Speaker #0It's not too late, it's not too late Hello mes grands soleils, bienvenue dans le coup de déclapote qui a ce bain de littérature, mes littératures style noire, mes lignes, mes écrivaines préférées, et je t'invite à me suivre dans mes aventures créatives. Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien, que les fêtes de fin d'année se sont très bien passées pour vous, que vous entamez cette année avec de bonnes résolutions. Je ne souhaite jamais la bonne année parce que j'ai remarqué que... Alors lorsqu'on souhaite la bonne année, qu'on donne des résolutions... Mais les années sont plus ou moins bonnes, surtout ces dernières années. Après 2020, c'est parti en cacahuètes. Donc, je ne souhaite jamais la bonne année parce que je ne sais jamais ce que l'année va donner. Et j'estime que de Mélansac, elle m'a tabassée. Donc, je ne sais pas si vous vous tabassez vous aussi, mais que tout se passe pour le mieux et qu'on puisse évoluer. Sinon, j'espère que je ne vous ai pas trop manqué. Aujourd'hui, on se retrouve pour un épisode. particulier, je me suis dit que le mois de février, je vais le consacrer à l'amour parce que j'aime l'amour. Étant amoureuse de l'amour, et je précise pas l'amour cucu finalement, mais vraiment l'amour en tant que soi, il me semblait intéressant d'aborder la question entre la création et l'amour. C'est pour ça que cet épisode, je l'ai appelé « Créer avec amour » . Et bien sûr, vous savez que j'adore lire. Alors pour moi, je devais faire une corrélation avec un livre qui m'a beaucoup marquée en 2025. qui s'appelle « À propos de l'amour de Bellux » . Et je me suis dit, ce serait intéressant de faire un épisode qui parle d'amour et de création, en m'aspirant des grandes idées de Bellux. Parce qu'en fait, finalement, l'amour est universel et l'amour n'est pas ce qu'on pense que c'est. Il n'est pas ce que la société nous a appris, il n'est pas ce que le romantisme veut nous instaurer. L'amour, c'est quelque chose de beaucoup plus grand et de beaucoup plus vaste. Alors, je me suis dit, voilà, un petit épisode un peu décalé. Et on va parler d'amour, on va parler un peu de mon expérience personnelle, pourquoi il me semble intéressant de parler d'amour et on va voir comment finalement la création et faire un processus créatif, ça peut permettre de développer un amour de soi, de témoigner un amour pour les autres. Alors, on va rentrer dans le vide du sujet, Bellux, il faut savoir que c'est une penseuse et militante afro-américaine, elle a beaucoup d'ouvrages sur la race, le genre et l'amour, elle est connue pour être une afro-féministe. Donc, j'avais déjà un peu parlé de l'intersectionnalité je vous ai dit que l'intersectionnalité c'est un courant du féminisme, il me semble que c'est vraiment de l'afroféminisme qui regroupe en fait différents autres facteurs, c'est à dire que le combat féministe des femmes blanches est venu défendre les intérêts des femmes blanches, sauf que les femmes noires rencontrent d'autres difficultés que les femmes blanches donc du coup l'intersectionnalité c'est un courant qui vient mettre en avant on va dire les entre guillemets minorités, je n'aime pas ce mot mais on va en parler et Et l'intersectionnalité permet de comprendre que finalement, bien que le féminisme au départ soit concentré pour la libération de la femme et ne promeut qu'une image de femme blanche, les femmes noires ou les femmes colorées ont aussi une expérience différente du patriarcat et des discriminations que la femme blanche ne peut pas connaître. Je l'ai dit, vous pouvez être une femme, d'accord, mais ma vie en tant que femme noire ne sera pas la même qu'une femme blanche. Surtout si par exemple je suis pauvre, que je suis handicapée, j'ai des difficultés à l'école, etc. Tous ces petits groupements vont se regrouper et former un plus gros problème et des sous-groupes de problèmes qui ne sont pas les mêmes qu'a de juste une femme. Ce que la femme blanche ne va pas comprendre parce qu'elle n'a pas grandi dans ma culture, dans mon environnement, etc. Je m'éloigne. Donc je vous disais Bellux, c'est donc une pensieuse américaine, leader de l'afroféminisme, qui propose de redéfinir l'amour. Pas simplement comme une émotion, mais comme une conscience qui implique un engagement, un respect et une volonté. Pour elle, en fait, on ne tombe pas amoureux. L'amour, c'est un choix conscient. Se mettre en couple avec quelqu'un, ce n'est pas une simple émotion, c'est vraiment un choix conscient. Et en fait, elle mettait vraiment l'amour au centre de son message. Et pour elle, aimer, c'est agir, choisir, nourrir la croissance de soi et celle de l'autre et créer des relations qui sont fondées sur la sincérité, l'écoute et la transformation. Elle sort des schémas traditionnels et elle propose l'amour comme étant un acte révolutionnaire, essentiel à la guérison individuelle et collective. Et c'est vrai qu'en lisant son ouvrage à propos de l'amour qui est sorti en 1999, on est en 2026, je trouve que le message est encore très actuel, très réfléchi, très pensé, il est même universel. Et je pense que chacun, toute personne qui pourrait lire le livre se retrouverait dedans. Et ça on parle homme autant que femme. Et pourquoi je voulais faire cette émission créée avec Amour ? C'est parce que je me suis rendu compte avec elle que sa définition de l'amour est tellement large. est tellement plus mature et tellement plus universelle qu'en fait, l'artiste, lorsqu'il crée, il se connecte avec l'amour et il crée avec amour, par amour, pour l'amour. Et l'amour va lui permettre de sublimer les choses. Ok, donc l'épisode sera découpé en deux parties. La première partie, on va parler de l'amour, l'amour de soi et l'amour comme acte de foi. Et la deuxième partie, on va se concentrer sur l'amour et la recherche de l'âme véritable. On va voir ce que c'est ça. Franchement, je conseille ce livre, il est pas mal. Vous allez me dire, mais Nelly, pourquoi tu parles d'un truc, tu parles d'un livre alors que t'as dit que c'était pour les artistes ? Mais pour moi, l'amour dans la vision de Bellew, c'est dans l'axe dans lequel elle aborde, est essentiel pour la formation de l'être, et particulièrement de l'artiste. Donc c'est pour ça que je tenais à en parler. Parce qu'en fait, je considère que la création, avant tout, c'est un acte de foi. Donc on croit en la part de nous qui désirent se manifester. On se crée en créant cette part, en la matérialisant. Et on se recrée nous-mêmes, on l'avait déjà vu. Et en fait, si on considère que l'amour c'est le grand tout et pas uniquement l'amour au sens romantique comme on nous le sert, on change déjà de paradigme. Bellux, elle commence le livre en essayant de définir l'amour. Et elle sort du schéma de l'amour simplement romantique ou journal. Elle nous explique que pour elle, en tout cas dans la définition qu'elle a reprise de quelqu'un, L'amour, c'est la volonté de s'étendre soi-même dans le but de nourrir sa propre croissance spirituelle et celle d'autrui. L'amour, c'est ce qu'on fait. L'amour est un acte de volonté, c'est-à-dire le désir et l'action conjointes. Ce qui veut dire que pour elle, ne voit pas l'amour uniquement comme une idée peint à la télévision, comme quelque chose de corny, comme quelque chose de gringe. C'est vraiment quelque chose d'universel. Un peu comme Jésus qui vient avec son message d'amour universel. on est exactement sur la même ligne de pensée. Donc l'amour ne serait pas quelque chose de malveillant, c'est quelque chose qui va nous demander de s'étendre, de nous faire confiance, de dévoiler qui nous sommes. Et en fait, dans son livre, elle a plusieurs chapitres qui parlent de thématiques particulières et elle donne une importance à l'amour de soi. Parce que pour elle, la société nous enferme dans le regard des autres qui nous met dans une position d'inconfort avec nous-mêmes. et avec le fait d'affirmer qui