- Speaker #0
être plus fort c'est ce qui me rend heureux quoi genre la compète ça me rend meilleur et ce qui me rend meilleur ça me rend heureux James Woodsy dit yo Jm with the black jumper et je fais non mais impossible que des riders de ouf genre vraiment des rock stars pour lesquels tu as à regarder tu les as à regarder skier toute ta vie ils te regardent ils t'applaudissent mec et t'es là Qu'est-ce que je fous là genre ?
- Speaker #1
Bienvenue dans l'appel du drop, le premier podcast de freeride qui t'aide à gérer ton mental et envoyer tes meilleurs runs. Moi c'est Tom Rodriguez, le préparateur mental des riders. Ici, on parle sans filtre de ce que tu vis quand t'es en haut d'une face ou au départ du parc. C'est le moment où t'as le choix entre écouter tes peurs ou suivre l'appel du drop. Ensemble, on va apprendre à gérer la pression avant un run en s'inspirant des conseils et retours d'expérience des meilleurs riders pour enfin faire sauter tes blocages et montrer de quoi t'es vraiment capable. Je t'embarque avec moi, 3, 2, 1, c'est parti ! Jérémy Boisson alias Jimbilly74 sur Insta, comment tu vas aujourd'hui ? Trop bien,
- Speaker #0
vraiment bien, je suis trop content d'être là.
- Speaker #1
On est à la Clusaz, tu t'es un peu expatrié de chez toi, tu habites à Sierre ?
- Speaker #0
Ouais, bon, maintenant je suis plus à Argonne en ce moment, mais c'est vrai que j'ai toujours habité à Sierre.
- Speaker #1
T'as 21 ans là aujourd'hui, t'es du début d'année toi ?
- Speaker #0
Ouais, début 2005, je suis grand.
- Speaker #1
Donc là, t'es grand, tu fais les choses tout seul. Et du coup, maintenant, t'es à l'IUT en ce moment-là ?
- Speaker #0
Ouais, je suis à l'IUT, c'est ma deuxième année. Je suis technique de commercialisation, on vend des trucs, on essaye en tout cas. On fait de notre mieux. On a pas mal de projets en ce moment, mais ça va, c'est que trois mois dans l'année.
- Speaker #1
Tu finis quoi ? Tu finis en juillet ?
- Speaker #0
Je finis en début juillet, fin juin.
- Speaker #1
Ça va ressembler à quoi, toi, ton été après l'IUT ?
- Speaker #0
En vrai j'ai un peu de boulot à faire Là je dois travailler par exemple Sur le site internet de mon père
- Speaker #1
Il a une entreprise C'est quoi tu fais ça genre en perso à côté ?
- Speaker #0
Ouais des petits taffs comme ça à côté Et l'été dernier J'ai fait de l'intérim Et j'ai construit Un peu des manèges
- Speaker #1
Des boulons et des trucs comme ça T'as été fort hein quoi
- Speaker #0
J'étais responsable de la vie ou de la mort De certains gens je pense
- Speaker #1
On a confiance Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Du coup tu fais ça, tu m'as dit que tu t'entraînais aussi pas mal à l'Esin Vu que quand t'es chez tes parents t'es à Tu m'as dit quoi 1h40 ?
- Speaker #0
1h15 de l'Esin Donc ouais l'été souvent je passe Entre un peu l'intérim Un peu de muscu dans une salle à côté Et l'Esin à fond Je cours pas loin Skate aussi à fond J'ai un lac aussi Je pêche un peu Je fais un peu mon papy Je traîne à droite à gauche quoi Après on essaie d'aller L'été dernier j'ai été à Oslo Pendant deux semaines Faire du Dome De rail J'adore cette ville Oslo
- Speaker #1
Tu retournes un petit peu cet été ?
- Speaker #0
Ouais ouais C'est un truc que je ferais C'est trop cool
- Speaker #1
On va rentrer dans le sujet juste après Mais été plus Automne c'est après pas ? Tu recommences quand à monter sur les skis sur neige ? Je mets le Dôme en mode pas sur neige tu vois.
- Speaker #0
Ok, bon après j'essaie justement de toujours avoir la neige sous mes pieds quoi. Le plus possible parce que c'est là où tu perds le moins finalement. Été, Dôme, un peu d'airbag, après on va à Rouka au nord de la Finlande, ça fait 3 ans que j'y vais chaque année.
- Speaker #1
En novembre ça ?
- Speaker #0
Ouais, novembre ouais.
- Speaker #1
C'est vrai que t'as fait les parts de Sky Joe et tout ça Ouais parce qu'il faut savoir aussi que Jim c'est un grand aficionado des jeux de société L'année à la coupe du monde De Qing là t'étais à fond avec Clem Nodin,
- Speaker #0
Katan,
- Speaker #1
Berth
- Speaker #0
C'est battu ce jeu Attention dans la maison
- Speaker #1
Les deux salles, les deux ambiances, les mecs ils sont à fond faut pas les déranger Y'a du Eltonimate à côté pour tenir Ça craque, c'est pire que le poker Les mecs on dort plus
- Speaker #0
On peut pas le dire mais on dort plus
- Speaker #1
On dira pas pour les coachs Et d'ailleurs, en parlant des coachs... Tu as commencé à Morzine à Vaud ?
- Speaker #0
Il joue avec nous les coachs à Catan et tout Ouais
- Speaker #1
Ouais Tu as commencé à Morzine à Vaud Mais là aujourd'hui tu es aux deux Alpes
- Speaker #0
Non je suis à l'Alpe d'Huez Putain quel connard
- Speaker #1
On la refait d'ailleurs on ne comprend pas Tu étais à Morzine à Vaud et toi maintenant tu es à l'Alpe d'Huez du coup Ouais exact
- Speaker #0
J'ai commencé à Vaud Au ski club avec Thomas Barnier Parce que c'est lui qui a créé justement Ce nouveau ski club freestyle en fait Merci. Parce qu'en haut de Savoie, il n'y avait que l'Aclusa qui avait justement le plus gros club de la région. Et Tom, gros passionné, montait le ski club et nous on était à peu près cinq potes. On s'est dit vas-y, on se lance là dedans. Moi je savais pas trop ce que je faisais dans le ski à ce moment. Je faisais un peu d'alpin, un peu de freeride.
- Speaker #1
Attends mais tu sais quoi, on va même rembobiner encore plus comme ça, on va pouvoir partir de A à Z et puis on va remonter. T'as commencé à skier en alpin à l'ESF de DG ?
- Speaker #0
Ouais, exact. Exact, après depuis que je suis un gros morveux, j'ai toujours été sur les skis, mes parents ont monté souvent les week-ends pour justement skier parce qu'ils adoraient ça aussi.
- Speaker #1
Donc parents passionnés de ski.
- Speaker #0
Passion. Ma mère, elle était en équipe d'Angleterre de snowcross. Vraiment il y a longtemps et malheureusement elle s'est cassé le bras et ça l'a un peu stoppé.
- Speaker #1
Donc maman britannique.
- Speaker #0
Maman britannique oui.
- Speaker #1
Papa franco-suisse.
- Speaker #0
Franco-suisse oui. et il a fait un peu de snow et tout aux deux alpes justement mais lui pas pas pro du tout vraiment chill et tout mais ouais ma maman plus là dedans mais quand on moi ce qu'il me racontait mon père c'est quand on était gamin bah c'était l'enfer de nous porter en snow ok vous si dit bah vas-y moi je mets mes skis on vient de mettre des skis dès que j'étais un morveux on a skié ok donc voilà on montait tous les week-ends au jet donc quand tu dis morveux c'est quoi c'est genre trois ans
- Speaker #1
3-4 ans ? 5-6 ans ?
- Speaker #0
3 2-3 Ouais
- Speaker #1
2-3 ans dans les jardins jardin d'enfant on connait tous ça me parait un enfer là-bas je m'imagine pas y être quand j'étais un an tu seras moniteur plus tard long vie à moi jardin
- Speaker #0
d'enfant j'étais tout petit ils adoraient c'est aussi live avec du ski c'était un week-end du coup j'ai grandi un peu là-dedans Mes parents m'ont emmené les week-ends et après, ça c'était au jet. Du coup, en 2017, mes parents ont trouvé un appartement là-haut parce qu'ils ne voulaient plus faire les allers-retours. Même si c'est qu'à 1h, 1h15 de route, ils ne voulaient plus trop faire les allers-retours. Et ma mère, c'était vraiment son grand kiff d'avoir une place là-haut. Du coup, ils ont acheté un appartement là-haut. Et depuis, on montait tous les week-ends. Et c'était le feu quoi On montait tout le week-end Les vendredis après Après l'école Ils attendaient la voiture Avec le chien Et les sacs Et on tracait directement là-haut Le soir on se couchait tôt Et tout pour le lendemain Genre vraiment à fond pour skier quoi
- Speaker #1
Ouais Trop bien Et du coup juste la vague Toi tu skies avec tes parents Ou en gros ils te droppaient le matin Ils te donnaient le forfait Et ils te disaient maintenant On se retrouve à telle heure Soit on mange ensemble Soit on se retrouve le soir Après mon père il est et...
- Speaker #0
Il est super bon skier Il est chaud Du coup on skiait souvent ensemble Quand on avait pas d'entraînement En fait on skiait toute la journée C'était soit avec mon pote et mon père On faisait genre freeride le matin On se lâchait un peu Et après genre plus entraînement de l'alpin Quand on avait entraînement Genre soit les après-midi soit les matinées
- Speaker #1
T'as quel âge à ce moment là ?
- Speaker #0
Moi j'avais 10-12 Oui. 11 ? Ok, un truc comme ça. C'est un peu flou parce que franchement je savais pas trop, on skie à fond, mais j'étais pas passionné plus que ça non plus quoi. Je faisais ça parce que je me marrais, c'était tout quoi. Genre quand j'avais 10-12 ans c'était trop cool parce que j'étais avec mes potes, on était dans la neige et c'était fun quoi. Le soir on jouait à Minecraft et on se couchait pas Et c'était les meilleurs week-ends On faisait pas nos devoirs Et puis on rentrait lundi matin On se disait qu'on allait faire un week-end pro On y retourne 10-12 ans, je savais pas trop ce que je faisais
- Speaker #1
C'est pour ça que j'ai un peu du mal chronologiquement à mettre des dates C'est juste pour se donner un peu une tendance On est pas en train de faire une biographie C'est quelqu'un qui veut faire un Wikipédia De Jérémy Boiston N'hésitez pas 25 janvier 2005, 21 ans, les deux Alpes
- Speaker #0
Fin du Wikipédia Mais ouais après, petit ski tranquille et je faisais de l'alpin pendant deux ans à peu près, allez de 11 à 13 et au club...
- Speaker #1
C'est quoi ce qui te faisait kiffer là dedans ? C'est la combinaison tu m'avais dit ?
- Speaker #0
Ouais grave, je kiffais mettre des combats, je kiffais grave de mettre des combats. C'est surtout parce que genre non, on est arrivé avec nos pantalons baggy presque, baggy à l'époque c'était un gros mot, maintenant on est sur un autre niveau mais... Non c'était assez chill surtout parce qu'on était avec les potes et puis franchement je savais pas trop ce que je faisais non plus. Un peu d'alpin c'est peut-être là aussi qui m'a donné pas mal de base je dirais et après c'est vrai que je me suis dit bon il y a quand même autre chose à faire que des virages. En même temps au club ESF ils ont monté un groupe un peu plus freeride freestyle chaka.
- Speaker #1
Tu t'es dit quoi là quand ça a été fait ?
- Speaker #0
Pourquoi pas ? Au moins j'arrêterai de faire des virages et puis c'était C'est un peu là où il fallait que je mette une combat. Du coup je me suis dit non c'est bon, je vais le faire.
- Speaker #1
Pas pour moi.
- Speaker #0
Du coup j'ai commencé un peu à faire le club chaka avec un poste.
- Speaker #1
Ça vous plaît vraiment comme ça du coup ?
- Speaker #0
Non, ça me plaît pas.
- Speaker #1
C'est les mecs qui se sont avisés quoi.
- Speaker #0
Non ça me plaît pas le club chaka.
- Speaker #1
Entre nous on l'appellerait comme ça.
- Speaker #0
Les moniteurs rouges ils disaient attends on va faire du freeride, vas-y c'est un peu surf. Du coup on a commencé là-dedans. Et puis le domaine était quand même petit, on était un peu limité aussi par les moniteurs et tout, on voulait vraiment plus se lâcher. C'est là où du coup, pendant deux ans, j'ai fait justement ce club freeride. Mais en même temps, mon père aussi, qui fait grave m'emmener faire des week-ends et tout aussi, c'est là où j'ai commencé à faire un peu des compétitions.
