- Speaker #0
Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop pushy, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors Vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Je peux pas, j'ai business. Je m'appelle Aline, je suis coach business diplômée depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coach business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le botage de fesse dont vous avez besoin. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Hello à tous et je suis absolument ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode de podcast qui est assez exceptionnel. Puisque j'ai avec moi une invitée de marque, de renom, Cécilia, bienvenue. Cécilia qui est directrice de communication mondiale du groupe Fiat Cupra, qui fait partie du groupe Volkswagen. Rien que ça. Bienvenue Cécilia. Merci. Merci Aline. J'ai trop hâte de cette discussion. Mais sachez que ce podcast tombe le même jour qu'un grand jour, à la fois pour Cupra et à la fois pour The V-Boost, puisqu'on concrétise ensemble un projet qu'on est en train de monter dans l'ombre depuis des mois et des mois, qui est le Grand Prix Accelerate Heard by Cupra. Un prix qui est destiné à récompenser l'entrepreneuriat féminin et aller chercher les nouveaux talents chez les femmes porteuses de projets ou en pleine phase d'accélération pour pouvoir les récompenser avec des lots, des dotations, etc. Les appels à candidature sont officiellement ouverts depuis aujourd'hui et une grande remise des prix aura lieu le 26 novembre au Cupra City Garage qui nous accueille pour l'occasion avec fêtes, musique, masterclass, networking, etc. Donc si ça vous intéresse, tous les liens sont en description de cet épisode de podcast. Et Cécilia, officiellement, bienvenue.
- Speaker #1
Merci. J'espère qu'il y en a beaucoup qui vont s'inscrire parce que c'est vraiment un super projet. D'ailleurs, c'est un projet qui a été développé par l'équipe en France. Mais ce que j'espère, c'est que ce soit un projet qui puisse aller au-delà de la France dans le futur. Donc, allez, j'espère avoir beaucoup de candidatures.
- Speaker #0
Écoute, on va faire de cette première édition un énorme banger, comme on dit. C'est OK le langage TikTok avec toi ?
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Ça passe. J'ai une bonne nouvelle pour toi d'ailleurs Cécilia sache qu'aujourd'hui chez Cebibus on a fait le tout premier teasing du projet avec une inscription sur une liste d'attente VIP en quelques heures on a plus d'une centaine d'inscriptions de personnes qui sont intéressées alors qu'on n'a même pas encore de quoi il s'agissait donc l'engouement est là et j'ai hâte déjà qu'on soit au 21 septembre et qu'on puisse enfin mettre
- Speaker #1
au grand jour ce beau projet Mais moi aussi j'ai surtout envie de voir tous les projets c'est ça, ça va être très inspirant de voir toutes ces femmes qui vont s'inscrire et qui vont nous présenter et des projets audacieux, j'ai vraiment hâte.
- Speaker #0
Je pense qu'on va aller découvrir des pépites. Et j'ai bien aimé, parce que juste avant, en off, tu me disais que toi, tu étais un pur animal corporate, que tu avais une admiration folle pour les femmes entrepreneurs. Est-ce que toi, tu pourrais être entrepreneur ou pas ?
- Speaker #1
C'est quelque chose que je me suis toujours demandé, mais je n'ai jamais eu l'idée. L'idée spéciale, l'idée différente qui va casser une industrie ou changer un peu le status quo. Donc, c'est vrai que je ne l'ai jamais fait, mais Pour moi, c'est très inspirant. À chaque fois que je vois une boîte comme ça, nouvelle, qui sort et qui montre quelque chose de différent, ça m'inspire et je dis toujours bravo. Je n'y arriverai jamais, moi, je ne pourrai jamais le faire. Donc oui, je suis en admiration devant ces personnes.
- Speaker #0
Et en même temps, je me dis, à ta position, tu dois faire preuve d'assertivité, tu dois défendre et vendre tes idées aussi. C'est de la disruption, c'est du bootstrap, c'est de trouver des solutions et de faire avec ce qu'on a, etc. Et tu incarnes très bien ces valeurs. C'est aussi ça l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Oui, je sais, c'est aussi ça. Moi, en plus, on rajoute un peu la politique. Donc voilà, qui prend énormément de poids. Mais oui, c'est vrai, ça a beaucoup à voir. En plus, ma position, c'est une position où il faut toujours trouver des choses très créatives. Donc oui. Par contre, c'est vrai que tu es toujours dans un entourage un peu safe. Parce que tu parles d'une marque qui, oui... Moi, j'y étais depuis presque le tout début, mais c'est quand même quelque chose qui est déjà établi ou qui est soutenu par une grande entreprise derrière. Donc, c'est un peu plus safe.
- Speaker #0
C'est marrant, si toi, tu vois ça comme plus safe, moi, je verrais ça comme énormément plus de pression et d'anxiété. Parce que justement, j'aurais l'impression de rendre compte à des plus grands ou à un gros budget ou à une grosse marque, d'avoir une certaine responsabilité autre que juste ma marque et mes épaules.
- Speaker #1
Je suis d'accord. Il y a, bien sûr, parce qu'il y a la réputation d'une entreprise entière. tout ce que je fais peut avoir un impact dans la réputation de l'entreprise et qui va au-delà de la propre marque qu'on est en train de gérer, qui peut aller même dans le groupe, non ? Donc c'est vrai, il y a du poids, mais si je suis habituée, ça fait quand même 25 ans que je fais ce métier, donc je suis habituée. En même temps, un petit projet qui est ton... Petit bébé, je pense que, je ne sais pas, pour moi, c'est ce que je disais, ça m'inspire et je pense que ça doit être si satisfaisant. Déjà, voir la marque Cupra, j'y étais un peu depuis le début, la voir grandir comme elle a grandi et être là où elle est aujourd'hui, c'est une énorme satisfaction. Imagine si ça avait été un projet à moi à 100%. Je me dis, ça doit être super, hallucinant. Et en fait, tous les gens que j'ai connus qui montaient leur propre boîte, tu vois que c'est quelque chose qui est né. Et dès que ça marche, ils la vendent et recommencent de nouveau. Et donc, c'est ça, moi, qui me passionne. Comment ils ont ce courage de recommencer de nouveau. Et en même temps, moi aussi, c'est vrai, je passe d'une boîte à une autre. Puis d'une industrie à l'autre. Voilà, d'une industrie à l'autre. Je passe de services, ressources humaines, à pharma, de pharma au monde de l'automobile. Je dois me réinventer à chaque fois. Et c'est un peu similaire, c'est vrai. Mais bon, c'est un autre cadre.