nous sommes. Donc, l'amour de soi pour elle est le premier pas pour sortir de la critique que le monde nous oppose. Parce qu'en nous critiquant comme ça, on sort de qui nous sommes et on essaie de contenter des gens qui ne sont pas nous, en liant notre vérité intérieure. Et plus on fait ça, plus on est dans un mal-être. Et ensuite, elle explique aussi qu'on a un discours négatif interne. Alors ça, c'est... Il y a une session de développement personnel à la même période aux Etats-Unis. Mais pour nous, maintenant, quand on vous parle de pensée positive ou de langage positif intérieur, elle en parlait déjà en 1999. Et elle nous dit qu'avoir un discours intérieur positif, ça va nous permettre de construire une relation avec nous. Et notre relation avec nous est beaucoup plus importante que la relation que les autres se font de nous, que l'image qui est faite de nous par les autres. Et qu'en fait, une fois qu'on construit cette relation avec nous-mêmes, on se sent beaucoup mieux et on peut impacter le monde de manière positive. Et ça, on est d'emblée dans le cadre de l'artiste qui a peut-être envie de s'exprimer d'une certaine manière, mais qui ne peut pas le faire parce que ça n'a jamais été fait ou que sa vision ne l'a jamais vue. Moi, ça m'arrive, par exemple, de vouloir faire quelque chose, de penser quelque chose, de le faire, de l'écrire, et de me dire, oui, mais en fait, ça n'a jamais été fait ou je n'ai jamais lu ça comme ça. Est-ce que je dois le faire ? Et finalement, il faut le faire. Parce que c'est son soi qui s'exprime et comme à ces moments-là je me rends compte que j'intériorise le regard extérieur, ce que l'on attendrait de moi ou ce qu'il conviendrait de faire, ou je m'auto-conforme à quelque chose qui demande à se transformer, à changer, je change de paradigme et je me dis bon, si c'est apparu comme ça, c'est que je dois le faire. Et bien on est en plein dedans. Et en fait, dans son idée de positivité intérieure, elle veut dire que la démarche personnelle va conduire à développer un amour de soi qui ne viendra plus de l'autre. Et en fait, on va décentrer l'autre, on va se décentrer des attendus de l'autre et on va rentrer dans un processus où on est de plus en plus en accord avec nous-mêmes et avec qui on est. Et c'est exactement en accord avec la citation du « connais-toi toi-même » , en s'interrogeant sur ce qui est à l'intérieur et en se faisant confiance. Et on a là la rencontre dès que nous sommes, on se connaît nous-mêmes. Et mieux on se connaît, plus on est susceptible d'être bien avec nous-mêmes et moins on a tendance à dépendre de l'influence. extérieures. Parce que souvent, c'est ce qui arrive par exemple quand les gens rentrent dans des sectes, ce n'est pas qu'ils soient si bêtes que ça, c'est parce qu'ils me faillent quelque part dans leur confiance en eux, qui fait que l'autre, c'est beaucoup plus qu'eux. Donc ils préfèrent se soumettre parce qu'ils estiment quelque part que l'autre, c'est plus. il se conforme à l'autre. Et en fait, elle voit dans l'amour de soi, dans cette recherche de l'intérieur, de se faire confiance, une autogueraison pour apprécier sa valeur personnelle. Parce qu'en soi, on est tellement bombardé de messages négatifs, même depuis l'enfance. Quand nos parents nous reprennent, quand l'école nous reprend, quand la maîtresse dit qu'on ne doit pas être comme ça, quand le partenaire dit « tu es toujours comme ça » , on est bombardé de messages négatifs qui sont en fait de micro-agressions qui restent finalement, qui finissent par construire notre psyché. Et en fait, on se rend compte qu'en travaillant cette auto-guérison, en enlevant les parts de nous qui sont abîmées, et finalement en se pardonnant d'avoir été abîmées par des pensées qui sont fausses, qui ne sont pas forcément nous, on sort du conditionnement de la vision que le monde avait de nous, et on crée une nouvelle vision. Et s'auto-guérir, c'est apporter plus de valeur à l'intérieur. Et plus j'ai de valeur à l'intérieur, plus je m'accorde de la valeur à l'extérieur. Ça veut dire que je serai toujours moins manipulable, je porterai plus ma voix, j'oserai porter ma voix et dire que ça je ne le veux pas. Quand la personne va me manquer de respect, je lui dirai en mode, mais qui voilà, ou là, ça c'est qu'on comprenne. Et ces éléments-là vont permettre en fait de montrer au monde comment me traiter. Donc ce n'est pas moi qui me conforme au monde, mais c'est le monde qui va se conformer à ma valeur parce que c'est comme ça que j'estime que je dois être traité et c'est comme ça que je le suis. Les autres n'ont pas le pouvoir de me manquer de respect. Et j'ai beaucoup aimé cet axe-là. Et je trouve qu'en tant qu'artiste, l'artiste, en général, c'est celui qui a une vision particulière et qui a une manière de se présenter particulière. C'est pour ça que certains artistes, par exemple Erika Badu, dans la manière dont elle s'habille, ils sont super excentriques et ils ont le droit. Parce que ce sont des artistes. Parce que leur vision est unique. Parce que la manière dont ils se présentent au monde, ils décident de casser les codes, de ne pas se conformer. Pour moi, faire le travail, de s'aimer, d'apporter de la valeur, de déconstruire le regard des autres sur nous et de continuer à former notre identité, ça fait une part importante de l'identité d'un artiste. Et je précise encore, l'artiste n'est pas obligé d'avoir un million, d'avoir je ne sais pas combien d'abonnés, etc. L'artiste est juste celui qui fait parce qu'il aime et parce qu'il se sent bien dans sa création. On se retrouve souvent comme ça, à apprendre sur soi à travers la création. Il faut vraiment dans cet acte d'amour volontaire, parce que je l'ai bien dit que Bellux a une vision de l'amour comme étant un acte révolutionnaire, plus vous apportez de l'amour et plus vous transmettez de l'amour. Et plus vous vous incarnez en étant de l'amour. Et plus vous vous incarnez sur ce que vous voulez dire. Sachant que l'œuvre étant la matérialisation de ce que vous avez fait, en vous incarnant avec amour, vous prodiguez de l'amour aux autres. Et j'ai beaucoup aimé ce passage-là parce que pour moi, on n'est plus dans... La phase où on ne s'écoutait plus. Quand on se concentre à l'intérieur, on apprend sur soi. On ne se laisse plus définir par les autres. Et on laisse sa propre voix apparaître dans cet amour que l'on veut transmettre. Parce qu'en fait, il faut penser que nous sommes là avant la société. Nous sommes juste une incarnation. Nous nous sommes incarnés dans un modèle sociétal qui est comme ça. Et nous sommes plus que ce modèle sociétal. Donc l'artiste doit alors porter sa voix VOIX. Et aussi ouvrir la voix VOIE. pour pouvoir inspirer les autres. Et ça, elle ne peut le faire que par l'amour. Parce que souvent, on retrouve des artistes qui ne sont pas bien, ils ont la notoriété, etc. Ils ne se sentent pas bien, ils se sentent vides. C'est parce qu'ils n'ont pas développé l'amour. Donc avant de vouloir manifester comme on dit, avant de vouloir attirer, avant de vouloir être dans une fréquence de succès, etc. et d'argent, il faut d'abord passer par un amour intérieur. Et une fois que l'amour intérieur est là, on n'a pas besoin de l'avis des autres pour nous dire que ce qu'on a fait n'était pas bon, ou ci, ça, ça. Puisqu'on est foncièrement satisfait du travail que l'on a accompli. Tout simplement. Donc là, on parlait de la création comme un acte de foi, un acte d'amour. On parlait de la création comme un acte d'amour et de connexion avec soi-même. Et là, on va rentrer dans tout ce qui est confiance en soi. Et selon Brandon, je ne sais pas qui c'est, c'était quelqu'un qui était dans le livre, donc moi je reprends le nom des gens. Et selon Brandon, la confiance en soi, c'est endosser la responsabilité de ses actes. et de réaliser ses objectifs afin de se sentir mieux dans sa peau. Et pour Bellux, faire