- Speaker #0
Bienvenue dans Kinecast, le podcast de l'AFFMKR. A travers nos épisodes, nous aborderons les sujets qui font l'actualité de la profession, les défis de demain et les évolutions de l'exercice, aux côtés de celles et ceux qui les construisent. Je suis Céline Doran, kinésithérapeute. Bonne écoute ! La médicale accompagne Prédama sur kinésithérapeute sur 3 en France. Rassurant, non ? Des assurances adaptées aux besoins des masseurs kinésithérapeutes, tant professionnels que privés. La Médicale assure les professionnels de santé. Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinecast. Le 1er septembre marque une échéance importante pour la profession. De nouvelles revalorisations sont entrées en vigueur et un nouvel acte apparaît. Le bilan de repérage de la fragilité chez les patients de 70 ans et plus, correspondant au step 1 du programme ICO. Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir Damien Olivon, kinésithérapeute à Toulouse et délégué à l'autonomie et au bienveillir à la FFMKR. Bonjour Damien.
- Speaker #1
Bonjour Céline.
- Speaker #0
Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Très bien, merci beaucoup pour cette invitation.
- Speaker #0
Je te remercie d'avoir accepté d'y participer. Alors, je te propose, durant cet épisode, de faire le point justement sur ce qui a changé concrètement au 1er septembre dans nos cabinets. Et puis voilà, de découvrir un petit peu comment ce nouvel acte de repérage fonctionne. Alors Damien, tout d'abord, à propos de ces revalorisations, quels actes ont été concernés au 1er septembre ?
- Speaker #1
Alors effectivement, tout d'abord, pour rappel, il y a eu des actes qui ont été revalorisés. Officiellement, au 1er juillet, on a obtenu une anticipation des valorisations fin mai pour les sécuriser. Donc là, on en arrive à cette deuxième vague de l'année 2026. Avec une revalorisation des actes de neurologie. Je ne suis pas un spécialiste de la neurologie, donc je vais quand même m'appuyer sur mes notes. Je suis plus spécialisé en gériatrie. Mais en fait, c'était les anciens actes côté MK10 qui passent en MK11 et MK11 qui passent en MK12. Et dans la nouvelle nomenclature, ce sont les NMI. Donc ça correspond à l'article 4 de la NGAP sur la rééducation des conséquences d'infections neurologiques et musculaires, donc les atteintes périphériques radiculaires ou troculaires, qui étaient les NMI 10,01, la rééducation de la paraplégie et tétraplégie, qui étaient les NMI 11,01, la localisation des déficiences à deux membres ou à un membre et une face, qui étaient les NMI 10, la rééducation pour la myopathie, qui correspond, comme tout le monde le sait, aux NMI 10,99, Et enfin, l'encéphalopathie infantile qui correspond, Céline, au NMI 11. Donc voilà, les 10 passent en 11, les 11 passent en 12. Et puis, on a la création de l'acte sur le bilan de la fragilité.
- Speaker #0
Alors, pourquoi avoir choisi de revaloriser particulièrement ces prises en soins, justement ?
- Speaker #1
Ça c'est un choix de longue date de la FFMKR de valoriser les actes dits complexes puisque ça demande évidemment un travail particulièrement assidu, un investissement du professionnel et aussi que ça correspond à des besoins de santé publique et que c'est important d'inciter la profession à se mobiliser. Je dirais là où on a le plus besoin des kinesthérapeutes de répondre à la demande en soins et on avait été saisi des associations de patients et en particulier de l'AFM Téléthon pour pouvoir augmenter l'offre de soins sur ces actes particulièrement complexes. C'est pour ça qu'il y a eu cette volonté de les revaloriser.
- Speaker #0
Alors ces mesures, elles trouvent leur origine dans l'avenant 7 qui a été signé en 2023. Plusieurs revalorisations, tu l'as dit tout à l'heure, ont déjà été appliquées depuis sa signature, parfois avec du retard, notamment celle prévue en 2025 et décalée au 1er janvier 2026. Donc on constate vraiment un étalement de ces mesures depuis 2023. Pourquoi justement ces revalorisations conventionnelles arrivent-elles autant ? de façon tellement étalée dans nos cabinets ?