- Speaker #1
De mes 13 à mes 15 ans C'est le tour junior à ce moment là C'est les 2 étoiles,
- Speaker #0
3 étoiles etc Ouais de mes 13 à mes 15 ans je faisais junior tour Freeride junior tour Donc c'était assez petit quand même Mais on rideait quand même sur des faces qui étaient assez fat Tu faisais quoi ?
- Speaker #1
T'avais une petite étape à Verbier là-bas ?
- Speaker #0
J'avais pas fait Verbier Mais il y avait des étapes Verbier et tout Il y avait Nanda, il y avait Les arcs et des trucs comme ça Mais moi j'avais genre 14-15 piges J'étais un morveux.
- Speaker #1
Tu allais dans quel mood ?
- Speaker #0
Je vais tout défoncer.
- Speaker #1
Après,
- Speaker #0
je savais que les mecs, c'était jusqu'à 18 ans, 18 ans, je crois. C'était des mecs qui étaient beaucoup plus stock que moi. Je les regardais le matin s'échauffer. J'étais à 40 kilos. Laisse tomber, ils vont sauter toute la montagne. Ils vont arriver en bas et ils vont claim. C'est vrai que c'était un peu délicat. Le freeride, j'en ai parlé pas mal avec Manon Oloski, et elle disait que c'est vrai que tu regardes une face, tu dessines ta ligne et débrouilles-toi. Et bon courage, tu montes à pied, et en plus tu vois, je monte à pied... j'avais à peine deux matos, je tenais mes skis un peu n'importe comment.
- Speaker #1
Il faut un tiers de ton poids.
- Speaker #0
Ouais, vraiment, je les tenais n'importe comment. Et t'arrives en haut essoufflé et tout. Après, il fallait faire semblant de t'échauffer. T'étais mort. T'étais complètement défoncé de la montée. Et du coup, tu regardais la face, t'étais là, mais mec, je sais pas si on reconnaît rien. On reconnaît rien. Ça fait flipper parce que c'est raide et tu vois pas où tu vas. Et c'est vrai que ça m'avait fait peur des fois. Mais du coup je faisais semblant de descendre et j'étais content d'arriver en bas.
- Speaker #1
À ce moment-là tu jumpais un peu, tu faisais un peu des tricks ou c'était pas forcément à la période et tu descendais et t'étais très content ?
- Speaker #0
J'avais pas le niveau.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Peut-être skier bien mais sur la neige mais j'avais pas... Et puis non plus j'avais pas genre... Je sais pas c'est courageux de mettre des grosses barres et des 3-6 et des trucs comme ça, j'ai pas les couilles quoi. Ok. Et c'est là où justement ces freerides là où mon père il m'a vraiment ramené sur tous les week-ends et tout. à me tirer à droite à gauche ça c'est vraiment gros respect pour ça parce que franchement sans ça je pense pas que j'aurais les bases aujourd'hui en ski et la confiance même dans le backcountry ou quoi de skier aussi de skier pareil qu'aujourd'hui ça ça m'a donné vraiment une confiance parce que j'étais vraiment un peu face c'est la première fois dans le ski où j'avais vraiment un peu un stress une pression de la compète et c'est C'était, bah, moi je devais me débrouiller sur mes skis. C'était les premières relations un peu avec le côté compétitif du ski. Et moi je trouve, je pense que c'était hyper constructeur pour la suite. Et après je me suis dit, bon c'est bon, les compétences de freeride, là j'avais 15 ans. Je me suis dit, vas-y, c'était pas trop trop mon kiff.
- Speaker #1
Sauf que c'est pas ta cam, quoi. T'apprends plein de trucs, tu bosses ton adaptabilité entre guillemets, vu que tu découvres plein de terrains nouveaux à chaque fois.
- Speaker #0
Mais c'était pas le futur. Je voyais pas de ouf là-dedans. Et en même temps, justement, c'est là où on revient au robot au binage. Tom Barnier, lui, il faisait grave de la freestyle. Il connaissait grave les coachs d'ici, Manu Pernet et tout. C'était les gros potes à lui. Et là, du coup, il monte le ski club de Morzine. Morzine, où on était cinq. Cinq potes, justement, à l'aider un peu. Enfin, pas à l'aider, mais on s'est inscrits en même temps. On était nous cinq. Et maintenant, on n'est plus que... On a deux qui ont arrêté mais maintenant on est plus que trois quand même à faire du ski à fond Comme j'ai dit il y avait Sven, moi et Souhan Sven qui est en équipe Sven qui est chaud, en équipe, il tourne à fond, trop fort ce mec Et du coup on est plus que...
- Speaker #1
Et Soussou qui est au jet aussi, il me semble, ou morsine ou pas loin
- Speaker #0
Ouais Soussou il habite au jet, il a toujours habité au jet Je l'ai vu un peu moins cet hiver sur les compètes mais ouais gros pote Et ouais je crois qu'il a été blessé d'ailleurs,
- Speaker #1
on t'embrasse d'ailleurs si tu nous écoutes Ouais long
- Speaker #0
On t'embrasse, mais... Ouais, il était un peu blessé, je crois. C'est super. Et du coup...
- Speaker #1
Il n'y a que 3 qui ont continué de ce club-là, des premiers riders qui ont été dans ce club freestyle ?
- Speaker #0
Ouais. C'était en 2018.
- Speaker #1
T'avais quoi ? T'avais 17 ans là ? En
- Speaker #0
2018, moi je suis né en 2005, j'avais 13. Je t'avouerais que c'était peut-être 2019. J'avais 14 ans.
- Speaker #1
On se remettra d'accord sur la chronologie mais ce sont trois ans près.
- Speaker #0
C'était 2018, ça a commencé. C'était novembre, décembre 2018, 2019, on a commencé à faire les compètes. Là on a commencé à faire la Criterium Jeune. Et c'est là où on a commencé à se mettre des vraies sessions de park.
- Speaker #1
C'est quoi ce qui direct t'a fait kiffer dans le monde du freestyle toi ?
- Speaker #0
Je dirais franchement c'était... C'est pas mal de trucs, j'avais vraiment un côté aussi social et puis juste un toucher de neige différent quoi. T'avais vraiment des sensasses différentes que vraiment chargées sur de la glace en freeride et t'avais vraiment un côté flottaison, je touche plus le sol, je mets mon steeze comme je veux qui me commençait vraiment à faire kiffer et c'est vrai que ça c'est vraiment ce qui m'a... Ce qui m'a sensibilisé un peu, ça m'a touché direct et je pense que c'est à partir de là, et aussi vu qu'on s'entraînait beaucoup, et puis on se tirait vraiment tous les 5 vers le haut, et il y avait vraiment un esprit de communauté, qu'on avait tous les 5 et on était genre les Avengers d'Avoria.
- Speaker #1
Tu m'étonnes. Ça faisait les cons un peu ou c'était assez calme en dehors du parc ?
- Speaker #0
Les cons ou vous ? Ouais, bah pfff. Moi un peu moins, j'ai des potes. Évidemment toi,
- Speaker #1
c'est sûr que toi,
- Speaker #0
jamais. J'étais impec. Non mais moi je tirais pas des boules de neige sur les fenêtres. Mais ouais il y en a qui le faisaient, ils étaient chauds.
- Speaker #1
Tu te rappelles de ton premier trick dont t'es fier justement sur le parc ?
- Speaker #0
Ouais, c'était justement cette première saison là où moi j'avais zéro trick. Bien sûr. Je commençais. Et mon coach, Tom, au début de saison il me dit « Oh Jim, à la fin de l'année, je suis sûr que tu fais un flat 3. » Je dis « Arrête, c'est n'importe quoi, jamais j'y arriverai. » Fin de saison, il y avait le Pipe Ground à Avos. Énorme session. C'était un peu la fin de la dynastie du freestyle à Avos. Ils avaient fait un méga parc et tout. Et moi j'étais genre de ouf impressionné. C'était un énorme parc et tout, trop bien. et dernier jump un peu la dernière journée gros jump, gros slush et tout et je me suis dit vas-y flat 3 et je l'ai mis, il était trop stylé incroyable,
- Speaker #1
comment tu claims à ce moment là ?
- Speaker #0
Bon avec les bras et j'étais à fond quoi Ouais ouais j'étais bien content, j'avais
- Speaker #1
14 ans Ouais tu m'étonnes 14 ans,
- Speaker #0
ouais j'avais 14 ans Grabé en Japan ? Exact Il m'a dit, back, Japan, tu ouvres l'épaule, tu regardes un peu en bas et...
- Speaker #1
Et avant de partir tu te dis quoi ? Tu te rappelles ou pas ? Tu étais en mode maxi flippé ? Tu étais en mode, putain, il y a grave de monde, du coup, balaie que j'y vais, on verra comment ça se pose ?
- Speaker #0
Moi, je n'avais pas du tout confiance en moi. Je ne crois pas, j'étais à mes mecs. Je ne me suis jamais envoyé sur un trix de billet. hier un peu sur un jump et du coup je me suis dit je crois que j'ai pas le choix j'ai peur mais vas-y et en vrai ça s'est plutôt bien passé je trouve que j'ai aimé faire ce try c'était incroyable c'était génial la session c'était
- Speaker #1
trop bien t'as appris tes premiers tricks à Morzinavo avec Tom aujourd'hui t'es à l'Alpe d'Huez comment t'as fait la transition c'est quoi ce qui t'a poussé à évoluer vers ce club là ?
- Speaker #0
Alors en fait avant que je sois à l'Alpe J'ai fait Toutes les années Critérium Jaune De compétition de gamins Je les ai fait avec Morzine Avec le club et tout Mais une fois qu'on a commencé à faire des coupes d'Europe Ce club de Morzine il pouvait plus nous emmener en coupe d'Europe Et donc J'ai commencé à faire des coupes d'Europe A 16 ans 16-17 ans Et du coup il fallait que je me trouve un club Qui m'amène en coupe d'Europe et c'est là où je suis venu à la Clusa Et en fait j'ai Et... Je ne suis pas inscrit à la Clusaz, mais on avait un sort d'accord avec Morzine. Moi, je m'entraînais avec la Clusaz, ils m'emmenaient partout. Mais j'étais quand même licencié à Morzine. Toute la paperasse passait par Morzine et je m'entraînais avec la Clusaz. Et avec Manu. C'était là le début avec Manu.
- Speaker #1
Il y avait chouc aussi un petit peu ou pas ?
- Speaker #0
Non, j'ai pas eu Chouk parce que... En fait Chouk il s'occupe... enfin je pense qu'il s'occupe plus... Ouais il est un peu...
- Speaker #1
Il est un peu plus avec les kids...
- Speaker #0
Il voyage moins que Manu, donc moi j'étais directement mis avec Manu, c'est là aussi où je me suis fait craindre de potes, l'accusa et... C'est là où les connexions ont commencé à se faire méga rapidement et donc c'est là où j'ai commencé à faire Ouais la clusa partir un peu en coupe d'europe
- Speaker #1
Attends mais juste je t'arrête maintenant entre ton premier flat 3 et tes coupes d'europe il se passe quoi genre est ce que du coup tu poses le truc enfin je vais te laisser répondre pour pas t'influencer mais à quel moment tu te dis wow putain là y'a un truc à faire ouais c'est vrai que c'est vrai que je suis allé un peu vite là
- Speaker #0
Je pense que c'était à la Cusa, enfin j'étais à Morzine et là on a vu qu'on commençait à faire des, en fait avant des coupes d'Europe on fait des fees et les fees là on faisait quelques fees avec Tom mais c'était vraiment la fin quoi on s'est vu mais en faisant des fils on s'est dit mais en fait on est pas si mauvais genre pas si loin que ça quoi on n'avait pas de référence qui était à mardi non genre on faisait des fils et pour nous on était mais mec c'est les compètes la fédération de la fédération international de ski quoi et du coup on était refait de faire ça et puis avec sven surtout c'est mais on s'est dit mais mec mec, genre, en vrai, on n'est pas si loin que ça, quoi. On peut... Je pense qu'on peut s'y mettre, je pense que je peux mettre une date là-dessus, c'était en 2020, en 2021, où on a commencé à faire un peu des compétitions en Suisse, c'était au Diableret. Il y avait une fise là-bas en début de saison, et on l'a faite, et on s'est dit, mais mec, en fait, on peut le faire. Donc ça mérite qu'on s'excite un peu, je pense.
- Speaker #1
Ok, et donc juste, quand tu commences à te chauffer un peu comme ça avec Sven, T'es dans quel mood quand t'arrives en haut des compètes ? Est-ce que t'es en mode stressé de ouf ? Ou au contraire, tu te dis j'ai tellement la dalle que...
- Speaker #0
En fait, c'était plus déjà un truc de groupe d'aller en compète. On s'est dit, vas-y on est en groupe, autant qu'on passe le week-end à aller faire une fise au Diableret. Donc on y est allé, on s'est retrouvé là-bas et en vrai, je prenais vraiment le truc au sérieux. Et on s'est tous dit, vas-y on fait ça à fond, on essaie de faire ça de notre mieux possible, on a fait le voyage et tout. Je pense que ça peut vraiment mériter qu'on... Le voyage mérite que nous on s'y mette aussi à fond quoi. Et donc le fait qu'on se mette à fond dedans, on a vu qu'on avait une marge de progression un peu, et que ça méritait qu'on s'y mette un peu quoi.