face aux obstacles, c'est conserver une capacité à inventer sa vie, à façonner son destin de manière à maximiser notre bien-être. Et en fait, elle explique que quelles que soient les circonstances de la vie, nous devons toujours tendre à grandir et à nous extirper des situations qui peuvent en quelque chose nous enfermer. Parce que l'affirmation de soi et la confiance en soi peuvent se perdre dans ce conditionnement social où on n'est pas super productif, où il y a toujours un objectif à atteindre, où ce qu'on fait, alors qu'on fait ce qu'on a pu, n'est pas assez. On est toujours dans essayer de plaire aux autres, pour se conformer. Et finalement, cette conformité nous pousse à être frustrés. Et elle nous parlait aussi du fait que la religion, qui était censée être l'élément qui nous connaît en tant que communauté et rapport à Dieu, en fait, elle ne remplit pas son rôle. Puisque notre spiritualité n'est pas nourrie dans la religion. C'est pour ça que généralement les gens laissent la religion pour autre chose, parce que dans une société de consumérisme, on est toujours en train de consommer. Le lien extérieur, spirituel n'est pas le même. Et les réponses qu'on voudrait que par exemple les dix apportent sur la pauvreté, etc. Elles ne l'apportent pas. Donc il y a un manque de spiritualité parce qu'il y a un manque de réponses par rapport aux religions traditionnelles. C'est pour ça qu'elle parle en fait de l'amour comme une connexion, comme une force universelle et unificatrice. Une communion avec soi et les autres dans le but de s'étendre. Et pour elle nous sommes destinés à l'amour. C'est le but ultime de la vie en fait et on passe toute notre vie à nous rappeler de ce que c'est cet amour universel transcendantal qui nous pousse et qui nous anime et sans quoi on ne sera rien. Parce que plus on s'aime, plus on est satisfait de nous-mêmes et plus on va tendre à la création. Et c'est ce que j'ai aimé en fait dans ce qu'elle disait par exemple. Elle dit un moment, les personnes en quête de spiritualité projettent leur lumière pour que les autres puissent la voir, non seulement pour leur rendre service en donnant l'exemple, mais aussi pour se rappeler constamment à elle-même que c'est dans nos actions, dans nos manières d'être, que la spiritualité s'incarne de façon la plus glorieuse. Et en fait, elle dit, les personnes en quête de spiritualité projettent leur lumière pour que les autres puissent la voir, non seulement pour leur rendre service en donnant l'exemple, mais aussi pour se rappeler constamment à elle-même que c'est dans nos actions, dans nos manières d'être, que la spiritualité s'incarne de façon glorieuse. En fait, pour elle, Tout enseignement spirituel est vain si on ne tend pas vers l'amour. Et ça, j'ai trouvé ça vraiment profond parce qu'elle a une dimension philosophique, cette dame. C'est quelque chose de très terre à terre dans sa manière de penser. Et pour elle, tendre vers l'amour, c'est le but ultime. Et ce n'est pas forcément quelque chose qui doit être religieux, codifié, etc. Ça peut être aussi une relation personnelle à soi. Et avec la création, le créateur, la source, l'univers, Dieu, comme vous l'appelez. Ça peut être personnel, mais encore une fois, s'il n'y a pas cette unité entre l'amour et qui nous sommes, elle nous explique qu'on est vraiment perdu et que c'est l'amour qui nous donne la guidance. Un peu comme quand je vous parlais de l'éther et que je vous disais que j'estime qu'il y a un sang qui va nous guider dans le processus créatif, on nous envoyait des idées, et plus on va utiliser cela, plus on sera inspiré, puisqu'étant donné qu'on a continué à suivre la route, la route ne peut que s'étendre et être... plus grand et de nous apporter beaucoup plus de personnes, d'opportunités ou d'expériences qui vont nous permettre de nourrir ce qu'on fait déjà. Mais c'est exactement ça. Et en fait, elle nous dit, c'est ma foi dans le fait que Dieu est amour, que l'amour est tout, qu'il est notre véritable destin, qui me permet de garder la joie de vivre. Et en fait, pourquoi j'aime cette vision de l'amour qui est assez universelle, mystique, mais compréhensible, c'est parce que ça nous permet de sortir du cadre de l'artisme un peu dépressif. Vous voyez, il faut toujours que l'artiste transcende sa douleur, qu'il passe par je sais pas quoi, qu'il alchimie sa douleur avec elle. Finalement, on se rend compte que la vie est une expérience et qu'en cherchant l'amour, et pas l'amour comme il nous est présenté à la télé, l'amour romantique, mais vraiment l'amour intérieur, l'amour avec la création, la source, on participe à entretenir notre joie de vivre et d'être dans une forme de félicité, d'inspiration qui va nous servir à nous. maintenant dans un état de bien-être constant, mais aussi qui va servir aux autres. Et ça me fait penser par exemple à une chanteuse que j'adore, que j'écoutais quand j'étais petite mais je l'ai vraiment redécouverte quand j'étais étudiante, c'est India Aré. Et India Aré, c'était une chanteuse, c'est toujours une chanteuse de, on va dire de soul, néo-soul, début des années 2000, et elle est venue avec son style à elle. Donc ses cheveux crépus, son visage, elle venait avec... qui elle était dans son entièreté. Et puis elle faisait de la musique. Pas forcément de la musique de bouche tes fesses, mais c'était vraiment une musique d'acceptation de soi, de ton corps, de comme tu es, d'accepter tes cheveux, d'aimer, mais d'aimer dans la profondeur, de valorisation de sa peau foncée, par exemple. Andy Haré, elle a une belle discographie. Elle n'a pas été reconnue par Hollywood parce qu'il me semble qu'elle avait été nommée sept fois au Grammy. Elle n'avait rien eu. Elle n'avait rien eu et le meilleur album, la meilleure chanteuse était Staliciakis qui avait reçu le Grammy cette année. Et en fait, elle s'était sentie volée. Et après, elle a fait une chanson sur Hollywood en disant qu'elle n'avait pas besoin d'Hollywood et qu'elle était qui elle était. Et cette femme-là, elle aussi, je trouve qu'elle est dans cette vibe de l'amour intérieur, de rechercher l'amour. Et ça se sent dans ce qu'elle fait comme musique. Sa musique a une tendance à vous appayer, à chercher la confiance en soi comme on parlait. à chercher cette affirmation de soi et à s'autoriser de le faire. Et ça tombe directement de ce qu'on disait quand on parlait de la lumière. Elle a été rejetée par Hollywood. Je crois qu'elle a eu un souci aussi avec Spotify qui a bannissé sa musique à un moment donné. Et en fait, elle est toujours comme ça. Elle s'affirme comme elle est, avec le message qu'elle est, même si elle n'a pas l'exposition qu'elle devrait avoir. Mais c'est elle et elle assume son message jusqu'au bout. Et ça, j'aime bien. Elle fait aussi partie des artistes qui m'inspirent et qui, à travers son âme, pardon, à travers son œuvre, elle propage l'amour. Et ça vous réconforte d'écouter ce qu'elle dit, ce qu'elle fait comme musique. Parce qu'on y est. pas d'enforcer moi quelque chose de bouche tes fesses, nan nan nan, j'ai rien contre ça, je fais ma charge, d'accord, je dois le faire, mais on est dans quelque chose de plus peaceful, de plus personnel pour asseoir, c'est-à-dire qu'elle expose peut-être ses traumas, mais en fait, elle expose des choses que tout le monde se pose ou des questionnements que tout le monde se pose et du fait qu'elle le fait, ça crée une connexion avec elle. Voilà. On va passer à la deuxième partie, et là, je pensais à repenser l'amour. Repenser l'amour. Pourquoi ? Parce que finalement, il existe différentes formes d'amour. Et dès qu'on parle d'amour, on voit l'amour romantique et l'amour érotique. Dans une société où on parle du plaisir féminin, et on se rend compte que ça fait dix siècles que le plaisir féminin était nié, et que les femmes ne sont pas forcément satisfaites au lit. Dans une société où on parle de