Speaker #0Si tu sens qu'il est temps d'écrire le prochain chapitre de ta vie, mais que tu ne sais pas par où commencer, cet épisode est pour toi. Bienvenue dans le podcast de l'aventure intérieure. Je m'appelle Danae, je suis coach de vie pour femmes en transition. Et ce podcast, c'est la carte que j'aurais voulu avoir quand je me sentais complètement perdue dans ma vie. A chaque épisode, j'explore une vérité sur les transitions de vie, à travers le prisme de la science et du vécu. Et à la fin, je te partage un outil concret pour avancer. On y va ? Épisode 11, 13, les trois leviers pour apprendre à le gérer. Salut à toutes et à tous, j'espère que vous allez bien et bienvenue pour le onzième épisode du podcast. J'ai pris un peu de retard cette semaine parce que malheureusement, ma grand-mère française est décédée il y a quelques jours et donc j'ai dû faire un aller-retour à Paris pour aller célébrer. son enterrement. Mais je suis de retour aujourd'hui, emplie d'amour parce que j'ai passé du temps avec ma famille, avec mes proches, et que ça m'a fait beaucoup de bien dans ce moment un peu difficile. Alors cet épisode pour moi, il est spécial parce qu'on va aborder un sujet qui est très important dans ma vie, sur lequel j'ai dû beaucoup travailler et je suis encore en train de travailler, qui est le sujet de la gestion du stress. Le stress, et notamment le stress chronique, aujourd'hui c'est un vrai problème de société. Il y a une véritable épidémie de stress qui s'est empirée, notamment depuis la pandémie du Covid en 2020. Et on entend dire beaucoup que la génération milléniale, c'est-à-dire la mienne, est la génération burn-out, ce que je ne peux que confirmer étant donné mon histoire personnelle. Et je vois tellement tout autour de moi de collègues, d'amis, de connaissances qui ont mon âge et qui ont vécu ou qui sont en train de vivre un, voire plusieurs burn-out. On vit toutes et tous dans un état de stress chronique. Et ça nous crée des problèmes de santé, et ça nous force aussi à remettre en question notre vie professionnelle et parfois même personnelle. Le burn-out laisse des traces, souvent il est accompagné d'une maladie auto-immune, et on doit, pendant des mois voire des années, apprendre à se relever, à se reconstruire. Si vous connaissez mon histoire, j'étais en mode stress pendant des années, et ça s'est empiré depuis 2020, le Covid et le télétravail, comme beaucoup de gens. À l'époque, la charge de travail, non seulement la quantité d'heures, mais aussi la nature du travail que je faisais, la gestion de problèmes permanentes, l'absence de sens, l'absurdité de certaines choses, tout ça me créait énormément de stress. Et ça a eu un impact majeur sur ma santé puisque je finis par tomber dans le burn-out et par développer cette maladie auto-immune. Depuis, je suis donc en apprentissage. J'apprends à faire redescendre mes niveaux de stress corporels. Et je construis et mène une vie qui me permet d'avoir... autant de moments de repos que de moments d'activité. Et si j'ai du stress, je m'assure que c'est un stress qui est sain, qui me met en action et qui redescend ensuite. Le stress, c'est quoi ? C'est la réaction du corps, dans le corps, à une situation qui est perçue comme menaçante ou comme un danger. C'est très proche de la peur, on en parlait dans l'épisode 2 du podcast. Le stress, à la base, il est bon, il est utile. Le matin, par exemple, on a le cortisol qui monte pour nous aider à nous réveiller et à démarrer la journée. Le problème, c'est vraiment quand le stress est chronique, le fait qu'on ne redescende jamais de cet état de stress. Si on prend l'exemple de la gazelle qui, quand elle voit le lion, se met à courir, son corps ressent du stress, mais une fois que le danger est suffisamment éloigné, elle va redescendre en mode parasympathique, elle va se remettre à brouter tranquillement. Et nous, en fait, on ne peut plus redescendre. Et donc on va aujourd'hui parler des trois leviers sur lesquels tu peux agir pour gérer ton stress. C'est trois leviers qui viennent d'un livre de Emily Nagoski qui s'appelle Burnout, qui m'a beaucoup beaucoup plu et que je vous recommande. Et ces trois leviers, c'est les suivants. Levier numéro un, le stress en lui-même, le stress en tant que phénomène corporel, ce changement neurologique et physiologique, quand tu es confronté à un événement ou à une situation qui te stresse. Et levier numéro deux et trois, les causes du stress, ce qu'on peut appeler les stresseurs. C'est ce qui va activer