Speaker #1Bienvenue dans Koud'Zékla Podcast, by Nel_lit_the_ratures. Nel_lit_the_ratures, c'est moi Nelly, ton écrivaine préférée. Et je t'invite à me suivre dans mes aventures créatives. Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien ! que par rapport à l'épisode précédent, vous avez eu envie de reprendre votre activité créative, que vous vous êtes remis au travail, que ça a été franchement utile. Moi, ça va, globalement. J'ai décidé pour ce nouvel épisode de vous introduire une nouvelle rubrique que j'appellerai « coup de maquée » . Donc, coup de maquée en créole, coup d'écriture, on y va, on écrit. Ce sera centré sur les écrivains, soit des écrivains connus autour d'une thématique particulière, Soit sur mon expérience personnelle en tant qu'écrivaine. Parce que oui, je suis écrivaine, même si je ne suis pas publiée, mais je suis écrivaine. Donc voilà. On est là pour s'incarner, donc on s'incarne. Le but, c'est de sortir du syndrome de l'imposteur, donc c'est fait. On va faire un retour sur quelques erreurs que j'ai faites. L'idée, elle m'a choisie, donc j'ai sauté sur l'idée. Et après, je me suis rendu compte qu'il fallait peut-être se retirer plus de l'idée. On va partir aujourd'hui sur un épisode qui sera concentré sur mes déductions personnelles. et des leçons que j'ai retenues de mon activité créative et j'espère que ça pourra aider certains écrivains qui n'ont pas encore commencé. J'aurais aimé trouver ça quand j'ai commencé parce que vraiment j'étais perdue et pour moi je trouve ça utile. On s'inspire de mes erreurs parce que n'oubliez pas, nous sommes sans co-création donc on s'inspire chacun l'un et l'autre. Dans cette première rubrique Kudmake, on va commencer avec le carnet créatif. Je vous l'ai dit, c'est le Graal Ubi Simi. C'est un élément important pour le développement de votre ligne, de votre incarnation en tant que créateur, en tant qu'écrivain. Là, on est centré sur l'écriture. Pour moi, le carnet créatif, il est essentiel. Pourquoi ? Il va servir à poser vos idées et à revenir dessus. Ça veut dire, j'ai l'idée d'un concept. Bon, là, je peux partir sur un scénario de film. J'ai mon idée, je pose mon idée déjà. Ça parle de ça, ça, ça, ce sera ça dans tel espace, etc. C'est ce que je veux transmettre. dans ma création finale. Sur ce carnet, je vais poser toutes mes idées, tout mettre à plat, ce que je pense à un moment donné. Et parfois, en revenant dessus, je vais me rendre compte que mais j'avais oublié que c'était ça le but final, mais j'avais oublié que j'avais détaillé autant, donc je peux le racheter dans mon histoire. Je trouve que le carnet créatif est essentiel. Il va permettre de centraliser, de mettre de la structure dans le projet. Il va modérer le trop-plein d'idées qui fusent, puisque en tant que créatif, on sait que le cerveau fuse. C'est-à-dire que si vous êtes écrivain comme moi, Vous savez très pertinemment que quand vous commencez à écrire un roman, vous n'avez pas encore terminé, mais vous avez un autre ici, un autre ici. Vous vous dites, ah mais ce serait mieux de faire ci, ça, ça. Mais en fait, tu n'as pas fini le premier. Girl, tu n'as pas fini le premier, tu es déjà en train de penser au sixième. On se calme, on ramène les idées. Et c'est pour ça que je dis que le carnet créatif, c'est vraiment le modérateur. C'est celui qui va structurer l'idée, qui va servir à se rappeler de l'idée de départ et à modérer le cerveau créatif. Parce qu'on le sait, le cerveau créatif, il est en... permanence en train de structurer, de tourner, de réfléchir, d'analyser. Carnet créatif pour tout le monde. Tous mes créatifs, c'est carnet créatif. Je pense que c'est même utile, par exemple, de faire un carnet créatif, de le déposer et peut-être, vas-y, faire ce que c'est la vie, vous délaissez votre côté artistique et vous revenez trois ans plus tard et là, vous vous rendez compte que votre idée était déjà tellement modelée, tellement ficelée ou vous déposez ça pendant six mois et vous vous dites, bon, là, c'est le parfait moment pour commencer à écrire et en revenant dessus, vous allez voir que tout est déjà dedans. Donc, vous avez jusqu'à... qu'à enchaîner. Et ça, je trouve ça parfait. C'est pour ça que je conseille le carnet créatif. Ensuite, étant donné que le carnet créatif vous permet de définir votre ligne où vous vous situez, il est important de construire votre