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L'info de la mobilité internationale
proposé par Français dans le monde, le média de la mobilité internationale
www.fdlm.fr
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800 episodes


On la disait désengagée, trop occupée à scroller pour s’indigner. Et pourtant, la génération Z est en train d’écrire, à sa manière, la première révolution mondiale du XXIᵉ siècle. Pas une révolution idéologique, pas de grandes banderoles rouges, ni de leaders charismatiques. Mais une vague diffuse, connectée, qui part d’un fil Telegram, d’un hashtag ou d'un post. À Madagascar, tout a commencé par des pénuries d’électricité. Et en quelques jours, la colère s’est transformée en grève générale, en appels à la rue, jusqu’à la fuite du président Andry Rajoelina. Au Maroc, même scénario : une jeunesse épuisée par le chômage et les inégalités, rassemblée sous la bannière du mouvement Gen Z 212. Au Népal, c’est le mot-clé #NepoKids qui a mis le feu aux poudres. Partout, les mêmes ressorts : la précarité, la corruption, l’injustice sociale. Mais ce qui frappe, c’est la manière d’agir. Cette génération ne croit plus aux structures verticales, ni aux partis politiques. Elle s’organise horizontalement, sans chef, avec ce que l’anthropologue Élisabeth Soulié appelle des « co-autorités » : des figures temporaires, légitimes non pas par leur statut, mais par la confiance qu’elles inspirent. C’est une génération du lien plus que du pouvoir, du « nous » plus que du « je ». Et son langage est universel : un drapeau inspiré de One Piece, un émoji, une vidéo virale. Une esthétique qui traverse les frontières de Katmandou à Rabat, de Manille à Antananarivo. La culture numérique n’est plus un loisir : c’est un outil de résistance et d’appartenance. Surtout, la Gen Z ne se bat plus pour des idéaux abstraits. Elle se bat pour des changements palpables : de l’eau, de la lumière, de la justice, du respect. Ce ne sont pas les « grands récits », mais une multitude de petites luttes concrètes, locales, quotidiennes. C’est ce qu’Élisabeth Soulié appelle « penser globalement, agir localement ». Et si cette génération nous semble insaisissable, c’est peut-être parce qu’elle invente une autre façon de faire de la politique : plus immédiate, plus sensible, et surtout plus collective. Elle ne veut pas seulement changer les gouvernements. Elle veut changer la manière d’habiter le monde et redistribuer le pouvoir. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 14, 2025


De plus en plus d’Américains font aujourd’hui leurs valises pour aller vivre ailleurs. Fini les gratte-ciels et les autoroutes bondées : direction l’Albanie, la Roumanie ou encore Majorque. Selon l’Association of Americans Resident Overseas, plus de 5,5 millions de citoyens américains vivent à l’étranger. Et ce chiffre ne cesse de grimper : rien qu’au premier trimestre 2025, les départs ont plus que doublé par rapport à l’an dernier. Les raisons sont connues, mais de plus en plus pressantes : le coût de la vie devient insoutenable, les loyers explosent, et l’assurance santé grève les budgets. À cela s’ajoute un climat politique tendu, une polarisation qui lasse. Beaucoup cherchent une vie plus simple, plus paisible, loin du stress permanent. Kelly McCoy, 45 ans, a quitté Buffalo, dans l’État de New York, pour s’installer en Albanie, puis à Bucarest. Elle travaillait dans une compagnie d’assurances mais même là, elle n’arrivait plus à payer la sienne. Son témoignage résume un malaise collectif : « Je ne pouvais plus me permettre de vivre aux États-Unis », dit-elle. Même constat pour un couple d’entrepreneurs de Seattle, partis à Majorque. Là-bas, leurs dépenses mensuelles ont chuté de près de 2 000 euros : un loyer plus bas, des courses deux fois moins chères, et une couverture santé privée à seulement 180 euros par mois. Une différence abyssale. Et ces nouveaux expatriés ne cherchent pas forcément la richesse, mais un équilibre. Ils parlent d’un autre rapport au temps, à la consommation, à la réussite. Kelly le résume ainsi : « Les Américains ont du mal à se détacher de leurs biens matériels. C’est très culturel ». Alors oui, ces départs restent minoritaires à l’échelle du pays, mais ils dessinent un mouvement plus profond : une remise en question du modèle américain. Le rêve américain n’a pas disparu, il a simplement pris l’avion. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 13, 2025


