Speaker #0Le plus grand danger pour ton keto n'est peut-être pas le pain du restaurant, ni les chips de l'apéro, ni même le gâteau d'anniversaire. Le plus grand danger, c'est ce qui se passe dans ta tête après. Parce qu'aujourd'hui, je vais te raconter l'histoire de Sophie, une personne de 52 ans, et ce qui lui est arrivé, je le vois encore et encore chez toutes les femmes que j'accompagne, ou du moins une grande partie. D'ailleurs, vers la fin de cet épisode, je vais te partager la seule question qu'elle s'est mise à se poser. Avant chaque invitation, une question. toute simple mais qui a complètement changé sa relation à la nourriture. Et si tu restes jusqu'au bout, tu comprendras pourquoi les femmes qui réussissent le mieux en keto ne sont presque jamais les plus strictes. Salut à toi et bienvenue dans le podcast Keto Autrement. Ici, on parle de keto, de jeûne intermittent, de liberté alimentaire et de transformation durable, surtout si tu es une femme de plus de 40 ans qui a d'un marre des régimes à la con. Je suis François Bellé, j'enseigne une femme à perdre du poids grâce à l'alimentation cétogène et au jeûne intermittent. Chaque dimanche, je te partage des conseils concrets, des idées simples, parfois des coups de gueule et surtout beaucoup de motivation pour que tu reprennes le pouvoir sur ton corps, ton énergie et ta vie. Installe-toi bien, on démarre ! Aujourd'hui, on va parler d'un sujet dont personne ne parle assez, le kéto social. Autrement dit, comment gérer les restos, les apéros, les repas de famille, les anniversaires et les invitations de dernière minute. Et surtout... Comment faire ça sans culpabiliser ? Parce qu'on va être honnête deux minutes. Perdre du poids quand tu es seul chez toi un mardi midi, ce n'est pas le truc le plus compliqué. Mais quand arrive le repas chez la belle famille, quand ton mari propose une sortie au resto, quand une amie fête son anniversaire, quand il y a un buffet à volonté, là soudainement tout devient plus compliqué. Et soudain, ce n'est pas à cause de la nourriture, c'est juste à cause des émotions. C'est à cause de la pression, c'est à cause des habitudes, c'est à cause du regard des autres. Et parfois même à cause de cette petite voix que tu as dans ta tête et qui te dit « ben voilà, tu vas encore tout gâcher » . Alors aujourd'hui, je vais te montrer pourquoi cette petite voix te ment. Et pourquoi la plupart des femmes qui échouent dans ces situations, elles ne tombent pas à cause du repas lui-même. Elles tombent à cause de ce qu'elles font après. On va y revenir. Mais d'abord, laisse-moi te raconter l'histoire de Sophie. Sophie a 52 ans. C'est une personne qui travaille énormément, qui est souvent fatiguée. Elle a fait plein de régimes, les trucs les plus connus, ça soit Weight Watchers, bien sûr, les sachets protéinés, compter ses calories, le low fat, le sport à outrance, bref, à peu près tout ce qu'on peut faire en termes de régime. Et quand elle découvre le keto, là, il y a quelque chose qui change. Pour la première fois depuis longtemps, elle ressent qu'elle n'a plus faim toutes les deux heures, ce qui est juste trop cool. Donc elle perd quelques kilos, son énergie revient, elle recommence à rentrer dans certains nettements et tout. Donc elle retrouve de l'espoir, et puis arrive un samedi soir. Anniversaire de sa sœur, c'est prévu dans un resto italien. Et là, elle passe toute la journée un peu à stresser. Qu'est-ce que je vais manger ? Est-ce que je vais craquer ? Que vont penser les autres de ma façon de manger ? Tu te reconnais peut-être déjà dans ces questions-là. Ça m'est arrivé des dizaines de fois de me poser ces questions-là au début, parce que forcément, il y a beaucoup de personnes qui se lancent dans le kéto qui vivent exactement la même chose. Et c'est là que commence le vrai sujet de cet épisode. Parce que le problème, ce n'est pas le restaurant. Le problème, c'est la peur. La peur de perdre le contrôle, la peur d'échouer, la peur du jugement, la peur de revenir à la case départ. Et en fait, cette peur