Speaker #0Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien. Nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de l'action imparfaite. Alors je sais, c'est assez rare que je fasse deux épisodes d'affilée. Hier je vous ai parlé d'arrêter tout simplement d'intellectualiser sa vie pour commencer à la vivre. Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de l'action imparfaite, à quel point parfois c'est important de se foutre la paix, de pas non plus être dans une forme de passivité, parce que quand on est passif il se passe pas grand chose, mais d'être dans ce que j'appelle l'action imparfaite. Et l'action imparfaite c'est un peu le challenge que je vis en ce moment. Moi je me suis dit chaque matin quand je me lève, Si j'ai une idée, si j'ai une envie, si j'ai besoin d'exprimer quelque chose, ou si aujourd'hui j'ai envie de faire quelque chose que j'ai pas l'habitude de faire, je le fais, je me challenge et je vois où ça m'amène. Et si je le fais aujourd'hui, c'est que naturellement je suis dans un besoin de renouvellement. C'est pas arrivé comme ça. Je suis sorti d'une période un petit peu de, je dirais, stagnation, de remise en question, de rumination. Et au bout d'un moment j'ai voulu rompre avec ça et je me suis dit, bah en fait tout simplement j'en ai marre et c'est assez. Et c'est souvent quand ça devient assez que l'on se met à faire des mouvements. Et aujourd'hui pour moi le mouvement il est très simple, c'est chaque jour je produis une action imparfaite et ce de manière transversale. Ça peut être à la fois dans ma relation de couple, ça peut être à l'extérieur, au sport, ça peut être dans une nouvelle activité, ça peut être au travail, mais je me permets de produire des actions imparfaites et je vois finalement comment le chemin se révèle à moi. Aujourd'hui j'essaie d'être un peu moins dans le contrôle, souvent on a tendance à vouloir contrôler sa vision, sa direction, et d'être dans une forme d'idéal, d'horizon un peu inatteignable, de je dois aller là et en fonction de ça je place mes objectifs. et je fais en sorte d'y arriver mais de façon, comme il y a des insécurités, comme il y a des aléas, finalement, je n'y arrive jamais vraiment comme je veux. Je pense que parfois, c'est intéressant de revenir à soi, de revenir à partir de sa spontanéité, de voir ce qui se vit à l'intérieur de soi et de voir tout simplement où on a envie d'aller ou qu'est-ce qu'on peut faire là dans l'instant T. Alors, on ne peut pas fonctionner que comme ça, mais quand on commence un petit peu à saturer, parfois, juste revenir à soi, respirer un coup et se dire là, de quoi j'ai besoin, qu'est-ce que je peux mettre en place, qu'est-ce qui me ferait du bien ou qu'est-ce que j'ai envie de tenter aujourd'hui pour me challenger. Parfois c'est la meilleure chose à faire, c'est le meilleur espace à écouter. Et donc aujourd'hui voilà, c'est plus ma dynamique de je sais pas comment on va avancer la journée, je sais que j'ai des choses à faire, je sais que j'ai des choses à manager bien sûr, mais par rapport à mon travail ou par rapport à ce que j'ai envie de produire, je me permets d'être tout simplement dans l'élan, dans le flow de voir ce qui remonte. Et aujourd'hui je vous le dis, c'est pas évident parce qu'en fait j'ai pas de créativité. C'est-à-dire que j'avance un petit peu à sec. Tout à l'heure je suis parti au sport et je me suis dit allez je vais trouver une idée et je vais pouvoir faire un super épisode de podcast qui va être bien impactant. Et en fait, j'étais focalisé une fois de plus sur l'extérieur, et le fait d'avoir un épisode de podcast qui vienne impacter quelqu'un, ou en tout cas plusieurs personnes, et finalement je rentre du sport, et il s'est rien passé, y'a pas eu d'idée, et je suis