Speaker #0Bienvenue dans le podcast Kilo émotionnel, le podcast qui t'aide à décoder les vraies raisons qui te poussent à trop manger. Je suis Johanna Verdi, coach de vie, auteure du guide Mon Cahier Kilo émotionnel, créatrice du programme Déjeuner en Paix et moi-même ancienne mangeuse compulsive. Si la nourriture te rend dingue, si tu te jettes sur la bouffe à la moindre contrariété, si tu rêves de perdre du poids mais que tu es incapable de tenir un régime plus de deux jours ou deux heures consécutives, Tu es au bon endroit. Avec ce podcast, je vais te montrer comment sortir de l'obsession alimentaire et faire la paix avec ton assiette et ta balance pour que tu puisses enfin consacrer ton énergie à ce qui compte vraiment. Tu trouves pas que c'est bizarre ? Devant les autres, c'est presque facile pour toi de manger bien ou dans des quantités raisonnables. Tu prends une assiette équilibrée à la cantine, tu commandes un menu complet à la boulangerie ou alors tu vas manger la lunchbox que t'as préparée la veille et que t'as emmenée au bureau. Mais dès que t'es seul, c'est plus fort que toi. T'as envie de tout dévorer et tu vas facilement tout dévorer. Que ce soit dans ta voiture ou alors caché derrière la porte du placard ou du frigo. Peut-être quand t'es seul dans ta chambre, seul chez toi quand toute la famille est partie ou alors quand les enfants sont couchés. Et t'as peut-être cette impression bizarre. Y'a une partie de toi qui se dit « Enfin, je suis libre, je peux faire tout ce que je veux ! » Et franchement, c'est bon. Mais il y a aussi une autre partie de toi qui se réveille et qui dit « Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je suis en train de tout foutre en l'air, je suis en train de ruiner mes efforts, j'ai aucune volonté, je suis une merde, je suis incapable de m'arrêter. » Et franchement, cette sensation-là, elle est terriblement douloureuse. Mais qu'est-ce qui ne va pas alors chez nous ? Pourquoi est-ce que quand plus personne nous regarde, on peut avoir d'un coup cette sensation incroyable d'être enfin libre de manger ce qu'on veut, Mais dans la minute qui suit, on a l'impression d'être prisonnière de cette même nourriture. C'est ce qu'on va explorer ensemble aujourd'hui. Pour commencer, soyons honnêtes. Cette première bouchée savourée en cachette, elle peut être tellement jouissive. Et manger en cachette, ça apporte tellement de plaisir. Pourquoi ? Parce que la cachette, ça devient finalement un espace de liberté. Peut-être qu'aujourd'hui, tu vis avec beaucoup de règles. de contraintes et d'autocontrôle. Et quand personne ne te regarde, enfin, tu fais ce que tu veux. T'as plus à être raisonnable, t'as plus à faire attention à la bouffe, t'as plus à justifier tes choix. Y'a personne pour te corriger, te conseiller, te juger. Personne te regarde. Tu peux enfin faire ce que t'as vraiment envie de faire. Et tu vois, la cachette, c'est pas seulement un lieu de honte, c'est aussi parfois, pour toi, le seul endroit où tu... t'autorise à être libre. Mais libre de quoi finalement ? Libre de ta prison avec la bouffe, parce qu'aujourd'hui oui, tu es peut-être enfermé dans une prison permanente de la restriction cognitive, tu es convaincu qu'il y a des aliments interdits, des aliments diaboliques qui vont te faire grossir et que tu t'interdis ou que tu dois manger en quantité raisonnable. Je mets raisonnable entre guillemets parce que on ne sait jamais exactement quelle est la quantité raisonnable. La quantité raisonnable, c'est le moins possible. En gros, dans l'idéal, faut pas que je mange ça Faut pas que je mange des pommes de terre, de la pizza, du pain, des pâtes T'es dans une surveillance permanente de ce que tu manges Si t'as tendance à manger en cachette, c'est peut-être aussi le reflet qu'aujourd'hui T'es enfermé, malgré toi, dans la prison de tes relations Peut-être que tu es convaincu que tu dois être gentil Que tu dois pas déranger, que tu dois faire plaisir Que tu dois jamais dire non, que tu dois pas montrer ta colère Et que tu dois t'adapter aux autres Et ça, je t'en ai parlé dans l'épisode 140. Et tu vois, il y a aussi la prison de la personne que tu penses devoir être. Cette gentille fille, cette fille raisonnable, cette fille sage, cette bonne