Pendant que les États-Unis se ferment, le Canada veut ouvrir la voie. Avec la décision de Washington de faire passer à 100 000 dollars les frais du visa de travail H-1B, le message est clair : priorité aux travailleurs américains. Ce visa, pourtant essentiel pour des milliers de professionnels étrangers, devient presque un luxe. Mais là où les Américains voient une barrière, Ottawa voit une opportunité stratégique. Le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé vouloir créer un programme spécial pour attirer ces talents (ingénieurs, chercheurs, informaticiens) qui renonceront à tenter leur chance aux États-Unis. « C’est une occasion pour le Canada », a-t-il déclaré lors d’un sommet économique à Londres. Problème : la politique d’immigration canadienne est en pleine révision. Le gouvernement veut réduire la proportion de résidents non permanents à 5 % de la population d’ici 2027. Difficile, dans ces conditions, d’ouvrir largement les portes. Et surtout, il y a la question des salaires. Dans le secteur des technologies, les rémunérations sont en moyenne 46 % plus élevées aux États-Unis. Pour beaucoup, le choix reste vite fait. « Nous avons de la difficulté à retenir nos talents », reconnaissent les acteurs du secteur. Des experts, comme le président du Conseil canadien des innovateurs, Benjamin Bergen, plaident pour une vision plus ambitieuse : créer un écosystème local capable de faire grandir les start-up, de soutenir l’innovation et d’acheter local. Autrement dit : ne pas seulement attirer, mais aussi retenir. Certains économistes, comme Mikal Skuterud à l’université de Waterloo, appellent à la prudence. Selon lui, « le potentiel est réel, mais il ne faut pas le surestimer ». Le Canada rêve de devenir la nouvelle Silicon Valley du Nord. Mais pour y parvenir, il devra d’abord résoudre sa propre équation : comment attirer les cerveaux étrangers et les garder, le tout sans perdre les siens ? __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 13, 2025


C’est un rendez-vous incontournable pour les représentants des Français établis hors de nos frontières : la 43e session de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), qui se tient du 13 au 17 octobre 2025 à Paris. Pendant une semaine, près de quatre-vingt-dix conseillers venus des cinq continents se retrouvent au Centre de conférences ministériel du Quai d’Orsay pour débattre des grands enjeux de la vie des expatriés. Scolarité, fiscalité, mobilité, protection sociale, sécurité ou francophonie : tous les thèmes chers à la communauté française à l’étranger figurent à l’ordre du jour. Mais cette édition s’ouvre dans un contexte particulier. Aucun ministre ne sera présent. Le gouvernement étant démissionnaire, la séance d’ouverture sera assurée par David Bertolotti, secrétaire général adjoint du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et la clôture par Anne-Marie Descotes, secrétaire générale du Quai d’Orsay. Ce contretemps institutionnel ne freine pas les discussions. Bien au contraire. Le programme s’annonce dense : présentation du projet de loi FDE (Français de l’étranger), table ronde sur l’intelligence artificielle, remise du Prix du développement durable à l’hôtel du ministre, et plusieurs interventions d’experts, dont Pauline Carmona, directrice des Français à l’étranger et de l’administration consulaire. Mais le cœur des travaux, comme toujours, se joue dans les commissions thématiques. Répartis par sujets (sécurité, affaires sociales, scolarité et francophonie, commerce extérieur, développement durable ou fiscalité), les conseillers débattent, proposent, rédigent des rapports qui seront présentés en fin de semaine. Ces synthèses dressent un panorama des attentes, mais aussi des inquiétudes, des Français établis hors du territoire. Cette session marque également la conclusion des Assises de la Protection sociale, dont les résultats seront rendus publics juste avant le démarrage officiel. Autrement dit : une rentrée chargée, à un moment charnière, où les élus des Français de l’étranger cherchent à faire entendre leur voix dans un paysage politique encore flou. En dépit de l’absence ministérielle, la 43e session de l’AFE conserve son importance stratégique : c’est l’un des rares espaces où les réalités de la vie expatriée remontent directement jusqu’à l’administration centrale. Une semaine de débats, de propositions et d’échanges, pour rappeler que les Français de l’étranger ne sont pas des citoyens éloignés mais des acteurs à part entière du rayonnement français dans le monde. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 10, 2025


Voyager, c’est découvrir. Mais parfois, c’est aussi se tromper. Un mot de travers, un geste mal interprété, et la rencontre tourne à l’embarras. Ces malentendus culturels, les expatriés les connaissent bien. Ils en rient souvent après coup, mais sur le moment, le malaise est bien réel. Clara, jeune Française installée à Madagascar, en a fait l’expérience dès ses premières semaines sur place. Pour amuser une enfant, elle lui fait la fameuse blague du « nez volé » : son pouce coincé entre deux doigts pour symboliser le nez subtilisé. « Je me suis vite rendu compte que tout le monde me regardait bizarrement », raconte-t-elle. Son collègue lui explique alors que ce geste, à Madagascar, équivaut à un doigt d’honneur. Un choc culturel express. Les incompréhensions ne se limitent pas à la gestuelle. En Chine, Sandra, étudiante française, a découvert à ses dépens que la bise, si naturelle en France, ne l’est pas ailleurs. « J’ai salué le petit ami américain d’une amie en lui faisant la bise. Il ne savait plus où se mettre ! Il a cru que je le draguais ». Ann-Kristin, elle, est allemande. Le tutoiement reste pour elle un casse-tête. « En Allemagne, c’est une décision formelle. En France, le glissement du vous au tu se fait naturellement, parfois sans qu’on s’en rende compte. J’ai refusé des tutoiements sans le vouloir. » Le langage, lui aussi, recèle ses pièges. Au Québec, dire d’un projet qu’il est « débile » veut dire qu’il est génial. À l’inverse, parler des « gosses » d’un ami peut être très mal perçu : là-bas, le mot désigne les testicules. Même des notions abstraites comme « fiable » ou « concept » n’ont pas la même portée d’un pays à l’autre. Et puis il y a ce qu’on ne dit pas. Au Maroc, Rania a choqué sa belle-famille en n’annonçant pas le décès d’un parent éloigné. Par respect pour la discrétion de sa tante, pensait-elle. Erreur : là-bas, prévenir, même de loin, est une marque de respect indispensable. Ces anecdotes prêtent à sourire, mais elles rappellent surtout que l’expatriation n’est pas qu’un changement de décor. C’est un apprentissage constant, où chaque mot, chaque geste, peut prendre un autre sens. Entre choc culturel et fous rires, ces petits dérapages deviennent souvent les plus belles histoires de voyage. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 10, 2025