- Speaker #1
Oui, alors c'est vrai que c'est une vraie question, personne n'en est satisfait. Déjà, on connaît les contraintes économiques, les contraintes financières de notre pays, de longue date, mais qui se sont accentuées depuis ces dernières années. Il faut bien comprendre que ces revalorisations au niveau de l'avenance être représentent 630 millions. 630 millions d'euros. L'ensemble des dépenses de la kinesthérapie représentent, pour la science maladie, 7 milliards d'euros. Donc ce sont des enveloppes qui sont très importantes, parce que nous sommes quasiment 100 000 kinés, donc nous représentons une grosse enveloppe financière, ce qui n'est pas forcément le cas pour d'autres professions qui sont beaucoup moins nombreuses. Nous, nous représentons une enveloppe importante. Et donc la science maladie est soumise à l'endamme, l'objet. l'objectif national des dépenses d'assurance maladie. Et l'assurance maladie se doit de respecter cet ondame qui est validé chaque année par les parlementaires. Et c'est pour ça que pour l'ensemble des professions qui sont un peu nombreuses, où il y a des enveloppes financières, en fait ce qui est important c'est de comprendre qu'on résonne par enveloppe financière, où il y a des enveloppes financières, ça va être important pour l'assurance maladie de l'étaler un peu dans le temps pour pouvoir respecter. son objectif annuel des dépenses. Cependant, nous avions négocié avec l'AMNAN7 un étalement sur deux ans et on aurait dû, pour rappel, avoir l'intégralité de nos revalorisations en 2025. Cependant, lorsque la FFMKR, en responsabilité, a signé l'AMNAN7, pour rappel, les deux autres syndicats reconnus représentatifs de la profession, Alizé et le SNMKR, se sont opposés à cet avenant. Ils se seraient abstenus, l'avenant se serait appliqué. Mais ils ont fait le choix de s'opposer. En s'y opposant, ces deux syndicats ont bloqué l'application de l'avenant. C'est comme si on n'avait rien négocié du tout. Alors qu'il avait fallu un an de négociation pour y arriver, puisque c'était une grosse enveloppe et c'était des grosses négociations. Donc en fait, on n'avait aucune revalo. La chance qu'on a eue, c'est qu'il y a eu des négociations flash. pour l'ensemble des professionnels d'une revalorisation de 3% pour combattre l'inflation à l'époque. Et on a voulu profiter de cette fenêtre d'opportunité à la FFMKR pour remettre sur la table l'ensemble de l'armement 7. C'est la FFMKR qui l'a porté. Et on a obtenu que, oui, ça soit accepté. Cependant, la guerre en Ukraine avait créé cette crise économique. Les finances commençaient dans le rouge, c'est quelque chose qu'on avait vu venir. Et là, on était en plein dans le dur. Donc, avec la Science Maladie, on a réussi à ne pas obtenir une diminution de cette enveloppe, mais par contre, la Science Maladie, et en négociation avec Bercy, on a échangé avec Bercy pour obtenir ces enveloppes, et aussi au niveau du ministère, pour valider cette enveloppe, c'était un travail de longue haleine. Sauf que ça a dû s'accompagner d'un étalement encore plus important sur 4 ans. Donc on voit bien que ce sont des négociations, c'est de la politique. On avait une fenêtre d'opportunité que la profession a ratée avant qu'il y ait cette crise économique. Et aujourd'hui, on en tire les conséquences. Après, au sein de ces négociations, on s'est quand même battu pour qu'il y ait une grosse revalorisation qui ait lieu en début. Et donc en fait, la première année, il y a eu 50% de cette enveloppe qui a été actée. La deuxième année, 30%. Et là, on arrive sur les 20 derniers pourcents d'ici 2027 de cette revalorisation.
- Speaker #0
Alors l'autre nouveauté du 1er septembre, c'est le bilan de repérage de la fragilité. Alors de quoi on parle exactement avec ce nouvel acte ?
- Speaker #1
Alors, ce nouvel acte, on s'est battu longtemps pour l'avoir et j'étais particulièrement investi sur le sujet puisque je suis investi sur le champ du grand âge, de l'autonomie et de cette prévention chez les seniors. Alors, ça correspond ni plus ni moins au programme I-COP, le programme de l'Organisation Mondiale de la Santé qui se déploie en France, piloté par l'Institut Hospitalo-Universitaire, l'IHU, ILS-AGE. de Toulouse, basée à Toulouse, et qui est l'établissement de référence de l'Organisation Mondiale de la Santé en France. Ce programme I-COP, qui en français c'est Soins Intégrés pour les Persons Âgées, est un programme de prévention du risque de perte d'autonomie. C'est-à-dire prendre l'habitude de faire un repérage régulier auprès des seniors pour, dès qu'il y a... une altération des capacités, avoir une alerte et pouvoir établir un bilan approfondi. qui permettra de proposer à la personne un plan de soins personnalisés. Ça c'est le programme iCoop qui est déployé depuis 2019 en France, qu'on peut appliquer grâce à l'application iCoop Monitor, et j'encourage l'ensemble des kinésithérapeutes de télécharger l'application iCoop Monitor. Et puis il existe des formations en ligne, iCoop-formation.com, des formations en ligne gratuites disponibles. La première étape, l'étape 1, est une étape de repérage. Quand on est clinique thérapeute, il n'est pas indispensable de faire la formation, mais je pense que c'est bien d'en faire, ça dure une demi-heure. L'étape 2 est une formation plus approfondie, qui dure 8 heures, que vous pouvez faire en e-learning, et puis ensuite, vous pouvez avoir sur vos territoires des organismes qui le proposent, en particulier des CPTS qui proposent ces formations, toujours en lien avec l'IHU et l'ICH. Nous nous sommes battus pour avoir un acte conventionné parce qu'aujourd'hui c'est financé par certaines ARS ou dans le cas de certains projets de santé, de certaines maisons de santé pluriprofessionnelles ou de certaines communautés pluriprofessionnelles territoriales de santé, ce qu'on appelle les CPTS. Nous, nous avons voulu que ça rentre dans le champ conventionnel. Alors, là nous sommes avant-gardistes, nous sommes la première profession qui avance cet acte conventionné, les autres professions ne le sont pas. Alors je rappelle que les kinesthérapeutes C'est la deuxième profession engagée en termes de nombre dans le programme I-COP derrière les infirmiers. Pour l'instant, les infirmiers n'ont pas encore cet acte, ils espèrent avoir cet acte, mais nous on a ouvert la voie. Cependant, pour avoir cet acte-là, il fallait se baser sur des recommandations de la chaise. Aujourd'hui, il n'existe pas encore de recommandations de la haute autorité de santé sur le programme I-COP. Et donc, on s'est appuyé sur ce qui existait, qui est la fragilité. Et c'est pas tout à fait pareil, parce qu'à Ecop, l'idée c'est d'agir en un mot la fragilité pour éviter que les personnes deviennent fragiles, pour éviter qu'elles deviennent ensuite dépendantes. Donc c'est pour ça qu'il y a dû y avoir des négociations. Le programme Ecop, normalement, ça perd de 60 ans. La fragilité, c'est 70 ans. Et c'est pour ça que ce bilan de repérage s'appelle repérage de la fragilité, parce qu'il faut savoir que sur un plan réglementaire, pour avoir un nouvel acte conventionnel, il faut avoir des recommandations de l'HAS. On n'a pas voulu attendre 5 ans qu'il y ait de nouvelles recommandations. Donc pour l'instant cet acte il est ainsi. Donc ça s'appelle fragilité et c'est à partir de 70 ans puisque c'était la recommandation qui existait de la CHS. Donc ce qu'il faut comprendre c'est que c'est le programme ECOPE mais à partir de 70 ans. Et donc le bilan de repérage de la fragilité de la personne âgée de 70 ans ou plus qui est l'intitulé exact de cet acte à la NGAP, à la Nomenclature Générale des Actes Professionnels, c'est ni plus ni moins que l'étape 1. du programme I-COP. Pour aller un peu plus loin, je vais quand même permettre à Céline de le lire exactement pour qu'on sache de quoi on parle. Il a été quand même détaillé dans la NGAP. Ce bilan, conforme au programme I-COP de l'Organisation Mondiale de la Santé, peut être réalisé à l'initiative du master kinesithérapeute à l'occasion d'une prise en charge d'un de ses patients. Un compte-rendu de l'acte de repérage doit être obligatoirement adressé au médecin traitant ou, le cas échéant, au médecin prescripteur. Le master kinesthérapeute doit être en capacité de réaliser le dépistage conformément au programme I-COP de l'Organisation Mondiale de la Santé.