- Speaker #0
J'aimerais bien qu'on parle un petit peu de toi avant d'en parler justement d'entrepreneuriat, de valeur, etc. Donc pour situer, tu arrives chez Cupra à 45 ans, tu viens de l'industrie des gros groupes pharmaceutiques. Tu n'as pas vraiment d'automobile dans ton CV. Selon toi, qu'est-ce qui a fait que c'est toi qui as eu le rôle ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Moi, on m'a appelée, j'ai un chasseur de tête qui m'a appelée un jour. J'habitais en Angleterre avec mes filles, je travaillais dans le monde pharma, ça allait très bien. gérer en plus la partie oncologie d'AstraZeneca qui était quand même la plus grosse partie de la pharma, et on me dit, voilà, il y a un job en Espagne. Moi, ça faisait six ans que j'étais partie d'Espagne. Il y a un job en Espagne pour l'industrie automobile, et on pense que c'est vraiment le super profil pour ce job. Et je dis, industrie automobile, Espagne, tu veux me dire SEAT ? Et ils me disent, oui, SEAT, mais surtout Cupra. Et je dis, oui, Cupra, je sais qu'il y a quelque chose, ils sont en train de créer une nouvelle boîte qui s'appelle Cupra. Et j'ai dit, écoute, moi, je suis très bien là où je suis. mais pourquoi pas ? Et je me rappelle, je suis allée à l'entretien et le chasseur de tête m'a dit, écoute, ils ont des doutes parce que tu viens du monde pharma. Ils se disent, elle, elle sait vendre des médicaments, elle ne sait rien des voitures.
- Speaker #0
Les préjugés qu'on a sur ce secteur-là.
- Speaker #1
Et donc, le CEO a dit, bon, je vais quand même, quand tu insistes, je vais l'avoir quand même. Et en fait, on a eu un entretien, je ne sais pas, qui était très sympa. On a parlé de beaucoup de choses. où je me rappelle qu'il avait été assez agressif avec moi sur le monde pharma, mais je m'étais assez défendue. Et je ne sais pas, il y a eu un clic où on s'est dit pourquoi pas, ça pourrait marcher. On pourrait vraiment travailler ensemble. Maintenant, je sais qu'il y avait deux autres candidats qui venaient du monde de l'automobile, deux hommes qui venaient du monde automobile. Et j'ai l'impression qu'il a pris vraiment le profil qui était le plus loin de ce que normalement une entreprise du monde de l'auto aurait choisi.
- Speaker #0
Ce n'était pas le choix safe. Zéro.
- Speaker #1
Du tout. D'ailleurs, le jour où on a annoncé mon profil, il n'y a eu pas de backlash, mais beaucoup de conversations. Une femme qui n'a pas d'expérience dans le monde de l'auto pour faire partie du lancement d'une nouvelle marque. Donc il y avait les positifs qui disaient qu'il fallait vraiment avoir du courage pour faire ça. Et d'autres qui disaient que c'est n'importe quoi, c'est du n'importe quoi. En même temps... J'ai toujours été une passionnée du monde de l'auto, depuis que je suis petite. J'adore ça, j'adore conduire, j'adore les voitures anciennes, classiques. J'ai baigné là-dedans quand j'étais petite, grâce à la passion de mon père. Et donc, pour moi, c'était un honneur. Et surtout, j'ai grandi en Espagne. Je suis française, mais j'ai grandi en Espagne. Donc pour moi, faire partie d'une entreprise comme SEAT, qui fait partie de l'histoire, c'est comme quand tu es français et tu fais partie de Renault, Peugeot, Citroën. C'est quand même des marques qui font partie du patrimoine du pays. Donc, c'était pour moi un honneur. Et le fait de me dire, tu as l'opportunité de lancer quand même une marque de voiture européenne dans un marché qui est en pleine transformation. Et je le dis toujours, moi, quand il y a des trains qui passent, je les prends.
- Speaker #0
Sacré train, beau TGV.
- Speaker #1
Non, mais il faut, il faut. Et puis, j'avais 45 ans. Donc, en même temps, ça faisait huit ans que j'étais chez AstraZeneca. J'étais vraiment au top. Je ne vois pas, il n'y avait pas vraiment de next step, même si j'étais vraiment dans un super job. J'adorais mon entreprise. Mais là, je me suis dit, voilà, c'est un coup de cœur. Et je réagis beaucoup au coup de cœur parce que je me dis que notre job, quand tu es dans la com, il faut vraiment que tu sois passionnée par le produit, par ce que tu fais. Il faut vraiment que tu le vives. Et je me suis dit, j'ai envie de faire partie de cette révolution, de cette transformation d'un secteur. Et de plus, si je peux le faire avec SEAT et Cupra, pourquoi pas, c'est vraiment beau. Ça a été difficile. Je ne sais pas, ça peut être un chemin de rose. Je le dis souvent, mais six, neuf premiers mois ont été difficiles.
- Speaker #0
Parce que l'adaptation ou parce que tu as senti qu'il a fallu que tu fasses tes preuves ?
- Speaker #1
Les deux, mais les deux, complètement les deux. Mais personnellement et professionnellement, personnellement, mes filles me disaient écoute maman, tu nous as déjà changé de Madrid à Cambridge, on s'y était fait. Maintenant, on repart en Espagne, Barcelone. Au début, elle a changé d'école. C'était encore maman, mais ce n'est pas parce que toi, tu as des coups de cœur que nous, il faut qu'on ait des coups de cœur. Et en fait, après, elles sont adaptées, elles adorent ça et elles sont heureuses et très fières. Au début, c'était difficile. En même temps, moi, j'arrivais dans une entreprise qui était en pleine transformation culturelle aussi. Tu as cette femme qui arrive, qui n'est pas du monde de l'auto et qui a des choses à dire et il faut les accepter, qui veut changer les choses. Une entreprise qui est un peu entre le passé et le présent et le futur. Essayer de faire changer des mindsets. Parce que moi, finalement, quand on m'a recrutée, c'était on veut que tu nous aides à la transformation.
- Speaker #0
En fait, c'était vraiment le recrutement audacieux, disruptif, inattendu, qui sont finalement les trois grandes valeurs de la marque Cupra aussi. Et exactement. Ça fait sens. Mais je peux comprendre qu'il y a des gens qui râlaient, qui étaient le bien en place, j'imagine. Voilà.
- Speaker #1
Mais oui, ils étaient bien en place. Et moi, après, il y a un moment où je me disais, mais peut-être que je ne suis pas faite pour ça.
- Speaker #0
Tu as eu ces questions-là ?
- Speaker #1
Mais complètement. Et je pense que, je le dis souvent, quand j'étais chasseur de tête, quand j'appelais des gens pour des jobs, ils me disaient, mais non, c'est trop grand pour moi. Je dis, ben justement, si tu penses que c'est trop grand pour toi, c'est que c'est de bon.
- Speaker #0
Je pense que c'est trop grand pour toi, c'est que c'est bon.
