- Speaker #0
Bienvenue dans Kinecast, le podcast de l'AFFMKR. A travers nos épisodes, nous aborderons les sujets qui font l'actualité de la profession, les défis de demain et les évolutions de l'exercice, aux côtés de celles et ceux qui les construisent. Je suis Céline Doran, kinésithérapeute. Bonne écoute ! La médicale accompagne Prédama sur kinésithérapeute sur 3 en France. Rassurant, non ? Des assurances adaptées aux besoins des masseurs kinésithérapeutes, tant professionnels que privés. La Médicale assure les professionnels de santé. Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinecast. Il y a quelques semaines, la profession se retrouvait à Metz pour le 63e congrès de la FFMKR. Une édition particulière qui célébrait les 80 ans de la kinésithérapie. Avec un thème, somme toute, très fort, une profession à défendre, un avenir à construire. A cette occasion, la FFMKR a dévoilé son manifeste, un document qui n'est pas un simple constat de proposition, mais une véritable proposition de vision de la kinésithérapie et de sa place dans le système de santé. Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir Sébastien Guérard, kinésithérapeute près de Perpignan et président de la FFMKR. Bonjour Sébastien.
- Speaker #1
Bonjour Céline.
- Speaker #0
Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Alors Sébastien... On va peut-être parler un peu sémantique au départ, avant de rentrer dans le contenu de ce manifeste. Je pense que ce terme n'a pas été choisi au hasard, n'est pas anodin. Pourquoi avoir nommé ce terme manifeste ?
- Speaker #1
Je crois que tu l'as dit assez justement. En fait, c'est une vision. On ne voulait pas écrire un livre blanc de plus, où finalement, la profession et les organisations qui la composent se regardent et... donne l'intention de ce qu'elle voudrait être. Nous, on voulait se confronter finalement au regard des autres, au regard de l'ensemble de l'écosystème, les usagers, les institutions, certains représentants d'anciens ministres de la Santé, les autres professions. Et nous, ce qu'on voulait, c'était tracer finalement le chemin de la profession. Bien entendu, on y retrouve les idées et la philosophie de la FMKR, mais pas que. Et ce qui nous intéresse dans ce document, finalement, c'est d'une part d'écrire l'avenir de la profession, mais aussi de confronter, challenger nos idées et de voir comment elles prennent, encore une fois, dans l'ensemble de cet écosystème, voir si elles font sens, voir si ça parle et voir aussi comment la profession est perçue par les autres.
- Speaker #0
Alors, est-ce que c'est aussi anodin ? Est-ce que c'est juste une coïncidence que ce manifeste soit rédigé au moment des 80 ans de la kinésithérapie ?
- Speaker #1
Non, évidemment, ce n'est pas un hasard. On célébrait cette année les 80 ans de la kinésithérapie, les 80 ans de la sécurité sociale. C'était donc l'occasion pour nous de regarder le chemin parcouru avec ces 80 ans d'histoire qui nous lient étroitement d'ailleurs avec la sécurité sociale. Il faut se rappeler que la kinésithérapie est une profession qui est née d'après-guerre. Notre objectif premier, c'était de réparer les blessés de guerre. les nombreux amputés, etc. Et puis la profession s'est construite, a sérieusement augmenté son niveau de compétence, son champ de compétence, qui aujourd'hui est extrêmement large, avec une profession qui en 1946 était un diplôme, c'était un bac plus deux à l'époque. Aujourd'hui, nous sommes universitarisés, la profession est reconnue par un grade master en cinq ans d'études post-bac. Encore une fois, notre champ de compétences s'est très largement élargi. Il y a de nombreuses spécificités. Je pense notamment à la pélvipérinéologie, à la kiné respiratoire, à la pédiatrie, à tout un tas de champs pour lesquels nous n'étions pas fabriqués pour ça au départ en 1946. En même temps, une certaine forme de constat que la profession s'est grandie et étoffée, je dirais, beaucoup plus vite que la réglementation et la législation n'a évolué. Ce qui fait qu'aujourd'hui, on arrive à une certaine forme de point de, je ne dirais pas de rupture, mais en tout cas de décalage entre la façon dont la profession s'est équipée, je dirais, pour répondre aux besoins de soins de la population, et la reconnaissance qui est traduite aujourd'hui à la fois sur le plan législatif réglementaire, mais aussi conventionnel, parce qu'on parle un petit peu de sous dans ce manifeste. Et donc, c'était pour nous l'occasion rêvée, finalement. de choisir la façon dont nous voulions tracer l'avenir de la kinésithérapie pour les 10 ou 20 ans qui viennent.
- Speaker #0
Tu le disais en préambule, mais voilà, il n'y a pas que des kinésithérapeutes qui ont participé à ce manifeste. Voilà, des ministres, des anciens ministres, des représentants des institutions, de l'Ordre, de la Haute Autorité de Santé aussi. Pourquoi il était justement important d'avoir ce panel d'acteurs de la santé dans ce manifeste ?
