- Speaker #0
Bienvenue sur l'actu en tête.
- Speaker #1
Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans l'actu en tête, cette actualité que nous avons en tête et qui parfois nous entête ou nous prend la tête comme dirait les plus jeunes. Alors comme chaque semaine, nous allons tenter de prendre le temps de nous arrêter sur un sujet d'actualité, de le regarder autrement, avec un peu de distance, en croisant les faits et en observant nos émotions. Est-ce que la science peut nous aider à comprendre ? mes côtés pour... Nous accompagne Fabrice Pastor. Bonjour Fabrice.
- Speaker #0
Bonjour Didier, bonjour à toutes et à tous. Didier Mailleron, je rappelle que tu es journaliste, président de l'association Psychodon, commissaire général du Forum de la Santé Mentale, et que tu as interviewé tout au long de ta carrière des responsables politiques, des dirigeants économiques, des artistes, des figures publiques, toujours avec cette attention portée à l'humain derrière l'actualité.
- Speaker #1
Et pour ceux qui ne te connaissent pas, bien que tu aies une star sur LinkedIn... le neuropsychologue, formateur, conférencier, auteur, et tu travailles auprès d'enfants et de familles depuis de nombreuses années. Et aujourd'hui, je vous propose qu'on s'attaque à un sujet qui touche à la fois à nos droits, à nos devoirs, dans le cadre législatif, aussi du droit du travail, des ponts, des JADU, des RTT. En France, en ce moment, il y a beaucoup de discussions autour des ponts du mois de mai, parce que... Le Parlement va recevoir des sujets polémiques qui enflottent autour du 1er mai. C'est un débat qui agite vraiment l'Assemblée nationale en ce moment.
- Speaker #0
Oui, c'est un débat qui fait s'affronter, on pourrait dire, deux visions du monde assez différentes, assez fondamentales.
- Speaker #1
D'un côté, les syndicats et une vision du monde de la politique que l'on qualifie plutôt de gauche. et puis de l'autre partie une vision du monde un peu qualifié libéral, que l'on qualifiait plutôt de droite. Et tout cela vacille en traquis social historique, intouchable ou pas, journée chômée, symbole de lutte ouvrière, journée dédiée au travail. La fête du 1er mai, c'est la journée dédiée au travail, mais c'est en fait une journée où on ne travaille pas. Et puis, psychologiquement, c'est un symbole collectif. Bon, alors, entre ceux qui disent « il ne faut pas toucher » et les autres qui disent « il faut modifier » , Ceux qui disent qu'il faut libérer les forces de travail, les autres qui disent qu'il faut conserver nos acquis et ne pas créer de la valeur partout et tout le temps, pour ne pas laisser place tout le temps à la liberté individuelle et à la compétitivité. D'autres qui disent qu'en fait, on peut travailler quand on veut. Bref, c'est un peu compliqué. Alors, on va essayer de comprendre un petit peu plus ce que tout cela veut nous dire. Et ce n'est plus pareil de se reposer pendant que les autres travaillent ou est-ce que finalement, ce n'est plus le bon débat ?
- Speaker #0
Oui, oui, c'est un débat. parlementaire qui finalement illustre à quel point le temps de travail et le temps de repos ne sont jamais de simples questions purement techniques ou seulement économiques.
- Speaker #1
Comment l'optimiser ce mois de mai particulièrement généreux ? Cette année, le 1er mai tombe un vendredi, le 8 mai un vendredi, l'ascension un jeudi, la Pentecôte son lundi le 25 mai. Bref, quatre week-ends prolongés, possibles dans un seul mois. Si on regarde d'un peu plus près, si on y met un jour ou deux de RTT à droite ou à gauche, quel que soit le clivage, finalement, on ne peut pas beaucoup travailler. Qu'est-ce que ça t'inspire tout cela avec le regard de neuropsychologue Fabrice ?
