- Speaker #0
Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de KineCast. Fin décembre, des textes réglementaires ont venu modifier le cadre applicable au bassin de balnéothérapie. Ces textes complexes et techniques ont suscité beaucoup d'interrogations et d'inquiétudes auprès des kinésithérapeutes. Aujourd'hui dans KineCast, l'objectif est que vous vous voyez plus clair justement dans toutes ces normes sanitaires, dans les protocoles à mettre en place et aussi votre respect. responsabilité au sein de la balnéo. Pour décrypter tous ces changements, j'ai le plaisir de recevoir Félix Faber, kinésithérapeute à Marseille et vice-président à l'exercice à la FFMKR. Bonjour Félix.
- Speaker #1
Jean-Céline.
- Speaker #0
Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va et toi ? Je te remercie. Très bien, merci.
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté. Parce que ça va être un sujet assez dense. Donc merci beaucoup. Alors Félix, est-ce que tu... Tu peux nous rappeler un petit peu le cadre général des textes qui ont paru ici en fin d'année 2025 ? Et qu'est-ce qui a motivé justement cette évolution ?
- Speaker #1
Alors ce qu'il faut voir dans un premier temps, c'est que la réglementation de nos piscines, elle se fait dans le cadre du Code de la santé publique, mais elle se fait aussi dans le cadre de l'usage de bassins qu'on peut avoir dans différentes activités, que ce soit de l'hôtellerie, que ce soit du ludique, que ce soit... de la natation et on a eu des textes qui ont évolué. La dernière évolution en date, c'était en 2022 et aujourd'hui, on a une évolution dont la principale modification est l'intégration de nos bassins, c'est-à-dire des bassins avec de faibles fréquentations, dans un cadre qui était déjà celui d'établissement et qui était déjà celui de prestations dont j'ai pu parler juste avant.
- Speaker #0
Quelles sont les principales obligations pour les bassins de bainéothérapie ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, il y a des éléments qui nous concernent un petit peu moins. Par exemple, le nombre de baigneurs par mètre carré, puisque quand on parle d'un baigneur par mètre carré dans nos bassins de balnéothérapie, c'est quelque chose qui n'est pas forcément possible au regard de la NGAP et au regard des activités qu'on fait avec nos patients dans les balnéos. Mais c'est surtout en termes de contrôle, en termes de rigueur et d'un point de vue sanitaire. Aujourd'hui, il y a des éléments qui sont dans le texte, dans l'écrit et dans l'arrêté de décembre 2025. Mais il y a des éléments sur lesquels on est en train d'essayer de faire bouger les lignes avec les cabinets et également avec les tutelles, puisqu'il y a des éléments qui nous concernent qui sont compliqués à appliquer. La majorité des normes ne sont pas applicables à tout bassin construit avant 2022. Donc pour tout possesseur de balnéothérapie avant cette date-là, il y a un peu moins d'inquiétude à avoir que pour d'autres, puisqu'il n'y aura pas de gros travaux à prévoir, étant donné qu'ils sont passés avant. Il y a un élément qui reste assez questionnant pour nous, c'est le bac tampon, pour lequel on demande un arbitrage ministériel. Le bac tampon, qu'est-ce que c'est ? Tu sais, dans les piscines, dans les grandes piscines, dans celles où on peut nager nos 25 mètres ou nos 50 mètres, ou dans les piscines à débordement, c'est cette partie du bassin sur laquelle la surverse d'eau vient se déverser dans un bassin dédié, qu'on appelle un bac tampon. Ce nouveau texte oblige toutes les piscines à s'équiper d'un bac tampon, ce qui peut s'expliquer d'un point de vue de l'hygiène. parce que ça a permis de réduire drastiquement tout ce qui flotte, tout ce qui flotte qui est invisible et tout ce qui flotte et qui est visible, de manière beaucoup plus efficace que les skimmers. Quand on a un skimmer, on a aussi une aspiration par la bombe de fond, éventuellement par d'autres aspirations dans la piscine. Ce système est plus efficace. Le problème, c'est que dans des bassins déjà existants, ce n'est absolument pas réaliste et réalisable d'en intégrer un. Donc on demande un arbitrage sur ce point-là. Sur le reste, on est principalement sur des points de conformité en lien avec l'hygiène du bassin.