va te pousser à faire deux erreurs qui sont ultra opposées en réalité. La première erreur, c'est devenir ultra strict. C'est-à-dire que tu vas refuser toutes les invites, tu vas éviter les sorties, tu vas t'isoler. Deuxième erreur, c'est... tout abandonner dès qu'une occasion se présente. Dans les deux cas, le résultat, c'est souvent le même. C'est de la frustration, clairement. Et à long terme, forcément, on laisse tomber le kéto. Parce qu'aucune de ces stratégies n'est durable en réalité. Et je vais te dire quelque chose qui surprend souvent les personnes que je peux accompagner. Le but du kéto, ce n'est pas de te couper de la vraie vie. Le but du kéto, c'est de te permettre de vivre mieux dans la vraie vie. Et la différence, vraiment, elle est grande là, tu vois. D'ailleurs, si tu apprécies ce podcast, petite parenthèse rapide, prends quelques secondes pour cliquer sur suivre dans ton application. Ça te permettra de recevoir les prochains épisodes automatiquement. Fin de la parenthèse. Et maintenant, parlons restaurant, parce que c'est souvent le premier stress. Je vais te poser une question. Quand tu vas au resto, est-ce que tu décides sur place ce que tu vas manger ? Alors si oui, clairement tu augmentes de manière assez forte le risque de faire un choix impulsif. Pourquoi ? Parce qu'après une journée fatigante, notre cerveau ne cherche qu'une chose, la facilité. Il cherche la récompense, pas la stratégie. Alors moi, je vais te donner un conseil extrêmement simple par rapport à ça. Décide avant. Regarde le menu à l'avance. Maintenant, sur Internet, on peut tout voir à l'avance. Choisis ton plat. Prends ta décision quand tu es calme. Pas quand tu es à faim, pas quand tu es fatigué en fin de journée. Je sais que ça paraît être un conseil assez banal, mais c'est sûrement le meilleur que je puisse te donner pour ça. C'est incroyablement efficace. Et ce n'est pas seulement mon expérience qui le montre. Il y a des recherches en psychologie comportementale qui indiquent que les décisions qui sont prises à l'avance réduisent fortement les comportements impulsifs. Et en pratique, tu économises déjà ton énergie mentale, tu arrives déjà avec un plan, et ça change tout. Il y avait ce moment-là une autre erreur que Sophie faisait systématiquement. Elle sautait parfois le déjeuner, d'accord, pour compenser. Tu vois, le midi, elle mangeait pas en se disant, ben voilà, bon ce soir, ça compensera. Tu fais peut-être pareil, tu te dis, je vais sortir ce soir et je vais moins manger. Ça semble logique, on peut se dire ça. Mais souvent, c'est en fait l'exact inverse qu'il faudrait faire. Parce qu'arriver au restaurant affamé, c'est comme aller faire les courses avec l'estomac vide. Tout te paraît super appétissant, irrésistible, urgent. Et là, les meilleures intentions du monde s'efforcent. Ce n'est pas un manque de volonté, c'est de la physiologie. Quand la faim est trop forte, le cerveau, lui, il cherche rapidement des aliments très appétissants. D'accord ? Donc, prépare-toi à ça. Ne te fais pas piéger. Et surtout, arrête de croire que souffrir davantage te donnera de meilleurs résultats. Maintenant, parlons du royaume des pièges invisibles. L'apéro. Je sais qu'on aime tous ça, d'accord ? Parce que, ben voilà, vraiment, il y a des apéros, il y a un truc assez fascinant qui se passe. C'est que, ben, on se souvient rarement de ce qu'on a mangé. Ok ? Et c'est normal. D'ailleurs, tu discutes, tu rigoles, tu racontes ta semaine. Et pendant ce temps-là, ta main travaille un petit peu toute seule. Une ou deux chips, puis cinq, puis dix, puis vingt. Et soudain, il n'y a plus rien dans l'assiette vide. Mais il faut bien comprendre que le vrai problème de l'apéro, ce n'est pas la nourriture. C'est l'absence de conscience. On mange sans vraiment y mettre une intention, sans vraiment le décider. Et quand on mange sans le décider, on mange souvent plus que prévu. Alors, petite stratégie pour t'aider. Choisis ce que tu veux manger, prends-le dans ton assiette, puis éloigne-toi du buffet. Je sais, ça