sexe, où on a accès au porno, à OnlyFans, etc., et où les gens sont extrêmement frustrés sexuellement, on se rend compte qu'on a... prioriser une forme d'amour qui n'est pas la seule qui existe. Vous avez l'amour que vous avez avec votre frère et soeur, avec les membres de votre famille. Vous avez l'amour que vous avez par exemple avec vos amis. Vous avez l'amour par exemple que vous aviez pour une passion particulière, par exemple la peinture, la musique. Donc il existe différentes formes d'amour. Mais l'amour qui est plébiscité, c'est souvent l'amour érotique qui n'est pas forcément le meilleur. D'ailleurs quand on parle d'amour, on pense toujours au couple. Donc là on va rester sur le coup puisque j'ai décidé d'aborder l'amour véritable qui selon Bellux est autre chose. L'amour véritable pour moi ce serait la connexion d'âme que vous avez avec quelqu'un à travers une rencontre particulière qui va vous toucher. Mais bon. Donc je vous disais qu'il existe différentes formes d'amour et on n'est plus forcément dans cette image de Disney de prince charmant puisque le prince charmant nous a tellement saoulés qu'on s'est rendu compte que finalement il n'était pas si charmant que ça et même qu'au final on ne veut pas de prince charmant, on voudrait un gars normal. S'il vous plaît. Et qu'est-ce qu'un gars normal quand on voit des fois les dingueries qui peuvent nous sortir ? Je m'éloigne. Donc, on est loin des normes du prince charmant, on est rentré dans une forme de cop-culture où le sexe prévaut sur la relation, l'intimité et même sur le rapport à l'autre puisque finalement, l'autre devient bien consommable, comme la société consumériste. Donc en fait, on devient des biens à jeter une fois qu'on a été consommé sexuellement. Et cette... L'influence du mouvement capitalisme, du courant capitaliste sur les relations personnelles pose des problèmes. Bellux en parle un peu. Elle dit qu'il y a une perte de valeur finalement dans les relations humaines à cause du consumérisme qui nous pousse à consommer et à ne pas transmettre des valeurs finalement dans le cours. Soit, quand on regarde maintenant les gens qui veulent, les femmes qui veulent des gars qui gagnent de l'argent, etc. ou le courant masculiniste. On a l'impression que l'argent est le véritable mot, M-O-X. de la société puisque finalement les femmes ne sont que les goldies qui en veulent leur argent et en même temps s'ils ne sont pas successfulls, ils ne peuvent pas gérer différentes meufs, ils se sentent inaptes à ne pas avoir de l'argent et les femmes en fait elles ne sont là que pour gérer leur argent donc on est devenu une société où finalement le entre guillemets pauvre qui n'a pas les moyens ne peut même plus prétendre à l'amour puisque aimer ça veut dire argent et que comme tu n'as pas de l'argent, tu ne peux pas être aimé alors que de base l'amour c'est quelque chose de gratuit on va le montrer On verra. Alors, pour imager mon idée du consumérisme, je voudrais parler de Ruby et de comment, finalement, certains aspects, œuvres, séries, tableaux, personnages qui nous ont présentés finissent par façonner notre vision du monde et qu'il faudrait peut-être, quelquefois, déconstruire des visions et nourrir de nouvelles manières de penser. Par exemple, j'ai revu Ruby, la télé-nouvelle de 2004, qui est en fait inspirée d'un roman de Yolanda Vargas, qui est une grande écrivaine mexicaine. Et Ruby, c'est l'anti-héros par excellence, la femme vénale qui veut de l'argent et qui se marie par appât du bien et finalement qui est amoureuse d'une autre personne qui va devenir riche au final et qui est finalement malheureuse puisqu'elle est à la recherche de l'amour qu'elle a perdu par sa faute. Et quand elle se rend compte que la personne a de l'argent, qu'elle a personnalisé une situation, elle veut retourner vers cet amour. Mais en fait, tout ce qu'elle fait ne fait qu'empiler la situation et elle se retrouve dans des situations. Et en fait, Ruby, c'est vraiment la femme vénale qui se marie par cupidité et qui finit par en souffrir, surtout lorsqu'elle découvre que la personne dont elle est vraiment amoureuse, finalement a de l'argent et qu'elle aurait pu avoir la vie de rêve à côté de cette personne. Mais étant donné que les choix qu'elle a faits ne vont pas, avec la situation dans laquelle elle est, elle s'enfonce, elle s'enfonce quitte à périr. Et ça, on a vraiment une réécriture de l'amouricide parce que généralement dans les télé-nouvellas, les femmes sont gentilles, l'héroïne principale est super gentille. Et Ruby, c'est vraiment l'anti-héros du début jusqu'à la fin. Elle, il faut la haïr. C'est juste qu'elle, il n'y a rien à sauver. Elle ne va jamais démordre. Jusqu'au bout, elle sera méchante. C'est l'anti-héros principal. Et pourquoi je parle de cette série quand on parle de l'amour ? Parce que pour moi, c'est vraiment une vision de l'amour-passion. On a dans les télé-novélas cette fascination pour l'amour-passion, érotique. J'ai ressenti quelque chose au premier regard et mon cœur a fait boum et voilà, c'est la femme de ma vie. Et finalement, on se rend compte qu'on a été biberonné à ça et qu'on pense qu'en fait, peut-être qu'on peut confondre finalement la passion et l'amour et ce ne sont pas du tout la même chose. Et au-delà de ça, on constate que le héros qui est Ruby, elle en estime d'elle-même. grande et elle ose des choses, elle est audacieuse dans la manière dont elle agit et le personnage qui est gentil, il marie d'elle, et bien elle a vraiment pas d'estime d'elle-même. D'ailleurs, elle va sortir avec le... elle finit avec le mec à la fin mais les derniers que le mec fait, avec le recul, en 2025 tu te dis mais... laisse ça tomber, va chercher un autre gars. Et c'est parce que nous on a une vision de l'amour qui évolue, qu'on voit maintenant en retournant sur la télé de nouvel âge de 2004, qu'il y a des problèmes. Par exemple, Rubien Ambrose d'Alexandre, c'est le gars qui la chouboule toute la journée. Mais à l'époque, ça passe bien parce que, en fait, il est amoureux, donc oui, il a envie de la toucher à des moments où elle n'a pas envie. Oui, il veut lui parler, c'est normal qu'il lui tire le bras pour aller à l'autre part. Et non, ce n'est pas normal. Mais vous voyez comment les choses sont représentées ? Ça va nous laisser un signe que quand on va revoir ça, quelque part dans notre mémoire, c'est déjà imprimé. Pour nous, ça va nous paraître normal alors que ça ne l'est pas. Et franchement, en regardant cette série-là, je me suis rendu compte que... Les télé-novellas, le cliché du prince charmant nous revient, c'est-à-dire que le nateux fait des dingueries, on est en plein dans le struggle love, mais en fait, le gars, comme il va se rendre compte que c'est toi qui es là, il doit rester patiemment en train de l'attendre. Et si possible aussi, rester vierge aussi pour l'attendre. Et là, j'ai trouvé, je trouve que, déjà je trouve que c'est une vision très patriarcale des choses où encore on est dans une domination du corps des femmes. Et où en fait l'amour ce n'est que la connexion intime entre deux personnes et c'est la connexion intime qui prouve que la personne est amoureuse. Si je fais le parallèle avec par exemple Sex and the City, avec le personnage de Carrie Bradshaw, Carrie Bradshaw est vraiment problématique. Certaines comédies romantiques du début des années 2000 avec des personnages qui ont une estime d'elles-mêmes qui sont très basses, conduisent à des relations amoureuses qui sont vraiment remises en question. Carrie Bradshaw est problématique. parce qu'elle a un jour matché avec un millionnaire ou un milliardaire, je sais pas. Elle s'amuse à courir derrière le gars alors que le gars lui a montré par A plus B qu'il ne veut pas d'elle. Par exemple, le gars, un jour, il est parti, il revient marier. Et toi, tu lui demandes une explication et tu tournes autour du mec. Mais en fait, un