histoire. Quel type d'histoire vous voulez raconter ? Il faut construire son histoire, construire le décor. Est-ce que c'est un récit du 18e siècle ? Est-ce que c'est un roman fantastique ? Est-ce que c'est une trilogie de quelque chose ? Est-ce qu'il y a des dragons dedans, des sorcières, des elfes ? Est-ce que c'est un roman qui parle de sirènes ? Est-ce que c'est quelque chose qui est mythologique ? Donc il faut vraiment construire, définir le genre dans lequel vous allez vous inscrire en tant qu'auteur. Prendre des auteurs qui vous inspirent, qui vous donnent envie d'écrire, qui vous poussent. Parce que généralement si on veut écrire, c'est qu'on lit certains auteurs qu'on adore. Donc chercher des auteurs qui pourraient vous inspirer et qui incarnent exactement ce que vous voulez faire. Qu'est-ce que vous voulez écrire ? Est-ce que c'est de la philosophie ? Est-ce que vous voulez être de prochains fans ? Est-ce que c'est une fêture décoloniale ? Est-ce que c'est un sujet d'actualité ? Par exemple, si vous voulez écrire sur l'affaire du color déconne, est-ce que c'est une question sociale ? Où vous vous situez ? Est-ce que vous êtes purement dans quelque chose de scientifique, quelque chose en rapport avec l'histoire humaine, quelque chose qui est plutôt romance littéraire ? Dans quel axe vous vous situez ? Est-ce que c'est du sérieux intellectuel, un peu plus de la mouvance harlequin ? Essayez de voir où vous vous situez dans votre histoire. Quel est votre trope ? Alors on retrouve beaucoup le trope, surtout sur Bookstagram avec la prédominance des genres romantiques, donc de la romance qui a énormément de sous-groupes. Donc je rappelle que le trope, c'est un motif narratif récurrent, souvent stéréotypé, qui est très reconnaissable. Par exemple, est-ce que c'est un ennemi to lover ? Donc ennemi to lover, au début on se déteste et du personnage se déteste, il finit par être amoureux. Si je prends 365 jours, Dark Romance très problématique, le personnage de Massimo. Dans les tropes de Dark Romance, le personnage est toujours brun, ténébreux, violent, mais... En fait, si un chevalier, s'il a des traumas, etc. Massimo, c'est exactement ça. Toujours un brun ténébreux qui va venir sauver les problématiques, mais on l'aime quand même. Donc, il faudrait définir quel est votre propre. Si c'est une femme fatale, quelle est sa particularité ? Est-ce qu'elle est juste amoureuse du sexe comme ça ? Qu'est-ce que vous voulez transmettre dans cette histoire ? Qu'est-ce que vous voulez raconter ? Est-ce que c'est un roman féministe qui parle de la sexualité de la femme ? Est-ce que c'est... Un roman fantastique avec un élu qui s'inspire de je ne sais quoi parce qu'il y a une problématique sociale que vous voulez transposer dans un univers parallèle ? Est-ce qu'on est dans quelque chose de futuriste ? Essayez de construire, de définir votre histoire. On n'est pas dans une classification de genre encore. Moi je pense qu'il faut laisser le genre à la fin. C'est-à-dire, si on prend le cas de la romance, vous avez de la romance fantastique, la romance fantasy, la romance dark romance. Vous avez tellement de types de romances que c'est assez confus. Est-ce que c'est un thriller ? Peut-être que vous savez que c'est un thriller, si on parle sur le thriller. S'il y a des sous-groupes de thriller, c'est aussi ok. Mais en fait, commencez. Dites-vous que c'est pour l'instant sur cette catégorie et on verra par la suite. Il faut essayer de voir où se situe votre histoire. Est-ce qu'on est aux Antilles ? Est-ce que ça se passe sur une plage ? Est-ce qu'on est en Antarctique ? Est-ce qu'on est en Alaska ? Est-ce que je suis dans un monde parallèle où les arbres sont violets ? Essayez de définir. Moi, quand j'écrivais, je voulais absolument mes personnages antillais, noir de préférence, parce que c'est ce que je voulais. Je savais que ça se passait en Guadeloupe, je savais que je voulais un univers spécifique, c'est-à-dire la rivière. C'était un choix purement personnel, c'est juste parce que j'aime. J'adore la rivière, j'aime la mer aussi, mais c'est ce décor-là que je voulais. Donc ça a permis de poser la trame, donc la trame, le décor, le début de mon histoire. Ensuite j'ai développé autour de ça. Donc construire votre histoire, votre décor. Ensuite une fois que vous avez fait ça, vous allez faire quelque chose que je