Speaker #1bienvenue dans Coups d'éclat podcast by Nelly Terature. Nelly Terature c'est moi, Nelly, ton écrivaine préférée. Et je t'invite à me suivre dans mes aventures créatives. Merci d'être là au deuxième épisode. Pardon pour la temporalité, c'est un peu indépendant de ma volonté. Mais là je vais faire des efforts. Aujourd'hui on va parler d'un sujet qui me tient à cœur et je pense que beaucoup de personnes en souffrent mais ne le connaissent pas vraiment ou n'arrivent pas à mettre un mot dessus. Aujourd'hui on va parler de ce qu'on appelle le syndrome de l'imposteur. Pour l'introduire, je vais utiliser une citation de Maya Angelou qui dit « Je me suis toujours sentie comme une fraude. Alors ? » Pour ceux qui ne connaissent pas Maya Angelou, grande autrice, poétesse américaine... Elle a une manière de penser exceptionnelle, lorsqu'on la voit en interview, c'est magnifique. Maya Angelou, qui a accompli beaucoup de choses dans la vie, nous dit qu'elle s'est sentie comme une fraude. Petite parenthèse, j'espère vraiment que c'est de Maya Angelou, parce que je l'ai pris sur Copilot de Microsoft. Je n'ai pas vérifié, pardon, pardon, pardon. Pensez toujours à vérifier vos sources. Selon Copilot, Maya Angelou aurait dit ça. ça tombe directement dans le thème d'aujourd'hui qui est le syndrome de l'imposteur. Alors, selon Wikipédia, le syndrome de l'imposteur, c'est une forme de doute maladif consistant à nier la propriété de tout accomplissement personnel. C'est un rejet du mérite lié au travail en attribuant les résultats à des causes extérieures, par exemple la chance ou le fait que les collègues soient très gentils. D'accord ? C'est en fait sauter toute implication dans la réussite. Et minimiser son apport à la chose. On dit qu'il prend naissance dans une non reconnaissance durant l'enfance ou une mise en concurrence avec autrui. Ce qui va laisser comme implication de ne pas avoir confiance en nous plus grand. Ce qu'on va retrouver seront une autodépréciation. Ça veut dire que vous n'avez même plus besoin des autres pour vous critiquer puisque votre cerveau le fait en permanence pour vous. Vous faites des autocritiques de vous tout le temps à longueur de journée. Un sentiment d'illégitimité. Ça, c'est souvent qu'on, par exemple, on a fait un projet au travail, c'est super, tout le monde nous congratule, et nous, on se sent vraiment comme la fraude et la peur d'être démasquée. Un peu comme si on jouait un rôle et que ce qui nous arrivait n'était pas légitime. Donc, voici un peu ce que c'est le syndrome de l'imposteur. Comme vous le savez, mon podcast est personnel, donc je le rapproche beaucoup de moi et de mes expériences. Et moi, j'avoue m'être sentie... avoir toujours ressenti du coup ce syndrome c'est à dire que derrière un manque de confiance en moi j'ai eu ce syndrome aussi le syndrome de l'imposteur est quelque chose qui bloque il peut bloquer votre évolution personnelle je le vois comme ça c'est un peu un anti héros ou l'obstacle pour le personnage principal sauf que cette fois ci le l'obstacle n'est pas à l'extérieur mais il est dans sa tête D'accord ? Ça veut dire, quand j'ai commencé à écrire, mon premier réflexe a été de me dire « Oh mon Dieu, mais pour qui je me prends ? Je ne suis même pas Marie Secondé, qu'est-ce que je vais écrire ? » Et ensuite, plus je commençais à dévier, à écrire des choses, à me dire que je n'avais jamais lu ça, plus je me sentais inapte. D'accord ? Donc le syndrome de l'imposteur est vraiment le personnage qui vient vous empêcher d'accomplir ce que vous devez accomplir. Il se présente comme obstacle premier à votre évolution. Et c'est exactement ce que j'ai ressenti. J'ai ressenti un doute prenant qui m'empêchait, alors que j'avais déjà commencé mon travail, j'ai commencé à écrire mon roman, j'ai senti une force qui me disait « mais qu'est-ce