- Speaker #1
Parce qu'on n'est pas seul finalement dans ce paysage et avoir des bonnes idées construites par les kinésithérapeutes, pour les kinésithérapeutes c'est bien. Mais encore une fois, qu'elles soient portées et qu'elles soient partagées avec l'ensemble des acteurs du système fait beaucoup plus de sens pour nous. C'est la raison pour laquelle on a relevé ce défi aussi, parce que c'est accepter quelque part de se confronter au regard des autres, ce qu'on a fait bien volontiers. Et au même titre que je suis intimement convaincu que l'ambition de ce manifeste, c'est bien entendu de ne pas rester sur une étagère, c'est de le faire vivre. Et notre travail aujourd'hui, ça va justement être d'aller le porter auprès des institutions, auprès des pouvoirs publics dans le cadre des prochaines négociations conventionnelles. Mais aussi en même temps que la profession finalement s'en cesse. Et nous, on a à cœur finalement que nos adhérents nous fassent des remontées sur ce qu'ils ont lu, sur ce qui a pu peut-être les choquer, sur ce qui a pu les irriter, sur ce qui leur a plu. L'idée encore une fois étant de construire ensemble l'avenir de la kinésithérapie.
- Speaker #0
Tu le disais et tu l'as écrit dans ce manifeste au début. Voilà, il y a ce décalage entre tout ce qu'on peut apporter au quotidien aux Françaises et aux Français et aussi de par la reconnaissance dans le système de santé de notre place. Quels sont les freins justement à ce décalage ?
- Speaker #1
Les freins aujourd'hui, je crois que ce ne sont plus les compétences, les freins, ce n'est plus notre niveau de diplôme, encore une fois, qui est universitaire et d'un des plus hauts niveaux en Europe. Je pense que les principaux freins, ils sont aujourd'hui culturels. On a un système de santé qui est construit de façon très verticale, très pyramidale, très silotée et basé sur ce qu'on appelle le monopole médical. Toutes les professions de santé sont finalement... décrites et définies sur le plan législatif et réglementaire par dérogation à ce monopole médical, à tel point qu'aujourd'hui, il devient difficile finalement de faire bouger les lignes et de restructurer notre système. Pour preuve, aujourd'hui, tout est construit autour du périmètre des métiers, des différentes professions de santé, et on n'a pas réussi à passer ce cap et à craquer, et c'est ce qui explique en partie, je pense, les difficultés. clé dans lequel nous sommes dans notre système de santé actuellement, qui consiste à remettre le patient au cœur du débat et à construire finalement ses parcours de soins et de prise en charge. Parce que la seule chose que le patient connaît, lui, finalement, c'est son parcours de soins qui, aujourd'hui, n'est pas forcément très clair et très lisible.
- Speaker #0
Alors, passons au contenu du manifeste. Il est structuré autour de trois grandes parties. Le parcours de rééducation, l'exercice libéral, la sécurité sociale. Pourquoi avoir choisi justement ces trois grands axes ?
- Speaker #1
C'est assez simple. Le patient, premier axe, et son parcours de rééducation et globalement son parcours de soins. Deuxième axe, l'exercice, le professionnel, le kinésithérapeute. Troisième axe, le système, parce que finalement, si l'un de ces trois piliers est en dissonance avec les deux autres, ça ne fonctionne pas. Donc de toute évidence, pour nous, c'était assez logique finalement de construire ce manifeste autour de ces trois grands piliers, le patient, le kinésithérapeute, le système.
- Speaker #0
Alors on va reprendre cette première partie, les 8 grandes orientations pour un parcours de rééducation à tous les âges de la vie. Quelle est justement votre ambition pour ce parcours de rééducation ?
- Speaker #1
L'ambition c'est un parcours plus fluide, un accès plus rapide pour le patient, pour des prises en charge les plus précoces possibles dans le parcours de soins. Et notamment, évidemment, on assure la promotion de l'accès direct dans ce cadre. où d'ailleurs les premiers chiffres sont plutôt satisfaisants, puisque depuis la mise en œuvre de l'accès direct, notamment dans le cadre des MSP, on se rend compte que ces patients qui sont pris en charge, finalement, ont des parcours de rééducation beaucoup plus courts. Le nombre de séances dispensées à ces patients est extrêmement contraint, rentre en règle générale dans la limite de ces 8 séances, ce qui veut donc bien dire que lorsqu'on intervient très précocement, on évite à la fois des soins de kinésithérapie qui auraient été largement supérieurs si le patient avait été pris en charge plus tard, parce que... La maladie aurait peut-être commencé à se chroniciser. On estime que potentiellement, on évite probablement des imageries, des actes médicaux évitables et probablement des prises en charge médicamenteuses. Donc des interventions plus précoces, éviter la perte de chance et puis surtout remettre le tout au cœur de la prévention. Parce que le véritable challenge, au-delà de la kinésithérapie d'ailleurs, pour les années qui viennent, ça va être de transformer et de passer d'un système de soins finalement curatifs à un système de soins préventifs. Et nous avons l'intime conviction en ce sens que le meilleur soin est probablement celui qu'on n'a pas à dispenser.
