- Speaker #0
J'ai jamais réussi à passer le cran de l'excellent, tu vois. Peut-être que maintenant, c'est dans la tête que ça joue. Voilà, mon but, il est précis, j'ai pas peur de le dire et je ferai tout pour l'atteindre. Moi, ce que je suis en train de vivre en ce moment, c'est depuis 3 ou 4 ans, c'est exceptionnel, tu vois. Je dis merci à la vie tous les jours.
- Speaker #1
Bienvenue dans l'appel du Drop, le premier podcast de Freeride qui t'aide à gérer ton mental et envoyer tes meilleurs runs. Moi, c'est Tom Rodríguez, le préparateur mental des riders. Ici, on partit en filtre de ce que tu vis quand tu es en haut d'une face ou au départ du parc. Ce moment où tu as le choix entre écouter tes peurs ou suivre l'appel du drop. Ensemble, on va apprendre à gérer la pression avant un run en s'inspirant des conseils et retours d'expérience des meilleurs riders pour enfin faire sauter tes blocages et montrer de quoi tu es vraiment capable. Je t'embarque avec moi. 3, 2, 1, c'est parti !
- Speaker #0
Mathis Farnassier, bonjour ! L'homme à la Chapka,
- Speaker #1
le rider en monoski sur le World Tour à Baquera et vidéaste sur Winter Activity, qu'est-ce que tu racontes, comment tu vas ?
- Speaker #0
Je ne m'attendais pas à une si belle intro ! L'homme à la Chapka, ça me plaît beaucoup ! Ça te plaît ouais ! Ça va super, ça me fait plaisir de pouvoir discuter avec toi !
- Speaker #1
Pour mettre un peu de contexte, tu peux nous raconter un petit peu où tu en es ? On est le 5 novembre ! Il est à peu près 10h du mat, tu viens de finir ton café, où est-ce que t'es et comment ça se passe pour toi la saison qui arrive ?
- Speaker #0
Je me suis réveillé il y a à peu près 25 minutes. Comment ça se passe ? J'ai commencé la prépa un peu intensive depuis quelques jours, j'ai pas fait grand chose cet été. J'essaie de rattraper un peu le temps perdu et je suis venu m'installer dans les montagnes où c'est que je veux l'hiver, au-dessus de Beausel. pour commencer à avoir le premier rapport à la montagne et profiter des premières neiges qui arrivent.
- Speaker #1
Oh yeah, c'est fluide, on dirait que t'as bossé le pitch. Quand tu dis que t'as commencé ta prépa, t'es sur quoi ? T'es sur prépa physique ?
- Speaker #0
Ouais, prépa physique, ouais. Et la prépantale, j'ai commencé en début d'été.
- Speaker #1
Ouais, on en avait parlé un petit peu en off ensemble, t'es avec une personne qui est sur Grenoble.
- Speaker #0
Exactement, ouais, j'ai avec Christine.
- Speaker #1
On l'embrasse si jamais elle entend un jour.
- Speaker #0
Grave.
- Speaker #1
J'ai une liste de petites questions à te poser, mais ça va être super free, super ouvert. On peut partir dans tous les sens. Je pense que je ne poserai pas toutes mes questions. On va voir où est-ce qu'on va ensemble. Mais la première question que j'aime bien poser au début, c'est qu'est-ce que j'ai besoin de savoir de toi pour comprendre l'homme que j'ai en face de moi ?
- Speaker #0
Je te raconte ma vie, en gros.
- Speaker #1
C'est un peu une question comme ça.
- Speaker #0
Écoute, Mathis Fornasier, j'ai 24 ans. La vie à l'école n'est pas très intéressante. J'ai arrêté avant d'avoir le bac et je me suis mis directement à passer le diplôme de moniteur de ski. J'ai commencé le ski quand, en même temps que je savais marcher, j'ai ma tante qui était monitrice. Mes parents étaient très mordus de ski et de sport. Dès que j'ai appris à marcher, on m'a mis sur les skis. J'ai appris à skier en même temps que j'ai appris à marcher. Donc j'ai commencé directement à Courchevel, j'avais de la famille là-bas. Et le week-end, on allait souvent à Chamrousse. On était sur Grenoble avec mes parents, donc c'était hyper pratique. Et en grandissant, la passion du ski est restée. Mes parents ont affronté le ski, donc j'ai fait beaucoup de ski alpin pendant 7-8 ans, je dirais. À assez bon niveau, j'étais en sport-études, pardon. Comité régional, sport-études pendant un an. C'est vous ça le comité ? A Bordeaux-Zan, au comité du Dauphiné. C'était à l'âge de... J'étais en troisième, là, quand j'étais en comité. Donc, vraiment de 8 ans à cet âge-là, c'était Alpin à fond, tous les hivers, tous les week-ends à monter, toutes les semaines. Des vacances, je me passais sur les skis. L'été, forcément, il y avait les stages d'été. donc je me suis forgé un gros gros euh Gros gros passé en Alpin, j'ai mes coachs de qui j'avais quand j'étais petit qui étaient mordus de poudreuse et de seau et tout ça. Donc dès qu'il y avait de la neige, en fait, nous, on nous a directement mis dans la poudreuse. Et on faisait énormément et je pense que ça a beaucoup forgé le skieur que je suis maintenant. On faisait énormément de trafole, de poudreuse, on faisait vraiment pas que du piqué. Même que les parents râlaient parce qu'on faisait que trop de poudreuse et pas assez de piquet. Mais bon, pour moi, c'est un peu la base. Surtout quand tu es jeune, si tu ne bouffes pas du ski tout terrain, on va dire, c'est hyper important. Donc voilà, ils nous ont fait vraiment découvrir un peu tous les aspects du ski, le ski cross, on faisait de temps en temps. Enfin vraiment, c'était vraiment très varié. Donc jusqu'à arriver en sport études. Et là, c'était un peu la saison de trop. j'avais 15 ans, 14-15 ans, 3ème ? Ouais. L'été, c'était vraiment tout l'été sur les glaciers. Et là, à cet âge-là, moi, j'en pouvais plus. Je commençais à me décoller un peu des meilleurs qui mettaient facilement une seconde à l'entraînement. Donc, plus la même motivation. Et ouais, là, l'été, ça commençait à devenir trop. Je me rappelle, dès la première saison, j'ai loupé des stages d'été parce que j'en pouvais plus et ça me saoulait. J'avais plus l'envie d'aller m'entraîner. Donc après ça, j'ai coupé l'Alpin, complètement dégoûté d'Alpin, à plus vouloir faire de piqué ni rien. J'ai pris 2-3 ans à skier pour moi sur le snowpark à Champs-Rousses. J'ai un parent qui avait un appartement à Champs-Rousses, donc je passais beaucoup de temps là-haut avec un pote à chiller les week-ends, pendant les vacances, vraiment c'est deux saisons plaisir comme ça. Et après, mon envie de compétiteur est vite revenue. Et avant, j'étais très intéressé par le ski cross. Et en France, c'est très compliqué de trouver un club de ski cross et de pouvoir se mettre au ski cross facilement. Peut-être que ça a évolué depuis, mais en tout cas, moi, il y avait peut-être un... Je ne sais même pas s'il y avait deux clubs. Je sais qu'il y avait un truc, un peu du S, qui commençait à se mettre en place, et un truc à Valto. Mais c'était vraiment hyper compliqué. J'étais venu faire les tests à Valto, et puis, je me rappelle, ils nous avaient dit... Ils étaient les vends à ma mère, tu sais. Si ton fils revient, c'est 15 000 balles la saison. Tu vois, c'est genre business. Du coup, ça ne s'était pas fait. J'étais un peu dégoûté parce que c'est vraiment une discipline qui m'intéressait vachement. Et donc, j'ai passé après ça mon diplôme de moniteur. Et donc là, je suis revenu à Courchevel pour enseigner et pour donner les cours. Et c'est là où j'ai rencontré Mika. quelques années après et où tout a commencé.