- Speaker #1
Du coup dans les compètes, quand tu dis que tu voyais une marge de progression, c'est que tu faisais tes runs de compète, tu te disais putain là, si j'arrive à bosser un peu ça, je vais vraiment être banger et puis derrière...
- Speaker #0
En fait je voyais ce qui me manquait. Je voyais en fait dans mon run, Je voyais par exemple ceux qui gagnaient les runs de ouf et j'ai regardé et j'ai fait mais il manque ça, Il faut que j'y arrive.
- Speaker #1
Tu voyais clairement comment faire pour réussir à atteindre ça ? Ou t'étais en mode ils sont vraiment trop chauds je sais pas comment ça va faire mais je sais qu'il faudra plus tard que je fasse ça ?
- Speaker #0
Après en même temps je regardais énormément de vidéos et je pense que ça ça m'a beaucoup... Ça ça fait partie de la progression, on s'en rend pas compte mais... Enfin je pense que si on s'en rend compte mais... Je regarde encore des vidéos aujourd'hui mais ouais c'est sûr que je me suis dit bah là il faut que je m'entraîne quoi faut que je m'entraîne parce que là je vois ce que j'ai envie de faire et je sais comment je peux y arriver et j'ai vraiment vraiment envie d'avoir ce niveau quoi. Le ski pour moi ça me parlait de ouf à cette époque. Genre ça me parlait de ouf sans vraiment avoir un chemin. Je sais là j'ai un truc qui brûle en moi mais je sais pas où je vais mettre la flamme.
- Speaker #1
Tu sais que ça te fait kiffer quoi. Ouais.
- Speaker #0
ça t'anime vraiment à ce moment là tu sais pas sous quelle forme ça va aboutir mais un peu ça continue quoi ouais genre je savais j'avais envie d'être fort en ski mais je savais pas trop déjà dans de quelle discipline mais c'est vrai que en faisant plus de freestyle en faisant des compètes et tout je me suis dit mais genre ça c'est beaucoup trop stylé quoi c'est beaucoup trop stylé j'ai commencé à regarder les vidéos aussi en même temps je me suis dit mais mec mais ça c'est le futur genre j'ai trop envie de faire ça et c'est là où vraiment en faisant des fees ça commençait vraiment à cramer en moi genre je bouillonnais un peu et du coup derrière en parallèle de ça tu faisais de la vidéo en perso ? euh...
- Speaker #1
pas beaucoup ça a commencé à quel moment ça ? La vidéo ?
- Speaker #0
Faire la vidéo ?
- Speaker #1
Ouais, toi de la vidéo.
- Speaker #0
Bah je dirais... Oh, cette année.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Bah j'en faisais un petit peu quand j'étais petit, mais... Enfin pour moi c'était des trucs de gamin quoi. J'aimais bien faire du...
- Speaker #1
Bah l'iPhone, pas de stabilisateur.
- Speaker #0
On avait une GoPro, on filmait les laps comme ça. Enfin, je mettais la musique du moment et... Ouais, mais c'est vrai que... Je pense que ça partait un peu de là quand même parce que j'aimais bien monter mais je me suis jamais trop mis au sérieux là dedans mais bon cette année non plus c'est pas méga méga sérieux mais je me suis quand même dit bah là si j'ai une caméra je vais filmer je vais faire une vidéo je vais faire la meilleure vidéo possible.
- Speaker #1
C'est un peu le game du moment aussi c'est comme ça que tu peux te faire un peu peur. Tu cherches des sponsors en ce moment pour ta saison de l'année ?
- Speaker #0
D'ailleurs, s'il y en a qui écoutent...
- Speaker #1
T'as un shop pour un peu de stuff, t'es chez Blue Tomato ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
À Genève ?
- Speaker #0
Ouais, exact. T'es chez Armada ? Ouais, Armada, trop cool. Armada, Blue Tomato pour le shop. Ça c'est pour le matos et j'ai Solo à Parel aussi. qui font des pentes, c'est une marque américaine qui font des pantalons. Bon, il est fabriqué au Pakistan, c'est un peu rôti comme système. Mais ouais, pantalon là-bas. Et après, j'ai quelques mécènes aussi.
- Speaker #1
T'as une page soutien mon sportif vu que t'es pas considéré comme sportif de haut niveau encore, t'as pas l'assaut ?
- Speaker #0
En fait, si, j'ai eu l'assaut. En fait pour ça j'ai une asso pour laquelle les mécènes, j'ai un asso et une compte Un compte pour lesquels les mécènes justement donnent là dessus Et après j'ai Solo Apparel qui me donne un peu de thune là dedans Et après purement matos j'ai Solo et, non Plutomato et Armada
- Speaker #1
Moi j'ai entendu, j'ai entendu I am Jimbili
- Speaker #0
And this is Grabs,
- Speaker #1
qu'est-ce que tu as à dire de ça ?
- Speaker #0
C'est trop marrant, tu connais Grabs, c'est le futur, trop bien ces trucs.
- Speaker #1
Pour la petite anecdote pour les personnes ici qui n'ont pas la ref, tu peux expliquer ?
- Speaker #0
En gros, Birkrud, le boss du ski, globe de cristal et tout, 2024, ou 2025 peut-être j'ai une connerie. Il a fait une marque de bâton parce qu'en même temps il y a eu des lois qui sont passées en FISE qui ont obligé à avoir les bâtons quand tu drop en slope ou en big air. Du coup ça c'était une grosse révolution quand même dans le ski. Il a saisi cette opportunité pour faire des bâtons pour lesquels tu peux complètement lâcher le bâton. Et le bâton il va te suivre peu importe les mouvements de main que tu fais. C'est un peu dur à expliquer mais si tu montes la paume de la main vers le haut, ton bâton il va aller vers le haut. Tu peux complètement lâcher le bâton et il va te rester dans les mains. Et donc ça fait que quand tu es en l'air pour grabber c'est...
- Speaker #1
Et ouais on le sait que c'est hyper important la tenue de grab dans le jugement c'est assez ouf. Et du coup juste pour la petite anecdote on était à la coupe du monde de Qing cette année. Et il y a eu son représentant qui est venu te voir.
- Speaker #0
Ouais. ouais ouais du coup une petite vidéo avec toi ouais ouais ouais c'est bah en fait c'est un peu l'interview enfin on sait parce qu'ils font ça avec tous les riders et nous on était on avait grave envie des bâtons Grabs et il y avait moi Clem Naudin et Albert Chapuis on allait le voir le mec et puis on le dit et tout on peut avoir des bâtons s'il te plaît et il a fait ouais pas de soucis euh Du coup on était là, t'inquiète on va te les ramener et tout, mais au fond de nous on voulait pas les ramener. Du coup on fait un lap et on dit mec, bon on fait comment ? Genre on a grandement envie de les garder. Il a fait, bah attends vous pouvez venir, on vous fait un interview et puis vous pouvez les garder quoi.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
Ouais trop sympa le mec.
- Speaker #1
Trop bien. Et pour revenir sur la partie sponsoring et stuff avant qu'on reparte sur ton parcours, là aujourd'hui tu cherches plutôt un accompagnement financier ? Tu cherches du matos ? Style masque, gants, veste et compagnie ? Ou c'est quoi ce que tu aurais besoin ?
- Speaker #0
Alors ouais Financièrement c'est le plus important Ça financerait quoi en fait ? Bah tout Tes déplacements ? Déjà le ski club de l'Alpe Ils prennent en charge à hauteur de 30% Sur les déplacements que je fais avec eux Ça c'est cool Mais c'est vrai que le reste Ça représente pas grand chose comparé à toute la saison Mais et... Les billets d'avion, les logements, l'airbag,
- Speaker #1
tout ce qui te permet d'être performant après derrière.
- Speaker #0
Les chaussures de ski, les trucs, des fois tu es équipé, tu as des frais tout le temps, infini.
- Speaker #1
Le but c'est que tu puisses te concentrer à 100% sur le ski et pas avoir un petit peu de frein derrière.
- Speaker #0
Oui c'est ça, mais en même temps je trouve que c'est moi qui m'en occupe en vrai, je démarche pas mal de sponsors. J'essaie vraiment d'aller chercher de l'argent aussi là-dedans avec des marques, des mécènes et des trucs comme ça. Puis moi, je trouve que ça me dresse un peu.
- Speaker #1
Tu m'étonnes.
- Speaker #0
Ça m'aide et ça m'apprend. Ça m'apprend, ça me construit un peu comment démarcher des marques, parler, faire de l'argent avec des mecs. C'est nouveau. Je trouve que ça m'aide beaucoup. Mais niveau matos, Armada, depuis le High Five en 2022-2023, c'est eux qui sont venus me voir. parce que j'avais j'avais envoyé un peu des boucs et des demandes un peu partout par un magasin et en fait c'est eux qui pour la petite histoire c'est eux qui sont qui ont vu mon book mathias fabreau le mec qui s'occupe armada europe il était wifi annecy et je passe devant le stand et il fait attend tj ravi toi genre Un mec qui parle anglais qui sort du stand Armada, j'ai dit je suis tombé par terre, comment tu me connais ? Oui oui oui, prends tout ce que tu veux, je suis tombé par terre et je t'avais mec. Et du coup on a parlé et tout, il a dit ouais bah non t'es chaud de passer 2-3 paires de skis et tout, t'es chaud ? Je t'avais mec.
- Speaker #1
Comment tu bosses toi avec tes sponsors ? Est-ce que tu bosses en mode la visibilité sur les réseaux, sur les compétitions ? C'est quoi le genre de truc que t'aimes bien faire avec une marque toi ?
- Speaker #0
Après c'est sûr que Les marques maintenant Elles recherchent quand même beaucoup plus de visibilité Et c'est ce que j'essaye un peu de proposer Même si Je fais de mon mieux A travers tous les Instagram Les vidéos Youtube et tout ça J'essaie vraiment de m'exposer le plus possible J'essaie de faire de mon mieux quoi Montrer qu'ils t'es en fait, montrer qu'ils t'es valeur et voir si ça match avec les marques Mais maintenant ce qui est un peu plus dur sur Instagram C'est qu'on a beaucoup plus de gros Avec 10, 20, 30k d'abonnés Merci. en fait eux ils brassent beaucoup plus de vues, des trucs comme ça donc c'est sûr que c'est plus attirant pour des marques mais après peut-être que dans le monde du ski ils ont peut-être un impact un peu moins gros que certains plus petits acteurs comme moi ou mes potes qui en fait qui en ont peut-être moins d'abonnés mais sont plus fidèles et carrément vous avez une communauté qui est plus engagée parce qu'ils vous connaissent vraiment et vous êtes justement pas des influenceurs mais vraiment des riders et il y a ce côté dans
- Speaker #1
vos vidéos plus de corps qui se dégage que des vidéos...
- Speaker #0
Ouais, un peu plus. Peut-être un peu plus proche aussi des gens. Yes. Et donc, on essaie de jouer là-dessus.
- Speaker #1
S'il y a des personnes qui voudraient te contacter ou te suivre, comment on peut s'y prendre ?
- Speaker #0
Tous les moyens. Instagram,
- Speaker #1
c'est quoi toi ?
- Speaker #0
Pardon ?
- Speaker #1
Ton Instagram, c'est quoi ?
- Speaker #0
Jimbilly74.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc, j'ai une petite histoire aussi derrière ce nom. Vas-y,
- Speaker #1
tu veux raconter un peu ? Oui, oui. C'est vrai que tout le monde t'appelle Jim. Moi, je me suis posé la question quand j'ai préparé un peu l'interview. Il y a Jérémy Boisson et il y a Jimbilly. Est-ce que ça a un impact quand tu rides ? Est-ce que c'est comme un masque ? Non Comme une identité en mode sender Tu vois ce que je veux dire ? Mon nom de rappeur
- Speaker #0
Non c'est En fait c'est mon père Qui m'appelait comme ça quand j'étais petit Quand j'étais vraiment petit Quand j'avais genre 5-6 ans Il m'appelait Jim Billy Merci. Il mettait des Billy partout. Il mettait Shumgoulet, Jim Billy, il racontait un peu Nimp. Et Jim Billy du coup, en fait je voulais changer un peu mon nom Insta. Avant c'était Jérémy Boiston, je me suis fait un nom nu, il faut un truc un peu plus fait. Mais du coup je me suis dit vas-y, autant que je mette Jim Billy. Jim Billy ça passait pas. Non, ce nom est déjà utilisé sur Instagram. Ah putain ! En plus, 1074, Haute-Savoie. Genre vraiment pour compléter le nom.
