Speaker #0Bienvenue dans le podcast Kilo émotionnel, le podcast qui t'aide à décoder les vraies raisons qui te poussent à trop manger. Je suis Johanna Verdi, coach de vie, auteure du guide Mon Cahier Kilo émotionnel, créatrice du programme Déjeuner en Paix et moi-même ancienne mangeuse compulsive. Si la nourriture te rend dingue, si tu te jettes sur la bouffe à la moindre contrariété, si tu rêves de perdre du poids mais que tu es incapable de tenir un régime plus de deux jours ou deux heures consécutives, Tu es au bon endroit. Avec ce podcast, je vais te montrer comment sortir de l'obsession alimentaire et faire la paix avec ton assiette et ta balance pour que tu puisses enfin consacrer ton énergie à ce qui compte vraiment. J'ai acheté mon premier livre de régime à 21 ans. J'en ai aujourd'hui 45. Alors autant te dire que des régimes, des méthodes, des techniques et des approches en tout genre pour essayer de sortir de l'alimentation émotionnelle compulsive, j'en ai essayé un paquet. C'est même assez difficile pour moi de t'en faire la liste exhaustive aujourd'hui tellement j'ai exploré de pistes différentes. Et peut-être que toi aussi, t'as parfois l'impression d'avoir tout essayé. T'as lu des dizaines de livres, testé différentes thérapies, suivi des programmes, fait des régimes, sans jamais réussir à te libérer durablement de tes compulsions alimentaires. Si c'est le cas, j'aimerais qu'on prenne le temps d'en parler ensemble aujourd'hui. Parce qu'avec le recul, je me suis rendu compte que certaines approches avaient pu me donner l'impression d'avancer, m'ont apporté des connaissances, des prises de conscience, parfois même un vrai mieux-être, sans pour autant changer durablement ma relation à la nourriture. Et puis, il y a eu deux expériences spécifiques, deux approches en particulier, qui ont vraiment fait la différence pour moi dans mon cheminement. Et c'est de ces expériences, de ces techniques, que j'ai aussi envie de te parler aujourd'hui, de t'expliquer pourquoi elles m'ont autant aidée, pour peut-être planter une graine chez toi, une graine qui peut t'emmener toi aussi sur le chemin de la guérison. Alors, je le sais, on se ressemble là-dessus, vous êtes nombreuses à me dire, « Johan, j'ai l'impression d'avoir tout essayé. » Et honnêtement, moi aussi, j'ai vraiment l'impression d'avoir tout essayé. Alors, évidemment, l'idée, c'est pas de dénigrer toutes les approches qu'on a pu essayer parce qu'elles ont pu nous apporter des choses. Mais c'est d'identifier leurs limites et de commencer à avoir de la lucidité et de la clairvoyance. Le premier type d'approche que j'ai essayé, c'est évidemment les approches restrictives. Les régimes en tout genre. Je t'ai dit, mon premier livre, je l'ai acheté à 21 ans, c'était Montignac, même si aujourd'hui, avec le recul, je trouve que c'est finalement la méthode, on va dire, la plus raisonnable. Mais bon, c'était que le début. derrière, j'ai essayé Du camp, à manger des bâtonnets de surimi et des tranches de jambon à n'importe quelle heure de la journée. Comment un cul que ça me faisait maigrir ! J'ai testé la chrononutrition, à manger de la quiche et du fromage à 8h du matin. Les régimes kéto, les cures de jus, le tout cru, le végétarisme, le paléo. Bon, voilà, je te fais même pas la liste, je crois que je suis même pas capable de me souvenir de tout. Sachant qu'en plus, à mon époque, il y avait beaucoup de choses proposées dans les magazines. J'étais abonnée à Top Santé donc toutes les semaines. J'avoue, il y avait une nouvelle approche avec même des menus qui étaient proposés. Je me suis évidemment aussi laissée séduire par les challenges du type 30 jours sans sucre, 30 jours pour quitter le sucre, convaincue que j'étais complètement accro et qu'il fallait arrêter, tu sais, comme une cure de désintox, il fallait vraiment arrêter. Et j'avais compris qu'au bout de 20, 25 ou 30 jours, le cerveau arrivait à se déshabituer. Bref, la promesse était hyper séduisante. Et j'ai comme ça acheté et lu des dizaines et des dizaines de livres, regardé