- Speaker #0
Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinecast. L'intelligence artificielle est déjà très présente dans notre quotidien. On l'utilise pour rédiger un miel, créer un programme d'entraînement en course à pied, ou bien trouver une idée de repas avec ce qu'il nous reste dans le frigo. Et dans nos cabinets de kinésithérapie, l'intelligence artificielle arrive progressivement pour retranscrire un bilan, créer un programme d'exercice. et rechercher les dernières recommandations publiées sur une pathologie. Pour certains, c'est un gain de temps énorme. Pour d'autres, cela soulève beaucoup de questions. Car dans le domaine de la santé, on parle de données sensibles, raisonnement clinique, responsabilité et décision qui impactent directement nos patients. Alors aujourd'hui, en Kinecast, on vous propose de vous expliquer comment un outil d'intelligence artificielle peut apporter au kinésithérapeute dans son quotidien et aussi comment il peut assister le raisonnement clinique sans prendre la place du praticien. Donc pour répondre et pour discuter de tous ces sujets, j'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Frédéric Vallette, cofondateur de Marcus Santé, un outil d'intelligence artificielle créé pour et avec les professionnels de santé et qui est devenu tout récemment partenaire de l'AFFMKR. Bonjour Frédéric.
- Speaker #1
Bonjour Céline.
- Speaker #0
Comment allez-vous ?
- Speaker #1
Très bien, je vous remercie.
- Speaker #0
Je voulais tout d'abord te remercier d'avoir répondu favorablement à cette invitation. Et puis, est-ce que tu peux tout d'abord te présenter, revenir rapidement sur ton parcours et pourquoi ensuite tu as souhaité développer une intelligence artificielle pour les professionnels de santé ?
- Speaker #1
Bien sûr. Très bien. Alors, je ne vais pas vous refaire tout mon CV, mais le fil conducteur de mon parcours... est un profil d'entrepreneur, entrepreneur dans la technologie, passionné, très jeune par le mécano, par l'électronique. Donc j'ai commencé avec une première entreprise dans le digital marketing et puis depuis quelques années, j'ai créé plusieurs structures dans la technologie qui nous amènent tout de suite au sujet qui nous intéresse il y a peu de temps, à vrai dire, 2-3 ans. L'avènement de l'intelligence artificielle générative qui m'a donné l'idée et l'envie de l'utiliser et de l'utiliser pour moi dans le bon sens, apporter une dimension supplémentaire à mon parcours d'entrepreneur en essayant de résoudre des problèmes de société. Donc, j'ai lancé un projet pilote et sur ces entrefaites, après quelques semaines de... de tests autour du grand sujet santé, sport et nutrition. J'ai rencontré Pierre-Jacques Lyon, mon associé, que je connaissais depuis déjà quelques années, qui était entrepreneur également, et qui travaillait sur le même sujet que moi. Donc ça, c'est un premier signe. La volonté d'utiliser l'intelligence artificielle pour ce qu'elle sait faire de mieux, donc apporter un raisonnement, une rapidité, une profondeur. Et très vite, on a été investi par l'envie. comme je disais tout à l'heure, mais là, en commun, de résoudre un certain nombre de problèmes que l'humain peut avoir dans le sport, la santé, la nutrition. Un problème de santé, perte de poids, tu le disais tout à l'heure. Sur le côté médical, essayer de répondre à une grande problématique que l'on a aujourd'hui dans le système de santé, les temps d'attente, etc. Donc, on a travaillé d'arrache près. D'arrache près, on a commencé à travailler sur la technologie. Et sur cette entrefaite, on a rencontré un certain nombre de praticiens qui sont des amis dans notre entourage. Et un jour, j'ai un kinéthérapeute, un ami à moi, un soir à un dîner, qui me dit « moi j'en peux plus, je passe mon temps à soigner bien évidemment, mais sauf que j'ai un deuxième boulot, le soir j'écris et je rédige mes comptes rendus » . Et là, étincelle, ça a tout de suite matché, Pierre était là, donc Pierre-Jacques m'a associé. Et on s'est dit, c'est ça en fait qu'il faut faire. Il faut se servir de l'intelligence artificielle pour faire gagner du temps aux praticiens. Alors là, c'était mon ami Kiné. Il va faire gagner du temps pour qu'ils puissent se recentrer sur ce qu'ils savent faire et ce pour quoi ils ont signé, c'est-à-dire le soigner.
