- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous, c'est Céline, kinésithérapeute près de Lille. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinécast de la FEDE, la communauté dynamique et innovante des kinésithérapeutes. Chaque semaine, vous découvrirez les témoignages, les conseils et les astuces de kinés passionnés et engagés sur des sujets qui vous interpellent dans votre pratique, et aussi sur l'actualité. Ensemble et avec la FEDE, bougeons les lignes de la kinésithérapie. Bonne écoute ! La Médicale accompagne près d'un masseur kinésithérapeute sur trois en France. Assurant donc des assurances adaptées aux besoins des masseurs kinésithérapeutes, tant professionnels que privés. La Médicale assure les professionnels de santé. Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinecast. Alors imagine, tu es au cabinet, le téléphone sonne, et une personne t'explique qu'elle s'est fait mal au tendon d'Achille depuis sa dernière sortie en course à pied. Et elle te précise qu'elle n'a pas vu son médecin et donc qu'elle n'a pas d'ordonnance. Et là, tu te demandes, est-ce que je peux prendre le patient en accès direct ? Dans quel cadre ? Comment coter, facturer ? Comment prévenir le médecin généraliste ? En fait, tu veux bien faire, mais tu voudrais savoir dans quel cadre exactement tu veux exercer l'accès direct. Eh bien, pour en parler. Et pour répondre à toutes ces questions, j'ai le plaisir de recevoir Vanessa Sivignon, kinésithérapeute à Villeurbanne, et Émilie Pessenda, kinésithérapeute à Aix-les-Bains, et membre du groupe de travail Accès Direct à la FFMKR. Bonjour Émilie, bonjour Vanessa, comment allez-vous ?
- Speaker #1
Très bien, super, merci.
- Speaker #0
Merci en tout cas tout d'abord d'avoir répondu à l'invitation. Et puis voilà, on va débuter tout de suite. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ? Tout d'abord, qui est concerné par l'accès direct ? Est-ce que tous les kinésithérapeutes peuvent prendre les patients en accès direct ?
- Speaker #1
Actuellement, tous les kinés ne peuvent pas prendre les patients en accès direct. En gros, actuellement, il y a deux grandes catégories de kinés qui peuvent faire l'accès direct. On a d'un côté les kinés partout en France qui exercent en établissements de santé, établissements médico-sociaux ou dans certaines structures d'exercices coordonnés, comme les équipes de soins primaires, les équipes de soins spécialisés. les centres de santé et les maisons de santé pluridisciplinaires. Et après, on a une deuxième catégorie de kinés, ceux qui exercent en CPTS. Mais là, c'est réservé à seulement 20 départements expérimentaux. Alors, j'ai la liste sous les yeux. Les 20 départements expérimentaux, c'est l'Aude, les Deux-Sèvres, les Côtes-d'Armor, le Gers, la Haute-Corse, le Haut-Rhin, l'Isère, le Loiret, la Martinique, Mayotte, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, la Réunion, le Rhône, la Seine-Maritime, le Tarn, le Var, la Vendée, Lyon... et les Yvelines. Donc là, c'est pour les kinés qui exercent un CPTS, c'est que dans ces 20 départements. On a deux situations vraiment distinctes.
- Speaker #0
Alors justement, est-ce que, voilà, il y a ces 10 situations, comme tu nous as bien expliqué, est-ce que les démarches sont différentes ? Est-ce qu'il y a une inscription pour l'un, pour l'autre ? Explique-nous.
- Speaker #1
Alors pour les kinés qui exercent en MSP ou en établissement, il n'y a pas de démarche particulière. C'est un accès direct qui est inscrit dans la loi. Donc à partir du moment où ils exercent dans ces structures-là, ils peuvent faire de l'accès direct. Par contre... pour les kinés qui veulent faire de l'accès direct en CPTS dans les fameux 20 départements. Là, c'est une expérimentation et il y a une démarche pour s'inscrire, pour dire qu'on veut faire partie de cette expérimentation. Là, il faut s'inscrire sur une plateforme de l'ARS, qui s'appelle démarchenumérique.gouv.fr. Donc, on rentre toutes ces coordonnées, on valide qu'on veut participer à l'expérimentation et on doit donner son justificatif d'adhésion à une CPTS. À partir du moment où on a déposé le dossier, l'ARS va étudier le dossier. Et si donc on est éligible, on répond bien aux critères d'adhésion à la CPTS, l'ARS va publier notre nom sur une liste. À partir du moment où notre nom est publié sur la liste, on peut commencer à recevoir des patients en accès direct. Donc voilà, là aussi, deux situations bien distinctes.