- Speaker #0
Donc c'est obligatoirement des patients qu'on suit en soins ?
- Speaker #1
Alors effectivement, c'est forcément à des patients. Alors on sait pourtant l'importance des aidants. Alors on peut le faire, mais ça ne sera pas pris en charge par l'assurance maladie. Il faut bien différencier ce qu'on a le droit de pratiquer et ce qu'on a le droit de facturer à l'assurance maladie. On sait l'importance des aidants, mais moi j'encourage d'utiliser l'application Ecomonitor pour aller effectuer l'étape 1, puis l'étape 2 et l'étape 3 du programme ECOPE auprès des aidants. Mais aujourd'hui, ce n'est pas financé, sauf dans certains dispositifs locaux, comme je l'avais dit tout à l'heure, de CPTS ou de MSP. Par contre, on peut facturer à l'assurance maladie, via un acte conventionné, l'étape 1 d'ECOPE lorsqu'on le fait à un de ses patients. Alors, quelle est la définition de temps de ces patients ? C'est qu'on a une prescription pour le patient, non pas comme des fois je l'entends dire, une prescription de repérage à écope, parce que ça, ça n'a pas de sens, puisque c'est la prévention, mais dès qu'on a un patient qui vient avec une prescription d'une entourage de cheville, d'un labago, d'un vertige, de ce que l'on veut, que la personne a 70 ans, on peut, et on se doit je pense, d'effectuer ce bilan, et on peut le facturer. à l'assurance maladie.
- Speaker #0
Et moi qui, dans le Nord, fais partie d'un des départements qui fait partie de l'expérimentation de l'accès direct en CPTS, est-ce que parmi mes patients que je reçois en accès direct, je peux aussi pratiquer cet acte ?
- Speaker #1
Oui, ça ne change rien. Dans l'accès direct, on peut facturer, lorsqu'on a le droit de faire l'accès direct, qu'on respecte les conditions de l'accès direct, on peut facturer l'ensemble des actes conventionnés. Donc cela ne change rien. Par contre, il faut toujours que ce soit un de nos patients. Ce sont les mêmes conditions, ça fait partie des actes inscrits à la NGAP, que l'ensemble des autres actes que tu peux facturer en accès direct.
- Speaker #0
Pourquoi la FFMK a apporté justement la création de cet acte spécifique ? Pour répondre à quel enjeu ?
- Speaker #1
Un enjeu de santé publique. On connaît le vieillissement de la population, ce mur de la dépendance qui est en train d'arriver. C'est prévu par les démographes depuis longtemps, à partir de 2025. Ce sont les baby-boomers qui sont devenus les baby-boomers et qui devaient les dépendants-boomers. On sait que cette génération commence... Alors, on connaît, on sait qu'il y a une explosion de la dépendance à partir des 80 ans, statistiquement. Ce n'est pas une règle, ce n'est pas une règle absolue, mais on sait que statistiquement, il y a un avant et un après, grosso modo, les 80 ans. Et donc, par définition, ceux qui sont nés après-guerre sont en train d'atteindre les 80 ans. et on sait que... La dépendance va, quand ils auront un peu plus de 80 ans, 80-85 ans, en 2030-2035. Le dur sera entre 2030 et 2035 et ça correspond en même temps au creux de la vague de la profession de médecin. Donc on a un véritable problème et l'idée c'est de faire de la prévention pour permettre aux seniors de rester autonomes. Donc tout le monde sera content, évidemment moins de besoin de soins, de la prévention primaire. et les personnes qui peuvent être autonomes, rester par exemple chez elles à domicile. Nous, à la Femcare, on s'est battus pour valoriser le rôle des kinesthérapeutes, le faire connaître, le rôle des kinesthérapeutes, qui n'était pas gagné d'avance. Et grâce à la mobilisation de la profession, on avait fait il y a cinq ans un défi, un défi coup de poing à Ecop, qui a beaucoup marqué le ministère sur l'implication des kinesthérapeutes. sur ce programme ECOP qui venait de se déployer. On est identifié maintenant comme des acteurs indispensables dans la prise en charge des seniors, mais il y a encore une marge de progression dans le versant de la prévention, de la prévention primaire. Nous, on a la chance d'être des acteurs de santé qui accompagnent durablement les patients. On les connaît à tous les âges de la vie. et comme on les voit régulièrement parce que dans la vie, on a des pathologies qui peuvent survenir de temps en temps, on peut en profiter pour faire cet acte de repérage. Comme le dit souvent le professeur Vélas de l'IHU, on peut comparer cet acte de repérage à l'appris de la tension artérielle par les médecins. Les médecins ont eu un avant et un après, ils sont devenus très efficaces sur la prévention des maladies cardiovasculaires. en Profitant d'une visite médicale de routine, ou pour nos ans X ou Y, vous allez chez votre médecin pour une angine, et bien très souvent le médecin se dit tiens pour une fois que je le vois, j'en profite pour lui prendre l'attention. C'est pas qu'il suspecte qu'il y a un rapport entre votre tension et votre angine, c'est qu'il en profite pour faire un acte de prévention primaire, vérifier que vous n'avez pas une hypertension qui peut être un signe de maladie cardiovasculaire. Et