- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous, c'est Céline, kinésithérapeute près de Lille. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinécast de la FEDE, la communauté dynamique et innovante des kinésithérapeutes. Chaque semaine, vous découvrirez les témoignages, les conseils et les astuces de kinés passionnés et engagés sur des sujets qui vous interpellent dans votre pratique, et aussi sur l'actualité. Ensemble et avec la FEDE, bougeons les lignes de la kinésithérapie. Bonne écoute ! La Médicale accompagne près d'un masseur kinésithérapeute sur trois en France, assurant donc des assurances adaptées aux besoins des masseurs kinésithérapeutes,
- Speaker #1
tant professionnels que privés. La Médicale assure les professionnels de santé.
- Speaker #0
Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinécast. Aujourd'hui, beaucoup de kinés partagent le même constat. Des listes d'attente qui s'allongent, des patients de plus en plus chroniques. et des modèles de prise en charge qui montrent souvent ses limites. Sur le terrain, on se demande régulièrement comment soigner correctement, sans s'épuiser et sans perdre le sens du métier. Partant de ce constat, beaucoup de kinés ont choisi de diversifier leur activité, de faire évoluer leurs pratiques avec de la prévention, de l'éducation thérapeutique, du travail en exercice coordonné ou bien des interventions hors cabinet. Pour en parler et pour partager son expérience, j'ai le plaisir aujourd'hui de recevoir Céline Chebal-Rezer, kinésithérapeute dans les Vosges, qui a choisi de faire évoluer progressivement sa pratique tout en restant pleinement ancrée dans son rôle de soignante. Bonjour Céline.
- Speaker #1
Bonjour Céline.
- Speaker #0
Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va très bien. C'est un plaisir de te retrouver.
- Speaker #0
Avec plaisir partagé. Alors Céline, avant de nous développer un peu tes différentes activités, est-ce que tu peux nous expliquer à quel moment tu as senti le besoin, comme si ta pratique au cabinet ne suffisait plus ?
- Speaker #1
Alors j'ai été diplômée en 96, je me suis installée en janvier 2000 en cabinet libéral. Et assez rapidement, je trouvais que ce que j'avais appris en formation initiale, mes connaissances étaient insuffisantes. J'avais l'impression de tourner en rond, de ne pas avoir suffisamment d'outils pour faire une prise en charge pertinente de mes patients. Donc j'ai eu envie de faire une formation d'ostéo en 2003. Et donc ça a été ma première diversification, ça a été de faire un cursus ostéo. J'ai été diplômée en 2007 de ce cursus ostéo. Et ça m'a permis d'apporter de la thérapie manuelle à mes patients. Mais malgré ça, très vite, je me suis aussi rendue compte que ça ne suffisait toujours pas et que les patients devenaient de plus en plus dépendants de moi, qu'ils ne se prenaient pas en charge tout seuls, qu'ils avaient vraiment besoin d'être entre mes mains et que je ne pensais pas que c'était comme ça que j'allais réussir à leur permettre d'aller mieux sur le long terme. Après, j'ai fait tout un tas d'autres formations. Jusqu'à un jour où j'ai fait à la fois la formation McKenzie et la formation en éducation thérapeutique du patient. Et c'est à ce moment-là que j'ai eu une vraie révélation et que ça a complètement changé ma façon de voir les choses et de prendre en charge mes patients.
- Speaker #0
Donc c'est les premières diversifications de ton activité. Quelles sont alors les autres formes d'activité ensuite que tu as développées ?
- Speaker #1
Partant de ce constat que grâce à Mackenzie et aux formations UTP, j'avais réussi à rendre mon patient plus d'autonome et du coup à baisser le nombre de fréquences de séances par semaine pour ces patients, j'ai réussi à me libérer du temps. Et en me libérant de ce temps, je me suis dit que je vais le mettre à profit d'autres projets. Et le premier projet auquel j'ai eu envie de participer, c'est quand il y a eu la création dans le Grand Est. Un dispositif qui s'appelle PrescriMove, qui est un dispositif où on fait des bilans sport santé à la population et ensuite on peut leur produire des séances collectives d'activités physiques adaptées. Donc j'ai intégré ce dispositif en 2018 et ça a été une première sortie de mon cabinet en fait, où là j'intervenais dans une salle à proximité de mon cabinet et j'ai commencé à faire de l'activité. collectives d'activités physiques adaptées.