- Speaker #0
Alors l'adhésion à la CPTS peut se faire parfois annuellement, parfois sur plusieurs années. Est-ce que du coup, comme parfois pour les CPTS... Quand c'est annuel, est-ce qu'il faut systématiquement ajouter l'attestation d'adhésion à la CPTS ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Chaque année, il va falloir retourner sur le site démarchenumérique.gouv pour remettre son attestation annuelle d'adhésion.
- Speaker #0
Alors, est-ce qu'il y a des conditions de formation pour les kinésithérapeutes pour prendre en charge en accès direct ?
- Speaker #1
Alors, il n'y a pas besoin de formation en particulier. Rien n'est inscrit dans la loi pour ça, à part avoir le diplôme de kiné, évidemment. Par contre, au niveau réglementaire, on doit respecter la déontologie qui nous impose une obligation de moyens. C'est-à-dire que si on a des confrères qui sont pas à l'aise avec le triage, le repérage des drapeaux rouges, on les incite vraiment à se mettre à jour, à faire des formations. On a par exemple l'INK qui propose plusieurs formations spécifiques sur l'accès direct. Vous pourrez voir ça sur leur site internet.
- Speaker #0
On a vu avec Vanessa le cadre de l'accès direct. Maintenant, je pense qu'il est important, et c'est souvent des questions qui reviennent, au niveau de la responsabilité du kiné, est-ce que ça change de prendre en soin un patient directement par rapport à lorsqu'on a un patient avec une ordonnance ?
- Speaker #2
Non, il n'y a aucun changement. Le kiné, avec ou sans ordonnance, réalise son bilan, une anamnèse. C'est test clinique et il définit son plan de traitement. Le code de déontologie nous rappelle qu'un kiné exerce son activité en toute indépendance et en pleine responsabilité. Donc avec ou sans ordonnance, ça ne change pas.
- Speaker #0
Est-ce qu'il faut prévenir son assurance lorsque l'on prend en soin des patients en accès direct ?
- Speaker #2
Alors non, parce que ça fait partie de notre décret de compétence. Il n'y a aucun changement sur notre assurance et sur notre RCP. Après, si on veut se rassurer, on peut envoyer un mail à son assureur pour dire qu'on fait partie du dispositif accès direct. Et il n'y aura vraiment aucun changement sur le coût de la RCP annuelle.
- Speaker #0
Alors maintenant, on va être très concret lorsque le patient... arrive en accès direct. On va reprendre le patient qui a mal à son tendon d'Achille. Par quoi on commence ?
- Speaker #1
Comme avec tout patient, ça ne change pas de notre pratique habituelle. On commence par l'administratif, passage obligatoire, et puis après le bilan et notre traitement. Vraiment, il n'y a rien qui change par rapport à la pratique habituelle qu'on fait sur ordonnance ou sans.
- Speaker #0
Le bilan, exactement le même. d'autres obligations.
- Speaker #1
Alors le bilan, comme d'habitude, on fait l'anamnèse, l'examen clinique, le raisonnement clinique, avec peut-être une attention un peu renforcée sur le repérage des drapeaux rouges. C'est la seule chose, on va dire, qui change, mais sinon c'est notre pratique habituelle.
- Speaker #0
À qui doit être transmis justement le bilan au début, à la fin du traitement ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors ça, c'est vraiment inscrit dans les textes. On doit transmettre le bilan initial et le compte rendu des soins aux patients. à son médecin traitant et on doit aussi le verser au DMP, au dossier médical partagé du patient.
- Speaker #0
Et ensuite, comment on facture en accès direct ?
- Speaker #1
Alors pareil, la facturation, c'est comme d'habitude. On met les quotations de la NGAP habituelles. Donc à la première séance, on cote le bilan en plus, plus la séance NGAP, plus la cotation NGAP en fonction de notre bilan. Et après, on facture comme d'habitude. Le patient est remboursé comme habituellement.
