Speaker #0Bonjour les amis, bienvenue dans le podcast Performance équilibrée, ici c'est Cédric, et je suis ravi de vous retrouver pour ce premier épisode qui va être vraiment le point de départ de quelque chose d'intéressant dans le sens où je vais avoir la lourde tâche de démontrer l'exercice de la performance équilibrée, cette dichotomie, ce non-sens par essence qui est comment est-ce que je peux être performant sans faire de sacrifice ? Comment est-ce que je peux produire des résultats business intéressants sans nécessairement y laisser ma peau ou mes relations de famille ? Et pour ça, je m'apprête à traverser huit mois pendant lesquels je vais vivre une préparation physique pour gravir le Mont-Blanc. Je vais vous raconter l'histoire qui est en arrière, et je pense que les parallèles vont être nombreux entre les leçons et les mécanismes qui sont attirés de cette préparation physique. et de cette expédition en particulier, tout autant que le processus business que je traverse en tant qu'entrepreneur et que vous, vous traversez vous aussi dans votre carrière, que vous soyez cadre dirigeant ou entrepreneur vous-même. Bienvenue dans l'art et la science de la performance équilibrée. Il est temps d'en finir avec cette culture absurde du sacrifice, alors on va découvrir les mécanismes qui vont te permettre de créer une vie géniale à tout point de vue. Tu bâtiras chaque jour un peu plus le plus bel héritage que tu vas léguer à tes enfants, l'art et la science de la performance équilibrée. L'histoire commence il y a à peine quelques semaines, mon copain Léo me dit écoute Cédric j'aimerais beaucoup vivre un défi physique quelconque, histoire qu'il se passe quelque chose dans ma vie et j'aimerais beaucoup le faire avec toi. Je lui dis écoute, moi ça me chauffe bien, on y va. Il me parle d'un marathon et je lui dis non, je déteste courir, le cardio c'est ma plus grande faiblesse. Il me dit ouais moi aussi, pareil. Et donc là, je ne vois que juste le bloc d'entraînement pour aller vers un marathon, je ne vois juste qu'un gros bloc de souffrance et d'absence de plaisir. Et pour moi, en soi, ça n'a aucun sens. Je voyais, jusqu'à il y a quelques heures encore, l'entraînement pour un marathon comme quelque chose d'absolument souffrant uniquement, et pas du tout l'expression naturelle de ce qu'on peut appeler de la performance équilibrée. J'ai jamais vraiment aimé courir et j'ai toujours fait plutôt des sports d'équipe. Je viens du football américain dans lequel j'ai passé une quinzaine d'années. Deux ans en tant qu'entraîneur de l'équipe de France Junior, gagné deux championnats. Donc la performance, je connais. Mais ça a toujours été de la performance équilibrée dans le sens où c'était de la performance qui était choisie. L'entraînement, il y avait du plaisir qui était pris dans l'entraînement. Même quand tu travailles comme un fou 18 heures, tu dors pas de la nuit. pour étudier les vidéos de l'adversaire que tu joues le lendemain, même quand ça coûte beaucoup d'implication, de travail, tant que c'est du plaisir, tant que c'est pas de la souffrance, il n'y a aucun problème. Et c'est vraiment là où j'ai envie de faire le parallèle, c'est à quel point est-ce que l'activité professionnelle qui est la vôtre vous coûte, ou à quel point l'activité professionnelle qui est la vôtre vous nourrit. vous remplit, vous épanouit, vous fait du bien. Et bâtir de la performance équilibrée, c'est bâtir de la performance en se faisant du bien. Sinon, ce n'est pas équilibré. Sinon, il y a un prix à payer. Et s'il y a un prix à payer, il y a de la souffrance. Alors qu'en fait, ce que vous cherchez, c'est le bonheur. Et le bonheur, il est gratuit. Le bonheur, il n'y a pas de prix à payer pour ça. Je reviens sur la proposition de Léo sur le marathon. Et donc, je lui dis non pour un marathon. Il me dit, écoute, moi, je vais quand même le faire, mais... Voilà, je lui dis, j'aimerais beaucoup qu'on fasse quelque chose en équipe. Et j'avoue que personnellement, c'est quelque chose qui m'intéresse beaucoup plus de le faire en équipe qu'une performance solo. Parce qu'il y a quelque chose qui se partage, qui se co-construit, il y a l'effet de synergie, vous voyez. Et donc, on commence à parler d'autres choses, et il me dit, j'ai bien envie de faire le Mont Blanc, je