- Speaker #1
Quand on me dit j'ai le vertige, c'est bien d'avoir le vertige face à un job. C'est bien, c'est là, c'est sortir de sa zone de confort. Si tu ne sors pas de ta zone de confort, qu'est-ce que tu as apporté ? Ça va faire quoi pour toi ? Tu vas apprendre quoi ? Rien. Moi, ce vertige, je l'ai eu, je me remettais beaucoup en question sur je viens d'un autre secteur, peut-être que ce que je faisais, qui marchait dans un autre secteur, ne va pas marcher là. Est-ce que mon gut feeling, c'est le bon ? Donc, je me questionnais beaucoup. Des fois, tu avais des réactions où peut-être que les idées que j'avais étaient remises en question et moi, je remettais en question des choses qui se faisaient qui peut-être pouvaient changer. Donc, cette adaptation, non seulement de l'équipe, mais aussi mienne, parce que finalement, il faut se trouver un juste milieu, c'est ni pour toi ni pour moi, on va trouver une solution, ça met du temps. Et l'engrenage met du temps jusqu'aussi au moment où tu crées l'équipe parfaite. Et c'est souvent ça, non ? Dans le management, dans le leadership, tu as honeymoon phase au début où tout le monde est content, il y a du sang nouveau. Après, tout d'un coup, c'est « mais non, mais attends, je perds mon équilibre. Moi, je faisais ça. Pourquoi maintenant on me demande de faire d'autres choses ? » Jusqu'au moment où tout roule, ça met du temps. Et en même temps, tu es en train de faire une transformation dans l'entreprise et en même temps, tu fais la création d'une marque. Tout ça, c'est très disruptif.
- Speaker #0
Moi, c'est vraiment cette image de Cupra que j'adore qui est… vous êtes David contre Goliath. Vous êtes la toute petite marque qui s'est lancée dans un milieu qu'on aurait pu qualifier de sursaturé, qui cartonne de fou. Et ça, ça peut vraiment résonner avec l'audience où c'est beaucoup de femmes qui se lancent, qui sont toutes seules, qui doivent se faire de la place dans des marchés très saturés. J'ai l'impression que vous, ou en tout cas toi, avec ta patte, ton fil rouge, c'est plutôt en se positionnant sur tout ce qui est un peu disruptif, audacieux, en mode, on ne va pas faire d'un truc lisse et consensuel, sinon on ne s'en sortira jamais. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu de cette... Oui,
- Speaker #1
parce qu'en fait, il faut savoir que, comme tu disais, le secteur du monde de l'auto, c'est complètement saturé. Il y a beaucoup de marques de volume et des marques premium. Nous, on n'allait jamais être une marque de volume, on n'allait jamais être une marque premium. On est juste au milieu, SEAT spot. Pour te démarquer, il faut que tu fasses les choses d'une façon différente. Ça ne sert à rien de copier les marques de volume parce que je n'ai pas les mêmes budgets. D'abord, il y a les marques premium. Je n'ai pas les mêmes budgets et ça n'a aucun sens. Moi, je ne veux pas aller à tout le monde. Je veux aller à des personnes très précises. Je ne vais pas avoir énormément de volume quand on dit un million de voitures. Oui, c'est beaucoup, c'est beaucoup. Mais notre client, ce n'est pas quelqu'un qui va voir à tous les feux rouges trois Cupra. Il ne veut pas. C'est vraiment pour des gens qui veulent conduire quelque chose de complètement différent. Ce n'est pas mainstream.
- Speaker #0
Un peu exclusive presque ?
- Speaker #1
C'est exclusif, sans être exclusif. Vraiment plus design, performance. Moi, je ne veux pas conduire ce que conduisait mon grand-père ou mon père. Je ne veux pas conduire quelque chose qui va me donner du statut ou qui va démontrer un statut spécifique. C'est un profil très spécifique. Donc, ça ne me sert à rien de faire des choses mainstream. Parce que je ne vais pas arriver à ces personnes. Ces personnes ne cherchent pas du mainstream.
- Speaker #0
C'est qui le Cupra Driver ? client idéal ?
- Speaker #1
En général, la moyenne d'âge... Est-ce que tu le sais, la moyenne d'âge de l'achat d'une première voiture neuve ? Allez,
- Speaker #0
vas-y.
- Speaker #1
Première voiture neuve ? Je sais pas, j'aurais dit une trentaine d'années, 30-35 ans ?
- Speaker #0
55. Mais non.
- Speaker #1
Ouais, voire plus.
- Speaker #0
58,
- Speaker #1
ouais. Je suis déconnectée de ce bas monde. Non mais t'inquiète pas, tout le monde dit la même chose. Et nous, on est à 45. Donc déjà, on est 10 ans. Mais en plus, c'est mondial, ce chiffre. C'est pas Europe, pas Europe. Et donc, en fait, nous, on est déjà 10 ans moins. Donc c'est un profil assez jeune. Ou j'ai toujours young-minded. Parce que tu peux avoir 60 ans et être assez jeune. Moi, j'ai 50 ans et je ne pense pas avoir 50 ans dans ma tête. J'essaie de ne pas avoir 50 ans dans ma tête.
- Speaker #0
Tu ne fais tellement pas, je te jure. Je veux la skin care. Je réclame.
- Speaker #1
Non, mais voilà, c'est young minded. Et donc, le profil, j'ai toujours pour moi, c'est travail dans une agence. C'est quelqu'un de très créatif qui cherche des choses un peu différentes. Le profil Cupra, c'est ça, la quarantaine. Qui cherche des choses différentes. Entrepreneur, oui, mais oui. Mais beaucoup, énormément.
- Speaker #0
Donc en fait, je serais tout à fait la cible.
- Speaker #1
Bah voilà.
- Speaker #0
De toute façon, moi j'aime bien Cupra. Avant même de vous rencontrer, je vous adorais déjà. Je l'avais dit en plus à Aurélie quand elle m'a apprécié le projet. Donc la question, je continue à creuser la suite si ça m'intéresse trop. Comment est-ce qu'on se fait choisir quand on est petit parmi tous les groupes automobiles ? Il a fallu vous faire votre place dans le marché. Donc j'entends que c'était, on ne va pas faire les choses comme tout le monde, on va être un peu disruptif. On va avoir un client cible très précis, très particulier. Il y a quoi d'autre qui a été mis en place dans la com, dans la manière de se démarquer, qui fait que vous faites des choix très audacieux et tranchés qui font que finalement, c'est pour ça qu'on vous choisit ?
- Speaker #1
Alors, on ne veut pas être polarisant, mais c'est vrai qu'on veut être cohérent, authentique et on a du courage. Pour moi, c'est les trois choses. Et je le dis toujours. Et c'est quelque chose que moi, j'ai toujours eu dans tous mes jobs. J'ai voulu... C'est les trois valeurs. Et alors, en fait, courageux, c'est... Je fais une pub. et ça c'est l'équipe marketing, on travaille beaucoup en binôme, on fait une pub. Si un pays me dit, Cécilia, je ne peux pas mettre cette pub à la télé parce que je vais perdre mes clients, je dis, tant pis pour eux, tu vas continuer avec cette pub et tu auras justement les clients qu'on veut. Mais ce n'est pas que l'Australie. Il y a eu beaucoup de pays qui peuvent te dire, écoute, ta pub, elle ne rentre pas là, ça ne va pas le faire.
- Speaker #0
Tu permets qu'on explique un petit peu pour les gens qui n'ont pas d'anecdotes ?
- Speaker #1
Normalement, les pubs, tout le monde le dit, on ne dirait pas des pubs de voiture, déjà. Parce que la voiture, on ne la voit pas énormément. Mais c'est fait exprès.