n'ai... absolument pas fait au début, puisque quand j'ai eu mon idée qui m'a appelé, j'ai commencé à écrire comme ça au fil des chapitres et j'ai pas du tout suivi ça, c'est ensuite que je me suis rendu compte que ça existait. Vous allez faire une fiche personnage. Donc la fiche personnage va définir les caractéristiques physiques, émotionnelles, éventuels traumas des personnages et vous permettre encore d'apporter de la structure. Il faut définir les caractéristiques physiques, émotionnelles qui vont conduire au développement de votre histoire. Je trouve ça intéressant d'avoir une... fiche personnage parce que c'est la création du personnage. Mais ça va aussi vous permettre de changer les choses. Si votre idée, c'était que Jean-Pascal habite dans les Pyrénées et que finalement, Jean-Pascal s'est transformé en Tyler qui habite à New York, qui porte des Timberlands et qui veut réussir dans le rap, gros cliché, voilà. Ma fiche personnage va définir mon personnage et va me permettre, moi, en tant qu'auteur, de revenir dessus. Moi, je ne l'avais pas. Moi, j'ai tout fait de tête. C'était assez compliqué. C'est pour ça que je mettais des choses. Et moi, ma technique que j'ai appris pendant mon premier roman, c'est d'ajouter les surligneurs. Dédicace à Word, les surligneurs de Word m'ont permis de me retrouver dans la structure de mon roman. C'est-à-dire, une fois que j'avais fait mes personnages, comme je n'avais pas fait la fiche personnages au préalable, je mettais une certaine couleur attribuée à quelque chose. Par exemple, si je parle de temporalité, je peux la mettre en or, je dis des bêtises. Si je veux parler d'une caractéristique physique, je peux la mettre en jaune. Si je parle d'un trauma ou d'un événement important, je vais la mettre en rouge. Je vous dis des bêtises, mais en fait, ajoutez des surligneurs. Je pense que ça peut être utile, même si vous avez essayé la fiche personnage. Ça vous permet, vous, en tant qu'auteur, de vous retrouver dans votre œuvre. Surtout si vous avez commencé à l'écrire il y a six mois, que vous l'avez abandonné pendant cinq, et que vous retournez dessus avec l'oubli de ce que vous avez produit. mettez en place des stratégies pour vous retrouver dans votre écriture avec vos personnages n'oubliez pas que c'est vous qui créez on va aussi parler du nom des personnages est-ce que le nom a une signification ? est-ce que vous êtes à fond en mode non le nom m'est apparu comme ça donc il va s'appeler comme ça mode summer, bro, comme la romance, ou alors c'est un nom spécifique parce que ça vous ramène à quelque chose. Est-ce que vous êtes dans l'excès ? C'est-à-dire aller chercher des noms pour garder la signification. Est-ce que vous leur donnez une date de naissance spécifique ? Est-ce que ça a un rapport avec le style astrologique ? Est-ce qu'on rentre jusqu'à là ? C'est vous. Toujours dans ma fiche créative, je peux utiliser des éléments qui vont me permettre de structurer mon personnage. Quel est le type de musique qu'il écoute ? Qu'est-ce qu'il aime en tant que film ? Je peux créer ce qu'on appelle des moodboards qui vont me permettre de visualiser la personnalité de mon personnage. Quel type de série il regarde à la télé ? Est-ce qu'il aime manger ? Quel tempérament il a ? Donc avec le moodboard, vous pouvez créer votre moodboard, canva et compagnie, pour pouvoir mettre un visuel sur votre personnage. Et tout en étant mon personnage, mes personnages étaient dans ma tête, je n'avais pas spécialement besoin. mais si vous êtes plus visuel je vous conseille de le faire. Ensuite, étant donné que vous avez structuré votre histoire, vos personnages, que vous savez à peu près quelle thématique, il faut faire des recherches. Si vous écrivez dans un thriller et que quelqu'un a été assassiné, il faut trouver si votre manière de tuer la personne est valable et plausible. Alors, il faudrait essayer de croiser avec des recherches scientifiques, des recherches au niveau du corps humain. Par exemple, si vous voulez encore en décomposition, il faudra vous intéresser à ce sujet-là. Moi, je dis que Pour ancrer l'histoire dans une réalité, il faut faire un minimum de recherche. Si vous êtes dans un roman du 18e siècle, comme Old Bridgerton, il faut un peu se renseigner, savoir comment les gens vivent. Si vous écrivez un roman dans les années 90, il faut savoir que dans les années 90, il n'y a