- Speaker #1
Impeccable.
- Speaker #0
Donc ça vient de là, Jimbilly, 1074, j'ai gardé un peu ça. Mais Jimbilly, ouais, j'aime bien. J'essaie de mettre ça un peu partout, mais c'est vrai que je me cache pas derrière ce nom.
- Speaker #1
C'est pas du tout un blase.
- Speaker #0
Même les profs en cours, ils m'appellent Jim. Jimbilly des fois.
- Speaker #1
Les profs sont un peu fans, secrètement. il t'y fait un peu sur un stade souvent il y a des on m'appelle Jim Billy des fois ok trop marrant parenthèse fermée sur Jim Billy d'ailleurs c'est quoi son trick préféré tank rider et Jim Billy on va faire la différence entre compète et hors compète est-ce qu'il y a un trick c'est toi tu dis c'est quand même mon signature celui-là pas vraiment c'est plus une façon de se euh...
- Speaker #0
Je dirais de se comporter sur tes skis de façon de comment toi tu vois les choses qu'un tricks en particulier parce que ça dépend tellement du rail, du kick, du spot et tout mais je dirais un dub set c'est vraiment ce qui me fait trop vibrer quoi Ah ouais putain tu l'as mis sur Skyjo ouais ! Un dub set ?
- Speaker #1
Il me semble que tu as mis un dub set ouais !
- Speaker #0
Ah ouais ? Ouais je trouve que c'est trop style quoi ! On peut faire de différentes façons, des grabs et tout.
- Speaker #1
Et tu te grabes préféré ?
- Speaker #0
Au safety. Classique mais efficace.
- Speaker #1
Très bien. Et c'est quoi ton rail préféré ? Est-ce qu'il y en a que t'aimes bien ? Est-ce que t'aimes quand c'est hyper long ? Ah, les types de rails préférés ?
- Speaker #0
Ouais, je sais pas. Franchement, un DFD, un down flat down. C'est vraiment cool. Tu peux vraiment faire tout ce que tu veux. Après, les canons. Trop bien.
- Speaker #1
Tu t'en vas essayer ? Ouais.
- Speaker #0
Ouais. assez chill où genre t'as un peu de temps après t'as l'impression de faire les deux Big Air et du rail en même temps les gaps to rail aussi vraiment cool ou des flatdown tout le monde aime les flatdown ou même les teardrop c'est les rainbow to down comme il y a eu à la coupe d'Europe la Clusa cette année où tu frôles le truc, t'as l'impression de planer et après tu grind c'était à travers,
- Speaker #1
je faisais rien du tout je suis en train de bien m'imaginer le truc enfin les trucs que tu peux faire dessus et on parle de tricks on parle de style question existentielle c'est quoi le style pour gérer un niveau eston c'est quoi ta def toi après alors ma ma def ce serait genre
- Speaker #0
c'est la façon que tu te comportes avec tes skis sur une neige quoi point ça c'est vraiment en ski quoi après en ski ouais c'est comment toi tu t'arrives à faire faire réagir tes skis. comment tu comprends tes skis sur la neige. Et après, c'est vrai que j'ai essayé de m'inspirer de plusieurs defs, de plusieurs riders de ouf. Je sais que Ed Joy, j'ai écouté son podcast, et c'est vrai qu'il dit lui, avec son accent québéco un peu, non, c'est vrai qu'il parlait anglais, ça allait mieux, mais il disait que c'était tout, la façon que tu respires, la façon que tu t'habilles, la façon que tu bois ton thé, la façon que tu parles.
- Speaker #1
façon du goût du ski aussi qui tu es en fait vraiment quoi vraiment un genre tasse qui c'est un peu le dessin que les gens peuvent faire de toi quand tu regardes le donc c'est une identité carrément même qui va en dehors du ski quand on avait le débat toi avant qu'on enregistre tu peux être en short et avoir grave de style et et or le les skis et puis tout le style que tu veux ouais gros baguier tout est pas grave de style ouais après ça vraiment techniquement sur les skis et je peux te montrer
- Speaker #0
plein de vidéos sur Youtube sur Insta, des mecs qui sont genre trop forts, trop stylés et que genre ils s'en foutent de comment ils sont habillés des skis qui règlent, des mecs qui peuvent être en short en jeans skinny en torse nu avec des gants de chantier genre ils sont trop gis quoi et donc ouais le style c'est vraiment genre l'illustration de toi quoi c'est les... qu'est-ce que les gens vont retenir S'il devait te faire un dessin toi...
- Speaker #1
C'est clair qu'il y a une vraie cohérence avec ce que tu dis Je te vois du coup sur les skis Et je te vois en live comme ça Quand on te voit skier Et quand on te voit en vrai J'ai vraiment l'impression que tu t'amuses Tu prends maxi plaisir Amplitude max
- Speaker #0
Tu te fais kiffer C'est un truc,
- Speaker #1
on en a pas encore parlé Mais toi tu bosses en préparation mentale aujourd'hui Avec Christine Elle m'embrasse si jamais elle écoute Elle est sur Grenoble C'est Christine comment ? Christine Herrera, si vous voulez check. C'est quoi ce qui t'a fait passer le déclic à te dire, vas-y je veux bien aller bosser un peu mon mental, plutôt que juste bosser que la technique et le physique ?
- Speaker #0
Déjà le physique, j'ai fait un peu ça toute ma vie. Enfin, pas toute ma vie, je ne suis pas muscleur non plus, mais ce que je veux dire c'est qu'on a toujours fait de la pré-physique comme si c'était banal. Et finalement, la pré-pontale, j'ai vu que... C'était encore un peu... J'avais pas assez exploité ce truc en fait. Et tout le monde disait... Tu sais que tous les meilleurs sportifs, tous les meilleurs riders et tout, ils sont hyper sereins en fait, comme en ski. Ils sont hyper sûrs d'eux. Ils sont... Peut-être t'as vraiment ce feeling de... Genre ils savent ce qu'ils font sur le ski quoi. Et je me demandais d'où ça venait. Et en fait j'ai réfléchi un peu et je me suis dit c'est sûr que mentalement ils doivent être... Parfait, enfin pas parfait mais il y a un truc en tout cas. Il y a cohérence avec eux quoi. Et je me suis dit bah autant il faut que j'essaye déjà. Et j'avais essayé il y a un moment mais juste en faisant un peu des strates de PNL.
- Speaker #1
Avec un pote de ton père tu me disais.
- Speaker #0
Ouais avec un pote de mon père c'était assez restreint quand même un peu comme préparation mentale. et du coup vu que c'était un peu tabou il ya quand même deux trois ans parce que c'est même pas si longtemps que ça on avait vu quand même une grande progression dans dans l'évolution du la prep mentale dans le ski et c'est vrai que voilà il ya deux trois ans je suis bon c'est bon ouais genre je suis pas fou que fâcher pas mais je suis pas je suis bien je suis heureux dans ma vie j'ai pas besoin de fait mental jusqu'ici bien en ce moment pourquoi pas quoi genre ce qui bien j'ai pas besoin de pantale pour moi c'est le ski ça vient de toi tu as pas besoin d'un mec qui dit ce qu'on va faire réfléchir à lire des livres à méditer des trucs comme ça j'étais à d'envoi si c'est pas la d à quoi c'est Ouais, pas le ski freestyle. J'étais à la base. Et euh... Et c'est vrai que la saison dernière qui a été un peu dure pour moi, au niveau des résultats, au niveau de la technique...
- Speaker #1
Pour comprendre, c'est quoi ce qui était dur ?
- Speaker #0
Pas un peu, ouais. Je voyais quand même parfois une limite technique dans ce que je faisais. Et ça faisait comme que tu commençais à réfléchir un peu quoi. Et du coup je voulais bien, en fait je m'entraînais de ouf et tout. Et je commençais à progresser. C'est un peu moins vite, c'est là où j'ai commencé à me poser un peu des questions et je me suis dit mais en fait la prep mentale genre c'est pas... t'as pas besoin d'avoir un niveau. Parce qu'avant je me disais mais c'est bon j'ai pas le niveau en fait pour avoir une prep mentale.
- Speaker #1
T'es pas légitime à te dire je prends de la prep mentale quoi. Non,
- Speaker #0
je me suis dit, je ne suis pas en World Cup, je ne fais pas des Coupes du Monde, je n'ai pas besoin d'avoir un suivi mental comme des athlètes de haut niveau.
- Speaker #1
Ça fait peur en plus le mot mental, c'est-à-dire en mode, menta, attends, c'est qu'il y a un problème quelque part, on va chercher des trucs à l'intérieur, mais en fait pas du tout, c'est juste réussir à t'apprendre à utiliser ton mental plutôt que de le subir ou le laisser en pilote automatique. Oui,
- Speaker #0
exact.
- Speaker #1
Il y a une phrase que j'aime bien dire, Moi je suis le roi de la citation donc tu sais le mental est un excellent serviteur mais un très mauvais maître et du coup si jamais tu le bosses pas ou tu le laisses en pilote automatique bah tu contrôles moins le truc quoi donc. Ouais un peu ouais c'est bien illustré ça parce que ouais tu peux un peu vite subir un peu ce que ouais et souvent d'ailleurs c'est marrant parce que ça me faisait penser à ce que tu disais tout à l'heure à propos de la vidéo genre tu kiffais regarder ça te faisait grave progresser et on apprend beaucoup par imitation et Je me demandais du coup si t'avais eu, donc je fais la boucle parce que là c'est vrai que je pars un peu en couille, sur le côté pilote automatique, c'est le pilote automatique en fonction des personnes qui sont autour de toi, et d'ailleurs ça l'illustre bien dans le sens où tu disais, ouais moi je faisais, j'écoutais ce que disaient les autres en mode, si tu fais de la prép mentale c'est qu'il y a un problème, donc je me disais je fais pas trop de prép mentale, et je me demandais si quand t'avais fait de la vidéo à partir de cette année, t'as vu des choses que tu voyais pas avant, dans le sens où parfois on voit des vidéos, On se dit, attends, je vais faire pareil. Tu crois que tu fais pareil ? Donc t'as l'impression de le ressentir en mode, c'est sûr que là, je le tweak à mort par exemple. Et en fait, à la vidéo, on voit que tu grabes à peine.
- Speaker #0
En fait, on s'est toujours un peu filmé aussi dans le ski. Genre, il n'y a pas eu ce truc où je n'ai jamais vu skier. Quand même, on a toujours filmé, même les clips Insta. Quand on était un peu... Enfin, même maintenant, on filme les clips Insta et on regarde comment on skie. Donc on a toujours ce retour vidéo. Mais c'est vrai que la vidéo ça a amené énormément d'inspiration et de je dirais ça a un peu propagé des styles que des gens kiffaient par exemple sur un stage tu vas regarder un mec il y aura ce groupe de fans de mec tu vas voir un autre mec et il y aura un autre groupe de fans et ça va se voir dans la façon qu'il skie c'est vrai que moi j'essaie vraiment de faire un mix de tout et euh C'est en utilisant tous ces mecs que j'arrive un peu à faire mon style mais je me suis toujours vu ce qui est, si c'était ça la question. Je me suis toujours vu un peu ce qui est mais c'est sûr que quand tu regardes ta vidéo tu vas être méga critique avec toi-même. Genre tu peux pas la regarder, jamais tu vas regarder.
- Speaker #1
C'est comme quand on entend sa voix pour la première fois, t'es là en mode wow ça sonne comme ça.
- Speaker #0
Tu écoutes les vieux vocaux que t'as fait. Ouais c'est clair,
- Speaker #1
t'as honte en fait.
- Speaker #0
Exact mais non la vidéo c'est... C'est trop bien quoi, c'est le futur.
- Speaker #1
Trop bien, le futur. Pour reboucler avec ce qu'on dit sur la prép mentale, parce que je me suis un peu égaré à avoir cette question, sans parler de ton intimité, de ce que tu vois directement avec Christine en séance, c'est quoi la diff que t'as vue toi entre le moment où t'as commencé et le moment où là t'en es aujourd'hui ?
- Speaker #0
Avec Christine ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Après moi ça fait... ça fait même pas... ça fait pas un an que j'ai...
- Speaker #1
Ouais ça fait depuis le début de la saison là cette année. Ouais ouais.
- Speaker #0
C'est vrai que c'était un peu dur avec elle au début parce que... Elle était super, ses séances étaient top, le contenu je trouvais qu'il était vraiment adapté. Le seul truc c'est que c'était dur à appliquer des tips qu'elle me donnait en compète par exemple. Avant compète et tout j'arrivais bien à me cerner, je prenais du temps parce que j'avais pas le ski encore, j'étais pas sur mes skis. Moi quand je suis sur mes skis vraiment je pense que à ce que je fais quoi, à comment je vais rider et tout. C'est vrai que sur la neige, se détacher du moment et penser à des tips de prép mental, c'est un peu plus dur.