- Speaker #0
Didier, ça m'inspire beaucoup de choses et pas toutes dans le même sens. Le mois de mai, c'est vrai qu'il est objectivement le mois le plus fragmenté du calendrier français. Cette fragmentation, je dirais... Notre cerveau l'a vu d'une manière un peu particulière parce qu'on pourrait croire que plus de jours off égale c'est mieux pour tout le monde. Mais disons que c'est un peu plus nuancé que ça. Il y a du positif et il y a du négatif.
- Speaker #1
Alors commençons par le positif. Tu nous dis que notre cerveau cherche toujours les solutions les plus simples, les plus rapides, les plus pratiques pour lui. Donc ce qui est positif, ça devrait bien lui convenir. Alors ces coupures régulières, est-ce qu'elles nous font du bien ?
- Speaker #0
Alors absolument, oui, c'est d'ailleurs scientifiquement très bien documenté. Tu l'as dit, notre cerveau fonctionne vers le rapide, mais il fonctionne aussi par cycle de tension et cycle de récupération. Un peu comme, je dirais, le système nerveux autonome qui alterne entre de l'activation et du repos, pour faire simple. Bon, quand on lui donne des pauses régulières, le cortisol notamment, c'est-à-dire l'hormone du stress chronique, diminue de façon tout à fait mesurable. Il y a une étude qui a montré que les coupures de 3-4 jours suffisent à... Je dirais à restaurer de manière significative les ressources attentionnelles et donc à réduire les marqueurs associés au stress et évidemment à la fatigue. Et alors en plus, c'est un effet d'anticipation parce que le simple fait de savoir qu'un long week-end arrive modifie notre activité cérébrale. Et ça se passe d'ailleurs même avant que le pont ne commence. On observe alors en général une baisse d'activation de certains systèmes de vigilance et on sait que dans d'autres situations d'allègement du stress, des régions, comme notamment l'amidale, pas seulement évidemment, diminuent leur niveau d'alerte. Alors, en parallèle, le système dopaminergique s'active. Je rappelle, la dopamine, c'est un neurotransmetteur qu'on associe souvent à la récompense. Et donc, la dopamine ne monte non pas quand on obtient quelque chose, mais préférentiellement, je vais dire, quand on anticipe quelque chose de plaisant. C'est exactement le même mécanisme. Un peu comme un enfant la veille de Noël. En fait, notre cerveau ne va pas toujours distinguer le plaisir réel du plaisir attendu, désir je pourrais dire. Il commence à récupérer avant même que vous ayez posé les jours de congé. C'est un peu un effet de ligne d'arrivée. On a aussi un impact direct sur la productivité d'ailleurs. C'est important de le souligner. Il y a des travaux en psychologie comportementale qui ont montré qu'une échéance lorsqu'elle est proche et lorsqu'elle est concrète, comme en l'occurrence ici un pont. qui approche, ça peut booster la concentration sur les tâches à terminer. C'est d'ailleurs très intéressant. Donc le cerveau entre dans ce qu'on appelle un mode un peu focus à court terme, qu'on priorise, on élimine le superflu et donc on exécute. C'est un peu paradoxal. La perspective du repos rend plus efficace un peu avant.
- Speaker #1
Quand les managers s'interrogent sur la semaine avant le pont, est-ce qu'ils ont tort ou raison en se disant qu'il peut y avoir une démobilisation des compétences ?
- Speaker #0
Alors, est-ce qu'ils ont tort, est-ce qu'ils ont raison ? Je dirais qu'ils sont partiellement torts. Ce qui est vrai, c'est que les tâches longues et complexes souffrent, évidemment, sur les semaines raccourcies, et on y reviendra, mais pour les tâches concrètes, qu'on peut finir plus vite, plus rapidement, les gens sont souvent très motivés. Puis il y a un effet du mois de mai lui-même. Évidemment, la lumière du jour augmente, il fait un petit peu plus chaud, même si la météo actuellement est un petit peu aléatoire, on va dire. L'exposition à la lumière naturelle stimule la production notamment de sérotonine, un neurotransmetteur qui est important dans la régulation de l'humeur, et facilite donc la synchronisation des rythmes circadiens. Et la lumière du jour soutient des systèmes cérébraux impliqués dans la régulation de l'humeur et dans les rythmes biologiques. Donc, avec tout ça, concrètement... on dort mieux, on se sent mieux. Mai, c'est biologiquement une bonne période pour récupérer.