- Speaker #0
Donc c'est un outil, vous avez commencé plutôt par l'équiné en fait.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. De par cet échange. À hasard de l'histoire, de rencontres avec les kinérapeutes. Ensuite, on en avait plusieurs dans nos amis. On a élargi le cercle et on a très vite testé et travaillé avec eux pour développer ce qui est aujourd'hui Marcus Santé, donc dédié aux kinérapeutes. Et avec une réponse, bien évidemment, de cette population très favorable par rapport à ce qu'on pouvait leur apporter. Mais j'y reviendrai un peu plus tard.
- Speaker #0
Alors pourquoi, je le disais dans l'introduction, mais il existe déjà des IA généralistes, on les connaît, les Mistral, les Claude, les Tchadjepété et autres. Pourquoi avoir voulu spécifiquement créer une intelligence artificielle spécifique pour les professionnels ?
- Speaker #1
En fait, dès que l'on découvre ce secteur, d'autant plus moi venant de la tech, j'ai pas mal voyagé, j'ai monté quelques structures à l'étranger. On s'est bien sûr rendu compte que les socles technologiques ne sont pas fabriqués en France et en Europe, ils viennent de l'étranger. Donc il fallait utiliser cette puissance, ce qu'on fait très largement dans l'économie en général en France et en Europe. Donc on n'allait pas couper à ça. Par contre, dans la santé particulièrement, on a en France et en Europe tout un cadre législatif de sécurité qui a été mis en place, qui fait que... Ces outils-là ne peuvent pas être utilisés librement et de manière sécurisée dans ce contexte-là. Donc ce qu'on a fait, c'est qu'on a utilisé ces outils-là. On parle de moteurs, enfin on a utilisé le moteur chez GPT, le moteur Cloud, Mistral et autres. Et on les a intégrés dans ce contexte sécurisé, gestion des données, la RGPD, HDS, tous ces mots techniques, hébergement de données de santé, etc. Donc on les a... adaptés, intégrés pour que le monde de la santé puisse les utiliser en toute liberté, en toute sécurité.
- Speaker #0
Alors justement, dans le cas de Marcus Santé, où sont hébergés les données de santé ?
- Speaker #1
Les données sont hébergées en France, précisément à Paris d'ailleurs. Nous sommes ce qu'on appelle HDS, hébergement de... hébergement de données de santé. Et donc les données sont hébergées en France, exclusivement en France. C'est un point qui est capital. C'est la première brique de notre socle technologique sur lequel nous avons travaillé.
- Speaker #0
Alors on va parler, être très concret, pour un kiné, demain je suis au cabinet, comment Marcus peut m'aider dans mon quotidien ?
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et pour quoi faire ?