- Speaker #0
Alors sur le terrain, qu'est-ce qui pose le plus de difficultés pour les kinésithérapeutes ?
- Speaker #1
Alors le point principal, c'est qu'il va falloir être un petit peu plus méticuleux et un petit peu plus attentif à la question de gestion de sa piscine. Il y a des éléments qui sont plus gênants mais qui ne demandent pas de grosses adaptations, c'est d'arriver à prouver la quantité d'apport d'eau qu'on fait, puisque maintenant les bassins, y compris de moins de 15 baigneurs par jour, sont concernés par ces normes-là. Et à titre d'exemple, on est censé remplacer 30 litres d'eau par baigneur et par jour. Donc ça reste... raisonnable, ça permet de lutter contre des éléments qui viennent dégrader la qualité de l'eau, mais il faut pouvoir le réaliser, il faut pouvoir le démontrer, notamment avec un compteur d'eau spécifique qui prouve les apports en eau propre, en apport d'eau du réseau qu'on fait dans son bassin.
- Speaker #0
Pour les kinés, qu'est-ce qu'il faut faire en priorité justement ? Quelle serait la première des choses à appliquer ?
- Speaker #1
En priorité, c'est de mettre en place une routine. C'est vraiment important de savoir qui gère quoi, comment, dans quelles considérations. Je rappelle que le kinésithérapeute qui va s'occuper... de patients en balnéothérapie et est responsable déontologiquement de la qualité de l'eau dans laquelle il fait baigner ses patients. C'est pas parce qu'il est assistant, collaborateur, le statut de remplaçant est encore un petit peu différent, mais c'est pas pour ces raisons là qu'il ne doit pas se soustraire aux mêmes règles. Tout n'est pas à la charge. du titulaire. Alors les produits d'entretien, oui, les frais qui en découlent, bien entendu, mais ils sont également compensés par la rétrocession d'honoraires ou les redevances. Mais quoi qu'il en soit, chaque kinésithérapeute qui exerce va devoir être méticuleux par rapport à l'organisation de ces créneaux de balnéothérapie et va devoir vérifier que l'eau soit conforme et soit baignable dans des conditions acceptables. Donc à ce titre-là, l'idée d'abord, c'est d'avoir une routine et de ne pas se dire, j'ai des titulaires, c'est eux qui gèrent tout. C'est aussi la responsabilité des assistants, des collaborateurs. Donc c'est d'avoir une routine d'ouverture et de fermeture du bassin, vérifier que l'eau soit claire, qu'elle soit limpide, qu'il n'y ait pas d'éléments qui flottent, qu'il n'y ait pas d'éléments suspects, que l'eau soit globalement d'aspect propre, et puis c'est réaliser des mesures. Pour ça, le plus simple, c'est de s'équiper d'un photomètre. Aujourd'hui, on les a à des tarifs qui sont tout à fait raisonnables, et de vérifier ce qu'on peut vérifier nous, c'est-à-dire le pH, puisque un pH mal réglé génère des agents... de décontamination beaucoup moins efficace. Ensuite, c'est le chlore. Et ensuite, c'est ce qu'on va appeler le chlore combiné. Le chlore combiné, ce sont les chloramines. C'est la dégradation du chlore. Le chlore se dégrade par des crèmes, par de l'urine, par de la transpiration, par tout élément extérieur qui va venir salir votre eau. Donc la douche savonnée, c'est le réflexe impératif. Il faut être extrêmement ferme avec les patients. Un patient qui ne prend pas de douche savonnée ne rentre pas dans la piscine. Il y a trop de risques de dégradation de la piscine. Là où ça se complique un petit peu, c'est qu'on nous demande d'être de plus en plus méticuleux, mais que nos bassins sont faits également pour répondre à des enjeux de santé publique et qu'on a parfois des patients qui ont de petites incontinences, des incontinences d'efforts qui sont parfaitement involontaires et qu'il est relativement compliqué d'arriver à conserver une eau qui soit propre à la baignade en toutes circonstances et tout au long de la journée.
- Speaker #0
Donc ces petites routines sont vraiment à réaliser quotidiennement ?