Parfois, il suffit d’un billet d’avion pour changer de vie. C’est ce qu’ont vécu Marie, Simon et Inès : trois Français partis pour quelques jours, et qui ont fini par ne plus revenir. Marie, d’abord. À 25 ans, elle part à Londres rendre visite à une amie. Dès son arrivée, c’est le choc : les bus rouges, le rythme, l’énergie, la politesse, tout la séduit. De retour à Paris, c’est la douche froide. Le contraste est brutal. La nostalgie s’installe, au point de la pousser à repartir pour un master, puis un emploi. Et cette fois, elle y reste. Finie la robe d’avocate, place à une reconversion dans l’assurance. Londres devient son nouveau foyer, malgré le Brexit et les galères administratives. « Ici, on ose plus, on juge moins », dit-elle. Simon, lui, a toujours eu le goût du départ. Après dix ans de carrière dans la musique, il s’offre une année sabbatique. Amérique latine, sac au dos, sommet à 6 000 mètres, scooter au Salvador, surf au Nicaragua et un mois à Mexico. Coup de foudre. De retour en France, un plan social le pousse à franchir le pas : il vend tout et s’installe au Mexique. Là-bas, il découvre un rythme de vie plus lent, une « horita » mexicaine où personne n’est jamais vraiment à l’heure. Mais il s’adapte, apprend l’espagnol et reconstruit sa vie autour de la musique et du sport. Quant à Inès, c’est une autre histoire : celle d’un rêve d’enfant. À 32 ans, en plein voyage en Amérique du Sud, elle déniche un vol low-cost vers New York. Et là, tout bascule. Cinq jours sur place suffisent : elle pleure dans les rues de Manhattan, submergée par le sentiment d’être enfin là où elle doit être. Elle y retourne plusieurs fois, teste, hésite, puis s’installe. Les débuts sont durs : solitude, hiver, colocation bancale, mais la conviction reste : c’est sa place. Trois parcours différents, une même idée : le voyage comme déclencheur, comme miroir. Tous parlent d’un bouleversement intérieur, d’un sentiment d’ouverture et de liberté. Bien sûr, la vie à l’étranger n’est pas un long fleuve tranquille : il faut s’adapter, se réinventer, affronter la distance. Mais pour eux, le jeu en vaut la chandelle. « On n’a qu’une vie, il faut en profiter », dit Marie. « C’est la chose la plus violente et la plus enrichissante que j’ai vécue », résume Inès. Ces trois histoires rappellent qu’il n’y a parfois qu’un vol ou un déclic entre le voyage et la nouvelle vie. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 9, 2025


La Nouvelle-Zélande veut redevenir une terre d’accueil. Confronté à une vague d’émigration record, le gouvernement de Christopher Luxon change de stratégie : attirer, retenir et fidéliser les talents étrangers. En un an, plus de 73 000 Néo-Zélandais ont quitté le pays, souvent pour l’Australie, où les salaires sont plus élevés. Résultat : des secteurs entiers manquent de bras. Pour y remédier, Wellington vient d’assouplir les règles de résidence permanente. Deux nouveaux parcours sont créés. Le premier, le « skilled work experience pathway », vise les travailleurs hautement qualifiés : ingénieurs, cadres, experts, qui peuvent justifier d’au moins cinq ans d’expérience, dont deux en Nouvelle-Zélande. Le second, le « trades and technicians pathway », s’adresse aux techniciens et métiers manuels, comme les mécaniciens, les plombiers, les cuisiniers (des professions essentielles à l’économie du pays). Là aussi, il faudra prouver plusieurs années d’expérience, dont une partie sur place. Le message est clair : la Nouvelle-Zélande veut faciliter la vie des étrangers qui participent déjà à son économie. Le gouvernement reconnaît d’ailleurs que les anciennes règles étaient trop rigides. Les entreprises, de leur côté, réclamaient depuis longtemps une simplification du système. Mais Wellington ne s’arrête pas là. Les conditions d’entrée pour les « nomades numériques » ont été allégées, et les visas investisseurs sont relancés notamment grâce au fameux programme « Active Investor Plus ». Les étrangers aisés peuvent à nouveau acheter un logement dans le pays. Cette ouverture intervient dans un contexte paradoxal : alors que le pays attire des talents du monde entier, de plus en plus de Néo-Zélandais partent, attirés par de meilleurs salaires et un coût de la vie plus bas chez le voisin australien. Résultat : le gouvernement joue une partie d’équilibriste. Il doit remplacer ceux qui partent, sans pour autant transformer la Nouvelle-Zélande en simple terre d’immigration temporaire. Un pari audacieux, mais nécessaire : car si le pays veut continuer à exister sur la carte mondiale du travail qualifié, il devra désormais séduire ceux qui, hier encore, le voyaient comme un rêve lointain. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 9, 2025