- Speaker #1
Ça te sortait du coup du truc et tu te dis, j'ai du mal à l'appliquer parce que j'ai l'impression que ça me fait sortir de ma ride ou pas forcément ?
- Speaker #0
Un peu, oui. Ça faisait sortir un peu de la ride et ça te faisait réfléchir à ce que tu faisais. Ça te faisait intellectualiser un peu ton ski. Et ça, c'était un peu chelou au début, je trouvais. Mais en fait je pense qu'il faut que je m'entraîne plus avec elle Et on a essayé de trouver des méthodes Du genre je regarde un doudou Et ça me fait penser à la pré-pontale et à elle Et du coup en voyant ce doudou là Mon référent Quand je vais voir ça Ça va me faire penser Ça te fait un stimulus et du coup derrière Tu repenses à ça et du coup ça te fait la boucle après derrière Ouais ouais Et s'il y a un truc que t'as appris
- Speaker #1
Qui est un peu trop sous-coté Tu dirais quoi ?
- Speaker #0
Avec elle par exemple ? Oui par exemple. Qu'on oublie trop pourquoi on fait ça, pourquoi on fait ce sport et tout. Parce que c'est vrai que moi elle m'a fait, Christine elle me fait vraiment vraiment travailler mentalement. Quand je suis en séance avec elle, il faut que... T'es fatigué à la fin quoi. C'est le bac blanc quoi, c'est un oral de bac genre c'est vraiment dur. Mais c'est bien parce que ça me fait vraiment réfléchir sur moi-même. Et du coup elle me creuse des réalités. que moi j'aurais pas pu creuser tout seul comme c'est moi qui lui ai dit en fait c'est elle qui me pose les bonnes questions pour que j'arrive à lui dire bah en fait moi ce qui me fait vraiment vibrer quand je skie c'est les sens à ce que j'ai dessus quoi c'est les ressentis que j'ai quand je suis sur mes skis et quand tu penses trop à ton run quand tu penses au résultat quand tu penses à te comparer aux autres parce que indirectement c'est hyper facile en fait de faire ça c'est toujours un peu de comparaison quoi Bye. Et quand tu... T'as plein de trucs à penser. Mais en fait, la base du truc, toi, faut que, comme disait Kadi, la première personne à faire kiffer, c'est toi-même, quoi. Donc c'est vrai que quand t'es là, il faut que tu te réfléchisses vraiment à comment t'as réussi à aimer ce que tu fais aujourd'hui.
- Speaker #1
Tu te remets en gros au centre de ta perf et en mode, je sais pourquoi je fais les choses. Et t'es plus concentré sur les autres, mais t'es... T'es un peu moins concentré sur les autres T'es plus concentré sur toi quoi Ouais Et en quoi ça t'aide du coup A rider A ton prime ?
- Speaker #0
Bah c'est... J'arrive vraiment à me... A positiver en fait Tout ce que je fais en fait sur mes skis Et j'arrive un peu à mettre un sort de fourrir Un auto-fourrir Où genre je vais avoir trop bien Je suis sur mes skis, vas-y Tu te hypes des hauts-fonds ? Ouais je vais jusqu'au pied J'ai les meilleurs potes autour de moi Je vais aller à fond quoi Ouais trop bien Trop cool, ok je drop
- Speaker #1
Je vais faire ça trop bien quoi C'est hyper intéressant ce que tu dis parce que Et genre l'auto-hype je trouve ça...
- Speaker #0
Ah mais des hauts-fonds Ça marche
- Speaker #1
Tu te hype en fait en te concentrant sur tout ce qui va bien à côté et ce qui est déjà trop cool ?
- Speaker #0
Ouais. Ouais. Ça c'est un truc qu'elle a réussi à trouver et qui marche pas mal avec moi je trouve.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qu'il y a de là-dedans ? Est-ce qu'il y a de la musique aussi ou pas ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Toi tu rides avec ou sans musique ? Gros débat. Vas-y raconte.
- Speaker #0
Ouais j'ai plein de potes qui sont là « Mais mec tu t'entends pas le vent ? » Genre « Comment tu fais ? » Mais en fait moi le vent, la notion de speed je la vois plus que je l'entends. Mais c'est vrai que j'entends pas le vent mais mec vas-y un bon gros son US Biggie
- Speaker #1
2 pack et tout mec c'est tellement mieux que du vent Ah tu m'étonnes bah après c'est vrai que tu te concentres sur d'autres sens entre guillemets T'es pas tu te dis tu t'entends pas le vent mais toi peut-être que tu le vois avec l'oriflame tu le sens sur ton visage Ouais ouais
- Speaker #0
Tu vois la speed aussi derrière Ouais bah puis après ça se voit avant que tu drop genre tu vois l'oriflame qui si l'oriflame il Ouais Il est de dos, tu le vois pas, il est prolongé, il commence à flapper très fort, tu sais, il y a beaucoup de vent de dos ou de face. Donc ça, tu t'adaptes avant, je dirais. Mais je trouve que la musique, ça venait un peu avec Henrik Harlow. Gros sens piquant, j'étais petit aussi, tu voyais toujours aboyer, micro, rap et tout. Et je trouve que ça, ça a vraiment amené un côté stylé de rude, de skate, de hip. pop de breakdance un peu dans le ski quoi genre c'est quand même à la base ce mec qui a amené genre peut-être j'ai dit une grosse bouse mais qui a vraiment amené un style de de baggy et tout en compète, vraiment un haut niveau de compète parce que c'était vraiment un boss quoi, genre les médailles d'Orwix, moi je sais même plus comment il y en a quoi et du coup c'est ça qui a un peu donné une grosse inspiration je trouve et Et...
- Speaker #1
Est-ce que la musique ça a un impact sur comment tu te sens à l'intérieur et du coup comment tu rides ? Après est-ce que tu vois que quand t'es sur des sons qui sont un peu plus vénères, t'es un peu plus nerveux sur les skis ? Et quand t'es sur des sons un peu plus... Bah reggae aussi, tu parlais du reggae tout à l'heure. Est-ce que tu rides différemment ?
- Speaker #0
Ouais, après au ski j'écoute pas trop de reggae.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je pourrais pas. Après le ski ouais, mais pendant non. Mais c'est vrai que pendant le ski ça influe beaucoup comment je ride. Je sais que... J'ai par exemple des sons un peu plus entraînement, genre plus du rap, un peu de la jungle drum'n'bass chill quand je m'entraîne. Et par exemple en compète, j'ai pas un son en particulier, mais vraiment ça va être... La jungle ou de la drum'n'bass quoi.
- Speaker #1
Il n'y a pas de paroles du coup dessus ?
- Speaker #0
Non, enfin un peu. Moi ça c'est des sons qui sont très anglophones. Je sais que... Mon père il écoutait pas mal de ça, mais c'est vrai que ça m'a pas mal influé.
- Speaker #1
Et du coup ça te permet de... Le rythme te permet de te focus ? Est-ce que tu chantes en même temps que tu skies ? Est-ce que t'es en mode...
- Speaker #0
Ouais ouais, ouais ça arrive ouais Très bien, auto-hype quoi Ouais, je chante dans ma caisse ou quand je skie Très bien Auto-hype à fond parce que ouais trop bien quoi La musique y'a des défauts,
- Speaker #1
je me prends à rapper et tout Son préféré pour ce qui est là maintenant, à chaud Oh Là, du moment en tout cas
- Speaker #0
Vas-y, 3, 2, 1, Toxic
- Speaker #1
Toxic 2 Oui Carty
- Speaker #0
Et Skepta J'ai écouté encore pour revenir là, c'est le dernier album de Carty, c'est vraiment bien Mais mec j'ai... C'est quand t'es pris au dépourvu, je sais plus mais alors que je suis là je vais être dans ma caisse, je vais être là mais mec je vais pas te dire ça, je vais pas te dire ça, j'ai plein de sons mais...
- Speaker #1
Et cette année quand t'as la coupe du monde de Tignes, t'as rideé pour l'Angleterre, c'était ta deuxième coupe du monde, la première tu l'avais faite avec la France Ouais exact,
- Speaker #0
je l'ai pas vraiment faite pour moi parce que j'étais là mais j'ai pas skié comme... en 2024 c'était coupe du monde de Tignes, je me blesse aux entraînements de slop Donc j'étais juste cassé une côte Bon ça fait bien mal quand même Mais j'ai pas pu prendre le départ de Slop Qui était le lendemain Et par contre j'ai fait le Big air, j'ai juste pris un départ en big air Le surlendemain Mais j'ai fait genre encore 3 parce que vraiment J'étais genre lipran, enfin j'ai fait Télestrape et tout c'était vraiment
- Speaker #1
Je vais vraiment vous rajouter juste pour dire que je me suis dit mais si ça se trouve j'aurais plus jamais un drop en World Cup de ma vie donc autant autant que j'en peux Tu ressens quoi après là quand du coup tu vois que t'es en World Cup que tu te pètes en slope et que tu fais un cork 3 à ce moment j'étais
- Speaker #0
pas au fond du trou mais j'étais vraiment j'avais le chum quoi J'étais là, vas-y.
- Speaker #1
Tu repars de la cour du monde, tu te dis quoi ?
- Speaker #0
Quand je suis reparti de ça, j'avais vraiment envie de faire plus. J'avais la dalle. Non, sérieux, c'est un slop que je pouvais rider, je me sentais bien dessus. J'avais vraiment plein d'inspiration. C'est comme ça, c'est partie du jeu. Tu te pètes la gueule et c'est tout. Il faut juste trouver les points positifs à côté et tu roules.
- Speaker #1
C'est comme ça.
- Speaker #0
J'avais un peu le seum, mais après cette année c'était vraiment autre chose. J'étais revenu un peu de ça il y a deux ans en arrière. C'était ma première World Cup du coup, vraie World Cup où j'ai pu vraiment montrer un peu mon ski. En plus de ça pour l'Angleterre.
- Speaker #1
D'ailleurs juste pour une petite anecdote, tu parlais tout à l'heure que tu étais proactif avec tes sponsors. tu l'as été aussi avec l'équipe d'Angleterre ouais,
- Speaker #0
j'ai vraiment démarché c'est sûr parce que c'était un choix un peu dur au début parce que c'était assez gros tu t'adressais à des fédés à la FISE, en fait ils ont une réunion chaque fin d'année en avril à la fin de la saison du World Cup Coupe d'Europe où toutes les nations se regroupent et puis là ils font tous les changements de nations, les dates pour l'année d'après un débrief machin et l'année d'avant j'avais un peu loupé ce Merci. cette date et j'étais à normes et mais que j'avais un job à faire de l'année c'était passer en équipe d'angleterre donc ça c'était l'année d'avant pour que je puisse passer de saison là mais l'avril du coup 2024 24 je voulais faire ça et ouais c'est ça avril 2004 je voulais faire ça et j'ai loupé je la dans mes mecs et c'est vrai genre je vous disais maintenant c'était pas plus mal parce qu'il voulait je voulais rentrer à l'uit et ouais Et donc je voulais rentrer plus en tant que français, peut-être mieux vu que si je rentre en tant qu'anglais. Et donc là je l'ai fait cette année, mais ça venait vraiment de moi.
- Speaker #1
C'est génial ce que tu racontes, parce que du coup il y a plein d'athlètes que j'accompagne qui parfois, ils commencent les accompagnements et me disent putain mais il y a aussi une part de chance dans le haut niveau. Et je leur dis oui c'est vrai mais il faut aussi savoir la provoquer. Et là, c'est vraiment l'illustration. pur et dur dans le sens où en plus dans l'histoire tu me l'as raconté tout à l'heure les deux mecs qui étaient normalement sur waiting list parce qu'il y avait un spot pour l'Angleterre et deux spots en waiting list et toi du coup les mecs qui sont pas venus les mecs qui étaient normalement sur la waiting list sont pas venus et du coup t'as été appelé par la par la Angleterre et c'est toi qui allais les démarcher t'aurais pu te dire attends je vais attendre que la chance elle tombe et je fais rien et là t'es allé vers eux et la chance du coup elle est venue à ce moment là en mode putain les mecs qui sont pas venus c'est moi qui y vais quoi
- Speaker #0
Ouais ouais bah en fait aussi quand j'ai pris la décision de changer c'était bah ok tu peux plus faire partie de la fédération française Pourquoi ? De ta vie genre Ah oui d'accord ok Tandis que là tu peux plus jamais revenir en France Donc c'était un...