des vidéos, suivi des formations sur tous ces sujets de nutrition, d'alimentation, de santé et d'addiction. Alors ces approches, elles n'ont pas été inutiles, elles m'ont apporté beaucoup de connaissances sur les aliments, sur la façon de se nourrir, sur le lien entre l'alimentation et la santé. Ça m'a appris aussi à lire les étiquettes. J'ai complètement dépassé le marketing alimentaire, j'avais l'impression de devenir... une mangeuse informée et éclairée. Mais le revers de la médaille, c'est qu'en réalité, ça faisait de moi une mangeuse anxieuse. Je n'étais plus connectée à mon corps, je n'étais plus capable de manger avec mon corps et mes signaux alimentaires, je mangeais avec ma tête. Chaque aliment que je portais à ma bouche était analysé par mon cerveau avec une myriade de questionnements, de ruminations, de culpabilités. Est-ce que je fais bien ou mal ? Je mange mon oeuf entier, oh là là, mon Dieu ! Est-ce que je fais quelque chose de mal en mangeant le jaune de l'œuf ? Est-ce que je ne devrais pas manger que le blanc ? Est-ce que j'ai le droit de manger ce pavé de saumon, ce morceau de viande ou surtout ce morceau de pain ou de pizza ? Et ça m'a vraiment, vraiment éloignée de mes sensations alimentaires et ça a vraiment mis l'anxiété au centre de mon assiette. J'ai également essayé une autre approche qu'on appelle l'approche hygiéniste. J'ai été jusqu'à faire des stages de jeûne et randonnée. Alors jeûne, c'est pas les jeunes, les ados. Jeûne, c'est avec un accent circonflexe, c'est le fait de ne pas manger pendant une semaine. Tu en as peut-être entendu parler. J'ai fait plusieurs fois des stages de jeûne type jeûne bushinger, c'est-à-dire qu'en gros, tu bois essentiellement de l'eau ou des jus de fruits et de légumes et tu ne manges rien pendant une semaine et tu fais de la randonnée. pour, ben voilà, détoxifier ton corps, pour aider ton corps à éliminer les toxines. La réalité, c'est que moi je faisais ces stages dans le seul espoir de me libérer de mon addiction au sucre et à la bouffe, et dans l'espoir de perdre du poids, c'est la réalité. Donc, les bénéfices de cette approche, c'est que ça m'a vraiment reconnectée à la puissance du corps. Je me suis intéressée au fonctionnement du corps, des organes, je me suis intéressée aux microbiotes. Ça m'a permis de faire aussi une expérience assez incroyable. Je pense que c'est ce que je retiens le plus des expériences de jeûne et rando, l'expérience du temps. Quand tu n'as plus à faire la liste des courses, les courses, la cuisine, à passer du temps à table, à faire la vaisselle, c'est fou comme ça me libère du temps. J'avais l'impression que les journées duraient littéralement 72 heures. Et le fait est qu'au bout de quelques jours, tu ne ressens plus du tout les signes de la faim, et tu as une sorte de légèreté physique et mentale, tu es comme sur un nuage. Bon, la réalité physiologique, c'est qu'il y a plein de mécanismes compensatoires, comme tu ne manges pas, qui se mettent en place, qui font que tu es à la fois un peu stone, un peu high, c'est une sorte de nirvana. Donc c'est une sensation assez agréable quand tu es dedans, quand tu es dans l'expérience. Mais le contre-coup... C'est que ça a juste instillé en moi l'idée que quand je mange moins de calories, voire quand je mange rien du tout, je maigris. Et quand je mange, quand je mange beaucoup, quand je mange du gras, quand je mange du sucre, je grossis. Donc à chaque fois, ma reprise alimentaire, c'est-à-dire le fait de reprendre l'alimentation après une période de jeûne, ça s'est systématiquement transformé en compulsion. Et au fond de toi, t'as qu'une envie, c'est de plus jamais avoir besoin de manger. parce que tu as touché cette expérience un peu extatique. Mais la réalité, c'est qu'au-delà d'une ou deux semaines, ton corps a besoin de nourriture pour vivre. Tu as besoin de manger pour vivre, pour survivre. Et le fait est que c'est quand même une approche qu'on appelle hygiéniste, donc c'est une approche détoxification du corps qui peut être culpabilisante. On te dit que si tu manges du sucre ou certains aliments, tu t'empoisonnes, t'empoisonnes ton microbiote. que si tu fais certaines associations alimentaires, ça explique tes difficultés digestives, l'impact encore une fois sur ton microbiote, etc. Bref, à chaque fois, si ça ne se passe pas bien, c'est de ta faute, c'est de la faute des mauvais choix que tu fais. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui, je pense vraiment que le jeûne, le jeûne sous toutes ses formes, que ce soit jeûne intermittent ou les semaines de jeûne type Bueschinger, ne sont pas adaptées pour les personnes qui souffrent Merci. ont souffert de troubles du comportement alimentaire, ça peut vraiment nous réactiver. Et d'ailleurs, j'y ai consacré un épisode entier, c'est l'épisode 80 sur les pratiques du jeûne et les risques dont il faut vraiment se méfier. Pendant ce cheminement, j'ai bien pris conscience que j'étais déconnectée de mon corps, que je souffrais de plus en plus d'être dans ma tête et dans l'analyse permanente. Donc, je me suis dit, je vais tester les approches somatiques et je me suis même ouverte à l'énergie éthique. J'ai commencé les massages, donc les séances énergétiques avec des énergéticiennes. Même si je suis très rationnelle, très cartésienne, j'avoue, j'étais tellement désespérée que j'étais prête à tout. J'ai testé le MDR, j'ai testé le FT, l'acupuncture, la kinésiologie et l'hypnose. J'avais énormément d'attentes sur l'hypnose. J'avais une amie qui était grosse fumeuse, un paquet par jour. L'hypnotiseur, ça se dit, l'hypnothérapeute. lui avait dit qu'il fallait deux séances et la réalité pour elle, c'est qu'au bout d'une séance, elle a donné son paquet de cigarettes à un sans-abri et elle n'a plus jamais touché une clope de sa vie. Donc, je me suis dit, bingo, moi aussi, je vais faire des séances. On m'avait dit qu'il en fallait quatre. Je dis, ok, quatre séances, go. Et j'étais convaincue que je ne mettrai plus jamais un gâteau dans ma bouche de façon, on va dire... Tu sais, en mode mécanique, je me disais bien que j'avais quand même envie de manger du gâteau, mais je n'avais plus envie d'être prisonnière des gâteaux. Pour moi, l'hypnose n'a pas du tout fonctionné. J'ai eu des visions, des visualisations qui m'ont notamment montré la fin de ma relation de longue date à l'époque. Un homme avec lequel j'étais en relation depuis 15 ans. Et ma réaction a été franchement totalement contre-intuitive. Qu'est-ce que j'ai fait en sortant de la séance ? Je me souviens être montée dans le métro, je suis rentrée chez moi, et dans la boulangerie qui était juste en face de mon appartement, et J'ai acheté une baguette, je suis montée à la maison, j'ai coupé cette baguette, je l'ai recouverte de beurre et je l'ai dévorée. Donc vraiment, ça a été contre-productif. Bon, il y a quand même des avantages, je te dis, j'ai vu des visualisations, des choses qui effectivement coinçaient chez moi, mais qui au final se sont réalisées. Et toutes les pratiques en général somatiques restent des pratiques qui sont agréables. Tu t'offres une parenthèse, notamment les massages, les séances énergétiques ou l'acupuncture, tu t'offres une parenthèse de bien-être, de détente, t'as vraiment la sensation que ça te fait du bien. Tu te fais du bien au corps, tu prends un moment pour toi. Donc ça, en tout cas, c'est agréable, ça peut être agréable. Mais, tu vois, pour moi en tout cas, ça n'a pas eu d'effet durable, voire, comme je te disais pour l'hypnose, pas d'effet du tout. Alors, j'ai combiné ça avec la psychothérapie. Ben ouais. Quand j'ai vu que vraiment je ne m'en sortais pas seule, que j'étais vraiment au fond du trou après une période où j'ai perdu beaucoup de poids par le contrôle calorique, j'ai eu un énorme rebond, j'avais 30 ans environ, et j'ai compris que je ne m'en sortirais pas seule. Donc je me suis engagée dans une démarche, chercher un psy, et finalement en fait le hasard, le destin a fait que je suis partie avec un psychanalyste, et j'ai fait 3 ans de thérapie. Alors au total j'ai essayé