- Speaker #0
Hello les passionnés d'industrie, alors bienvenue sur le seul média qui parle vraiment des enjeux RH de ce secteur. Et son objectif ? Vous partager des stratégies, des astuces et de l'actionnable pour redevenir l'industrie qui fait envie. Je suis Claire Tenayot, je suis hôte de ce podcast et fondatrice de Be Wanted. Et mon job ? Ben, faire rayonner votre industrie. Je vous aide à structurer votre fonction RH et bâtir votre marque employeur. Ensemble, on élabore des stratégies d'attractivité et de fidélisation des talents qui puissent accompagner la croissance de votre industrie. Mais je ne suis pas seule à ce micro. Chaque lundi, je reçois un invité, dirigeant, DRH ou expert d'une thématique RH, pour que vous repartiez avec un shot de bonne pratique et de benchmark. Allez, j'ai terminé, c'est parti pour l'épisode et bonne écoute ! Caroline, donc t'es DRH, le DRH est au cœur de tout, forcément tu prends les conflits, les peurs au sein du Codire et pas que, les crises sociales, t'es là, toujours dispo. Est-ce qu'on peut s'autoriser à faiblir quand on est DRH ?
- Speaker #1
Mais heureusement en fait qu'on peut s'autoriser à faiblir parce que ce qui est pour moi le plus important pour le DRH, c'est ce côté humain mais viscéralement humain. Donc si tu ne faiblis pas... ça veut dire que tu es dans une machine, une machinerie en tout cas, et que tu ne te réserves pas le droit d'y mettre de toi. Donc bien sûr, tu peux faiblir. Après, il y a le moment, il y a l'endroit, il y a le moment dans la situation de crise. Mais faiblis, au contraire, tu te relèveras encore plus fort.
- Speaker #0
Écoute, on va creuser tout ça parce que j'ai trop envie de tirer plein de ficelles. Mais d'abord, je vais te cuisiner. On a trois questions ici.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, qu'est-ce qui t'anime, qu'est-ce qui te révolte et qu'est-ce qui te fait peur ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui m'anime, c'est d'arriver à ce que je crois que je l'avais déjà dit dans un podcast. Oui,
- Speaker #0
parce que c'est quand même la deuxième fois qu'on se voit. Mais moi, j'aime bien.
- Speaker #1
Ce qui m'anime, c'est d'arriver à faire que chacun soit la pépite de l'entreprise. Il ne le sait pas forcément, mais comment venir gratter, comment venir l'accompagner. pour que ce soit une pépite parmi les autres pépites de l'entreprise. Ça, ça m'anime tous les jours.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te révole ?
- Speaker #1
La mauvaise foi et le manque de soutien. Tu vois, la mauvaise foi, ne pas être très couillue. Ça, ça me révole.
- Speaker #0
Ok, ça, tu as envie de foutre des beignes.
- Speaker #1
Dis donc, je n'ai pas de problème pour monter au créneau.
- Speaker #0
Ok, qu'est-ce qui te fait peur ?
- Speaker #1
Une situation que je n'arrive pas à maîtriser.
- Speaker #0
T'es dans le contrôle ?
- Speaker #1
En fait, on est dans le contrôle des situations qu'on connaît, qu'on a l'habitude ou pas d'ailleurs de gérer. Dès que la situation peut m'échapper, là on parle vraiment du côté humain, je ne parle pas forcément du côté juridique ou autre du métier. Mais quand on est vraiment dans le côté humain, c'est très difficile parce que ça, on ne sait pas à quoi s'attendre. on est potentiellement formé pour mais On ne sait jamais ce qui va se passer dans la seconde d'après. On a des êtres humains en face de nous. Et donc, là, ça peut me faire flipper.
- Speaker #0
OK. Alors, dans cet épisode avec Caroline, donc Caroline et DRH expérimentées, elle a tout vu et presque tout fait. Qu'est-ce qu'on va trouver dans cet épisode ? Eh bien, on va parler de la posture de DRH, de qui, finalement, soutient... les DRH, ceux qui sont un peu le pilier de toute l'entreprise. On va aussi parler de comment on garde la tête hors de l'eau quand on doit garder la face ou faire peut-être un peu semblant de garder la face. Mais ça, Caroline va nous le dire dans l'épisode. Et finalement, est-ce que comment on progresse aussi avec l'expérience, etc. Donc surtout, restez jusqu'au bout parce que Caroline, je la connais très bien et je peux vous dire qu'elle va nous apprendre plein, plein de trucs. Et surtout, t'es pas avare. Avare ? Je peux dire Avar ? En tout cas, tu n'es pas Avar en partage. Merci d'être là. Je te laisse te présenter, s'il te plaît.
- Speaker #1
Comme tu l'as dit, DRH, depuis un bon nombre d'années maintenant, dans le milieu de l'automobile actuellement, avec une conjoncture un petit peu difficile. C'est ce qui fait aussi la richesse de l'industrie, parce qu'il n'y a pas que les moments de gloire, il y a aussi les moments plus difficiles. Et c'est là aussi que je trouve qu'on a une vraie valeur ajoutée en tant que DRH. Aujourd'hui, DRH d'une entreprise d'à peu près 250 personnes en France. J'ai plus eu des expériences dans l'industrie, mais aussi en grande distribution, par exemple, en recherche et développement et autres.