en page blanche. Et à part lâcher prise, et me dire bon bah en fait l'action imparfaite elle est pas là, bah je lâche prise, et qu'est-ce qu'il se passe ? D'un coup y'a l'idée qui vient, et je me suis dit bah on fait un épisode sur l'action imparfaite. Et tu prends ton micro, t'as rien préparé, t'y vas de manière spontanée, ça fait 3 ans que tu fais l'éveil du masculin, et pour le coup t'auras sûrement quelque chose à dire. A 36 ans, t'as une tête qui est bien faite, il y a sûrement de la matière, il y a sûrement de l'expérience à partager, donc t'y vas. Et je me suis rappelé finalement un petit peu le message de fond, aussi pourquoi je fais ce podcast, pourquoi j'ai créé l'éveil du masculin. Et à la base c'était pour faire des partages d'expérience, pour donner des pistes de réflexion au sujet des problématiques qui touchent les hommes et leurs défis personnels ou professionnels. Et donc à part revenir à cet espace et me dire bah Chris, fous-toi la paix et partage ce que t'as envie de partager, bah finalement la solution elle était toute trouvée. Et cette histoire d'action imparfaite, pour moi, ça vient résonner avec quelque chose qui est notre capacité à nous renouveler. Quand on est trop dans la tête et quand on veut trop contrôler et maîtriser le processus, on ne dévie plus de la trajectoire, mais on peut arriver dans ce fameux état suppressif. Donc finalement, ne plus faire, procrastiner, créer de l'inertie, remettre à chaque fois en question, ruminer. Et ça nous bouffe car il y a beaucoup de mouvements intérieurs, il y a de l'agitation émotionnelle, mais on sent qu'on a besoin de pondre quelque chose. Et parfois, le fait de se dire « c'est pas grave, allez, j'y vais, je fais quelque chose ou je viens dans... » L'action minimale qui va me faire bouger aujourd'hui, pour voir où ça va m'amener, bah parfois il n'y a pas dix mille solutions. Et ce que j'appelle action minimale, c'est l'action imparfaite. Ce que j'ai remarqué, c'est que quand j'étais dans un narratif où je me disais « Allez, je me fous vraiment la paix et je fais rien » , et en fait je ne pouvais pas m'empêcher de me dire que je foutais rien. Et il y avait un truc hyper invalidant ou hyper suppressif, et il y avait vraiment ce truc de « En fait, ça bout à l'intérieur de moi, je suis agité émotionnellement, il y a de la frustration, il y a des choses, Au plus il y a de tension à l'intérieur de moi, au plus je sens qu'il y a une énergie qui a besoin d'être exprimée, qu'il y a un mouvement, même imparfait, qui a besoin d'être exécuté à l'extérieur de moi. Et je vais venir confronter les notions de « il faut être plus dans l'être et moins dans le faire » . Il y a un moment où en fait, c'est le fait d'être dans le faire qui me permet aussi de savoir qui je suis et c'est le fait d'avancer dans le chemin qui me permet de savoir où j'ai envie d'aller et ce qui me fait du bien. Donc il y a ce moment où il faut arrêter aussi de se percher la gueule en se disant « il faut que je sois dans l'être et il faut que je me pose 10 000 questions, que je sache qui je suis exactement, que je vienne répondre à tous mes besoins » . Mais mes besoins, j'y réponds en avançant en fait. J'y réponds en faisant des mouvements à l'extérieur de moi. Donc à ce moment, il faut revenir à une forme de cohérence et de lucidité et comprendre que c'est deux énergies, mais c'est deux mouvements qui s'accordent ensemble. Il y a ce moment où il y a des mouvements à l'intérieur de moi, de moi, s'il ne se passe rien, il y a une tension, il y a besoin d'exprimer un mouvement à l'extérieur de moi pour rééquilibrer la balance. Si je suis que dans un mouvement à l'intérieur de moi, donc vers l'être, il y a ce moment où il ne se passe pas grand chose et je tombe dans une forme de