L’Amérique de Trump continue de faire fuir ses cerveaux. Pas seulement les minorités ou les étudiants étrangers, mais aussi les cadres qualifiés, les ingénieurs, les chercheurs : toute une génération de travailleurs performants qui ne se reconnaît plus dans le climat politique actuel. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les restrictions migratoires se sont durcies et les incertitudes économiques se multiplient. Entre les coupes budgétaires dans les agences publiques et les droits de douane qui fragilisent les entreprises, beaucoup choisissent de partir avant que la situation ne s’aggrave. C’est le cas de Sam Facas, 33 ans, analyste au Government Accountability Office, l’équivalent américain de la Cour des comptes. Avant même de perdre son poste, il a quitté Washington pour Londres, où il a retrouvé un emploi dans la tech. Même logique pour Omar, un Tunisien installé depuis 2018 dans la baie de San Francisco : titulaire d’une carte verte, il prépare son départ pour le Canada, jugeant l’atmosphère « trop menaçante ». Et ce phénomène dépasse les cas isolés. Le Financial Times rapporte une hausse marquée des demandes de relocation, y compris parmi les Américains nés sur le sol national. Rebecca, échographiste texane, envisage la Norvège, pays d’origine de son mari, par crainte d’un climat devenu trop toxique. De plus en plus de professionnels qualifiés envisagent sérieusement l’expatriation, et selon les agences spécialisées, les simples demandes d’information se transforment désormais bien plus souvent en départs concrets. Ces départs traduisent un malaise profond : la perte de confiance dans un modèle américain perçu comme instable, voire hostile. Quitter les États-Unis, c’est parfois perdre en salaire, mais regagner une sécurité, un équilibre et une forme de liberté. Et pour beaucoup, le calcul est vite fait : mieux vaut partir que subir. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 8, 2025


Hong Kong veut redessiner sa carte universitaire et attirer les talents que les États-Unis repoussent. Face au durcissement des politiques américaines à l’égard des étudiants étrangers, la ville chinoise relève massivement ses quotas d’accueil. Dès 2026, les huit universités publiques pourront accueillir jusqu’à 50 % d’étudiants venus de l’étranger, contre un plafond bien plus strict aujourd’hui. Et pour les doctorants, le taux de « surinscription » grimpera même à 120 % du nombre d’étudiants locaux. L’objectif est clair : faire de Hong Kong un centre d’excellence mondial capable de rivaliser avec Boston, Londres ou Singapour. Cette ouverture ne doit rien au hasard : elle s’inscrit dans une stratégie politique assumée. Au moment où Donald Trump tentait d’interdire aux universités américaines d’accueillir des étudiants étrangers, Hong Kong a vu une opportunité. L’Université des sciences et technologies, la HKUST, avait même proposé d’accueillir les « déçus de Harvard » : un symbole fort d’une ville prête à prendre le relais des grands pôles anglo-saxons. Le gouvernement local, lui, accélère la cadence. Un vaste projet baptisé Northern Metropolis University Town doit donner naissance à une nouvelle « cité universitaire », accompagnée du programme Hostels in the City, qui transformera d’anciens immeubles commerciaux en logements étudiants. Hong Kong mise donc sur une politique d’ouverture, à rebours du repli américain. Attirer, former et retenir les jeunes talents du monde entier : une manière pour la ville de renforcer son rayonnement et de s’imposer comme un carrefour intellectuel majeur en Asie. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 8, 2025