pas de réseaux sociaux, il n'y a pas de téléphone portable, sauf pour les personnes très riches. Il y a énormément d'éléments qu'on a actuellement qui ne sont pas transposables à cette temporalité. Il faut vraiment essayer de nourrir, de structurer des recherches autour de la... thématique du roman. Game of Thrones, l'un des plaids à la série télévisée qui s'est très mal terminée, qui était bâclée à mon goût, mais je n'ai pas lu les livres, je dois le dire, mais Game of Thrones commençait à ancrer dans la temporalité, les sociétés violentes, la séparation du royaume en famille, etc. On a là quelque chose qui a été structuré dans un univers particulier. Je me dis surtout, si vous devez créer un univers, il faut être le plus précis possible. Si vous voulez écrire quelque chose en termes de science-fiction, donc ça c'est quelque chose de complètement sorti de votre imagination avec des arts violents, les soleils n'existent pas. Si ce sera vous et vous, ça sera autre chose. Si vous êtes dans un truc un peu futuriste, là vous pouvez laisser votre imagination parler. Si on est dans des choses un peu plus historiques, passées, il faut une certaine véracité. Si j'ai un roman actuel, ce sera autre chose. Dans mes romans, même si la temporalité est autour de 2020 environ, Je ne mets pas le Covid parce que pour moi le Covid ça a été une période très compliquée émotionnellement. J'occulte le Covid de cette manière. Ça n'a jamais existé et comme ça je peux me guérir quelque part. En tout cas occulter cet élément dérangeant que je ne veux pas retrouver dans mes œuvres. Vous pouvez aussi vous inspirer de souvenirs. Quand j'écris, j'écris pour que je puisse partager un entend-ontemps pour les gens qui sont déjà dans la trentaine ou à l'approche de la trentaine parce que nous aussi nous avons notre entend-ontemps. Nous sommes des générations qui avons vécu l'arrivée d'Internet. On a vécu l'entre-deux, c'est-à-dire les années 90, puis la fin des années 90, puis l'entrée dans les années 2000. Donc on est des jeunes juxtaposés entre deux siècles. Donc on a une vision du monde, puisqu'on n'est pas complètement comme ceux qui sont avant nous, et on est complètement déconnectés avec les nouveaux qui sont très connectés. On a cette dissociation entre ces générations qui fait que nous avons notre propre souvenir. On est entre l'Internet... On est dans une mondialisation, pas si mondialisée que ça, puisqu'on a connu des éléments culturels les plus jeunes, non pas forcément, qu'on a une autre vision des choses. Je vais m'inspirer de souvenirs d'enfance ou d'éléments qui vont me revenir pour pouvoir écrire. Et en le faisant, j'espère que les personnes qui me lisent vont se reconnaître dans ça, en tant que jeune Guadeloupe, en tant que jeune Antillais. Dans le cas où je ne m'inspire pas de recherche, il est bien de s'inspirer de ce qu'on a connu soi-même. Si vous écrivez un roman historique, Pour moi, le roman historique, à un certain degré, n'a pas à être véridique jusqu'au bout. Il a juste qu'à être plausible, parce qu'en soi, ça reste un élément de fiction. Ce n'est pas une preuve scientifique, puisque ça reste une œuvre de fiction complètement inventée. Vous voyez ? Ensuite, une fois qu'on a parlé de la recherche, de la structure, des personnages, on va parler du rituel. Il faut que vous ayez un rituel, c'est-à-dire comment vous écrivez. Quelle est la routine que vous allez appliquer ? Est-ce que j'écris à partir de 18h jusqu'à 11h du soir ? Lorsque je vais écrire, est-ce que j'ai besoin d'un café ? Est-ce que j'ai besoin de thé ? Est-ce que j'ai besoin de soda ? Est-ce qu'il faut que j'allume une encen à la cannelle ? Est-ce qu'il faut que j'ai une bougie devant moi ? Est-ce qu'il faut que je fasse une méditation avant ? Après, est-ce qu'il faut que je fasse la sieste ? Je suis plus susceptible d'écrire mieux le matin, l'après-midi, le soir, après minuit. Est-ce qu'il faut que je fasse du sport avant ? Est-ce que j'ai une playlist particulière ? Est-ce qu'il y a un artiste qui m'inspire plus ? Est-ce qu'il faut que je regarde cette série-là et ensuite je commence ? Il faut vraiment bâtir une routine, un rituel d'écriture. Combien de fois j'écris par semaine ? Deux fois par semaine ? Une fois par semaine ? Deux fois dans le mois ? Et puis j'y reviens ? Combien de temps j'accorde dans ma semaine ? Deux heures ? Trois heures ? Quatre heures ? Je le fais au feeling. Puisque des fois, des fois, pour cette année des créatifs, on essaye de mettre de la structure mais on n'y arrive pas vraiment. Donc pas de pression. Est-ce que c'est quelque chose qui m'inspire au feeling ? Ça me prend comme une vague et je commence à écrire. Ou est-ce que bon, je vais structurer ? Moi, mon premier roman, je l'ai écrit au feeling. Ça m'a pris plusieurs mois, ça m'a pris un an, mais je l'ai écrit vraiment au feeling, sans fiche, sans préparation préalable. C'est-à-dire que les recherches, si je devais en avoir, je les faisais en même temps. Je m'inspirais des éléments de ma vie. J'essayais de transposer d'autres éléments. Quand j'oubliais où j'étais arrivée, je descendais toute la page et je revenais. D'ailleurs, pour mes amateurs de Word, vous avez un élément qu'on retrouve dans... affichage qui s'appelle volet de navigation. Le volet de navigation va vous permettre de mettre votre chapitre visible, du coup en cochant la case volet de navigation. De cette manière, vous pouvez retourner sur les différents chapitres et ça vous évite de rechercher dans tout le document. Ça aussi, j'ai appris ça à la fin du roman. Je me suis tapé tout le roman à descendre, remonter, nanana, pour découvrir à la fin qu'il y avait le volet de navigation et que comme ça, j'ai gagné du temps. Le volet de navigation est très utile parce qu'il permet aussi de faire des recherches dans le document. Ça veut dire Si je veux changer le nom du personnage, j'ai qu'à le taper et s'il apparaît sur 15 pages, je peux changer. Si je sais qu'il y a un événement et que je veux changer l'événement, je tape l'événement, par exemple rencontre avec Mathieu et là je change. Le volet navigation est très utile. On revient à la routine, je m'éloigne. Il faut que je crée une routine, quelque chose avec lequel je suis à l'aise. Est-ce que j'écris à la plage, j'écris mieux à la plage ? Est-ce que j'écris mieux sur mon carnet et que je fasse retaper par quelqu'un d'autre ? que j'ai besoin de faire une prière avant. C'est à vous de définir votre routine. Moi, je vous avais dit que j'étais réceptive généralement la nuit. Après, c'est vous. Chacun, en tant qu'artiste, vous avez votre patte de spécificité, votre propre connexion. Donc, essayez de vous connecter comme vous pouvez. Je pense que le plus important dans la routine, c'est garder la régularité. Il est important d'être régulier et de s'accorder en tant que créatif. Il faut accepter la pause. Je dis toujours, acceptez la pause. Si vous avez une pause de 6 mois, 1 an, 3 mois, 2 semaines, c'est ok. Si vous avez une pause de quelques années aussi, c'est ok. Parce qu'en fait, je me suis rendu compte, derrière la structure, il y a parfois une pause nécessaire. Même si on veut essayer d'aller, de forcer les choses, il y a une pause nécessaire. Et que certains éléments que vous allez vivre vont nourrir indirectement votre roman que vous écrivez. Il faut parfois laisser la pause. Et quand l'idée n'est pas là, même si vous avez mis votre routine en place, c'est aussi ok. Il faut laisser le temps au temps. La création vous apprend le temps. C'est ça qui est marrant en fait. C'est que la création vous apprend la patience tout en vous construisant. Alors, on a dit routine, créative, régularité et important de s'incarner. En faisant ça, vous vous incarnez. Plus vous êtes dans votre processus créatif, plus vous écrivez, plus ça fait de vous encore plus un écrivain. Alors, vous êtes déjà écrivain si vous avez l'idée que vous avez envie d'écrire. Mais plus vous allez pousser ça, plus vous allez être encore plus fier de vous et ça va légitimer votre... intuition intérieure. Ensuite, je pense que le processus créatif, l'écriture, vous apprend à vous faire confiance. Vous partez de rien, de quelque chose d'immatériel qui est dans votre tête, que vous allez transformer en matériel. Vous partez de rien. Vous voyez quelque chose que personne d'autre ne voit. Est-ce que vous vous rendez compte que vous partez vraiment de rien ? Vous voyez quelque chose que personne d'autre ne voit, personne d'autre ne conçoit et encore plus si vous avez une vision de monde fantastique, apocalyptique ou je ne sais quoi. Vous partez de quelque chose qui n'est visible que par vous. Et par cette vision que vous allez avoir, vous allez la transmettre à d'autres personnes. Vous vous