passivité et je passe aussi un petit peu à côté de ma vie. Bien sûr, il y a des moments où on a besoin de ralentir. Bien sûr, il y a des moments quand on a un système nerveux qui est acculé, qui est dans une zone de dépassement, de crash, il y a besoin de souffler, il y a besoin de se reposer, il y a besoin d'être pris en charge, il y a besoin de prendre soin de soi. Là, je parle plutôt de... Une situation où il n'y a pas de sidération, il n'y a pas de crash, il n'y a pas non plus de dépassement, dans l'ensemble ça va bien, et rester trop dans sa tête, rester trop dans ses émotions à l'intérieur de soi et pas forcément exprimer ce qui se passe en soi, son ressenti, le verbaliser, le mettre en mouvement ou l'exprimer à travers une activité ou des interactions, et bien on se fige et justement on vient créer des états de sidération, là on ne devrait pas créer des états de sidération, tout simplement. Donc moi je suis plus dans l'idée de dire, en fait, le faire... le fait d'avancer et de faire du mouvement ça me permet de révéler l'être et de savoir ce que j'ai envie quels sont mes besoins et comment j'ai envie de les combler ou quelles sont les limites que j'ai envie de poser et à partir de l'être ça me permet bien sûr de révéler le chemin et donc de savoir ce que j'ai envie de faire en fait c'est deux notions qui vont complètement ensemble on peut pas les dissocier on peut pas être dans soit je suis dans l'être ou soit je suis dans le faire, ça fonctionne pas, y'a pas de ou c'est et c'est je suis dans l'être et dans le faire c'est un peu comme le yin et le yang, vous enlevez le yin y'a plus de yang, vous enlevez le yang, y'a plus de yin donc voilà, j'espère qu'en tout cas vous me comprendrez dans ce que je... Merci. Ce que je mets en avant ici. Je dis ça parce qu'il y a souvent ces discours, et notamment sur les réseaux sociaux, qui peuvent être très culpabilisateurs de « t'es trop dans le fer, il faut que tu reviennes dans l'être » . Non, mais en fait, c'est peut-être que toi, dans ta projection, t'es pas assez dans le fer et t'es un petit peu trop dans l'être. Donc, une fois de plus, attention à ces discours qui peuvent être moralisateurs ou culpabilisants. Et moi, j'ai pu les tenir. C'est des discours que j'ai pu tenir quand j'ai commencé, en effet, la méditation, le breastwork. Il faut revenir, en fait, à l'être pour ressentir. Oui, bien sûr, mais oui, c'est logique. Mais c'est pas pour autant qu'il faut supprimer le fer. Donc, voilà. J'ai dévié un petit peu, mais globalement je reviens à cette idée de action imparfaite. L'action imparfaite c'est aussi se foutre la paix tout en restant en mouvement. Et la nuance ça va être aussi que, bah en fait, je peux arriver à me foutre la paix tout en étant en mouvement. C'est pas parce que je me fous la paix que, logiquement, je dois pas être en mouvement. Donc j'aime bien nuancer ça parce que souvent on est un peu dans le monde du « ou » alors que je pense qu'il faut réfléchir aujourd'hui dans le monde du « et » . C'est-à-dire que je peux me foutre la paix et c'est parce que je me fous la paix que je m'autorise à faire une action imparfaite qui va... me permettre de me foutre la paix, tout simplement. Les deux choses vont ensemble, en fait. J'espère que vous comprenez un petit peu mon cheminement de pensée. En tout cas, alors bien sûr, si vous avez tout simplement envie de vous foutre la paix et de rien faire du tout, tant que c'est délibéré, que c'est assumé, tant mieux, parce que c'est quand c'est pas délibéré et assumé que ça crée des ambiguïtés et que finalement on se reproche des choses ou qu'il y a de la frustration, il y a de la culpabilité, donc c'est ça l'action imparfaite, c'est en fait se dire, bah voilà, l'action imparfaite aujourd'hui c'est