bien nous c'est exactement la même chose. C'est, on a un senior qui vient pour une entente de cheville, j'en profite. pour lui faire un repérage à EICOP. Et donc l'idée, ce n'est pas de faire que des repérages à EICOP à des gens qui sont déjà tombés, qui ont peur de tomber, où on voit une altération de l'état général, mais même des personnes qui ont l'air d'aller bien, qui viennent des fois pour des petites choses, eh bien, on en profite pour faire de la prévention. C'est ça la prévention primaire. C'est s'adresser à des personnes qui ont l'air d'aller bien. Et justement, il va falloir faire ce repérage, aller plus loin dans les questions, repérer s'il n'est pas en train d'altérer ses réserves. Parce que c'est quoi la fragilité ? C'est la perte de ses réserves fonctionnelles. Et quand on perd ses réserves fonctionnelles, on ne peut plus réagir à un stress extérieur ou à une modification de son environnement. Mais ça, on ne le sait que quand on est en position de stress, qu'on est face à une difficulté. Moi, il n'y a pas longtemps, on m'a fait pédaler sur un vélo pour un test à l'effort cardiaque pour vérifier que je n'avais pas de pathologie cardiaque. Pourquoi on m'a fait pédaler ? Parce qu'au repos, on ne verrait rien. Et bien là, c'est la même chose. Donc le programme EICOP et l'étape 1 qui est un acte de repérage, c'est ça. C'est aller plus loin dans le questionnement pour essayer de repérer si la personne est encore l'ensemble. ensemble de ces réserves, des réserves de ces capacités fonctionnelles qui sont nécessaires au maintien de son autonomie.
- Speaker #0
Alors, je vous disais, on va peut-être prendre un exemple justement pour être un peu plus concret pour les kinés. Voilà, je prends en charge une patiente qui a par exemple 76 ans suite à une chirurgie, une prothèse totale de genoux. À quel moment je peux... On peut lui proposer ce repérage, est-ce que je peux l'associer avec une séance que je réalise pour sa prothèse ?
- Speaker #1
Bien sûr, parce que c'est un bilan. Donc le bilan, on peut tout à fait l'associer aux séances, c'est comme les autres bilans que tu fais habituellement, que l'on fait tous habituellement. On voit que cet acte, on peut le facturer à partir de 70 ans. Donc déjà, quelqu'un qui a 70 ans, je pense qu'il faut le faire, même si on peut le faire dès 60 ans, mais à 70 ans, on peut le facturer à l'assurance maladie. Et en fait, ça doit devenir une routine. C'est-à-dire, dès que j'ai un senior, quelle que soit la raison pour laquelle il vienne, évidemment, je vais effectuer mes tests et mon bilan pour établir mon diagnostic kinesthérapique en fonction du motif de consultation du senior. Mais en tant que professionnel de santé, c'est certainement utile qu'on s'investisse dans la prévention primaire et qu'on en profite pour faire un acte de prévention, qui en plus maintenant est pris en charge par l'assurance maladie. et en profiter pour lui proposer ce bilan de repérage iCOP.
- Speaker #0
Combien est estimée la durée de ce bilan ?
- Speaker #1
Pour l'étape 1, c'est assez rapide, ça prend entre 10 minutes et un quart d'heure. En fait, le plus long, c'est créer le profit du patient sur l'application, je rappelle iCOP Monitor. Je rappelle que l'application... Il a été créé en France, hébergé en France, respecte les normes des données de santé. Ça permet de rassurer le patient, il n'y a pas d'exploitation commerciale, etc. Et donc en fait, on peut le faire dès la première séance, ou des fois, moi en pratique, ce que je fais, c'est que le patient vient pour son motif de consultation et je lui dis la prochaine fois, je pense que ça serait utile. Et nous, on a la chance de les voir régulièrement, parce que des fois, on est un peu limité en temps de séance. Et lui, il vient pour son problème et il dit, la deuxième fois, je vous propose de faire ça. Ça lui permet de réfléchir un petit peu et là, moi, j'ai quasiment jamais de réponse négative. Et donc, en fait, à la deuxième séance, on commence par ça. Quand il faut créer le profil administratif, il faut compter un petit quart d'heure. Dès qu'on a l'habitude, ça peut être 10 minutes. Le questionnaire en lui-même, c'est 7 ou 8 minutes maximum. Donc, c'est assez rapide. Le plus long, c'est mettre le nom, le prénom, l'adresse mail, etc. ou le numéro de téléphone. Il faut que la personne soit joignable, soit l'adresse mail, soit le numéro de téléphone, ou les deux. Mais après, on va revoir les personnes régulièrement, ou peut-être qu'eux-mêmes ont bénéficié d'un repérage fait par quelqu'un d'autre, et donc le profil existe déjà sur l'application. Donc là, on n'a pas besoin de le remettre. Donc là, ça prend moins de 10 minutes.
- Speaker #0
Et justement, à quelle fréquence on peut réaliser ce bilan ?
- Speaker #1
Alors, entre 60 et 70 ans, c'est conseillé une fois par an. Mais là, on n'a pas le droit de facturer à la science maladie. À partir de 70 ans, où c'est un acte conventionnel facturable à la science maladie, il est vivement conseillé de l'effectuer une fois tous les 6 mois.