- Speaker #0
Ok, écoute, merci pour ça. La dernière fois, on n'était pas en studio.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Hein, si on dit tout, on était chez toi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On était chez toi, c'était encore un peu artisanal, notre histoire. Limite, on aurait pu être en chaussons, mais on avait quand même enfilé les blazers. Donc aujourd'hui, je te reçois en studio et ça, c'est grâce à... Oui, ça change. Ben voilà, tout de suite, on a upgradé, on est là, on est bien, par contre, on a très chaud. Mais on est super bien. Ça ne se voit pas. Ça ne se voit pas, on va garder la face. Et donc tout ça, on le doit à mon partenaire, donc Vectoriel RH Industries. Donc merci Benjamin Devauchel de sponsoriser ces épisodes. Et en tout cas, Vectoriel RH Industries, c'est donc le cabinet de recrutement dédié aux PMI et aux grands groupes. C'est un peu le cabinet que j'aurais voulu créer pour tout dire. Pourquoi ? Parce qu'ils viennent de la prod, ils viennent des RH. En fait, ils sont absolument parfaits pour vos besoins en recrutement. Une fois qu'on a dit ça, on y va. On y va, c'est à toi de jouer. Alors, tu as la pioche ici.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
on lance la pioche. C'est parti. Maintenant, je ne fais plus rien.
- Speaker #1
D'accord. Dans ton organisation, existe-t-il un espace pour que tu sois accompagnée ? Donc, il existe, oui.
- Speaker #0
un espace je sais pas,
- Speaker #1
on sent la moitié le mais non non il n'y a pas de mais alors que je sois accompagnée que les collaborateurs soient accompagnés donc on a effectivement une bulle un peu protectrice on se fait accompagner par une psychologue du travail donc que ce soit les salariés ou même moi toi tu peux la solliciter et tu te sens à l'aise de le faire et je l'ai fait et je l'ai fait à des moments où c'était difficile. Donc, je l'ai sollicité. Donc, ça, c'est la bulle. Ça m'appartient, en fait, même si c'est le travail. Cette bulle-là, elle m'appartient. Elle peut me rassurer et tout ça. Donc, très bien. Mais l'espace aussi pour m'accompagner, moi, je l'ai eu auprès de mon DG. J'ai de la chance d'avoir un directeur formidable sur le site. On s'entend très bien. On a traversé des situations plus ou moins faciles. J'ai une très grande confiance en lui. Et donc, c'est aussi un petit peu ma bulle, mon soutien, mon accompagnement. Et dans mon organisation, il y a aussi mon équipe. Et ça, c'est super important. Pas pour que je vienne et que je déverse tout ce qui ne va pas. Mais en tout cas, eux, par leur travail, parce qu'ils... font tous les jours pour cette organisation, ils viennent ancrer aussi ma base RH. Et ça vient m'aider dans cet accompagnement-là que je peux avoir de temps en temps.
- Speaker #0
Et soulager aussi, j'imagine, ta charge mentale, les sujets que tu portes, etc.
- Speaker #1
Exactement, parce que j'ai de la chance, c'est une équipe aussi très professionnelle. On n'a pas tous une équipe de haut niveau. J'ai cette chance-là. Et donc, en fait, il y a énormément de sujets ou de situations mais qu'ils gèrent en direct. Et donc, moi, je me focalise plus sur d'autres sujets qui vont être plus stratégiques, des sujets plus de transformation, des problématiques vraiment, des fois, aigües.
- Speaker #0
Tu ne fais plus beaucoup d'opérationnel aujourd'hui ? Après, tout dépend de ce qu'on appelle opérationnel.
- Speaker #1
Terrain, j'en ai fait beaucoup l'année dernière. Cette année, ça prend une tournure qui est un petit peu différente. Le contexte est différent de toute façon, parce que l'organisation a changé, c'est modelé. Voilà, on a malheureusement dû faire un PSE sur la partie de l'usine. Donc, c'est un peu différent aujourd'hui. Je fais encore de l'opérationnel, mais plutôt de l'opérationnel, comme on dirait, en soutien de développement et en stratégie. Donc,
- Speaker #0
sur des sujets plutôt de développement RH ?
- Speaker #1
Plus que de transformation, cette année en tout cas.
- Speaker #0
Ok, ok. Eh bien, écoute, tu as la main. Donc, quand tu sembles avoir répondu à la question, si je ne te tire pas les fils du nez, tu peux changer.
- Speaker #1
Je crois que c'est les poils du nez ou les fils tout courts.
- Speaker #0
Ah oui, j'ai fait un mélange d'expressions. J'ai dit quoi ?
- Speaker #1
Les fils du nez, mais il n'y a pas de souci. Les ficelles. Permets-toi. Ou les ficelles.
- Speaker #0
Je suis vraiment terrible. Je fais toujours ça. Tu me connais.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On ne sera pas surpris.
- Speaker #1
Question numéro 4. Avec qui tu décomprises vraiment, pas en mode professionnel.