qui t'arrive, faut qu'il te prend, n'écris pas ça » . Ce qui est intéressant, c'est que moi j'écris depuis très jeune, depuis l'adolescence. Donc il faut savoir qu'à part mon premier roman, je n'avais jamais terminé mes histoires. Donc j'ai commencé à écrire des choses quand j'avais 11 ans, quand j'avais 16 ans, mais je n'étais jamais arrivée au bout de mon histoire. Le syndrome de l'éponsteur, lorsqu'il me frappe à 25 ans et que je me dis que je ne suis pas une autrice connue, pourquoi je commence à écrire ? Là, je panique et je doute. Mais à travers... Ce syndrome, cet anti-héros, ce blocage, j'ai quand même eu la double idée de me dire « bon c'est là, c'est pas grave, je vais le faire quand même » . Et en poursuivant mon écriture, en continuant, en m'épanouissant dans mon processus artistique, j'ai réussi à le dépasser, dans une demi-mesure, parce que je l'ai quand même dépassé, en tout cas pour ce qui concerne la création, mais pour tout ce qui est assumer mon travail derrière, c'était un problème. Donc, reconnaître, affirmer que je suis une écrivaine, etc. Ça m'a quand même pris, on va dire, trois ans. Mais vraiment l'affirmer pleinement et l'incarner, ça m'a pris au moins cinq, voire six ans. Puisque j'ai écrit mon livre à 25, j'ai terminé à 26. Et c'est à 30 ans maintenant que je m'autorise à me dire, tu es écrivaine, tu écris, donc ça compte, affirme-toi. C'est quand même un laps de temps. J'aurais pu le faire plus tôt, mais je pense qu'il me fallait ce temps de décantage pour pouvoir assumer qui je suis, en fait. Donc le sentiment d'imposteur, je pense que tout artiste qui commence, qui débute quelque chose dont il n'est pas encore spécialiste, il en souffre. Si je veux débuter la peinture, étant donné que je n'ai pas les talons de mon papa malheureusement, donc je ne sais pas très bien dessiner. Donc si je veux commencer tout projet artistique qui impliquerait du dessin, du portrait, de la peinture, ce ne sera pas bon. Et on a cette peur de l'échec. C'est-à-dire que la société nous encre depuis très jeune à ne jamais se tromper. à ne pas explorer. Du coup, on a une peur de l'échec qui fait qu'on n'ose pas se lancer, on n'ose pas exploiter, explorer d'autres facettes de notre personnalité qui sont parfois contraires, mais on n'ose pas le faire. Donc du coup, on reste bloqué dans quelque chose dessus, le savoir faire quelque chose. Donc tu restes à te cantonner dans le truc que tu sais faire et tu ne vas pas t'exposer à autre chose parce que, eh bien, ce n'est pas ce qu'on te demande, d'accord ? Souvent, en tout cas maintenant, je constate que la société nous oblige à penser d'une certaine manière. On ne peut pas être fort en mathématiques et aimer la peinture. Ou on ne peut pas faire du théâtre et aimer la menuiserie. Ce n'est pas qu'on ne peut pas, c'est que les visions sont tellement contraires que ça ne nous laisse plus la place. Puisqu'on ne correspond pas au rôle sociétal qui applique ça. D'accord ? Donc en tout cas, si tu es jeune artiste, peintre, dessinateur, photographe, vas-y. Il ne faut pas oublier que... Avant de devenir professionnel, on est quand même des débutants. Donc, il faut bien commencer quelque part. Avant que Bruno Mars ne soit connu comme ça, il a fallu qu'il soit petit, qu'il imite Elvis, qu'il apprenne à jouer des instruments, etc. Donc, il faut toujours se planter. Les premières choses qu'on fera, ce ne sera pas forcément ouf. Mes premières histoires, j'avais 11, j'avais 16 ans, ce n'était pas fameuse. Mais heureusement que j'ai continué à lire, à me nourrir et ça m'a permis d'arriver à... à quelque chose de qualitatif. Donc on a souvent une peur de débuter, mais il faut débuter. Il ne faut pas se laisser freiner par des pensées qui ne sont pas nous. Récemment, je consomme beaucoup de contenu spirituel, et souvent ce qui revient c'est