- Speaker #1
Routines à réaliser quotidiennement, savoir qui fait quoi à quel moment, réaliser les apports d'eau. identifier à quel moment on va apporter cette eau au fur et à mesure de la journée et réaliser ces tests de manière à vérifier la qualité globale de son eau par rapport à ce qu'on peut identifier rapidement avec un photomètre.
- Speaker #0
Tout ça, vous voudrez un peu sous-entendre aussi qu'il y aurait des contrôles qui seraient exécutés. Par qui et quels points vont être vérifiés dans ce cas ?
- Speaker #1
La loi relative à la balnéothérapie et relative aux bassins en général décrit trois formes de bassins, les bassins de type. A, de type B, de type C, qui sont liés au nombre de baigneurs par jour. Aujourd'hui, tous les bassins sont soustraits à la même réglementation avec des fréquences différentes. La majorité de nos cabinets seront dans des bassins de type B, c'est-à-dire à plus de 16 baigneurs par jour. Et dans ces cas-là, la règle, la loi dit qu'il y a un contrôle trimestriel qui doit être réalisé par une agence validée, accréditée par l'agence régionale de santé de la région dont on dépend. On a eu retour des terrains avec des disparités au niveau des tarifs et au niveau des pratiques. Je ne peux que vous recommander vivement d'aller demander à l'Agence régionale de santé toutes les informations relatives aux appels d'offres, puisque ça, ça passe par des appels d'offres, pour identifier le prix de chaque contrôle, les éventuels prix de déplacement, vous pouvez être plus ou moins proche d'une grande ville, et d'avoir des éléments précis qui nous permettent de justifier les tarifs que vont vous facturer ces laboratoires qui viennent s'enquérir de la qualité de votre eau. Donc la loi dit... Une fois par trimestre. Par contre, c'est une fois par trimestre au maximum. Il peut y avoir, quand vous êtes parfaitement conformes, quand tout va bien, on peut décaler un petit peu aussi ces contrôles-là, mais théoriquement, on est censé en avoir un par trimestre.
- Speaker #0
Et quels sont les risques alors si ce n'est pas conforme aux normes justement sanitaires ?
- Speaker #1
Alors, je finis juste sur les normes, puisque ces laboratoires-là vont venir mesurer des éléments qu'on ne peut pas mesurer à par équipement extrêmement onéreux, notamment la microbiologie. et notamment toutes les petites bactéries qui peuvent venir dégratter la qualité de l'eau. Mais on doit également, par son propre fait ou par un laboratoire, tous les mois venir réaliser, en plus des analyses quotidiennes, des analyses un petit peu spécifiques. Dans ces analyses mensuelles, on a des éléments relatifs à la microbiologie, des éléments physico-chimiques, on va avoir du COT, on va avoir des chlorures, du stabilisant et des THM. Donc ça, il faut le faire également une fois par mois. Si, lors d'un contrôle... on a des problématiques avec un trop fort taux de chloramine, donc de chlore dégradé, qu'on a de la bactérie dans des quantités qui est déraisonnable et qui pourrait être dangereuse pour nos patients, on peut avoir un second contrôle. C'est un petit peu comme le contrôle technique avec la voiture. Et si lors des contrôles, on n'arrive pas à respecter la qualité de l'eau, on peut avoir une fermeture administrative pendant un certain nombre de jours jusqu'à plusieurs semaines.
- Speaker #0
Et pour les kinés qui n'auraient pas le bassin conforme, quels sont leurs risques ?
- Speaker #1
Le risque pour eux ne va pas être un risque gravissime, sauf si un patient est contaminé et qu'un patient développe une maladie de leur fait. Mais sinon, le risque principal, c'est une fermeture de la piscine pendant une certaine période, voire une fermeture de la piscine pendant une certaine période. sur définitive. Et on apprend malheureusement assez régulièrement, assez fréquemment qu'il y a des piscines de balnéothérapie qui ferment pour des questions de coûts d'entretien, de problématiques administratives, de gestion. C'est bien que c'est compliqué et c'est souvent compliqué de tenir au vu du faible coût que représente la cotation en plus qu'on a par rapport à des patients en balnéothérapie.