- Speaker #1
Yes ! Ouais, putain, y'a plein de trucs sur lesquels j'ai envie de rebondir en même temps. Je voulais juste revenir sur la partie glaciers, l'été, quand tu faisais du ski alpin. C'est quoi ce qui te saoule ? Tu parles de perte de motivation et tout. Juste pour bien comprendre, c'est quoi ce qui était relou pour toi ? T'as dit que tu commençais à te décrocher aussi du groupe des meilleurs.
- Speaker #0
Euh pfff... À ce stage-là, c'est dur, je trouve, les doses d'entraînement qui te demandent. et c'était très dur pour moi de voir tous mes copains et tout passer des vacances d'été, entre guillemets des vraies vacances d'été. Et en fait, je n'avais plus le goût tout simplement. C'est ça qui est, dès que tu n'as plus le goût, j'ai fait deux sports à très haut niveau et moi, j'ai l'impression que quand je m'acharne trop sur un truc, c'est un peu différent de ce qu'on peut croire. Mais si je le fais à un moment où c'est que je n'ai plus très envie, ça va très vite vraiment me dégoûter, tu vois. Pareil, j'avais fait beaucoup de ping-pong, tu vois, et ping-pong, j'étais très, très haut niveau. Et je m'entraînais cinq fois par semaine de compét' l'après-midi. Le week-end, j'étais en CM2, tu vois, donc je ne jouais plus mes potes. Enfin, tu vois, j'étais vraiment encore minot et on m'appliquait ça. Et au bout d'un moment, à partir du moment où j'ai un peu plus trop pris de plaisir... Et qu'on continue à me forcer comme ça, ça me dégoûte directement. Donc c'était vraiment, j'avais plus la petite étincelle pour l'Alpin. Et encore une fois, j'avais plus trop l'esprit compétition parce que c'était deux saisons, c'était pas terrible. Et que les mecs de devant commençaient à être forts devant moi. Et à cet âge-là, ça fait déjà une grosse différence.
- Speaker #1
T'avais l'impression d'être forcé par qui ? Là tu parles quand t'étais un CM2 et qu'on te faisait tryhard le ping-pong. Qui était grave derrière toi et qui voulait plus que tu réussisses que toi-même ?
- Speaker #0
Mes parents, premièrement, sans me forcer. Je me rappelle plusieurs fois à essayer de dire que je voulais arrêter. Même le ski, ça a pris du temps, mais c'est normal parce qu'ils ont beaucoup investi sur moi. Dès que je me suis mis sur un sport, ils m'ont suivi à 100%. Ils ont fait beaucoup de sacrifices à chaque fois. Ils sont avec moi au complète. Ça prend beaucoup de temps. Je pense que c'est complètement... normal et de réagir comme ça mais même les coachs tu vois c'est les coachs à cet âge là qui mettent en place autant d'entraînement donc pour te dire mon coach il est venu me chercher à la sortie de mon école à
- Speaker #1
10 ans quoi ça c'est ouf et juste pour bien comprendre un peu tes parents ils faisaient quoi dans la life et c'était quoi je vous employais ce terme c'était quoi un petit peu leur valeur haute à eux tu sais ça ou pas
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu veux dire dans Valeurs Hautes ?
- Speaker #1
En Valeurs Hautes, par exemple, là tu parles de tes parents qui investissaient vachement en toi. Est-ce que pour eux, c'était hyper important le sport ? Est-ce que c'était hyper important les compétitions dans leur vie personnelle à eux ? Ou est-ce qu'ils auraient aimé le faire et ils n'ont pas pu le faire ? Et du coup, ils ont un petit peu retranscrit le truc sur toi ?
- Speaker #0
Ma mère... Elle était sportive, mais elle n'a jamais été trop compétitive. Mon père, lui, plus dans la compétition et dans le challenge. Je ne sais pas te dire s'ils auraient aimé faire une carrière ou non. Je sais qu'ils étaient très sportifs et qu'ils aimaient bien le sport. Et depuis très jeune, nous, avec mon frère, on a toujours été tout de suite sportifs. et très compétitifs et ils ont directement adhéré à ça on va dire et ils ont tout fait pour qu'on fasse ça et faire ce qui nous plaît et eux que ce soit lié au sport ils étaient les plus heureux parce qu'on ne passait pas nos journées devant l'ordi ou quoi on était dehors et on faisait du sport donc ça leur allait très très bien peut-être que mon père aurait aimé faire de la compétition je sais qu'il bouge beaucoup regretté de ne pas avoir passé son moniteur à ski. Donc, voilà.
- Speaker #1
En gros, il a voulu te passer un petit peu ce que lui, il a aperçu manquer.
- Speaker #0
Oui, possiblement.
- Speaker #1
Tu parles de ton frère. Il me semble que vous avez fait du parapente acrobatique aussi ensemble à fond.
- Speaker #0
Oui, clairement.
- Speaker #1
Petit cachotier, ça ne te dit pas ? Tu kiffais ça ? Tu continues à le faire ? Tu es comment là-dessus ?
- Speaker #0
Bah tu vois ça c'est un peu, je parlais du ping-pong et du ski, enfin du ski à le pain, et ça c'est un peu la case pareil par rapport au tacro, où c'est très très répétitif comme sport. Moi je suis là, j'en fais pour dire et j'en fais plus du tout, j'ai tout vendu. J'ai passé 3-4 ans à m'entraîner à fond tous les jours avec mon frère justement, à attendre à Saint-Hilaire-du-Touvé à faire 7 vols par jour.
- Speaker #1
Oh wow !
- Speaker #0
mais c'est... une fois que tu t'atterris, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut paquer la voile, tendre le pouce pour essayer de remonter, tu attends une demi-heure, tu remontes, enfin, tu vois, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup d'investissement et je suis arrivé, c'est pareil, j'ai commencé à faire des Coupes du Monde et je n'avais pas du tout le niveau des meilleurs. Les meilleurs, ils ont des, c'est un peu comme dans tous les sports, pareil, tu vois, mais les meilleurs, ils arrivent à vivre de ça, donc ils peuvent être sur le parapente 250 jours sur 365. Et ouais, pas assez de plaisir. Pas assez de plaisir en compétition. Je ne me faisais vraiment pas du tout plaisir parce que... Ouais, pas assez de plaisir.
- Speaker #1
Quand tu ne prends pas de kiff, toi, tu t'arrêtes du coup ?
- Speaker #0
Bah ouais, pour moi, c'est important. Et puis, je ne trouve pas la même motivation quand je kiffe ou quand je n'aime pas. Donc, pour moi, c'est important de se faire plaisir dans ce qu'on fait. Si on ne se fait pas plaisir dans ce qu'on fait, pour moi, ce n'est pas du tout... hum... C'est pas productif en fait.