L’Allemagne a trouvé sa nouvelle arme pour rester compétitive : les étudiants venus d’ailleurs. En 2023, Berlin a consacré 75,2 milliards d’euros à l’enseignement supérieur. Une somme colossale, destinée à attirer toujours plus d’étudiants étrangers. Ils sont désormais 492 000 inscrits dans les universités publiques, soit 17 % des effectifs. L’idée est simple : combler la fuite des cerveaux allemands par un afflux de talents venus du monde entier. Et le système est redoutablement attractif. Les frais d’inscription sont dérisoires : environ 1 000 euros par an, alors que chaque bachelor coûte 36 500 euros à l’État. Les bourses européennes et le programme du DAAD complètent un dispositif taillé pour séduire. Face à la concurrence, peu de pays rivalisent. Seules la Finlande et le Danemark proposent des conditions similaires. Ailleurs, les coûts explosent : jusqu’à 4 500 euros par an en Irlande, 7 200 en Hongrie. Mais derrière ce succès se cache une inquiétude. Car pendant que l’Allemagne attire les étudiants du monde entier, ses propres jeunes s’en vont. En 2024, 270 000 personnes ont quitté le pays, dont 25 000 jeunes Allemands de 18 à 25 ans. Du jamais vu. Un paradoxe criant : Berlin dépense des milliards pour importer des compétences, tout en voyant partir celles qu’elle forme. Pourtant, le calcul reste rentable. Selon l’Institut de l’économie allemande, même si moins de la moitié de ces étudiants restent, les finances publiques y gagnent. Et pour chaque diplômé étranger installé durablement, le gain net peut atteindre 1,7 million d’euros sur une vie entière. La stratégie semble donc payante… à condition que l’Allemagne parvienne à retenir ces nouveaux talents. Sinon, ce pari à plusieurs milliards risque de ne profiter qu’à ses voisins. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 7, 2025
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On la disait désengagée, trop occupée à scroller pour s’indigner. Et pourtant, la génération Z est en train d’écrire, à sa manière, la première révolution mondiale du XXIᵉ siècle. Pas une révolution idéologique, pas de grandes banderoles rouges, ni de leaders charismatiques. Mais une vague diffuse, connectée, qui part d’un fil Telegram, d’un hashtag ou d'un post. À Madagascar, tout a commencé par des pénuries d’électricité. Et en quelques jours, la colère s’est transformée en grève générale, en appels à la rue, jusqu’à la fuite du président Andry Rajoelina. Au Maroc, même scénario : une jeunesse épuisée par le chômage et les inégalités, rassemblée sous la bannière du mouvement Gen Z 212. Au Népal, c’est le mot-clé #NepoKids qui a mis le feu aux poudres. Partout, les mêmes ressorts : la précarité, la corruption, l’injustice sociale. Mais ce qui frappe, c’est la manière d’agir. Cette génération ne croit plus aux structures verticales, ni aux partis politiques. Elle s’organise horizontalement, sans chef, avec ce que l’anthropologue Élisabeth Soulié appelle des « co-autorités » : des figures temporaires, légitimes non pas par leur statut, mais par la confiance qu’elles inspirent. C’est une génération du lien plus que du pouvoir, du « nous » plus que du « je ». Et son langage est universel : un drapeau inspiré de One Piece, un émoji, une vidéo virale. Une esthétique qui traverse les frontières de Katmandou à Rabat, de Manille à Antananarivo. La culture numérique n’est plus un loisir : c’est un outil de résistance et d’appartenance. Surtout, la Gen Z ne se bat plus pour des idéaux abstraits. Elle se bat pour des changements palpables : de l’eau, de la lumière, de la justice, du respect. Ce ne sont pas les « grands récits », mais une multitude de petites luttes concrètes, locales, quotidiennes. C’est ce qu’Élisabeth Soulié appelle « penser globalement, agir localement ». Et si cette génération nous semble insaisissable, c’est peut-être parce qu’elle invente une autre façon de faire de la politique : plus immédiate, plus sensible, et surtout plus collective. Elle ne veut pas seulement changer les gouvernements. Elle veut changer la manière d’habiter le monde et redistribuer le pouvoir. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 14, 2025


De plus en plus d’Américains font aujourd’hui leurs valises pour aller vivre ailleurs. Fini les gratte-ciels et les autoroutes bondées : direction l’Albanie, la Roumanie ou encore Majorque. Selon l’Association of Americans Resident Overseas, plus de 5,5 millions de citoyens américains vivent à l’étranger. Et ce chiffre ne cesse de grimper : rien qu’au premier trimestre 2025, les départs ont plus que doublé par rapport à l’an dernier. Les raisons sont connues, mais de plus en plus pressantes : le coût de la vie devient insoutenable, les loyers explosent, et l’assurance santé grève les budgets. À cela s’ajoute un climat politique tendu, une polarisation qui lasse. Beaucoup cherchent une vie plus simple, plus paisible, loin du stress permanent. Kelly McCoy, 45 ans, a quitté Buffalo, dans l’État de New York, pour s’installer en Albanie, puis à Bucarest. Elle travaillait dans une compagnie d’assurances mais même là, elle n’arrivait plus à payer la sienne. Son témoignage résume un malaise collectif : « Je ne pouvais plus me permettre de vivre aux États-Unis », dit-elle. Même constat pour un couple d’entrepreneurs de Seattle, partis à Majorque. Là-bas, leurs dépenses mensuelles ont chuté de près de 2 000 euros : un loyer plus bas, des courses deux fois moins chères, et une couverture santé privée à seulement 180 euros par mois. Une différence abyssale. Et ces nouveaux expatriés ne cherchent pas forcément la richesse, mais un équilibre. Ils parlent d’un autre rapport au temps, à la consommation, à la réussite. Kelly le résume ainsi : « Les Américains ont du mal à se détacher de leurs biens matériels. C’est très culturel ». Alors oui, ces départs restent minoritaires à l’échelle du pays, mais ils dessinent un mouvement plus profond : une remise en question du modèle américain. Le rêve américain n’a pas disparu, il a simplement pris l’avion. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 13, 2025


Pendant que les États-Unis se ferment, le Canada veut ouvrir la voie. Avec la décision de Washington de faire passer à 100 000 dollars les frais du visa de travail H-1B, le message est clair : priorité aux travailleurs américains. Ce visa, pourtant essentiel pour des milliers de professionnels étrangers, devient presque un luxe. Mais là où les Américains voient une barrière, Ottawa voit une opportunité stratégique. Le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé vouloir créer un programme spécial pour attirer ces talents (ingénieurs, chercheurs, informaticiens) qui renonceront à tenter leur chance aux États-Unis. « C’est une occasion pour le Canada », a-t-il déclaré lors d’un sommet économique à Londres. Problème : la politique d’immigration canadienne est en pleine révision. Le gouvernement veut réduire la proportion de résidents non permanents à 5 % de la population d’ici 2027. Difficile, dans ces conditions, d’ouvrir largement les portes. Et surtout, il y a la question des salaires. Dans le secteur des technologies, les rémunérations sont en moyenne 46 % plus élevées aux États-Unis. Pour beaucoup, le choix reste vite fait. « Nous avons de la difficulté à retenir nos talents », reconnaissent les acteurs du secteur. Des experts, comme le président du Conseil canadien des innovateurs, Benjamin Bergen, plaident pour une vision plus ambitieuse : créer un écosystème local capable de faire grandir les start-up, de soutenir l’innovation et d’acheter local. Autrement dit : ne pas seulement attirer, mais aussi retenir. Certains économistes, comme Mikal Skuterud à l’université de Waterloo, appellent à la prudence. Selon lui, « le potentiel est réel, mais il ne faut pas le surestimer ». Le Canada rêve de devenir la nouvelle Silicon Valley du Nord. Mais pour y parvenir, il devra d’abord résoudre sa propre équation : comment attirer les cerveaux étrangers et les garder, le tout sans perdre les siens ? __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 13, 2025


