? Je lui dis, parce que... Alors là, je te sors toute la liste des excuses. Parce que tu sais, je suis maman de solo avec deux enfants. Tu te rappelles la Wonder Woman, là ? Moi, je suis très fatiguée. J'ai beaucoup de problèmes de santé, ce qui est vrai. J'ai peur de planter ma boîte. J'ai peur de faire une dépression. Je t'ai sorti toutes les excuses depuis que j'ai 12 ans. Je sais pas ce que j'ai pas sorti. Et là, il me dit, ouais, ouais, ouais, ok, ouais. Il me dit, bah franchement, si tu veux faire du chiffre, Nadia, bah t'as qu'à en faire un challenge tous les mois. Alors là, je me dis, mais qu'est-ce qui m'énerve celui-là ? Il connaît pas ma situation, c'est n'importe quoi. Bon, je finis la discussion en étant très polie. Et puis là, ça me tourne dans la tête, ça me tourne dans la tête. Ça me met trois jours à me dire, mais qu'est-ce qu'il m'a dit ? Et là, je me dis, bah tu sais quoi, Nadia ? Tout ce que t'as sorti comme excuse, c'est bullshit. J'ai pris mon carnet, j'ai marqué toutes les excuses que je lui ai dites. Et en face, j'ai mis un plan d'action pour chacune des excuses que j'avais sorties. J'en ai au moins 7 ou 8. Ça, voilà le plan d'action. Ça, par exemple, je vais faire une dépression. Plan d'action. Nadia, il faut que tu continues ton sport, il faut que tu mettes ton sommeil, ton mouvement, tu continues, tac. Je vais couler ma boîte. Non, parce que tu ne vas pas aller dans n'importe quel sens. Tu vas faire les choses posément. Je n'aurai jamais le temps de voir mes enfants. Tu vas prendre une assistante. Et en fait, j'ai dézingué tout. Et j'ai dit, tu sais quoi ? J'ai pris le planning de l'année, j'ai mis 8 challenges de rangement dans l'année. Et j'ai mis un message à cette personne, donc Nolwenn. J'ai mis un message, j'ai dit Nolwenn, je vais te dire que merci pour la discussion. Tu m'as challengée de dingue. J'ai très peur, mais j'y vais. Donc là, on est en novembre, novembre-décembre. Je n'ai pas d'équipe, je n'ai personne, je suis toute seule. J'ai pris une assistante, j'ai pris deux coachs rangements, des personnes que j'avais moi-même formées. Et j'ai dit bon, écoutez, on va démarrer 2026 ensemble. J'ai besoin de vous, je ne sais pas comment, combien ça coûte, combien je dois vous payer, aucune idée, je ne savais rien, je ne savais rien.
- Speaker #0
J'étais d'accord.
- Speaker #1
Et j'ai commencé comme ça. Et ça a marché. Et ça a marché. Alors ça a marché, c'était pas facile, c'était pas simple, tous les challenges n'ont pas marché, j'ai pleuré, j'ai cru que j'allais faire faillite, j'ai cru que j'allais perdre mes gosses, j'ai cru que j'allais faire une dépression, j'ai cru que j'allais perdre mon mec, j'ai pas dormi, je te l'avais fait courte. Toutes tes excuses se sont produites mais t'avais le plan d'action pour chacune d'entre elles. Et 90% de mindset, en vrai, mon travail ça a été 90% de mindset. Par contre j'ai vraiment cru en mai que j'allais pas y arriver, mindset, mindset, mindset, je suis repartie dans mes traumas, je suis repartie dans mes, je vais faire une dépression, je vais... perdre mes gosses, je vais pas payer mon crédit, je suis partie dans des délires. Ça a été vraiment très, très challengeant. Je me suis même dit non mais faut que j'arrête en fait, il faut que j'arrête, faut que je retourne salariée. Bon, ça a pris trois minutes. Je peux pas, je suis plus capable. J'ai même appelé mon papa à ce moment-là. Je lui ai dit papa, j'ai besoin d'avoir une discussion avec toi, je crois que je suis plus capable de travailler pour quelqu'un d'autre. Donc j'ai pas le choix, il faut que je réussisse.