- Speaker #0
Que tu continues toujours ?
- Speaker #1
Que je continue toujours, qu'il marche de mieux en mieux. C'est un dispositif qui est très apprécié dans le Grand Est et dans les Vosges particulièrement, puisqu'on manque beaucoup de professionnels aussi dans les Vosges. Donc ça a été vraiment une vraie bouffée d'oxygène et un retour très positif des patients. Le prescrémove est fait pour les patients, notamment et essentiellement en affection longue durée. Et tous ces patients en affection longue durée, le fait d'être en groupe, de faire de l'activité de groupe, ont des progrès qui sont nettement meilleurs, se sentent beaucoup mieux et ce côté collectif leur apporte en plus du bien-être, de la vie sociale et c'est vraiment quelque chose de très très positif.
- Speaker #0
C'est des patients que tu avais déjà au cabinet auparavant ?
- Speaker #1
Alors certains, oui. bien sûr et quand j'ai commencé à rentrer dans ce dispositif j'ai essayé de favoriser leur sortie du cabinet et leur entrée dans le dispositif pour qu'ils se prennent en charge différemment et qu'ils arrêtent de venir parce que parfois on a quand même des patients en ALD qui viennent une fois par semaine comme ça au cabinet à longueur d'année et finalement au bout d'un moment toujours pareil on tourne un petit peu en rond alors que là je leur proposais quelque chose de nouveau et beaucoup Beaucoup ont adhéré. En fait, ce dispositif, c'est 12 séances qui sont prises en charge. Et ensuite, ils peuvent continuer à faire de l'activité physique adaptée. Et beaucoup continuent ensuite. Et certains intègrent même des clubs de sport classiques. Ça les remet vraiment dans le mouvement et dans la vie.
- Speaker #0
Donc, aussi bien un bénéfice pour le patient que pour toi, ta pratique de kiné, en fait.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et ensuite, tu as développé d'autres activités ?
- Speaker #1
Alors oui, les hasards de la vie et de rencontres ont fait que la période Covid a été très positive pour moi, puisqu'on s'est rencontré avec d'autres professionnels de mon territoire, et on a décidé de créer une équipe de soins coordonnés, en fait, une ESP, et par l'intermédiaire de cette équipe de soins... En fait, on s'est formé en éducation à la santé familiale, qui était une formation proposée par la mutualité sociale agricole. Et par ce biais, on est intervenu auprès de publics jeunes dans les lycées et aussi au niveau des publics adultes pour faire des missions de prévention, d'éducation sur le Covid, sur tous les problèmes liés aux maladies virales, bactériennes, les gestes barrières, l'importance de la vaccination. La gestion du stress, donc on a commencé à faire des interventions comme ça en pluripro avec mes collègues infirmières, médecins, et j'ai trouvé ça vraiment passionnant.
- Speaker #0
Et alors tu es rémunérée par qui dans ce cas-là, dans le cadre de l'ESP ?
- Speaker #1
Alors l'argent était versé par l'AMSA, puisque c'était l'AMSA le financeur, directement à l'ESP, et ensuite l'ESP nous rétribuait en fonction des sessions qu'on organisait.
- Speaker #0
Est-ce que tu as d'autres activités ? Donc là par exemple c'était au sein d'un lycée, d'établissements scolaires. Est-ce qu'il y a d'autres lieux dans lesquels tu exerces ?
- Speaker #1
Alors il y a un levier qui est extraordinaire pour sortir de son cabinet et faire des choses vraiment en lien avec nos compétences, c'est les CPTS. Les CPTS ont dans leurs actions prioritaires les parcours de soins et les actions de prévention. Et par le biais de ma CPTS que j'ai intégrée dès 2020, en fait on a commencé avec d'autres collègues kinés à créer un parcours lombalgie chronique. Et du coup ce parcours, c'est un bilan des patients qui sont soit auto-envoyés puisqu'on peut le faire à nos propres patients dans nos cabinets, mais également de patients envoyés par les médecins adhérents de la CPTS. Et ensuite, on leur propose 12 séances d'éducation. Ce n'est pas de l'ETP, parce que ce n'est pas un programme labellisé ETP, mais d'éducation à la santé, sur défaire les croyances, expliquer ce que sont les TMS, donner des bons conseils d'hygiène de vie. On intervient avec une diététicienne qui donne des conseils sur l'apport nutritionnel. Et également, je donne des cours de gym dans ce cadre-là. Sur le renforcement musculaire, sur la mobilité articulaire, la souplesse musculaire. Et ça plaît beaucoup, ça fait maintenant deux ans, un peu plus de deux ans que je fais ça. C'est des cycles avec dix séances, des cours collectifs avec une dizaine de patients et dix séances.