dis, ça, ça me parle. Mais direct, j'aime la randonnée en montagne. J'essaie une fois par an de me faire une mini-retraite personnelle dans laquelle je prends mon sac à dos et je pars en bivouac plus de 24 heures, donc totale autonomie, repas, etc. Je vais dormir donc en montagne. Donc faire le Mont Blanc, ça demande une préparation physique, une préparation technique, une préparation matérielle, des stages, parce que c'est de l'alpinisme pour de vrai. 4 800 mètres, ce n'est pas les vacances. Et on ne fait pas n'importe quoi. Il y a une question de sécurité, bien sûr, la nôtre et celle des autres. Donc il y a beaucoup de préparation, mais tout ça est tellement joyeux que tout de suite je me vois m'impliquer. Et il y a un phénomène très intéressant en parallèle de ça, c'est que du moment où on a parlé du Mont-Blanc et qu'on a validé l'idée tous les deux, moi je m'entraîne... Ça fait 6 mois, je m'entraîne, je fais du crossfit. Je m'entraîne pour m'entraîner, je fais du sport pour faire du sport, parce que ça me fait du bien, parce que je n'ai pas envie de m'empâter, parce que j'ai envie que mon corps soit fonctionnel, que quand j'ai besoin de soulever un truc, je puisse le soulever, quand j'ai besoin de monter 3 étages par l'escalier, je ne suis pas au bout de ma vie, que mon corps fonctionne. Donc c'était ça un peu ma quête, et j'ai choisi le crossfit simplement parce que... C'était à peu près la seule autre option qu'il y avait à part une salle de fitness classique dans laquelle j'allais m'entraîner tout seul. Or, le crossfit, dans la salle où je suis, c'est des cours collectifs entraînés par un coach, etc. Donc, il y a le côté ensemble, il y a le côté équipe. Le samedi matin, c'est des entraînements où on fait justement des équipes. Bref, il y a toutes les dimensions qui me plaisent. Il y a un peu de dépassement de soi, de l'hypocrisie physique. Au bout de six mois, je m'aperçois avec grand plaisir que j'ai pu remettre un maillot de bain cet été que je n'avais pas mis depuis trois ans. Donc, ça fonctionne. Mais ce qui est intéressant, c'est la nouvelle dimension que ça a pris lorsque, du moment où j'ai pris la décision de dire go, allez-y, on se prépare pour le Mont-Blanc mes entraînements n'ont plus du tout la même saveur. C'est-à-dire que ce qui était je vais m'entraîner pour me stretcher mon esprit et mon corps pour étirer, agrandir ma zone de confort et finalement avoir un corps qui soit fonctionnel, donc en pleine possession de ses moyens, dans notre vide sédentaire où on passerait notre vie derrière notre bureau, le cul sur une chaise En plus, moi, je travaille en conférence en ligne sur Zoom, je ne fais que des visios, donc je n'ai même pas l'occasion de prendre ma voiture, de me déplacer chez des clients, etc. Donc, au lieu de faire juste ça pour avoir du fonctionnel, je me retrouve à me préparer avec un objectif à atteindre. Et cet objectif-là fait que les deux dernières séances d'entraînement de CrossFit, ce n'était pas du tout la même chose. C'est comme si j'avais passé une sorte de cap au niveau de mon cardio. Il y a une sorte de cran qui est passé. Alors effectivement, j'apprends que dans le cardio, la course à pied, il y a de la technique de course, il y a de la technique de respiration. On ne fait pas ça n'importe comment et d'un seul coup, on devient plus performant. Mais il y a aussi l'état d'esprit avec lequel j'aborde, c'est-à-dire que l'inconfort ponctuel des courbatures, c'est moins grave parce que je sais que c'est le chemin et le processus que j'ai à suivre pour aller vers. Et ça nous ramène à une question fondamentale qui... illustre le point le plus important de la différence entre un chemin, un parcours professionnel de souffrance, de labeur, de difficulté, de je serre les dents, de il faut que je le fasse, et un chemin de je m'éclate, je prends du plaisir, j'ai retrouvé la flamme. Le delta entre les deux, c'est se souvenir pourquoi on fait les choses. Si le pourquoi est assez grand, L'inconfort disparaît, et on se met même à prendre du plaisir dans un processus qui est encore plus douloureux techniquement, ou plus exigeant qu'il ne l'était auparavant, mais parce que le pourquoi est plus grand, d'un seul coup ça devient un chemin plaisant, plutôt qu'un chemin de souffrance. Et je vais illustrer