- Speaker #0
C'est beau aussi comme phrase.
- Speaker #1
Ouais, j'ai pas le choix.
- Speaker #0
De toute façon, je pense qu'au bout de quelques années d'entrepreneuriat, on devient... inemployable.
- Speaker #1
Mais c'est ce que je me dis, je suis inemployable.
- Speaker #0
Je pense que je serai inemployable aussi. J'ai été salariée 6 mois dans ma vie.
- Speaker #1
Sur quasiment
- Speaker #0
17 ans d'accueil. Je pense que je serai inemployable. Je ne saurais même pas comment me comporter en milieu professionnel.
- Speaker #1
Moi, je serai très mauvaise parce que je ne veux plus poursuivre le rêve des autres. Et il est là mon truc. Je ne veux plus utiliser mon intelligence et mon temps, en toute humilité sur mon intelligence, mais en tout cas mon cerveau, pour poursuivre le rêve des autres. Mais je me dis, à la rigueur, je pourrais bosser pour quelqu'un qui a le même rêve que moi. dans l'entrepreneuriat, dans aider les femmes. Mais même ça, c'est-à-dire que je n'aurai pas de prise ni sur la stratégie, ni sur ce qui se passe. Il faudrait que je subisse les décisions. Et je pense que j'aurai de la difficulté.
- Speaker #0
Oui, il faudrait vraiment que tu en aies besoin pour en arriver là. Et ce serait temporaire.
- Speaker #1
Et ce serait temporaire, mais je le ferai de bon cœur. Tu vois, je me suis même dit, par exemple, quelqu'un comme Aline, est-ce que je me dis, oui, je pense que je pourrais. Mais quand même, elle te donnerait des ordres. Et tu vois ? Non mais j'ai essayé de me challenger pour voir est-ce que je serais capable de bosser pour quelqu'un.
- Speaker #0
Si mon équipe nous écoute, ils savent que je donne jamais d'ordre.
- Speaker #1
Ah ouais ? Oui mais t'as une direction. Obligatoirement t'as une direction.
- Speaker #0
Un vrai travail de management et de leadership c'est de faire en sorte que tu donnes pas d'ordre mais tu inclus tout le monde dans ta vision.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Tu fais en sorte que ta vision devienne celle des autres et que celle des autres devienne la tienne aussi et qu'ensemble on construise cette vision quoi.
- Speaker #1
C'est vrai. C'est vrai, tu as raison. Mais bon, voilà, je t'ai même pris en exemple dans ma tête.
- Speaker #0
Mais j'apprécie, j'apprécie beaucoup. Oui,
- Speaker #1
parce que j'aime ton business et j'aime ce que tu fais et j'aime tes valeurs. Tu vois, je me suis dit, voilà, ça, c'est le genre de personne avec qui je pourrais. En vrai, je pense que je pourrais.
- Speaker #0
Parce que je réfléchis même un jour à une association. Je rêve d'avoir une appli, comme elle a, Justine Gallis, son appli Gritty. Je rêve d'avoir une appli pour trier et organiser sa maison. La nana, elle a cinq minutes, elle prend son appli. Tiens, qu'est-ce que je peux faire si j'ai cinq minutes, si je suis dans ma cuisine ? Je suis convaincue. Il y a une appli Flylady qui existe. C'est une méthode pour ranger sa maison, pour faire le ménage et tout.
- Speaker #1
C'est genre chaque jour, tu fais dix minutes ou quinze minutes ou un truc comme ça.
- Speaker #0
C'est ça. Pour faire ton outil ménage, je rêve d'avoir une appli. Mais il faudrait qu'un jour que je m'associe. Je n'ai pas le temps, je n'ai pas les moyens et tout. Et je me dis, je serais capable d'aller outre le fait de ne pas être seule, mais c'est aussi parce que ce serait dans ma vision, tu vois.