- Speaker #0
Et alors dans la case prescripteur, habituellement, on met... le nom du médecin, prescripteur, là, qu'est-ce qu'on note en fait ?
- Speaker #1
Du coup, on va mettre notre propre nom et notre propre numéro à l'éli.
- Speaker #0
Et comment ça fonctionne avec le score ? Parce que justement, il n'y aura pas de documents qui seront envoyés.
- Speaker #1
Donc, on n'a pas de documents envoyés, on n'a pas d'ordonnance à envoyer via score. Alors, il y a certains logiciels qui bloquent là-dessus, qui nous empêchent de télétransmettre si on n'a pas mis un document dans score. Donc, dans ces cas-là, nous, on conseille de scanner une feuille blanche avec juste inscrit accès direct. Mais il n'y a pas besoin de faire une prescription. Des fois, on a des confrères qui nous demandent s'ils doivent s'autoprescrire. Non, il n'y a pas besoin. On n'a pas besoin de prescription, tout court.
- Speaker #0
Tu parlais tout à l'heure rapidement de la NGAP. Donc, il n'y a pas de cotation spécifique. On cote habituellement avec notre NGAP.
- Speaker #1
Voilà, les mêmes cotations. Le BDK à la première séance, donc AMK 10,7 ou 10,8. Et après, la cotation en fonction de ce qu'on a vu à notre bilan.
- Speaker #0
Lorsqu'on réalise le tiers payant, le patient est aussi remboursé de la même façon.
- Speaker #1
Tout pareil.
- Speaker #0
Combien de séances peuvent être réalisées en accès direct ?
- Speaker #1
Il y a deux cas. Si on n'a pas de diagnostic médical préalable, là on a le cadre réglementaire et le cadre conventionnel qui se superposent. Le cadre réglementaire nous impose de faire 8 séances maximum. Et après on a le cadre conventionnel qui nous dit que c'est 8 séances. par épisode de soins et par période de trois mois. Donc ça, c'est si on n'a pas de diagnostic médical. Par contre, dans le cas où on a un diagnostic médical, là, il n'y a pas de limitation au nombre de séances, mais il faut suivre les recommandations professionnelles et notamment les recommandations de l'HAS avec les fameux référentiels qui sont inscrits dans notre NGAP.
- Speaker #0
Pour justifier justement d'un diagnostic médical, de quels documents on en a besoin ?
- Speaker #1
Alors ça, ce n'est pas inscrit dans la loi, donc le cadre réglementaire est vraiment très flou sur ce sujet. Par contre, ça a été clarifié par le cadre conventionnel. Donc maintenant, la CNAB a fait une circulaire pour nous préciser les documents qu'on doit garder, qu'on doit tenir à disposition du service médical en cas de contrôle. Il faut avoir au moins un de ces documents. Alors, j'ai la liste sous les yeux. Soit le justificatif du motif d'ALD du patient, soit un compte-rendu opératoire ou compte-rendu d'hospitalisation ou un compte-rendu médical qui note le diagnostic. Soit une information du médecin traitant ou du médecin coordinateur, bien sûr une information tracée, une information écrite, ou une prescription médicale antérieure pour le même problème, ou alors un élément du dossier usagé informatisé pour les kinés qui travaillent en établissement. Voilà, c'est vraiment les documents qui sont inscrits dans la circulaire de la CNAM.
- Speaker #0
Alors donc, on a vu le cadre, on a répondu déjà, enfin vous avez répondu déjà à énormément de questions, ça a permis d'éclairer beaucoup de kinés. Mais maintenant, concrètement, quel a été le rôle de l'AFF MKR dans le cadre de l'accès direct ?
- Speaker #2
La FED est une force majeure pour la mise en place de l'accès direct. Depuis plus de 20 ans, la FED en parle pour valoriser cette compétence chez nous, les kinésithérapeutes. Ils le défendent notamment, même une fois que le décret est passé, avec une nouvelle PPL pour la généralisation de l'accès direct à tout le monde.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux juste rappeler ce que veut dire PPL ?
- Speaker #2
PPL, proposition de loi. Et la FFMKR s'est vraiment emparée de ce sujet parce qu'il y a aussi le mur de 2030 pour les professionnels de santé avec une démographie médicale qui va chuter. Et donc, clairement, si on veut continuer et poursuivre l'offre des soins des usagers et... avoir un parcours de soins un peu simplifié, nous, on a toute notre place dans cet accès direct pour prendre en charge et soulager aussi les médecins.