- Speaker #1
Bien évidemment. Alors déjà ce qu'il faut poser comme élément de base, c'est que nous sommes là pour, Marcus est là pour épauler le praticien et jamais le remplacer. C'est un élément qui est important. On a travaillé dans cette philosophie. Et dans cette philosophie, on s'est tout de suite posé la question avec les praticiens, quand nous avons travaillé avec eux, quels sont vos points de douleur ? Qu'est-ce qui vous pose problème ? J'en reviens à ma petite histoire avec la rencontre, il s'appelait Marc, mon ami Kiné. C'est le temps. administratifs passés après les soins. Donc ça, c'est vraiment le gros souci des praticiens de santé en général. Donc Marcus, qu'est-ce qu'il propose ? Il propose de gagner du temps sur ces sujets. Donc, premier exemple, vous rencontrez un patient pour la première fois, vous allez réaliser une première consultation, vous allez en faire un bilan, bien évidemment, derrière. Cette première consultation, au lieu de l'enregistrer par vos moyens, ou de la prendre en note sur un document, Marcus va l'enregistrer et va vous faire une transcription de cette consultation. Il va vous faire une synthèse et il va vous faire un bilan derrière au sens technique, médical, tel que vous l'utilisez. Donc cette partie-là représente déjà un temps considérable puisqu'apprendre des notes, retranscrire, archiver, ça prend beaucoup de temps. Faire une synthèse également, rédiger un bilan. Voilà, tout ça, Marcus s'en occupe pour vous. Donc ça, c'est un premier élément. Mais Marcus peut faire énormément de choses. Il peut envoyer ce fameux bilan au médecin traitant, au médecin référent, par exemple. Donc, il peut vous guider pour écrire des courriers, faire de la veille scientifique pour vous. Donc, vous n'avez pas à aller chercher de l'information up to date sur votre métier. Il est là pour faire gagner du temps sur toutes les tâches que vous réalisez auparavant de manière manuelle.
- Speaker #0
Alors, tu parlais de retranscription du bilan. Il y a des modèles personnalisables alors par le kinésithérapeute ? Oui,
- Speaker #1
bien évidemment. Donc, si tu es jeune kiné, diplômé, tu n'as pas d'éléments de référence, Marcus va t'en proposer, bien évidemment. Et il pourra t'en proposer durant toute la collaboration que tu vas avoir avec lui au fur et à mesure de ton expérience et de ton parcours professionnel. Mais tu peux lui... demander d'utiliser tel ou tel modèle. Donc, tu vas aller lui donner, lui dire, j'utilise tel modèle de bilan, je veux que le style que tu utilises dans la rédaction soit comme ça, Lui va, si tu ne le fais pas, au fur et à mesure apprendre à te connaître et détecter justement tous les éléments de langage spécifiques à ta personne. Je ne parle pas des éléments de langage... technique dans le médical, ça il sait déjà faire. Il va s'adapter et il va adapter tout ça en fonction de ce que tu es pour te connaître à terme parfaitement. Mais tu peux bien sûr lui donner des éléments d'entrée de jeu que tu as et que tu souhaites qu'il utilise.
- Speaker #0
Et tu parlais d'envoi des bilans, il y a une messagerie sécurisée ?
- Speaker #1
Oui bien sûr, nous sommes aujourd'hui intégrés au DMP, à la messagerie sécurisée. Ça veut dire que tu peux utiliser cette messagerie pour envoyer des documents sécurisés. à un confrère, par exemple.
- Speaker #0
Alors, on le voit, ça permet justement d'éviter cette prise de notes manuelle qui est parfois un peu rébarbative. Et puis, justement, qu'est-ce que ça peut apporter, le fait de cette retranscription automatique par Marcus ?
- Speaker #1
Je dirais, l'effet direct, je le disais, c'est vraiment le gain de temps. L'effet induit, c'est... du gain de temps de soins, bien évidemment, mais tu peux aller plus loin, c'est-à-dire que tu peux t'en servir comme un vrai copilote clinique. C'est-à-dire que Marcus peut te challenger, peut t'apporter des éléments de réponse également, par rapport à la littérature de manière générale, pour t'aider à t'améliorer en fait. Et le fait que Marcus ait enregistré toutes ces données, ça lui donne des éléments pour justement échanger avec toi de manière pertinente. et t'aider à t'améliorer, à aller plus loin. Je fais le lien avec ce que j'appelle la veille scientifique, toutes les données qui existent, la connaissance parfaite du patient, puisqu'il va connaître le patient. Il est là aussi pour t'aider, te challenger si tu le souhaites. Tu restes toujours bien sûr maître.
- Speaker #0
Il y a un choix sur ce challenge que tu nous expliques ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu veux dire par « a-t-il un choix » ?