- Speaker #1
je peux plus faire le chemin arrière quoi Enfin demi-tour T'as réussi à faire ce choix parce que c'est pas un choix évident j'imagine
- Speaker #0
Euh ouais bah c'est... j'ai... J'avais l'opportunité, j'ai trois nationalités, j'ai français, suisse et... Britannique. Grande Bretagne. Britannique, exactement. Moi je m'emmène là-dedans, c'est ma mère qui m'engueule des fois. Non t'es pas anglais, t'as l'insu de Grande Bretagne. Britannique, pareil. Et pour plusieurs raisons, parce que... Parce que aussi en Angleterre ils sont quand même beaucoup plus... structuré qu'en France et je dirais qu'il y a quand même un peu, je vais peut-être en vexer, mais il y a quand même un peu des limites en France. Je voyais au niveau structurel qu'il y avait des limites au niveau de la fédération, de leur organisation et de tout ça. Donc même si moi j'étais à Albertville au lycée, c'était un pôle France et donc j'ai pu vraiment beaucoup bénéficier de ce pôle France où en fait c'était tout tout payé par la FD, nous on n'avait rien à faire, alors qu'on avait des prêts, on avait des salles de muscu, on avait des cours, on avait... Ils nous ont tellement aidés, donc ça, gros gros respect pour ça, mais c'est vrai que, après, pour la suite de l'histoire, t'es un peu laissé, genre, en France, t'as pas de groupe Coupe d'Europe, on reste tous, en niveau Coupe d'Europe, on reste tous dans nos ski-clubs, en fait, et c'est nos ski-clubs qui nous emmènent sur les spots, et donc c'est assez... On était assez laissé là-dedans. Et aussi, pour passer à un niveau fédéral français, tu as quand même un niveau un peu plus élevé. Et donc, je me suis dit qu'en tant qu'Anglais, pour la Grande-Bretagne, j'avais peut-être plus de chance aussi de participer au JO peut-être de 2030.
- Speaker #1
Vraiment.
- Speaker #0
Et pour participer aussi à des compétitions internationales genre World Cup et des trucs comme ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc...
- Speaker #1
Donc tu as posé le pour et le contre, tu as vu à quel point c'était il y avait des trucs trop cool en France et en même temps tu voyais des limites qui toi te convenaient moins ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et donc tu as fait ton choix et tu as dit let's go.
- Speaker #0
Ouais, j'ai regardé aussi pour aller à la Suisse mais la Suisse aussi il parle suisse allemand.
- Speaker #1
Ouais, il n'est pas l'allemand du coup.
- Speaker #0
Ouais, le suisse allemand il est un peu bancal donc et puis ils sont trop forts aussi les Suisses. Ils sont trop forts.
- Speaker #1
Ils sont très forts.
- Speaker #0
Donc j'aurais pas pu avoir les opportunités que... que la Grande-Bretagne aurait pu me proposer.
- Speaker #1
Tu as fait un choix hyper stratégique.
- Speaker #0
Oui, je pensais que l'Angleterre pouvait me proposer des opportunités que je n'aurais pas pu avoir avec la France ou la Suisse.
- Speaker #1
Aujourd'hui tu as 21 ans, tu es passé par le ski alpin, ça on ne le dira pas trop fort, par le freeride, par le freestyle aussi, et tu y es encore maintenant. Est-ce que tu as eu des périodes de doute dans ta life sur la partie ski ?
- Speaker #0
ouais ouais comment tu as géré ça et c'était un way un peu sincère dur mais c'est vrai que j'ai en fait j'ai toujours voulu moi ce qui fait vivre vraiment vraiment vibrer c'est de me voir progresser en ski et être le plus fort possible et avec le plus de skills en ski et vraiment pouvoir faire tout ce que tu peux imaginer le pouvoir tout ce que tu peux imaginer le pouvoir le reproduire sur la neige c'est ça qui me fait grouper et moi il ya des fois où je butais vraiment contre des limites techniques qui m'empêchait de faire cela et donc quand tu regardes Tous les sacrifices que ce sport amène, toutes les questions que ça peut soulever, genre, mec, il y a ma famille encore et ils me voient faire ça, j'ai des potes qui bossent, qui ont bossé depuis qu'ils ont 16-17 ans, ils font un truc quoi. Et moi j'étais là, mec, j'ai encore en train de faire, j'avais un peu cette question, genre, mais mec, j'ai encore en train de faire du ski, de gamin, je voyage et tout. Je fais un bon bac à côté, je fais un peu des études à côté, mais je n'ai pas l'impression que c'est vraiment un projet à long, long, long terme. Et donc j'avais un peu ça. Je dirais, il y a l'année où je me suis blessé, enfin où je me suis blessé à Tignes, la saison 2024-2025, où j'étais là, bon, vas-y,
- Speaker #1
pose la question.
- Speaker #0
En vrai, tu as toujours des questions qui te posent. Et ça, ces questions, elles font un peu peur quand même. Parce que tu te dis, je ne suis pas censé me les poser. Quand je suis en Coupe d'Europe et que je veux vraiment performer à haut niveau, tu te dis que tu n'as pas vraiment la place de te poser ces questions. Mais après, je me suis dit, franchement, on est tous différents et on fonctionne tous différemment. Et moi, ce sont des questions qu'il ne faut pas que je les rejette. que...
- Speaker #1
Les mettre sur le tapis.
- Speaker #0
Exactement. C'est pas des questions qu'il faut que je me dise, bah vas-y, Par exemple, mets ça sous le tapis, tu verras après.
- Speaker #1
Du coup,
- Speaker #0
je me suis confronté un peu à ces questions. Après, j'ai pesé le pour et le contre et je me suis toujours dit, j'ai une opportunité de toute ma vie de pouvoir faire du ski à haut niveau et vraiment profiter de mes skills de ski en ce moment. Donc il ne faut pas que je lâche maintenant. Et c'est vrai que c'est toujours une question un peu omniprésente quand tout va mal. Tu te poses pas mal de questions, quand on pète, tu n'as pas les résultats que tu veux, quand tu ne poses pas les tricks que tu veux. Tu as toujours aussi une part de comparaison qui est assez polluante dans tes pensées quand tu skies. T'essaies de relativiser et de trouver les points positifs là-dedans. Et c'est vrai qu'il y a tellement plus de points positifs que négatifs dans le ski.
- Speaker #1
Quand t'as des doutes comme ça, tu te raccroches à quoi justement ?
- Speaker #0
Juste à mon ski. À moi et à mon ski et je me fais confiance.
- Speaker #1
Quand tu dis ton ski, c'est ta façon de skier, du coup ce que tu ressens et tout.
- Speaker #0
C'est ça qui me rassure un peu. J'arrive vraiment à me retrouver sur mes skis et à me dire que finalement, c'est pas si mal. C'est un peu ce truc, c'est trop cool. Pour moi je me fermais un peu dans un système où j'étais là, je fais des compètes, tu gagnes ou tu perds, tu restes, tu gagnes ou tu perds. J'étais là, mais mec, vas-y, il faut que je gagne quoi. J'étais là, vas-y, il faut performer, il faut performer au max. Et après, il faut réussir à… Moi, j'essaye de prendre un peu de recul là-dessus et me dire, mais tu peux faire plein d'autres trucs. Si jamais ça t'embête à un moment la compète, fais un pas de côté et essaye d'autres trucs. Genre la vidéo, des trucs comme ça, sur les skis. Mais c'est vrai que dans le ski aussi, il y a plein d'autres opportunités, comme par exemple des sponsors qui sont prêts à faire des événements, des autres trucs aussi trop cools à côté de la compète. Mais c'est vrai que la compète m'a toujours tiré vers le haut. C'est toujours ça qui m'a... qui m'a un peu alimenté la flamme du vas-y j'ai envie de devenir plus fort être plus fort c'est ce qui me rend heureux genre la compète ça me rend meilleur et ce qui me rend meilleur ça me rend heureux ça je trouve que c'était un des plus gros moteurs pour la compète c'est pour ça que j'adore ça c'est pour ça que quand je suis en haut parfois c'est chiant t'as du vent de côté, c'est bleu tout le monde fait des runs de ouf et toi t'es obligé de te rentrer dedans mais quand t'arrives en bas et que tu vois que tu pensais pas capable de faire un truc comme ça t'es en bas t'es à what mec j'arrive à faire ce run dans des conditions comme ça mec trop cool quoi tu sais qu'après derrière il peut tout se passer ouais
- Speaker #1
ouais ouais donc ça c'est vraiment qui la compète c'est vraiment un mec qui tire vers le haut donc tu vois en fait tu te concentrais à fond sur la progression et c'est ça qui te fait vraiment kiffer et qui fait brûler ta flamme comme tu disais Merci. tout à l'heure c'est ton carburant quoi.
- Speaker #0
Ouais un peu ouais.
- Speaker #1
Ouais trop cool. Et juste je veux faire une petite aparté parce que tu disais tout à l'heure que c'est des sacrifices aussi et je trouve que c'est un peu trop je peux pas dire sous-côté mais il y a trop peu de personnes qui voient aussi cette partie là et il y a plein de personnes qui disent ouais moi je veux faire du haut niveau je veux faire ci je veux faire ça mais ils voient pas le prix à payer de ça. Il y en a qui rêveraient d'être là où t'es aujourd'hui mais est-ce que tu pourrais partager les moments qui sont par exemple moins stylés moins cool et qui font partie de la vie d'un athlète qui va chercher le très haut niveau ?
- Speaker #0
Ouais, on a énormément de sacrifices, mais c'est vrai que le résultat, il est trop bien. Enfin, quand tu vois la vie qu'on mène, c'est... Enfin, c'est un peu des trucs de fous. Mais les sacrifices, c'est... Après, ouais, je dis ça comme si c'était la fin de la tournée,
- Speaker #1
mais... Non, mais c'est moi qui te pose la question et c'est moi qui veux juste qu'on aille... En gros, tu parlais tout à l'heure de pensée positive. C'est trop cool, mais il y a de la pensée positive parce qu'on veut avoir une pensée qui est plus complète. Et si on se focus que sur ce qui va pas...
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
et ben du coup ça va pas mais si on fait l'autre ruche et qu'on se concentre sur ce qui va tout bien aussi on peut pas avancer donc le fait d'équilibrer comme ça ça permet de bon après je te dirais j'ai vers ça t'es pas en train de te plaindre t'es pas en train de dire que t'as une vie de merde on veut juste voir ce que c'est le prix à payer dans
- Speaker #0
tes yeux du haut niveau Après c'est un peu Je pense que je vais pas être très objectif là dessus Parce que moi c'est ce que j'aime Finalement Donc ce serait peut-être pas des sacrifices Mais des choix en fait Je peux pas choisir le meilleur mot Mais c'est vrai que des sacrifices Enfin moi je vois pas ça trop comme des sacrifices Parce que finalement ouais bah c'est un prêt à payer Mais tu Enfin moi c'est C'est pas un problème quoi, parce que c'est pour le ski. C'est pas un problème de faire... Mais... Par exemple, t'es jamais chez toi. Après ça, voilà. Ou par exemple, moi j'ai pas... J'ai pas pu. Par exemple, moi j'étais au lycée, j'ai fait deux ans au Fayet, en bas de Chamonix, et deux ans à Albertville. parce que c'est un cursus en quatre ans j'ai pas redoublé les gars et donc donc en fait tu vois par exemple quand je rentre chez moi j'ai pas énormément de potes qui habitent à côté de chez moi vu qu'en fait tous mes potes de lycée ils habitent genre albé au zarq au grenoble les potes c'est dans le ski ouais cassis et tu parlais de témoin de décompresser aussi à côté tu parlais de la pêche je fais avec des potes de ski ça tu le fais en solo tu le fais avec d'autres personnes après franchement je dis j'ai pas de poser à côté chez moi si j'en ai un peu mais c'est vrai que tous mes pas le gros de tes potes et ouais j'ai un peu ce truc du genre c'est mon père lui permet les la génération plus de mes parents et eux ils ont des amis plus locaux parce qu'en fait ils ont ils ont grandi là et ils n'ont pas bougé de chez eux donc ils ont des potes dans les 30 minutes de route alors que moi c'est un peu plus loin mais bon après je pense que j'en ai beaucoup plus j'ai peut-être des relations avec des gens en Norvège, aux US les Autrichiens, les Italiens partout j'en ai potes avec tout le monde dans le ski et ça c'est un truc de fou Et donc on en était où déjà ? J'ai oublié.
- Speaker #1
Je te posais la question des choix que tu avais à faire et de ce qui était parfois un petit peu plus dur. Tu me disais que tes potes n'étaient pas forcément à côté de chez toi en local. Tu voyageais beaucoup, du coup il y a des moments où tu aimerais te poser aussi pour pouvoir te régénérer. Et ça peut être parfois un peu difficile.
- Speaker #0
Ouais, c'est sûr que ta famille tu ne leur vois pas trop et tout, mais c'est vrai que tu vis un truc de ouf à côté, donc c'est trop bien.
- Speaker #1
Je joue beaucoup moins à Minecraft, ça me dérange un peu toi.