- Speaker #0
Alors, je l'ai dit en introduction, mais vous faites partie du groupe de travail Life FM Care. Pourquoi la FED a souhaité créer ce groupe ?
- Speaker #2
Donc, en fait, nous, on pense, ce groupe, on pense vraiment que l'accès direct, c'est vraiment une valorisation pour notre profession. on est très enthousiaste de travailler sur ce sujet. Ce groupe a été créé pour déployer l'accès direct dans les départements expérimentaux mais aussi dans les MSP et toutes les structures de soins. Elle permet aussi de rassurer, de répondre aux questions des kinés et surtout de vérifier que la mise en place se fasse bien de manière équivalente dans tous les départements test.
- Speaker #0
Alors quelles sont ces missions de ce groupe ?
- Speaker #2
Alors du coup, nos missions, c'est vraiment d'informer via un groupe WhatsApp des départements test, sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. On publie pas mal de vidéos et de petites images condensées pour simplifier l'accès direct, pour comprendre de manière simplifiée l'accès direct. Et surtout, on répond à notre mail accèsdirect.org. où tous les kinés peuvent nous écrire. Comme on est huit, on répond assez rapidement et on est là pour répondre à toutes difficultés et surtout faire remonter les difficultés aux nationales.
- Speaker #0
Au-delà de ces réponses aux questions de par l'adresse mail ou les réseaux sociaux, sur quoi vous travaillez au quotidien ?
- Speaker #2
Nos missions au quotidien, elles sont d'informer via les groupes WhatsApp, sur les réseaux sociaux, notamment via Facebook. par des vidéos et des petites images simplifiées sur l'accès direct pour vraiment que tous les kinés puissent adhérer de manière facile. Nous répondons aux mails, je le répète, accèsdirect.org. Donc on est 8 à répondre, on répond rapidement. La mise à jour des listes ARS, donc on a une veille pour surveiller ça. Nos collègues qui s'occupent de ça sont déjà bien occupés par ça. Et du coup, après, avec tout ça, nous remontons les problématiques au national pour que cet accès direct soit quelque chose de simple pour tous les kinés et que tous les kinés puissent s'en emparer.
- Speaker #0
On ajoutera dans la description les différents liens, l'adresse mail.
- Speaker #2
Super.
- Speaker #0
Voilà. Alors, vous avez créé aussi un kit accès direct. Alors, qu'est-ce que c'est exactement ce kit ?
- Speaker #2
Effectivement. Alors, ce kit accès direct, il contient le guide de l'accès direct de l'AFFMKR, un mémo pratique et une affiche pour nos salles d'attente dans les cabinets. Tous les kinés peuvent en faire la demande sur le site de l'AFFMKR en remplissant le formulaire et il est directement envoyé à leur cabinet. Je voulais juste aussi redire un petit mot pour le groupe de travail, pour le déploiement. On travaille beaucoup avec les départements aussi pour intervenir en soirée, pour expliquer ce que c'est l'accès direct, comment le mettre en place, essayer de lever les freins qui peuvent embêter certains kinés pour s'emparer de l'accès direct. Et donc, on passe pas mal de temps en département pour venir au plus près des kinés dans les départements. de mon test et leur expliquer.
- Speaker #0
Alors, est-ce que vous avez déjà eu des retours, des confrères, des consoeurs qui pratiquent l'accès direct ?
- Speaker #2
Alors oui, on a eu des retours, même super positifs. Tous ceux... On a recueilli des témoignages, en fait, qui vont être publiés dans quelques temps, avec leur accord, bien sûr. Tous ceux qui se sont emparés de l'accès direct, nous disent que ça a permis de mettre un cadre légal sur ce qu'ils faisaient déjà. Par exemple, mon patient vient... pour une capsulite. Et puis, trois semaines après, il vient. Je me suis fait mal à la cheville ce week-end. Est-ce que tu peux regarder ? On le fait tous. Mais du coup, on n'avait pas de cadre légal. Là, maintenant, on est dans les clous. Et puis, en plus, on peut facturer avec la bonne NGAP. Et ça, c'est vraiment important. On a pas mal de kinés qui nous disent on a les agendas pleins, ça va être compliqué. Mais en fait, juste, on met dans le cadre légal. Des fois, de prendre... On a tous fait... de prendre... On a tous pris un patient entre deux, attends, vas-y, je regarde vite ta cheville. Sauf que là, maintenant, on peut le coter, on peut se faire rémunérer, et en plus, on a un cadre légal pour le faire.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que vous faites alors de ces retours ? Est-ce que vous les gardez précieusement ? Qu'est-ce que vous en faites ?