- Speaker #0
Parce que c'est l'état d'esprit finalement. Mais voilà,
- Speaker #1
c'est l'état d'esprit. C'est un peu la personnalité de la marque. Pour nous, c'est tellement important de continuer à créer cette personnalité. Parce que pour moi, une marque qui a de la personnalité, elle a tout. Elle gagne. Parce que tu veux faire partie de cette personnalité. Tu te sens similaire et tu te dis, ben oui, ça me représente. Et donc, on avait une pub où il y avait deux jeunes femmes qui s'embrassaient. Ou je pense qu'il y en avait une autre où c'était une fille sur une moto. qui a laité son bébé super... Voilà.
- Speaker #0
Girl boss. Voilà,
- Speaker #1
girl boss, etc. Et l'Australie, à l'époque, nous avait dit non mais on a du mal là, on ne va pas pouvoir rentrer cette pub parce qu'il y a beaucoup de gens qui vont se plaindre. Et on avait dit non mais, si tu veux, je te fais un statement. Parce que vous voulez un statement réactif au cas où les journalistes ou le conso disent ben non, c'est horrible cette marque, qu'est-ce qu'ils font ? Et on avait dit non, justement, tu vas la mettre online et c'est ta façon de te positionner. On rentre dans le marché, il faut être disruptif, mais pas disruptif for the sake of being disruptive, comme je dis. Non, ça a une raison. Je veux me positionner et je veux que celui qui soit attiré par cette pub vienne à Cupra. Celui qui se sent que voilà, j'aime bien, j'aime bien cette esthétique, vienne nous voir. Et pourquoi pas achète une voiture. Et c'est ce que je disais au tout début, c'est comment tu fais qu'une équipe aussi change sa façon de faire les choses. Moi, quand je suis rentrée, on m'expliquait que les photos, il fallait les prendre trois quarts, arrière, je ne sais pas quoi. Je disais, mais c'est moche. Et puis, ah oui, mais attention, regarde ce reflet à gauche, ce reflet à droite. Je dis, mais ne vous rendez pas compte que toutes les voitures, elles se ressemblent. Sinon, si tu prends à chaque fois le même coup de flotte, ça n'a aucun sens, le même plan. Et je dis, pourquoi on ne fait pas des photos plus artistiques ? Et puis, pourquoi on ne les fait pas un peu plus sombres ? Parce que Cupra, finalement, c'est très sombre. On a des couleurs très terriennes, très sable. On travaille beaucoup sur les couleurs mattes. Dans des look and feel sombres, elle est vraiment belle. Et alors, je me rappelle, la première fois, il y avait un photographe qui prenait toutes ses photos, comme on lui disait, lui, il avait le truc, il disait, trois quarts, allez, je vais faire trois quarts. Et je dis, écoute, une fois que tu as fini, tu te lâches. Comment je me laisse ? Je dis, non, tu te lâches. Et tu me fais des photos. super artistique. T'es photographe. Oui, t'es photographe du monde de l'auto, mais t'es super photographe. Trouve la beauté de la voiture. Et en fait, on a commencé à développer ces photos et on a commencé à utiliser plus ces photos que les autres qui sont les plus traditionnelles. Et ça a commencé à marcher. Et du coup, c'est là où l'équipe a commencé à dire « Ok, bon, t'as raison. » On va essayer un peu de bouger. On faisait toujours les photos tradies, parce qu'il y a des journaux et des journalistes qui ont besoin de ces photos traditionnelles, mais en même temps, en mélangeant les nouvelles photos artistiques qui sont beaucoup plus sociales et qui aidaient, même qui étaient utilisées par l'équipe marketing pour leur campagne. Donc c'est ça, c'est comment on fait un peu un shift. Et je me rappelle que l'Italien, je t'ai raconté plusieurs fois cette anecdote, le journaliste italien qui un jour est venu me voir en me disant, à cause de toi, je suis en train d'utiliser beaucoup plus d'encre. Dans mon journal, ce n'est pas cool. Je dis, mais elle n'est pas belle, la photo. Il me dit, oui, oui, t'as raison, mais bon, je te le dis juste, toi. Je dis, oui, mais finalement, au moins, quand tu ouvres le journal, tu regardes.
- Speaker #0
Tu vois un truc qui est différent, qui sort des codes.
- Speaker #1
Exactement. Et ce n'est pas la photo en pleine ville avec le gros building super moderne derrière. Non, c'est autre chose. Mais ça, je ne sais pas, ça a une personnalité. Et tu sauras toujours que c'est Cupra.
- Speaker #0
J'ai une phrase pour toi. Le rouge, c'est pour Ferrari. Alors là,
- Speaker #1
c'est une anecdote. En fait, il y a des couleurs qu'il faut faire. Dans le monde de l'auto, il y a des couleurs qui sont peut-être un peu obligées, comme le blanc. Le blanc, c'est une couleur qui est obligée. C'est obligé, non, ce n'est pas écrit sur des codes. Mais bon, c'est vrai que dans les voitures de flit, comme on dit, il faut le blanc. Donc, il faut absolument qu'on le fasse. Et c'est Francesca qui avait dit, Francesca, c'est la responsable des couleurs. C'est une femme qui est responsable des couleurs de Cupra. qui avait dit, elle est italienne en plus, elle avait dit non mais le rouge c'est pour Ferrari, c'est pas pour nous. Et elle a bien raison.
- Speaker #0
Donc on ne fait pas de voiture rouge ? Non, ça y est,
- Speaker #1
on ne fait plus de voiture rouge, c'est plus dans la couleur.
- Speaker #0
Mais tu vois ça c'est fou parce que je sais que dans mon audience et dans les nanas que je peux accompagner, il y a beaucoup d'entrepreneurs qui ont peur en fait de faire des choix hyper disruptifs, audacieux parce qu'ils ont l'impression qu'ils vont perdre des clients si elles font des choix très différents dans leur manière de fonctionner, dans leurs offres.
- Speaker #1
Mais non, mais pour moi c'est le contraire. Pour moi, c'est absolument le contraire. C'est pour ça que je dis que si je n'ai pas la bonne idée pour être entrepreneur de quelque chose qui soit complètement différent, tu veux attirer vraiment de la loyauté. Tu veux vraiment des fans. Et on appelle ça la tribu Cupra. C'est parce qu'on a vraiment une tribu qui, des fois, ne sont pas des clients. Mais c'est des gens qui adorent la marque. Combien j'ai d'enleveurs qui nous suivent sur Insta et qui me disent, écoute, je n'ai pas de Cupra. J'aspire à avoir un jour un Cupra, mais c'est que j'adore la marque. Et en fait, c'est ça. Si tu commences à faire des choses où tu veux plaire à tout le monde, Ça va être très difficile. Tu peux plaire à tout le monde quand tu es une marque massive. Ou quand tu as beaucoup de budget. Voilà. Mais du coup, tu es massive. Si tu as beaucoup de budget, tu es grand. Et donc, tu veux pouvoir accomplir à toucher tout le monde. Mais quand tu es petit, va à ton niche. Trouve ta niche. C'est qui qui va aller te supporter jusqu'à ton destin ? Ça va être ce groupe. Peut-être petit. Tu n'as pas besoin d'aller en grand. Et donc, pour moi, c'est ça ce qui est important. Essayer d'éviter le mainstream. Parce que c'est là où tu vas trouver la loyauté.
