Speaker #0Bienvenue à toi dans le podcast de l'Académie L'Amour en Lumière où toutes les semaines, je te partage des inspirations, pensées de la semaine afin de te soutenir et de t'accompagner dans l'évolution, dans ton évolution personnelle pour accéder à des relations et notamment à une vie amoureuse, saine, heureuse et épanouissante. Cette semaine, je pensais à une chose C'est la différence fondamentale entre une relation, ce que je dirais, challengeante, d'apprentissage en amour et une relation saine. En fait, quand l'amour d'une personne crée le bonheur, c'est qu'il vient combler un manque, qu'il vient combler un vide chez toi. Et finalement, ça rend sa présence, ça te la rend comme indispensable puisque... C'est son amour qui te crée ton bonheur et qui te donne l'illusion au moins au départ du bonheur et de l'épanouissement dans la relation. Mais cette dépendance affective finalement, en fait c'est une déresponsabilisation, pas facile à dire ce mot, déresponsabilisation personnelle de son propre bonheur, de ton propre bonheur. Et ça responsabilise l'autre de ton bonheur. Si ça ne va pas, ce sera de sa faute. Si tu vas bien, c'est grâce à cette personne. C'est un énorme poids, c'est une responsabilité que bien souvent, même si elle n'est pas annoncée verbalement cash, en mode c'est toi qui crée mon bonheur, eh bien... elle se ressent cette responsabilité-là. Et bien souvent, la personne en face, elle ne va pas vraiment en vouloir, ou du moins au départ, peut-être que ça va, vu que les débuts, tout va bien, ça va générer quelque chose d'un petit peu enivrant. Mais très vite, ça va se ressentir ce poids-là, cette responsabilité que tu peux faire porter à l'autre, de ton propre bonheur. Et bien souvent... Ça crée des angoisses chez l'autre. C'est-à-dire que l'autre va pas vouloir, du coup, va prendre des distances. Ce qui va, toi, te générer encore plus d'inquiétude. Finalement, c'est générateur de peur. De peur que l'autre s'en aille. Puisque s'il s'en va, il ou elle s'en va, eh bien, il ou elle part avec ton bonheur. Parce que tu ne te l'apportes pas à toi-même. Tu ne te le construis pas par toi-même. Ou que partiellement. Donc, très vite... C'est ce qui fait que la relation va devenir conflictuelle, que vous n'allez plus vous comprendre, qu'il va y avoir des espèces de jeux du chat et de la souris. Il y en a un qui commence à prendre un peu de distance, l'autre qui panique. Et puis là, c'est un cercle vicieux, puisque celui qui panique va vouloir compenser, va vouloir peut-être même tomber dans les accusations envers l'autre, parce que dans l'incompréhension, total de pourquoi on me retire ce bonheur-là, pourquoi l'autre ne veut pas me l'apporter, pourquoi l'autre ne veut pas cette responsabilité-là, eh bien là, l'engrenage, quelque part, est lancé. Et plus tu vas être dans l'anxiété, plus tu vas être dans les reproches, plus tu vas être dans quelque chose de souffrant pour toi et d'angoissant pour l'autre, et plus finalement l'autre va prendre... de la distance, voire même ça peut devenir invivable même s'il y a encore des sentiments et de façon à ne pas porter le poids de cette responsabilité l'autre est souvent amené à partir dans ces cas-là, situé dans ce profil-là. Donc bien évidemment que ça ne construit pas des relations saines quand l'amour d'une personne crée ton bonheur. Ça crée juste... des relations challengeantes, des relations dont tu as beaucoup à apprendre, bien évidemment, elles viennent te montrer, te pointer du doigt des choses, tout est juste, donc cette relation, aussi difficile soit-elle à vivre, à accepter, et souvent à voir se terminer, c'est les relations qui ont le plus à t'enseigner, et une fois le recul pris, tu peux même remercier cette expérience. même si tu en as vraiment vraiment souffert ça te révèle ton mode d'attachement souffrant ça te révèle la dynamique relationnelle souffrante qui était en place entre vous, qu'est-ce qui s'est joué, quel rôle tu as joué, quel rôle tu ne veux plus jouer dans tes prochaines relations, qu'est-ce que tu peux mettre en place. Ça te permet vraiment de faire le point. J'entends que sur le moment, il y a des émotions à libérer et des choses à digérer. Pour autant, c'est vraiment à ça que tu es invité dans ces relations-là. Et ensuite, je dirais qu'à mon sens, quand le bonheur crée l'amour et que l'amour nourrit le bonheur, là tu crées un cercle vertueux par l'autonomie affective. C'est-à-dire que ton propre bonheur a fait que tu as rencontré une personne qui finalement sait... que tu es autonome dans ton bonheur, c'est que tu es... Elle ne t'a pas choisi pour te sauver, elle ne t'a pas choisi pour se nourrir de ton côté sauveur ou pour se challenger parce qu'elle trouve ça normal finalement de recevoir des reproches et de ne pas être suffisant en