le stress dans ton corps. C'est ce que ton corps va interpréter comme des menaces ou des dangers. Et ces causes, il y en a deux types, des stresseurs internes et des stresseurs externes. Et donc le levier numéro 2, c'est les stresseurs internes et le levier numéro 3, c'est le stresseur externe. Et comme d'habitude, à la fin de l'épisode, je te partagerai un outil que tu pourras mettre en œuvre chez toi. Levier numéro 1, le stress. La première chose, c'est d'apprendre à faire redescendre le stress dans votre corps. Comme je l'ai dit, le stress, c'est une émotion et une réaction physiologique. Et comme toutes les émotions, elle a besoin d'être traversée. comme un tunnel qu'il faudrait parcourir du début à la fin pour pouvoir voir la lumière en en ressortant. Il faut la traverser pour que ton corps l'évacue. Le stress, c'est une réponse adaptative à une situation qui est perçue comme dangereuse, comme je le disais au début, et c'est une véritable cascade d'activités neurologiques, d'activités hormonales, qui va générer des changements physiologiques dans le corps. Par exemple, le sang qui va aller dans les muscles, le cœur qui va battre plus vite, la pression sanguine qui va augmenter, la respiration qui va s'accélérer. les muscles qui vont se tendre. Il y a aussi la sensibilité à la douleur qui diminue et notre attention qui devient très alerte et vigilante avec un focus vraiment sur l'environnement et sur le court terme. Les sens sont vraiment exacerbés pour pouvoir percevoir la menace et le danger. La mémoire aussi va se centrer sur une expérience plus courte qui est vraiment directement en lien avec le stresseur. Et pour maximiser l'efficacité de la réaction physique face au danger, certains organes sont dépriorisés. Par exemple, la digestion va être ralentie et la fonction immunitaire, elle aussi, va changer. Donc, comme je le disais avec l'exemple de la gazelle, quand on fait face à un danger, par exemple un lion, ce qu'on fait normalement, c'est qu'on court. Et donc tous ces changements, ils servent à ça. Ils servent à activer les muscles de manière hyper efficace pour pouvoir courir, s'échapper, ou alors éventuellement pour pouvoir faire face et se battre. Et une fois qu'on est en sécurité, le corps normalement devrait revenir au calme. On devrait revenir à la tranquillité. Et donc, comme je le disais auparavant, le stress, c'est une émotion, et comme toute émotion, elle a besoin d'être traversée. Il faut l'accepter, il faut la laisser s'exprimer, et non pas l'enfouir. C'est ce que Émilie Nagoski appelle « refermer la boucle du stress » . Si on reprend l'exemple de la gazelle, je ne sais pas si, comme moi, vous avez souvent été surprise en voyant ces documentaires animaliers, quand on voit une gazelle avec des lions pas très loin, mais comme le lion n'attaque pas, il est tranquillement dans l'herbe, il n'a peut-être pas faim. La gazelle non plus, elle n'est pas stressée. En fait, elle broute tranquillement. Elle se mettra en mouvement seulement si elle voit qu'il se passe quelque chose. Après une attaque, il y a aussi certains animaux qui vont trembler de tous leurs membres, de tout leur corps pendant quelques minutes. En fait, le but pour eux, c'est vraiment d'évacuer physiquement ce stress. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on ne peut plus fermer cette boucle du stress comme on devrait le faire. Parce que nos dangers, nos menaces actuelles, ce n'est pas des lions, plus communément. Nos stresseurs, ça va être un client ou un chef ou un collègue qui sont relous, qui nous stressent et qu'on voit tous les jours. Ce n'est pas un danger de vie ou de mort, mais ça va nous générer de l'adrénaline. Ça va nous générer du cortisol, du glycogène, etc. Et le problème, c'est qu'en fait, face à ces stresseurs, on doit juste rester assis à notre chaise et rester poli. Si on veut escalader la situation, il faut le faire de manière professionnelle et contenue. Alors qu'en fait, le corps, ce qu'il nous demanderait... C'est de sauter sur la table et de lui arracher les yeux, par exemple. Du coup, notre corps, en fait, il reste dans ce jus du stress jour après jour. Et c'est ça qui génère ce stress chronique. Et c'est ça qui va générer des burn-out, des maladies auto-immunes, etc. Parce qu'on n'est pas fait pour vivre continuellement dans cet état de stress. Les trois raisons principales pour lesquelles on peut rester bloqué dans une situation stressante, soit, comme je vous l'ai dit, le stresseur est chronique. C'est-à-dire que, par