d'estimer, mais je pense que j'ai fait plus de 100. Séance hebdomadaire, des séances chaque semaine, à raison à l'époque de 65 euros à peu près la séance. Alors je ne regrette absolument pas ce travail, cette personne a été géniale, ce travail m'a permis de comprendre beaucoup de choses sur mon histoire, sur mes blessures, sur mon histoire familiale surtout. Ça m'a offert un espace sécurisant et bienveillant où j'ai pu déposer beaucoup de choses et surtout beaucoup de larmes, on peut dire que j'en ai cramé des mouchoirs. Mais pour moi, la limite... Ça a été que comprendre pourquoi je souffrais, ça ne suffisait pas à guérir. Ça ne m'avait pas appris quoi faire face à une remarque blessante, face au silence d'une personne qui ne me répondait pas. Ça ne m'avait pas appris comment gérer une soirée où je me sentais invisible, ni les moments de solitude et de doute quand j'étais seule dans ma cuisine. Et dans ces moments-là, je continuais à me réfugier dans la nourriture. Et c'était presque la double peine parce que j'avais compris des choses, j'avais compris mes blessures et pourtant je me voyais réagir encore et toujours de la même façon. Et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui je voudrais parler plus en détail de deux méthodes qui ont fait la différence pour moi. Je pense qu'elles peuvent faire la différence pour toi aussi parce qu'elles sont vraiment spécifiques, elles sont différentes et je vais t'expliquer pourquoi. La première méthode, il s'agit des groupes de paroles. À l'époque, en fait, j'ai dévoré les livres d'une auteure américaine qui est un petit peu reconnue comme, on va dire, la papesse, celle qui a vraiment initié cette idée d'alimentation émotionnelle compulsive. Elle s'appelle Janine Ross. Elle a écrit un best-seller qui s'appelle « Les femmes, la nourriture et Dieu » . Bon, il n'y a pas du tout Dieu dans l'histoire, je ne sais pas pourquoi ce titre a été choisi. Il y a un autre best-seller que j'adore qui s'appelle « When food is love » , qui est édité traduit maladroitement je trouve en français par « quand manger veut dire aimer » . Et en fait, dans ses livres, Janine, qui elle-même a souffert d'hyperphagie et qui est tombée dans le cycle restriction-compulsion, elle explique sa propre démarche de guérison et elle parle des groupes qu'elle a organisés. Elle a vraiment été à l'initiative en fait de la création des premiers groupes, dont elle faisait partie à la base en tant, on va dire, que participante et qu'au fur et à mesure, elle s'est mise à animer. Et donc dans ces livres, c'est rempli d'histoires personnelles et d'anecdotes des différentes participantes des groupes. Et c'est la première fois qu'un livre, même plusieurs livres, puisque du coup je te disais j'en ai lu plusieurs d'elles, m'aidait autant, pas juste à comprendre, mais à vivre des choses, à ressentir des choses. Et tu vois au moment où j'en parle, j'ai vraiment la chair de poule, j'ai vraiment des frissons. Alors, j'ai voulu, moi aussi, faire l'expérience de ces groupes en vrai. Mais le truc, c'est que Janine Ross, elle ne faisait plus trop de groupes déjà à l'époque, quand j'ai commencé à m'intéresser à ses ouvrages. Et puis, c'était encore de l'autre côté de l'Atlantique. Donc, après une bonne vieille recherche sur Google, j'ai décidé de participer à des groupes de paroles thérapeutiques qui étaient proposés par Catherine Hervé, qui est elle-même psychologue et ancienne boulimique. Alors, c'était un engagement assez conséquent. Fallait s'engager pour un week-end entier par mois pendant 18 mois en présentiel, avec un tarif qui n'était pas pour toutes les bourses, c'était déjà il y a plus d'une dizaine d'années, c'était aux alentours de 350-400 euros le week-end. Alors je précise que cette personne et la personnalité de Catherine ne conviendront pas nécessairement à tout le monde, et d'ailleurs j'ai eu l'occasion d'en parler avec plusieurs d'entre vous qui ont fait ces week-ends avec elle. Mais pour moi, cette expérience a été déterminante. Parce que pendant des week-ends... entier, on