que ce que l'on est vraiment, et ce qui nous appelle, ça veut dire que le rêve c'est nous déjà. Et qu'on s'est tellement perdu dans les illusions de la société, qu'en fait on a peur d'affirmer notre rêve. Qui est qui nous sommes vraiment ? Donc il faut vraiment qu'on apprenne à s'accepter comme on est, à ne pas laisser la société, les mensonges, les syndromes d'imposteur, venir nous bloquer dans ce qu'on doit faire. Parce que surtout, avoir une activité créative, c'est épanouissant et ça nous aide au niveau mental. On ne le sait pas, mais le monde irait mieux si on laissait beaucoup plus de place aux activités créatives, rien que pour notre santé mentale. Alors, mon second point, ce serait de se faire confiance. Débuter une activité créative, inventer son style de peinture, son style de personnage, travailler son mode d'interprétation des choses, ça demande une certaine finesse, une certaine découverte de soi, ça demande de se planter aussi. Par exemple, si je veux commencer de la peinture, que j'ai appris les bases, que j'ai exercé les bases et que là je veux développer mon style, il faut que je me fasse confiance pour développer mon style et affirmer mon style. Et je trouve que la créativité, la création nous permet d'affirmer. notre unicité. C'est-à-dire que notre manière de voir les choses ne sera pas pareille pour tout le monde. Et notre manière d'affirmer les choses ne sera pas pareille pour tout le monde. Donc chacun, chaque artiste a sa patte. Et parfois, le sentiment de l'imposteur nous oblige à abandonner notre patte pour rentrer dans quelque chose qui est déjà fait, déjà su. Ce qui ne devrait pas se faire en fait. Le sentiment de l'imposteur est vraiment là pour se placer comme copie ce qui est déjà et ne soit pas unique. Oh, la créativité, l'imagination. C'est vraiment l'unicité de la personne. Il faut être unique. Il faut accepter le fait d'être unique. Pour moi, lorsqu'on perd confiance en soi ou lorsqu'on manque de confiance dans le système créatif, dans toutes nos créations, je me dis souvent qu'il faut accepter l'idée. C'est-à-dire, on parle souvent de ce qu'on appelle l'éther. L'éther serait un vaste champ énergétique qui nous relierait, ou en tout cas relierait certains individus, donc les artistes, à une sorte de conscience et à une imagination. Pour moi, le fait d'être relié à l'éther ou que certaines personnes soient plus sensibles à l'éther, ce n'est pas pour rien. Pour moi, les personnes qui sont sensibles à l'éther, ce sont donc des artistes, elles doivent produire l'idée. C'est-à-dire que l'idée vous a choisi en tant que canal et vous devez la transmettre avec votre vision unique. Rejeter l'idée voudrait dire que vous vous rejetez vous-même, vous rejetez votre part créative et il faut vous accepter pleinement. Si vous ne le faites pas, il faut accepter que d'autres personnes le feront à votre place. Par exemple, si je veux écrire un livre sur les chevaux, Une fille, on fait le cliché des téléphones de TF1, ou une jeune femme à qui tout réussissait à New York, elle a eu un problème au travail, elle revient dans le range de ses parents et elle retombe sur son amie d'enfance qui est super beau et qui s'occupe des chevaux. Supposez que moi j'ai cette idée et Nathalie a cette idée. Moi je n'ai pas concrétisé mon idée, mais je voyais déjà le plan dans ma tête de mon histoire, mais je n'ai pas concrétisé. Nathalie elle, elle fait « Hum, mais je vais faire ça comme ça, comme ça, comme ça. » Quel sera mon état quand dans... Fas-y deux ans et demi, Nathalie publie son livre avec ma même idée, dit d'une autre façon parce que c'est Nathalie, et moi je suis frustrée, et comment dit un créole bouchant mon ongle, parce que Nathalie, elle a fait ce que je voulais, elle a été jusqu'au bout, et moi je suis frustrée. Et bien moi je ne veux pas ressentir ça. Et c'est