- Speaker #0
Et alors, combien est facturé ce nouvel acte ?
- Speaker #1
Alors, cet acte est facturable avec une cotation AMK 10, ce qui signifie 22,10 euros pour effectuer ce repérage, en utilisant l'application iCopMonitor. et en transmettant le résultat de ce repérage aux médecins traitants ou aux médecins prescripteurs. Alors aujourd'hui, il faut l'envoyer, soit par courrier, soit, c'est peut-être certainement plus simple, par messagerie de santé sécurisée, ce qu'on appelle MSS, donc chacun peut en avoir différentes, aux médecins. On va essayer de négocier pour que l'alimentation aux dossiers médicaux partagés, par exemple... soit validé comme transmission au médecin, mais à ce jour, pour l'instant, il faut l'envoyer au médecin par courrier ou par message de santé.
- Speaker #0
Alors imaginons, je réalise le step 1 d'ICOP et je repère une fragilité, qu'est-ce que je fais ensuite ?
- Speaker #1
On fait comme on fait d'habitude avec nos patients et quand on voit que nos patients peuvent avoir un problème qui n'avait pas identifié à la base, on le renvoie au médecin traitant qui est responsable de la coordination du parcours de soins avec l'éclairage qu'on peut lui apporter, d'où l'importance de la traçabilité. Le programme EICOP, c'est un programme qui a été élaboré par l'Organisation Mondiale de la Santé avec un ensemble d'étapes. L'étape 1, c'est le repérage. L'étape 2, c'est ce qu'on appelle l'évaluation approfondie, c'est-à-dire Lorsqu'il y a une des capacités, ce qu'on appelle les capacités intrinsèques, qui sont indispensables au matin de l'autonomie qui est altérée, alors on va évaluer de manière plus approfondie cette capacité qui est altérée, et uniquement la capacité altérée. On ne va pas faire une évaluation approfondie sur l'ensemble des capacités qui vont bien. Donc l'étape 1 est un repérage qui va permettre de mieux cibler, s'il y a une capacité altérée, une évaluation sur la capacité altérée. Là, il faut compter en moyenne, en général, 20 minutes, une demi-heure. pour évaluer une capacité altérée, des fois il peut y en avoir plusieurs, donc s'il y en a deux, il va falloir compter 45 minutes, s'il y en a trois, c'est déjà une bonne heure. Et ça va nous permettre d'avoir une évaluation approfondie. On va échanger avec le médecin prescripteur ce qu'on appelle une réunion de coordination pluriprofessionnelle, ARCP, c'est ce qui correspond à l'étape 3 d'ICOP. Et puis ensuite, on se met d'accord avec le médecin prescripteur, est-ce qu'on l'oriente ? Par exemple, il a une perte auditive vers un autoprodésiste, par exemple, si c'est nécessaire. Et si c'est une altération des capacités fonctionnelles, est-ce qu'il a besoin de soins de kiné ? Ou est-ce que ce serait plutôt de l'activité physique ou de l'activité physique adaptée ? Si c'est une perte de poids, de la nutrition, peut-être une consultation avec une diététicienne ou peut-être des ateliers cuisine. Donc en fait, ce projet personnalisé... peut être du soin, mais peut être aussi d'autres activités que du soin. Peut être des activités de santé.
- Speaker #0
Oui, peut-être rappelle-nous justement les domaines qu'évalue justement I-COP.
- Speaker #1
Alors, merci beaucoup pour cette question piège, parce que souvent on en oublie. Donc, le programme I-COP, il a été fait pour que les domaines puissent être évalués par l'ensemble des professionnels de santé. Donc, les kinesthérapeutes, comme les infirmiers, comme les médecins, comme les pharmaciens, enfin bref, comme n'importe quel professionnel de santé. est à même d'évaluer l'ensemble des domaines qui sont altérés. Alors très souvent, nous on se dit qu'il n'est que les thérapeutes, on va évaluer que les capacités locomotrices. Non, on va évaluer l'ensemble des capacités. Donc il y a les capacités locomotrices, ce qu'on appelle la mobilité, il y a la dénutrition, le risque de dénutrition, les troubles visuels, les troubles auditifs, et la timide qui est l'humeur. Ça c'était dans la version de base. Et puis il y a une mise à jour... l'année dernière qui est en train de se déployer de l'OMS et l'application Alcom Monitor est à jour puisque ça va prendre aussi en compte d'autres capacités qui sont corrélées, qui sont essentielles avec la continence et aussi le lien social, l'isolement social qui on connaît l'importance, l'impact que peut avoir sur le senior cet isolement.
- Speaker #0
Comment la FFMKR va accompagner les kinésithérapeutes pour prendre en main justement ce nouvel acte ?
- Speaker #1
Là, grâce à toi Céline, c'est un exemple de communication, de vulgarisation. On va communiquer auprès des consoeurs et des confrères et ce podcast, ce Kinecast, en est un exemple. Je rappelle aussi que vous pouvez, alors si vous êtes adhérent à la FFMKR... saisir votre syndicat, l'FMKR. Si vous êtes adhérent à un autre syndicat, demandez à votre syndicat de vous accompagner. Moi, en tant que délégué général en charge du grand âge et de l'autonomie, je réponds à l'ensemble des questions qui me sont adressées par mail. Vous avez aussi un ensemble de services, et je pense que, par exemple, si vous avez des problèmes, par exemple, de cotation, que vous posez la question, il y a ma cotation qui n'est plus, qui permet de... d'être rassuré ou d'avoir des éléments nécessaires pour savoir si j'ai le droit de facturer ou pas. Et puis je rappelle que la FMKR c'est une fédération de syndicats départementaux et donc si en local, avec des CPM locales, vous pouvez avoir des difficultés de facturation, qu'on vous dit non vous n'avez pas le droit de facturer, et bien c'est de cesser votre syndicat départemental et si nécessaire il reviendra vers moi pour avoir plus d'informations et qu'on puisse travailler là-dessus. Pour l'instant... On ne pense pas que ça va poser de soucis. Nous, la plus grande crainte, c'est que la profession ne s'en empare pas et qu'il faut absolument s'emparer de la profession. Et on est en négociation, et même plus, on est en échange régulier avec la Caisse nationale d'assurance maladie. Et s'il y a des éclairages à apporter au CPAM, on les apportera. Ce qui est important, c'est d'appliquer le programme ICOB et de se former. Alors régulièrement on propose des formations, l'ENK a déjà proposé des formations, et puis on sait qu'en local il y a des formations qui se mettent en place. Donc je pense que...