exemple, on est dans un projet stressant. et donc le soir, même si on rentre chez nous, et qu'on fait des choses pour évacuer notre stress et qu'on se sent mieux, le lendemain, en fait, ça va recommencer. On se retrouve tous les jours dans le même projet et donc notre stress, il est chroniquement activé. Le deuxième facteur, c'est le fait que la réaction qu'on aurait besoin de mettre en place pour évacuer le stress n'est pas appropriée socialement. C'est l'exemple que je vous donnais avant. Parfois, on a vraiment envie de faire quelque chose, de courir s'échapper ou d'attaquer, de crier, etc. Mais on ne peut pas. C'est le chef, c'est le client, ça ne se fait pas, c'est impoli, c'est pas gentil. C'est complètement inapproprié, etc. Et donc, en plus de ça, en tant que femme, on est élevée à être des gentilles petites filles qui sont bien sages, qui sont bien polies. Et donc, au lieu de faire tout ça, au lieu de s'énerver, au lieu d'exprimer notre colère ou notre frustration, on va plutôt ignorer nos émotions et on va faire un joli sourire. On va ravaler notre adrénaline. On va se contenir. Et on va bouillonner à l'intérieur, mais on ne va pas laisser la cocotte minute exploser. La troisième raison pour laquelle... on peut rester bloqué dans une situation stressante, c'est qu'en fait, parfois, c'est plus safe. Ça peut être dangereux de réagir. Ça peut être dangereux de vouloir attaquer. Par exemple, si quelqu'un te fait du harcèlement dans la rue ou au travail. Si au lieu de faire la gentille petite fille qui ne dit rien, tu réagis, tu attaques, ça peut faire escalader la situation. Parfois, ça peut être vraiment dangereux pour toi. Et donc, au final, ignorer, partir, c'est la bonne solution pour survivre. Mais le problème, c'est que le stress, en attendant, il n'a pas été évacué, il n'a pas été digéré. Le problème, c'est que même quand on est en sécurité, si on rentre chez soi après une situation, une réunion stressante, le corps ne comprend pas qu'on est en sécurité. Parce qu'on n'a rien fait pour qu'il sache qu'on est sorti de cette situation stressante. Et donc il reste coincé dans cette réponse d'activation. Comment on fait pour évacuer ce stress ? La meilleure solution, c'est le mouvement, c'est l'activité physique, c'est le sport. Mais ça peut être aussi aller marcher, faire de la danse. faire de la natation, même juste se lever de sa chaise, tendre tous ses muscles pendant 20 secondes, et ensuite les secouer en prenant une grande expiration. C'est vraiment la plus basique et la meilleure stratégie de gestion du stress physiologique, parce que comme je vous l'expliquais avant, le stress c'est cette émotion qui est censée nous pousser à réagir face au danger, et donc qui est censée nous pousser à partir en courant ou à attaquer. Comme on ne peut pas faire ça dans la société, il faut qu'on trouve un moyen d'exprimer ça à travers notre corps. Il existe aussi d'autres techniques de régulation du système nerveux. Je ne suis pas une experte, mais c'est un sujet qui est vraiment très à la mode en ce moment. Tout le monde en parle, du nerf vague, etc. Moi, je vais vous parler ici de celles qui sont proposées par Émilie Nagoski dans son livre. Il en existe évidemment d'autres. Elle parle de trois grandes catégories de stratégies, en plus de celles du mouvement qui restent la plus importante et la principale. La première, c'est la respiration. Et ça aussi, c'est très à la mode. On parle beaucoup de techniques de respiration pour réguler le système nerveux, notamment le breathwork. J'ai fait une expérience la semaine dernière pendant trois heures de respiration consciente, c'était absolument incroyable. Et je dois vraiment dire que j'en suis ressortie, mis à part les sensations physiques et le trip mental dans lequel je suis partie, mon corps était complètement détendu et des nœuds que j'avais dans les cervicales, dans les épaules depuis deux trois semaines qui ne partaient pas, c'était complètement dissolu. La deuxième catégorie, c'est la co-régulation. J'en avais déjà parlé dans des épisodes précédents. Mais la présence d'autres personnes qui sont régulées, qui ne sont pas en état de stress notamment, ça aide énormément à faire descendre notre stress. Et donc là, il y a plusieurs possibilités. Simplement des interactions sociales positives, aller voir des amis, prendre un café, ou simplement faire un sourire, faire un compliment à un inconnu dans la rue, au barman, etc. Deuxième technique, c'est le rire. Le rire profond, les fous rires, ceux