- Speaker #1
Mai, M-A-I, il y a un mai, M-A-I-S.
- Speaker #0
Oui, il y a toujours un mai à M-A-I-S, oui. Et c'est là où ça devient vraiment intéressant, parce que ces ponts ont aussi des effets un peu moins sympathiques. Et on n'en parle pas assez, d'ailleurs.
- Speaker #1
Alors, parce que cette année notamment, avec quatre interruptions dans un seul mois de mai, certaines personnes peuvent trouver ça difficile à gérer sur le plan professionnel. C'est plus des ponts, c'est de viaducs en viaducs. Et puis, même si c'est un peu à la marge, les statistiques nous montrent qu'on est bientôt le pays du monde où on travaille le moins, même si notre productivité reste convenable. Il y a deux sujets là-dedans.
- Speaker #0
Alors oui, déjà, le premier problème, c'est ce que j'appellerais la désorganisation du travail mental ou la fragmentation cognitive, je dirais. Notre cerveau a besoin de continuité pour traiter des projets complexes. Mais les semaines de 3 ou 4 jours s'accompagnent souvent de plus de coupures et de changements. Changement de dossier par exemple. Donc chaque interruption oblige notre cerveau à reconstruire le contexte de ce qu'on faisait juste avant. Et les recherches montrent que ce retour à un niveau de concentration prend de longues minutes à chaque fois. Ce qui fatigue et ce qui donne vraiment l'impression parfois que rien n'avance.
- Speaker #1
Oui, ça peut donner l'impression d'un syndrome de Gruyère. c'est-à-dire que avant le prochain je vais vouloir boucler tout un tas de dossiers parce qu'il y a le pont, mais quand je vais revenir, il va falloir reprendre tout un tas de dossiers, mais je les ai laissés longtemps parce qu'il y avait le pont, mais comme il y a un autre pont qui s'approche bientôt, il va falloir que je boucle tout un tas de dossiers parce qu'il y a le pont qui s'approche. Bref, le planning du mois de mai, c'est plein de trous, et ça peut être aussi assez stressant, en fait.
- Speaker #0
Alors l'image que tu donnes est très parlante du syndrome du gruyère. Ce gruyère dans un planning qui a un coût économique réel. En faisant quelques recherches, j'ai vu qu'il y a des études françaises et notamment des analyses Rexecode et des données de l'INSEE qui estiment que les jours fériés de mai représenteraient plusieurs milliards d'euros de pertes de productivité à l'échelle nationale chaque année. Alors évidemment, je ne dis pas que les jours fériés sont une mauvaise chose, absolument pas, mais ça nous rappelle que le coût social de cette fragmentation... est réel et il n'est pas seulement psychologique.
- Speaker #1
Alors cette question du coût des jours fériés a été au cœur des débats de ces derniers mois, même de ces dernières années. Il y a eu une époque pas si lointaine où François Béraud avait proposé d'en supprimer certains pour gagner justement en productivité et en compétitivité. Il n'a pas eu le temps d'en reparler au gouvernement, ce qu'il a fait un peu coco voilà, mais l'idée avait été à ce moment-là assez mal reçue, presque vécue comme une attaque contre un acquis culturel français auquel on est très très attaché. Cela montre bien à quel point ces jours-ci ne sont pas perçus comme de simples éléments de calendrier, mais comme de vrais ancrages quasi symboliques.