peut paraître ridicule, mais cette petite distance crée une pause. Et parfois, cette pause, elle suffit à reprendre le contrôle. Sophie, on a commencé à faire ça, elle a été assez stupéfaite parce que, en réalité, elle s'est rendue compte qu'elle ne mangeait pas parfait dans ces moments-là. Elle mangeait parce que la nourriture était devant elle. Et cette prise de conscience-là, elle a changé beaucoup de choses. Maintenant, attends. Attends un petit peu. Parce qu'on n'a pas encore parlé du plus gros problème. Tu sais... Le truc que... Je suis sûr que tu as peut-être conscience, mais tu ne veux pas te le dire. Parce que le plus gros problème, ce n'est pas tout ce qu'on a vu avant. Le plus gros problème, c'est le regard des autres. Et c'est souvent là que tout dérape. Tu arrives au restaurant, tu refuses le pain. Et quelqu'un lance juste un morceau. Tu refuses le dessert de la même façon. Et quelqu'un ajoute, allez, tu es encore au régime, toi. Tu prends une salade, une personne te regarde bizarrement. Tu connais ça ? On connaît tous ça. Toute personne qui est en surpoids, qui a voulu faire des régimes, ou qui a commencé du keto. forcément a eu cette peur-là, c'est normal. Forcément, je ne veux pas t'apprendre quelque chose sur ça. Et pourtant, il y a une vérité, moi, que j'aimerais que tu retiennes par rapport à ça. C'est que les gens pensent beaucoup moins à ton assiette que tu ne l'imagines. Beaucoup moins. Parce qu'en réalité, la majorité des personnes sont trop occupées à penser à elles-mêmes, à leurs propres problèmes, à leurs propres préoccupations. Et même lorsqu'il y a une remarque, elle dure généralement quelques secondes, pas plus. Du coup, pourquoi lui accorder autant d'importance ? Qui vit dans ton corps ? Est-ce que c'est toi ou est-ce que c'est eux ? Qui porte les kilos en trop ? Est-ce que c'est toi ou est-ce que c'est eux ? Qui ressent le manque d'énergie ? C'est toi ou c'est eux ? La réponse est évidente et pourtant on l'oublie souvent. Donc voilà, quand une personne te fait une remarque, n'y fais pas attention et même, on peut même aller plus loin. Souvent la personne te fait cette remarque parce qu'elle-même, elle ressent un malaise en elle. Et quand on voit une personne qui se bouge le cul, fait des choses et tout, on lâche une remarque juste pour se rassurer nous-mêmes. Tu vois, donc, il n'y a pas vraiment trop de cœur à mettre là-dedans. Maintenant, laisse-moi te raconter la suite de l'histoire de Sophie. Le fameux anniversaire de sa sœur. Elle me racontait, le serveur arrive, corbeille de pain sur la table. OK, très bien. Pâtes partout autour d'elle, bien sûr, dans un resto italien. Dessert en ancien boîte. Et pendant quelques secondes, elle se met un petit peu à paniquer. Et puis elle se rappelle quelque chose. Une phrase. Juste une seule phrase. Et c'est cette phrase qui va refermer ce que je t'ai... Je t'en ai parlé au début, à la première boucle de cet épisode. Ce qu'elle s'est dit, c'est... Je n'ai pas besoin d'être parfaite ce soir. J'ai juste besoin de faire le meilleur choix possible. Et le meilleur choix possible, ce n'est pas le choix parfait. D'accord ? C'est le meilleur choix possible. Tu vois la différence ? Parce que cette phrase en tête, elle est extrêmement puissante parce qu'elle enlève une pression énorme. Parce qu'elle remplace la perfection par le bon sens. Et le bon sens, c'est beaucoup plus durable que la perfection. Donc du coup, Sophie, elle a commandé un plat de viande, des légumes avec. Elle mange, elle profite, elle rit, elle passe une excellente soirée. Et puis vient le dessert, en fait. Donc elle hésite, elle prend quelques bouchées, et en fait, devine quoi ? Rien de dramatique ne se produit. Le monde ne s'écroule pas, sa perte de poids ne disparaît pas, son corps ne décide pas soudainement de reprendre 10 kilos. Et c'est là qu'on arrive à la plus grande leçon de cet épisode. Le problème, ce n'est pas le gâteau. Le problème, c'est de croire qu'un gâteau a le pouvoir d'annuler tous tes progrès. Parce que c'est cette croyance qui