- Speaker #0
Suivez la formation e-learning aicop-formation.com. Nous, on répond à l'ensemble des demandes et puis on va faire évidemment une campagne de communication pour accompagner l'ensemble des professionnels. Mais encore une fois, c'est vraiment important que la profession se mobilise sur un enjeu de santé publique qui est le matin de l'autonomie, qui est la prévention du risque de dépendance, de se former un minima à l'étape 1 et puis à l'étape 2 d'Aicop via la plateforme aicop-formation.com. et d'utiliser l'application iCop Monitor.
- Speaker #1
Au 1er octobre arrive aussi un nouveau dispositif dans le domaine de la prévention, c'est mon bilan prévention. Parfois il y a un peu de confusion, on l'entend chez les consoeurs et confrères. Quelle est la différence entre les deux ?
- Speaker #0
Alors, ça se rejoint et ça se complète. Le bilan prévention, c'est aux différences ce qu'on appelle H-clé de la vie. Donc c'est 18-25 ans, 45-50 ans. 60-65 et 70-75 ans. Évidemment, à chaque âge, ça ne sera pas le même bilan qui sera effectué. Le bilan prévention, ça a été quelque chose de très construit, de très cadré, avec un formulaire, un ensemble de questionnements. Donc, un questionnaire que le patient va remplir déjà seul et ensuite, avec le professionnel, on va pouvoir aller plus loin sur un certain nombre de questions. Dans le questionnaire de 70-75 ans, on va retrouver l'étape 1 d'ICOP. Alors, quand il a été fait, il n'y avait pas la mise à jour de l'étape 1 d'ICOP, donc il n'y a pas la question sur l'isolement social, sur la continence urinaire. C'est pour ça que c'est intéressant quand même d'utiliser l'application Icomonitor. Mais en fait, on voit bien que ça se complète. En fait, l'étape 1 d'ICOP est une... est aussi, par ailleurs, une sous-partie du bilan prévention. En fait, si on effectue un bilan prévention, il faut absolument effectuer l'étape 1 d'ICOP. Et s'il y a une alerte à l'étape 1 d'ICOP, qu'on voit qu'il y a un domaine qui est altéré, alors il faudra faire l'étape 2. C'est de la responsabilité du professionnel, je ne l'ai peut-être pas assez dit, d'effectuer l'étape 2, c'est-à-dire d'évaluer de manière approfondie le domaine qui est altéré, si on repère qu'il y a un domaine qui est altéré. Donc on voit bien qu'en fait, les deux se complètent tout à fait. Et le bilan prévention, c'est l'occasion de le faire. Sauf que le bilan prévention, c'est un rendez-vous qu'ils ont à un âge clé. Alors que le programme Make-up, on va pouvoir le faire au long cours, comme je l'ai dit, à partir de 70 ans, tous les 6 mois, aux patients que l'on suit dans nos cabinets. Ou on peut leur demander de revenir, on a fini le traitement, je vous donne rendez-vous pour que vous reveniez dans 6 mois. Je rappelle que l'application EcoMonitor est très bien faite puisque lorsque ça fait plus de 6 mois que vous avez fait l'évaluation, l'étape 1, Vous aurez un rappel pour vous dire, ça fait plus de 6 mois, pour vous inciter à recontacter le patient, pour lui demander de revenir et de le refaire. Et puis, encore une fois, si à l'étape 2, vous avez fait des violations approfondies, l'application va vous demander quelle suite vous avez donnée. Est-ce que vous l'avez orientée vers un spécialiste ? Est-ce que vous l'avez... enfin, un spécialiste qui peut être une diététicienne, un spécialiste au sens large. Est-ce que c'était juste le médecin traitant ? Quelle suite a été donnée ? Alors aujourd'hui, juste, l'étape 2 n'est pas financée sur un plan conventionnel. On y travaille, mais chaque fois en son temps. Et l'étape 2 n'est financée que dans... Par exemple, moi je suis en Occitanie, et l'Agence régionale de santé a choisi de financer de manière intégrale l'étape 2. Cependant, il n'est pas prévu que le dispositif perdure. Et on sait aussi que certaines CPTS ou MSP ont obtenu des financements ciblés pour le programme EICOM. Donc là aussi, dans certaines CPTS qui l'ont mis dans leur projet de santé ou certaines mesures de santé pluriprofessionnelles, vous aurez le... L'étape 2 et l'étape 3, c'est-à-dire la réunion avec le médecin, qui sont financées, mais qui sont financées via ces dispositifs de coordination et pas via la Convention nationale avec la source maladie.
- Speaker #1
Alors Damien, tu es aussi président de la FKCOR, la Fédération des kinéco-ordinateurs, qui co-organise l'événement de la Semaine pour le maintien de l'autonomie au courant du mois de septembre. Et justement, repérer la fragilité, c'est un des axes forts de cette semaine et de ce mois de septembre. Alors est-ce que tu peux présenter justement la Semaine pour le maintien de l'autonomie ?