rendez compte comment vous êtes puissant ? C'est incroyable, hein ? Vous partez de quelque chose qui est une perception de vous, une perception qui est donnée uniquement à vous, que vous allez transmettre à d'autres personnes. C'est vraiment incroyable. Je pense que chaque processus créatif va vous permettre de vous faire confiance. Donc, écrire va vous permettre de vous découvrir. Et bien sûr, ça nécessite qu'il y aura du tâtonnement, qu'il y aura du test, qu'il y aura du changement. page, vous êtes certain d'avoir fait votre meilleure jette d'écriture, revenez en trois jours plus tard dire que c'est nul et rechangez ou composez avec ce que vous avez écrit. Vous gardez ce que vous avez fait, vous l'utilisez après. Vous allez avoir cette page que vous avez créée, des images magnifiques, revenir et dire « C'est moi qui ai écrit ça ? » Oui, fais-toi confiance en tant qu'écrivain, et je vous assure que les écrivains en oublient ce qu'on écrit. Donc revenir dessus, deux semaines plus tard, c'est dire « Hum, c'est moi qui ai écrit ça ? » Si, c'est complètement what the fuck. Mais bon, il faut se faire confiance dans le processus d'écriture. Quelque chose que je ne conseillerais pas, parce que je l'ai fait, c'est commencer quelque chose, commencer une œuvre, demander le conseil d'une autre personne. pendant qu'on est en train de l'écrire. Ce qui m'a sauvée, c'est que les personnes à qui j'ai demandé, elles n'étaient pas disponibles, donc elles ne me répondaient pas tout de suite. Et ça me dérangeait parce que j'étais dans l'urgence d'écrire. Je voulais aller à l'extérieur, mais vu qu'elles ne répondaient pas, je continuais à écrire, j'avançais sur mon document. Et finalement, je trouve que c'est très bien que ces personnes aient fait ça parce que j'ai pu justement me faire plus confiance et continuer et affirmer ma vision. Le fait que je demande à d'autres personnes de le relire, c'est que je n'avais pas foi en ma vision ou j'avais un léger doute. Vu qu'il ne me répondait pas, je pouvais continuer d'être focus sur ma vision et arriver à la fin. Et heureusement qu'elles ne m'ont pas répondu. J'ai eu des petits feedbacks en mode, oui, continue, c'est très bien, ne t'occupe pas des fautes, etc. Mais en fait, je ne conseillerais pas que le recul, de laisser des gens lire ce que vous n'avez pas terminé. Il faut terminer jusqu'au bout. Pourquoi ? Parce que pour moi, l'œuvre mue en même temps que nous. L'œuvre se transforme en même temps que nous. L'œuvre sert à nous dépasser, à dévoiler une part de nous et à nous révéler à nous-mêmes. Et c'est durant cette petite... période de gestation si durant cette période vous produisez votre bébé on n'avait pas besoin d'interférences du monde extérieur quand votre bébé est formé avec ses doigts et tout qui n'a pas voilà c'est pas bon il peut être bancal votre bébé à écouter vous allez l'améliorer après mais il faut que votre bébé est formé là vous pouvez vous dire bon je peux le présenter au monde il faut accepter que dans l'oeuvre vous avez une imperfection c'est l'imperfection qui va faire l'oeuvre c'est en voyant l'imperfection de ce que vous avez produit que vous allez au commencer à arranger, modifier, corriger. Et de toute façon, lorsque l'on écrit, il y a énormément de corrections à faire. On a l'impression que c'est le meilleur jeu qu'on aurait pu faire, mais par exemple, si je dois faire la correction derrière, croyez-moi que la moitié du manuscript a des problèmes de français. C'est ok. On n'est pas là pour s'inquiéter des fautes, de la conjugaison, on le fait. Et ensuite, s'il y a correction à faire, on le fera. L'important, c'est de se lancer dans le processus, d'accepter l'imperfection. On n'a pas non plus à se lancer dans ça en se demandant Si on est Tony Morrison, on fait avec notre propre pas et c'est le plus important. Il faut se faire confiance et accepter l'imperfection. Ça veut dire qu'il faut accepter de se regarder en face et de regarder nos imperfections, avant d'aller juger les imperfections des autres, nos imperfections qui sont mises en lumière avec l'écriture. Parce que quand j'écris et que je fais des fautes, je me dis peut-être que j'ai des lacunes en grammaire, en vocabulaire, mais mon processus d'écriture peut m'aider aussi. dans mes lacunes de grammaire, de vocabulaire, peut m'aider à apprendre de nouveaux mots, donc à enrichir mon vocabulaire. Il