peu d'estime de toi-même. Et alors que Carrie Bradshaw, quand la série fait un tabac, en fait, elle est présentée comme une icône, comme le personnage victime de la mode qui ne vit pas en fait à Paris. À New York, là maintenant, on se rend compte qu'on a un problème. Le personnage est problématique en soi. Où est ton amour de toi ? Est-ce que quand tu as une relation qui est plutôt bonne, pourquoi tu veux la gâcher absolument pour retourner derrière le gars ? Mais qu'est-ce qui fait que ce mec est spécial ? Est-ce que ce n'est pas parce qu'il a juste de l'argent que tu pourras prétendre acheter tes chaussures de marque finalement que tu veux ce mec ? Et en contrepartie, par exemple, vous avez le personnage de Samantha qui maintenant serait peut-être la féministe avant-gardiste avant l'heure qui elle est au grand autant elle consomme les hommes, et ça peut être mal vu parce que voilà, entre guillemets elle serait une salope, pardon mais en tout cas elle consomme les hommes à tout va mais en fait, au niveau professionnel, elle est au top Hélène estime d'elle-même à chaque fois alors si Antenne se pose des questions, oui mais je me sens pas bien dans mon corps, elle va vous dire non moi je me mets bien, je n'ai rien à changer sur moi Et c'est là où on a une double personnalité, en fait une double vision de la femme, où on a celle qui est un peu insecure et l'autre qui assume qu'elle est jusqu'au bout dans cette représentation de l'amour. Et c'est ce qui va d'ailleurs finir à la fin de la série avec une qui a une relation plus ou moins stable où le gars quand même l'idolâtre et l'accompagne et Carrie qui finit avec Big. Quel échec ! Et tout ça pour vous dire que quand la série sort et qu'on va parler de sexe, de sexualité, Ça va poser problème, ça va interpeller et ça va aussi décomplexer le sujet. À la télévision, parce qu'on parle de la femme et de la sexualité, c'était la première fois que ça se voyait comme ça à grande échelle. Et là, on se rend compte finalement que le corps de la femme a son importance et que la femme a quelque chose à dire sur sa vie sexuelle. Et quand je dis ça, je pense à moi parce que, pour moi, quand je voulais commencer à écrire, c'est parce que je voulais des histoires d'amour. Alors, romance, oui, mais à ma manière en tout cas. Et pour moi, c'est important de parler de sexe et de parler de sexe pour les femmes. Alors, pour les femmes, quand je dis pour les femmes, je parle de la manière dont le sexe est représenté pour les femmes. Parce que, désolé, quand je vois des films Netflix, où au bout de 5 minutes, le gars est déjà rentré, il n'y a pas de prix de minérien, la fille n'est pas librifiée, je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Je me dis, c'est sûr que ce n'est pas une femme qui l'écrit. Et je pense que dans la représentation qu'on a du corps de la femme ou de la sexualité, c'est une vision purement masculine parce qu'on ne prend pas le temps, on n'a pas la douceur forcément, on n'a pas la connexion entre les deux personnages. Personnage, on n'a pas le teasing, on n'a pas la séduction, on n'a pas la lenteur. On est tout de suite dans une consommation des corps et c'est tout. Alors que quand une femme conçoit la sexualité, c'est quand même assez érotique, c'est pas pour rien que les femmes adorent la lingerie, les choses comme ça. Il y a tout un jeu de séduction qui est finalement oubliées dans la représentation du sexe, puisque le corps de la femme est consommable, le corps de la femme est devenu un objet destiné au plaisir des hommes et même par son propre plaisir. Et lorsqu'elle ose prendre le plaisir et les rênes de son plaisir, elle est malvée, décriée par la société. Donc ce sont ces éléments-là qui m'ont conduit en fait à à vouloir écrire et parler de sexualité. Pas la sexualité de manière sale, pas une sexualité forcément jetable, mais quelque chose de sacralisé. parce que finalement le sexe c'est sacré quoi qu'on en dise, quoi qu'on veut banaliser à tout va et dire que bon en plus on s'ajoute des choses c'est pas la question mais moi je considère le sexe comme quelque chose de sacré et je dirais même que en termes de l'amour ultime si on était une société qui serait si évoluée que ça, on aurait eu moins de tabous sexuels, moins de personnes frustrées sexuellement, de viols, d'agressions etc et Je pense qu'une civilisation vraiment avancée est une civilisation où la sexualité, il n'y a pas de tabou, ça va. La sexualité est saine et où, par exemple, les partous et les choses comme ça, si c'est fait avec une fréquence particulière, dans un but particulier, avec des personnes qui verront d'une certaine manière, ça n'aurait rien de sale, mais ça serait même transcendantal et ça favoriserait l'éveil des consciences, vraiment. Et le fait que la sexualité est devenue quand même assez... quelque chose de sale parfois, de bas, de chakra rouge en bas, c'est qu'il perd toute la dimension spirituelle qu'il a. Quand je vous parle de l'amour universel, il perd finalement la connexion de l'amour universel et finit par nous piéger dans le monde matériel qui est en bas. Mais vous comprenez un peu mon idée de Sex and the City. Et en fait, cette série-là, par exemple, va changer la vision de la femme et de l'amour. La manière dont elle conçoit l'amour à la femme, en tout cas de la manière dont elle vit sa vie sexuelle. Et ça me ramène directement à la femme noire, puisque là, Sex and the City, on est directement sur la vie des femmes blanches. Mais par exemple, en tant que femme noire, on doit se repenser dans la société et on doit repenser sa relation avec l'amour, sachant qu'on vient de plusieurs bagages qui sont très lourds, d'accord ? On doit repenser notre vision du monde. Par exemple, nous, nous sommes vus. automatiquement comme étant plus sexuelle. Nous sommes hyper sexualisés. Moi, j'ai un corps qui a des piges, bibièles naturelles. Donc, je ne devrais même pas l'appeler bibièles. Donc, j'ai un corps, je suis assez en forme. On m'a beaucoup sexualisée, ce qui m'a amenée à rejeter mon corps d'une certaine manière. Pourtant, quand le bibièles arrive et que je vois des femmes qui veulent prendre, risquer de mourir pour avoir mon type de corps, je ne me sens pas bien parce que j'ai l'impression d'être moquée. Vous voyez l'idée ? moi j'ai pas le choix mais toi t'essaies de ressembler à qui je suis tout en me disant que je ne suis pas bien et ce corps je le vis mal parce que ou moi je l'ai mal vécu parce que j'ai été hyper sexualisée à cause par exemple des clips de rap et parce que quand tu as des formes Dans le regard des hommes, ils ne regardent pas si c'est une petite fille ou pas. Et ça, ce sont des choses qui marquent. Donc là aussi, dès qu'on est une jeune femme noire, l'amour de soi, il faut qu'on le construise. Il faut se battre tous les jours pour l'avoir. Vous voyez ce que je veux dire ? Et en parlant d'amour de soi, de femme noire, on a aussi cette image de la femme noire qui est souvent sacrificielle puisque c'est la mère qui va aider tout le monde, qui dans un struggle of, je ne sais pas combien de métiers, qui doit élever ses enfants, qui est fatiguée tout le temps. Et ça me ramène à une œuvre de Marie, l'ex ou de l'ex-Marie, qui est une artiste américaine qui a fait une exposition récemment où elle a utilisé les ceintures pour parler d'amour. Vous allez me dire, Ménélie... Et en fait, à travers sa création, elle est en train d'expliquer comment l'éducation des Noirs étant tellement rude, On nous a inculqué des traumatismes qui sont restés dans notre chair. Parce que elle, tout son processus créatif se fait avec des ceintures. Donc elle a un tableau, par exemple, où elle a frappé le tableau avec la ceinture et la peinture pour faire une forme. Et elle a un tableau aussi qui s'appelle Because I Love You, parce que je t'aime, où elle a assemblé des ceintures ensemble, tout le long du tableau, resserré