- Speaker #0
Ouais. Tu vois, ou à quelqu'un à qui tu peux... Tu vois, t'as une journée difficile ou t'as eu un... Enfin, est-ce que t'as quelqu'un à qui tu peux vraiment livrer qu'est-ce qui est dur, qu'est-ce que... Et est-ce que d'ailleurs t'es à l'aise de le faire ?
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
ouais,
- Speaker #1
ouais. Il y a plusieurs personnes. Mon conjoint.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
parce que ça, c'est forcément un pilier, même s'il ne comprend pas toujours tout ce qui est normal, parce qu'il n'est pas RH, donc c'est une dimension peut-être un peu éloignée, mais au moins, je peux tout dire. Une de mes meilleures amies qui est des RH, pas du tout dans l'industrie. On a des thématiques complètement différentes. Par contre, elle comprend les enjeux. Elle comprend peut-être la hauteur des difficultés parfois qu'on peut rencontrer. Et donc ça, oui, ça me fait beaucoup de bien.
- Speaker #0
Donc tu penses que bien s'entourer, d'avoir des pairs en tout cas qui peuvent traverser les mêmes situations te semble important.
- Speaker #1
Oui, ou des situations différentes, mais en tout cas qui peuvent comprendre vraiment ce qu'on peut vivre.
- Speaker #0
Du coup, elle ne va pas te juger dans ta posture, dans ton rôle de DRH. Non,
- Speaker #1
jamais, jamais.
- Speaker #0
Très sûr.
- Speaker #1
Après... Très sincèrement, si on vient à se juger les uns des autres ou les unes des autres, je pense que je n'apprécierais pas.
- Speaker #0
Ce ne serait peut-être pas à ta côté. Ce ne serait peut-être pas à ma côté. Il y a des chances.
- Speaker #1
On est là pour s'encourager, pour se relever, pour se juger. Après, on peut se juger dans les habitudes. On est d'accord. Et puis, pour décompresser au-delà des personnes, tu as aussi l'équilibre de vie. Est-ce que tu mets dans ta vie les priorités que tu vois ? Et ça, c'est important.
- Speaker #0
Ok, ok. Je note, je note. Allez, allez.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
c'est marrant, j'aime bien vous laisser l'avance, que du coup, c'est toi qui donne le rythme. Ouais,
- Speaker #1
j'aime bien aussi. Après toutes ces années, quel est le projet RH ou la situation qui t'a le plus ébranlée ? Je pense que c'est l'année dernière. Je ne sais pas si c'est ébranlé le terme, donc avec ce plan social. C'est... Éprouvé ? Oui, éprouver, éprouver. Ça fait partie de mon job, donc j'ai dû le faire, bien sûr. Enfin, je pouvais partir ou quoi que ce soit, mais relever le défi. Et je me suis posé beaucoup de questions avant d'accepter d'y aller. Vraiment, est-ce que je serai à la hauteur ? Est-ce que j'arriverai à tenir ? Est-ce que ça ne sera pas trop à l'opposé des valeurs que je me donne dans mon rôle de DRH ? Et en fait, j'ai eu une discussion un matin sur la route, il devait être 7h30 du mat, j'ai au téléphone une ancienne collaboratrice, une personne de mon équipe dans un poste précédent, Héloïse, et qui m'a dit « et si tu voyais les choses autrement, et si tu disais qu'ils ont peut-être de la chance de tomber sur toi pour vivre ce PSE et pas sur quelqu'un d'autre ? » parce que le projet, le process, il va se dérouler. C'est là. Donc, qui le fait ? Est-ce que c'est moi qui les accompagne ? Est-ce qu'on trouve quelqu'un d'autre ? Et peut-être qu'avec mes valeurs à moi, qui sont vraiment liées à ma personnalité, est-ce que je vais pouvoir y arriver ? Peut-être que oui. Peut-être que là, je suis forte et je crois assez en mes qualités humaines pour les accompagner. Donc, ça m'a beaucoup ébranlé, mais quelque part, je le faisais vraiment en connaissance de cause et en ayant confiance en moi.
- Speaker #0
Donc, en fait, Héloïse, elle a semé la petite graine de te dire, en fait, tu es capable de le faire, de le porter avec justesse et de la manière la plus cohérente par rapport à tes valeurs, ta vision, etc. Et ça, tu ne te l'étais pas dit toute seule.
- Speaker #1
Je ne voyais que la face négative de ce type d'activité. Enfin, négatives.
- Speaker #0
D'un rôle que tu n'avais pas envie de porter.
- Speaker #1
Voilà, c'est plutôt ça. C'est exactement ça. Parce que ce n'est pas la phase négative. C'est-à-dire que ce sont des jobs qu'on doit faire. Ça fait partie de nos activités. L'activité RH, ce n'est pas toujours de drôle, sympa ou quoi que ce soit. Il y a aussi des projets comme ça, qui sont en plus hyper intéressants. Qui sont, pour moi, porteurs de nouvelles... compétences, qui accompagnent la transformation de l'entreprise et soutenir une stratégie qu'on a décidé ou qui nous est donnée, mais accompagner le changement et autres. Oui,
- Speaker #0
parce qu'intellectuellement, pour le coup, c'est des sujets que je connais pas mal. Intellectuellement, ça peut être nourrissant. Tu vois, moi, pour avoir travaillé plusieurs années dans cette expertise-là précise, J'ai vu la limite aussi à un moment. Tu vois ? Où j'ai trouvé ça intellectuellement très nourrissant. J'ai appris plein de trucs. J'ai beaucoup grandi, etc. Et il y a plein de choses derrière que je n'aurais pas été capable de faire avant d'avoir connu les transitions. Et à un moment, tu vois, au bout de quelques années, j'ai dit, bon, il faut que je... il faut que je passe à autre chose. Mais par contre, c'est clair qu'intellectuellement, c'est très nourrissant. Oui, exactement. C'est dur de garder cet alignement de est-ce que c'est dans mes... Est-ce que c'est aligné ? À quel degré ? Tu vois, jusqu'où je vais, c'est pas facile. Et encore moins, moi, j'étais pas de DRH dans ces rôles-là, tu le sais.