- Speaker #0
Tu veux sortir ton épingle du jeu et te faire remarquer, etc.
- Speaker #1
Exactement. Par exemple, nous, c'est vrai qu'il y a une grande surprise, c'est le nombre de jeunes qui nous suivent. Mais quand je dis jeunes, très très jeunes. Des enfants de 7 à 14 ans qui sont fous de Cupra.
- Speaker #0
Comment vous expliquez ça ?
- Speaker #1
On l'a fait un peu exprès, mais... C'est vrai qu'on s'est mis à faire des sponsorships de... Oui,
- Speaker #0
il y avait les Youtubers, il y avait Magla, il y avait LR, etc.
- Speaker #1
Des tournades de foot virtuelles. Et je pense aussi que c'est la nouvelle génération qui accroche énormément aux choses disruptives. Et en fait, je pense que la nouvelle génération est beaucoup moins attirée par le marketing et ils veulent des choses authentiques.
- Speaker #0
Donc il y a le marketing qui se voit, qui se ressent comme étant du marketing.
- Speaker #1
Il y a du marketing. mais c'est authentique et je pense qu'ils le ressentent on est sponsor du Barça c'est normal, on vient de Barcelone une grande partie de notre marque est mise sur Barcelone on dit toujours qu'on est inspiré par Barcelone par les couleurs, par l'architecture tout nous inspire sur la marque et en fait on est sponsor du Barça et les joueurs du Barça ils ont tous une Cupra mais pas tous les joueurs du Barça sont obligés à utiliser leur Cupra Hum hum, ok. Et il y a beaucoup de joueurs jeunes, les jeunes surtout, qui prennent leur Cupra et qui ont créé leur Cupra parfaite, etc. avec nous et qui ont créé beaucoup de contenus où ils sont vraiment authentiques au volant d'une Cupra, vers les fous, sur un circuit, etc. Et voilà, les jeunes, ils voient ça et ils accrochent. Mais pourquoi ? Parce que c'est authentique, c'est des réactions authentiques.
- Speaker #0
Mais je trouve que c'est ce qu'on ressent dans la manière dont tu parles de ton travail et puis même de la marque, c'est qu'on voit qu'il y a un vrai plaisir. Au-delà de juste des objectifs, une envie, un fil rouge, etc. Il a un kiff, quoi.
- Speaker #1
Voilà, exactement. Et c'est ce qu'on dit. Et c'est ce que disait avant-ci, « People make the brand » . Et il le disait toujours. C'est vous qui faites la marque, c'est personne d'autre. Et donc quand tu sais que tu fais la marque, oui je ne suis pas entrepreneur, ce n'est pas ma marque, mais je la sens comme si elle était à moi, moi mes veines Cupra. Il y a beaucoup de gens qui ont des tatouages du logo, moi je n'ai pas fait.
- Speaker #0
Il est hyper classe votre logo, j'adore. Alors ça dépend,
- Speaker #1
tu veux que je te raconte l'anecdote du logo ?
- Speaker #0
Est-ce que c'est l'anecdote avec Shadowhunters ou pas la série Netflix ? Non. Ah bah du coup j'ai une autre anecdote à t'en conter après.
- Speaker #1
Alors moi l'anecdote c'est que le logo au début je trouvais ça super masculin.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et je disais, j'ai un peu de mal. Et alors quand j'ai eu l'entretien, où je suis venue à Barcelone faire l'entretien, il y avait le chief brand officer à l'époque qui me dit « tu penses quoi du logo ? » Et puis moi je suis gâche, je dis la vérité, je dis ce que je pense. Et je dis « je le trouve un peu masculin, je ne sais pas trop ce que c'est, mais c'est un peu brut quoi. » Et il me dit « bon, tu trouves ? » Je dis « ben oui, je le trouve pas trop féminin, mais en même temps, voilà, c'est pas une marque, c'est une marque assez fluide, donc… » Mais je trouvais ça un peu brut. Maintenant, je l'adore, le logo. Je m'y suis faite et je l'aime et je ne voudrais jamais qu'on le change. Je finis l'entretien et il me donne la main et je vois qu'il avait le logo tatoué là. Je dis bon, c'est cuit. Heureusement que je ne cherchais pas du boulot parce que sinon... Mais en même temps, je disais ce que je pensais et je pense que c'est aussi pour ça qu'ils m'ont recrutée. C'est parce que j'ai toujours dit que moi, si je pense à ce que je veux, je vais le dire. Maintenant, c'est vrai que le logo, je l'aime. Je ne me tatouerai jamais le logo parce que quand même, j'aime ma boîte, mais... Pas au point de le mettre dans la peau. Mais c'est vrai que, par exemple, on travaille avec une entreprise qui s'appelle Dicom, qui nous aide pour les événements, et le responsable du compte, il a le logo tatoué. Il y a des Cupra Masters, qui sont les gens qui travaillent dans les Cupra City Garage, ils avaient le logo tatoué en grand ici. Voilà, il y a beaucoup de gens qui ont le logo tatoué, mais parce qu'ils sentent qu'ils font partie de la tribu. Et c'est super, c'est top.
- Speaker #0
C'est hyper inspirant, je trouve, de voir, encore une fois, de réinventer un marché qui peut être vu comme saturé. On a l'impression que tout a déjà été fait. Et d'en faire plus un lifestyle et une personnalité des valeurs, plus qu'une histoire d'automobile. Et le fait que tu me dises, même dans nos campagnes, la voiture, ce n'est pas la seule chose qu'on voit. Il ne va plus se voir les gens, une situation, etc.
- Speaker #1
Un état d'esprit. Un état d'esprit, oui. Surtout un état d'esprit.
- Speaker #0
Il y a un mot, tu m'as dit quand on s'était vu pour préparer cet épisode. qui est interdite dans ton équipe aujourd'hui. Et du coup, j'avais envie de te poser la question. C'est TOCA.
- Speaker #1
Es lo que toca. C'est en espagnol, ça.
- Speaker #0
Es lo que toca.
- Speaker #1
Ça veut dire, c'est ce qu'il faut faire. C'est là, là. Es lo que toca. C'est-à-dire, on est au mois de février, il faut faire ça. Il faut faire un winter test. Et tu dis quoi ? Un winter test, par exemple, c'est quand on emmène les voitures à la neige pour les tester sur la neige. On invite des journalistes qui vont tester les voitures sur la neige. Le es lo que toca, c'est voilà, on est en mode février, il faut faire ça, parce que toutes les boîtes le font, etc.
- Speaker #0
Il y a ça, ça. Donc, je dois faire ça en mode, c'est un peu obligé, c'est un peu suivre le fil. C'est un peu, voilà,
- Speaker #1
si on est égal calendrier, il faut faire ça. Et tu dis, mais pourquoi, c'est écrit où ? C'est un peu comme les photos, es lo que toca, il faut faire trois quarts et voir, bah oui, c'est ça. Ou est-ce que c'est écrit qu'il faut absolument faire ça ? Sinon, on va avoir un problème. Est-ce qu'il y a une réglementation spéciale ? Non.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un décret qui dit qu'il y a des winter tests ?