commençait le samedi à 11h, on finissait le dimanche à 17h, j'écoutais des femmes de tous âges et de tous horizons raconter ce qu'elles vivaient. Elles partageaient des anecdotes du quotidien, leur façon de réagir. Et pour la première fois, je découvrais que d'autres fonctionnaient comme moi, ressentaient les mêmes choses et se débattaient avec les mêmes mécanismes. Et pour la première fois, je me sentais plus seule, je me sentais plus détraquée. Et j'ai découvert ce puissant effet miroir thérapeutique. Et je pense vraiment que c'est ce que j'ai vécu concrètement dans ces groupes et que j'avais jamais trouvé ailleurs. C'était cet effet miroir. De voir ces femmes si belles, si intelligentes, de tous âges, de tous horizons, échanger sur ces sujets et montrer cette vulnérabilité commune. Alors c'est drôle parce que certaines arrivaient avec leur valise, elles venaient littéralement des quatre coins de la France pour assister. à ses week-ends de groupe. Et le souvenir le plus fort que j'ai, je m'en souviens vraiment, je vois encore la scène devant mes yeux, je me souviens d'un jeu de rôle où une participante a littéralement joué le rôle de deux personnes, un ami, deux chaises, l'une face à l'autre. Et elle a joué à la fois le rôle de l'homme qui venait de la quitter et le sien. Et elle changeait comme ça de place en imaginant ce que l'autre pouvait ressentir ou avait envie de dire. Et... Je t'avoue que je n'ai jamais autant pleuré de ma vie. Et c'était pas du tout conscient, les larmes elles coulaient toutes seules. Je sanglotais. J'avais l'impression vraiment, ça ressemblait à un exorcisme. Et à travers son expérience, j'ai compris la mienne. Mais j'ai pas compris ma situation et mon vécu dans ma tête. Je l'ai compris dans ma chair. Et je peux t'assurer que ça, c'est extrêmement puissant. Ça m'a aidé à sortir des explications liées à mon... passé parce que ça c'est notre problématique à toutes. On a tendance à vouloir créer des liens, à se rassurer en se disant je suis comme ci parce que j'ai vécu ça, parce que mon père si, parce que au collège il s'est passé ci ou ça. Mais l'avantage de ces expériences c'est que ça te permet de te connecter au présent, à travers l'expérience et les partages des autres. T'es obligé d'être dans l'ici et maintenant. Et au cours de ces week-ends, on parlait finalement assez peu de bouffe, pour pas dire... quasiment pas. Je me souviens de notre thérapeute qui nous disait, mais moi je m'en fiche de ce que tu manges. On parlait surtout de connexion, de relation, d'intimité, de sexualité, de relation avec les parents, les petits copains, les frères et sœurs. On parlait de la vie, on parlait de notre place, on parlait de notre identité aujourd'hui et de notre capacité ou souvent de notre incapacité à trouver notre place parmi les autres. Et c'est cette expérience du groupe qui a été vraiment fondatrice pour moi et qui a contribué à faire naître mon programme Déjeuner en Paix. À la différence que je considère que je suis un peu moins brutale que Catherine, je te dis, elle n'est vraiment pas pour tout le monde, et que maintenant j'ai la chance de pouvoir offrir cette expérience depuis le confort de chez soi. Nous on était assises pendant deux jours sur des chaises de pêcheurs dans le salon de Catherine. Bon voilà, là tu peux être tranquille. dans le confort de chez toi et profiter de la puissance de ces sessions de groupe. Et j'ai compris aussi qu'il n'y avait pas besoin de 18 week-ends sur 18 mois. Moi en vrai, j'ai dû en faire 4 environ. Ensuite je suis partie aux Etats-Unis, donc j'ai réussi à m'arranger avec ma thérapeute pour ne pas faire les 18 week-ends. Mais finalement tu vois, dans Déjeuner en Paix, c'est grosso modo le nombre d'heures de travail ensemble, le nombre d'heures de sessions de groupe que je te propose. Puisque dans Déjeuner en paix, il y a 10 séances de 2 heures, donc 20 heures de travail ensemble réparties sur 3 mois. Pour rappel, Déjeuner en paix, c'est mon programme signature. Donc un programme qui s'appuie sur le coaching