élève que t'as peut-être été d'ailleurs, dans ton enfance, dans ton adolescence. Cette fille qui contrôle son image, qui contrôle ce qu'elle dégage, qui fait attention, qui fait pas de vagues. Et tu vois, t'en viens à devenir une personne qui finalement se cache derrière. Une façade derrière une armure, il y a un paquet de choses peut-être que tu montres pas, que tu dis pas. Mais enfin, quand t'es seul avec la bouffe, tu prends, tu manges, tu t'affranchis des conventions, des règles, c'est toi qui choisis. T'as plus à attendre, à patienter. Tu vois, tu te fais plaisir tout de suite, il y a vraiment cette sensation d'immédiateté. T'as pas besoin de demander la permission à qui que ce soit. Mais... Tu dois le faire en cachette. Et tu vois, la nourriture devient quand même un endroit où tu peux enfin être celle que tu veux être sans filtre. Et manger, ça devient juste une réponse à toutes ces contraintes de ta vie et de ton quotidien. Donc tu peux enfin manger ce que tu veux, mais aussi pendant quelques minutes, tu peux être celle que tu veux être. Mais oui, cette liberté se transforme en nouvelle prison. Pourquoi ? Parce que... On ne se jette généralement pas sur des brocolis, on va se jeter sur tous les aliments dont on s'est privé. Ces fameux aliments interdits, gras, sucrés, toute cette bouffe que tu as appris à considérer comme problématique. Les gâteaux, les biscuits, le chocolat, le sucré. Et tu vois, au-delà du gras et du sucre, il faut que tu te rendes compte que tes choix alimentaires sont précisément orientés vers les aliments dont tu t'es privé. Et aujourd'hui, tu leur donnes une valeur énorme parce qu'ils représentent la transgression. Donc, tu es toujours dans cette forme de liberté. La transgression, finalement, c'est la recherche d'une forme de liberté. Mais cette liberté, elle reste construite à l'intérieur d'un système d'interdits. Et puis, évidemment, tu passes en un instant de la sensation de liberté, de soulagement. c'est vraiment comme une... bouffé d'air à la honte et la culpabilité. Qu'est-ce que je viens de faire ? J'ai encore tout ruiné, tout gâché, vraiment, je suis une merde. Et donc, ça, ça va déclencher quoi ? Le besoin de dissimuler, de se cacher, de faire disparaître, d'effacer les traces. Et nous d'ailleurs, on est généralement les reines pour faire disparaître les traces. On va évidemment faire disparaître les paquets, les fonds de paquets de gâteaux par exemple. Même si on a le ventre qui tire un grand inconfort au niveau de l'estomac, on va se forcer à finir les deux, trois biscuits. J'avais une cliente qui finissait les magnums du gros paquet de magnums pour ne pas qu'on voit ce qu'elle avait déjà descendu. Et c'est vraiment le paradoxe. Pour faire disparaître les preuves, on est encore plus prête à tout, y compris à manger en surexcès jusqu'à l'écœurement tout ce qui reste pour faire ensuite disparaître les paquets. Parce que oui, je ne l'ai pas précisé, mais on a beaucoup de mal à acheter de la nourriture, même si on a déjà trop mangé. Donc voilà, et après qu'est-ce qui se passe ? On retrouve notre conjoint, notre partenaire, notre famille, et on passe à table comme si rien ne s'était passé, comme si de rien n'était. Ah bah non, on ne va surtout pas avouer qu'on vient de faire une compulsion alimentaire et qu'on vient de s'enfiler un paquet de gâteaux, une tablette de chocolat ou les deux. Et puis tu vois, le fait de manger en cachette, c'est une prison parce que... paradoxalement, ça nous rend insatiables. Il y a vraiment une part de nous qui se dit, puisque personne ne me voit, puisque je suis enfin tranquille, puisque demain, je vais recommencer à faire attention. Foutu pour foutu, bon, bah allez, j'y vais. Le pot de Nutella, je ne vais pas le manger avec le dos de la cuillère, je vais y aller franchement. Et tu te retrouves à manger vite, à manger en grosse quantité, avec de plus en plus de difficultés à arrêter. Donc, la liberté que tu cherchais dans la nourriture, elle finit par renforcer ce comportement qui te fait peur. Ce côté, ces aliments, il ne faut pas que je les achète, il ne faut pas que je les ai à la maison, parce que quand je commence, je ne peux pas m'arrêter. Donc tu vois, manger en cachette, ça entretient chez toi le cercle