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un décret qui dit qu'il faut faire un winter test ? Pourquoi je ne fais pas un dessert test ? Pourquoi je ne fais pas un test dans la boue ? Je veux dire, c'est n'importe quoi. Et donc je dis toujours, mais non, ce n'est pas ce que tu as. On se creuse la tête et on pense qu'est-ce qu'on peut faire de différent. Sinon, c'est facile. On n'a pas besoin d'une équipe. On fait toujours la même chose, on fait toujours la même chose. Je le dis souvent, les années où on a beaucoup de lancements, finalement, ce ne sont pas si intéressantes. Parce que tu sais déjà ce qu'il faut faire pour un lancement. Il faut faire un pre-shooting, après il faut faire le jour du reveal, après le reveal, il faut faire le test avec les médias. C'est tout déjà prédéterminé. Moi, j'aime les années où on n'a pas de lancement.
- Speaker #0
Parce que tu peux vraiment avoir la créativité dans tout ce que tu fais. Tu te dis, Thomas,
- Speaker #1
est-ce que je peux continuer à créer du momentum avec ma marque ? Qu'est-ce qu'on peut faire pour continuer à exciter, à que les gens soient intéressés, à qu'ils voient qu'il y ait des développements ? C'est les meilleures années.
- Speaker #0
Est-ce que le prix qu'on a créé, le Accelerator, ça fait partie aussi de ce choix-là ?
- Speaker #1
Et c'est ça, c'est ce que je disais. C'est un prix comme ça pour moi quand Sacha de l'équipe de France m'en avait parlé. J'ai dit, mais c'est top ! Mais c'est top au point où si tu... telle bonne idée que j'aimerais le faire au niveau mondial.
- Speaker #0
Ce serait vraiment génial de pouvoir faire ça en Espagne, en Italie, en Angleterre, en Allemagne. Et finalement faire une grande finale, pourquoi pas ? On fait un peu ce projet avec les Dream Makers. Les Dream Makers a commencé en Espagne, où on est en train d'essayer d'aider des jeunes cinéastes à faire leur première production. Et c'est un peu la même chose. On fait un concours et après ils sont aidés. C'est comme toi, par un professionnel. Et là, c'est Bayona, qui est un grand directeur de films espagnols, qui a fait des films absolument incroyables, nominé des Oscars, etc. qui les aide à développer leur première production. Et pour moi, c'est exactement la même chose. Avec des femmes, et des femmes qui, finalement, sont des femmes Cupra. Pour moi, c'est des femmes qui disent tout. C'est ça, c'est audacieux. J'aimerais rencontrer ces femmes et les aider dans leur parcours.
- Speaker #1
Tu vas les rencontrer, du coup.
- Speaker #0
rendez-vous le 26 novembre exactement et j'ai envie de les rencontrer j'ai envie de rencontrer toutes ces idées et pourquoi pas les aider au-delà du projet comment est-ce qu'on peut les aider encore plus ah c'est beau il y a une chose où je sais que tu pourrais les aider c'est en répondant à cette question parce que je sais que ça bloque mais tellement tellement d'entrepreneurs donc
- Speaker #1
depuis tout à l'heure on parle du courage de faire tous ces choix disruptifs, audacieux, etc comment est-ce que tu gères la critique les gens qui ne veulent pas que ça change toi à titre personnel quand tu as pris ta position aussi avec tous les choix marketing que tu fais Merci. Comment est-ce qu'on fait face à la critique ?
- Speaker #0
J'avais mon mentor, Ludovic Elfgott, qui était mon boss, c'est un français qui était mon boss chez AstraZeneca, quand j'ai commencé chez AstraZeneca, et que j'ai suivi une grande partie de ma vie professionnelle. Je me rappelle qu'à une époque où j'avais quelques critiques, il me disait Cécilia, il y a un moment où, quand on est dans des positions maintenant de plus en plus importantes, il faut que tu commences à avoir une peau un peu plus épaisse. » Et c'est une phrase qui m'est restée. Et j'y pense toujours. Ça ne fait rien. Tu ne vas pas plaire à tout le monde. Tu ne vas jamais pouvoir plaire à tout le monde. Et management is not a popularity contest. Je n'ai pas la traduction. Mais ce n'est pas un concours de popularité. Tu ne peux pas plaire à tout le monde. Tu as des idées qui sont toujours un peu différentes. Tu as des gens qui vont vouloir t'aider et qui vont t'aider. Et d'autres gens qui vont t'arrêter. Mais voilà, on n'est pas dans le monde de Youpi. Et c'est comme ça, il faut gérer. Et ça vient, moi je le dis toujours, ça vient avec le job. Ça vient avec la job description. Plus t'es près du soleil, plus ça brûle. Et il faut apprendre. Et voilà, il faut avoir la peau dure et avoir des convictions. Et te battre et savoir aussi laisser tomber. Moi, il y a des très, très, très beaux projets. Mais des projets tellement beaux que j'ai faits. Et je n'ai pas pu sortir parce que je n'avais pas les limites et je n'avais pas réussi à les faire avancer. Et pour moi, je dis toujours à mes équipes, c'est « Allez, c'est bon, tu arrêtes, stop, on continue » . Et ça ne peut pas te démotiver, ça arrive.
- Speaker #1
Tu n'as pas le droit de te laisser avoir par ça.
- Speaker #0
On a toujours des cimetières d'idées. Le cimetière d'idées est toujours plein de belles, belles idées, mais c'est comme ça, pas tout peut sortir. Et il faut accepter. Et moi, ce que je dis toujours, c'est qu'il ne faut pas baisser les bras. Ce n'est pas parce qu'une idée sort de toutes les dix idées que tu as. Peut-être qu'il y en aura deux qui sortiront. Et voilà, tant pis.
- Speaker #1
Est-ce que tu as un exemple ? Parce que depuis tout à l'heure, on parle de tout ce qui fonctionne bien. J'ai l'impression que tout ce que tu touches se transforme en or.
- Speaker #0
Non, mais non.
- Speaker #1
Est-ce qu'on peut entrer dans ton cimetière des idées ou des projets qui finalement n'ont pas pu ou su voir le jour ? Il y en a plein,
- Speaker #0
mais j'en ai tous les jours. Mais je me rappelle, il y avait une campagne d'électrification que je voulais faire. Moi, je venais de Pharma. Comme je t'avais dit, je faisais énormément de campagnes avec les associations de patients sur comment détecter le cancer du sein, le cancer du poumon, ce qu'il fallait faire, etc. On appelait ça du disease awareness. Quand je suis arrivée dans le monde de l'auto et on était dans toute cette transformation vers le monde de la voiture électrique, j'avais dit qu'il y avait une partie qui me manquait, c'est l'éducation. à la population générale sur pourquoi la voiture électrique. Tu ne peux pas dire aux gens, voilà, c'est fini, on ne va plus mettre d'essence, maintenant il faut brancher la voiture, parce que c'est le futur, parce qu'on veut des villes plus propres, etc. Mais il faut expliquer. Tu ne peux pas obliger les gens sans leur expliquer pourquoi. Start with why, Simon Sinek.