- Speaker #0
Et ensuite, est-ce que tu as d'autres activités encore ?
- Speaker #1
Alors oui, en 2024, j'ai été par hasard sollicité par le réseau La Minute Peps, qui est en fait un réseau de prévention en entreprise qui travaille avec des kinés formés McKenzie. Et en fait, ils se sont beaucoup développés dans l'ouest de la France. Et là, ils avaient la demande pour un gros groupe qui existe sur toute la France. Ils avaient des demandes sur le Grand Est. Et du coup, comme je suis référencée sur le site de McKenzie, la responsable de ce réseau m'a contactée. Et comme ça faisait longtemps que ça me titillait d'aller faire de la prévention en entreprise, je me suis dit pourquoi pas, je vais me lancer dans l'aventure. Et donc maintenant, depuis deux ans, je fais aussi de la prévention en entreprise.
- Speaker #0
Alors c'est aussi sur, je présume, sur les TMS.
- Speaker #1
Alors oui, on est ciblé TMS. On fait des visites de postes, on fait des sensibilisations collectives sur les TMS, on fait aussi des ateliers plus courts dans le cadre de journées QVCT. On peut aussi former le personnel à des mises en route sur le poste de travail pour des mises en route en début de journée. Et on fait aussi du bilan et du suivi individuel pour certains salariés quand les entreprises le demandent.
- Speaker #0
On ne parle pas de patients, de ces cas-là, comme les lycéens auprès desquels tu as pu intervenir. On parle plutôt d'usagers, de populations.
- Speaker #1
On est vraiment dans la mission de santé publique. On sort de notre casquette de soignant pour une vraie mission d'acteur de santé publique. Et ça reste dans notre champ de compétences. C'est très valorisant, intellectuellement, et le fait de rencontrer d'autres. personnes, d'autres professionnels. C'est très enrichissant.
- Speaker #0
Oui, et puis on le voit au sein de nos cabinets, quand on a par exemple un patient, un manutentionnaire qui nous explique sa façon de travailler, ça peut rester assez abstrait pour nous et le fait, toi qui vas en entreprise, voir leur poste de travail, leur donner des conseils, je pense que pour la personne, ça doit être encore plus enrichissant, une prise en charge encore plus globale.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. C'est très apprécié par les salariés quand on vient voir ce qu'ils font. Et quand on fait les accompagnements individuels, là, ils sont vraiment ravis, puisque là, on va vraiment leur donner les conseils propres à leur problématique, mais leur problématique globale. Puisqu'il y a le travail, oui, mais il y a aussi la vie à côté, avec tout le contexte biopsychosocial qui rentre en ligne de compte. Et du coup, on leur apporte vraiment une solution personnalisée. Et j'aime beaucoup, je trouve ça très intéressant.
- Speaker #0
Alors tu nous as parlé déjà de plusieurs bénéfices auprès du patient et du public. Est-ce que tu en vois d'autres parmi tes différentes activités ?
- Speaker #1
Dans le cas de la CPTS, au-delà du parcours lombalgie, on a mis en place plein de choses différentes. On fait pas mal de soirées-débats, On a mis en place des... Des ateliers et des bilans sur la lutte de la fragilité, le dépistage de la fragilité, donc on fait du bilan EICOP. On a mis en place des ateliers de prévention des chutes. On travaille aussi sur tout ce qui est lié aux symptômes liés à la ménopause chez la femme. On fait des actions en lien avec les addictions. On a monté un parcours sur l'insuffisance rénale chronique. On est en train de monter un parcours sur l'insuffisance cardiaque. plein de choses dans lesquelles le kiné a tout à fait sa place, qui se fait en interpro et qui permet de faire autre chose que du soin au sein du cabinet.
- Speaker #0
Typiquement, l'insuffisance cardiaque n'est malheureusement pas encore dans notre NGAP, donc ça permet d'intervenir auprès de ce type de population, et puis de par la CPTS d'être rémunérée.
- Speaker #1
Voilà, sans faire de soins, mais en faisant de la prévention.