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut lui dire non, je ne veux pas que tu m'aides dans ce processus de raisonnement ? En fait,
- Speaker #1
ça me fait penser. En fait, il faut considérer que Marcus est comme une personne, un collaborateur que tu aurais, une sorte de bras droit, secrétaire, un assistant, même kiné, avec qui tu vas échanger et dialoguer. Non, je préfère que tu fasses ça comme ça. Non, là, laisse-moi tranquille. Je suis à rendez-vous, mets-toi de côté. Il peut aussi avoir envie qu'il n'enregistre pas certaines choses pour tout un tas de raisons diverses et variées. Donc en fait, c'est à toi de l'éduquer, on pourrait parler d'éducation également, de le guider, pour qu'à force, bien sûr, il connaisse toutes ses habitudes, tous les termes que tu utilises. C'est à toi de le guider, tu échanges librement avec lui.
- Speaker #0
Donc là, on voit bien, ce n'est plus qu'un outil de retranscription, de prise de notes. On est sur une assistance de raisonnement clinique. Alors, où va un peu être la frontière, la limite, justement, entre une influence, une assistance à ce raisonnement ?
- Speaker #1
Alors, nous, on ne parle pas d'assistance clinique. On parle plutôt de soutien, d'information, comme je disais tout à l'heure, pour aider le praticien à prendre des décisions. On ne va jamais jusqu'à... donner des préconisations précises ou des recommandations tranchées. Donc, ce sont des compléments d'information qui vont aider le praticien à prendre une décision. La frontière peut paraître parfois faible et légère, mais on est dans cette optique-là. En fait, notre positionnement est clairement beaucoup plus sur une assistance du quotidien. donner un terme très générique, administrative, de soutien à la charge administrative, beaucoup plus qu'un outil vraiment médical.
- Speaker #0
Peut-être on peut prendre l'exemple de l'accès direct. Par exemple, on le sait, il y a divers dispositifs. C'est autorisé en MSP au niveau national et en expérimentation au sein des CPTS sur 20 départements. Est-ce que, justement, je pense que cet outil peut être à propos ? Oui,
- Speaker #1
justement, nous sommes en train de travailler sur une expérimentation là-dessus pour aider, mais c'est dans la même philosophie, aider le praticien dans la prise en charge de l'accès direct. Et donc, c'est plutôt un canevas qui permet de guider le praticien sur cette prise en charge en le challengeant, en lui posant des questions. Marcus va recueillir de l'information, l'analyser. Et puis... pour échanger avec le praticien pour que le praticien puisse catégoriser ensuite le patient qui est venu le voir pour voir est-ce que c'est une prise en charge que je peux conserver, est-ce que je dois la renvoyer vers un médecin généraliste, etc. Donc c'est un soutien au processus de prise en charge d'accès direct.
- Speaker #0
En termes de responsabilité, est-ce que clairement les choses sont établies sur parfois peut-être une difficulté ultérieure qui pourrait arriver ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, c'est un vrai sujet. Pour l'instant, on a, en tous les cas, je vais vous donner la position de Marcus et peut-être ma réflexion un peu plus globalement. Donc nous, on a fait le choix volontairement de mettre des barrières à ce que Marcus va. proposé, c'est un peu le propos que j'avais tout à l'heure sur la prise en charge clinique, la recommandation clinique. Donc, on apporte de l'information et le praticien reste à la manœuvre, reste décisionnaire. Et donc, nous, nous limitons forcément de fait notre responsabilité, la responsabilité de Marcus Illa comme un soutien. Il apporte de l'information, mais ça s'arrête là. Ça, c'est important. Néanmoins, bien évidemment, avec l'évolution de la puissance de l'intelligence artificielle, On peut très vite basculer et se dire, est-ce qu'elle ne va pas pouvoir apporter beaucoup plus ? Donc il y a énormément d'expérimentations dans le monde entier qui tentent à démontrer qu'elle est assez souvent pertinente, l'intelligence artificielle. Elle ne remplacera pas le praticien, mais elle peut avoir beaucoup de sens dans certains cas de figure pour venir compléter, aider, sécuriser même parfois la vie. dans des cas très complexes. Il y a des études assez poussées là-dessus. Donc c'est quelque chose que l'on va regarder, que l'on va suivre. Je ne sais pas encore comment on se positionnera. Il y a déjà suffisamment de quoi faire aujourd'hui en termes de soutien, de facilitation du métier du kinéthérapeute sans aller vers le clinique. Il y a déjà des gens qui travaillent, qui font ça, qui commencent à faire ça plutôt bien. Et on verra si on intègre cette partie-là dans un second temps.