- Speaker #1
C'est ouf. Pour les personnes qui ont écouté les précédents épisodes et qui vont écouter les épisodes à venir, on est allé au High Five avec des potes, il y a à peu près un mois il me semble, et il y avait des conférences avec notamment des personnes comme Tessa Worley, Marion Erti, Marie Martineau, etc. Marie-Laure Brunet. Et en fait, tout le monde est unanime pour dire qu'il n'y a pas de kiff, c'est... Il n'y a pas de moteur. Et là, encore il y a deux semaines, on était avec Cadigo Mix, qui est en équipe de France de ski freestyle. Et c'est pareil, c'est le premier truc qu'il a dit, s'il n'y a pas de kiff, c'est la galère de performer derrière. C'est un vrai moteur. C'est vraiment le dénominateur commun que je retrouve chez toutes les personnes qui performent à haut niveau.
- Speaker #0
Oui, carrément. C'est clairement... Tu vois, pour exemple, moi, quand je vais m'entraîner, je ne vais pas m'entraîner. Je prends mes skis, là, je vais kiffer. Il n'y a à aucun moment une notion d'entraînement Enfin tu vois Et c'est ça le sport dont je rêvais entre guillemets parce que j'avais pas non plus trouvé ça à 100% quoi. Là je pars en compète mais quand je finis la compète j'ai qu'une envie c'est que la prochaine elle arrive quoi.
- Speaker #1
C'est quoi ce que tu kiffes le plus dans les compètes de freeride que tu fais ? T'as fait les qualifiers, le tour, tu retournes sur les challengers. C'est quoi ce que tu kiffes le plus pour continuer à avoir cette motivation et cette envie de retourner ?
- Speaker #0
Je suis très content d'avoir vécu l'année sur le tour, ça m'a montré, au moins j'ai vécu la chose dont je recherchais depuis le début, je me suis rendu compte que ça me plaisait, c'est important parce qu'il y a des personnes qui n'aiment pas forcément ce monde, c'est complètement différent, donc ouais franchement l'année sur le tour, en fait tu passes d'une... en termes d'organisation, de médias, etc. Tu passes de rien, entre guillemets, à tout. Parce que les challengers, c'est par toi-même. Tu prends ton truc, tu as un raider meeting la veille et puis c'est tout. Là, les frères World Tour, c'est tout bien bouclé. Tu as les médias, tu as tout un engouement autour du tour. Quand les stations t'accueillent, tu es le roi. Je ne sais pas, il y a tout un monde et une atmosphère autour du Frère World Tour qui est hyper incroyable. Pour répondre à ta question, clairement, c'est mon année sur le Tour qui m'a le plus plu. Même sur les phases, elles sont très belles. On a une weather window qui est beaucoup plus grande, qui nous permet de skier dans les meilleures conditions. On va aller dans les détails de la course après,
- Speaker #1
du format du World Tour. Et juste avant, là, comme on est sur un podcast qui est plutôt avec ses préparations mentales pour les riders, et que là, il y a vraiment un vrai engouement autour de ça dans le sens où ça se normalise. Là, il y a encore Léo Slemet qui a été champion du monde de freeride en 2017, qui a sorti un film et il parle à l'intérieur justement de santé mentale. Et toi, tu te fais accompagner par Christine à Grenoble en préparation mentale. Juste pour comprendre, c'est depuis cet été que tu bosses avec elle.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça t'apporte ? pour toi et qu'est-ce que t'attends de ce travail en préparation mentale ?
- Speaker #0
En fait, je suis allé très clairement par pure curiosité. Beaucoup de personnes m'ont dit tu devrais aller voir un prêtre mental. Au début, tu dis je suis assez solide. Tu dis que tu as envie de faire un sport, de te donner à fond. Moi, j'ai toujours eu ce problème d'être bon voire sans... En toute humilité, j'ai souvent été très bon dans les sports que je pratiquais. Vraiment en toute humilité. Et je n'ai jamais réussi à passer le cran de l'excellent, du très bon à devenir le meilleur du sport. Je n'ai jamais réussi à passer le cap. Et je me suis dit, peut-être que maintenant, c'est dans la tête que ça joue. Et c'est intéressant de voir ce que ça donne de commencer après Pantale. Et en fait, ça m'a ouvert sur... plein de choses et ça m'a aidé à comprendre plein de choses dans la vie on va dire et c'est hyper intéressant et qu'est ce que j'y attends maintenant j'ai pas vraiment une attente particulière de la pré mentale mais ce que je ressens c'est plutôt des bonnes choses et ça va dans la bonne voie donc donc c'est cool hyper intéressant et en même temps je sais me faire bonheur sur plein un truc,
- Speaker #1
ce que tu es en train d'évoquer euh Tu parlais de plaisir juste avant, c'était ça qui te donnait envie d'y retourner, et en même temps, j'ai l'impression que tu as aussi un rêve qui est plus grand, est-ce que c'est le moment d'en parler ou pas encore ?
- Speaker #0
Mon rêve, il est clair et net, j'ai envie d'être le champion du monde, et je ferai tout pour, et pareil, si les JO se mettent en place, ce serait encore incroyable, mais mon but est précis, je n'ai pas peur de le dire, et je ferai tout pour. pour l'atteindre et ça veut dire quoi pour toi ce rêve ce but cet objectif le fait de l'atteindre ça c'est une bonne question en fait c'est une question que c'est marrant Mickaël il me dit tu verras le jour où tu es champion du monde ça va pas te changer la vie tu vas te réveiller le lendemain tu vas te dire bon bah c'est fait et puis bah je sais pas c'est un c'est ouais c'est j'ai envie de me prouver que Merci. Je peux être le meilleur dans quelque chose, je pense. Ce n'est pas très clair au fond de moi, mais je pense que c'est ça. C'est que j'ai passé beaucoup de temps à travailler dans les sports où ça n'a pas payé. Je n'ai jamais été vraiment le meilleur.
- Speaker #1
Pour toi, ça ne paye que si tu es le meilleur ?
- Speaker #0
Ça paye, tu vois, dans le sens que ça a une importance que si je suis le meilleur.
- Speaker #1
Exactement, pour toi.
- Speaker #0
Ouais, franchement. C'est con, mais tu vois, quand je fais 5 à Valto, je suis pas content, quoi. Tu vois, je suis content, mais putain, merde, quoi. J'ai le niveau d'aller en haut, quoi, tu vois. Ouais,
- Speaker #1
du coup, c'est pas ton niveau technique qui pêche, c'est autre chose, peut-être.
- Speaker #0
Oui, c'est l'expérience qui me manque. J'ai commencé il y a deux ans. Ça a du bon parce que je suis monté hyper vite, mais c'est aussi du moins bon parce que très souvent, les personnes qui sont sur le tour, ça fait longtemps qu'ils skient. Ils se connaissent. Quand je dis skier, je dis skier en compétition. La compétition, c'est un monde qui est complètement différent de ce qui est entre nous. Il faut savoir se connaître. Moi, je ne me connais pas encore assez dans le monde de freeride. Et là, ces dernières années, j'ai beaucoup appris sur moi. en compétition mais tu arrives et des tas de choses qui ont fait que j'ai compris plein plein de choses et cette expérience je pense qu'il manque et aussi de côté mental qui manquait je pense c'est marrant ce que tu es en train de partager parce que ça m'évoque vachement ce que plein de riders vivent en mode putain mais si
- Speaker #1
j'ai pas le résultat que je veux ça aura servi à rien ouais et en même temps tu vois j'aime bien aller sur le côté ça aura vraiment servi à rien dans tout ce qu'il ya autour Par exemple, pour ton cas, ce n'est pas du tout une leçon de morale, attention, loin de là, mais c'est juste en mode... Est-ce que là, par exemple, si tu avais été à ton prime et à ton meilleur niveau avant de rencontrer Mika, tu serais rentré dans Winter Activity ? Et donc rencontrer cette personne-là que tu apprécies beaucoup et t'en parles souvent. Est-ce que même si tu n'es pas le meilleur du monde et que tu n'as pas le titre de champion du monde, tout ce que tu as inspiré autour de toi, ça n'a pas de valeur ? C'est une question ouverte.