- Speaker #0
On rappelle, la CPTS ne fait pas de soins.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Alors, comment tu arrives à articuler ces différentes activités, justement, à ton travail au cabinet ?
- Speaker #1
Je crois que le maître mot, c'est organisation. En fait, je travaille, j'ai pris la décision depuis quelques années maintenant de travailler, on va dire à mi-temps. C'est-à-dire que je suis en soins kinés deux matinées et trois après-midi par semaine. Et le reste du temps est consacré à mes activités au trône. Donc ça me permet de dégager du temps et d'organiser mon planning en fonction des demandes que je peux avoir sur les entreprises extérieures ou pour la CPTS. Voilà, donc ça s'est organisé assez facilement. Ça me fait travailler beaucoup parce que j'ai quand même un gros, gros mi-temps au cabinet en kiné. Mais à côté de ça, ça me permet de m'épanouir parce que je fais des choses qui me plaisent vraiment.
- Speaker #0
Justement, qu'est-ce que cette diversification d'activités te... te permet actuellement, que ne te permet pas justement le travail au cabinet ?
- Speaker #1
En fait, comme je le disais tout à l'heure, ça me permet de sortir de ma casquette de soignant pour avoir une casquette d'acteur de santé publique. Au cabinet, on reste trop ancré dans notre casquette de soignant. C'est vrai que même si on fait du conseil, de l'entretien motivationnel, on reste quand même... ancrée dans cette casquette de soignant. Et là, le fait de travailler avec d'autres personnes, en pluripro, de sortir du cabinet, de travailler différemment, c'est vraiment ce côté santé publique. On sait que la prévention, aujourd'hui, c'est la sauvegarde du système de santé de demain. Donc, je pense que c'est important que... que les professionnels, les kinés mais aussi les autres professionnels de santé s'en emparent. Et bien sûr que c'est un investissement sur l'avenir. Aujourd'hui, il faut réussir à gérer tous les patients qui sont encore chroniques en ALD, etc. Continuer à pouvoir leur apporter du soin, mais à côté de ça, pouvoir commencer à aller dans la prévention pour que ça devienne la norme plus tard.
- Speaker #0
Et puis tu le disais... de par tes bilans de sport d'activité, des patients en ALD qui ont moins besoin de séances en kinésithérapie ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. J'avais déjà réussi à réduire la fréquence des séances par l'autonomisation que j'ai pu faire de mes patients grâce à mes différentes formations. Mais en plus de ça, j'ai de moins en moins de patients chroniques dans mon cabinet. Je leur suggère d'aller vers ces dispositifs existants de sport santé et d'ateliers divers organisés par la CPTS, et également par d'autres structures autour, puisqu'il y a quand même beaucoup d'acteurs qui commencent à s'emparer de la prévention. Et du coup, au cabinet, maintenant, c'est essentiellement de la traumato-fraîche, du post-op, de la neuro-fraîche, ou de la kiné-respi en aiguë.
- Speaker #0
Et tu penses, avec le recul, est-ce que ça te permet aussi d'éviter un certain épuisement que parfois certains professionnels peuvent ressentir dans leur activité ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Personnellement, au bout d'un moment, je me suis dit que si je ne faisais pas quelque chose, je terminerais en burn-out. Parce que c'est difficile de dire non, d'être au cabinet et de dire « Allez, j'en prends encore un, deux, trois, quatre, cinq. » Et au bout d'un moment, on n'en peut plus, on ne s'épanouit plus du tout. Là, le fait que les patients savent que je ne suis là plus qu'à mi-temps, si je n'ai plus de place, je n'ai plus de place et ça se passe comme ça. Et le reste du temps, je m'éclate dans tout ce que je peux proposer, sans pour autant délaisser mes patients, puisqu'on leur apporte des solutions de par la prévention et aussi l'autonomisation qu'on a mis en place.
- Speaker #0
C'est vraiment complémentaire en fait.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ce n'est pas retirer une partie, c'est justement ajouter.
- Speaker #1
Tout à fait, on leur apporte quelque chose en plus aux patients et on ne les délaisse pas du tout.
- Speaker #0
Alors justement, pour certains kinés, il y a parfois une incompréhension face à des kinés, des professionnels qui diversifient leur activité alors qu'ils ont des listes d'attente qui s'allongent de façon inexorable. Parfois, cette incompréhension entre professionnels, on le voit de par les échanges. Comment tu pourrais justement leur faire changer d'opinion ? Comment tu pourrais expliquer justement l'attrait de cette diversification ?