C’est un rendez-vous incontournable pour les représentants des Français établis hors de nos frontières : la 43e session de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), qui se tient du 13 au 17 octobre 2025 à Paris. Pendant une semaine, près de quatre-vingt-dix conseillers venus des cinq continents se retrouvent au Centre de conférences ministériel du Quai d’Orsay pour débattre des grands enjeux de la vie des expatriés. Scolarité, fiscalité, mobilité, protection sociale, sécurité ou francophonie : tous les thèmes chers à la communauté française à l’étranger figurent à l’ordre du jour. Mais cette édition s’ouvre dans un contexte particulier. Aucun ministre ne sera présent. Le gouvernement étant démissionnaire, la séance d’ouverture sera assurée par David Bertolotti, secrétaire général adjoint du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et la clôture par Anne-Marie Descotes, secrétaire générale du Quai d’Orsay. Ce contretemps institutionnel ne freine pas les discussions. Bien au contraire. Le programme s’annonce dense : présentation du projet de loi FDE (Français de l’étranger), table ronde sur l’intelligence artificielle, remise du Prix du développement durable à l’hôtel du ministre, et plusieurs interventions d’experts, dont Pauline Carmona, directrice des Français à l’étranger et de l’administration consulaire. Mais le cœur des travaux, comme toujours, se joue dans les commissions thématiques. Répartis par sujets (sécurité, affaires sociales, scolarité et francophonie, commerce extérieur, développement durable ou fiscalité), les conseillers débattent, proposent, rédigent des rapports qui seront présentés en fin de semaine. Ces synthèses dressent un panorama des attentes, mais aussi des inquiétudes, des Français établis hors du territoire. Cette session marque également la conclusion des Assises de la Protection sociale, dont les résultats seront rendus publics juste avant le démarrage officiel. Autrement dit : une rentrée chargée, à un moment charnière, où les élus des Français de l’étranger cherchent à faire entendre leur voix dans un paysage politique encore flou. En dépit de l’absence ministérielle, la 43e session de l’AFE conserve son importance stratégique : c’est l’un des rares espaces où les réalités de la vie expatriée remontent directement jusqu’à l’administration centrale. Une semaine de débats, de propositions et d’échanges, pour rappeler que les Français de l’étranger ne sont pas des citoyens éloignés mais des acteurs à part entière du rayonnement français dans le monde. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 10, 2025


Voyager, c’est découvrir. Mais parfois, c’est aussi se tromper. Un mot de travers, un geste mal interprété, et la rencontre tourne à l’embarras. Ces malentendus culturels, les expatriés les connaissent bien. Ils en rient souvent après coup, mais sur le moment, le malaise est bien réel. Clara, jeune Française installée à Madagascar, en a fait l’expérience dès ses premières semaines sur place. Pour amuser une enfant, elle lui fait la fameuse blague du « nez volé » : son pouce coincé entre deux doigts pour symboliser le nez subtilisé. « Je me suis vite rendu compte que tout le monde me regardait bizarrement », raconte-t-elle. Son collègue lui explique alors que ce geste, à Madagascar, équivaut à un doigt d’honneur. Un choc culturel express. Les incompréhensions ne se limitent pas à la gestuelle. En Chine, Sandra, étudiante française, a découvert à ses dépens que la bise, si naturelle en France, ne l’est pas ailleurs. « J’ai salué le petit ami américain d’une amie en lui faisant la bise. Il ne savait plus où se mettre ! Il a cru que je le draguais ». Ann-Kristin, elle, est allemande. Le tutoiement reste pour elle un casse-tête. « En Allemagne, c’est une décision formelle. En France, le glissement du vous au tu se fait naturellement, parfois sans qu’on s’en rende compte. J’ai refusé des tutoiements sans le vouloir. » Le langage, lui aussi, recèle ses pièges. Au Québec, dire d’un projet qu’il est « débile » veut dire qu’il est génial. À l’inverse, parler des « gosses » d’un ami peut être très mal perçu : là-bas, le mot désigne les testicules. Même des notions abstraites comme « fiable » ou « concept » n’ont pas la même portée d’un pays à l’autre. Et puis il y a ce qu’on ne dit pas. Au Maroc, Rania a choqué sa belle-famille en n’annonçant pas le décès d’un parent éloigné. Par respect pour la discrétion de sa tante, pensait-elle. Erreur : là-bas, prévenir, même de loin, est une marque de respect indispensable. Ces anecdotes prêtent à sourire, mais elles rappellent surtout que l’expatriation n’est pas qu’un changement de décor. C’est un apprentissage constant, où chaque mot, chaque geste, peut prendre un autre sens. Entre choc culturel et fous rires, ces petits dérapages deviennent souvent les plus belles histoires de voyage. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 10, 2025