- Speaker #1
J'ai adoré ce bouquin.
- Speaker #0
Voilà. Et je disais, voilà, il faut un peu l'éducation. Et c'est ce que je voulais apporter du côté pharma, dire voilà... Ça peut marcher, on pourrait le faire dans le monde de l'auto. Et j'avais développé une campagne pour l'Espagne assez sympa, top. Et en fait, je n'ai pas réussi à convaincre plusieurs marques du monde de l'auto de tous ensemble faire cette campagne. Des choses globales qui allaient au-delà d'une distribution. Non, chacun avait des visions différentes sur comment, pourquoi, etc. Et je n'ai pas réussi à le faire. Alors qu'en pharma, j'avais fait une campagne une fois avec plusieurs pharmas ensemble. et des associations de patients. Pourquoi ? Pour que les patients comprennent comment détecter quels sont les premiers symptômes, etc. Pourquoi ? Parce qu'on était tous ensemble dans la même galère et on voulait aider le patient. Et on avait tous compris qu'ensemble, on était plus forts. Et là,
- Speaker #1
ça n'a pas pris.
- Speaker #0
Ça n'a pas pris. Et je n'ai pas réussi à convaincre de faire cette campagne ou de pouvoir donner un peu de budget. Chaque entreprise donne, chaque marque donne du budget pour faire cette campagne. Et voilà, ça n'a pas marché. Il n'y a pas la fin du monde.
- Speaker #1
Il y a un truc qui m'interpelle, c'est que tu dis que je n'ai pas réussi à convaincre. Est-ce que toi, dans ta tête, tu as un scénario qui se dit si j'avais su mieux le présenter, ça aurait marché ?
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Oui ?
- Speaker #0
Bien sûr. Qu'est-ce que j'aurais pu faire de différent ? Je ne veux pas nous mettre là. C'est peut-être aussi de notre faute. Peut-être qu'on est arrivé trop tôt. Peut-être qu'on est arrivé trop tard. Peut-être que la campagne n'était pas assez bonne. Peut-être qu'on ne s'est pas assez bien expliqué. Et on a fait autre chose. Et on a développé autre chose. Des fois, tu te dis que c'est peut-être un secteur qui n'est pas prêt. J'ai essayé d'innover, de faire quelque chose qui venait peut-être d'un autre secteur, l'adapter. Tout est adaptable. En fait,
- Speaker #1
tu peux tenter, tout ne va pas fonctionner.
- Speaker #0
Mais c'est ce que je dis, si tu ne tentes pas, tu ne vas rien réussir de toute façon. Je dis toujours à mes équipes, je préfère faire quelque chose de différent et me planter que faire ce que fait tout le monde.
- Speaker #1
Et avoir un résultat tiède au final.
- Speaker #0
Ça va toujours être tiède de toute façon. Donc plante-toi avant, mais surtout quand tu te plantes, tu te relèves. C'est ça ce qu'il faut, c'est se relever. Ça me parle d'eau. C'est avoir un peu... L'énergie pour dire, bon voilà, c'est bon, on arrête. Je le dis toujours, ça y est, c'est décidé, c'est out, ce projet ne marche pas, ça ne va pas avancer. Je ne veux pas en entendre parler. On arrête et on trouve autre chose et on gère les projets qu'on a sur la table qui sont en train de marcher.
- Speaker #1
Je garde l'idée du cimetière des projets. J'ai vu un TikTok ce matin qui parlait du fait que Picasso, sur le volume total d'œuvres qu'il a produit sur toute sa vie, je crois qu'il y avait juste 0,7% qui était devenu des hits, des choses comme ça. Alors qu'on pense que c'est un des plus grands artistes modernes. Mais je trouve que tu incarnes aussi un petit peu ça, ce côté j'ai une tonne de projets d'idées qui ont échoué ou qui ne verront jamais le jour et c'est ok parce que j'attends d'en avoir 5% qui bêtent et qui réussissent et c'est normal et c'est ma normalité.
- Speaker #0
Mais exactement, on écria. Quand tu Cupra, tu sais que tout va marcher. Je me rappelle, à une époque on s'était mis sur le Metaverse. On avait fait Cupra dans le Metaverse. Et on avait sorti ça au tout début du Metaverse, on était super contents, super fiers, on était à fond dessus. Et on se dit, ça a marché. Mais Taïeb, ça n'a pas marché. Ça n'a pas marché pour nous, ça n'a marché pour personne.
- Speaker #1
Je n'y avais plus à repenser depuis au moins un an.
- Speaker #0
Mais à l'époque, on était à fond, il y a 4-5 ans. Et en fait, ça n'a pas marché. Voilà, point barre, c'est bon, c'est parti. On a arrêté le projet. En même temps, c'est vrai qu'on est une petite marque, donc il faut faire gaffe, on ne peut pas se planter trop non plus. Et il faut savoir quand s'arrêter.
- Speaker #1
Comment on sait quand s'arrêter ?
- Speaker #0
Il y a un moment où il faut décider, est-ce que je continue à lutter et à perdre de l'énergie ? pour quelque chose qui va toujours être tiède ou est-ce que ça en vaut la peine ? Et moi, il y a un moment où au troisième nom, c'est bon, ça arrête.
- Speaker #1
Ça, ça m'intéresse parce que j'ai beaucoup aussi le cas dans mon audience de personnes qui disent, Aline, quand est-ce que je sais qu'il faut que je continue à me battre pour mon projet et quand est-ce que j'arrête et que je me dis, en fait, non, je ne suis pas faite pour ça, etc. Toi, qu'est-ce que tu pourrais conseiller avec tes critères personnels ? À quel moment dis-stop à son projet ?
- Speaker #0
Moi, c'est j'essaye une fois.
- Speaker #1
Mais c'est pour ça que tu essayes à fond ?
- Speaker #0
J'essaye. Ah bah j'essaye à fond. Moi de toute façon, si je présente quelque chose, il faut que je le sente vraiment. Moi je ne présente pas des choses où je ne les sens pas. Et donc je les sens. Je me rappelle qu'une fois, un de mes boss m'a dit... J'étais en train de présenter un truc, j'étais vraiment à fond. Je pense que c'était la campagne de l'électrification, j'étais vraiment à fond. Et il m'a dit, bon Christian, on a tous compris que tu es très passionné pour ce projet. On a tous compris que tu veux à mort, mais non, ça ne marche pas. Là, ça n'a pas allé, on ne va pas y arriver. Quand on te dit ça, tu te dis, c'est bon, je vais arrêter, parce que de toute façon, je ne vais pas perdre l'énergie. Et donc, pour moi, c'est plus de voir la réaction de l'autre et se dire, si j'ai essayé avec un tel, ça ne marche pas. Avec Cécilia, ça ne marche pas non plus. Si tu sens que tu n'as pas le support suffisant dans un groupe, c'est-à-dire, moi, je suis dans un board, il y a sept personnes. Si je vois que de sept personnes, il y en a six qui sont contre, Il y a un moment où tu te dis, je vais essayer d'en convaincre 3, 4, mais de ces 3, 4, je vais réussir à convaincre, je ne vais jamais y arriver, stop. mais toujours avec la passion par contre.