- Speaker #1
Oui, et puis ça viendrait nourrir aussi tes valeurs, ta mission, etc. Du coup, Nadia, si on continue à avancer de quelques mois, le fast-forward, aujourd'hui, là, on est au mois de juillet. Où est-ce que tu en es dans ton business ? Où est-ce que tu t'en vas pour la fin de l'année ? Comment est-ce que tu te sens ?
- Speaker #0
Tu veux parler ? Je parle chiffres, je parle mindset, un peu tout ? Chiffres, s'il te plaît. Ouais. En fait, l'année dernière, en 2025, j'ai clôturé l'année à peu près à 60 000 euros de CA, ce qui était déjà énorme parce que l'année d'avant, j'étais à 40. Non, j'ai fait 50 % d'augmentation. Et en fait, là, j'ai fait 100 000 en cinq mois. C'est oufissime. Donc, dingue.
- Speaker #1
En faisant plus de challenge, du coup ?
- Speaker #0
En faisant plus de challenge. Oui, en faisant plus de challenge. Ah oui, en faisant plus de challenge. Je ne vous ai pas dit. Et j'ai arrêté tous les autres produits qui étaient à côté.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je me suis dit, je fais the one thing, parce que je suis consciente que tout ce que je perds à côté, même pour gagner... J'avais un autre programme qui rapportait à peu près 20 000 euros par an. Je formais les personnes à devenir coach en rangement. En fait, ça me demande du temps. Je n'avais pas de canal d'acquisition. Elles n'étaient pas assez nombreuses pour que les coachings soient bien. J'ai dit, j'arrête. J'ai tout arrêté. Je ne fais qu'un livre. Donc, un livre tous les deux ans. Là, je dois rendre au 31 juillet mon deuxième livre. Ça, ça prend beaucoup de temps. C'est un projet de cœur. Ça ne rapporte rien. Et j'ai une retraite pour femmes tous les mois de juin. J'emmène 12 femmes avec moi en retraite au bord d'une piscine pendant 5 jours. Mais sinon, je ne fais que ça. Donc, en gros, 90% de mon CA, c'est mon challenge de rangement, mon programme des encombrés et sa maison. Et donc, je vais être cette année au moins à 150 000 euros de CA. Ouais, dingo. Le gap qui a été franchi. Et je me paye. Non, mais il n'y a pas que ça. Et tu te payes. Et je me paye, merci, parce qu'il n'y a pas que ça. Je me paye, je fais du chiffre et il n'y a pas que ça. J'accompagne beaucoup plus de femmes sur leur parcours de vie, sur ce diminuer de la charge mentale, sur les aider. Et la transformation que je propose, en vrai, c'est pas plier tes culottes, Aline. J'en ai, je le dis sérieusement.
- Speaker #1
Je reconnais ta bio Insta.
- Speaker #0
Ah ouais. Yes, que tu m'as refaite. En cinq minutes, elle était déjà refaite.
- Speaker #1
Ah mais je sais, j'ai vu. J'ai vu, j'étais en mode... Tu vois, c'est ce qu'on disait depuis le début. Je perds pas le temps.
- Speaker #0
Aline Bartoli, elle prend de son temps. Mais moi, je suis très sur le time. Elle a pris cinq minutes de son time pour analyser ma bio. Si je ne la refais pas comme elle m'a proposé, là, je me fous de sa bulle. C'est comme ça que je le prends. Et t'as pris ton temps. Mais obligé ? Obligé ? Quel cadeau tu m'as fait ? Ah bah ça m'a pris 5 minutes. Tac, tac, j'ai créé même un mot, mec. Regarde, Aline Bartoli que tu connais.
- Speaker #1
Mon mec n'est pas eu ton entrepreneur, mais je lui parle de toi. Elle m'a fait ma bio, tac, je lui ai dit je suis trop adorée. Tac, tac, tac.
- Speaker #0
Direct, je l'ai fait.
- Speaker #1
J'adore chez Van.
- Speaker #0
Ah ouais ? Et donc voilà, j'ai le loisir, j'ai la chance d'accompagner plus de femmes. Et c'est ça aussi qui me challenge. Là, je crois que j'en suis à presque 300 personnes depuis le mois de janvier qui sont entrées dans mon accompagnement. Mais dingo quoi.