qu'on a avec notre famille ou avec nos amis d'enfance par exemple. Et le troisième, c'est l'affection, la connexion profonde et l'affection physique. Les bisous, les câlins. Et même simplement aller caresser son chat ou aller promener son chien et jouer avec lui, ce qui donne à la fois de l'affection et du mouvement physique. Tout ça, ça aide à se co-réguler. Et la troisième catégorie, c'est vraiment l'expression émotionnelle et créative. Elle donne deux exemples. Le premier, c'est pleurer un bon coup. Comme je vous l'expliquais au début, on a besoin de... compléter le cycle du stress, de compléter le cycle de l'émotion. Et donc, pleurer un bon coup, ça va soulager la frustration et le stress. Comment est-ce qu'on fait pour pleurer un bon coup ? Parfois, ça peut sortir tout seul, si vous êtes assez connecté à vos émotions. Moi, par exemple, quand je sens que j'ai besoin de déclencher des pleurs, je connais mes deux ou trois musiques que je sais que si je me mets à les écouter et à les chanter, ça va sortir tout seul à tous les coups, et ça fait du bien. Peut-être que vous connaissez quelles sont les chansons, les films, etc., qui vous font... pleurer à tous les coups et donc ça peut être un moyen aussi d'évacuer quand vous en avez besoin. L'autre exemple, c'est l'expression créative d'où ce qui est art, peinture, sculpture, théâtre, créativité, dans toutes ces formes. Ça aide vraiment à processer les grandes émotions et les traverser. Ça peut aider à évacuer aussi le stress. Comment on sait qu'on a évacué le stress ? C'est assez évident en fait. On se sent mieux dans notre corps, on se sent relâché. C'est un petit peu comme si vous avez des enfants ou vous côtoyez des enfants. Quand il y a un enfant qui pleure et qu'on le prend dans nos bras, et que petit à petit il se calme, c'est encore un bon exemple de la co-régulation. En général, à la fin, il y a un grand soupir, un silence. Et ça, c'est vraiment le signal que ça va mieux, que c'est passé. Et ce qui est important par rapport à tout ce que je vous ai dit, c'est que, comme je vous l'ai dit, le stress, aujourd'hui, dans la société dans laquelle on vit, avec le mode de travail et le système de production dans lequel on vit, le stress, en fait, il est activé tous les jours. Et donc c'est important de mettre... tous les jours dans votre calendrier, un moment où vous vous assurez que vous fermez la boucle du stress à travers ces stratégies dont je vous ai parlé, le mouvement, la respiration, la co-régulation ou l'expression émotionnelle et créative. Levier numéro 2 et numéro 3, vous allez jouer sur les stresseurs. Là, on ne parle pas du stress dans votre corps en soi, mais vraiment des causes du stress. Et comme je vous ai dit en introduction, il y a deux types. de cause, il y a deux types de stresseurs. Il y a les stresseurs internes et les stresseurs externes. Alors on va commencer par les stresseurs internes. Ce sont toutes ces caractéristiques personnelles qui font... que tu te retrouves dans des situations qui sont stressantes pour toi. Là, on peut parler notamment de perfectionnisme, par exemple, perfectionnisme toxique, d'une voie interne qui est très dure, qui est très critique envers soi-même, de ces moments où on ne sait pas poser des limites, où on ne sait pas dire non, où on ne sait pas se prioriser soi-même, de ce mécanisme où on a besoin de plaire aux autres, de s'adapter à eux, de ces personnes qui fonctionnent... seulement en fonction du regard des autres, des opinions des autres, etc. Il y a énormément de choses intéressantes à travailler au niveau personnel pour s'assurer qu'on n'est pas des candidates au stress chronique, voire au burn-out. Par contre, attention, ce n'est pas du tout suffisant. Ce n'est pas du tout la seule chose à faire. Et pour moi, ce n'est pas la cause principale du problème. Dans mon cas, comme vous le savez, j'ai fait deux burn-out. Après mon premier burn-out, je me suis beaucoup remise en question. C'est là où notamment je suis passée à mi-temps et j'ai fait cette formation en coaching. Je voulais vraiment mieux me comprendre et comprendre comment j'en étais arrivée là. J'étais dans une logique où je me disais que c'était moi le problème, que je n'arrivais pas à bien fonctionner dans cette entreprise, dans ce secteur, dans ce système, puisque d'autres arrivaient à y faire une carrière entière et à gravir les échelons et à prendre de plus en plus de responsabilités sans faire de burn-out. Donc ça voulait bien dire que c'était moi qui ne savais