permanence. Non, il y a vraiment... C'est vraiment une personne qui va te choisir parce que tu rayonnes, parce que tu es équilibré en fait dans ta vie. Et ça se ressent. Donc la personne, elle n'a rien à sauver chez toi. Tu ne la choisiras pas si c'est elle qui veut puiser ton énergie parce que tu sais le prix de ton bonheur. Tu sais ce que tu as dû mettre en place. Tu as vécu des relations souffrantes avant, etc. Donc voilà, les personnes qui potentiellement voudraient puiser ton énergie, celles-ci, elles n'ont plus de place dans ta vie. Tu les identifies très facilement. Et du coup, il est facile pour toi de décliner ce genre d'invitation, de proposition, je dirais. Donc, c'est vraiment partir de ton propre bonheur, de ton autonomie, en fait, dans ton propre bonheur. Il ne s'agit pas d'être parfait, il ne s'agit pas d'avoir parfait, parfait. Il ne s'agit pas d'avoir tout guéri, ok ? Mais d'avoir conscience du chemin parcouru, d'avoir conscience de tes émotions, d'être dans la maturité émotionnelle, en fait. de ne pas responsabiliser l'extérieur de ce que tu peux ressentir, et d'être en capacité de l'exprimer, et bien évidemment d'aller le traiter si besoin. Donc tu peux tout à fait démarrer une relation sans avoir tout guéri, de toute façon je pense que c'est le parcours de toute une vie, et encore si une vie est suffisante, mais ce n'est pas une question de perfection, pas du tout, ou de course à la guérison, non, ce n'est absolument pas ça à mon sens, c'est l'équilibre. Et cet équilibre, parce que tous les jours, il peut se passer quelque chose, parce qu'on vit avec, bien évidemment, des interactions sociales, tu peux être amené, effectivement, à ressentir des choses qui vont te signaler qu'il y a quelque chose à traiter. Ne va pas chercher forcément des choses à traiter, alors que tu n'en ressens pas le besoin, tu en trouveras plein. Pour autant, est-ce que ça fait sens ? J'en suis pas certaine. Il faut aussi savoir profiter, je pense, de... Quand tu as fait ce chemin d'évolution dans ta vie amoureuse, et je parle notamment de la vie amoureuse parce qu'elle impacte toute ta vie relationnelle derrière, une fois que tu as switché ton mode d'attachement en attachement sécure dans tes relations et dans ta vie amoureuse, clairement tu fais la même chose dans tes autres relations qui ont un impact émotionnel moins prenant, moins saisissant. Donc c'est quelque chose que tu répercutes dans tous les domaines de ta vie. Et qui crée bien évidemment aussi, qui contribue à ce bonheur-là, le fait que tu aies changé, t'as fait évoluer plutôt ta manière de t'attacher. Ok ? Donc quand le bonheur crée l'amour et que l'amour nourrit le bonheur, ça crée forcément une relation saine puisque chacun vient nourrir la relation. Sans faire porter à l'autre une responsabilité qui ne lui incombe pas. C'est-à-dire que dans la vie courante, je dirais, pour donner un exemple, il ne va pas y avoir de truc du style « Oui, c'est de ta faute, t'es rentré tard, je me suis sentie seule. » Non. Si tu te sens seule parce que l'autre rentre tard, tu vas... te dire ok il y a un truc, j'ai un truc à creuser avec la solitude ou bah ok de toute façon ça va m'arriver d'avoir des soins, j'en sais rien, si il ou elle a une profession qui fait que ça peut arriver, bon bah ça va m'arriver régulièrement, qu'est-ce que je peux mettre en place finalement ? pour que ça se passe au mieux pour moi. Qu'est-ce qui fait que... Ouais, non, c'est vraiment ça. C'est comment, quelles actions je peux mettre en place, qu'est-ce qui me ferait plaisir du coup, comment je peux voir les choses autrement. C'est pas qu'il ou elle me laisse seule, ok ? C'est pas sa volonté, c'est pas... Non, c'est pas de sa faute, je vais pas le ou la responsabiliser de me sentir... seule. Mais moi, par contre, j'en suis responsable puisque je le ressens, c'est mon émotion, donc qu'est-ce que j'en fais ? C'est pas confortable, j'ai pas envie que ça reste comme ça, bon bah du coup, qu'est-ce que je mets en place ? Comment je peux le percevoir différemment aussi ? Parce que est-ce que tu peux pas te dire que finalement, c'est aussi hyper chouette d'avoir du temps pour faire absolument tout ce que tu veux, mettre le programme télé que t'as envie, peut-être aller prendre, j'en sais rien. Un cours de danse, de dessin, de poterie, d'équitation, tout ce que tu veux. Et en gros, le voir comme presque une soirée de vacances où tu peux te reposer, où tu peux, j'en sais rien, te prendre un bain, faire tout ce que tu as envie de faire finalement. Donc, vraiment prendre les choses avec responsabilité. Ce qui fait que toi, déjà, tu vas encore plus gagner en autonomie et en niveau de bonheur. bien évidemment, mais en plus de ça, tu ne vas pas faire porter ce poil-là sur ta relation et encore moins sur l'autre. Donc, chacun, en