pour ça que je vous dis, acceptez votre unicité et faites. Pour moi l'idée ne se trompe jamais. L'idée est là, elle s'impose à quelqu'un, ce n'est pas pour rien. Refuser l'idée, c'est se nier, il faut être en accord pour se nier. Mais jamais l'idée ne se serait trompée. Comment on peut penser que lorsqu'on est créatif, on a envie de faire quelque chose, ça nous démange ? On ne le fait pas parce que x, y raison, et ça ira. Non, c'est que la chose veut s'exprimer à travers nous, avec notre regard, avec notre façon d'être, notre expression. Donc il faut se laisser l'espace d'être créatif et d'accepter qui on est. En plus, plus on accepte cet espace, Merci. plus on se sent en accord avec soi-même parce que ça nous permet d'évoluer, de découvrir d'autres facettes de nous, de nous challenger, de devenir plus compétent, d'avoir de nouvelles compétences. Donc il faut vraiment laisser l'idée nous traverser, accepter l'idée. Nous sommes uniques, nous sommes reliés. Quel que soit notre mode d'expression artistique, on est reliés. D'ailleurs, si vous êtes artistique, créatif, vous allez voir que vous touchez à tous les arts. Par exemple, moi quand j'écris, il faut que j'écrive de la musique. Et puis si j'ai un blocage à un moment donné, une page blanche, Eh bien, je vais me mettre au dessin. Je ne suis pas très forte en dessin, mais je sais que j'ai besoin d'exprimer par le dessin. Et puis si ce n'est pas ça, ce sera la broderie, ce sera du scrapbooking, ce sera autre chose. En tout cas, dès que vous touchez un art, en tant que créatif, vous êtes sensible à tous les autres arts. Et c'est comme ça. Il faut accepter sa part d'unicité, il faut accepter que vous êtes créatif. Et dites-vous aussi que vous n'avez pas besoin de faire les choses forcément pour les partager. Malgré que pour vous, à votre échelle, c'est déjà bien. Tout art n'est pas destiné à être monétisé. Tout art n'est pas forcément destiné à être partagé. Mais tant que ça vous met bien, ça vous met dans un élan de bienveillance, de gratitude, de vous sentir bien, de feel good, faites-le pour vous avant tout. D'accord ? Le syndrome de l'imposteur aussi, on a dit que c'est un blocage. C'est un blocage dans notre processus créatif. C'est aussi un blocage qui ne nous permet pas de découvrir notre immense pouvoir. Si vous êtes comme moi, avoir été élevé dans la religion catholique ou avoir eu des échos, On vous dit souvent que vous êtes à l'image de Dieu. Ça veut dire qu'à votre échelle, vous êtes Dieu. Vous n'aurez peut-être pas la toute puissance de Dieu, mais vous êtes Dieu à votre échelle. Vous êtes Dieu à l'échelle de la source. Vous avez une maîtrise sur votre monde physique. Et c'est ce qu'on nous apprend avec tout ce qui est loi d'attraction, manifesté, de long, large, etc. La création, pour moi, permet de devenir Dieu. Parce que là, j'ai contrôle de A à Z sur un processus créatif, sur comment ce sera, qu'est-ce que j'arrange, qu'est-ce que je modifie, et à la fin, on arrive à quelque chose, un résultat final, ma création. Donc j'ai le pouvoir de Dieu. Peut-être pas aussi infini, mais j'ai son même pouvoir. Et en acceptant que j'ai son pouvoir, j'évolue, je transforme mon être. J'accepte mon unicité, j'accepte ma part de divinité et j'accepte ma connexion avec le divin. Donc l'éther, ce ne serait pas juste quelque chose qui est là comme ça. C'est une vraie connexion avec le divin. Il faut l'accepter. Je ne suis pas tout seul. En tout cas, c'est ma vision. Parce que si vous êtes athée, c'est vous. Mais je ne suis pas tout seul. J'accepte ma vision. J'accepte ma mission de transmettre. J'accepte ma mission d'être un canal. D'accord ? En devenant Dieu, en allant au bout de ma création, j'inspire les autres. Je donne aux autres le pouvoir de porter leur voix. Je reviendrai dessus, parce que pour moi, la voix, V-O-U-X, n'est