- Speaker #0
C'est ça, c'est très symbolique parce que quand tu es une mesure politique touche à des jours fériés un peu sacrés, elle ne touche pas seulement à l'économie, elle touche à la façon dont les gens respirent dans l'année, à leur repère, mais aussi à leur tradition familiale. C'est pour ça que le débat ne peut pas se résumer à ça coûte tant de milliards d'un côté et ça fait du bien de l'autre. On parle d'un rythme collectif qui structure aussi notre santé mentale.
- Speaker #1
Il y a aussi un aspect social qui est intéressant, cette pression de, il faut absolument profiter du temps.
- Speaker #0
C'est un phénomène qui s'est vraiment Amplifié sur les réseaux sociaux notamment. On voit de plus en plus fleurir les photos des amis partis en week-end. Les stories aussi depuis la montagne ou depuis la plage. Et si vous, vous restez chez vous, ou pire, si vous savez travailler, vous pouvez ressentir ce qu'on appelle le FOMO. Le FOMO, c'est le Fear of Missing Out, ou la peur de rater quelque chose.
- Speaker #1
Le FOMO, alors ça a une signification neurobiologique ?
- Speaker #0
C'est une réponse un peu, oui, neurobiologique. liées au système de récompense sociale. Notre cerveau est câblé, je dirais, pour simplifier, pour comparer notre situation aussi à celle du groupe. Et quand on perçoit que le groupe gagne et pas nous, ça nous frustre. Et cette frustration génère une forme de stress que la personne vit seule, souvent sans pouvoir en parler, parce que se plaindre d'un pont, c'est presque indécent, socialement.
- Speaker #1
Alors si je te suis bien, si toutes les semaines on travaillait... quatre jours et on se reposait trois, l'effet ne serait plus le même.
- Speaker #0
C'est ça. Et ce qui est intéressant, c'est que cet effet se base justement sur le côté exceptionnel du pont. Si on avait toutes les semaines un week-end de trois ou quatre jours, on s'y habituerait, notre cerveau s'y habituerait. On le voit d'ailleurs dans d'autres domaines. Quand une récompense devient systématique et prévisible, le plaisir qu'on en retire diminue. Là, c'est parce que ces ponts restent relativement rares dans l'année, qu'il crée un pic d'anticipation et cette sensation de respiration dans le calendrier.
- Speaker #1
Alors, on n'abordera pas le sujet maintenant, à moins que tu souhaites y réagir, mais il y a aussi la question du fait que certains ponts sont associés à des jours fériés religieux. Le lundi de Pâques, le lundi de Pentecôte, et dans un état laïque, j'entends et je comprends ceux qui sont interrogés par cela, parce que, bon, la fête du travail, c'est la fête du travail, c'est républicain, c'est laïque, le lundi de Pâques, le lundi de Pentecôte... Ce sont des fêtes chrétiennes et ce sont des jours fériés.
- Speaker #0
Oui, il y a ça qui joue aussi. Effectivement, le fait que ça joue aussi sur certains calendriers religieux, ça peut aussi avoir un impact. Et il est important d'en parler aussi. Et peut-être ça sera l'objet, ça pourrait être l'objet d'un podcast à part entière, je pense.
- Speaker #1
Il y a ceux aussi qui, lorsqu'ils travaillent, n'ont pas de choix parce qu'ils sont au service de l'intérêt général. C'est l'occasion pour nous, bien sûr, de saluer les soignants qui travaillent aussi les jours fériés, et y compris pendant les ponts, bien sûr, mais aussi certains indépendants, les boulangers dont il est question. Là, il est question, avec le projet de loi, que les salariés des boulangeries pourront travailler, alors que jusqu'alors, seuls les patrons pouvaient travailler et ouvrir leur boulangerie. Et puis, il y a aussi les travailleurs du commerce, de la restauration. Donc, il y a ceux qui n'ont pas le choix, en fait.