- Speaker #0
Ah non, ça c'est différent. Enfin, qu'importe ce qui peut arriver par la suite, je serai toujours... Moi, ce que je suis en train de vivre en ce moment, depuis 3-4 ans, c'est exceptionnel. Je dis merci à la vie tous les jours, parce que j'ai énormément de chance de m'être retrouvé là et de pouvoir faire ce que je fais, de vivre, entre guillemets, de mon plaisir. Donc, il n'y a aucun souci si je n'arrive pas à mon objectif. Jamais de la vie, je me serais dit que tout ça, ça ne servait à rien. Parce que tout ce que j'ai construit autour de ce monde-là et de cette expérience, je suis en train de construire ma vie au final. Et c'est une vie qui prend une tournure qui me plaît de ouf. Donc là, sur ça, il n'y a aucun problème.
- Speaker #1
C'est trop chouette.
- Speaker #0
Sportivement, il faut voir les choses. Après, pour moi, tu fais un bon parallèle entre sportivement et la vie en elle-même à côté.
- Speaker #1
C'est hyper intéressant.
- Speaker #0
Tout ce qui se passe en ce moment, c'est trop chouette. C'est magnifique.
- Speaker #1
Et tu disais, je dis merci à la vie tous les jours, c'est quoi ta part de responsabilité dans la chance que tu as eu de vivre cette vie depuis 3-4 ans ?
- Speaker #0
Ma part de responsabilité, elle est à 99, voire 100%. Si j'en suis arrivé là, c'est parce que j'ai fait les bons choix, parce que quand j'étais minot, même si ça me saoulait le scalpin, j'y allais. je m'entraînais à fond, je me suis donné à fond. Tout ce que j'ai fait en étant jeune a fait que je me retrouve là et que j'ai su prendre les bonnes opportunités quand elles se sont présentées à moi. Par exemple, quand je rencontre Mika, lui, il voit tout de suite le potentiel que j'ai. Il y a Solan qui était parti de la chaîne, donc il n'avait plus grand monde pour ce qui est avec lui. Et il me dit, allez, vas-y, motive-toi, on va faire les compètes et tout. Mais financièrement parlant, tu ne peux pas te permettre de dire, je quitte tout et je pars. J'étais à l'ESF, c'est un revenu qui est fixe, j'avais que ça comme revenu sur l'année. J'étais obligé de faire des décisions et clairement, je ne savais pas où j'allais. Je me suis dit, quand Mika m'a aidé avec Interactivity, il m'a dit je te paye. J'essaie de te rémunérer un peu. À côté de ça, je quitte l'ESF parce que l'ESF, c'est très compliqué d'être... D'avoir ces disponibilités comme tu veux, c'est compliqué. Je quitte le SF, j'ai deux clients, trois clients max. Je ne sais pas où je vais, clairement. Je ne sais pas où je vais, mais je me dis que c'est le moment. À un moment, si je ne le fais pas, je le regretterai. Cette chance, c'est sûr que je ne l'ai peut-être pas provoquée, mais en tout cas, j'ai su la prendre. Je me sens responsable.
- Speaker #1
T'as su être prêt au moment où elle s'est présentée, on sait pas quand est-ce qu'elle va arriver la chance, mais tu sais que t'avais bossé derrière, et que lorsqu'elle viendrait, tu serais là, tu serais chaud. Ouais,
- Speaker #0
carrément. Puis moi j'ai un peu ce... J'y vais, et puis on verra bien ce qu'il se passe.
- Speaker #1
En même temps il y a une phrase qui dit, on va jamais aussi loin que lorsqu'on sait pas où on va.
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #1
J'ai l'impression que c'est vraiment ce que t'incarnes là actuellement.
- Speaker #0
Complètement, je me lance un peu dans des aventures, je sais clairement pas où je vais, et puis inconsciemment je fais exprès de... pas tout calculer, parce que si tu calcules tout, tu te ronges. Donc j'y suis allé et au final, pour l'instant, ce qui se passe, c'est merveilleux. Donc je remercie la vie d'avoir provoqué la chance et je suis fier de moi du parcours que j'ai mené.
- Speaker #1
Quand Mickaël te dit, tu verras quand tu seras champion du monde et que tu auras la médaille qui sera pendue à la maison, ça ne changera pas ta life. Et je ne vais pas lui faire dire ce qu'il n'a pas dit, mais est-ce que là, il est en train de dire que c'est plus le process qui tu deviens sur le chemin, qui est super cool et qui va te faire kiffer, plutôt que juste atteindre un truc ? Est-ce que c'est un peu les galères que tu as vécues, les échecs entre guillemets, sur lesquels tu as réussi à rebondir, qui donnent de la valeur aussi à tout ce qui va se passer et qui font que tu avances dans ta life ?
- Speaker #0
Je ne sais pas trop comment... C'est juste que pour lui, le plaisir, il ne vient pas forcément par le résultat de la performance. Tu vois, quand il est redescendu du Tour, il était trop content d'aller sur les qualifiers parce qu'il prenait plus de plaisir sur les qualifiers que sur le Tour. Et puis quand il est descendu sur le Tour, c'est lui qui a décidé d'arrêter le Tour parce qu'il ne prenait pas de plaisir. Je ne sais pas exactement, mais tu vois, il a vraiment cette relation avec la performance. Et en fait, il s'est peut-être aussi rendu compte qu'au final, de gagner Verbier ou d'être mis en... Ça n'a rien fait de plus. Enfin, tu vois, c'est une compétition qu'il a gagnée au final.
- Speaker #1
Oui, carrément. Et toi, ça t'évoque quoi, du coup, quand ils te partagent ça ? Est-ce que pour toi, c'est un petit peu des... Je vais prendre des grosses pincettes, mais un petit peu des belles paroles, en mode tu comprends intellectuellement ce qu'il veut dire, mais toi... Ce n'est pas ce que tu as envie de vivre et tu as envie d'aller jusqu'au moment où tu vas être champion du monde pour vérifier si ce qu'il dit est vrai. Est-ce que ça change quelque chose dans ta pratique quand lui, qui est une personne de confiance pour toi, qui est un petit peu ton coach, Mickaël, en fait ?
- Speaker #0
Oui, carrément.
- Speaker #1
Tu te dis ça ? Qu'est-ce que ça réveille chez toi ou qu'est-ce que ça t'évoque ? Tu en fais quoi de ça, toi ?
- Speaker #0
Je le prends et d'un côté, je me dis, je le prends et je le stocke en me disant, mais pas trop d'importance. Attends-toi pas à ce que ça te change quelque chose, mais ça change rien à ce que je veux vivre. Ça peut changer juste de la manière où, pas me dire le jour où je suis en plus du monde, ça change ma vie. Dans le sens où c'est que ça m'apporte plein d'opportunités, machin, truc, mûche. C'est vraiment un objectif personnel et pas forcément pour me créer de la réussite derrière. Je sais pas ce que je veux dire, c'est vraiment un objectif. purement sportif en fait.