- Speaker #1
J'avoue qu'au départ, pour mes patients, c'était un peu compliqué. Au début de ma carrière, je faisais beaucoup de manuels, beaucoup de massages, beaucoup de thérapies manuelles. Mes patients étaient un peu choutés et quand j'ai commencé à introduire de l'autonomisation, des exercices, des prescriptions d'exercices à domicile, ils n'étaient pas prêts au départ. Et puis progressivement, c'est rentré dans leur tête et ils se sont rendus compte que ça les aidait plus que d'être couché sur la table de massage. Et ça m'a permis effectivement de... de changer progressivement sans les délaisser. Puisque du coup, ils se sont rendus compte qu'en devenant acteurs de leur santé, ils avaient moins besoin de moi, donc ils venaient moins souvent, donc je pouvais en prendre d'autres et faire à côté d'autres choses. Donc franchir le cap, c'est sûr que des fois on se dit « ben non, je vais abandonner mes patients, ils ont besoin de moi » . Ben non, on leur apporte autre chose. Et quand on fait de la prévention et qu'on les inclut dans tout ce qu'on peut faire en prévention en santé publique, c'est pas les abandonner, c'est leur apporter même... Plus de positifs que uniquement du soin ?
- Speaker #0
Alors justement, des kinés qui souhaiteraient justement faire un peu évoluer leurs pratiques, se lancer dans de la prévention d'entreprise, les bilans sport-santé. C'est vrai que de plus en plus de CPTS le proposent. Vers qui pourrait-il un CPTS ? Peut-être une partie de la solution, mais vers qui pourrait-il se tourner ? Quels conseils tu pourrais leur donner ?
- Speaker #1
Je crois qu'avant... Donc, vouloir diversifier, il faut savoir dans quoi on a envie de se diversifier. Et je pense que notre parcours professionnel et les différentes formations qu'on peut faire tout au long de notre carrière nous permet de voir vers quoi on a plus d'appétence que d'autres choses. Parce que pour se diversifier et faire des choses à côté, il faut faire des choses qui nous plaisent. Il faut vraiment prendre plaisir dans ce qu'on fait. Donc d'abord, peut-être faire le point en se disant, dans mon métier, clairement, qu'est-ce que j'aime faire ? Et après, mettre à profit tous ces champs de compétences qui nous plaisent. Et effectivement, comme tu le disais, la meilleure porte à laquelle on peut aller frapper, c'est la CPTS. Puisque quand on devient adhérent d'une CPTS, on peut participer à des groupes de travail déjà mis en place qui peuvent être sur des sujets qui nous tiennent déjà à cœur. Mais on peut aussi être force de proposition, et c'est ce qu'on avait fait nous pour le parcours Longue-Balgie par exemple. et faire... portés par la CPTS des projets qu'on a envie nous-mêmes de mettre en place dans des champs de compétences kinés qui nous plaisent.
- Speaker #0
Merci beaucoup Céline, merci pour le partage d'expérience. Est-ce que tu aurais un dernier petit mot à rajouter ?
- Speaker #1
Déjà Céline, je te remercie pour cette invitation et ce que je pourrais rajouter, c'est n'ayez pas peur. Allez-y, si vous avez envie de faire d'autres choses que votre cabinet et que vous vous rendez compte que c'est le moment, n'hésitez vraiment pas, vos patients ne vous en voudront pas et au contraire vous leur apporterez un plus par rapport aux soins au cabinet.
- Speaker #0
Oui, c'est bien ça, ce n'est pas abandonner le soin. Tout à fait. Merci beaucoup Céline.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Au revoir.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
Merci de nous avoir écoutés. On espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, je vous invite à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute préférée. et à partager l'épisode autour de vous. N'hésitez pas également à nous dire quels sujets vous aimeriez que l'on aborde dans les prochains épisodes et quels invités vous souhaiteriez écouter. Pour ça, dites-le nous en commentaire. N'oubliez pas de nous suivre sur les réseaux sociaux et de visiter le site web de la FFMKR pour rester informé des dernières actualités et des événements à venir. Votre soutien et votre engagement sont essentiels pour faire avancer notre profession.
- Speaker #1
La médicale, un réseau expert d'agents généraux, pourra accompagner le kiné dans leurs besoins professionnels et privés.