Parfois, il suffit d’un billet d’avion pour changer de vie. C’est ce qu’ont vécu Marie, Simon et Inès : trois Français partis pour quelques jours, et qui ont fini par ne plus revenir. Marie, d’abord. À 25 ans, elle part à Londres rendre visite à une amie. Dès son arrivée, c’est le choc : les bus rouges, le rythme, l’énergie, la politesse, tout la séduit. De retour à Paris, c’est la douche froide. Le contraste est brutal. La nostalgie s’installe, au point de la pousser à repartir pour un master, puis un emploi. Et cette fois, elle y reste. Finie la robe d’avocate, place à une reconversion dans l’assurance. Londres devient son nouveau foyer, malgré le Brexit et les galères administratives. « Ici, on ose plus, on juge moins », dit-elle. Simon, lui, a toujours eu le goût du départ. Après dix ans de carrière dans la musique, il s’offre une année sabbatique. Amérique latine, sac au dos, sommet à 6 000 mètres, scooter au Salvador, surf au Nicaragua et un mois à Mexico. Coup de foudre. De retour en France, un plan social le pousse à franchir le pas : il vend tout et s’installe au Mexique. Là-bas, il découvre un rythme de vie plus lent, une « horita » mexicaine où personne n’est jamais vraiment à l’heure. Mais il s’adapte, apprend l’espagnol et reconstruit sa vie autour de la musique et du sport. Quant à Inès, c’est une autre histoire : celle d’un rêve d’enfant. À 32 ans, en plein voyage en Amérique du Sud, elle déniche un vol low-cost vers New York. Et là, tout bascule. Cinq jours sur place suffisent : elle pleure dans les rues de Manhattan, submergée par le sentiment d’être enfin là où elle doit être. Elle y retourne plusieurs fois, teste, hésite, puis s’installe. Les débuts sont durs : solitude, hiver, colocation bancale, mais la conviction reste : c’est sa place. Trois parcours différents, une même idée : le voyage comme déclencheur, comme miroir. Tous parlent d’un bouleversement intérieur, d’un sentiment d’ouverture et de liberté. Bien sûr, la vie à l’étranger n’est pas un long fleuve tranquille : il faut s’adapter, se réinventer, affronter la distance. Mais pour eux, le jeu en vaut la chandelle. « On n’a qu’une vie, il faut en profiter », dit Marie. « C’est la chose la plus violente et la plus enrichissante que j’ai vécue », résume Inès. Ces trois histoires rappellent qu’il n’y a parfois qu’un vol ou un déclic entre le voyage et la nouvelle vie. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 9, 2025


La Nouvelle-Zélande veut redevenir une terre d’accueil. Confronté à une vague d’émigration record, le gouvernement de Christopher Luxon change de stratégie : attirer, retenir et fidéliser les talents étrangers. En un an, plus de 73 000 Néo-Zélandais ont quitté le pays, souvent pour l’Australie, où les salaires sont plus élevés. Résultat : des secteurs entiers manquent de bras. Pour y remédier, Wellington vient d’assouplir les règles de résidence permanente. Deux nouveaux parcours sont créés. Le premier, le « skilled work experience pathway », vise les travailleurs hautement qualifiés : ingénieurs, cadres, experts, qui peuvent justifier d’au moins cinq ans d’expérience, dont deux en Nouvelle-Zélande. Le second, le « trades and technicians pathway », s’adresse aux techniciens et métiers manuels, comme les mécaniciens, les plombiers, les cuisiniers (des professions essentielles à l’économie du pays). Là aussi, il faudra prouver plusieurs années d’expérience, dont une partie sur place. Le message est clair : la Nouvelle-Zélande veut faciliter la vie des étrangers qui participent déjà à son économie. Le gouvernement reconnaît d’ailleurs que les anciennes règles étaient trop rigides. Les entreprises, de leur côté, réclamaient depuis longtemps une simplification du système. Mais Wellington ne s’arrête pas là. Les conditions d’entrée pour les « nomades numériques » ont été allégées, et les visas investisseurs sont relancés notamment grâce au fameux programme « Active Investor Plus ». Les étrangers aisés peuvent à nouveau acheter un logement dans le pays. Cette ouverture intervient dans un contexte paradoxal : alors que le pays attire des talents du monde entier, de plus en plus de Néo-Zélandais partent, attirés par de meilleurs salaires et un coût de la vie plus bas chez le voisin australien. Résultat : le gouvernement joue une partie d’équilibriste. Il doit remplacer ceux qui partent, sans pour autant transformer la Nouvelle-Zélande en simple terre d’immigration temporaire. Un pari audacieux, mais nécessaire : car si le pays veut continuer à exister sur la carte mondiale du travail qualifié, il devra désormais séduire ceux qui, hier encore, le voyaient comme un rêve lointain. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 9, 2025