- Speaker #1
Tu n'attends pas des bénéfices financiers plus tard, en mode quand j'aurai atteint ça, j'aurai la vie de rêve, parce que si tu n'y arrives pas, tu auras atteint ce cap que tu t'étais fixé, en mode je veux être le meilleur, et je donne tout pour y arriver, et j'y arrive enfin. Oui,
- Speaker #0
déjà ça, carrément. Après, je pense que Michael, sur ça, quand il dit ça, ce n'est pas sur le côté financier, mais vraiment sur le côté personnel, c'est qu'il est persuadé que ça ne te change pas la vie. Je ne me rappelle plus quel... C'est un joueur de tennis, je crois, c'est Federer qui disait que... Non, qui c'est qui... Je ne me rappelle plus. En fait, il gagnait, il écrasait tout, mais... Ah, mais non, rien à voir. C'est Scott Schaeffler, c'est un joueur de golf. Il a survolé le golf et en fait, il dit que quand il gagne les plus grands tournois, ça ne l'aura pas forcément plus heureux. Je pense que c'est plutôt sur cet aspect-là qu'il veut m'alarmer. C'est que ce n'est pas parce que je vais être champion du monde que je vais être plus heureux.
- Speaker #1
c'est plutôt ce côté là je ne veux pas que tu aies d'attente derrière de l'objet brillant de te dire ah bah c'est bon quand j'aurai atteint ça je pourrai enfin être heureux je pourrai enfin être comme ci comme ça t'éviter les déceptions on a fait un dézoom on est un petit peu sur le global sur comment ça se passe pour toi et je pense qu'on va continuer à y aller aussi en étant sur du un petit peu plus spécifique je voulais parler un petit peu du format compétition en freeride je voulais savoir pour toi ta compétition elle commence quand dans ta tête ?
- Speaker #0
C'est dur. Moi, j'ai envie de te répondre, elle commence quand je suis dans la porte. Mais au final, ce n'est pas vrai parce que tu commences à y penser avant, tu fais ta reconnaissance. Quand on scope la face, ça rentre déjà dans le cadre de la compétition. Donc, je dirais vraiment, elle commence au moment où j'arrive en bas de la face et que je prends les jumelles et que je commence à regarder la face pour trouver une ligne.
- Speaker #1
Il y a plein de riders qui sont en frérate qui me disent « Moi, la veille, c'est galère, je n'arrive pas à dormir, je suis trop stressé, je suis trop excité. » Est-ce que ça te le fait toi aussi ? Et sinon, c'est quoi tes tips pour ça ?
- Speaker #0
Je sais qu'au début, ça me le faisait vachement. Je n'arrive pas à savoir si l'année dernière, ça m'a autant...
- Speaker #1
Il va falloir retourner en compétition pour savoir du coup.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Je sais que ça travaille forcément la nuit et la veille. Forcément, ça travaille. Avant de t'endormir, tu penses toujours un petit peu. mais De là à ce que ne pas dormir de la nuit, non, ça m'arrive pas. En quoi ça t'aide, toi, que ce soit... le début de la compétition que au moment où tu vas scoper la face. C'est hyper compliqué de visualiser quelque chose de positif si tu commences à penser avant, parce que tu n'as aucune idée de ce qui va t'attendre, la face, le machin, le truc. Donc pour moi, tu peux juste commencer à mettre des mauvaises choses dans ton cerveau. Pour moi, c'est important d'avoir des repères visuels pour ensuite visualiser les bonnes choses. Donc en gros, tu te rassures, entre guillemets, ou plutôt que le terme rassurer, c'est t'ajoutes de la certitude dans ta tête en allant bien scoper, en prenant tes repères en mode, ah bah là, il y a ça, là, il y a ça, je suis sûr que c'est comme ça. Donc moi, je vais pouvoir prendre cette ligne. Et du coup, quand tu es en haut de la face, juste pour bien réussir à m'imaginer ce que tu peux ressentir, c'est quoi ton ratio de peur ? et de confiance ? C'est dur, ça change vachement à chaque compétition. À chaque compétition, ça change vachement parce que des fois, il y a des lignes que tu sens plus,
- Speaker #1
des lignes plus faciles, avec un enchaînement de sauts qui va te faire moins flipper parce que tu sais qu'il n'y a pas un truc qui est un peu tricky et qui est chaud. Donc, c'est compliqué. Il n'y a pas vraiment une généralité. Je trouve que ça change vachement. En fonction du run, en fait. Parce que, je me répète, si tu as une feature où tu as un petit doute ou tu sais que c'est un gros truc ou qu'il faut prendre le bon axe, ou alors c'est plutôt facile parce qu'il y a plusieurs traces et que c'est un peu la ligne de base, ce n'est pas la même chose.
- Speaker #0
Et quand il y a cette peur qui est ton allié, mais cette peur qui est assez importante dans les moments où tu sais que ça va être sketch, Tu prends une ligne que personne n'a prise et que là, tu es prêt pour scorer si ça plaque. Comment tu arrives à... Moi, j'aime bien voir ça et expliquer ça aux athlètes avec qui je bosse comme une sorte de balance entre peur et confiance. Et si la peur, elle est trop lourde, le but, ça va être de remettre de la confiance. Et ça te parle déjà ça ou pas ?
- Speaker #1
Oui, carrément.
- Speaker #0
Comment la confiance, tu la bosses ? Comment tu la fais grandir ? Ça commence à partir de quand ça, pour toi, ce travail sur la confiance en toi ? tes capacités en ton ski ?
- Speaker #1
Pour le coup, Mika, ça m'aide vachement parce que à chaque fois, quand on répète la ligne ou quoi, je lui dis « Ah, t'es sûr que ça passe ? » « Ouais, c'est bon, ça va le faire. » Tu vois, c'est ces petites choses qui commencent déjà à construire la confiance, tu vois, à pouvoir extérioriser et te faire rassurer extérieurement. Ça m'aide vachement. d'entendre des choses positives ça c'est un gros rôle c'est une grosse partie pour moi donc quand il te dit ça ça va le faire et tout toi t'entends quoi ?
- Speaker #0
tu comprends des mots comme je crois en toi, je sais que t'es capable, tu vas y arriver ?