- Speaker #0
C'est relou. Je fais une société, mais c'est cool. Ouais ouais trop chiant Non la pêche On parlait de ça aussi La pêche
- Speaker #1
Marie Duhaut que j'ai interviewé Qui va sortir juste avant toi d'ailleurs C'est pareil c'est son moyen aussi de kiffer Ouais je sais on en parle grave
- Speaker #0
On en parle technique pêche à la bouche et tout Ouais tout tu fais comme ça Donc non pêche Bah ouais c'est des potes du ski Parce que finalement j'ai que des potes du ski Mais même si c'est pas des skieurs en fait à à Albé, j'ai l'impression que j'ai un peu loupé je vais faire une petite parenthèse quand j'ai commencé à faire des coupes d'Europe après ma première saison de coupe d'Europe ou ma deuxième, j'avais pas des résultats de fou mais il y avait ce lycée à Albé le Pôle France qui était trop bien et moi j'étais un peu dans un lycée au Fayet, c'était bien parce qu'on pouvait skier l'hiver mais on avait quand même deux jours de cours mais je trouvais que c'était un peu Albé c'était mieux quoi J'avais envie d'aller halber. Je me suis dit, mais mec, impossible. Je n'ai pas les risques d'aller halber. Je fais la demande quand même. Je me suis dit, bon, vas-y, pourquoi pas. J'ai quand même forcé un peu et c'est passé.
- Speaker #1
Mais ça, mec, je le remets en mode highlight. Mais ça fait plusieurs fois que tu nous dis que c'est en étant proactif et en allant chercher les choses que tu as réussi à les avoir. Si jamais tu étais resté en mode, il faut passer par la voie classique, tu serais resté à attendre d'avoir des bons résultats et tu ne serais peut-être jamais allé halber.
- Speaker #0
Oui, je ne veux pas. Je sais pas... Non mais c'est sûr que j'ai essayé de donner le mieux pour y arriver, j'ai essayé de le plus proactif possible. Pour Albé, c'est peut-être un des trucs qui m'a fait le plus kiffer parce que je m'attendais pas du tout. Finalement c'est passé. Et après les deux ans de lycée c'était les meilleures années. On était là, on avait un internat, on faisait un peu ce qu'on voulait. C'était dur parce qu'on avait entre 2 et 4 heures de sport par jour. Ça pouvait être genre 2 heures de muscu, 2 heures de course à pied l'après-midi. C'était assez intense quand même, mais c'est là où on avait les meilleurs potes. Parce qu'on se connaissait trop bien, on vivait des moments durs en physique et tout ensemble. La prep c'était chaud quand même. Mais c'est des potes que j'ai encore aujourd'hui. À l'IUT c'est les mêmes. Donc c'est là aussi où on peut voir d'autres disciplines. Là j'ai un de mes meilleurs potes, Ed Lottlecht, qui fait du snow cross. qui était albé avec moi, il est encore là aujourd'hui avec moi
- Speaker #1
Donc ça touche tes horizons en fait et t'es avec des personnes totalement différentes quoi Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais
- Speaker #1
Tu nous parlais tout à l'heure que tu nous expliquais que tu te permettais de t'auto-hyper et tu faisais baisser aussi le niveau de pression et l'enjeu en te disant qu'il y avait aussi d'autres trucs que uniquement la compète On a parlé tout à l'heure des Rock'n'Rail, tu nous dis que c'était un peu le future Comment tu vois le truc toi ?
- Speaker #0
En fait Moi ce que J'ai juste un petit raisin En fait Il y a des compétitions FISE, World Cup, Coupe d'Europe. Et il y a aussi énormément, je trouve en ce moment, dans le ski, je pense que ça l'a toujours été, mais de plus en plus, de ma perspective, des compétitions alternatives. Genre, compétitions de rail, jibou, League, il y a la Slush Cup, il y a des événements genre sur Insta, des compètes de vidéos et des trucs comme ça et ça, ça apporte tellement parce qu'il y a finalement en fait c'est des compètes qui parlent à des skieurs qui ne sont pas compètes et puis encore c'est même pas autant des compètes, c'est plus des événements c'est un peu un hybride entre les deux et qui remplit vraiment des mecs et des gens Des skieurs qui ne savent pas trop quoi faire Qui sont super forts Qui ont un style de fou Et en fait eux Ils n'ont pas trop leur place en compét' Et ils arrivent vraiment à se retrouver là-dedans Et je trouve que ça apporte Une saveur dans le ski Que moi je n'avais pas vécu avant
- Speaker #1
Comme la Jeep League par exemple Mais parle-nous de la Jeep League putain C'est quoi l'anecdote ? Comment tu as fini à participer à la Jeep League mec ?
- Speaker #0
Alors après j'ai pas été en procession mais la G-League trop bien genre meilleur format de compétition de l'année genre vraiment ce qui est...
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu peux expliquer pour les personnes qui connaissent pas s'il te plaît ?
- Speaker #0
La G-League c'est... t'as un spot, deux jours, un ou deux jours c'est souvent deux Un objectif, le briser Ouais, je pense tout En fait c'est pas une compétition où t'as des formats de run, c'est on ski toute la journée Et c'est Ferdinand Dalle, James Woodsy, souvent en fait c'est des boss, des boss du ski qui te jugent. Ils sont genre 4-5 à te juger et ils te regardent skier toute la journée. Et à la fin de la journée, genre ils sont là, ok bah lui il a bien skié, Ils en prennent à peu près 20 et qui passent après du coup ces journées de qualif en procession. Et ces processions là t'es invité toute la semaine à dormir dans le chalet avec eux. et à passer une semaine avec eux quoi tout payer machin invité et ça ça a attiré énormément de sponsors et le seul truc c'est qu'il y a en Europe en fait il y a eu deux stops deux stops par an A Innsbruck, cette année c'était en même temps que Tignes, donc c'était fin février je crois ? Je sais plus.
- Speaker #1
Tignes c'était 13 mars, donc mi-mars ouais.
- Speaker #0
Voilà super, à côté de la plaque. 13 mars, donc il y avait Innsbruck et Copper, donc c'est deux stops et donc tout le monde a trop la dalle. Tout le monde a envie d'y aller et tout défoncer, genre chaque année en Europe, mais c'est le zoo et à Copper encore plus. Et donc... Tout le monde a trop envie d'y aller, donc ça ramène tout le monde et t'as un niveau de fou, genre franchement t'as des tricks que tu vois jamais genre en coupe d'Europe que tu verras jamais, des styles que tu verras jamais en coupe d'Europe et ça ramène vraiment un côté supplémentaire et artistique et créatif en plus de la compète parce que moi ce que j'aime bien quand même avec la compète c'est que t'as quand même des critères créatifs donc tu vas avoir un slope et tu vas être récompensé de la façon que tu vas le rider quand même Très bien, mais tu as quand même deux runs pour le faire. Et donc ça, ça te bride quand même dans la façon du genre, je ne sais pas si je vais faire ce transfert, parce que vas-y, imagine, je chie deux fois de suite, je fous en l'air ma compète. Tout mon déplacement, ma semaine de compète, je la fous en l'air juste parce que j'ai envie de prendre un rail différemment. Et c'est là où est la limite quand même en compète. Alors qu'à la Jeep League, certes, tu y vas et tout, mais tu as toute la journée pour le faire.
- Speaker #1
Tu as moins d'enjeux en fait.
- Speaker #0
Bah, t'as...
- Speaker #1
T'as plus de chance de montrer ce que tu sais faire Qu'uniquement de run Du coup t'es plus dans un mood T'as toujours la dalle Mais t'es en mode si ça foire au moins je peux réajuster direct derrière Et montrer de quoi je suis capable Vraiment tu skis comme tu t'aimes
- Speaker #0
Comme tu veux Et tu vas te récompenser Parce que les mecs ils kiffent voir des gens Qui kiffent ce qu'ils font Et genre Tu vas rider un rail différemment et ils vont être là « Oh trop stylé ! » « Ok trop bien, tu sors du lot. » « Trop bien. » Et donc ouais...
- Speaker #1
Tu passes la procession normalement ?
- Speaker #0
C'est Innsbruck. Et donc, en fait, moi j'avais été, c'était en 2025, donc février, je crois que c'était février ou mars 2025. Je vais à Innsbruck, j'achange un tonton qui habite là-bas. On avait été avec mon pote William Bostad-Locken, c'est un Norvégien. Lui aussi, c'est un fou. Et donc, on fait les trucs. Il y a eu deux sessions de Open. Lui, il passe les processions. Et moi j'étais genre J'étais pas passé encore Tu étais à combien ? Lui il était passé La première journée, il me restait le deuxième jour pour me qualifier. Du coup, je transpirais toute la journée.
- Speaker #1
Tu donnes tout quoi ?
- Speaker #0
Je transpirais toute la journée.
- Speaker #1
Tu t'es à fond dans les oreilles et boum !
- Speaker #0
Ouais, vraiment. Et là, du coup, fin de session, ils donnent les résultats, ils passent en procession. Ils disent, genre, moi je ne suis pas sélectionné, tu vois. Bon, c'est pas grave.
- Speaker #1
T'es combien sur 100 ?
- Speaker #0
Là, on ne le sait pas. Quand ils annoncent, on ne le sait pas. Après ils avaient des lots pour le reste des gens, enfin le reste des mecs qui n'étaient pas passés. Ils avaient genre une veste, des chaussures Phenom, des Faction, des trucs capiche, des trucs comme ça. C'était une belle veste capiche je me rappelle. Et un voyage aux US avec Jeep League pour faire Woodward Copper l'été. Le camp est genre pro-rider invité du camp Woodward. Là il y a Léo Fourcade qui est appelé genre ouais et tout Léo Fourcade viens choisir ton lot et il arrive et fait moi je sais pas trop si j'ai pas le temps cet été pour aller à copper bon je prends la veste Mais mec quel malade genre il refusait un voyage genre et bon bah ok et là ouais je suis appelé genre j'ai dit ouais et tout James Wood dit Yo, Jim with the Black Jumper. Et je fais, non mais mec, impossible. Là,
- Speaker #1
je marche et tu te dis quoi ?
- Speaker #0
Là, t'as 80 personnes. On était genre 100, je pense à peu près 80 ou 100 mecs. Genre que des riders de ouf. Vraiment des rockstars pour lesquels tu les as regardés tout toute ta vie. Ils te regardent, ils t'applaudissent. Et t'es là, qu'est-ce que je fous là ? Moi, ça m'a foutu un boost ça. Et du coup, je prends le micro. Je crie avec ma voix toute muée, je fais au bout de Ward Copper ! Et ils font wouh ! C'est incroyable ! Et donc, en fait, là j'ai su que j'étais pas pris en procession, mais... T'as l'air quand même aux yeux, genre... Oh bah vas-y, pourquoi pas ! Trop content, et moi c'était un peu un pari, parce que j'avais la Coupe d'Europe à la Clusaz, le lendemain. Parce que je m'étais dit, soit je reste pour les processions, je reste toute la semaine pour... Je parle Innsbruck, hein ? À Innsbruck, ouais.
- Speaker #1
Donc, ok.
- Speaker #0
à Innsbruck, 8h de route, enfin 8h de train en l'occurrence pour venir jusqu'à Genève et ici, à la Clusaz et je me suis dit, si je passe pas en concession, vas-y j'assume, je fais la Coupe d'Europe quoi parce qu'on s'était dit, la G-League c'est un peu entre les Coupes d'Europe et t'es pas vraiment censé partir si tu veux vraiment, vraiment perf en Coupe d'Europe Parce que j'avais quand même deux jours de training à la Clusaz que j'avais pas fait quoi, pour être à la G-League. J'ai dit non vas-y je vais à la G-League, c'est trop une occasion, une opportunité de ouf. Et du coup j'ai dit bah ok c'est un pari, vas-y bah je respecte, je reviens genre. Et du coup j'ai fait 8h de train, la veille, pour aller à la Clusaz. Mais j'étais là putain je suis pas en procession, j'ai vraiment une croûte. Et avec mes skis mouillés, tout, et pour trop mouiller dans le sac. Tu devais te lever le lendemain. Et j'étais dans le train, j'étais à Watt, bon bah cool je vais aux US et donc voilà le lendemain j'étais à Cusa un peu dans le jus. J'ai fait des bons trainings mais je n'étais pas passé en finale je me rappelle. J'ai mis, ouais ça allait en vrai.
- Speaker #1
Incroyable, j'ai blé du coup. Tu refreques ?
- Speaker #0
Je refreque.
- Speaker #1
100 fois ?
- Speaker #0
Ouais. Direct.
- Speaker #1
Putain, crazy mec.