pas gérer. C'est une année où j'ai fait tout un travail sur... Tous ces sujets dont je viens de vous parler, le perfectionnisme, savoir dire non, savoir poser des limites et savoir demander de l'aide. Et ça a été un travail très intéressant. J'ai grandi, j'ai découvert des choses sur moi. Et quand je suis revenue travailler au bout d'un an dans cette même entreprise, il y a des choses qui ont changé. J'ai vraiment progressé et grandi sur ces sujets. Mais ce n'était pas suffisant. Et pourquoi ce n'était pas suffisant ? Parce qu'il manquait le troisième levier, le troisième facteur. Et ce troisième facteur, pour moi, c'est un peu le plus important. Le plus central, c'est le stresseur externe. Et c'est la raison pour laquelle, au final, je suis replongée une deuxième fois dans le burn-out, malgré ce travail sur mes stresseurs internes. Levier numéro 3, le stresseur externe. Pour moi, le burn-out, c'est vraiment un problème de système, pas de personne. Le stresseur externe, c'est l'environnement. On n'est plus là au niveau individuel. On est au niveau soit organisationnel, soit carrément sociétal. Au niveau organisationnel, il y a des entreprises ou des milieux de travail qui peuvent être plus ou moins toxiques et qui peuvent générer plus ou moins de stress chronique. Dans ce genre d'organisation, il y a certains éléments qui ont été identifiés notamment par Christine Maslach, ce qui génère le burn-out, par exemple la surcharge de travail, l'absence de contrôle, la reconnaissance insuffisante, l'absence d'équité et les conflits de valeurs. C'est des lieux où la productivité est exacerbée. où les objectifs qu'on te met sont irréalistes, où il y a une culture de la présence, par exemple, de la souffrance. Et tout ça, pour moi, a été empiré depuis le 2020, avec le Covid, où on est passé en télétravail et où les outils technologiques nous ont rendus complètement esclaves de ce système. Je me souviens que dans mon cas, en 2020, j'étais tout le temps connectée à mon ordinateur et j'étais tout le temps en réunion. Comme on ne se voyait plus en personne, Toute interaction avec quelqu'un devait être gérée à travers une réunion qu'on mettait sur notre agenda. Et donc l'agenda s'est rempli de réunions. On disait à l'époque, je suis en back-to-back meetings, je passais ma journée en réunion. Et du coup, je n'avais plus le temps pour faire le vrai travail de fond. Et ce vrai travail de fond, je me retrouvais à le faire le soir, le week-end, quand j'étais plus tranquille. On était dans une hyper-connexion et c'était aussi épuisant pour l'attention. Ce problème-là, il peut être au niveau de l'entreprise ou du secteur, mais c'est aussi un problème plus large, un problème de société. On est dans une société qui valorise complètement la productivité, la connexion, la présence, la quantité de travail plutôt que la qualité. Et on est dans une société en plus où le travail nous prend un temps complètement disproportionné par rapport au reste de notre vie. En parallèle de mes activités de coach, je maintiens des activités de conseil à la stratégie. Et un des projets sur lesquels j'étais engagée l'année dernière, c'était autour de l'usage du temps. Et on parlait du fait que nos journées sont divisées. En trois, on a huit heures pour dormir, huit heures pour travailler et huit heures pour faire tout le reste. Mais la réalité aujourd'hui, c'est qu'on dort rarement huit heures, qu'on travaille rarement, en tout cas dans certains secteurs, huit heures, et que les huit heures de soi-disant temps personnel qui nous restent, on les passe à gérer la logistique de la famille si on a une famille, on les passe en transport, on les passe à s'occuper soit des enfants, soit de parents malades, soit de proches, etc. Ou alors on les passe connectés à répondre à des mails tard le soir ou à scroller sur les réseaux sociaux parce qu'on a besoin de soi-disant déconnectés. Je l'ai dit en introduction, ma génération, la génération milléniale, c'est la génération du burn-out. C'est une génération qui a découvert que les promesses n'ont pas été tenues. C'est une génération qui a fait des études supérieures, qui a cherché un travail sécure et qui s'est retrouvée en réalité en précarisation économique. C'est une génération qui a fusionné son identité avec le travail. On parle beaucoup d'un travail qui doit être une passion, une mission. Et c'est une génération qui ne sait pas se reposer, parce que le repos est mal vu. Se reposer, c'est être un flemmard. On parle du burn-out millénial, mais