ce point-là, suite à l'écoute d'un podcast de mon ami Alex Boilly. Alex est un entrepreneur canadien qui travaille dans le domaine de la santé, qui enseigne, qui forme des gens en début. des milliers de personnes tous les ans dans le domaine de la santé. Il a écrit un livre qui s'appelle L'alimentation fonctionnelle, qui est déjà un best-seller en à peine quelques mois. Et Alex se prépare pour un Ironman. Ironman, c'est probablement une des épreuves sportives les plus difficiles au monde. C'est en gros 4 km de nage, de natation, 4 km, 4000 m, enchaîné avec 180 bornes de vélo, donc une étape de Tour de France, enchaîné encore ensuite par un marathon. C'est des barjots, on s'entend. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'Alex s'est donné un an pour préparer tout ça, avec en cours de route un demi-Ironman qui a eu lieu au mois de juin de cette année, donc il y a deux mois, par rapport au moment où je tourne ce podcast. Et donc, il a le recul de plus de six mois d'entraînement et d'une première épreuve. Et il s'est aperçu que tout son entraînement sur le demi-Ironman était de la souffrance. Il n'aimait pas courir non plus, il n'aimait pas vraiment faire du vélo, il ne savait pas nager. Bref, c'était complètement délirant de s'engager même sur un demi-Ironman, et que la préparation physique, c'était du labeur, de la souffrance. Bref, il en chiait, il n'avait pas le temps de récupérer d'une séance d'entraînement à l'autre, etc. C'était l'enfer, un vrai calvaire. Et là, il se renseigne sur comment les marathoniens se préparent, c'est-à-dire comment est-ce qu'on prépare le fait de faire 6, 7, 8, 9 heures de course. Alors, je parle des marathons, c'est plutôt 4 heures. Lui dans son cas sur le Ironman, on est sur au moins 6 heures pour les meilleurs et ça peut aller jusqu'à 12, 13, 15 heures pour les derniers. Je crois qu'ils ont une enveloppe de 18 heures de temps pour finir le Ironman. Mais comment est-ce que les gens peuvent prendre du plaisir à préparer des épreuves sportives aussi difficiles ? Eh bien, il a découvert qu'en fait, la zone d'entraînement idéale est une zone qui est une zone d'entraînement cardiaque, une plage de vitesse, de rythme cardiaque qui est très faible. C'est-à-dire, c'est l'équivalent d'un jogging léger pour la plupart des gens qui sont un petit peu en forme, quelqu'un de très sédentaire. La marche ou la marche rapide, ça sera déjà bien suffisant. Mais c'est une plage de fréquence cardiaque, ce n'est pas un chrono sur une distance. Et cette plage d'entraînement de fréquence cardiaque relativement faible, qui s'appelle la zone 2, qui varie en fonction de l'âge, elle est tellement faible qu'on n'a pas l'impression de s'entraîner. Pourtant, c'est à cet endroit-là qu'on bâtit notre capacité à faire un vrai travail. d'endurance de fond, qui n'est pas réellement un travail cardiovasculaire, c'est un travail à cet endroit-là, et là c'est un peu technique, mais peu importe, je vais quand même vous partager l'information, que c'est à cet endroit-là que notre corps transforme les graisses en carburant. Parce qu'on n'a pas assez de sucre. Notre corps n'est pas capable de stocker assez de sucre pour un effort de 6 ou 7 ou 8 heures de temps. Il aura nécessairement besoin de taper dans les graisses. Et plus notre corps est capable d'aller chercher de l'énergie dans les graisses, et plus il va être capable facilement de tenir un effort sur la longue durée. Dans le cas du métabolisme, c'est en s'entraînant à une fréquence cardiaque relativement faible qu'on entraîne notre système à aller taper dans les graisses plutôt que dans les sucres, qu'on irait chercher si on s'entraînait plus fort. Et donc Alex se retrouve ces dernières semaines, ces derniers mois, à s'entraîner mieux, à prendre du plaisir, c'est-à-dire qu'il fait du vélo d'appartement, comme on dit en France, du vélo stationnaire en regardant une vidéo YouTube pendant une heure. Donc lui, il est littéralement en train de faire une activité très modérée, en se formant sur un sujet qui l'intéresse, et pourtant, il vient de passer une heure à travailler son Ironman. Et il dit que, je ne peux que vous encourager à écouter le podcast d'Alex Boily, le podcast s'appelle Inspiré, je crois, ou Inspire, il nous dit, d'un seul coup, mes entraînements deviennent