- Speaker #1
Attends, j'ai une question.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Réponds-nous honnêtement.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Est-ce que du coup, ce que tu vends, c'est toujours ton PowerPoint ?
- Speaker #0
Non !
- Speaker #1
J'en ai trop honte ! J'en ai trop honte, Taline ! Ça a été rough. Non,
- Speaker #0
tu veux que je te dise ? J'ai une super assistante et j'ai une personne qui bosse avec moi, une OBM en ce moment, juste sur une petite mission. Elle m'a fait un benchmarking de tout ce qui existe en offre. Je n'avais jamais fait... Je ne savais pas ce qui se vendait sur mon marché. Je n'ai pas honte de le dire. Aucune idée. Je me disais, il n'y a que moi. A priori, il n'y a pas que moi, mais je suis le meilleur accompagnement. pour 10 ans qu'on est à la maison sur le marché francophone tu prends le Québec tu prends tout et même sur l'américain c'est-à-dire qu'en temps moi c'est 8 mois mon accompagnement 6 mois j'offre 2 mois c'est 2 coachings de groupe par mois maintenant c'est le programme accessible à vie et une communauté d'entraide et c'est 447 TTC ouais t'as personne c'est un no-brainer ah non mais et je veux honnêtement bah j'ai augmenté j'ai commencé à 197 je suis passée à 297 je suis passée à 397 mais ce que je donne maintenant à ce prix-là ça n'existe pas quoi Ça n'existe pas. Donc, je suis hyper confiante. Et je le refais. Là, je suis à la V3. Je suis en train de faire la V3. Non, non, j'ai fait des vidéos. Elles sont imparfaites aussi, Alina. L'éclairage est dégueu. Je suis dans ma chambre. Mais c'est déjà beaucoup mieux. Et maintenant, j'ai beaucoup de mindset. J'introduis énormément de mindset pour les personnes que j'accompagne. Parce qu'en vrai, c'est là-dessus que je suis attendue. Je ne suis pas attendue. Elles ne se rendent pas compte. Elles ne se rendent pas compte.
- Speaker #1
Mais c'est là où il y a le plus de déclic et du coup, elles en demandent.
- Speaker #0
C'est là que ça marche. Oui, c'est là que ça marche. Je fais quasiment que du mindset, en fait.
- Speaker #1
Nadia, on arrive tout doucement à la fin de notre épisode de podcast. C'est passé trop vite. J'ai tiré tellement de leçons et de puissance et de force parce que c'est les mots qui me viennent de notre échange. Merci pour ça. une leçon que tu as apprise de toutes ces années d'entrepreneuriat et de galères et de hauts et de bas, etc., que tu aimerais que notre audience retienne, ce serait laquelle ?
- Speaker #0
Moi, j'en ai une. C'est quelque chose que je me suis rendue compte quand j'ai beaucoup parlé avec des femmes entrepreneuses. Notamment, j'avais fait une fois un café d'entrepreneurs et il y avait beaucoup de femmes qui avaient des petits projets et des petits business. Et elles avaient leur mari qui gagnait très bien leur vie. Et j'ai trouvé que ces femmes-là, elles n'avaient pas un objectif assez fort.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et en fait, si t'as pas un objectif fort, parce que t'as une grande soupe à, parce que tu sais pas, parce que tu... Excusez-moi d'exister, excusez-moi de mon petit business. En fait, il faut avoir un objectif fort, en fait. Qu'est-ce que tu veux faire et pourquoi t'y vas ? Et l'objectif fort, ça peut être je veux gagner 10 000 balles par mois, pourquoi pas ? Mais ça peut être aussi j'ai envie d'accompagner beaucoup de femmes sur ce chemin. J'ai envie de prouver à la terre entière que je suis ça. J'ai envie de montrer à mes enfants, moi j'ai beaucoup ça pour mes enfants. J'ai envie de montrer notamment à ma fille qu'on peut être une femme, qu'on peut être séparée, qu'on peut être seule et avoir des rêves et les remplir. Trouvez-vous un objectif fort ? Et par contre, ne le lâchez jamais. Même dans le doute, même dans la difficulté, accrochez-vous à cet objectif. Peut-être que ça mettra plus de temps. Peut-être qu'on prendra des chemins détournés. Peut-être que c'est quelqu'un qui va nous tendre la main. Mais je pense qu'il faut avoir un objectif fort. Parce que si on ne sait pas trop où on va, on n'ira pas.