on parle aussi du burn-out parental, de plus en plus. Et c'est vrai, devenir parent dans une société organisée de cette manière, pour moi, c'est absolument pas compatible. On accumule le travail professionnel avec le travail de parent. On accumule la charge professionnelle avec la charge mentale des parents. Et on parle de plus en plus de burn-out domestique, de burn-out parental. Alors que faire face à tout ça ? Il y a deux solutions, persister ou partir. Si tu choisis de persister dans cet environnement, il doit changer quand même quelque chose. Le stress, la frustration, elle est générée par le fait que les résultats ou le progrès que tu voudrais avoir, il est inférieur aux efforts que tu fournis. Et c'est ça qui va générer de la frustration, du stress. Donc si tu décides de persister dans cet effort, tu dois soit changer les efforts que tu fournis, soit changer les attentes que tu as par rapport aux résultats. C'est seulement comme ça que tu vas pouvoir faire diminuer ton stress et ta frustration. Et se pose la question, quand est-ce que j'arrête de persister et quand est-ce que je pars ? Pour prendre cette décision, tu peux faire une analyse rationnelle, tu peux suivre ton intuition. Dans tous les cas, tu devras probablement retravailler cette croyance selon laquelle partir, abandonner, changer à ce moment-là est un échec. Quitter un environnement qui est toxique, quitter un environnement qui te crée du stress chronique, voir qu'ils te mènent droit vers le burn-out, c'est pas un échec. C'est la bonne décision à prendre. Et moi, personnellement, je l'ai appris à mes dépens. J'ai persisté une première fois après mon premier burn-out. Je n'avais pas compris, en fait, que les dés étaient pipés, que ça ne pouvait pas marcher pour moi. Et donc, je l'ai appris à mes dépens. Et partir, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça peut vouloir dire simplement changer de projet, changer d'équipe, changer de poste, changer de département. changer d'entreprise, changer de secteur, voire changer carrément de mode de travail. On peut quitter le secteur privé et passer dans le secteur public. On peut passer d'une grosse multinationale à une petite start-up. On peut passer, comme moi, de l'entreprise à l'entrepreneuriat. Dans mon cas, ça m'a vraiment permis de sortir complètement de ce mode de travail productif et de me construire une vie et un quotidien complètement à ma mesure, adapté à ce que j'avais vécu et à ce que mon... corps avait besoin en termes de reconstruction. Parce que j'ai dû me reconstruire de burn-out et j'ai dû aussi apprendre à vivre avec ma maladie auto-immune, dont le symptôme principal est la fatigue chronique. J'ai construit une vie qui me permet aujourd'hui de gérer mon énergie, de prendre soin de ma santé, de me reposer quand j'en ai besoin. Et de prioriser le type de travail que je fais, le type de client avec qui je collabore. Et de gérer mon agenda pour y mettre autant de temps, de mouvements, d'activités physiques, de connexions sociales, d'affections et de repos dont mon corps a besoin. Un apprentissage qui reste dans la tête, c'est comme une graine qui ne germe pas. Alors comme d'habitude, je vais te partager maintenant un outil et aujourd'hui ça va être très très simple. Je vais simplement t'inviter à ouvrir ton agenda et à regarder à quel endroit, chaque jour, est-ce que tu peux mettre un minimum de 20 minutes soit de mouvement physique, soit de respiration, soit de connexion sociale et d'affection, soit d'expression émotionnelle ou créative. 20 minutes par jour, c'est tout ce que je te demande de trouver. 20 minutes par jour, c'est le minimum dont tu as besoin pour pouvoir gérer ce stress chronique qui s'installe dans ton corps. C'est la fin de cet épisode. J'espère qu'il t'aura plu et qu'il te permettra de reprendre le sport ou l'activité physique que tu aimes. Ou alors de chanter à tu-tête tes musiques préférées en pleurant. Parce que maintenant tu sais à quel point c'est utile. La semaine prochaine, on parlera d'un syndrome duquel on pâtit toutes d'une manière ou d'une autre. C'est le syndrome de la good girl. A mercredi prochain, et d'ici là, prends soin de toi. Merci pour ton écoute. Si ce podcast t'a fait du bien, la meilleure façon de me le dire, c'est de lui mettre 5 étoiles et de le partager à une femme qui en a besoin. Si tu veux continuer l'aventure avec moi, Retrouve-moi sur Instagram ou abonne-toi à ma newsletter Carnet de route. Le lien est dans les notes de l'épisode. A mercredi prochain !