- Speaker #2
Non, Vanessa nous fait des super montages pour les publier sur Facebook. Et donc, c'est notre community manager.
- Speaker #0
Est-ce que ces retours ont déjà fait évoluer un petit peu, justement, le dispositif d'accès direct ?
- Speaker #2
Alors oui, parce qu'au départ, on a eu quelques couacs, notamment sur les kinés s'inscrivaient sur la plateforme numérique de l'ARS. Et la publication des listes, elle mettait très, très longtemps à arriver. Donc, petit à petit, on a fait remonter et on essaie que ces publications soient plus régulières pour pas que le kiné s'inscrive et puis qu'il puisse réaliser ses actes. que trois mois après. Et de plus, on a pas mal d'inscriptions aux formations aussi de l'accès direct. Et je pense que c'est un bon témoin de l'intérêt que nos confrères portent à ce sujet.
- Speaker #0
Alors, on va parler un peu plus large, mais quels sont les objectifs de la FED concernant l'accès direct ? Et comment travaille-t-elle pour les atteindre ?
- Speaker #2
La FEDE, elle milite depuis longtemps pour que la CDIREC soit généralisée à l'ensemble des kinés, sur tout le territoire. Parce que cette réforme, elle va répondre à plusieurs enjeux. La réduction des délais de prise en charge pour les patients, et donc diminuer la chronicité aussi des pathologies. La fluidification du parcours de soins, moins de passes à zoos d'urgence, du gain de temps pour les médecins. Une valorisation de nos compétences de kiné, parce que l'accès direct, ce n'est pas une délégation de compétences, mais c'est une vraie reconnaissance de nos prérogatives professionnelles. Et surtout, on a pas mal cherché, il y a beaucoup d'études dans d'autres pays qui pratiquent déjà l'accès direct. Et on remarque qu'il y a une économie pour le système de santé, vu les enjeux actuels politiques et financiers. Je pense que c'est important de le souligner, que plus vite on prend un patient, plus vite on le rééduque, et moins il y a de chronicité et moins de séances. En fin de compte, on se rend compte qu'une cheville qui est prise tout de suite, en huit séances, c'est réglé. Alors que si on attend deux, trois semaines parce qu'il est allé faire une radio, il est revenu, qu'on a bien levé tous les critères drapeau rouge, en huit séances, c'est réglé. Et donc, c'est un gain financier pour la Sécu.
- Speaker #1
J'ajouterais que même il a été démontré qu'il y a moins de consommation aussi d'examens complémentaires et moins d'arrêts de travail longs. Donc encore un argument en faveur de l'accès direct.
- Speaker #0
Alors après ce podcast, si les kinés ont encore des questions, à qui ils peuvent contacter justement ?
- Speaker #2
Alors, ils peuvent contacter, je le répète. accèsdirect.org ou remplir le questionnaire sur le site de la FED. Il y a un petit questionnaire et vous pouvez demander à être appelé. Donc là, un des membres de la cellule vous rappellera directement. Il ne faut surtout pas hésiter à nous contacter. Il n'y a pas de questions bêtes et au moindre doute, on est là pour répondre, pour rassurer et puis surtout, on est... Chouette équipe, enthousiaste, donc n'hésitez pas.
- Speaker #1
Moi, j'ajouterais aussi que pour les kinés qui sont dans les 20 départements expérimentaux, ils ont aussi forcément une antenne de la FFMKR dans leur département, parce qu'on est vraiment déployé partout. Donc, il ne faut pas aussi hésiter à contacter directement leur syndicat local.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y aurait des freins à l'accès direct ? Vous avez rencontré plusieurs écueils, des rejets de CPAM, des retours négatifs de praticiens ?