- Speaker #0
Alors justement, tu parles de cotation. Il y a une revalorisation ici des actes de balnéothérapie au 1er janvier 2026. A contrario, il y a des investissements qui peuvent parfois être lourds pour les kinésithérapeutes. Est-ce que tu penses que, après ça sera bien sûr balnéodépendant, mais est-ce que tu penses que cette revalorisation pourra couvrir au moins en partie le coût de cette mise aux normes ?
- Speaker #1
Le premier point, c'est de garder bien en tête le respect général de notre NGAP, de notre nomenclature, par rapport aux séances de balnéothérapie. Il est clair qu'on ne peut pas s'amuser à avoir dix patients en même temps dans la balnéothérapie, ce n'est pas du tout conforme. Et en termes de suractivité, on risque très gros. On doit respecter, comme on le fait à sec, la NGAP par rapport à ces patients. Après, les principaux coûts qu'on va avoir en termes de coûts d'entretien vont être les agents stabilisants. les agents de nettoyage, les agents hygiéniques de la piscine, donc le pH, moins pour le diminuer, le chlore, les éléments de contrôle de la qualité de l'eau, et le remplacement de l'eau. Si je prends un bassin de balnéothérapie qui tournerait 10 heures par jour avec en moyenne 3 patients par heure, on est sur 30 patients, ça fait 1 mètre cube d'eau à remplacer. Dans les villes où l'eau est la plus chère en France, on doit être de l'ordre de 5 ou 6 euros du mètre cube, donc ce n'est pas une dépense colossale. En tant que professionnel de santé, on a accès Merci. à des équipements professionnels. Donc là, de la même manière, on n'est pas spécialement obligé d'aller acheter son chlore ou son pH dans le grand magasin de bricolage ou de retail du coin. On peut aussi aller dans des magasins spécialisés sur lesquels on a des tarifs qui sont beaucoup plus abordables et où on a des produits qui sont beaucoup plus dosés, donc qui sont moins chers aussi et qui vont avoir une efficacité plus longue que les produits du grand public. Donc le coût de la balnéothérapie est certain, le coût humain, le coût administratif, le coût d'entretien, Mais ça reste... une activité qui n'est pas forcément... Il faut chauffer l'eau aussi, bien entendu. Et pour ça, on a aujourd'hui des pompes à chaleur qui sont quand même relativement efficaces. On parle d'argent, donc je vais un petit peu plus loin sur cette réflexion-là. Une pompe à chaleur d'une piscine de taille standard qui tournerait tout le temps, on est à peu près à 2 kW par heure. Le kW, même en étant très chargé, peut-être à 25 centimes, ça veut dire qu'on est sur un équivalent de 50 centimes de l'heure de chauffage de la piscine. On va dire qu'elle va chauffer une vingtaine d'heures par jour. ça représente 10 euros de chauffage de la piscine, ça va représenter 3 à 5 euros d'eau, et ça va représenter à peu près 10 à 15 euros de produits d'entretien de manière générale. Donc on est quand même sur des coûts qui sont assez raisonnables et qui peuvent être épongés par la cotation de balnéothérapie. La difficulté, bien entendu, c'est quand il commence à y avoir des non-conformités, et que les contrôles se multiplient, et qu'on doit régulièrement vider la piscine, qu'on doit la re-remplir, et qu'on doit avoir beaucoup plus d'entretien dessus.
- Speaker #0
D'où l'importance de cette routine justement pour éviter ce genre de désagréments.
- Speaker #1
Tout à fait. L'intérêt de la routine, c'est d'être méticuleux et c'est de surtout ne pas hésiter de temps en temps, s'il le faut, à fermer la piscine pour une demi-journée. On a souvent des chloramines qui peuvent monter. Un accident d'un patient incontinent ou incontinent d'effort, ça peut arriver. Ce n'est pas forcément la mauvaise volonté des patients. Par contre, ce qu'on peut vraiment éviter systématiquement et sur lesquels il faut être extrêmement méticuleux, c'est la douche savonnée. Quand on a des... je ne veux pas faire de misogynie, mais quand on a des patientes qui arrivent, que ce soit en été ou en hiver, avec beaucoup de crème sur les membres inférieurs et tartinées de manière générale, si on n'a pas une bonne douche savonnée efficace, cette crème va venir clairement sur une seule personne, va venir mettre à mal nos chloramines et va venir dégrader le chlore de la piscine. Donc ça, c'est extrêmement important. Il faut faire preuve de pédagogie, il faut l'expliquer aux patients, mais il ne faut pas hésiter à faire preuve de fermeté également, c'est-à-dire que non. vous ne rentrez pas dans la piscine si vous n'avez pas pris une douche savonnée préalablement.