- Speaker #0
Pour une fraction... Assez significatif de la population active. D'ailleurs, les jours fériés ne sont pas des jours de repos. Tu l'as dit, les infirmiers, les médecins, les pompiers, les policiers, les serveurs, les livreurs. Bref, pour eux, un pont de mai peut même signifier paradoxalement une surcharge de travail parce que l'activité de loisir des autres génère de la demande. Et donc, cette inégalité de vécu face au pont peut un petit peu nourrir un sentiment d'injustice ou d'exclusion d'un plaisir collectif qu'on médiatise à foison.
- Speaker #1
certains peuvent connaître un blues du retour, après le long week-end ou après le pont. Il faudrait qu'il y ait un pont tout de suite après.
- Speaker #0
Le blues post-pont, c'est un classique.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui se passe dans le cerveau avec ce blues du post-pont ?
- Speaker #0
Le blues du post-pont, pendant le week-end, notre cerveau se désynchronise du rythme professionnel. Et donc le cortisol que j'évoquais tout à l'heure, le cortisol du matin, qui normalement nous prépare à l'action, diminue. Et donc les connexions associées au travail, aux tâches et aux responsabilités se refroidissent un peu, je dirais. Et le retour brutal casse cet état de repos. On ressent de la fatigue cognitive même après avoir dormi, parfois une difficulté à se concentrer et parfois même de l'irritabilité. Et ce qui aggrave ça, c'est la culpabilité de mal vivre son retour. Les gens se disent « j'ai pourtant eu 4 jours de repos et je devrais être en forme » . Et donc cette injonction à la performance post-repos, elle est contre-productive tout simplement.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'on fait ? Comment faire pour bien les vivre ?
- Speaker #0
Je dirais qu'il y a trois conseils très concrets qui vont peut-être surprendre parce qu'ils sont à contre-courant du discours habituel. Le premier conseil, c'est d'accepter le rythme fragmenté de mai plutôt que de lutter contre. Si vous avez des projets lourds à mener, une présentation importante ou un dossier hyper compliqué et long à faire, planifiez-les si vous le pouvez plutôt au mois de juin. Parce qu'en mai, il vaut mieux favoriser les tâches courtes que vous pouvez finir en une ou deux sessions. C'est un peu de l'intelligence organisationnelle. Le deuxième conseil, je dirais que ce serait de résister à l'injonction de performance pendant les ponts eux-mêmes. Un long week-end, ce n'est pas une obligation de faire un road trip ou de remplir un carnet d'activités. La recherche sur la récupération cognitive montre que le fait de ne rien faire, comme par exemple se promener sans destination, regarder les paysages ou huir sans avoir un objectif particulier, c'est tout aussi efficace, parfois même plus, que des vacances hyper organisées. Ça active notamment ce qu'on appelle le réseau mode par défaut dans le cerveau, qui est hyper important pour notre santé mentale. Et ce mode s'active précisément quand on ne lui impose pas de tâches particulières. Et je dirais en troisième conseil, ce serait d'anticiper votre retour. La veille de la reprise, essayez d'identifier une tâche facile et concrète à faire le premier matin. Pas une réunion de 9h, pas un dossier hyper urgent, quelque chose de faisable en une demi-heure qui vous donne un sentiment de compétence. je dirais, entre guillemets, dès le début de la journée. Et donc, ce petit succès matinal va amorcer votre circuit d'opaminergie qui va faciliter le reste de la journée. Donc, le mois de mai nous offre cette alternance sur un plateau. Autant en profiter intelligemment.
- Speaker #1
En tout cas, le sujet est en cours de discussion à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'il y aura une phase intermédiaire avec que les boulangers ? Il semblerait que le sujet sur le travail du 1er mai soit reporté. Après les élections présidentielles, bon courage aux législateurs pour arbitrer entre le bénévolat, le libre-choix, la subordination dans le cadre du contrat de travail. Ça s'avère être un enjeu délicat. Merci Fabrice pour ce décryptage. Et puis, n'hésitez pas à partager ce podcast autour de vous. A bientôt Fabrice.
- Speaker #0
Merci cher Didier. Bon pont à tous au mois de mai et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode.
- Speaker #1
Merci à toutes et à tous.