les ceintures et il les force ce tableau. Parce qu'il laisse entendre finalement qu'on a des générations de personnes qui étaient traumatisées. Est-ce qu'on va dire de manière volontaire ? Mais derrière ? dans une volonté d'être bien éduquée et pour ne pas subir les échos de la société. Et je pense que l'amour aussi, c'est aussi questionner l'amour que l'on a reçu. Par exemple, Bellux, dans son livre, elle nous parle de l'éducation, elle nous explique qu'on techniquement ne devrait pas taper les enfants, mais on devrait avoir une communication assez ouverte avec eux. Alors, j'avoue que moi, ça m'a rendu perplexe, parce que je suis prof. Quand les enfants me saoulent, je veux les taper, mais je prends sur moi. Alors que je prends sur moi avec les enfants des autres, mais si c'était les miens, il y aurait la calotte qui serait partie, il y aurait une chaussure, il y aurait un truc qui serait parti. Et quand j'ai lu ce qu'elle a dit, elle était en train de dire en vrai que lorsqu'on frappe les enfants, étant donné que la violence et l'amour ne sont pas compatibles, on a l'impression que l'amour peut être transmis par la violence. Et ça encore, c'est quelque chose à travailler. Comment, à travers un bagage qu'on a, on essaie de structurer Merci. une vision saine de l'amour par rapport à tout le bagage, par exemple l'afro-descendant qu'on a. Parce que l'amour européen n'est pas forcément l'exemple. L'éducation européenne n'est pas forcément l'exemple. Ils n'ont pas toutes les clés. Si on le sait, on le voit. Mais comment on repense ça ? Comment se questionner par rapport à ça ? Pareil, je voulais parler d'Insecure. Alors, Insecure, ce sera ma CV. Dès que je peux, j'en parle, ok. C'est Issa Rekil à crier. Je suis toujours enimbée parce que c'est terminé. N-Secure, pourquoi ça a été quelque part une révolution ? C'est parce qu'on avait une bande d'amis noirs qui évoluaient hors des clichés de la drogue et du ghetto. On avait des couples, des personnes qui ont été à l'université, qui ont réussi. D'autres qui sont encore en train de se chercher mais qui essayent. Pourtant, ils sont à la trentaine. Et en fait, on parle de problèmes sociaux dans la communauté noire qui ne sont pas forcément les clichés auxquels on s'attend. On a Issa qui ne se sent pas bien parce qu'elle porte toute la charge du foyer pour le moment. qui sort avec Lawrence, qui est dépressif et qui est au chômage depuis trois ans parce qu'il a son idée d'application, mais il ne sait pas trop comment le faire. Mais en fait, il est dépressif. Donc, comment un homme noir avec des problèmes mentaux, en tout cas, à cette période-là, c'est une partie de sa vie, mais comment elle arrive lui-même à se relever ? Comment elle finit par porter toute la charge du foyer alors qu'elle travaille, elle n'aime pas forcément son travail, elle n'y peut pas nous, elle-même, et elle finit par tromper son gars. Alors que lui essaie, à ce moment-là, de... de reprendre sa vie en main. Et c'est comme ça que la série commence. Et là, on a vraiment... Il y a peut-être des petits enjeux, etc. Amoureux, etc. De nouvelles rencontres, des questions, sur l'ambition, ce qu'on veut faire, le changement d'orientation, trajectoire professionnelle, comment on conçoit les relations après avoir été en couple pendant je ne sais pas combien d'années, comment on arrive à aimer son ex. Est-ce que c'est finalement bien de retourner avec son ex ? On a des questionnements comme ça, mais qui changent finalement de tout le struggle qu'on met autour des Noirs aux États-Unis. Et ça, les gens aimaient, puisque c'était un peu quelque chose de normal qui changeait du cadre. Et puis, la fin, la fin, vous êtes à quoi au pas que la fin ? Moi, je suis pour casser les happy endings. Si le gay laisse sa chanson au début de la page, ça n'a pas fonctionné. Vous allez trouver quelqu'un d'autre. On arrête de retourner avec les ex. Et vraiment, c'est ça. On a un personnage qui n'est pas parfait, qui est justement insecure, qui n'a pas confiance en elle et qui chemine dans la vie, dans cette recherche d'elle-même et cette estime d'elle-même et d'affirmation d'elle-même. Et c'est pour ça que la série, elle est mise. Elle a été aimée, appréciée, et que les gens de mon même film, d'ailleurs, on attend. Mais elle le dit tout le temps qu'elle ne le fera pas. Mais voilà. On a, par exemple, son amie, Moulik, qui court après l'amour. Donc, elle fait des décisions merdiques sur décisions merdiques. Pourtant, elle, elle a les sous, elle a le corps, elle a le style. Mais la scène d'elle-même, elle ne l'a pas. Donc, elle se retrouve dans des situations où vous vous dites, mais pose-toi, ferme tes jambes un petit moment et réfléchis, s'il te plaît. Et c'est ça, en fait. Quand on vous parle de... finalement, cette recherche de l'amour, d'affirmation de soi, elle peut se retrouver à travers les œuvres et ces œuvres peuvent nous amener à nous questionner par rapport à notre rapport à l'amour ou aux autres. Et ces œuvres-là peuvent nous inspirer dans notre manière de créer. Et comme je disais, moi je suis pour casser les appiendings. Le truc n'a pas fonctionné, il ne faut pas finir ensemble, vas-y. Alors la romance nous a tous tués, entre oui, ben... C'est justement ce que je reproche au struggle love, c'est-à-dire que la personne se fait galérer, vous avez cassé un petit moment, ça va un peu mieux pour chacun d'entre vous et finalement, boum, vous vous remettez ensemble. Mais peut-être que si ça n'a pas fonctionné au début, c'est pour quelque chose de ne pas retourner dans le monde qui n'était pas bon. Donc bref, tout ça pour dire que dans la vision justement de l'amour qu'on avait avant, on a souvent représenté les femmes comme devant rester là et comme elles sont entre guillemets amoureuses. et l'entendre dans l'amour émotionnel, pas dans l'amour de l'optique du choix comme Bellux le propose, mais plus dans l'amour émotionnel. Comme on a ce sentiment d'amour, il faut rester dans le doute, dans la désolation, dans toutes les dingueries que la personne peut nous faire si on n'est pas d'accord. Ces œuvres nous invitent à repenser l'amour. Par exemple, Toni Morrison, dans Home, elle parle de l'amour fraternel entre un frère et une sœur. Donc oui, il a des difficultés dans la ville où il est, pourtant il parle de cette ville-là. pour aller retrouver sa soeur, et aux mains de médecins qui sont en train de bousiller son intérieur avec ses expériences cheloues, il part retrouver sa soeur dans le sud et ramener sa soeur à la maison, là où ils vont vivre leur vie là-bas, en essayant de faire ce qu'ils peuvent, en tout cas pour survivre. Et en fait, je veux dire qu'il a fallu montrer ces amours imparfaits et complets, ces amours qui nous poussent à nous questionner pour nous rendre compte que finalement, ce ne sont pas... Ce n'est pas l'amour, c'est quelque chose qu'ils tentent de copier, c'est un trop plein d'émotions qui n'est pas vraiment ça. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, parce que je veux dire que dans cette nouvelle génération-là, on a une autre vision de l'amour. Avant, on vous vendait le premier gars qui t'a regardé, le premier bisou, la virginité, c'est important, nanana. Finalement, maintenant, on se rend compte, quand on est vraiment adulte, que ces choses-là qui sont sacrées, on ne voit pas du contraire, ou qui ont quand même un témoignage de l'innocence qu'on avait. qu'il faut respecter parce que c'est quand même important, en fait, ils perdent de leur valeur avec la personne avec laquelle on y partage. Si la personne avec laquelle vous avez partagé ça, elle s'en fout de vous, vous allez désacraliser, décentrer le truc tout de suite. Et en fait, je dis tout ça pour pouvoir dire qu'il faudra peut-être, en tant qu'artiste, repenser l'amour d'une autre manière. Si on veut parler de l'amour de type amoureux, en tout cas relationnel avec les hommes, il faudra se questionner sur la notion du couple. qu'est-ce qu'un couple ? Est-ce qu'un couple c'est automatiquement deux personnes ? C'est un peu deux, trois, quatre personnes si les personnes trouvent leur équivalent dans ça, que ça aille en fait. Et que les personnes à l'extérieur n'ont pas le droit de juger. Donc si vous voulez faire un livre sur ça, écrire un film, c'est totalement faisable. Moi je dis de le faire, pareil pour les personnes queer, les histoires de polyamour, tout ce qui n'est pas forcément hétérocentré et qui n'est pas aussi hors religion, parce que la religion a beaucoup bridé l'amour. On nous a dit qu'on ne peut pas aimer par exemple deux personnes en même temps. Sauf qu'en tant qu'humain, tu vis toute ta vie, c'est comme si tu me dis que tu n'as désiré que nous soyons les personnes dans ta vie. Dans ce monde actuel, c'est impossible. Donc il faudrait tout concevoir. Par exemple, l'amour qu'on peut ressentir avec quelqu'un, on ne peut tomber amoureux qu'une seule fois. Je ne serais pas d'accord. Tout ça pour dire qu'il faudrait aussi apprendre à repenser l'amour pour sortir des codes et en fait créer des relations saines. Puisque finalement, quand on parle de polyamour, etc. Si les gens sont polyamoureux, ça c'est eux et eux. tant qu'ils ont leur code et que ça fonctionne pour eux, on n'a pas à venir les juger. Et c'est ce que Bellux dit, c'est qu'il y a une communication à avoir. Et pour moi, en fait, le problème qui arrive avec la nouveauté de l'amour au CC, ou cette histoire de couple un peu atypique, si je puis dire, dans les séries, c'est qu'ils sont parfois mal représentés. Quand je vois, par exemple, les relations de... Pour moi, la relation de Hegay, ce n'est pas le problème en soi. C'est que, quelquefois, il y a le côté hyper sexuel qui est mis en avant. et pas tant le côté relationnel que les deux personnes peuvent avoir. Et ça, pour moi, ça renforce l'idée que ce sont des hommes, et que comme ce sont des hommes, ils n'ont que le plaisir charnel, et que c'est tout en fait, et que les relations homosexuelles sont des relations juste bestiales, etc. Et c'est tout. Et on ne devrait pas avoir ça. Et le deuxième élément qui peut aussi desservir ces relations, ce serait... Parfois, le cinéma représente des relations homosexuelles, mais le partenaire est très jeune. Ça, ça me dérange par contre. Le partenaire est peut-être adolescent. fleur adolescente et là ça prend mes relations avec quelqu'un de très grasse âgée. Non, il ne peut pas rencontrer un gars de 17 ans comme lui ou de 16 ans comme lui et le monsieur ne peut pas rencontrer quelqu'un de... Vous voyez ce que je veux dire ? Donc autant c'est important que ces histoires d'amour soient présentées mais qu'elles soient surtout bien représentées. Par contre, on ne doit pas parler d'histoires qui sont comme ça puisque ça existe. Ce sont des sujets qu'il faut aborder. Mais je dis qu'il faut aussi plancher l'amour de manière saine, de manière plus saine. Et pas que je me dis pas que les relations homosexuelles ne sont pas de cette manière-là. Mais je dis qu'il faudrait revaloriser les relations amoureuses telles qu'elles soient. Les revaloriser. Pas montrer uniquement le côté érotique, etc. Mais les revaloriser dans l'humanité de la personne. Dans le rapport à la source, parce qu'elles doivent être représentées. Il n'y a aucun problème à ce qu'elles soient représentées. Et aussi, par exemple, sortir le grand amour une seule fois. Peut-être que le grand amour peut être deux fois. peut-être que j'ai connu quelqu'un il y a 20 ans, la personne est morte ou il lui arrive que c'est terminé entre nous et on arrête on peut rester en bon terme et rencontrer quelqu'un d'autre mais arrêtez de sacraliser cette idée que vous avez manqué votre chose une seule fois et vous ne la retrouverez pas pas forcément et si on est encore dans le cadre de Bellos qui nous parle d'amour universel puisque l'amour est toujours là et qu'on connecte l'amour qu'on a avec nous et bien on sera toujours connecté en fait je dis juste ça pour vous dire que J'aurais aimé que quand on parle d'amour, les histoires soient plus saines. Surtout dans les relations amoureuses entre les couples noirs, par exemple. Que les histoires soient plus saines, qu'on voit que ce soit construit, que même s'il y a des problèmes, on soit dans une dimension commune d'améliorer la relation. Et ça, ça peut inspirer d'autres personnes qui regardent. Pas que de rester dans des choses qui sont considérément négatives depuis qu'on parle des noirs. Et ce que j'ai aimé avec Belle, c'est qu'elle pose pas l'homme. L'homme comme but ultime souvent représente la femme comme étant celle qui attend l'homme et qui est heureuse d'être en couple quel que soit le couple dans lequel elle est. Par exemple, l'histoire de la Darkroom en somme vertue parce que les trucs de « Ah bah il faut que le gars soit riche pour un et puis peut-être faire tout ce qu'il a à faire, ça passe parce qu'il est riche » , on l'arrête. Finalement, on se rend compte que si on suit les enseignements de Velux en tant que femme, notre but ultime ne sera pas l'homme. Avoir un homme, si on est hétérosexuel par exemple, ça ne servira qu'à sublimer qui nous sommes, qu'à nous apporter un plus dans la vie. Un épanouissement. Mais pas à être un bagage, quelque chose de lourd, quelque chose d'embarrassant, comme on a dit en 2025, avant en copain c'était embarrassant, parce qu'on n'est que des bras cassés en fait. On ne peut pas placer l'autre comme étant le point central de notre vie. Vous voyez ? Il faut qu'on soit aussi le point central de notre vie. C'est pour ça que je dis que des fois, peut-être qu'on pourra faire une romance où la fille elle est avec le gars et tout, et boum, le gars c'est fini, et ben... elle parle dans une découverte d'elle-même et elle n'a pas besoin de dire à la fin, elle n'a pas besoin de rencontrer quelqu'un d'autre à la fin, puisqu'elle s'est trouvée. Donc, il faut faire des œuvres qui nous permettent de nous trouver nous-mêmes. Mais si on va parler d'amour sur le plan véritable, d'amour véritable comme Bellou s'en parle, l'amour véritable pour Bellou, c'est quelque chose qui va nous ramener à nous-mêmes. Pour moi, ce ne serait pas une âme sûre, ce serait plus que ça. C'est une sœur même pas une twin flame. Ce serait vraiment rencontrer une part de nous qu'on a oubliée. Et cette part de nous va nous réveiller pour nous ramener à qui nous sommes et nous dire, ok, tu t'es revue dans cette expérience-là, il faut que tu changes ça. Et elle explique en fait que pour elle, quand elle parle de l'âme véritable, et c'est ce peut-être qui va nous donner toute cette idée de l'amour, le seul, l'unique. Elle parle enfin d'une connexion d'âme au niveau profond, qui est une puissance alchimique qui va développer les deux partenaires. C'est-à-dire que quand ces personnes se rencontrent, elles ne sont pas forcément obligées de finir leur vie ensemble, mais leur rencontre aura été tellement importante à l'échelle de leur existence qu'elle va automatiquement les changer. En bien, forcément, puisque leur rapport qui a été créé entre eux va amener une évolution. Donc on est toujours, vous voyez, dans le fait de s'étendre, de grandir, même si on est grandi séparément. mais la rencontre va nous permettre de nous faire grandir mutuellement. Et j'aime bien son interprétation, puisque ça veut dire que finalement, lorsque l'on aime, on n'est pas forcé de finir avec la personne qu'on aime comme Hollywood nous l'a servi. exemple. Et ce qu'elle essaie d'expliquer aussi, c'est que derrière cet amour véritable, qui est la rencontre d'un autre qui va nous changer à tout prix, on se découvre. Et que l'amour véritable n'est pas forcément quelque chose de physique, ça veut dire que vous pouvez rencontrer quelqu'un. Et généralement les couples qui sont avec leur amour véritable, de 1, le