- Speaker #1
ouais ouais, il a aucun doute il sait que cette ligne, cette feature il y a aucun soucis il t'apporte de la certitude encore une fois Ouais voilà carrément et je sais que si jamais c'est un peu merlique il me le dira aussi Donc je trouve que c'est assez important et c'est bien d'avoir une personne extérieure qui peut t'amener ça Parce que tout seul à l'intérieur c'est hyper compliqué en fait dès que t'as un petit doute de pouvoir rebondir sur ce doute là Et de le faire disparaître si t'as pas un truc sur lequel t'attacher je trouve ça assez compliqué Avant l'interview,
- Speaker #0
avant le podcast là qu'on est en train de tourner Je suis aussi allé voir un petit peu, on a la chance que ce soit bien renseigné, du fait qu'il y a une chaîne YouTube qui te suive, celle de Winter Activity. Tu parlais l'an passé avant Bakera, c'était la première compétition Bakera de l'année. Tu es allé au Ninda Invitational en Suisse et tu parles justement dans cette vidéo, je ne sais plus si c'est toi ou si c'est Mika qui parle de toi, qui dit que là c'est la mise en confiance en fait. je vais aller me tester je vais aller bosser les cannes sur cette invitationnal et c'était une cata c'était une cata moi t'as lâché des doubles quand même ouais mais j'avais pas plaqué un c'est comme ça que tu bosses ta confiance du coup toi en t'éclatant justement 4 jours avant une compète ouais
- Speaker #1
j'essaye de c'est sûr que les sessions précédentes elles jouent vachement avec mais en fait c'est des choses qui sont en train de vachement et j'évolue vachement par rapport à ça du coup pendant tout au long de l'été, etc. J'ai beaucoup vu les choses différemment, etc. Donc c'est compliqué. Puis même en trois ans, j'ai maintes et maintes fois, j'ai essayé de nouvelles choses en compète, à l'entraînement. Tu vois, plein de process différents pour essayer de trouver le bon. Comme par exemple, avant, j'arrivais en compète, je me disais, j'assure pour faire un top 7 qui me permet de me qualifier. Et je me suis rendu compte que ça, ça ne m'allait pas du tout parce que c'était catastrophe. Après, j'y suis allé en mode je veux gagner à tout prix. Tu vois, je suis en train d'essayer plein de choses différentes. Et c'est pareil au niveau du process, de la mise en confiance, etc. Avant, j'apportais beaucoup sur ce qui se passait avant, les semaines avant, les jours avant. Même sur une journée, si une journée, je plaquais rien, ça me mettait dans un état où je n'étais pas content et que je perdais un peu confiance en moi. Maintenant, j'ai réussi pas mal de choses, notamment avec le golf. Ce qui m'a vraiment fait ouvrir les yeux là-dessus, c'est que... Il y a des jours où c'est juste que ça ne marche pas. Une fatigue intérieure, je ne sais pas, n'importe quoi. À l'entraînement, il y a des jours où ça ne plaque pas. Il ne faut pas s'y attacher. Au golf, tu as un parcours, il faut jouer le moins de coups possible. Un jour, tu vas faire 70 coups. Le jour d'après, tu en fais 80. Et 20, c'est énorme. Le monde est complètement différent. Je pense que dans tous les sports, le corps humain est comme ça. Tous les jours, tu ne peux pas être au top de ta forme. Et si un jour ça va un peu moins bien et que ça marche moins bien qu'un autre jour, il ne faut surtout pas que ça impacte. Je le vois maintenant.
- Speaker #0
Je la ressors, je l'ai sortie avec Marie Martineau en interview, du coup ça va être redondant pour les personnes qui écoutent, mais c'est l'exemple que je vais paraphraser de Tony Parker qui demandait à Kobe Bryant, « Mais mec, comment tu fais quand tu arrives à louper un 3 points ou quand tu arrives à louper un shoot pour repartir après direct derrière et te refocus et ne pas être impacté par ça ? » Ouais. Kobe lui a juste répondu genre delete, supprime gars et tu recommences et j'ai l'impression que c'est un petit peu ce que t'es en train de mettre en place toi aussi lorsque tu parles du golf de ce que ça t'a appris et comment t'arrives à le transposer après un ski, donc t'attends pas que ta session avant la compète soit parfaite, que tu plaques tout et que tu te sentes comme un dieu en ski mais tu prends l'expérience dans les pattes et puis tu sais que t'as construit t'as bâti un truc avant, est-ce que c'est ça que tu dis ou pas ?
- Speaker #1
Ouais voilà c'est ça c'est ça c'est un entraînement avant une compète ça reste la même chose quoi engagement un peu réduit pour éviter la blessure avant la compète mais enfin même les microchocs ou quoi tu vois tous les doubles quoi que t'as là chez Ananda engagement minimal quoi la puff il y avait de la puff ouais faut comme le delete il est c'est ce qu'il faut c'est ce qu'il faut voir quoi c'est maintenant c'est passé enfin tu vois c'est Merci. Il n'y a aucun positif à reprendre ce qui s'est mal passé les dernières sessions. C'est que du négatif.
- Speaker #0
Je vais repenser à un truc. Je revois ton run où tu te prends la compresse à la fin. Tu fais un run pépite. Peut-être que ça va te saouler qu'on en reparle, mais tu fais un run pépite et tu finis dans la compresse. Du coup, tu finis à 60 points alors que tu aurais pu se courir bien plus. Est-ce que pour toi, le run n'est que négatif ?
- Speaker #1
Il n'est que positif, le run. n'est que positive. J'ai fait un run magnifique, j'arrive en bas et je tombe. L'histoire, pas l'histoire, mais la leçon du truc c'est que j'ai le niveau de ce qui est au meilleur niveau et en plus de ça j'apprends parce que je tombe et je fais une erreur débile que je ne referai plus. Donc au final en run j'ai pris... deux leçons en même temps. Il était bénef,
- Speaker #0
ce run du coup.
- Speaker #1
C'est énormément de frustration sur le coup. C'est très dur. J'étais vraiment en rage. Mais au final, il faut juste voir le truc. Si ce n'était pas cette année, ce n'était pas cette année. J'ai beaucoup appris en Géorgie. Même juste pendant la compète, la Géorgie, c'était exceptionnel. J'ai vécu des moments de dingue en Géorgie. Tu vois, il y a... J'ai beaucoup de force à trouver le positif dans le négatif. J'ai cette force-là. Pour moi, je me répète, il n'y a pas du tout de négatif dans la géologie. Quand j'arrive en bas avec le juge, il me dit que si tu pètes ton run et que tu sais un ou deux, ça me montre juste que j'ai le niveau de gagner ou de faire deuxième.
- Speaker #0
On est allé voir la question de quand est-ce qu'elle commence ta compétition. J'aimerais bien te poser la question maintenant. à ce moment-là, quand est-ce qu'elle finissait ? Est-ce qu'elle a fini après avoir plaqué ton dernier tricks ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Est-ce que c'était plus tard ?
- Speaker #1
Tu veux dire dans le run ? Vraiment le run ?
- Speaker #0
Là, ce jour-là, en géorgie, carrément.
- Speaker #1
Ah bah là, en géorgie, elle a fini quand tu chottes la dernière barre, clairement.
- Speaker #0
Ouais, donc tu t'es relâché complet, en fait, c'est ce qui a fait que tu as pris la compresse.
- Speaker #1
À la GoPro, c'est-à-dire, je ne me rappelle plus, je dis un truc en bas, je dis « yeah » , genre en mode… Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais. Tu claims, quoi.
- Speaker #1
Ouais, exactement.
- Speaker #0
Et du coup dans la leçon que tu as appris, est-ce que tu vas décaler le curseur de la fin de la compétition ?
- Speaker #1
Maintenant l'heure d'arrivée, il est dans la vallée.
- Speaker #0
Il est dans la vallée, c'est quand tu es à la maison.
- Speaker #1
Ce n'est même pas l'une d'arrivée, ce n'est pas après, c'est loin là-bas.
- Speaker #0
Tu parlais de stratégie tout à l'heure, quand tu disais j'ai testé plein de trucs, il y a des trucs qui marchaient plus ou moins pour moi et me dire je veux faire que 7 comme ça je suis dans le cut ou j'ai le point nécessaire pour pouvoir aller sur les prochaines compétitions. Ça ne te convenait pas du tout. Du coup là, aujourd'hui, tu as partiellement répondu déjà, mais est-ce qu'aujourd'hui tu te dis j'assure les points et je fais un run où j'aurais pu être meilleur, mais au moins je suis entre guillemets assez sûr de ne pas tomber ou est-ce que tu te dis all-in ? Je skie à mon best level et let's go.
- Speaker #1
La pire des choses, pour moi personnellement, je ne serais jamais plus frustré de me dire que j'assure un truc, j'assure les points et qu'au final, je finis rail et je ne fais rien du tout. Pour moi, ce n'est même pas pensable. Ce n'est pas comme ça que je me ferais plaisir à assurer les points.