L’Amérique de Trump continue de faire fuir ses cerveaux. Pas seulement les minorités ou les étudiants étrangers, mais aussi les cadres qualifiés, les ingénieurs, les chercheurs : toute une génération de travailleurs performants qui ne se reconnaît plus dans le climat politique actuel. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les restrictions migratoires se sont durcies et les incertitudes économiques se multiplient. Entre les coupes budgétaires dans les agences publiques et les droits de douane qui fragilisent les entreprises, beaucoup choisissent de partir avant que la situation ne s’aggrave. C’est le cas de Sam Facas, 33 ans, analyste au Government Accountability Office, l’équivalent américain de la Cour des comptes. Avant même de perdre son poste, il a quitté Washington pour Londres, où il a retrouvé un emploi dans la tech. Même logique pour Omar, un Tunisien installé depuis 2018 dans la baie de San Francisco : titulaire d’une carte verte, il prépare son départ pour le Canada, jugeant l’atmosphère « trop menaçante ». Et ce phénomène dépasse les cas isolés. Le Financial Times rapporte une hausse marquée des demandes de relocation, y compris parmi les Américains nés sur le sol national. Rebecca, échographiste texane, envisage la Norvège, pays d’origine de son mari, par crainte d’un climat devenu trop toxique. De plus en plus de professionnels qualifiés envisagent sérieusement l’expatriation, et selon les agences spécialisées, les simples demandes d’information se transforment désormais bien plus souvent en départs concrets. Ces départs traduisent un malaise profond : la perte de confiance dans un modèle américain perçu comme instable, voire hostile. Quitter les États-Unis, c’est parfois perdre en salaire, mais regagner une sécurité, un équilibre et une forme de liberté. Et pour beaucoup, le calcul est vite fait : mieux vaut partir que subir. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 8, 2025


Hong Kong veut redessiner sa carte universitaire et attirer les talents que les États-Unis repoussent. Face au durcissement des politiques américaines à l’égard des étudiants étrangers, la ville chinoise relève massivement ses quotas d’accueil. Dès 2026, les huit universités publiques pourront accueillir jusqu’à 50 % d’étudiants venus de l’étranger, contre un plafond bien plus strict aujourd’hui. Et pour les doctorants, le taux de « surinscription » grimpera même à 120 % du nombre d’étudiants locaux. L’objectif est clair : faire de Hong Kong un centre d’excellence mondial capable de rivaliser avec Boston, Londres ou Singapour. Cette ouverture ne doit rien au hasard : elle s’inscrit dans une stratégie politique assumée. Au moment où Donald Trump tentait d’interdire aux universités américaines d’accueillir des étudiants étrangers, Hong Kong a vu une opportunité. L’Université des sciences et technologies, la HKUST, avait même proposé d’accueillir les « déçus de Harvard » : un symbole fort d’une ville prête à prendre le relais des grands pôles anglo-saxons. Le gouvernement local, lui, accélère la cadence. Un vaste projet baptisé Northern Metropolis University Town doit donner naissance à une nouvelle « cité universitaire », accompagnée du programme Hostels in the City, qui transformera d’anciens immeubles commerciaux en logements étudiants. Hong Kong mise donc sur une politique d’ouverture, à rebours du repli américain. Attirer, former et retenir les jeunes talents du monde entier : une manière pour la ville de renforcer son rayonnement et de s’imposer comme un carrefour intellectuel majeur en Asie. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 8, 2025


L’Allemagne a trouvé sa nouvelle arme pour rester compétitive : les étudiants venus d’ailleurs. En 2023, Berlin a consacré 75,2 milliards d’euros à l’enseignement supérieur. Une somme colossale, destinée à attirer toujours plus d’étudiants étrangers. Ils sont désormais 492 000 inscrits dans les universités publiques, soit 17 % des effectifs. L’idée est simple : combler la fuite des cerveaux allemands par un afflux de talents venus du monde entier. Et le système est redoutablement attractif. Les frais d’inscription sont dérisoires : environ 1 000 euros par an, alors que chaque bachelor coûte 36 500 euros à l’État. Les bourses européennes et le programme du DAAD complètent un dispositif taillé pour séduire. Face à la concurrence, peu de pays rivalisent. Seules la Finlande et le Danemark proposent des conditions similaires. Ailleurs, les coûts explosent : jusqu’à 4 500 euros par an en Irlande, 7 200 en Hongrie. Mais derrière ce succès se cache une inquiétude. Car pendant que l’Allemagne attire les étudiants du monde entier, ses propres jeunes s’en vont. En 2024, 270 000 personnes ont quitté le pays, dont 25 000 jeunes Allemands de 18 à 25 ans. Du jamais vu. Un paradoxe criant : Berlin dépense des milliards pour importer des compétences, tout en voyant partir celles qu’elle forme. Pourtant, le calcul reste rentable. Selon l’Institut de l’économie allemande, même si moins de la moitié de ces étudiants restent, les finances publiques y gagnent. Et pour chaque diplômé étranger installé durablement, le gain net peut atteindre 1,7 million d’euros sur une vie entière. La stratégie semble donc payante… à condition que l’Allemagne parvienne à retenir ces nouveaux talents. Sinon, ce pari à plusieurs milliards risque de ne profiter qu’à ses voisins. __________________________________________________ Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on October 7, 2025