Speaker #0Pendant 17 ans, l'alcool a fait partie de ma vie. Le plus difficile, ce n'était pas seulement d'arrêter. C'était de savoir vers qui me tourner. Trouver un professionnel de la santé, demander de l'aide et surtout, ne plus rester seul. Et ça, ce n'est pas toujours simple. C'est pour cette raison que j'ai créé l'application L'Ethanol, c'est pour les bagnoles. Disponible sur Apple Store et Play Store en tapant dans la barre de recherche L'Ethanol CPLB. Une application qui permet aux personnes confrontées à une addiction de trouver des professionnels de la santé, d'échanger et d'avancer pas à pas. Si vous voulez en savoir plus, toutes les informations sont dans la description de cet épisode. Et surtout, souvenez-vous, parce qu'ensemble, nous sommes toujours plus forts. Hey, salut à toi et bienvenue dans l'Ethanol c'est pour les bagnoles, le podcast qui parle d'alcoolémie, de dépendance et surtout d'humain. Je m'appelle Axel, je suis un ancien alcoolique et aujourd'hui je ne touche plus une seule goutte d'alcool. De nature très joviale, toujours dans la bonne humeur, j'ai envie de partager mon parcours ici avec toi. Mon but, c'est de casser les préjugés, de mettre en lumière cette maladie trop souvent passée sous silence. Un vrai fléau dans notre société. Parce que oui, l'alcool peut tout détruire, un couple, une vie, un avenir. Et c'est exactement ça. ce qui s'est passé pour moi. Tu es prêt ? Alors c'est parti, on en parle sans tabou ici et maintenant. Bienvenue dans ce 23e épisode qui s'intitule « Pression sociale » et l'expression ne repart jamais sur une jambe. Il y a des vendredis, tout juste après le boulot, Je m'empressais de sauter dans ma voiture avec mes affaires pour rejoindre Laura pendant le week-end. Je me fais rattraper par les collègues, qui insistent pour pouvoir boire une bière au garage. Je refusais bien évidemment, car je ne voulais pas perdre de temps, sachant que j'avais 2h30 de route. Et puis bon, rouler en ayant bu, ce n'est pas l'idéal non plus. Même si, avec juste une bière, je suis de l'intolérance. Il y a la fatigue, la longueur du trajet, voilà quoi. Ils incitent tout de même pour boire une bière, une seule. Je dis non, avec fermeté comme ça. Non, non, je dois y aller. Non, non, plus tard ou la fois d'après ou quoi. En discutant cinq minutes plus tard, il n'a pas fallu longtemps pour accepter la première bière. Et puis profiter d'un instant avec les collègues, c'est évidemment différent qu'au moment où on travaille. Évidemment, la tradition, c'est qu'on ne retourne jamais ou très rarement sur une jambe. Donc je reprends une deuxième bière et je m'empresse de la boire en vitesse. Parce que je n'avais pas le temps. Parfois, je restais bien, bien plus longtemps. Je me fais avoir. Heureusement que j'arrive à dessouler sur le trajet et me paraissais sobre en exprimant ma fatigue auprès des beaux-parents. Je finis par partir du garage. Je passe par chez moi me laver et je repars aussitôt en direction de Loire. Je roule prudemment. Une fois bien arrivé, je suis bien accueilli et heureux de la retrouver. On discute à table avec les parents, avec les beaux-parents, autour d'un bon repas. Du champagne à table, un ou deux verres de vin, me voilà comblé. Pour moi, tout se passait bien. Les discussions tournaient souvent la même chose. Ils dégobient sur leurs conditions de travail et du manque d'argent, et sur leur famille aussi. Il y a toujours des histoires de famille. Mais le dire derrière, ça, c'est différent. Finalement, je trouvais le repas interminable. Je restais poli et courtois. de devoir les écouter. Je trouvais ça normal, en fait. Car j'ai toujours vécu dans ce cercle infernal de devoir entendre les gens se plaindre de la moindre contrarialité dans leur quotidien. Après le repas, heureux de pouvoir retrouver l'intimité avec Laura. Nos discussions sont bien plus fleuries et agréables. On profitait de l'instant présent. On programme d'ailleurs tout doucement le concert de Damien Saez, qui nous a réunis d'ailleurs. On a décidé de prendre un petit hôtel pour éviter de prendre la route après le concert. Et là, un concert comme jamais ! Si tu te reconnais dans cette histoire... Sache qu'il existe aujourd'hui un outil simple pour faire le point sur ta journée. Dans l'application mobile, en tapant l'éthanol CPLB, tu peux remplir ton checking quotidien en une minute seulement. Tu notes ton humeur, tu vois ta progression, tu vois aussi tes observations. Parce que comprendre ce que l'on vit est souvent la première étape pour avancer. Et surtout, rassure-toi, l'application est conforme concernant la protection des données. C'est important. Et puis, souviens-toi, parce qu'ensemble, nous sommes toujours plus forts. Alors voilà, les vendredis, souvent, la pression monte. Celle des collègues. Celle au fond du verre. On dit non une fois, et puis on discute cinq minutes, et juste une s'invite. Sauf que juste une appelle sa sœur. Et pendant que les rires roulent, toi, tu dois vraiment rouler pour rentrer chez toi. La vérité, c'est que la tolérance n'est pas une autorisation. C'est un piège. On croit maîtriser. On croit paraître sobre. Inventer une fatigue pour excuser les yeux lourds, on croit gagner du temps. On perd du courage. La route, elle ne discute pas. Elle n'a pas d'humour. Elle n'a pas de seconde chance. La route demande des choix simples. Si tu conduis, tu ne bois pas. Si tu bois... Tu ne conduis pas. Point. C'est tout. Et puis il y a Laura. Celle qu'on aime. Les rendez-vous qu'on veut honorer. À eux, on doit la version de nous qui tient parole. Pas celle qui cède à la pression du garage. Dire non au comptoir, c'est dire oui au week-end qu'on mérite. Sans mensonge, sans excuse, sans peur. Alors ce soir, mets ta fierté dans ta... Première réponse, prépare ton nom comme une boucle avec sa ceinture. Avant que ça porte, parce qu'au fond, la liberté, ce n'est pas de pouvoir boire une bière, c'est de pouvoir rentrer entier, ça c'est clair. Tenir son premier nom, c'est protéger les prochaines fois. Et toutes les personnes qui m'entendent, N'oubliez pas, ensemble, nous sommes plus forts. Je me suis fait tellement avoir. Je dis, ah non, encore, non. Puis après, ah si, viens, allez, on va bien s'amuser et tout. Puis finalement, je rentre complètement bourré. C'est ça qui est dingue. Donc n'oubliez pas, ensemble, nous sommes plus forts. Osez dire non. La suite dans le prochain épisode qui s'intitule Les Pogos fait oublier le verre. ressent le besoin d'échanger ou de déposer quelque chose, il existe un groupe Facebook dédié. L'Ethanol, c'est pour les bagnoles, le groupe. C'est un espace bienveillant pour partager, pour échanger. Et surtout, ne pas rester seul avec tout ça. Et si tu veux suivre l'actualité du podcast, les coulisses ou les prochaines annonces, tu peux aussi retrouver le projet sur la page Facebook du même nom. Surtout, prends soin de toi et à très bientôt.