- Speaker #0
Alors tu le disais au début de notre échange, mais tu ne viens pas spécifiquement du domaine de la santé. Alors comment vous faites pour créer un outil qui corresponde réellement au secteur de la santé ?
- Speaker #1
Très bonne question. Alors on va dire que ce n'est pas un choix, c'est notre statut avec Pierre, nous venons du monde de la technologie, de l'entrepreneuriat. Par contre, nous sommes conscients que l'on ne crée pas un outil si on ne maîtrise pas le métier. Donc, dès le début, je l'ai dit tout à l'heure avec ce fameux Marc. mon ami Kiné, on a monté un groupe de travail et de co-construction avec un peu plus de 100 kinéthérapeutes. Donc on a fait ça en grand. Ça, c'était il y a à peu près un an. Pendant six mois, on a fait une quarantaine d'ateliers d'échanges, de challenges entre professionnels de santé d'un côté et toute équipe de Marcus pour arriver à développer cet outil. On ne l'a pas sorti du chapeau. Et c'est un travail qui est quasi quotidien, en fait. C'est un peu sans fin. Donc là, aujourd'hui, on travaille sur l'éthique, par exemple. Donc ça, c'est important. Il faut qu'on se donne des grands challenges sur l'avenir. Comment on va se positionner Marcus Santé sur le sujet éthique ? Donc ça, on ne le fait pas seul dans notre coin. On travaille avec des instances comme la FFMKR pour réfléchir à ce genre de sujet. Donc c'est une co-construction permanente avec des professionnels de santé. Certains nous ont rejoints de manière même plus proche en rejoignant l'entreprise pour venir constituer une équipe vraiment complète et pluridisciplinaire.
- Speaker #0
Alors, comment vous accompagnez ? Je m'abonne ce soir à Marcus Santé. J'espère bien. Comment vous accompagnez justement les professionnels lors des premières utilisations ? au décours de l'abonnement.
- Speaker #1
Bien sûr. Alors, on a travaillé pour que Marcus soit très simple à prendre en main. Alors, pourquoi ? Déjà parce que, et ça c'est tout l'avantage des outils d'IA générative, c'est qu'en fait, la philosophie même de cet outil change fondamentalement avec ce qu'on connaissait dans le monde du logiciel puisqu'on échange avec son assistant. Je faisais parallèle tout à l'heure et je donnais l'image avec... un assistant physique que l'on pourrait avoir. Donc, qu'est-ce qu'on fait avec un assistant physique ? On échange, on parle, on fait ça comme ça, on prend tel document, on rédige-le de telle ou telle manière. Donc, en fait, c'est de l'échange. On apprend au fur et à mesure que l'on travaille, contrairement au monde du logiciel où on a un paramétrage à faire, on utilise sa souris, il y a des tableaux, il y a des données. Donc, c'est beaucoup plus simple. Et donc, Marcus suit cette logique. C'est un chatbot, en fait, avec qui vous échangez, qui construit. votre activité. Alors, bien évidemment, il y a une partie où on enregistre les patients, ce qu'il faut bien enregistrer, et une partie où on conserve tous les documents qui sont générés. Mais c'est aussi simple que ça. Donc, ça, ça veut dire qu'on a un parcours de prise en charge, ce qu'on appelle un onboarding, qui est automatique, que vous faites solo, seul dans votre coin. Et normalement, ça se passe bien. Mais bien évidemment, si vous voulez aller plus loin ou plus vite, si toutefois il y a quelque chose que vous ne connaissez pas, peut-être parce que vous n'avez pas encore ces réflexes et cette habitude d'utiliser ce genre d'outils, vous pouvez immédiatement prendre rendez-vous. Donc on a deux personnes chez nous qui s'occupent que de ça. Donc vous avez des créneaux toute la journée. Et en 20 minutes, on vous aura fait une prise en charge, une prise en main plutôt directe et rapide et efficace.