fait, dans cette relation saine, quand le bonheur crée l'amour et que l'amour nourrit le bonheur, ce cercle vertueux à entretenir, en fait, dans les relations saines, qui se fait relativement naturellement, à un moment donné, j'entends qu'au départ, ce ne soit pas forcément ultra évident. Et quand je n'entends pas évident, c'est que même si c'est ce que tu veux, quand c'est la première fois que tu le vis, ça reste une expérience, ça reste une première fois, ça reste quelque chose qui t'est finalement peu familier, voire inconnu. Donc, il y a une petite phase d'apprentissage, etc., avant que ça devienne un automatisme, mais comme absolument tout, en fait. Quand tu fais quelque chose pour la première fois, peut-être que, je ne sais pas, tu t'en fais une montagne, ou qu'il y a des choses... Il y a des choses... Qu'on se dit qu'on ne sait pas faire ou qu'on n'est pas capable de faire. Alors qu'on n'est pas capable de faire, ça j'ai envie de dire c'est toujours faux. Qu'on ne sait pas le faire, ça oui c'est possible. C'est-à-dire que tu es capable de tout faire, mais effectivement on n'a pas appris à tout faire. Mais on peut tout s'apprendre en fait. Donc bien évidemment quand c'est ce que tu veux, l'idée c'est de l'apprendre, cette autonomie affective. Et cette maturité émotionnelle aussi. Et ça va créer l'intelligence relationnelle que tu vas expérimenter finalement dans ta prochaine relation, si tu souhaites une relation saine et que la prochaine, bien évidemment, l'est, puisque tu t'y es préparé. Donc, chacun, en fait, dans cette relation, sait que le choix mutuel, que le choix d'être ensemble est suffisant, qu'il est valable, il est légitime, en fait, il est suffisant. C'est-à-dire que... Va pas aller chercher de preuves, ou chercher à faire plus, ou chercher à être quelqu'un d'autre, si tu dois être quelqu'un d'autre. À ce moment-là, quand t'es dans cet état d'esprit-là pour une relation saine, tu sais que cette relation n'est pas pour toi. Parce que tu vas pas être une comédienne ou un comédien toute ta vie pour combler les attentes de l'autre, et en contrepartie, qu'il comble les tiennes. À un moment donné, chacun comble ses besoins. Et ça permet d'évoluer ensemble. Ça permet que la relation... En fait, cette relation-là, du coup, ne génère pas de peur. Elle ne va pas déclencher de peur, contrairement à la première que j'ai citée, quand l'amour d'une personne crée le bonheur. Là, ça génère des peurs. La peur notamment de perdre, la peur que la personne s'en aille parce que ça libérerait l'espace qu'elle venait combler. même si elle le comblait entre guillemets mal, puisque la relation se passe généralement pas bien, ce manque, ce vide va se recréer dans ta vie. Donc ça génère des peurs. Là, ça ne génère pas de peur, ça génère de la confiance et de la sécurité. Et ça, c'est typiquement l'espace dans lequel une relation heureuse et saine peut se bâtir et peut grandir. Ça crée de l'engagement mutuel. ça crée tout simplement en fait, imagine une bulle où chacun amène fait partager finalement son bonheur, peut partager des choses aussi plus douloureuses, mais sans jamais poser ce poids, cette douleur sur la relation. En fait, la relation, c'est un espace de sécurité, de confiance, d'amour, de respect, de tout ce que tu choisiras de mettre dedans, bien évidemment, mais c'est un espace dans lequel tu dois te sentir en confiance et en sécurité. La relation ne pourra pas grandir sans ça. Bien sûr qu'une relation qui est partie sur des bases de quand l'amour d'une personne crée le bonheur peut évoluer. La dynamique peut évoluer. La dynamique relationnelle souffrante peut évoluer en dynamique relationnelle saine à une seule condition. C'est que chacun fasse le job, fasse son job d'évoluer de manière à y accéder. A cet objectif commun d'aller vers une relation saine. Mais pas juste une belle parole, ok ? C'est poser des actions, mettre en place des choses, potentiellement se faire accompagner, etc. Individuellement, ok ? Ça peut aussi, en parallèle, bien évidemment, avoir un accompagnement en couple, mais c'est des évolutions individuelles. Il n'y a que quand vous aurez fait le chemin sans vouloir correspondre à ce qu'attend l'autre, que vous verrez... Si cette dynamique relationnelle saine, elle peut exister, elle peut se créer, ce nouveau départ peut se créer entre vous. J'espère sincèrement que cet épisode t'a plu et que tu auras récolté, voilà, je vais dire ça comme ça, récolté des informations et des choses qui peuvent t'aider, peut-être potentiellement un déclic, que si tu t'es reconnu, si... Voilà, n'hésite pas à me le partager. à partager aussi ce podcast si tu connais des personnes que ça pourrait accompagner aussi, que ça pourrait aider. En tout cas, je te dis à très bientôt et je te souhaite une très belle semaine !