- Speaker #0
Alors oui, merci Céline. Effectivement, j'ai aussi cette autre mission. L'AFK Corp qu'on a créé en 2023 a choisi de s'investir sur la semaine pour un matin d'autonomie en fait et elle est co-organisée avec un centre de rééducation le SMR Laclos qui est dans l'Aveyron. Elle existe depuis une dizaine d'années elle était avant organisée par une autre association et qui s'est arrêtée et l'AFK Corp a repris le flambeau. On souhaite cette année avoir pour thématique la prévention du risque de chute, puisqu'elle aura lieu du 21 au 24 septembre, et que le 24 septembre sera organisée une grosse journée identifiée sur la prévention du risque de chute, organisée avec le professeur Blain du Gérotopole de Montpellier, qui est très impliqué sur le sujet depuis très longtemps. Et on a voulu à l'EFK Corp... Essayer de donner une dimension nationale à cette journée, qui pour l'instant était plutôt régionale, et investir le plus l'ensemble des professionnels de santé, alors évidemment on a un peu plus de facilité au point de l'éthique de la thérapeute, mais de l'ensemble des professionnels de santé, sur la prévention du risque de chute. Chaque année, la semaine du matin d'autonomie a une thématique différente. L'année dernière, c'était plus porté aussi sur les troubles connectifs et sur les EHPAD. L'idée, c'est vraiment d'avoir... Une semaine d'éclairage sur les actions que l'on peut effectuer auprès des seniors. Et ces actions, en fait, en pratique, on la même élargit presque aux trois premières semaines de septembre puisqu'il y a un ensemble de défis que l'on propose clé en main qui vont permettre aux professionnels de facilement s'investir sur une action qui aura une grande efficacité. Je pense par exemple au défi TADA, le défi de transfert assis debout assis. c'est-à-dire inciter les sénateurs à se lever et à s'asseoir, en collant les pieds, en se penchant en avant. Ça permet d'une part de lutter contre la sédentarité, deuxième part de maintenir ou de retrouver un schéma moteur dans tes pulsions. Donc on va aussi, en plus de la quantité, avoir la qualité. Et je pense que les kinesthérapeutes sont particulièrement bien positionnés pour veiller à cette qualité, mais travailler en équipe, avec les arcothérapeutes, avec les psychomotriciens, avec les enseignants en activité physique adaptée, mais aussi faire le lien avec les soignants. l'équipe soignant, infirmiers, aides-soignants, qui n'ont pas cette expertise de la sollicitation qualitative du mouvement. Et donc, c'est aussi l'occasion de les accompagner. Il y a aussi un défi vidéo sur le relevé du sol. Donc, il y a différents défis. Je vous invite à aller sur le site de la FK Corp. Vous avez un bandeau en en-tête du site qui va vous orienter vers un site ressources élaboré exprès pour cette semaine. Donc on vous invite à vous inscrire très nombreux dès maintenant sur les défis qui vous sont proposés. Et puis le jeudi 24 septembre au soir, il y aura une soirée qui... aura lieu à l'FMK de Montpellier, mais surtout qui sera retransmis en direct en visio. Et donc on vous invite aussi à vous inscrire à cette soirée masterclass. On aura la chance d'avoir le professeur Maria Soto de l'EHU Hills Health, qui est très investie sur le programme ICOB, d'avoir le professeur Hubert Blain, très investi sur le plan anti-chute et sur la prévention du risque de chute, mais aussi d'avoir la haute autorité de santé avec... Michel Gédda et d'avoir le vice-président de la fédération des médecins coordonnateurs d'EHPAD, la Femme co-EHPAD et trésorier du CNP de gériatrie Dr Xavier Gervais. Donc ça serait une soirée qui est assez riche, qui permet de voir qu'en fait l'ensemble des professions et des professionnels s'investissent sur cet enjeu de santé publique qui est la prévention du risque de chute parce qu'on sait que c'est la principale entrée dans la dépendance. Donc on a souhaité cette année mettre un point là-dessus. Mais vraiment cette semaine du matin de l'autonomie, ça permet à tout un chacun de faire connaître son expertise au cabinet, auprès de ses patients, à domicile, ou si c'est l'occasion de travailler un peu plus, peut-être avec l'auxiliaire de vie, l'aide-soignant, l'infirmier, le médecin libéral, ou si j'interviens en établissement, que ce soit dans un centre de rééducation, un SMR, ou que ce soit dans un EHPAD, par exemple, ou une résidence senior. de proposer des actions collectives en pluriprofessionnalité. Donc vous avez le site ressources et vous avez aussi une adresse mail que peut-être Céline tu pourras mettre en lien de la vidéo qui est autonomie.org.
- Speaker #1
Et alors tu as parlé de certains défis, mais vous proposez aussi le défi I-COP pour faire le lien justement avec ce nouvel acte.
- Speaker #0
Et effectivement... Chaque année, on propose ce défi ICOPE pour le rappeler, mettre en exergue, valoriser. Comme il y a 5 ans, je vous avais dit qu'on avait fait un défi coup de poing. Et bien là, de manière régulière, peut-être que le mois de septembre, le mois de la rentrée, c'est l'occasion de s'investir sur le programme ICOPE. Et donc, il y a ce défi ICOPE. Alors, il faut être honnête, il y a à gagner juste un petit trophée symbolique, mais qui va valoriser. L'application du professionnel sur ce repérage avec OOP. Et en fait très souvent, même dans les cabinets, les patients jouent le jeu quand le kiné dit moi je me suis inscrit à ce défi là pour aller faire ces repérages. Et en fait c'est pour mettre le pied à l'étrier. Parce que évidemment si on voit qu'il y a une alerte, il faudra faire derrière l'étape 2. Mais aussi ça va inciter la personne six mois après à vous dire en fait vous m'avez dit ou vous l'aurez vu sur l'application que vous me le referiez. Donc en fait L'idée de ce défi, c'est d'aider les professionnels à mettre le pied sur l'étrier de cette nouvelle manière d'exercer, qui est la prévention primaire. Souvent, on veut faire la prévention primaire, on ne sait pas comment commencer concrètement. Et bien là, c'est l'occasion. Dès maintenant, vous pouvez effectuer vos repérages ICOP. Et si vous utilisez l'application ICOP Monitor, ça va compter pour le défi. Ça va s'arrêter le 23 septembre et les lauréats seront ceux qui ont effectué. le plus de repérage à Ecop. Et en plus, maintenant, vous pouvez le facturer en acte conventionnel.