- Speaker #1
Mais ce qui était challengeant, c'était justement de continuer à apprendre. Ça, c'est intéressant intellectuellement, comme tu le dis. et de le faire avec mes propres valeurs. Et du moment qu'en fait, on me laissait cette possibilité...
- Speaker #0
Faire des arbitrages.
- Speaker #1
Ouais, si le groupe me laissait mener ce projet avec ce que j'ai à l'intérieur...
- Speaker #0
Ça veut dire que tu l'as verrouillé, j'imagine, avec le groupe avant.
- Speaker #1
Je pense que je l'ai surtout verrouillé avec mon DG. La façon dont on a travaillé ensemble, il me connaît bien. Et donc, je pouvais dérouler comme je le souhaitais vraiment. On reprend une autre question.
- Speaker #0
Allez, vas-y.
- Speaker #1
Le DRH est souvent le dernier à demander de l'aide dans une organisation. Pourquoi, selon toi ?
- Speaker #0
De manière générale, pour le coup, pas forcément toi.
- Speaker #1
Quand on s'occupe des autres beaucoup, finalement, on n'ose pas forcément demander de l'aide. On ne pense pas forcément à se mettre en priorité. Si on va bien, l'organisation devrait aller à peu près bien parce qu'on aura en tout cas la force, la puissance de gérer. Donc, on ne s'autorise pas forcément. On en parlait tout à l'heure avant l'enregistrement. On est aussi fusible entre la direction et les salariés. Donc, on ne s'autorise pas forcément à demander de l'aide parce qu'on est d'un côté, on est de l'autre. On est entre les deux. Là, on est surfeur du milieu. Donc, on ne s'autorise pas forcément à le faire. Alors, c'est dommage. Je trouve que c'est très dommage parce que, justement, ça peut éviter que certains mettent le pied un peu trop loin. Et ce qui est dommage presque, c'est que notre management, alors quand je dis management, c'est même les autres membres du Codire, notre directeur ou autre, même si elle peut être très courte, mais n'est pas proactif là-dessus. C'est comment finalement venir mettre une prévention, un accompagnement, je dirais, primaire avant tout événement.
- Speaker #0
Oui, je comprends.
- Speaker #1
Ça, c'est à nous de le construire. Dans l'exemple que j'ai donné tout à l'heure de ce qui s'est passé l'année dernière dans mon entreprise, en tout cas, j'ai construit ce qui sera la protection et donc la prévention de mes salariés. Et finalement, il faudrait que la ligne managériale le fasse aussi pour nous. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. Et pour tous les clients. Ça, c'est un maillon qui peut manquer. Alors, elle doit être dans une des cartes, mais j'ai envie de te la poser maintenant. J'ai bossé avec toi... plusieurs reprises, du coup, vraiment à tes côtés, surtout une grosse fois. Et il y a un truc qui m'a toujours un peu bluffée chez toi et je ne sais pas comment tu fais, c'est qu'à la fois, tu arrives à être vachement toi-même, je trouve. Quand moi, je te vois en dehors, en off et tout, et quand je te vois au travail dans ton rôle de DRH, et on s'est vu dans des situations du quotidien de DRH, dans des séances, etc., je te trouve toi-même. et à l'inverse c'est paradoxal parce qu'à l'inverse des fois j'ai l'impression que tu arrives vachement à prendre de la hauteur j'ai comme l'impression que tu as trouvé le juste équilibre oui je n'ai pas de question oui tu n'as pas de question je rebondis je te remercie c'est un beau compliment en tout cas je le prends comme ça oui mais tu vois je me rappelle de plein de cas de figure tu sais en réunion tu vas faire une petite blague évidemment dosée tu vois mais Je trouve que tu fais très authentique, y compris dans des situations qui peuvent être touchées.
- Speaker #1
Alors, dans la même phrase, tu as dit deux mots qui sont vraiment la définition de la manière dont je pense que je vis ma vie, qu'elle soit professionnelle ou personnelle. Tu as parlé d'authenticité et le fait d'oser. Et en fait, ce sont deux mots, et je le dis souvent aux salariés d'ailleurs, c'est je pense que du moment que tu restes authentique, ce n'est pas la peine de jouer un rôle. Je ne viens pas avec une armure. Oui, tu as besoin de prendre de la hauteur et des fois d'être un peu plus en...