- Speaker #0
Alors tu en as parlé tout à l'heure, mais quelle a été l'attitude de la FFMKR lorsque ces textes ont paru ?
- Speaker #1
La FFMKR est un syndicat progressiste qui vise à échanger, qui vise à dialoguer. C'est ce qui fait notre crédibilité par rapport aux instances. Donc quand d'un côté on nous donne une petite augmentation, mais que de l'autre on nous la reprend par des contrôles complémentaires et par des frais de gestion supplémentaires, la pilule est forcément toujours difficile à avaler. On espère avoir une bonne nouvelle. Pour les propriétaires de balnéothérapie qui sont dans une idée de santé publique également, il faut casser un petit peu ces adages et cette vision du kiné qui a une balnéo et qui va faire un équivalent d'Aquagym avec les groupes de mamies du coin. Non, il y a une vraie relation de santé publique avec une balnéothérapie sur de la post-op, sur des patients dans des situations de handicap pour lesquelles c'est vraiment une grosse plus-value de prise en charge. La majorité des kinés sont responsables. On est une profession de professionnels responsables et ça il faut le marteler à mon sens. Donc forcément quand on a cette sanction qui arrive entre guillemets mais qui est juste réglementaire, c'est toujours un petit peu délicat. Par contre du fait de nos bonnes relations avec les instances, on a pu obtenir très rapidement des rendez-vous ministériels, des rendez-vous avec les cabinets, avec la direction générale de l'offre de soins et de la santé, qui nous permettent d'aller demander des arbitrages dans notre sens, notamment sur l'installation d'un bac tampon qui n'est pas réaliste. Sauf à vouloir fermer toutes les balnéothérapies ou une grande majorité des balnéothérapies de France.
- Speaker #0
Justement, tu parlais des rendez-vous. Est-ce que vous en avez déjà eu avec les instances ?
- Speaker #1
Alors, comme vous le savez, on a la chance d'avoir un président qui a de nombreuses entrées de par son caractère progressiste et notre ligne politique qui est toujours franche et très tranchée. On a également un délégué général qui travaille énormément et que tu as le plaisir de recevoir assez régulièrement sur ce plateau. Du coup, il y a déjà eu deux rendez-vous et on est en attente d'un arbitrage.
- Speaker #0
Comment la FMKR peut justement aider, accompagner les kinés qui ont des bassins de belles néothérapies ?
- Speaker #1
Alors on a réagi très rapidement en proposant un webinaire pour se conformer à la loi et pour rappeler quelles étaient les évolutions du dispositif. Ça c'est un premier point, c'est de l'information. On a un deuxième point qui est le fait d'avoir un vrai réseau territorial. La FMKR est organisée en région, est organisée en département. Tous nos représentants territoriaux ont des entrées. au niveau des agences régionales de santé, au niveau des instances de leur région. Et à ce titre-là, c'est un accompagnement sur place, un accompagnement de terrain, pendant lequel on va pouvoir voir si tout est fait normalement. Si le laboratoire qui fait le test, on ne lui demande jamais un justificatif de sa facture, le pourquoi du comment, ils peuvent en profiter un petit peu ou sortir du cadre. Non, ce sont des appels d'offres avec des marchés bien définis. Donc il faut aller rencontrer les agences régionales de santé. Et pour ça, nos représentants de terrain sont le fer de lance de la démarche. voir avec eux si tout est conforme et pouvoir discuter, définir des contrôles qui ne seraient pas conformes ou des tarifications de contrôle qui ne seraient pas adaptées. Ça c'est sur le volet accompagnement et actions concrètes. Le troisième volet ce sont des outils qu'on a l'habitude de développer et on est en train de produire un guide de la balnéothérapie pour vous accompagner. Il y en a déjà un format simple qui est accessible mais on va essayer de rendre ça un petit peu plus imagé, un peu plus accessible et appréhendable de façon à ce que assez rapidement chacun puisse réaliser son check-up. quotidien, vérifier