- Speaker #1
Et la remise des prix aura lieu lors de la Masterclass, je ne me trompe pas.
- Speaker #0
Voilà, durant la soirée, effectivement, il y aura cette remise des prix pour les différents défis. On va remettre les prix, on va citer les lauréats. Donc, évidemment, ça serait bien qu'en plus de vous inscrire aux défis, vous vous inscriviez à la Masterclass. Si vous êtes proche de Montpellier, vous êtes vraiment les bienvenus à l'FMK de Montpellier avec l'amphi et le buffet qui vous attend. Si vous êtes loin de Montpellier, ça sera la visio qui vous permettra de poser des questions par le chat et les intervenants répondront à vos questions.
- Speaker #1
Donc où est-ce qu'on peut retrouver un peu toutes ces informations à propos de...
- Speaker #0
Alors toutes les informations sont sur le site de la FKCore, fkcore.org. Vous avez un bandeau en en-tête du site, vous cliquez dessus, il y a marqué semaine de l'autonomie, qui vous oriente vers le site ressources. Et le site ressources, il y a l'ensemble des défis et il y a les inscriptions. Vous avez un bouton pour vous inscrire au défi, un bouton pour vous inscrire à la soirée masterclass. Et puis si vous avez des questions, encore une fois, autonomie.org.
- Speaker #1
Et moi, pour y aller régulièrement, vous êtes aussi sur les réseaux sociaux, je pense.
- Speaker #0
Alors oui, on essaie d'être assez présents sur les réseaux. Et là, je remercie l'ensemble de l'équipe de l'AFK Corp qui est très fortement mobilisée. On a créé un groupe de travail. travail spécifique pour la semaine de l'autonomie. Et donc, la FK Corp est effectivement présente, que ce soit sur LinkedIn, sur Instagram ou sur Facebook. Donc, n'hésitez pas à nous suivre, n'hésitez pas à commenter, n'hésitez pas à partager, parce que ça aussi, c'est être acteur de la prévention et acteur de santé publique, de faire connaître ce que la profession effectue. Donc, merci aussi à vous de nous suivre et de partager.
- Speaker #1
Eh bien, merci Damien. On n'hésitera pas à s'inscrire à ces défis, à y participer, à assister justement à cette masterclass du 24 septembre. Est-ce que tu aurais un dernier mot à ajouter ?
- Speaker #0
Alors, merci beaucoup Céline. Oui, certainement un dernier mot. Eh bien, investissons la prévention primaire. Cet acte de bilan de repérage de la fragilité est une première étape pour... s'investir dans cette prévention primaire. Donc, c'est important de s'en emparer en utilisant l'application iCop Monitor, puisque c'est ça qui nous permet de voir le nombre de kinés qui sont investis. Il y a au niveau politique, au niveau ministériel, c'est comme ça qu'on arrive à avancer, parce qu'en fait, c'est l'application qui permet de voir quelle profession est le plus engagée. C'est pour ça que c'est vraiment important d'utiliser l'application, parce que nous, on le porte, ça, au niveau national. Et... Encore une fois, c'est hyper valorisant d'aller s'investir dans ce repérage et ensuite dans l'étape 2 parce qu'on est réellement efficace. Très souvent, on me dit dans les formations que je donne en gériatrie, parce que je donne pas mal de formations avec l'ENCA en rééducation gériatrique, oui mais les seniors c'est toujours pareil. Ben non, en fait, c'est toujours pareil parce qu'on ne s'est peut-être pas formé, on ne sait pas quoi faire et on ne sait pas quoi faire pour ce qu'on n'a pas fait d'évaluation. Et ben là, on va faire une évaluation primaire ou une évaluation approfondie parce que... On va réellement vouloir s'investir dans la prévention, on va réellement savoir quoi faire. Et s'il s'avère que si le domaine altéré est les capacités locomotrices, après on fera nos bilans de rééducation en plus. Et là on voit qu'on peut réellement être efficace. Donc au lieu d'essayer de réagir après qu'il y ait la chute, typiquement c'est ça, c'est post-accident, la prévention primaire, on fait en sorte que l'accident ait moins de risque d'arrivée, le risque zéro n'hésite pas, mais beaucoup moins de risque d'arrivée. Parce qu'on va agir en amont. Donc encore une fois, continuons à prendre en charge nos patients, entre guillemets, qui vont mal. Mais intéressons-nous aussi à ceux qui vont bien. Celui qui vient avec une autos de cheville, celui qui vient avec un abago.
- Speaker #1
Merci beaucoup Damien.
- Speaker #0
Merci Céline.
- Speaker #1
Et puis à bientôt lors de la Masterclass.
- Speaker #0
Merci, rendez-vous au 24 septembre et inscrivez-vous nombreux au défi et à la Masterclass. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
Au revoir.
- Speaker #1
C'était Damien Oulivon, au micro de Céline Dorame, sur le Kinecast de la FFMKR. Merci pour votre écoute. Vos commentaires nous aident à faire vivre les débats et à choisir les prochains sujets, alors n'hésitez pas à partager votre avis. Et si vous voulez agir avec nous pour faire avancer la profession, rejoignez la FFMKR. A bientôt dans Kinecast ! pour accompagner les kinés dans leurs besoins professionnels et privilégiés.