- Speaker #0
Tu vas se fier de toi en faisant un run où même toi, tu es engagé, tu sens que tu skies à ton meilleur niveau.
- Speaker #1
Non, pas à mon meilleur niveau parce que le final au meilleur niveau, ça tombait quand même assez souvent. En fait, la compétition, tu as très vite fait, même si tu dis je pars à 100%, tu te mets à 110, 120 parce que tu es en compétition, parce que tu as l'adrénaline, parce que tu as tout ça autour. Mais je ne me mettrais jamais à 60% et à me dire je fais un run vraiment chicken. Pour finir, si ça s'est super bien passé, tu peux faire un bon résultat. Mais si tu fais une stress, la petite graille, la petite erreur d'un run que tu étais censé assurer, tu as fait une erreur dessus. Déjà, ça te met l'arche noire. Et en plus de ça, tu fais un résultat qui n'est pas bon. Pour moi, ça serait beaucoup trop de frustration. Ce n'est pas du tout comme ça que je vois la chose. Et oui, avant, maintenant aussi. C'est le curseur, c'est pas moi qui vais te la prendre. J'aime bien l'image qu'elle reprend Christine, c'est le mec en saut en longueur, c'est essayer de se rapprocher le plus possible de cette baguette blanche pour sauter sans la toucher. Il faut essayer de remonter le plus possible. J'ai fait pas mal d'erreurs à souvent partir à 100% dans l'arche de départ et petit à petit même fin de saison dernière j'ai beaucoup travaillé là-dessus et je commence à trouver le curseur où je me dis, mets-toi à 75-80. Et de toute façon, le fait que tu es en compétition, tu pars à 75, mais tu finiras à 100. Mais tu ne passeras jamais le 101.
- Speaker #0
Tu es en train de bosser le double bac depuis un bout de temps maintenant. J'imagine que tu aimerais le poser en compétition. Tu valides ou pas ?
- Speaker #1
Non, je ne valide pas parce que ce n'est pas… En fait, ça ne me fait pas rêver de faire un double back. Si tu me dis de faire un double back sur une barre de 5 mètres, là, je te dis oui, ça me fait kiffer. Un double back sur une barre en travers ou sur une corniche, ça ne m'importe rien du tout.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Ça me permet vachement de préciser la question que je t'avais posée avant qui était de savoir si tu donnais all-in. À quel niveau tu vas te dire, je pousse mes limites, genre en mode j'ai bossé ce tricks, je l'ai... posé dans telles conditions, je sais que ça passe à peu près quand il y a ça, ça, ça. A quel moment tu vas faire un all-in un petit peu comme au poker, tu vois, en mode tu sais pas si ça passe ou pas. Tu sais que si ça plaque, c'est maxi bien scoré.
- Speaker #1
Non, en termes de tricks, ça, j'essaie même pas. J'ai pas beaucoup de tricks dans ma...
- Speaker #0
Dans ta boîte à tricks ?
- Speaker #1
Ouais, voilà, exactement. Juste, ceux que j'ai, j'essaie de les avoir à 100%. Quand j'ai commencé les compétitions, les 3-6, j'étais pas du tout à l'aise avec et ça me venait même pas du tout à l'esprit de faire un 3-6 sur une compétition.
- Speaker #0
C'est ouf ce que tu racontes parce que là, t'es quand même monté sur le tour avec le début de tes compétitions où tu galérais à faire un 3-6 comme tu viens de le partager.
- Speaker #1
Le 3-6, je l'avais, mais le 3-6 en freeride, je l'avais pas. Le 3-6, ça fait 15 ans que j'en faisais, mais tu vois, le 3-6 sur une barre, machin truc. Ouais,
- Speaker #0
ouais, bien sûr. Dans ces cas-là, c'est quoi ton avis ? Est-ce que c'est l'indispensable pour un freerider aujourd'hui au format actuel sur le World Tour ou même pour monter sur le Tour avec les qualifs, avec les challengers ? C'est quoi la qualité indispensable, que ce soit physique, technique ou mentale ?
- Speaker #1
Savoir skier. Pour moi, c'est hyper important d'avoir des grosses bases de ski. C'est con ce que j'ai dit, mais c'est un peu la vérité. C'est que si tu es super bon freestyler et que dans une face à 35 degrés, 40 degrés, 45 degrés, ça ne ressemble à rien comme tu skies, même pour contrôler sa vitesse juste derrière, etc. C'est hyper important de savoir mettre des appuis solides. et surtout encore plus Merci. En fait, sur la partie qualifier challenger, pour moi, c'est encore plus un critère parce que les conditions sont pourries. Quand tu arrives sur le tour, la plupart du temps, c'est les bonnes conditions et il y a un peu de poudreuse et un machin de trucs qui font que ça pardonne plus facilement et qu'un freestyler sera bien à l'aise là-dedans. Je dis un freestyler parce qu'une personne qui n'est pas forcément très bon skier, tu prends quand c'est un peu des conditions un peu pourries ça se voit tout de suite une personne qui sait bien ce qui est et qui sait pas bien ce qui est et au delà de se voir ça va forcément pécher pour la personne à un moment pour freiner ça va être la galère dans le haut jusqu'en bas c'est pas fluide et tu peux même te fermer des portes parce que t'as pas forcément le bagage technique pour assumer des fichures
- Speaker #0
Merci pour ta réponse Mathis et comme là on est sur un podcast qui parle de preuve mentale que c'est ce qui est un t'intéresse aussi les gens qui sont sur le podcast, ce serait quoi pour toi la ou les qualités indispensables sur le point de vue mental que doit maîtriser ou bosser une personne qui fait du freeride au format pour le tour ?
- Speaker #1
La partie du cerveau à l'arrière, l'hippocampe, non.
- Speaker #0
La médale.
- Speaker #1
Ah, l'amidale. Celle-là, il faut la virer.
- Speaker #0
Donc l'amidale, pour les personnes qui ne savent pas, c'est la partie en gros très primitive avec les peurs qu'il y a dedans. Lorsqu'on est branché à son amidale, c'est le moment où on va prendre des décisions qui vont être très animales. Donc ça va être la fuite, l'immobilisme ou le combat.
- Speaker #1
C'est la petite voix qui vous dit des mauvaises choses.
- Speaker #0
Exactement. Donc c'est quoi ? Si on doit le mettre avec un vocabulaire qui va être plus accessible, ce serait réussir... à shutdown un petit peu cette petite voix et faire grossir la voix un petit peu plus raisonnable qui va t'aider, qui va t'encourager ?
- Speaker #1
Ouais, carrément, carrément. En fait, c'est con, mais c'est d'arriver à visualiser correctement et de visualiser la bonne chose, tu vois. Et dès que tu sens que ton cerveau part en cacahuète, il faut réussir à le reconnecter et à se... Enfin, se... Dire que tu sais faire et que si tu fais ça, c'est que tu en es capable. Il ne faut pas réfléchir, putain.