que tout soit conforme et montrer au moins la meilleure des volontés qu'on ait. Quand on est face à une instance, c'est un petit peu comme la voiture, quand on arrive au contrôle technique et qu'on a une poubelle qui n'a pas vu le garagiste sur les 4 dernières années, sur lesquelles on n'a pas respecté un bon nombre de conformités, c'est compliqué. Si par contre on arrive avec quelques défauts mais qu'on montre qu'on est passé chez le garagiste, qu'on a fait des réparations qu'on a investi, qu'on est quotidiennement engagé dans la surveillance de son véhicule en l'occurrence ça passe mieux. C'est pareil avec une piscine. Quand vous avez un laboratoire avec un contrôleur de l'ARS qui vient vous voir que vous avez un carnet d'entretien quotidien sur lequel il y a un ou plusieurs relevés qui sont faits quotidiennement, où vous avez une checklist avec l'identification de la piscine, avec les mesures correctives, avec ce que vous adaptez systématiquement par rapport à la qualité de votre eau, même si un jour il y a une petite problématique puisque les contrôles sont inopinés et ils peuvent arriver à un moment où le chlore n'a pas eu le temps d'avoir une action complètement efficace sur de la bactérie. Il y a une compréhension qui n'est pas la même que pour quelqu'un qui ne ferait rien, qui ne serait à jour de rien.
- Speaker #0
Alors je pense que tu l'as déjà dit, mais de par cet échange, mais voilà quel message tu souhaiterais délivrer à des kinés qui s'inquiètent encore, malgré ce podcast et l'accompagnement de la FEDE.
- Speaker #1
Ayant moi-même une balnéo au cabinet, c'est vrai que si je devais la reconstruire aujourd'hui, je réfléchirais forcément, notamment par rapport aux nouvelles normes qui sont arrivées. Pour les balnéos qui existent depuis avant 2022, ou pour les locaux qui disposent de balnéos et dans lesquels viendraient à s'installer des kinésithérapeutes, donc avec des locaux construits malgré tout avant cette réforme-là. C'est surtout de la recherche de conformité, de la recherche de régularité, avec un cahier des charges, avec un suivi hebdomadaire, avec des responsables clairement nommés de l'entretien de la piscine qui tournent, avec une implication globale du cabinet. Pour le reste, je pense qu'il faut continuer cette activité-là. Comme je le disais, comme je l'ai martelé, c'est un point essentiel en termes de santé publique. Et en termes de dépenses de santé également, de pouvoir proposer cette compensation à ne serait-ce que de l'hospitalisation de jour pour bénéficier de séances en balnéothérapie avec la possibilité de décharger grandement le poids du corps et de réaliser des exercices dédiés en balnéothérapie. Pour moi, je pense que c'est vraiment important de le continuer. Aujourd'hui, on a à peu près 10% de facturation d'actes de kinésithérapie qui sont faits en balnéo. Donc, même si c'est marginal, ce n'est pas non plus un épiphé monomène. Ça a une vraie importance sur le terrain et je pense qu'il faut... continuer, maintenir la présence de balnéothérapie et essayer de se conforter au maximum pour ne pas que ce soit une charge trop contraignante, mais qu'on puisse conserver cette activité avec nos autres modalités de prise en charge.
- Speaker #0
Bien, merci beaucoup Félix. Merci d'avoir éclairé sur ce sujet. Peut-être de prime abord, qui peut en effet un peu faire peur. Je pense que ces explications ont permis de clarifier et sûrement de rassurer nos confrères et consoeurs.
- Speaker #1
Céline, merci beaucoup. Depuis le webinaire, on a eu énormément de questions qui sont arrivées par mail, par téléphone. On vous répond bien entendu avec plaisir à la FMKR. On ne vous laissera jamais de côté. N'hésitez pas à nous solliciter, à poser des questions. Je me ferai un plaisir de vous répondre et d'essayer de vous accompagner au mieux dans les problématiques que vous pouvez rencontrer.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Très bonne journée, merci encore pour l'invitation.
- Speaker #0
Merci Félix, au revoir.