- Speaker #1
Oui, on revient dans des endroits où on n'avait pas envie d'aller.
- Speaker #0
Ben voilà. Sachant que même avec l'objectif fort, le chemin se détourne. Oui, attention. Moi, j'aime beaucoup mettre les chemins. On ne sait pas. Des fois, on va être à une intersection. Peut-être qu'on a pris le chemin de droite. Il aurait fallu prendre celui de gauche. C'est pas grave, tu ne retournes pas, vas-y, on s'en fout en fait. Vas-y.
- Speaker #1
Oui, continue.
- Speaker #0
Continue, objectif fort et ne pas lâcher.
- Speaker #1
Objectif fort, je retiens ça. Merci beaucoup Nadia. Merci Aline. Pour les personnes qui voudraient te retrouver pour te faire un feedback suite à cet épisode de podcast, suivre, prendre ton prochain challenge. Donc, il y a ton livre, bien évidemment, qui est disponible de partout. Il y a ton compte Instagram maintenant. Tu proposes aussi un link bagnette sur les 10 meilleurs conseils de rangement pour les gens qui voudraient avoir un premier aperçu de ta méthode, etc. Exact. Est-ce qu'il y a des plateformes où on peut t'écrire, des choses comme ça ?
- Speaker #0
Oui, moi je suis présente sur Insta et sur Facebook, donc Nadia Alami. Alors, je serais très heureuse de recevoir des DM. Je n'en reçois pas énormément. Les gens, ils n'osent pas me parler. Je ne vends pas en DM et tout. Donc, dites-moi ce que vous avez pensé du podcast. Je serais ravie. Puis dites-moi où vous en êtes de votre situation d'encombrement. Ça me fait toujours plaisir de pouvoir vous donner un petit vocal pour vous encourager. Et je suis sur YouTube Désencombre ta vie. C'est mon réseau social de cœur, du contenu plus long. Voilà. Et quoi dire d'autre ? Je pense que j'ai tout dit. Mon livre, voilà, De la place chez toi, de la place en toi. Il est disponible sur Amazon pour le moment uniquement parce qu'il est en auto-édition. Mais mon deuxième livre sera dans toutes les librairies. Il sortira en janvier 2027. Et je voudrais te remercier toi, Aline, parce que tu m'as dit que tu as tiré des leçons. Moi, je tire beaucoup de leçons et de ton podcast et de ton parcours. Et je suis vraiment admirative parce que je trouve que ce n'est pas simple aujourd'hui. Surtout sur ta niche, il y a beaucoup de concurrence. Et tu es très inspirante. Quelle que soit, qu'on débute, qu'on ne débute pas. Quand on est une femme, je trouve que tu es... très inspirante. Moi, tu me mets des coups de pied aux fesses parfois, tu me éclaires, tu me donnes aussi de l'espoir. On manque parfois d'espoir, on est seul chez soi devant son petit ordi, enfin moi c'est souvent ça. Et je trouve que d'entendre d'autres femmes qui font des choses et de s'en inspirer et de donner des insights comme tu fais, je te remercie. T'as pas conscience, on n'a pas toujours conscience de la force que peuvent avoir nos contenus. Et même quand tu dis que t'as un contenu qui n'a pas marché, je te garantis que ça a sûrement éclairé une ou deux femmes, donc n'en doute pas.
- Speaker #1
Franchement, c'est ce que je me dis. Je me dis, même si j'ai touché 100 personnes, ça reste 100 personnes. Il y en aurait peut-être une qui avait besoin d'entendre ça à ce moment-là. Merci, ça me touche beaucoup. Merci à toi, Mélis. Trop bien. Merci.