pas qu'une voix physique. Ça peut être une voix immatérielle. Pour moi, la création est une voix. Que ce soit un tableau, que ce soit une musique, que ce soit un texte, que ce soit un poème, c'est une voix. C'est une voix qui est transmise par un canal différent, mais ça reste aussi une voix. Et inspirer les autres, c'est le but. C'est exactement pour ça que j'avais utilisé la citation de Mariam Williamson pour le premier épisode. Notre peur la plus profonde n'est pas d'être inapte. Notre peur la plus profonde est d'avoir un pouvoir extrêmement puissant. La suite de la citation nous dit que ce n'est pas une attitude éclairée de se faire plus petit que l'on est, dans l'espoir de rassurer les autres autour de nous, et que nous sommes tous conçus pour briller. Et laisser notre lumière briller permettrait aux autres d'allumer leur lumière à elles. Donc c'est comme si nous sommes tous reliés, mais que des fois notre lampe est éteinte. Et c'est quelqu'un qui aura le courage d'allumer sa lampe, qui va briller, et les autres vont se dire « Oh là là, regarde ce qu'il a fait ! » « Ben moi aussi je peux ! » Allumer ma lumière, c'est pas je veux voler sa lumière, on n'a pas dit ça, mais moi aussi je peux allumer ma lumière moi aussi il a fait ça, ça m'inspire et je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé par exemple d'écouter une musique, de lire un livre et de dire mais ça ressemble un peu à ce que je voulais faire mais là fait comme ça mais je le ferai d'une autre manière ou pire encore pour les on va reprendre les peintres, regarder une oeuvre se dire ah m'inspirer de l'oeuvre prendre quelques éléments et les remettre à ma sauce Ça aussi pour moi c'est une forme d'inspiration. C'est-à-dire que je prends quelque chose qui m'a inspiré chez l'autre et je le fais. On ne parle pas de vol ou de plagiat, on parle vraiment d'inspiration en reconnaissant que l'autre est à l'origine de mon art en fait. Enfin en tout cas de cette œuvre-là que je vais produire. Donc ce que je voulais dire c'est que l'impact de l'art sur la vie des autres, on ne peut jamais la mesurer ni la quantifier. Ça veut dire que même si je suis un chanteur, que je n'ai que 100... Vas-y, on va réduire le nom. Même si je suis un chanteur et que je n'ai que 20 personnes qui m'ont écouté en 3 mois, je ne sais pas si cette personne-là, parmi les 20 qui écoutent la musique que j'ai mise, elle voulait se suicider et que c'est ma musique qui la retient et qui lui a donné goût et qui a fait qu'elle a continué. Je ne sais pas qu'est-ce que les autres traversent. Je ne sais pas quel réconfort mon livre va apporter aux gens. Moi, je savais juste que je devais éditer mon livre. Mais je savais qu'en produisant mon livre, il devait être destiné à un public. Et que Lady m'avait choisi pour ça. Est-ce que je me suis sentie capable ? Non. J'ai eu peur de mon pouvoir. Je ne vais pas mentir. Je pense que souvent lorsqu'on a le syndrome de l'imposteur, derrière ce qui se cache, c'est une peur véritable de notre vrai pouvoir. C'est comme si pour l'instant on considère que c'est trop grand pour nos épaules, alors qu'en vrai c'est une vaste illusion. Donc on ne sait pas ce que nos œuvres vont faire aux autres. Donc si tu as envie de créer de la musique, de la peinture, réaliser des films, Il faut y aller, même si c'est un petit portable, voilà c'est mal filmé, c'est pixelé, c'est pas grave. Moi mon podcast je le fais avec mon portable qui n'est pas dernier écrit non plus. On va rendre le truc qualitatif avec le temps. Il faut que je commence, il faut sortir du perfectionnisme aussi des fois. Il faut faire quelque chose de qualité, on est d'accord, mais être moins perfectionniste. Parce que le perfectionnisme nous rend plus dur avec nous-mêmes et souvent ça nous bloque alors que le truc est bon. Donc cherchons la qualité, pas le