couple c'est du travail, de 2, au premier regard c'est jamais évident. Ça a jamais été, ah oui, je lui mets un peu tout de suite, non. Et j'aime bien citer les amours véritables. Et peut-être que c'est ce que j'essaie de transcrire dans mes romans finalement, quand je dis qu'on a cette rencontre qui va nous stimuler, nous changer et nous pousser à évoluer. Mais est-ce qu'on est prêt à évoluer ? Et c'est ça la question de l'amour véritable. Parce qu'elle dit que généralement, dans la vie, lorsqu'on rencontre l'amour véritable, on passe à côté. Parce qu'il y a tellement de travail à faire pour rester avec lui, qu'on ne veut pas le faire, donc on va saboter la relation. Et j'aimais cette histoire d'amour véritable parce que ça permet de promouvoir un amour profond et plus conscient de nous-mêmes. Par la rencontre de quelqu'un d'autre, vous voyez. Elle explique aussi que l'amour véritable n'est pas forcément un amour qu'on a consommé charnellement. Mais l'événement a juste marqué. Et je pense que c'est ce qui a permis l'évolution de cette idée de romantisme. Mais au-delà de ça, je pense que toutes les œuvres romantiques ou amoureuses qu'on a, des coups d'une vision européenne. Et peut-être que nous, nous n'aurions pas cette vision de l'amour ou du couple. Parce que là, la manière de penser l'amour est une vision un peu coloniale. Comment déconstruire le cliché amoureux ? Comment déconstruire le rapport au corps que l'on a ? Comment déconstruire nos pratiques sexuelles qui sont fortement liées à l'influence européenne ? Par exemple, on a des pratiques sexuelles qu'on commence à mettre en œuvre actuellement qui sont promues par le porno. Et du coup, on trouve ça totalement normal. Alors que si j'en parlais à ma grand-mère, elle me dirait mais pourquoi, quelle idée, quel intérêt ? Ou même si j'en parlais à ma mère, elle me dit mais quel intérêt de faire ça, pourquoi vous allez fouiller là ? Et c'est là où on voit qu'on a une déconnexion. Parce qu'on est dans une mimétise, parce qu'on est dans une reproduction de ce qu'on nous conforme à faire. Et c'est normal. Alors, j'espère que l'épisode n'a pas été trop fouillé. Puisqu'en fait, ce que je voulais montrer en ce mois de février où on va parler d'Amant, l'artiste a besoin de sa création pour affirmer qui il est. se construire et s'étendre. Et en s'étendant, en matérialisant son œuvre, il veut aussi partager son œuvre avec les autres. Mais que parfois l'artiste, en se nouillissant aux œuvres d'autrui, doit aussi repenser sa manière de voir le monde. Et les œuvres d'autrui doivent lui permettre de repenser sa manière de voir le monde. Et c'est peut-être aussi quelque chose qui va nous pousser à nous questionner sur les relations amoureuses, comment représenter les relations amoureuses. Est-ce qu'on reste dans les clichés ? C'est toujours le gars riche qu'on n'a pas revu depuis... font 50 ans, qui reviennent un en un et c'était notre premier amour, donc là ça passe. Est-ce qu'on reste dans ça ou est-ce qu'on ne veut pas évoluer ? Est-ce qu'on ne veut plus représenter les clichés et rentrer dans quelque chose qui est beaucoup plus réaliste avec des choses dont on n'imaginait pas qu'il se passe au cours de l'histoire et puis un personnage qui soit plus conscient de lui que du couple ? C'est-à-dire qu'il va se demander un moment, est-ce que là, la personne se fout pas de sa gueule, est-ce qu'il a intérêt à rester dans ce couple-là ? Je voulais vraiment parler de cet amour de soi, amour de soi en tant qu'artiste, amour de soi en tant que personnage, dans ce qu'on va écrire, dans ce qu'on va produire, et amour de soi du personnage dans ses relations avec les autres. Et montrer qu'au moins l'amour finalement n'est pas justement que cette chose romantique qui nous est vendue par tout et n'importe quoi, à tout bout de champ et dans nos habits bronés depuis petite, mais c'est aussi quelque chose qui tend à nous connecter à la source, à Dieu, à ce que vous voulez. et que il est important pour nous de nous connecter à cela pour être bien en fait pour être bien avec nous-mêmes et pour continuer à créer l'amour il n'y a rien de mal dans l'amour et j'en parle avec beaucoup de paix parce que je me rends compte que finalement quand on parle d'amour on parle de paix et que si la société comme dit Bellux promouvait une vision de l'amour qui est assez saine on ne serait pas frustré et arrêter de promouvoir cette violence perpétuelle qui fait qu'on se retrouve dans des situations incroyables aujourd'hui on aura une autre manière de voir les choses et une autre fréquence. En tout cas, je vous conseille de lire à propos de l'amour de Velux. J'espère que l'épisode vous a plu. Je le dis parce que plus je pratique le podcast, plus je suis inspirée et j'essaie de garder ma ligne. J'essaie de garder ma ligne, mais mon inspiration des fois me pousse tellement loin que je dois la ramener à moi-même. Alors, la citation de fin sera encore une citation de Velux, toujours à propos de l'amour, qui nous dit « Aimez bien ! » est la tâche essentielle pour toutes les relations qui comptent, pas seulement les liens romantiques. Ça veut dire que l'amour est vraiment quelque chose d'universel. Et en tant qu'artiste, on doit aimer. Aimer ce qu'on fait, aimer ce qu'on veut transmettre et se laisser inspirer par les autres. Puisque si la tâche nous oblige à nous ouvrir, à nous étendre aux autres, Il faut aussi qu'on pratique l'amour intérieur. Et cet amour intérieur n'est pas disponible que pour certaines personnes, il est disponible à tout le monde. Et plus on va pratiquer cet amour intérieur, moins on sera influencé par l'extérieur. Et en fait, quand on n'est pas influencé par l'extérieur, on est droit, on est vertical avec qui on est. Et on est moins sujet à être manipulé par les autres. Donc si tu te sens mal, que tu ne te sens pas valable, essaie d'apporter de la lumière à tes ondes. finalement tes ombres ne sont pas le problème ce sont les idées que tu en fais mais si tu commences à danser avec tes ombres elles n'ont plus d'impact sur toi et je pense que c'est ce que 2025 m'a appris c'est jouer avec mes ombres c'est une part de moi pourquoi elle me fait peur cette part et bien je travaille, je discute avec elle et quand je discute avec elle ça décloisonne quelque chose et finalement elle n'a plus d'impact sur moi je voulais faire cet épisode parce que je me suis rendu compte que dès qu'on parle de création artistique on a toujours cette idée d'artiste torturé qui doit être dans... ce schéma de peine, et que c'est dans la peine qu'il doit trouver. Et en fait, pourquoi pas changer de paradigme ? Pourquoi pas écrire des histoires plus joyeuses, des séries plus joyeuses, des sculptures qui parlent de joie ? Pourquoi pas transmuter le traumatisme et en faire quelque chose de joyeux ? Et écrire dans la joie, créer dans la joie, cuisiner dans la joie, produire une musique dans la joie. Pas qu'il y ait de la tristesse, pas que la tristesse ait mal, en soi. Juste avec de l'amour et de la joie. Et peut-être qu'en faisant ça, on va étendre beaucoup plus de positivité au monde, on va donner du coup aux autres et d'être aussi dans la joie. Et que lorsque les gens vont écouter la musique, regarder l'oeuvre, écouter le podcast, ça va leur apporter de la joie. Et peut-être aussi que ça va aider à améliorer la fréquence de la terre. Puisqu'au lieu de bombarder tout le temps d'idées négatives, on va être bombardé d'idées joyeuses et positives. Ça change tout et ça aide à élever les consciences. C'était tout pour moi, je te remercie de m'avoir suivie, n'hésite pas à me donner ton avis, j'espère que ça t'a aidé, que cet épisode va te trouver dans une période où tu voudras un peu de joie, un peu d'amour au son de soleil, j'espère que j'ai éliminé ton écoute. En tout cas j'ai fait au mieux, on se dit à la prochaine pour le 10ème épisode, et je vous fais de gros bisous !