- Speaker #0
Tu as besoin de te blinder quand même. Oui,
- Speaker #1
tu as besoin. Mais du moment que tu restes authentique dans ce que tu es foncièrement, donc tu vas le dire différemment, tu vas l'imposer différemment, tu vas essayer d'impacter ou d'influencer différemment. Mais tu restes authentique et il ne faut pas hésiter d'oser dans la vie pour quoi que ce soit. Donc oui, t'oses te prendre des murs, t'oses te prendre des réflexions en CSA, t'oses leur dire des choses. Oui. Après, tu le fais avec respect et tout ça. Et donc, avec aussi le côté authentique, c'est toi qui parles. Je n'aime pas prendre... Après, c'est ma façon de fonctionner. Je n'aime pas jouer un rôle...
- Speaker #0
C'est-à-dire que tu prépares tout.
- Speaker #1
Je prépare tout.
- Speaker #0
C'est ça qui m'a vachement... Vraiment, je t'ai vue. C'est-à-dire que t'arrives en CSA, etc. On peut croire que... Tu vois, presque de l'extérieur, on peut croire que t'es arrivée comme ça, nature. Et en fait, t'ayant vu bosser avant, t'arrives... Non, tu sais.
- Speaker #1
Tu es toi-même,
- Speaker #0
mais en même temps, tu maîtrises. Tu sais où tu veux aller. Tu sais comment tu veux, par exemple, mener ta négociation. Après, on ne maîtrise pas tout, évidemment. Ça reste des négociations. Mais tu sais comment tu veux mener ta barque. Je pense que tu vas même plus loin, à mon avis. J'ai l'impression. Tu anticipes les objections, les risques, les trucs, etc. Et ça ne se voit pas, quoi.
- Speaker #1
C'est mon métier, je crois. Je crois qu'en fait, c'est mon métier. Si tu veux, je ne veux pas usurper ce rôle-là. Je ne veux pas avoir ce job pour en avoir l'étiquette, ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est ce qui va me nourrir, ce que je peux apporter. Donc forcément, les sujets, ils sont bossés, ils sont maîtrisés le mieux possible. Il y a des zones d'inconfort, mais en tout cas, maîtrisés le mieux possible. Oui, je suis une gestionnaire de risque, effectivement, parce que la moindre petite chose peut t'amener à des risques importants. Tu les anticipes, tu les bosses à fond en amont, toi. Forcément. Et puis, oui, j'essaie de parer à tout changement d'idée, d'organisation, quoi que ce soit. Parce que j'avais un patron qui disait, on n'est pas dans un musée. Donc, effectivement, on n'est pas dans un musée. La vie, elle n'est pas lisse. Donc, il faut aussi savoir rebondir. Un super jeu de jambes. Oui, oui, oui. Tout à fait. Merci pour ce compliment.
- Speaker #0
Écoute, ça me fait plaisir. Eh bien, vas-y, je t'invite à...
- Speaker #1
Enfin, si je l'ai fait tous.
- Speaker #0
Non, je ne sais pas comment on est en timing. Je n'ai pas regardé. 13h, d'importe quoi. Je regarde sur ta montre. Allez,
- Speaker #1
vas-y. Celui-là est intéressant. T'as déjà craqué, pas devant les autres, mais après, comment tu gères ce troupeau ?
- Speaker #0
Ou devant les autres, peut-être. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Je ne craque pas très facilement. C'est un trait de ma personnalité. Je vais vous donner par contre une petite anecdote. Grève. Grève sur le site. les panneaux, les machins, les trucs. Donc, on est un peu malmené. C'est normal, c'est partie du job, c'est le rôle. C'est presque le jeu. C'est normal, je trouve. Et puis là, il y a un panneau avec quelque chose de pas sympa sur moi.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Et là, c'est moi qui touche. C'est pas la RH.
- Speaker #0
C'est pas ta fonction, c'était toi. Ouais.
- Speaker #1
Un moment très difficile.
- Speaker #0
Genre un truc physique ? Peu importe. Non,
- Speaker #1
c'était RH menteuse.
- Speaker #0
Ah ouais, d'accord.
- Speaker #1
C'est peut-être pas énorme, sauf que...
- Speaker #0
Oui, mais là, tu t'es sentie... C'était pas ta posture de RH. Et je n'avais pas menti.
- Speaker #1
Et tu vois, et donc là, il touchait presque à la personne. À ton âme qui était grittée, en fait. Exactement. C'est ce que j'allais te dire. C'est que là-dessus, c'est des valeurs qui sont importantes pour moi. C'était faux. Ça venait toucher effectivement à des traits de personnalité qui ne me correspondent pas. Et alors, c'était une situation très tendue et tout ça. Et donc, j'ai craqué. Je pense que ça a duré une larme et demie, à peine.
- Speaker #0
Peut-être que personne ne l'a vu d'ailleurs.
- Speaker #1
Que personne ne l'a vu. Et waouh, mais c'est chaud. Sur le coup,
- Speaker #0
tu te l'es pris en pleine face.
- Speaker #1
Oui, un petit peu. Et mon directeur a fait le nécessaire. Le panneau a été enlevé. Et voilà, c'est retourné. Je ne sais plus. Mais en tout cas, là, ça me touchait moi. Et pas la DRH.