- Speaker #0
Donc ouais les compètes alternatives comme ça c'est vraiment un boost pour tout le monde. Parce que là, ça m'a ouvert aussi des... des contacts, des opportunités, des relations, et puis aussi une confiance. J'ai fait des tricks que j'étais un peu forcé à faire sur la compète, que je ne me pensais pas capable de faire, grâce à la jubile. du genre genre c'était un sort de nuckle méga plat ou tout le monde s'envoyait des trucs de ouf et tout du coup moi j'ai fait genre un sort de switch tail butt cork set en drague à la fin j'ai du... enfin tu vois je me voyais pas du tout genre un module comme ça sur un snowpark je vois ça je me dis oh c'est quoi ce truc genre je l'arrête pas alors que là la jibig en fait ce qui est bien c'est que t'es au but tu vois le module Et t'es obligé de le détruire quoi. Et alors peu importe le module. En plus là c'était assez particulier cette année parce que le parc était assez différent. T'avais un knuckle plat, t'avais un petit down rail et après t'avais des longs rails à côté. T'avais un long flat down kink et un up flat down et après un handrail vraiment vraiment haut. Et c'était chaud de s'exprimer dessus quoi parce que c'était pas du tout ce qu'on avait l'habitude de rider.
- Speaker #1
Ah tu m'étonnes.
- Speaker #0
Et ça, ça te sort vraiment de ta zone de confort.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Vraiment, c'était...
- Speaker #1
Comment tu fais du coup quand tu vois que ça te sort de ta zone de confort, mais qu'il faut quand même que tu y ailles ? Comment tu te mobilises ?
- Speaker #0
Ah, en fait, tu... Juste tu te dis bah T'as les capacités tu peux avoir confiance en toi Genre t'as bossé Genre tu Moi je pensais avoir les capacités pour faire ça Je me le visualise Tu fais un petit coup de visualisation avant Il faut juste avoir confiance en toi Et y aller à
- Speaker #1
120% quoi Vraiment Zéro hésitation Full engagement sinon ça fait pas quoi Ouais ouais ça c'est un peu une
- Speaker #0
Une strat que je me dis quand j'essaye un nouveau tricks par exemple C'est de Je sais que je l'ai bossé sur l'airbag, je vois à quoi ça doit ressembler en vidéo, je l'ai regardé avant et tout, je m'imagine. tu visualises et tu peux avoir confiance en toi c'est ce que je me dis en interne c'est je peux avoir confiance en moi je visualise ça fait vas-y à 120% quoi ok et tu te poses des questions genre moi il faut que j'arrive dans tel axe pour réussir à être parfaitement un tips aussi que christine elle me donne et que j'applique énormément c'est du faire du procédural je sais pas si tu fais ça Tu peux expliquer pour les personnes qui ne connaissent pas ? C'est... je sais des mouvements en fait c'est avoir une procédure de mouvement donc le procédure est c'est avoir une procédure une procédure de mouvement que tu vas faire pour arriver à ton tricks donc je sais que par exemple imaginons je faire un bac flip je sais qu'il faut que je arrive bas que je pousse donc j'arrive pas premier truc au bout du saut je pousse sur mes jambes je devant je regarde derrière voilà c'est qu'on peut le tout cas fond quoi procédural à faire que je répète et genre quand j'arrive dans ma transition de jump c'est vraiment là où le procédure s active et c'est un déclic Dès que j'arrive dans la transition du jump, je me dis, OK, là, mode procédural, je fais tac, J'ai pas d'autres pensées polluantes qui peuvent venir m'embêter pendant mon trick. Et ça, ça m'aide énormément parce que ça t'évite de faire du 80%. C'est vraiment, si tu penses... à faire ce procédural, du genre, tu plies les genoux, tu fais la prise de quart, tu regardes à ce moment-là, et tu te le dis à voix haute, à la limite, je le fais pas, je devrais, je devais être désolé Christine, mais ça, ça m'a beaucoup aidé, surtout pour les nouveaux tricks.
- Speaker #1
T'as pas le temps de penser à tout ce qui pourrait mal se passer, t'es concentré sur ce qu'il faut faire, absolument, et du coup tu remplis ton esprit avec, je dois faire ça, ça, ça, comme ci, comme ça, trop bien.
- Speaker #0
Ouais, je remplis mon esprit exactement comme tu viens de dire, avec ce qu'il faut faire.
- Speaker #1
D'ailleurs, ça va naturellement vers la prochaine question. T'as déjà eu vraiment peur en ski ou pas ?
- Speaker #0
Peur d'un Trix, par exemple ? Ouais.
- Speaker #1
peur d'un Trix, ouais.
- Speaker #0
Bah, ouais, mais en même temps, j'ai pas des exemples...
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a des moments avant que tu lâches un trix où il y a des conditions particulières, tu ressens de la peur ? Comment tu gères ? Est-ce qu'il y a des moments où tu l'écoutes ? Est-ce qu'il y a des moments où tu lui dis « Écoute, je prends les infos que tu as à me donner, mais par contre le reste, j'en fais mon affaire » ?
- Speaker #0
Ouais moi je vois vraiment ça en entraînement en tout cas, quand tu fais un nouveau tricks ou même quand tu skis en général, t'es toujours en équation. Est-ce que ça vaut le coup de j'essaye ou est-ce que c'est trop risqué ? Est-ce que j'ai les capacités pour ou est-ce que je vais me défoncer ? Et ça ça dépend beaucoup des conditions, du kick, du rail ou ce que tu veux faire. C'est vrai que par exemple, quand j'essaie de faire un nouveau tricks, c'est vrai que je me l'imaginais avant je regarde si les conditions sont bonnes je regarde si j'ai pu faire les pleins de check que tu vérifiais avant un peu ouais un peu une check list et donc je vais vraiment voir si j'ai assez de check list et je la remplis si les conditions sont là, si le saut est assez bien et puis avant de faire un nouveau trick par exemple des tricks un peu moins ouf avant par exemple si je veux faire un triple Je pars un trip 18, je vais faire des dubs 14 avant, ou un trip 14. Donc ouais, je vais voir si ces tricks avant ont été bien faits, et après, c'est sûr qu'à un moment, il faut y aller.
- Speaker #1
Donc juste là, quand tu fais tes tricks d'avant, donc par exemple pour prépa, trip 18, tu fais un dub 14, tu check du coup des trucs à l'intérieur de toi, genre en mode, ok, là je suis carré, là je pose super bien, là je me suis bien senti en l'air, du coup je peux aller par la suite, tu fais un petit check de ton état actuel en fait, ton état du jour, ou pas forcément ?
- Speaker #0
Ouais, après ça, ça vient assez naturellement. Mais c'est vrai que si on veut le mentaliser, c'est vraiment se faire un scan corporel du genre, est-ce que je me sens bien pour le faire ? Et ça, on le sent. Est-ce que tu te sens de le faire ?
- Speaker #1
Tu le mentalises pas quand tu le fais, mais tu le sens en tout cas. Tu sens que t'es bien et du coup, tu valides.
- Speaker #0
C'est cette question. Est-ce que je me Sans le faire. Donc c'est là, c'est cette question qui va répondre un peu à ton scan corporel. Genre, ouais bah j'ai fait les bons tricks avant, les conditions sont bonnes, il manque plus que moi quoi. Et quand je dis il faut le faire, c'est là où je me visualise, je me fais confiance et c'est sûr que t'as toujours les chocotes.
- Speaker #1
Et ce qui t'aide le plus pour contrebalancer la peur c'est quoi toi ? C'est juste cette confiance dont tu parles ?
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
Tu dirais ça, ouais ?
- Speaker #0
Ouais. Tu peux avoir confiance en toi, quoi.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'est un peu ce que je me répète.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
C'est que je... T'as bossé, pré-physiquement, pré-mentalement, t'as pas de soucis à te faire, quoi. C'est vraiment ça qui me... qui me tire vers le haut quand je... quand je le dois, quoi.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Je peux m'envoyer.
- Speaker #1
Yes. On a parlé de G-League, on a parlé de... On a parlé du Rockerail, on a parlé des compétitions de coupe du monde d'Europe. Où est-ce que tu te vois dans 5 ans ?
- Speaker #0
Pour aller loin. Avec mon pote Clem Naudin en Indonésie. Non. On s'était dit ça tout l'hiver. Il faut qu'on aille en rando. Mais dans 5 ans, je me verrai... Je ne sais pas si j'aurai encore cette place et ce niveau de technique en compète. J'espère que je vais pouvoir tout donner pour être techniquement et mentalement prêt pour faire des compètes encore dans 5 ans. C'est ce qui me plairait vraiment. Vraiment, si je pourrais continuer à faire ça encore euh 5-10 ans donc qu'on pourrait faire ça le plus longtemps possible ok donc coupe d'Europe, coupe du monde etc moi ce que je veux ouais exactement le niveau FISE, circuit, coupe d'Europe ça j'aimerais vraiment garder une sorte de sérénité en moi et de confiance et de bagage technique pour me sentir vraiment à ma place en Coupe d'Europe et en Coupe du Monde et donc j'espère que je vais tout faire pour que cette confiance reste encore le plus longtemps possible donc ça je suis trop chaud encore de faire des compétitions dans 5 ans c'est sûr, pour l'Angleterre ou pour tout ce qu'il faut mais je vais Merci. Toujours me pointer à la jublie ou des trucs comme ça quoi dans cinq ans c'est sûr et ouais peut-être je sais pas trop finalement je vais voir les opportunités que j'ai
- Speaker #1
T'as envie de continuer en tout cas de faire vivre cette flamme avec ce que tu es en train de vivre en ce moment les trucs alternatifs à côté que tu trouves dans le futur là tu montes sur DaVinci toi tu m'as dit au niveau de tes vidéos tu fais tout toi même ah ouais c'est vrai que j'aimerais bien faire ça
- Speaker #0
Genre la vidéo à fond ça me parle énormément, ça me titille. Je sais pas parce que c'est un boulot en tant que tel quoi. Mais c'est un boulot qui me plairait énormément. Je sais pas, peut-être que je vais finir comme E-Cook. Ils vont reconnaître les riders qui écoutent. Je pense que Ethan Cook c'est un... je sais pas si tu vois qui c'est. C'est un mec qui fait des vidéos YouTube et qui a commencé à filmer pour Armada et des marques. Maintenant il filme la Jeep League, tout ce qui est important dans le ski. Et il a une façon de monter qui est assez inspirante. Après ça reste assez simple YouTube et tout, mais moi je me verrais bien dans la vidéo, c'est sûr. Mais là je ne me vois pas faire une transition brute. Ouais, car le ski c'est...
- Speaker #1
Tu veux nourrir un petit peu tout ça, tu kiffes la vidéo, tu veux continuer d'en faire. Tu veux faire de la compétition, tu veux continuer d'en faire.
- Speaker #0
truc alternatif également parce que la compète ça me tire vraiment vers le haut c'est un mode de vie qui me plaît énormément et que je lâcherai le plus tard possible si vraiment je dois le lâcher mais franchement c'est trop cool mais la vidéo j'ai vraiment envie de continuer ça je
- Speaker #1
sais pas dans quelle façon mais je vais continuer je pense ça continue quoi c'est là où on peut te retrouver et tes vidéos sur Youtube aussi ouais à fond il y a une question que je t'ai pas envoyée d'ailleurs je te les ai envoyés hier soir à 22h30 donc c'était pas évident mais pour clôturer cet épisode ensemble avec toi tu dirais que c'est quoi pour toi un rider accompli au delà des podiums tu vois qui
- Speaker #0
il n'y a pas de bonne réponse c'est ta définition à toi ouais je dirais qu'ils se complètent un peu tous mais pour être un rider le plus complet vraiment faire tous les aspects du ski genre faire de la compète performer en compète faire la vidéo aussi inspirer tout le monde être ne pas oublier d'où tu rides et puis rider partout aussi faire du backcountry et tout ça ça aussi c'est un truc qui me plaît de ouf donc un rider qui est hyper polyvalent Merci. Pas trop de freeride, mais par exemple du backcountry, faire juste de la puff. J'ai un pote, Noé Pizzara, Nonola Brut sur Insta, si tu vois qui c'est.
- Speaker #1
Il monte sur le tour cette année d'ailleurs.
- Speaker #0
Ouais, trop fort ce mec. Il est à l'IUT, j'ai pu lui parler en vrai. J'adore comment il skie, par exemple. Il fait grave de puff, il se met des énormes tirs et tout. Ça, c'est un truc qui me plaît aussi. De ouf. Donc, skier complet, faire toutes les compètes. Ouais. Fert.
- Speaker #1
tout type de ski et de la vidéo un peu trop bien c'était le ride et robes en Anna Jim Billy,
- Speaker #0
merci à toi mec c'était trop cool à la prochaine tu régales
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout Si t'es arrivé jusqu'ici C'est certainement que tu mets de l'importance Sur ce qui se passe à l'intérieur de toi Lorsque tu pratiques Si tu penses que cet épisode peut parler à quelqu'un de ton entourage N'hésite pas à lui partager Et tu peux aussi mettre la note de 5 étoiles sur le podcast Ce qui permettra toujours d'avoir des invités aussi ouf Tu peux aussi me retrouver sur Instagram A TomRDS Pour plus de contenu sur la prep mentale Ciao