- Speaker #2
Pour le moment, non. Ça se passe quand même bien. Il y a eu quelques petits couacs, mais qui ont été réglés assez rapidement. Au lieu de parler de freins, j'ai plutôt envie de dire qu'il faut que les kinés s'inscrivent au maximum, parce que plus on sera de kinés à s'emparer de l'accès direct, Plus ça va remonter au gouvernement et plus vite la généralisation pourra se faire sur la France entière. Et ça, c'est vraiment un point où on essaye d'insister dessus. Parce que pour nous, c'est vraiment important que ça puisse être généralisé. Parce que 20 départements, ce n'est pas beaucoup en fait. Et donc, par exemple, moi, je n'y ai pas accès. Et donc, je trouve ça assez frustrant. Il peut y avoir des peurs sur la sinistralité, c'est-à-dire sur les accidents qu'on pourrait avoir avec nos patients. Dans les autres pays européens qui le pratiquent, ça a été démontré qu'il n'y a pas plus de sinistralité. Et tu l'as dit Vanessa, effectivement, nos RCP n'augmentent pas. Donc c'est que nos assureurs ne prendraient pas beaucoup de risques quand même. Donc voilà. Et puis surtout rappeler que, parce qu'on travaille quand même pour nos patients, pour nos patients, c'est une facilité d'accès aux soins, une prise en charge plus rapide, une diminution des coûts pour la sécu. Et donc, je pense que c'est vraiment l'avenir de notre profession.
- Speaker #0
Et le présent ?
- Speaker #1
Moi, je rajouterais un petit truc au niveau des freins. Je pense qu'on a un frein sur la communication auprès du grand public avec ce système où tous les kinés ne peuvent pas encore faire de l'accès direct. Donc, c'est compliqué de communiquer auprès des patients en disant « Vous pouvez aller voir votre kiné directement, mais attention, il faut lire les petites lignes, c'est que dans certains départements, que s'il a inscrit la CPTS, que s'il a inscrit sur la plateforme ARS. » Je pense que ça, ça complique vraiment le déploiement de l'accès direct. Donc vivement que ce soit généralisé partout, qu'il n'y ait plus toutes ces contraintes. Et là, on pourra vraiment communiquer au maximum auprès du grand public. Et je pense que là,
- Speaker #2
ce sera vraiment un succès.
- Speaker #0
Ça permettra en effet d'avoir plus de visibilité.
- Speaker #2
C'est vrai parce que nous, au niveau de la communication, on communique beaucoup avec les kinés. Et on se pose la question de comment communiquer avec le grand public. Et le problème, c'est comment faire une affiche simple sans... sans déborder sur « il faut ça, ça, ça, ça » .
- Speaker #0
Et pas ça. Est-ce que vous auriez un dernier mot pour nos consœurs, nos confrères, à propos de l'accès direct ?
- Speaker #2
Alors moi, je dirais à tous les confrères,
- Speaker #1
saisissez-vous de l'accès direct. Si vous êtes dans les critères, on revient toujours au même. Et surtout, ne vous mettez pas de frein vous-même. Et si vraiment vous avez des questions, n'hésitez pas, on est là pour vous répondre.
- Speaker #0
Merci beaucoup Vanessa, merci Émilie.
- Speaker #1
Merci Céline.
- Speaker #0
Et puis merci pour tout le travail que vous réalisez. en plus de votre travail au cabinet. Et puis voilà, on se retrouvera très bientôt pour reparler à Accès Direct. Merci.
- Speaker #1
A bientôt.
- Speaker #0
Au revoir.
- Speaker #2
Merci de nous avoir écoutés. On espère que cet épisode vous a plu.
- Speaker #0
Si c'est le cas, je vous invite à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute préférée et à partager l'épisode autour de vous. N'hésitez pas également à nous dire quels sujets vous aimeriez que l'on aborde dans les prochains épisodes et quels invités vous souhaiteriez écouter. Pour ça, dites-le nous en commentaire. N'oubliez pas de nous suivre sur les réseaux sociaux et de visiter le site web de la FFMKR pour rester informé des dernières actualités et des événements à venir. Votre soutien et votre engagement sont essentiels pour faire avancer notre profession.
- Speaker #1
La médicale, un réseau expert d'agents généraux vous accompagne les kinés dans leurs besoins professionnels et privés.