- Speaker #0
Oui. Ouais, c'est ça pour toi, c'est la limite à ne pas franchir. C'est OK, il y a le rôle, il y a la posture, mais ça, tu apprends à faire avec, je pense, dans nos rôles de RH. Mais effectivement, il y a une personne derrière quand même.
- Speaker #1
Exactement. Et du moment que ça touche, là, c'est plus dur. J'entends. Mais bon, ça n'a jamais été trop méchant.
- Speaker #0
OK, écoute, je te propose que vu que l'heure tourne, on va choisir les dernières questions. Après tout, on est entre nous, on a le droit de choisir, non ? donc ça on zappe ça on zappe ah alors oui parce qu'on l'a dit t'as quand même de l'expérience c'est pas ton premier rôle t'as vécu pas mal de vies différentes aujourd'hui c'est vrai des contacts différents etc et donc aujourd'hui tu as une RH qui vit un peu sa première détresse dans son rôle tu lui dirais quoi ? Tu vois, peut-être un truc que toi, tu aurais aimé qu'on te dise, un truc qu'on n'apprend pas déjà à l'école, parce qu'on ne s'attend pas forcément à ça non plus.
- Speaker #1
Déjà, de se recentrer, de se concentrer sur soi, c'est très important. C'est s'écouter, c'est faire attention. Si jamais, justement, tu flanches, tu tombes ou quoi que ce soit, c'est vraiment se recentrer sur soi. En fait, il faut se rassurer le plus possible. Et la deuxième chose, c'est qu'il n'y a pas d'échec. Il n'y a pas d'échec. on apprend beaucoup sur le tas, on apprend beaucoup par des moments difficiles, on se relève alors je ne sais pas si c'est encore plus fort mais en tout cas on se relève en sachant que ça peut arriver, que ça se passe comme ça ceci cela, donc ouais je lui dirais au contraire c'est pas un échec c'est un comment dirais-je Même pas une erreur, c'est une information à prendre en considération pour rebondir plus haut, plus fort.
- Speaker #0
Tu vois, et pareil, de la même manière, je t'ai trouvé... En fait, c'est fou comme tu peux être à la fois extrêmement douce et à la fois d'une fermeté, genre on sent que là, il n'y a pas moyen de négocier. Tu vois ? Vraiment, je trouve que tu as cette... Et c'est très clair. Enfin, je pense que... Mais ça doit être bossé. C'est-à-dire que j'imagine que c'est un peu bossé. Mais tu sens, OK, là, il n'y a pas moyen de négo. On ne va pas sur ce sujet avec Caroline.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu vois ?
- Speaker #1
Après, quand on me connaît et qu'on travaille avec moi, effectivement, je pense qu'ils savent là où ils peuvent aller, là où ils ne peuvent pas aller. Et quand je ferme la porte, je ferme la porte.
- Speaker #0
C'est assez clair. Clairement, c'est très clair. Est-ce que tu penses qu'on peut être soi-même en étant DRH ?
- Speaker #1
Je le recommande.
- Speaker #0
Ouais ?
- Speaker #1
C'est hyper dur, tu te rends compte ? Sinon, de jouer un rôle 8, 10, 12 heures par jour, c'est dur à maintenir sur la durée. Et le jour où ça ne va pas bien, et le jour où tu n'as pas dormi, comment tu fais pour garder ce rôle, ce costume ? Alors si le costume, on revêt un peu le costume, mais comment on peut faire pour ne pas être soi-même ? C'est ce qui est le plus dur souvent dans la posture RH, c'est que finalement... Les autres te voient avec ce costume de DRH. Mais en fait, moi, je suis aussi Caroline. Et j'apprécie qu'on me dise, viens boire un café. Tu viens au barbecue de l'équipe. Oui, j'aime bien, en fait, parce que je ne suis pas que DRH. Donc, il n'y a pas un rôle à jouer, non, en restant un peu naturelle.
- Speaker #0
Tu vois, moi, quand j'ai commencé, c'est ce que je me disais. Vraiment. je me disais que je pouvais pas être moi même ce qui était pas entièrement faux mais il valait mieux je pense qu'il valait mieux et d'ailleurs c'est peut-être en partie pour ça que j'ai changé de boulot tous les deux ans ça
- Speaker #1
s'explique peut-être cela mais ok ça veut dire aussi qu'il faut se blinder en fait Claire je pense tu vois c'est un truc où t'es méga balèze C'est peut-être l'expérience, effectivement, ou les situations difficiles. Mais je pense qu'on peut être soi-même du moment qu'on sait quelles sont nos limites et qu'on est quand même assez blindé à accepter des situations difficiles. On est amené, en tant que DRH, à licencier certaines personnes, à dire des choses qui ne font pas forcément plaisir ou qui sont même extrêmement violentes pour des personnes. Le ressenti de chacun, tu vois, je ne m'engage pas là-dessus. mais donc en fait... si tu ne te blindes pas, mais que tu ne le fais pas avec du tien, en fait, avec ce qui est toi, comment c'est reçu en face ? Je n'aimerais pas. qu'on me fasse ça, tu vois, porte-froide et tout ça. Après,
- Speaker #0
c'est le rôle de l'empathie, etc., tu vois.