perfectionnisme s'il vous plaît. évoluons parce que pour moi plus on est en accord avec notre créativité plus on évolue en tant que personne et plus on se sent mieux avec nous mêmes et plus ça joue sur leur mental il faut que je fasse un épisode sur la créativité et la santé mentale mais ça ce sera un autre épisode d'accord mais tout ce que je peux dire c'est ça alors pour moi toute oeuvre n'est pas forcément destiné à un public mais si vous voulez partager votre oeuvre et que vous êtes comme moi, moi j'ai eu peur de ne pas trouver mon public. Puis je me suis dit, en gros, c'est le travail de mon livre, de trouver son public comme il le... tout seul en fait. Je l'ai créé pour quelque chose, il devait dire un truc, apporter quelque chose, il va se débrouiller comme un grand pour trouver son public. Je n'ai pas à courir derrière les gens, je n'ai pas à faire ces choses-là. Pour moi, il touchera qui doit toucher, et ce sera ok. Et je serais fière de lui quand même parce que je serais fière de moi d'avoir accompli cette chose. Il faut savoir que depuis petite, moi, mes idoles, ce sont Marie Scondé, Gisèle Pinault, Justine Béroir, qui écrit d'une autre manière. Ce sont mes héroïnes, vraiment. Et j'ai toujours aimé lire. Donc moi, écrire, c'était, si vous voulez, le processus final. C'était le step suivant, quoi. Et réussir à le faire, avoir été au bout, ça m'amuse vraiment bien. Et surtout dans les conditions dans lesquelles je l'ai écrit. ou c'était quand même mentalement particulier, je suis contente d'avoir réussi à le faire. Et j'espère que mon livre va apporter du bonheur aux gens. Ils veulent vous énerver, je le sais qu'ils vont vous énerver, parce que moi, mes personnages m'énervent, ils ne sont pas forcément parfaits, mais j'espère qu'il vous apportera du bonheur. Et c'est parce que moi, je veux partager mon livre. A contrario, mon carnet de dessins, ce sont mes dessins personnels. Vous pouvez les voir, mais bon, j'estime que ce sont mes dessins personnels, son but n'est pas d'être partagé. D'accord ? Donc, on est d'accord. Il ne faut pas avoir peur, pour moi, chaque œuvre, tout rouvre. Ça fonctionne comme une fréquence, et c'est exactement ça. Mon œuvre, vos œuvres vont résonner avec les personnes qu'ils doivent toucher. Votre message va toucher. Et surtout, il ne faut pas paniquer. Si vous trouvez qu'il n'y a pas assez de personnes, écoute ce que vous faites, etc. Il y a beaucoup d'œuvres, ou de personnes, qui ont été connus ou qui ont été baissés bien plus tardivement, voire à leur mort. Donc pour moi, là, son but, c'est de transcender, de toucher. Et même si ça ne se fait pas tout de suite, ce n'est pas grave. Je pense qu'Instagram nous a niqués en mode « Ah, il faut avoir 10 millions de vues » ou « 10 000 vues, 100 abonnés, etc. » Alors qu'en vrai, si j'ai fait une photo et que j'ai 15 likes, et imaginons que si je le transpose à la rue, que je passe... dans la rue une fois et que j'ai 15 personnes dans la journée qui me disent que je suis belle, c'est quand même énorme. Donc il faut arrêter de se comparer aux chiffres. Il faut créer pour soi, créer pour être bien, créer pour se challenger, pour se connaître plus et pour être satisfait de soi avant tout. La création elle est personnelle avant d'être mutuelle, d'être en communion, de rassembler, d'accord ? Il ne faut pas oublier que la création de base elle est personnelle. Donc Donc, si vous souffrez du syndrome de l'imposteur, moi je vous invite à le faire. Et si jamais vous avez l'impression que votre manque de confiance en vous vous bloque, moi je vous conseille de chercher une photo de vous quand vous étiez petit, de vous regarder et de discuter avec vous. Parce que quand vous allez vous retrouver quand vous avez 3-4 ans et que vous êtes cette tête parfaite, modelée de votre lumière enfantine, qu'est-ce que vous