vicieux de la compulsion alimentaire et l'enfermement. Alors face à ça, l'erreur qu'on fait souvent et que tu fais peut-être aujourd'hui, c'est de chercher à apprendre à résister. Et peut-être qu'aujourd'hui tu te poses la question, ok ? Je vois, je vois que je mange en excès, en cachette, je sais que c'est pas bien, j'ai compris que c'était pas bien. Mais comment faire pour ne plus manger en cachette ? Comment résister à cette envie ? Comment avoir plus de contrôle ? Comment peut-être arrêter avant de commencer ? Peut-être que, justement, je dois pas avoir ces aliments à la maison, ne pas les acheter, les éviter, etc. Mais en fait, si on traite la cachette comme le problème, on risque de remettre encore plus de prison. Plus de règles, plus de surveillance, plus de contrôle, plus de jugement. Et c'est ça qui alimente exactement le mécanisme dont on essaye de sortir. Donc vouloir supprimer le comportement de manger en cachette à tout prix, ça peut paradoxalement le renforcer. Mais alors le vrai changement, il est où ? Le vrai changement, c'est de changer complètement de question. Ne te demande plus comment faire pour ne plus manger en cachette, comment avoir assez de volonté, comment résister, parce que ça remet immédiatement du contrôle sur le problème. Mais demande-toi, est-ce que par hasard, je serais pas en train de libérer à là maintenant tout de suite un truc que je me suis empêchée d'exprimer ou de vivre pendant la journée ? Et tu peux aller un petit peu plus loin. Est-ce qu'il y a quelque chose que je n'ai pas osé dire ou demander ? Est-ce que j'ai l'impression de m'être encore adaptée aux autres alors que je n'en avais pas envie ? De quoi j'avais vraiment besoin aujourd'hui, cette semaine, et que je ne me suis pas donnée ? Est-ce que j'ai des besoins, des envies, de la fatigue, de la colère, des choses que j'ai dû ravaler ? Qu'est-ce que je me suis encore empêchée d'être, d'exprimer ou de vivre ? Et tu vois là, La nourriture n'est plus le problème à éradiquer. Elle devient un indice. Et ton comportement alimentaire, c'est pas seulement quelque chose qu'il faut faire disparaître, c'est quelque chose qui essaye de te montrer où, dans ta vie, tu n'es pas encore complètement libre. Alors, pour terminer cet épisode, je voudrais juste te laisser avec une sorte de petite réflexion, de méditation, comme on dit en anglais, food for thought. Si, aujourd'hui, J'ai besoin de me cacher pour être libre. Est-ce que je suis vraiment libre ? Est-ce que le véritable objectif, c'est de supprimer la nourriture mangée en cachette ? Ou alors de créer davantage de liberté dans ma vie éveillée, pour ne plus avoir besoin de tout libérer avec la nourriture et de trouver de la liberté dans la nourriture ? Le but, ce n'est pas de ne plus avoir besoin de te cacher pour être toi. c'est de pouvoir manger, vouloir, ressentir, dire, prendre ta place, sans avoir besoin de créer cette petite vie secrète autour de la nourriture. Alors si ça te parle, que tu sens qu'effectivement aujourd'hui, ton enjeu majeur c'est d'arriver à prendre ta place parmi les autres, à t'affirmer et que tu as besoin d'être guidé, d'être prise par la main pour ça, je suis heureuse de t'annoncer que je vais reprendre les consultations individuelles. Si tu souhaites en savoir plus, ce sera prêt dans les tout prochains jours. Je t'invite à rejoindre ma liste email tout simplement en allant sur mon site jeuneverdi.com slash guide. Tu auras accès en cadeau à un guide gratuit qui va te permettre de mettre en place les premières étapes de ma méthode pour te libérer des compulsions alimentaires et tu feras partie des premières informées de la réouverture de ces consultations individuelles. Et moi, je te retrouve la semaine prochaine avec une phrase qui revient souvent. Johan, je dois maigrir pour ma santé. Aujourd'hui, l'enjeu de santé, il est majeur. Le surpoids, l'obésité, ça crée des vrais problèmes de santé. Mais est-ce que je peux maigrir sans me mettre au régime, sans retomber dans l'enfer des compulsions ? Et est-ce que je peux maigrir sans faire appel à aux Impic, Mungiaro ou aux analogues du GLP1 ? C'est ce qu'on ira explorer ensemble la semaine prochaine. Je te remercie pour ta présence et je te donne rendez-vous au prochain épisode.