de me foutre la paix. et c'est de me dire que c'est pas parfait mais à partir du moment où ça me convient c'est très bien c'est un peu le message que je vais vous faire passer donc vous voyez comme quoi en arborescence ça peut aller dans n'importe quel sens mais au final cette action imparfaite elle est là aussi pour arrêter de créer un truc hyper émotionnel autour de ce qu'on fait finalement parce que si à chaque fois je fais un truc je le lis à l'émotionnel il y a un moment c'est compliqué en fait d'avancer alors quand tout va bien quand j'ai un système nerveux qui est bien reposé quand j'ai de l'énergie quand il y a des bonnes nouvelles autour de moi pète sa mère c'est facile Mais quand c'est compliqué, que je suis face à mes insécurités, que ça va pas, que je suis à découvert bancaire ou que d'un coup ma chérie vient de me quitter, c'est pas la même chose. Donc naturellement, le petit mouvement que je vais faire, il a un coût. Donc si bien sûr j'essaie de le contrôler à la perfection alors que je suis dans un espace où je suis au plus mal de ma forme et qu'il y a de l'agitation émotionnelle, ça va être compliqué. Donc l'action imparfaite, elle nous permet de revenir à un truc très simple, très spontané mais qui nous permet de nous exprimer. et s'exprimer C'est habiter son corps, c'est habiter sa personne, c'est exprimer la vie qui est à travers soi et donc c'est vraiment quelque chose que je ne peux que vous recommander. Ça n'a même pas besoin d'être parfait, son nom l'indique bien, c'est l'action imparfaite. Et si aujourd'hui vous êtes un homme ou une femme et que vous sentez que vous êtes un petit peu trop une fois de plus dans votre tête, que ça stagne, qu'il y a de la rumination, que vous avez besoin de vous foutre la paix et que tout n'a pas besoin d'être contrôlé et qu'à partir du moment où vous arrivez à faire quelque chose qui vous fait du bien dans la journée, où vous challenge, où vous permet de découvrir de nouveaux horizons, foutez-vous la paix. venez dans cette histoire d'action imparfaite et vous allez voir à quel point le chemin va se révéler à vous honnêtement je l'ai démarré depuis deux jours l'action imparfaite donc pour l'instant le chemin il s'est pas trop révélé à moi mais je pense que ça va venir c'est en mangeant que l'appétit vient et ça j'y crois vraiment donc alors parfois ça vient pas parfois on a beau bourrer il y a rien qui rentre mais pour le coup je pense que quand on est un petit peu dans un état de vide moi c'est un peu mon état en ce moment c'est pas facile parce que j'ai pas de créativité Je me dis que ce n'est pas grave, il y a au moins une pensée qui va traverser la tête aujourd'hui, que tu peux partager, ça sera la dose minimum d'effort pour peut-être un maximum d'efficacité. Fais-le, tu vois où ça te mène et ça n'a pas besoin d'être parfait. Et si ça touche quelqu'un, si ça vous touche, si ça vous fait du bien, si ça déculpabilise, si ça vous permet de vous dire ok, à partir de demain, pour cet été, je suis dans l'action imparfaite pour moi, pour mes enfants, pour mon business ou pour ma relation de couple, grand bien vous fasse et c'est tant mieux. Et c'est peut-être toute la portée de cet épisode de podcast aujourd'hui. Prenez soin de vous, j'espère qu'en tout cas ça vous parlera. S'il y a des sujets que vous souhaitez que j'aborde prochainement, n'hésitez pas à me les proposer parce que je suis en manque d'inspiration et de créativité. Et dans tous les cas, n'hésitez pas à faire un retour directement en commentaire sur l'épisode en lui-même, peut-être à poser une question ou à me dire ce que vous en avez pensé. Vos feedbacks sont toujours les bienvenus. Je vous souhaite une très bonne journée et peut-être à demain dans une action imparfaite. A très vite.