- Speaker #1
Mais j'entends tellement de personnes qui me disent « Moi, mon RH, il est comme ci, il est comme ça, il ne m'écoute pas, il s'en fout, etc. »
- Speaker #0
C'est en des carcans, quoi.
- Speaker #1
Mais exactement, des espèces de stéréotypes du DRH ancien gestionnaire de personnel. Alors là, c'est vraiment grossier, mais en fait, on le fait parce qu'on aime les gens, quoi. Alors effectivement, en tant que DRH, plus amené à mener des sujets difficiles qu'avant où j'étais peut-être plus sur des sujets sympas, l'événement, tout ça.
- Speaker #0
Tu peux pas toujours être que sur du dev RH ou des sujets sur lesquels t'as envie d'aller. C'est sûr.
- Speaker #1
Oui, oui. Donc, il faut aller aussi sur les autres. Mais tu vois,
- Speaker #0
je pense que ça s'apprend. Et je pense que Typiquement, moi, je n'étais pas armée plus jeune, en fait. Mais parce que tu me connais, parce que j'en fais toujours des caisses.
- Speaker #1
Je pense que la vie t'a armée sur certaines choses et que tu as fait face quand même à des situations de travail entre autres difficiles. Bien sûr,
- Speaker #0
et où il faut assurer. Et après, tu apprends à te connaître et te dire, bon, ok, ça, je sais que dorénavant, je peux le gérer de cette manière-là. Et en fait, tu n'arrives pas sur le marché du travail. à 21, 22, 23 ans en ayant ça forcément dîné et effectivement des fois ça t'apprend un peu dans la douleur c'est l'expérience finalement et c'est sûr il y a plein de sujets j'aurais été incapable d'avoir cette distance quand j'ai commencé mais je pense comme tout le monde ça s'apprend petit à petit c'est
- Speaker #1
Le fait de changer, comme tu disais, tu changeais sous les deux ans. C'est intéressant, ça te met dans des situations qui sont très difficiles. Ça veut dire aussi, franchement, se questionner, se remettre en question à chaque poste, réapprendre et autres. L'expérience, c'est ça aussi. Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Non, je ne crois pas. Je crois que c'est plus un problème quand tu es salariée, très clairement. Mais on n'est pas là pour parler de moi. Je te vois bien déviée là, je te vois déviée Caroline. Allez, on s'en fout ou pas ? Non, on s'en fout ou pas ?
- Speaker #1
On s'en fout ou pas ?
- Speaker #0
Donc tu peux prendre tes petits drapeaux à côté de toi. Alors, le DRH doit absolument être au codire, on s'en fout ou pas ?
- Speaker #1
Mais on s'en fout pas du tout. Par contre, si on s'en fout pas, si c'est important c'est vert. Oui pardon, je t'ai pas brisé. On ne s'en fout pas. Non, c'est le DRH. Il y a un espèce de trinôme, alors binôme, je dirais, DGDRH. Je trouve que c'est extrêmement important. Je dirais presque trinôme avec toute la fonction finance controlling. C'est important parce que RH, OK, on gère l'humain, le côté social, gestion des risques. On n'est pas dans une association. On est quand même là pour la performance de l'entreprise, sa stratégie. à moyen long terme, le business. C'est normal la transformation, les sujets d'avenir et tout ça. Donc, on ne s'en fout pas. C'est extrêmement important parce qu'on est aussi un moyen de venir mettre en musique les décisions qui sont prises. C'est un moyen de remonter de l'information sur ce qui pourrait être aussi des points de blocage ou des goulots d'étranglement. Donc, c'est essentiel.
- Speaker #0
Et alors, justement, tu me tends la perche, tu me parles de finances, etc. être sensible et formé vraiment au sujet finance. Tu vois, toi, rapidement, par exemple, tu m'as parlé d'Ebitda, etc. Pour toi, on s'en fout, on s'en fout pas. Est-ce que tous les RH, tous les DRH devraient être formés à ce sujet-là ?
- Speaker #1
Alors, on s'en fout pas non plus. Il nous faut au moins la finance pour les nuls ou un truc comme ça. Premier niveau. On ne sait pas si ça existe, mais tu l'as lu ou pas ? Non. Non, j'avais suivi la finance pour les non financiers, je crois. En fait, on doit quand même savoir de quoi on parle et pourquoi. Il faut savoir quel est l'impact de la masse salariale sur l'entreprise. Quels sont les leviers, justement, pour quand même, sans abaisser fortement la masse salariale, parce qu'on sait tout ce que ça veut dire, pouvoir créer plus de valeur dans l'entreprise. C'est pouvoir proposer, en fait. Si tu as ta place au Codire et que pour moi, elle est tout aussi importante que plein d'autres fonctions, mais là, on parle de la finance, c'est parce que tu sais aussi challenger la finance, proposer d'autres solutions, anticiper des changements, des transformations et autres. Donc, il faut, mon point de vue, autant se former à un minima de connaissances financières, puis surtout avoir ses idées, ses réflexions. donc plus large que ma sphère RH. Mais il faut aussi arriver à acculturer et à vulgariser la fonction RH auprès, entre autres, de la finance. Important.
- Speaker #0
Ouais. Non mais tu prêches une convaincue. Ok. Un DRH qui dit je ne sais pas, on s'en fout, on s'en fout pas.