de groupe. C'est groupe de parole extrêmement puissant. Je propose ce programme 2 à 3 fois par an seulement. Et la prochaine édition aura lieu en janvier 2027. La liste d'attente est déjà ouverte. N'hésite pas à t'inscrire. Le lien se trouve là. où se trouvent tous les liens dans les notes de cet épisode. Et je te disais qu'il y avait deux méthodes qui m'avaient aidée. La deuxième méthode, c'est l'accompagnement individuel spécialisé. Parce qu'à l'époque, je me suis rendue compte que j'avais aussi besoin d'un espace juste pour moi. Et à cette même époque, je trouvais de nouveau, pas en France forcément, l'accompagnement individuel spécialisé dans les compulsions alimentaires que je cherchais. Alors je suis allée le chercher outre-Atlantique. J'avais la chance de parler anglais. La visio, c'était déjà largement répandu, donc j'ai commencé à travailler avec des coachs et des mentors outre-Atlantique. J'ai toujours eu une grande sensibilité, un grand attrait pour la mentalité anglo-saxonne et j'avais aussi conscience que finalement, les Américains, ils ont souvent un temps d'avance sur nous. Et donc, j'ai eu la chance de travailler avec trois coachs différentes spécialisées dans l'alimentation émotionnelle compulsive. Et ce qui a vraiment fait la différence avec ces personnes, c'est qu'elles ne se contentaient pas de m'écouter. Elles m'aidaient à comprendre ce qui me faisait vraiment souffrir et surtout comment faire autrement. Et c'était des personnes, des femmes, qui avaient vécu la même chose que moi, qui me comprenaient, qui étaient passées par là et qui voulaient vraiment que je m'en sorte. Elles voulaient finalement que je finisse le travail avec elles le plus tôt possible. Et je suis convaincue qu'un bon coach, il n'a qu'un souhait. C'est que tu ne sois pas dépendant à vie, c'est qu'à un moment tu sois capable de voler de tes propres ailes. Donc on ne part pas sur trois ans de travail ensemble, c'est plutôt trois à quatre mois. Et ça m'a offert un vrai travail de décodage et de libération émotionnelle. Une vraie méthode orientée, passage à l'action dans la vraie vie. Il y a beaucoup le mot vrai, mais c'est ça. On n'est pas dans le Yaka Faucon, on n'est pas dans la théorie. se pose la question de comment je vais appliquer les choses à ma vie, dans ma réalité, dans ma saison de ma vie, ma situation, mon boulot, mon entourage. Et si t'as eu la chance aussi, parce que je pense que c'est une chance d'étudier à l'étranger, mais d'étudier dans un pays anglo-saxon, tu l'as peut-être découvert, dans les pays anglo-saxons, on passe pas des heures à apprendre la théorie. Ils sont vraiment tournés vers la pratique, les travaux de présentation, que ce soit seul ou en groupe, pour s'approprier les connaissances. Mais voilà, je sais que vous êtes aussi nombreuses à ne pas parler anglais, et on ne va pas se mentir, souvent, les Américains proposent des tarifs beaucoup plus élevés que ce qui se pratique en Europe. Moi, à l'époque, ça ne m'a pas freinée. Je l'ai toujours vu comme un investissement et pas comme une dépense, et je ne l'ai jamais regretté. Mais je sais que parfois, on a des résistances sur l'investissement financier, et c'est normal. Et c'est la raison pour laquelle, aujourd'hui, je veux aussi te donner accès à cette approche, à la fois profonde et concrète, sans que tu aies à partir à l'autre bout du monde pour la trouver et sans que tu aies à vider ton livret A. Un espace pour toi où on va chercher des solutions adaptées à ta vie. Donc si tu souhaites travailler avec moi, tu peux désormais réserver des séances individuelles de 60 minutes pendant lesquelles je suis entièrement avec toi. Je ne vais pas te donner de conseils génériques ni de plans alimentaires à suivre, je vais t'aider à comprendre ce qui se joue dans ton rapport à la nourriture et je vais te montrer comment retrouver davantage de liberté. concrètement. Pour ces séances, comment ça se passe ? On va partir de toi, de ton vécu, ton histoire avec la nourriture, ton parcours de poids, les situations qui posent problème