déclenche souvent la spirale. Ok, j'ai mangé du gâteau, donc j'ai échoué, donc autant continuer. Tu vois, le foutu pour foutu. Et là commencent les dégâts. Alors, pas à cause du gâteau. Pas à cause de l'histoire que tu t'es racontée après l'avoir mangé. Il y a énormément d'études sur les comportements alimentaires qui montrent quelque chose d'intéressant. Les personnes qui... considèrent un écart comme une catastrophe ont davantage tendance à abandonner. Celles par contre qui le considèrent comme un événement ponctuel reviennent beaucoup plus facilement à leurs habitudes. C'est incroyable ça, parce que ça signifie que ton interprétation compte parfois autant que ton comportement, peut-être même davantage. Ok ? Allez, si cet épisode t'aide aujourd'hui, prends quelques secondes pour lui laisser une note ou un avis, que ce soit sur... sur la plateforme que tu es, Apple, Spotify, etc. Et laisse-moi un aide. Ça permet au podcast d'aider davantage de personnes. Je te remercie par avance. Maintenant, je vais refermer la deuxième boucle que j'ai ouverte au début. Pourquoi les femmes qui réussissent le mieux ne sont-elles presque jamais les plus strictes ? Parce qu'en réalité, elles ont compris une chose. La réussite ne dépend pas de la perfection. Elle dépend de la capacité à revenir rapidement sur le chemin. encore et encore et encore. Elle ne cherche pas à ne faire jamais aucun écart. Elle cherche simplement à ne jamais abandonner et c'est très différent. Et maintenant, voici la fameuse question que Sophie a commencé à se poser avant chaque éditation, la question que je t'ai promise au début. La voici. Est-ce que cette décision me rapproche de la femme que je veux devenir ? C'est tout. C'est simple, mais c'est puissant parce qu'elle t'oblige en fait à sortir du mode impulsif. Elle te reconnecte à ton objectif, à ton identité, à la personne que tu construis jour après jour. Et parfois, la réponse sera « Oui, je compte ce dessert et en profiter pleinement. » Et parfois, la réponse sera « Non, ce n'est pas ce que je veux aujourd'hui. » Et dans les deux cas, tu choisis consciemment. Tu n'es pas soumise à une espèce de pilote automatique. Et ça change tout. Parce que le vrai succès, ce n'est pas de manger keto parfaitement pendant trois semaines. Le vrai succès, c'est de pouvoir aller au restaurant, faire un barbecue. passer Noël, profiter d'un anniversaire et continuer à avancer malgré tout. Parce qu'une alimentation qui ne suffit pas dans la vraie vie, ce n'est pas une solution, c'est juste une parenthèse. Et clairement, tu mérites plus qu'une parenthèse. Tu mérites une transformation qui est durable pour toi. Alors, retenons les idées essentielles maintenant. Le problème n'est pas le restaurant, le problème ce n'est pas l'apéro, ce n'est pas le gâteau. Le problème, c'est souvent la culpabilité. Donc, prépare tes choix. Anticipe les repas. Arrive sereine, sans avoir trop faim. Fais de ton mieux. Profite du moment. Puis reprends simplement tes habitudes au repas suivant. Pas lundi, pas le mois prochain. Au repas suivant. Ça, ça fait une grosse différence. Si tu connais une amie qui stresse à chaque sortie au resto, qui est keto et qui stresse à chaque fois que son resto, repas de famille, etc. Partage-lui cet épisode. Je suis certain qu'il pourra l'aider. Et pense à cliquer sur suivre pour ne manquer aucun épisode de Keto Autrement. Si tu veux démarrer le Keto simplement sans te prendre la tête, j'ai créé le pack Keto Autrement. Dedans, tu trouveras un guide du débutant clair et 7 jours de menu Keto et Keto BG et la liste de courses complète. Tout est prêt, tu n'as plus qu'à suivre pas à pas. Et si tu veux être accompagné, aider, poser tes questions, ne pas rester seul, tu peux aussi rejoindre gratuitement le groupe Facebook Keto Autrement. Les liens sont dans la description de l'épisode. Merci d'avoir passé ce moment avec moi et rappelle-toi une dernière chose. Tu n'as pas besoin d'être parfait pour réussir. Tu as simplement besoin de continuer. A très bientôt, d'enquêter autrement.