plaisants et c'est pas nécessaire de se mettre une race et de souffrir pour aller créer de la performance. Il vient, grâce à son étude des processus d'entraînement du marathon, de révéler que même dans la préparation physique des épreuves sportives les plus exigeantes du monde, la performance doit être équilibrée pour être une vraie performance. Parce que sinon, en fait, on se crame, notre corps il pète, on se blesse, on a mal partout, on a mal au genou, on a mal au dos. parce qu'on a trop poussé, parce qu'on s'est mal entraîné. Dans notre cas, si je reviens sur la carrière professionnelle, le pourquoi je fais les choses va à nouveau nourrir, quand je le retrouve ce pourquoi, et qu'il est assez grand, ça va à nouveau nourrir un espace dans lequel je vais avoir envie et la faculté facilement de remettre de l'énergie, du temps, de la concentration, parce que je sais pourquoi je le fais. Alors qu'avant, je le faisais juste parce qu'il fallait le faire, et parce que c'est ma boîte, et parce que je travaille pour travailler, et je sais plus pourquoi je bosse. La raison de cette perte de pourquoi, c'est qu'on est beaucoup trop focus, habituellement, sur le comment, sur le quoi, sur régler les problèmes au quotidien, s'assurer que la boîte s'effondre pas, et on est plus en train d'éviter que les ruines s'écroulent, plutôt que de bâtir un château. Et donc c'est vraiment un angle qui est hyper intéressant à exploiter, je crois, qui est celui de redonner du sens, retrouver la flamme, se reconnecter à finalement qu'est-ce que je fais et pourquoi je le fais. Et si c'est votre propre entreprise ou si c'est une carrière que vous avez vraiment choisie de cœur, je vous invite à vous poser la question, pour quelle raison est-ce que j'ai commencé au départ ? Qu'est-ce que j'avais à l'esprit ? Qu'est-ce que j'ai vu au début qui m'avait donné la flamme que j'avais au départ ? et que j'ai perdu en cours de route parce que je suis tellement occupé à avoir le nez dans le guidon et mes yeux dans les opérations courantes que je n'ai plus le regard, la vision, la trajectoire, la perspective qui pourrait m'emmener à quelque chose de nourrissant. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, pour ce premier épisode. Je vous tiendrai informés de chaque étape, de ce que moi je vais découvrir dans toute cette étape de préparation pour l'ascension du Mont Blanc qui devrait normalement avoir lieu autour de juin 2025. Et... Au fur et à mesure de ces étapes, évidemment, je vous partagerai les découvertes et tous les parallèles qu'on peut faire avec le business. Et finalement, le business n'est qu'un contexte parce que la vérité, c'est que ce qui compte, c'est la performance équilibrée dans tous les domaines de sa vie. C'est-à-dire aussi bien le pro que le perso, c'est-à-dire vous-même, votre corps, votre énergie, votre vitalité, que la famille. Parce que vous voulez créer aussi de la performance équilibrée dans votre famille. Et par performance équilibrée, je ne vous demande pas de faire courir votre femme et vos enfants. Évidemment, le sujet c'est plutôt comment est-ce que je crée des relations harmonieuses, une vraie complicité avec mes gamins. Comment est-ce que je suis le meilleur ami de mes enfants, plutôt que d'être juste le père ou la mère fouettard, tu vois. Donc ça, ça va être super intéressant. Et... Très régulièrement, probablement une semaine sur deux, j'aurai des invités sur des sujets business ou d'une façon générale professionnelle autour du thème à en gros de la performance équilibrée qui dit aussi comment est-ce qu'on entreprend autrement, comment est-ce qu'on fait pour créer de l'expansion naturelle et sortir de cette foutue culture de la souffrance normale alors qu'il y a à peu près 10 millions de français en situation d'épuisement professionnel, de burn-out comme on dit en bon français. C'est un français actif sur trois. un tiers des Français qui se serrent les dents tous les lundis matins et qui ont mal au ventre tous les dix heures du soir. C'est absolument pas normal et on a envie, nous, de nourrir une culture et un nouvel élan, une nouvelle trajectoire dans laquelle les humains vont pouvoir s'épanouir personnellement de leur activité professionnelle et ça, ça va créer de la performance équilibrée. À bientôt les amis, ciao !