- Speaker #0
Alors, on le voit, les outils d'intelligence artificielle, on le disait tout à l'heure, évoluent très vite. Quelle direction prendra Marcus, prend Marcus dans les années, dans les mois à venir ? Parce que c'est vrai que ça évolue tellement vite. Est-ce que tu peux nous dévoiler certaines choses ?
- Speaker #1
Je ne vais rien dévoiler de très nouveau que tout ce que j'ai dit. En fait, première chose, c'est qu'on... se dirige tout droit vers un outil métier global. Donc là, on est en train d'intégrer la facturation, la télétransmission, tous les outils qui feront que vous pourrez utiliser Marcus et uniquement Marcus et pas utiliser un autre outil parce que ça, c'est quelque chose qui revient très souvent. On nous dit, voilà, un certain nombre d'outils qu'on utilise et on ne peut pas en utiliser un seul, il y en a trop. C'est vraiment quelque chose qui nous est remonté. Donc l'idée, c'est que vous puissiez utiliser. uniquement Marcus pour l'ensemble de votre activité, autant le suivi que la facturation, le suivi du patient, l'envoi des documents, des MPF, etc. Donc ça, c'est la première chose. La deuxième chose, je le disais tout à l'heure, réfléchir à prolonger Marcus sur le côté clinique. Ça, c'est quelque chose que l'on va étudier dans les mois à venir. Que ça soit une véritable force pour vous aider dans votre quotidien, mais dans la prise en charge, l'analyse des cas que vous voyez. Donc ça, c'est quelque chose sur lequel on va travailler. Et plus globalement, je pense qu'on va se diriger vers quelque chose qui est même beaucoup plus global, parce qu'en fait, la position que l'on a avec l'intelligence artificielle dans les métiers de la santé est assez centrale, puisqu'on traite beaucoup de données, des données qui sont sensibles, des données qui sont utilisées par plusieurs types de praticiens, puisque Marcus répond à tous les praticiens de santé. Donc, on est en train de travailler sur une vision beaucoup plus horizontale, où Marcus serait un assistant global central entre l'ensemble des praticiens de santé et même du système de santé. Donc ça, c'est une vision à terme que l'on a, mais sur laquelle on commence déjà à réfléchir.
- Speaker #0
Oui, parce qu'on a parlé essentiellement kinésithérapeute, mais Marcus est destiné aussi à d'autres professionnels, je pense.
- Speaker #1
Tout à fait, très adapté pour d'autres métiers. On travaille avec pas mal d'orthophonistes qui ont... On a la charge des patients, vous avez la notion de bilan, vous avez toujours la notion de suivi dans le temps, donc d'assistance, de conseil, de transcription, de consultation. On a pas mal de médecins généralistes qui ont également ces problématiques de suivi, d'enregistrement. On a vraiment un socle commun que l'on retrouve assez fréquemment dans tous les métiers. Après, vous avez certaines spécificités, on est en train de travailler sur les spécificités d'autres métiers de la santé.
- Speaker #0
Ok, on essaie de... De construire ces parcours coordonnés, plus les professionnels.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
D'accord. Au niveau des... Je me posais la question en t'écoutant aussi. Alors, vous, pour les veilles bibliographiques, vous êtes relié à différents moteurs de recherche, alors ?