- Speaker #1
Enfin, on s'en fout. Heureusement qu'il ne sait pas.
- Speaker #0
Mais ce n'est pas toujours ce que j'entends. T'as l'air surprise de ma question.
- Speaker #1
Mais oui, parce qu'on ne peut pas tout savoir. Et c'est surtout, si on avance quelque chose qu'on ne maîtrise pas, qu'on ne sait pas bien, ça, ça serait pire. Donc, on ne sait pas, mais on sait. Alors, il faut savoir où chercher la bonne information. Ça, c'est assez clé. Si on ne sait pas quel risque il y a derrière. Et surtout, on s'empresse. Donc, comme je disais, de trouver la bonne information pour le savoir et surtout de retenir ce qui a été dit parce qu'on le saura pour la prochaine fois. Mais c'est bien de ne pas savoir. Ça veut dire qu'il y a encore plein de choses à faire, mais il faut le dire. Il faut le reconnaître. Des fois, tu as le petit jeu de jambes. Il faut que je creuse avant de te répondre parce que je pense que je n'ai pas toutes les informations. Et donc là, tu joues un peu le...
- Speaker #0
Oui, mais toi, tu es à l'aise en tout cas avec ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Encore. Et alors, j'ai une dernière question, pas forcément de l'ordre de on s'en fout, on s'en fout pas, mais comment tu... Est-ce que tu pourrais occuper un poste de DRH où on te demande d'appliquer une stratégie sur laquelle t'es pas en ligne ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Non, tu pourrais plus aujourd'hui. Est-ce que peut-être plus jeune, tu l'aurais fait ? Est-ce que tu penses que ça a changé ?
- Speaker #1
Ouais, je l'aurais fait dans la douleur. Je l'aurais fait parce que j'avais pas forcément assez confiance pour dire si c'est comme ça.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Excusez-moi, mais on va s'arrêter là. Donc, je ne le ferai plus aujourd'hui. Par contre, aujourd'hui, la différence, c'est que j'ai vraiment besoin de savoir pourquoi, comment et tout ça. Quand je parlais du sujet plan social l'année dernière, il a fallu d'abord que je comprenne pourquoi on en est arrivé là. En fait, quel est le sens ? Ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec eux. Je veux comprendre quelle a été, dans ces cas-là, vraiment toute la réflexion qui a amené à... La direction derrière. Exactement.
- Speaker #0
Les tenants et les aboutissants de leur choix. Et de voir, toi, tu avais besoin de jauger, en fait, est-ce que ça résonne chez moi ? Est-ce que je comprends désormais ces arbitrages ? Est-ce que je suis en ligne avec ?
- Speaker #1
Oui, c'est plus les comprendre en ligne ou pas. C'est vraiment plus les comprendre. Ah oui,
- Speaker #0
parce que ton choix derrière, ça a été plus de dire est-ce que je suis la mieux placée pour accompagner les salariés ? Pour le faire, effectivement.
- Speaker #1
Mais j'avais besoin de comprendre pourquoi on en arrivait là. J'avais vraiment... Voilà, il faut que je comprenne. Comment la décision a été prise ? Je me suis parfois, par contre, opposée à certains projets parce que je ne... Alors, je comprenais où ils voulaient en venir, je n'étais pas d'accord avec, et surtout, on n'avait pas challengé d'autres possibilités, d'autres issues, en fait. Ah oui. Et ça, ça m'exaspère. Et ça, ça se frustrait, quoi. Ouais, énormément.
- Speaker #0
Tu te disais, mais on ne peut pas être dans la bonne direction si vous n'avez pas pesé toutes les options qu'il y avait.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Et je pense qu'il faut d'abord bien préparer ces différents projets, ces différents sujets. Voilà, voir quel est le niveau de risque, aussi le bénéfice potentiel de prendre une autre direction. Et après, vraiment, là, on prend une décision et on y va. Et moi, du moment que je ne vois pas qu'on est passé par des réflexions comme ça, ça me chagrine.
- Speaker #0
Ça te semblait raccourci. Oui.
- Speaker #1
Une finalité qui, en plus, n'est pas toujours celle qu'on voudrait. OK.
- Speaker #0
Caroline, merci comme d'habitude c'était chouette de t'avoir merci de m'avoir reçu sur ton beau canapé blanc cette fois c'est pas le mien du coup il ressemble fortement au mien tu as l'oeil du coup c'est pour ça quand le studio m'a demandé tu veux quoi ? un canapé blanc évidemment c'est quasiment le même que le mien donc on comprend ce qui est très très ambitieux d'avoir un canapé blanc un pantalon exactement merci pour tout.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Et puis à bientôt. Bye. Encore merci de nous avoir écoutés. Il est temps de se retrouver lundi avec un nouvel invité. C'était Claire Tenayau, fondatrice de Bimantide, et vous venez d'écouter un épisode de l'industrie qui fait envie. Bon, pour être certain de ne rien manquer, pensez à vous abonner. que ce soit sur Spotify, Deezer ou Apple Podcasts. Surtout, pensez à laisser un avis 5 étoiles pour lui donner de la visibilité. Allez, à bientôt sur l'industrie qui fait envie !