- Speaker #0
Et pour cette deuxième partie, vous avez discuté des principaux défis auxquels est confronté l'exercice libéral aujourd'hui. Justement, quels sont ces défis que vous souhaitez relever ?
- Speaker #1
Le premier pour la profession, c'est assez clairement l'attractivité économique. On a un véritable sujet, on sait que le pouvoir d'achat des kinésithérapeutes s'est décradé de près de 20% au cours des 15 dernières années. La priorité numéro une pour nous, c'est redonner du sens en termes d'attractivité financière pour le métier. On a un sujet de simplification administrative aussi qui n'est pas neutre. Et là, pour le coup, on compte beaucoup sur les transformations numériques, mais qui avancent quand même finalement pas si rapidement que ça. Alors l'intelligence artificielle va peut-être nous aider à passer ce cap. Et puis enfin, celui des coopérations, je dirais, et de la reconnaissance des compétences pleines et entières du kinésithérapeute.
- Speaker #0
Et dans la troisième partie, vous parlez des huit enjeux pour la sécurité sociale. Pourquoi il était important, dans un manifeste consacré justement à la kinésithérapie, de parler aussi de l'avenir de notre système de protection sociale ?
- Speaker #1
Parce que la question, ce n'est pas uniquement de savoir comment on peut financer le soin, c'est comment notre modèle de sécurité sociale tient debout. Et ça dépasse finalement les frontières des discussions d'assurance maladie. On va parler notamment... de l'assurance vieillesse, on va parler du système de retraite qui aujourd'hui n'est pas à l'équilibre, clairement, parce qu'il y a un constat qui est une réalité, c'est celui de la démographie française, avec une population qui vieillit, une natalité qui s'effondre, et donc finalement, la santé, les retraites, le handicap, l'autonomie, c'est le sujet de chacun, et tout ça est un équilibre global. Je parlais de faire tomber les silos, ça en fait aussi partie.
- Speaker #0
Alors à plusieurs reprises, on retrouve dans ce manifeste une même idée, que les kinés ne doivent être plus vus simplement comme des rééducateurs, mais comme des véritables acteurs de parcours de santé. Concrètement, qu'est-ce que ça peut changer dans notre manière d'exercer ?
- Speaker #1
C'est ça, il faut passer d'une logique où finalement on était et on était. des simples exécutants d'actes de rééducation, à une profession aujourd'hui qui doit prendre toute sa place dans le système de santé, se tourner et devenir de véritables acteurs du dépistage, de la prévention, on l'a déjà dit, de l'orientation aussi. Je pense qu'on a un rôle essentiel à jouer en la matière. Et puis évidemment, un rôle dans la coordination et l'éducation thérapeutique.
- Speaker #0
Et justement, qu'est-ce que cette nouvelle place, cette place qui évolue du kinésithérapeute ? va changer concrètement pour le patient ?
- Speaker #1
On l'espère, moins d'attentes pour le patient, désengorger. La difficulté aujourd'hui pour le patient, pour rentrer dans le système de santé, dans son parcours de soins, il n'a que deux alternatives. C'est le médecin traitant ou les urgences hospitalières. Une fois que ces deux portes d'entrée sont complètement embouteillées, ce qui est le cas, le patient attend, perd du temps, et retard diagnostique, et retard de prise en charge et chronicisation. Donc nous, on espère qu'en s'appuyant plus fortement sur les kinésithérapeutes, notamment avec l'accès direct, ce sera moins d'attente pour le patient. Un accès plus facile au bon professionnel, au bon moment. Donc éviter des complications, éviter des chronicisations. Et on l'espère aussi, un patient qui reste autonome le plus longtemps possible. Je pense notamment aux patients vieillissants. et puis un bénéfice dans l'accompagnement global.
- Speaker #0
Alors vous parlez dans ce manifeste beaucoup d'innovation et pas que technologique, souvent on a peut-être un peu ce biais. Il y a aussi que ce soit l'innovation dans les parcours de soins, la coordination, la prévention, la recherche aussi. D'après toi, quelle serait la transformation la plus marquante pour la profession dans les dix prochaines années, disons ?