- Speaker #1
Oui, alors, en fait, on est relié à tous les moteurs de recherche. Voilà. Et justement, vous, praticien, quand vous utilisez, vous pouvez demander à Marcus d'utiliser telle ou telle source. Donc, il donne toujours, bien sûr, ses sources. les sources sur lesquelles il s'appuie, vous pouvez lui demander, moi je veux que tu fasses des recherches et des vêtements uniquement sur telle ou telle source. Ou au contraire, ouvre le champ des possibles et apporte-moi de l'information et je ferai le tri moi-même. Mais ça aussi, c'est une question d'éducation, entre guillemets, qu'on doit faire auprès de Marcus pour qu'il apprenne à comprendre ce qui vous intéresse, ce qui ne vous intéresse pas, les mots-clés, les supports, etc.
- Speaker #0
Alors maintenant, très concrètement, comment s'abonne-t-on à Marcus ? Comment vous contacter ?
- Speaker #1
Marcus-santé.com Avec un K,
- Speaker #0
on ne l'a pas encore dit.
- Speaker #1
Très juste, avec un K, tout à fait. Vous allez sur la plateforme, vous faites tester Marcus. Vous avez des boutons un petit peu partout sur le site. Bien évidemment, vous pouvez le parcourir pour encore mieux comprendre de quoi il s'agit et ce que l'on propose. Vous testez le produit, vous avez 14 jours gratuits. Donc, vous vous créez un compte. Ça vous prend 1 minute 30, nom, prénom, téléphone pour qu'on puisse vous contacter et e-mail. Vous créez votre compte librement, vous commencez à utiliser Marcus. Donc vous avez 14 jours gratuits et ensuite vous avez 2 abonnements de type selon vos besoins d'utilisation.
- Speaker #0
Alors si on est adhérent à FFM Care, il y a une petite offre supplémentaire, je pense ?
- Speaker #1
Tout à fait, il y a une offre supplémentaire, exactement, puisqu'on offre un mois gratuit supplémentaire pour les membres du syndicat.
- Speaker #0
Est-ce que tu aurais un dernier message aux kinésithérapeutes et plus largement aux professionnels qui s'intéressent justement à Marcus, aux solutions d'intelligence artificielle, peut-être aussi parfois certaines limites à ceux qui utilisent... pour la rédaction de leur bilan sur les IA génératifs, peut-être ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, ça c'est un point qui est important. Je pense que la majorité des praticiens sont sensibles à ça, mais je préfère tout de même alerter. Donc attention, n'utilisez plus les IA génératifs du marché parce qu'elles ne sont pas sécurisées, pas conformes, pas médicales. Même si elles paraissent pertinentes, ce ne sont pas des intelligences artificielles dédiées. à la santé et puis surtout les données ne sont pas hébergées en France et ne sont pas sécurisées. Donc ça c'est important. Tout de même c'est bien d'avoir commencé par ça, mais très vite sortez de ça et choisissez des IA génératives françaises ou européennes qui sont sécurisées avec tous les labels, comme je disais tout à l'heure, HGS, etc. Puis globalement, venez tester. Venez tester librement, que ce soit Marcus Santé ou tous nos confrères, nous avons des formules de test qui permettent de voir ce qu'on peut en faire. Et puis après, chacun fera le choix qu'il souhaite. Est-ce que ça m'aide ? Est-ce que ça fait gagner du temps ou pas ? C'est très facile à utiliser. Ce ne sont pas des choses complexes. Il n'y a pas de mise en place particulière. Vous allez sur Marcus, vous utilisez, vous créez un passant même virtuel et vous regardez un petit peu comment il se comporte et ce qui se passe.
- Speaker #0
Merci beaucoup Frédéric. On ajoutera le lien du site web de Marcus dans les différentes descriptions. et puis peut-être à bientôt Merci beaucoup Merci,
- Speaker #1
au revoir