- Speaker #1
Donc d'avoir aussi l'humilité de se dire s'il y a six personnes capées en face de moi qui disent non, en fait ça ne vaut pas le temps, l'énergie, le coût, etc.
- Speaker #0
Si j'ai tout mis et tout présenté comme il faut, si je sens qu'il me manque des données ou que je pourrais peut-être les convaincre avec quelque chose d'autre que j'ai oublié, ok, je peux revenir. Mais normalement tu le sens. Mais moi je dis toujours c'est le gut feeling. Tu sais quand quelque chose a marché ou non. Et si tu vois qu'il y a beaucoup de résistance, arrête, mets ton énergie ailleurs.
- Speaker #1
Mais tu vois, dans ce que tu me dis, ce qui est intéressant, c'est que moi, je sais que j'en ai beaucoup qui attendent en fait une espèce de validation de la part du marché ou de leurs proches et qui vont aller face à leur board, ça peut être leurs amis, leurs familles, etc. Mais elles vont presque demander la permission. Elles vont pitcher un bout du projet et elles attendent que les autres soient en mode « Ah ouais, c'est trop bien ! » pour se dire « Ok, j'y vais à fond. » Mais non, c'est d'abord « J'y vais à fond, je pitch mon idée comme si ma vie en dépendait. »
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et après, je vois la réaction du marché. Et puis,
- Speaker #0
tu vois la réaction. Si tu vois que toutes les réactions sont négatives, ça dépend aussi des réactions négatives. Si c'est des arguments qui sont compréhensibles, tu dis, ah ouais, t'as raison. Des fois même, ça m'a permis de voir, écoute, je veux dire, tu as une idée, mais il y a d'autres personnes qui ont plein d'idées différentes sur quelque chose, sur un point de vue. Et des fois, tu dis, c'est valide quand même ce qu'ils me disent.
- Speaker #1
D'avoir l'humilité de se remettre en question et d'entendre ce genre de feedback.
- Speaker #0
Mais voilà, il faut être très humble. Tu peux être très passionnée, mais stay humble. Moi, c'est quelque chose que je dis souvent à mes filles, parce que ma grande-fille, quand elle présente des choses, elle y va à fond. Et je dis des fois, tu peux y aller à fond, mais sois toujours humble. Tu dois toujours écouter. Écoute.
- Speaker #1
Dernière question pour toi, Cécilia. Tu vas être jurée de ce fameux Grand Prix Accelerate Earth. Qu'est-ce que tu cherches ? dans les projets qu'on va recevoir en candidature, qu'est-ce qui va retenir ton attention ? Qu'est-ce que tu aimerais voir, lire ?
- Speaker #0
Alors moi je dis toujours que j'aime voir des projets où je me dis « mince, j'aurais dû y penser, c'est tellement bien ! »
- Speaker #1
Donc des choses nouvelles, disruptives ? Nouvelles,
- Speaker #0
disruptives, qui changent complètement, pas une industrie, mais un secteur, une façon de voir les choses, une façon de vendre les choses, des projets, c'est ce que je disais au début, audacieux. Des projets un peu qui viennent de toute la France. Ça m'intéresse que ce ne soit pas centralisé, donc un peu décentralisé, qu'on voit un peu de tout. Je ne veux pas voir que des projets parisiens, je veux voir un peu des projets au-delà de Paris. Des projets énergisants et où je me dis que je serai prête à investir moi-même dans le projet.
- Speaker #1
Donc je sens que tu vas y mettre ton cœur, ta tête et tes tripes.
- Speaker #0
Énormément.
- Speaker #1
J'adore.
- Speaker #0
Et même aider, pourquoi pas. Moi je dis toujours à des gens... S'ils avaient besoin d'aide pour la com, etc. On est là, on peut aider.
- Speaker #1
C'est vrai que je n'ai pas fait de tour sur la dotation du prix. Mais c'est là où je suis trop, trop contente de cette association et de ce qu'on a conçu ensemble. C'est qu'en fait, moi, j'ai toujours un entrepreneur pour réussir à besoin soit de temps, soit d'argent, soit de soutien ou de bons conseils et avoir au moins deux cases parmi ces trois-là pour avoir de bonnes chances. Et là, j'ai l'impression qu'on a réuni tout ça dans ce prix. On met du coaching business à dispo. Il y a une grosse dotation de 5 000 euros de la part de Cupra. Il y a le prix d'une petite coupe à ravale aussi, qui fait toujours plaisir. Il y a aussi les connaissances, le réseau. Donc, franchement, c'est top.
- Speaker #0
Et en même temps, je pense qu'à Lille, on ne se met pas de frontières. Je pense qu'à toutes ces personnes, quand on veut les connaître, moi, j'ai envie d'être proche. Il y a dix finalistes que je vais rencontrer et j'ai envie de leur parler, de les aider. Oui, il y a le prix, bien sûr, mais il y a aussi utiliser ce networking qu'on va créer. Bien sûr. Je pense que ça apporte énormément. Ces dix finalistes vont pouvoir se connaître et échanger. Et je pense que ça, c'est une super plateforme.
- Speaker #1
J'ai une toute dernière question pour toi, pour clôturer. Parce que je les connais, celles qui nous écoutent. Il y en a plein qui vont se dire, ah c'est trop bien, je suis trop inspirée, j'ai envie de postuler. Mais je ne suis pas encore assez prête. Mais je ne suis pas encore assez grosse. Mais je ne suis pas encore à ceci ou trop ça ou machin. Qu'est-ce qu'on dit à ces personnes-là ?
- Speaker #0
Mais ça, c'est toujours les femmes. On n'est jamais assez prêtes. On n'est jamais assez prêtes. On n'aime pas faire de la pub de ce qu'on fait. C'est toujours comme ça, dans des grandes réunions, on ne va pas parler parce que je ne veux pas dire une bêtise. Non, allez, il faut y aller. Et puis, il faut essayer. De toute façon, si tu ne te lances pas, ça n'arrivera pas. Et c'est ce que je disais, si tu as du vertige, vas-y. On revient à ce que j'ai dit au début. Tu aimes ton projet, tu as un peu de vertige. Vas-y, c'est le moment. Viens chercher de l'aide.
- Speaker #1
Et viens chercher de l'aide avec des personnes qui savent aussi ce que tu traverses, qui véhiculent les mêmes valeurs que toi. Complètement. En plus, on a la chance, on va avoir un jury majoritairement féminin aussi. Girl power. Moi, j'aime bien.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Cécilia. C'était génial de t'entretien avec toi. J'ai été très inspirée. Je repars avec plein, plein, plein de choses. Donc, vraiment, merci pour ta générosité.
- Speaker #0
Super, merci à toi aussi.