aujourd'hui et on va prendre le temps de bien cerner ton vécu et ce que tu traverses. Et à partir de là, on va pouvoir identifier ce qui déclenche tes compulsions. Je le dis avec beaucoup d'humilité, mais beaucoup de lucidité aujourd'hui. Grâce à mes 8 années de pratique, je peux t'assurer que j'ai développé une sorte de vision laser. Pour repérer les mécanismes qui peuvent entretenir tes difficultés. Et on ne va pas rester dans des généralités, on va vraiment décortiquer ce qui se passe pour toi, dans ta tête, dans ton corps, dans ces moments-là. Et à partir de là, on va pouvoir construire ta feuille de route personnalisée, avec des actions concrètes, avec des pistes de réflexion et des réponses qui vont être adaptées à ton environnement, ton entourage, ton travail et la période de vie que tu traverses. Moi, ce que je veux... c'est que ces séances t'aident à passer progressivement du mode « je subis » au mode « je choisis » et que tu puisses faire face à une émotion, une contrariété ou un moment de solitude sans que la nourriture soit systématiquement ton seul refuge. Je veux que tu découvres qu'il est possible de prendre soin de toi, te sentir mieux dans ton corps et même de perdre des centimètres de tour de taille tout en continuant de manger du chocolat. Donc voilà, tu as vraiment la possibilité de réserver une séance à ton rythme, sans engagement, quand t'en reçois le besoin, en fonction de tes objectifs et de ton budget. Et de toute façon, pour laisser le temps d'expérimenter les changements entre deux rendez-vous, je recommande généralement d'espacer les séances d'au moins 15 jours. Du fait de mes autres engagements, j'ai ouvert un nombre limité de créneaux chaque semaine. Il y a des disponibilités le midi, le soir, pour m'adapter au mieux à tes contraintes d'agenda. Donc je t'invite à aller explorer le lien dans les notes de cet épisode si tu souhaites prendre rendez-vous. Mon expérience, c'est que les deux approches du groupe et de l'accompagnement individuel sont vraiment complémentaires. Je trouve que le coaching de groupe permet de sortir de l'isolement et de se reconnaître dans les autres. Et l'accompagnement individuel permet de travailler sur son histoire, ses mécanismes et ses propres solutions. Les deux approches, groupe et individuel, elles ne viennent pas se substituer. Elles se complètent vraiment. Et c'est pour ça que je propose déjeuner en paix trois fois par an et désormais aussi des séances individuelles. Mais j'insiste là-dessus, je t'ai partagé mon expérience, mais il n'y a pas de méthode universelle. Il faut parfois tester plusieurs expériences, plusieurs approches et se faire le cadeau du temps. Moi je sais que ces deux expériences ont profondément changé ma vie et ma façon d'accompagner. Je sais que ces deux approches ont changé la vie de plus de 500 femmes que j'ai eu la chance d'accompagner. Mais même si on ne se connaît pas encore, pour moi il y a une chose qui est sûre et que tu dois retenir. Tu n'as pas besoin d'apprendre davantage de choses sur la nourriture. Tu as besoin d'apprendre à vivre autrement tes émotions. tes relations et tes difficultés. Et le coaching de groupe comme le coaching individuel peuvent t'y aider. Si tu te sens appelé à faire ce bout de chemin avec moi, évidemment je suis là, je serai heureuse de faire ta connaissance. Et si tu aimes mon travail, mon approche, si ce podcast t'aide au quotidien, eh bien n'hésite pas à le soutenir, c'est tout simple. Pense à laisser un pouce, une étoile, un cœur sur ta plateforme d'écoute préférée. Et n'oublie pas surtout de t'abonner pour ne pas louper le prochain épisode. Parce que la semaine prochaine, je te parlerai d'un sujet qui nous concerne particulièrement durant la fin de l'année, c'est la fatigue décisionnelle. Ensemble, on ira explorer pourquoi toutes ces petites décisions du quotidien peuvent finir par épuiser ton cerveau et rendre tes compulsions alimentaires beaucoup plus difficiles à gérer. Je te remercie pour ta présence et je te donne rendez-vous Au prochain épisode !