- Speaker #1
Je ne vais même pas parler de transformation, je vais parler de révolution. On doit opérer notre révolution et qui doit être, à mon avis, très clairement organisationnelle. Et cette révolution, elle dépasse le champ de la kinésithérapie, encore une fois. Je pense qu'il faut vraiment s'ouvrir également aux autres. Il faut vraiment qu'on passe d'une médecine curative à une médecine prédictive et préventive. C'est absolument essentiel et ça doit également impliquer très fortement les kinésithérapeutes. Et puis, tu évoquais évidemment les sujets numériques qui sont importants, mais qui pour moi doivent être un outil. Et l'intelligence artificielle, notamment, doit être un accélérateur de ce bouleversement. Donc à la fois une révolution, comme je le disais, sur le plan médical, du curatif au préventif, mais en même temps une révolution culturelle, parce que je pense qu'on ne s'en sortira pas si on reste sur un système aussi vertical et aussi siloté.
- Speaker #0
Alors écrire. Ce manifeste est une chose, le faire vivre en est somme toute une autre. Comment la FFMKR veut-elle faire vivre ce manifeste pour que ça se concrétise et que ce ne soit plus que des mots ?
- Speaker #1
Alors déjà on en parle, on en parle très largement, on l'a déjà très largement diffusé, on l'attire à plus de 5000 exemplaires, déjà très largement diffusé dans les rangs de l'Assemblée nationale, du Sénat. Au ministère de la Santé, je pense que tous les salariés du ministère de la Santé l'ont reçu. Pareil à l'assurance maladie. Et puis, évidemment, il ne se passe plus un rendez-vous auquel nous ne nous présentons pas sans remettre ce joli document et en en parlant. Pour nous, c'est clairement une feuille de route. Il faut être clair avec ça. Et je pense que chacun de nos interlocuteurs aujourd'hui commence à le percevoir. Et puis la fenêtre de tir était probablement idéale puisque tout le monde va bientôt partir en vacances et pourra prendre le temps d'amener ce beau document sur la plage et de le lire attentivement.
- Speaker #0
Alors si un décideur justement politique, tu en parlais, ne devait retenir une ou deux choses de ce manifeste, quel serait celui-ci ?
- Speaker #1
Probablement d'investir davantage dans la prévention et dans les professionnels qui l'apportent. Ça coûtera toujours moins cher finalement que de réparer les conséquences de son absence. Je pense qu'on ne sauvera pas notre système de santé uniquement en soignant plus. On le sauvera probablement en organisant la prévention des grandes maladies.
- Speaker #0
Et pour les cliniques qui nous écoutent aujourd'hui, qu'est-ce que tu aimerais leur transmettre à travers ces pages de ce manifeste ?
- Speaker #1
Alors je sais qu'on est dans une phase un petit peu difficile et probablement que le versant économique est une des raisons, mais le contexte Géopolitique, politique, économique, globale, les tout autant, le message que j'aurais tendance à porter, c'est plutôt un message d'optimisme. Je pense qu'il faut être fier de ce qu'est la kinésithérapie, il faut être fier de ce qu'elle est devenue, il faut regarder le chemin parcouru et se dire qu'on a encore probablement de très belles années devant nous. Et je pense qu'il faut que chaque kinésithérapeute s'en fasse le relais. On voit de plus en plus de collègues qui malheureusement sont un peu découragés et qui incitent les jeunes générations à faire autre chose. Moi je dis mais surtout pas, on a un avenir qui est beau devant nous. Il va falloir effectivement traverser ce cap un petit peu difficile. Mais je suis intimement convaincu qu'on est une des professions socle de la prévention et qu'on est encore aujourd'hui très largement sous-utilisé. Je suis intimement convaincu que... Les 10 ans qui viennent sont les années de la kinésithérapie.
- Speaker #0
Et pour ceux qui souhaitent justement découvrir ce manifeste, tu disais que ça a été passé en imprimerie à 5000 exemplaires, mais ce qui est un format PDF. Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Il est en accès libre sur notre site internet www.ffmkr.org. Vous pouvez le lire, il y a un calaméo, vous pouvez le télécharger. Et il est à disposition de chacun de nos adhérents. Les adhérents à l'FMKR manquent à mettre un petit mail dans la boîte contact et on leur envoie le manifeste sans aucun problème.
- Speaker #0
On ajoutera le lien aussi dans la description. Bien, merci beaucoup Sébastien.
- Speaker #1
Merci Céline.
- Speaker #0
Et puis on se retrouvera très bientôt.
- Speaker #1
A très bientôt. Au revoir.
- Speaker #0
C'était Sébastien Guérard, au micro de Céline Derame, sur le Kinecas de la FFMKR. Merci pour votre écoute. Vos commentaires nous aident à faire vivre les débats et à choisir les prochains sujets, alors n'hésitez pas à partager votre avis. Et si vous voulez agir avec nous pour faire avancer la profession, rejoignez la FFMKR.