ne faut pas voir le « je ne sais pas écrire » . Il faut plutôt voir l'exercice comme une construction de soi. Et surtout pour moi, en se faisant confiance, en acceptant les perfections et en regardant la partie immergée, l'ombre que l'on veut cacher au monde, l'écriture a un côté cathartique. La catharsis, c'est le fait de se libérer de ses émotions en les exprimant à travers l'écriture ou l'art. Cela permet d'alléger ses sentiments et de transformer ce que l'on vit en une création positive. Poursuivre le processus créatif lorsqu'on est dans le doute, lorsqu'on est dans le questionnement, ça nous permet de travailler sur les parts sombres de nous. Ça peut nous permettre de transmuter des éléments. Si vous avez déjà lu l'autre moitié du Soleil de Shimamanda Ngozi Adachi, qui parle de la guerre du Biafra dans les années 80, le livre nous parle de ronfler où le Nigéria a été séparé en deux, le Biafra et le Nigeria. On rentre en plein dans la guerre, comment ça se structure, comment la population vit la guerre, les atrocités, la faim. Ça veut dire que je l'ai lu une fois dans ma vie et ça suffit. Et ce qui est intéressant dans l'autre moitié du soleil, c'est qu'elle nous explique que ses grands-parents sont disparus durant la guerre du Biafra, où elle a voulu leur rendre hommage. Ça a été cathartique dans le fait qu'elle a perdu quelqu'un et en plus qu'elle l'aura. C'est tellement affreux. Il y a des lectures qui sont affreuses. C'est tellement affreux dans la transmission, mais on se rend compte aussi que c'est donner la voix à une guerre. Et cette guerre, il faut savoir qu'elle a cristallisé la vision de l'Afrique pauvre et affamée. Parce que ce sont les images de la guerre du Biafra qu'on a utilisées après pour aller faire les publicités, les actions contre la faim. Cela a permis à donner de la voix, une voix africaine, un conflit africain et de montrer comment ce conflit était vécu de l'intérieur. Et c'était important. Pour moi, elle a tourné une souffrance familiale, la souffrance d'un pays, en une voix. Petit pays des Gaëlle Faille parle de la guerre du Burundi. qui a lieu en 1993 et ensuite à extension le génocide du Rwanda avec l'affrontement entre les Hutus et les Tsutsis. On a le point de vue d'un enfant qui a vécu au Burundi, un enfant métis, donc de père français, de mère africaine. Il parle du conflit et de son arrivée en France, ce qui nous plonge dans ses souvenirs d'enfance. Et ce qui est intéressant avec ce roman et le côté cathartique, c'est justement le fait qu'il n'y ait pas d'archives. Donc oui, il a vraiment utilisé des éléments de sa mémoire. et il dit qu'il n'était même pas sûr d'ailleurs, pour pouvoir parler du traumatisme de la guerre et de ce que ça a fait ressentir en lui. Et là, on est en plein dans quelque chose de... d'exutoire, puisqu'il fallait qu'il enlève ses souvenirs, des expériences vraiment fortes qu'il a vécues, pour pouvoir parler d'un conflit qui est tu, donc c'est toujours un point de vue africain sur un conflit africain vécu de l'intérieur, qui a laissé un traumatisme et qui laisse encore des émotions intimes. Cela n'aurait pas été possible d'écrire Petit Pays s'il s'était arrêté en ne se faisant pas confiance et en ne voulant pas parler de la partie sombre. C'est en mettant ça à nu qu'il nous a transmis une belle histoire. Pour la relecture, il faut trouver des personnes de confiance. On ne tue pas son projet dans l'œuf. Donc vous terminez votre projet, vous trouvez des personnes de confiance. Des personnes dans votre entourage qui ont des qualités rédactionnelles meilleures que les vôtres. Ou vous faites appel à un service de relecture. Ce qu'il faut payer, ça peut être mon rélecteur, correcteur, LibriNova, Publier son livre, Scripps. Vous avez aussi des services d'IA aussi qui sont... destinée à ça. Mais ma peur de l'IA, c'est qu'elle vole les idées créatives des gens puisque de base, c'est quelque chose qui récolte des données. Et c'est là où vous voyez que Disney vous sort un film inspiré de votre livre. Ça, c'est un peu ma parano. Quand on s'adresse à des personnes de confiance, il ne faut pas aussi oublier que vous avez été au bout de votre projet. Vous avez des gens qui veulent écrire des livres qui ne vont jamais au bout de leur projet. Donc même si les personnes bienveillantes autour de vous vous disent que c'est nul, etc., vous avez fini votre