allez lui dire ? qu'il est imparfait, qu'il est bête, qu'il est débile, qu'il n'a pas le droit de rêver. Je pense au contraire que vous serez en train de le regarder et de lui dire pardon de t'avoir trahi. Parce qu'en soi, quand on est petit, on a cette joie enfantine, on a ce champ des possibles qu'on perd, qui se réduit, plus on s'insère dans la société. Et en fait, il faut retrouver notre âme d'enfant et ne pas avoir peur de l'exploiter. Parce que c'est nous, c'est réellement nous, hors de tout ce qu'on a essayé de nous inculquer. Voilà. Donc on va passer à la citation de fin. Alors, ma citation de fin. Je vais garder la citation de Toni Morrison parce que c'est elle aussi qui m'a permis d'écrire. C'est une citation un peu bateau et connue. S'il y a un livre que tu veux vraiment lire mais que tu n'as pas encore écrit, alors tu dois l'écrire. Et ça résume exactement mon parcours. C'est parce que je voulais lire de la romance antillaise, je voulais lire du sexe, je voulais lire des histoires d'amour, je voulais lire la musique. Le cornoir célébré. Je ne dirais pas que mon livre n'est pas, ou que mes écrits ne sont pas critiquables sur certaines choses. Je pense qu'il y aura toujours à redire sur une oeuvre, quelle qu'elle soit. Je pense que ma vision des choses peut être discutée, sera discutée, puisqu'il y aura des avis différents. Mais c'est exactement ce que j'ai ressenti lorsque j'ai commencé à l'écrire. Je me suis dit, c'est parce que je trouve qu'il y a un manque de romance antillaise avec un peu de créole, avec de la musique, qui nous plonge dans l'ambiance et dans le paysage. que je dois les créer. Donc c'est pour ça que je les fais. Et c'est en ça que je dis que si vous trouvez qu'il manque quelque chose musicalement, cinématographiquement, en termes de peinture, etc. Il faut le faire parce qu'on a besoin de renouveler l'art, de créer de nouveaux mouvements. Le monde est en sans cesse renouvellement. Donc même si on s'inspire de choses qui sont déjà passées, on a besoin de renouveler le secteur artistique. Et ça, ça s'est vu pendant le Covid. On a besoin de nourrir. L'artistique, même si c'est mal vu au niveau de la société quand on vous dit qu'on est fort en musique, en art plastique, on regarde sur le côté en mode c'est pas une matière tu vois, il faut quand même renouveler, il faut du renouveau. Si je prends par exemple Sinner de Ryan Coogler cette année qui est sortie, le film c'est une bombe. Mais si il souffrait du syndrome de l'imposteur, il avait cette bête d'idée et s'est dit ben je le fais pas, vous vous rendez compte on sera passé à côté d'un chef d'oeuvre. Je ne suis pas sûre qu'il ait eu le même impact au niveau de la réécriture des films d'horreur comme... Jordan Peele pour Get Out, je ne suis pas sûre. Mais en tout cas, est-ce que vous voyez ? Il faut un regard neuf pour créer, pour marquer, pour appuyer des choses. Et même si ce qu'on écrit n'est pas là, ou ce qu'on produit n'est pas là pour renouveler le genre, ce n'est pas grave. L'important, c'est qu'il trouve son public, c'est qu'il touche les coeurs qu'il doit toucher. C'est tout. Ok ? Donc en tout cas, si au début de l'épisode, tu souffrais du syndrome de l'imposteur, Ça t'a donné envie d'aller regarder ce que tu as déjà fait, commencé à produire. Ça t'a donné envie de continuer ce que tu faisais. Ça t'a donné envie de commencer ce que tu n'as pas encore fait. Ça t'a donné envie de fignoler ce que tu avais fait et que tu as déposé là depuis 6 mois, non. Parce que c'est totalement le but. Voilà voilà mes grands soleils, c'est tout pour moi, c'est toujours un plaisir. Si ça vous a aidé, si vous avez aimé, n'hésitez pas à partager, à me laisser un commentaire, à me dire si vous appréciez le podcast. Et je vous promets d'être un peu plus régulière pour les épisodes. Merci c'était tout pour moi,