- Speaker #0
J'aime bien les personnes. Il y a deux notions. Il y a le mode maître et le mode artiste. Et j'aime bien. En gros, le mode maître, c'est celui où on est vraiment dans les apprentissages. Par exemple, quand tu es en train de bosser tes gammes, entre guillemets. Et le mode artiste, c'est celui où tu es plus en mode... C'est quand les personnes disent, moi, j'ai débranché le cerveau. Mais en fait, la nature a la horreur du vide. Et du coup, si tu débranches le cerveau, il faut que tu branches à autre chose. Et j'aime bien dire, quand tu débranches le cerveau, tu branches à l'instinct. Et tu branches à cette partie plus inconsciente. Dans le sens où tu as acquis des trucs. C'est comme un mec, par exemple, qui fait de la guitare. Et qui fait un solo de guitare en concert. Il l'a bossé à fond avant. Et quand il est dans son solo, ça déroule en fait. Il n'a même plus besoin de réfléchir à comment faire pour le faire. Je voulais raccorder avec ce que tu disais. qui était le vrai piège que moi je vois avec les athlètes, c'est justement qu'ils n'arrivent pas à capter cette petite voix qui parle, et c'est presque trop tard, la voix s'est déjà installée. À quel moment toi tu arrives à capter en mode, attends, là ce n'est pas moi qui réfléchis, c'est la petite voix qui est là pour, entre guillemets, me protéger, mais qui a peur, un petit peu comme un petit enfant qu'il faudrait rassurer, ou comme un vieil oncle qui serait hyper stressé, tu vois.
- Speaker #1
J'ai l'impression que j'arrive à la capter très rapidement, tu vois dans dans Dès que j'ai l'ombre d'un doute, c'est marrant, ça m'a fait ça pour la première fois au ski, parce que je n'avais jamais trop bossé à ça avant. Avant, j'avais cette petite voix, mais je ne faisais rien pour la contrer. Je peux « plonger dedans » . Et là, j'étais en haut de la première face, de la première joie de ski, mais ce n'était pas du tout quelque chose qui m'impressionnait ou quoi. C'était juste préventif, la petite voix. tout de suite, j'ai pensé à mes sensations, j'ai serré les bâtons fort dans mes mains, j'ai senti un peu les languettes, je me suis reconnecté vraiment aux sensations physiques, et en fait... naturellement cette petite voix elle est partie parce que quand tu commences à penser à ça tu repenses à ça après tu recommences une discussion j'en sais rien et pouf tu vois cette petite voix c'est en aller et au début quand je travaillais ça à la maison je trouvais hyper compliqué de pour moi le problème n'était pas vraiment de capter cette petite voix mais de la faire disparaître à tout jamais entre guillemets tu l'as ok tu fais ton action pour qu'elle s'en aille pour penser à autre chose, mais c'était compliqué de tout de suite ne pas retomber dedans, tu vois. Et en fait, tu te rends compte que c'est dans l'action et c'est un apprentissage que ton cerveau, il faut que le temps que ton cerveau comprenne ça et c'est au fur et à mesure, aux petites tâches du quotidien, de changer là-haut qu'elle s'en va de plus en plus longtemps et tu vois, tu arrives à passer à autre chose, etc.
- Speaker #0
Mec, c'est une pépite ce que tu es en train de partager. En gros, ce que tu es en train de... de donner comme astuce, comme tips aux personnes qui nous écoutent, c'est lorsque il y a cette voix qui est en train de run, run, run, run, run, et tu vois comme un hamster dans sa roue qui ne s'arrête pas, et si tu ne l'arrêtes pas, elle va continuer, elle va t'immobiliser totalement. Tu reviens en fait au moment présent en te connectant à tes sens, plutôt que de la laisser raconter un petit peu une story qui pourrait mal se passer. Et du coup, ça passe par le physique, en mode là, tu me parles de ton appui languette, de bien serrer tes bâtons dans les mains. Après, il y a aussi différents sens, il y a le visuel, l'auditif. Là, tu parles du kinesthésique, donc le côté le toucher, l'auditif, le goût dans la bouche et tout. Et c'est vrai que tu reviens vachement au présent en te concentrant sur tout ce qui peut se passer. Il y a aussi une technique, en plus, je ne sais pas si toi, ça t'est utile ou pas, mais dans les personnes qui sont très visuelles, ça peut être aussi de se dire, attends, cherche cinq trucs rouges. Et en fait, comme tu es notre tête chargeuse là maintenant, sur le moment présent, ça te fait encore plus revenir. Donc ça, tu couples ça avec ce que tu es en train déjà de faire, avec ta sensation du toucher.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Je peux t'assurer que t'es dans le présent, quoi. T'as plus qu'à te poser la question, qu'est-ce que je veux faire là maintenant, quoi.
- Speaker #1
Ouais, ouais, carrément. Ouais, carrément. Mais c'est ce que j'ai appris cet été, tu vois. Et ça aidant sur beaucoup de choses, en fait. Et dans la vie de tous les jours, en fait, ça t'aide vachement. Enfin, moi, j'ai l'impression d'avoir beaucoup grandi cet été, tu vois. J'ai plein de choses qui se sont passées. J'ai l'impression d'avoir beaucoup grandi et d'avoir appris plein de choses.
- Speaker #0
Est-ce que ce serait ok pour toi de dire dans ta vie perso en quoi ça a changé ou c'est un petit peu trop intime ça ?
- Speaker #1
non non c'est pas intime mais en fait je pense que c'est très compliqué pour moi de dire exactement ce que ça a changé parce qu'en fait c'est je pense que c'est plein de petites choses au quotidien que je me rends pas forcément compte mais je sens qu'il se passe quelque chose tu vois ouais tu sens que ça bouge en fait ouais carrément je me sens beaucoup plus je me sens plus serein, plus confiant. Enfin, tu vois, c'est... Non, c'est hyper intéressant.
- Speaker #0
Dans Winter Activity, tu as une grosse visibilité et tu inspires des personnes derrière. Et il y a trois étapes. C'est pour réussir à... En gros, c'est d'abord, je prends soin de moi. Ensuite, je prends soin des autres. Enfin, ensuite, je peux prendre soin des autres. Et ensuite, je peux prendre soin du monde. Et tout part de soi, en fait, de ce travail avec soi-même et sur soi-même qu'on peut faire. Toi, tu inspires plein de jeunes actuellement. Est-ce que tu t'en rends compte déjà dans un premier temps ou est-ce que pour toi, c'est très lointain ?
- Speaker #1
Non, je m'en rends compte parce que j'ai plein de personnes qui me reconnaissent et qui viennent me voir la vie de tous les jours. Je suis parti faire le GR20, j'ai dû faire 10 personnes qui m'arrêtent, qui m'ont pris une photo et tout. C'est un pur bonheur et c'est une grosse, grosse force. Mais dans ce que tu disais, c'est que... On a quand même pas mal bossé aussi avec Christine, c'est qu'avant j'avais tendance à faire les trucs pour les autres. En haut d'une compète, je pensais à ma mère, je pensais à... parce que je voulais les rendre fiers, je pensais à ceux qui étaient devant la télé pour me regarder, qui me regardaient pardon. Et voilà, donc en fait il faut essayer, il faut se recentrer sur toi et j'ai travaillé à devenir entre guillemets égoïste. Parce qu'il faut passer par là pour que ça marche et pour qu'au final, sans que tu aies besoin de rien faire, entre guillemets, de rendre fière les autres.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu es arrivé jusqu'ici, c'est certainement que tu mets de l'importance sur ce qui se passe à l'intérieur de toi lorsque tu pratiques. Si tu penses que cet épisode peut parler à quelqu'un de ton entourage, n'hésite pas à lui partager. Et tu peux aussi mettre la note de 5 étoiles sur le podcast. Ça te permettra toujours d'avoir des invités aussi ouf. Tu peux aussi me retrouver sur Instagram. à tomrds arrobas t-h-o-m-r-d-s pour plus de contenu sur la prête mentale ciao