livre. vous vous rendez compte du courage qui vous termine libre. Peut-être que votre livre, si vous voulez le publier, va trouver sa cible. Ne vous concentrez pas sur les avis des gens. Faites vos affaires jusqu'au bout. Si vous voulez publier, publiez. Si ça ne passe pas en maison d'édition, vous publiez tout seul. Faites votre truc. Si vous sentez que c'est ça, vous le faites. Ensuite, pour la correction, je voudrais vous dire de vous adresser à quelqu'un ou personne sérieuse. Pourquoi ? Parce que moi, j'ai une très mauvaise expérience. J'avais payé quelqu'un. La personne a pris énormément de temps pour me remettre mon manuscrit. donc j'ai dû mettre en coup de pression. Une fois qu'elle m'a remis le manuscrit, le manuscrit était à moitié corrigé. Je ne vous dis pas comment j'étais énervée. Et surtout, je me suis rendue compte de ça des mois après, puisque je travaillais, je n'avais pas le temps de tout faire. Petit conseil, dans les cas de correction, relisez votre oeuvre jusqu'au bout et faites attention. Et cette personne-là, je ne préfère pas nommer son nom parce qu'elle me suit sur Instagram. J'ai trouvé ça désagréable. Et surtout que quand je lui ai envoyé le message, il n'y avait pas d'excuse, il n'y avait rien. Heureusement que la correction, je l'avais à moitié pris. Mais même là, ce n'est pas excusable en fait. C'est vraiment pas excusable. Tout ça pour vous dire aussi que si vous éprouvez des moments de pause et des besoins de pause, ça va, on ne s'affole pas, c'est ok. Voilà, voilà mes grands soleils, c'est tout pour moi pour cet épisode de coup de maquille. J'espère que ça vous a donné envie d'écrire, que ça vous a aiguillé, que vous voyez un peu comment procéder pour votre écriture. Donc n'oubliez pas l'usage de Word, vous avez le surlignage qui vous permet de définir les catégories spécifiques pour pouvoir vous retrouver. Vous avez le service affichage avec le volet de navigation, moi c'est ce qui m'aide vraiment. et qui me permettent de me retrouver quand je suis un peu perdue. Si vous avez d'autres astuces pour écrire qui vous permettent de vous retrouver plus facilement, mettez-les-moi en commentaire, je suis très preneuse. Ça permet de perdre le moins de temps possible puisque la création peut prendre plus ou moins de temps, mais si on arrive à gagner du temps en plus, c'est mieux. Alors, notre citation de fin est une citation musicale. Elle vient de This is La Peste, qui est un rappeur que j'adorais, qui est devenu This is maintenant, donc c'est un grand monsieur. Et notre citation nous dit Et puis un jour, je suis devenue riche. Quand un livre j'ai ouvert, j'avais l'âme pour écrire une histoire extraordinaire. Tout ça pour te dire que si tu as un livre à écrire, poursuis ton écriture. Si tu n'as pas recommencé, commence. Tu as une histoire extraordinaire à raconter avec ta propre voix et à transmettre au monde. Et les gens ont besoin de ta voix. Les gens ont besoin de ta création. Les gens ont besoin d'être touchés par ta création. surtout. T'imagines quel cadeau tu ne fais pas au monde en privant le monde de ta voix. Des gens attendent désespérément ton message quand tu écris un livre et le public a touché ton public, t'attends déjà et tu ne les laisses pas te trouver. C'est complètement égoïste, vraiment. Chacun a une histoire extraordinaire à raconter, à écrire et puis il faut y aller. Et surtout quand on est dans une période où tout le monde publie, tout le monde produit des oeuvres, donc vas-y. Donc si tu veux faire un essai philosophique, vas-y pour qu'on puisse avoir nos entiers philosophes avec des... des spécificités, des doctrines, etc. On y va. Quel que soit ce que vous avez envie d'écrire, allez-y jusqu'au bout. Tout est déjà en vous et cela ne demande que de s'exprimer aux autres. Je vous invite à laisser votre voix se transmettre, à laisser les autres vous entendre et ne pas avoir peur de porter ce que vous êtes et d'incarner qui vous êtes. Parce qu'en fait, si vous avez déjà l'idée d'un livre, c'est que vous êtes déjà un auteur et que l'auteur qui est en vous vous appelle. Je vous remercie. C'est tout pour moi. Merci mes Grands Soleils. N'oubliez pas de liker et de partager. Si ça vous plaît, laissez-moi un commentaire. Vous pouvez venir sur mes littérales, sur mon essai. Un petit message, je le ferai avec plaisir. Et je vous retrouve au prochain épisode. Bisous !