- Speaker #0
Bienvenue dans l'instant Innocence. Chaque semaine, un déclic pour transformer ta vie de l'intérieur. Je suis Amélie Clerc-Borès, créatrice de la méthode Innocence. Ici, pas de recettes ni d'injonctions. Juste un espace pour ralentir, ressentir et remettre du sens dans chaque sphère de ta vie. Avec plus de présence, plus de clarté et une puissance intérieure qui se révèle un pas après l'autre. En quelques minutes, une clé, un souffle, un nouvel élan. Prêt ? On y va ! Si tu as écouté l'épisode précédent, tu sais que la reconversion commence souvent bien avant la décision, dans le corps, dans les émotions, dans cette perte de sens qui devient impossible à ignorer. Aujourd'hui, on va parler de la suite, la partie dont on ne parle presque jamais, ce moment où tu as compris que quelque chose devait changer, mais où rien n'est encore simple. ni linéaire. Dans cet épisode, je vais t'expliquer comment traverser la transition sans t'épuiser, comment éviter l'autosabotage émotionnel, comment réguler ton système nerveux quand tu doutes, comment tenir ta vision même quand le mental panique, et pourquoi la vraie transformation se joue dans les passages, pas dans les déclics. Parce que changer de vie, ce n'est pas un saut, c'est un processus. Et ce processus peut devenir le plus grand terrain de croissance de ta vie. Bonne écoute !
- Speaker #1
Je me pose une question, c'est est-ce qu'il y a eu un moment où tu as failli reculer dans cette démarche ?
- Speaker #0
Non. Des moments où j'ai douté, des tonnes. Des moments où j'ai failli reculer, non. Non, parce que, en fait, les doutes, la forme que ça pouvait prendre, sur ça, j'ai changé mille fois, sur ça, j'ai douté, je me suis challengée, j'ai fait du essai-erreur et j'ai testé, je suis revenue en arrière, etc. Oui. En revanche, non. C'est un peu comme... C'est un parallèle qui va sûrement parler à tous les parents. C'est-à-dire que le jour où on veut un enfant, on sait qu'on le veut. Et quand il est là, on sait qu'on l'a toujours voulu et la question ne se pose pas. Par contre, il y a des fois, il nous saoule. Et il y a des fois, on se dit « putain, ça serait mieux sans enfant » . Ça serait mieux d'avoir un week-end sans enfant. Mais en même temps, ça ne remet pas en question le fait qu'on le veuille. Donc, c'est un peu ça. pour moi il n'y a jamais eu de moment où j'ai eu envie de reculer Ou en tout cas, l'option de reculer était une option possible.
- Speaker #1
Ok, donc tu nous as dit que financièrement, tu t'étais fait un plan. Est-ce que tu aurais un conseil, ou en tout cas des tips, ou peut-être concrètement comment on peut s'y prendre à ce moment-là ? Parce que je pense que c'est une peur que tout le monde partage à ce moment-là, au moment de se poser la question si on se reconvertit. Est-ce que tu aurais... Là maintenant avec l'expérience, est-ce que tu as quelque chose ?
- Speaker #0
Alors oui, c'est assez, je vais dire quelque chose de très simple et basique. Mais je trouve que, en tout cas moi c'est comme ça que je l'ai fait. Et je pense que ça veut dire beaucoup sur votre motivation, sur votre projet. Et c'est ça que j'ai envie de donner aux auditeurs. C'est clairement, je me suis dit ok. Qu'est-ce que je peux couper dans mon... En fait, de quoi j'ai besoin au minimum pour vivre ? En coupant tout. Tout ce qui était superflu et qui était complètement OK pour moi de couper le temps que ça fonctionne. Et c'est là où on voit la motivation. C'est-à-dire que pour moi, il n'y avait aucun inconfort à me dire « OK, pendant peut-être un ou deux ans, je n'ai plus du tout fait de shopping, je ne vais plus rien m'acheter. » Mais rien ! Et c'est ce qui s'est passé. Peut-être pas deux ans, mais une bonne année, clairement. donc voilà c'est se dire ok sur quoi je suis prêt à couper parce que plus vous êtes prêt à couper sur des choses qui sont pas vitales et c'est pas dire bah en fait j'ai envie de continuer ma vie comme ça c'est dire ok momentanément je suis complètement ok de me dire que ouais bah les vacances bah ça va être peut-être un peu moins bien on va un peu plus aller chez les parents on va plus faire ci faire ça et oui on va réduire au maximum pour ne pas trop impacter la famille. et moi en tout cas tout ce que je peux réduire je le réduis Et donc d'arriver à regarder concrètement, vraiment regarder ses relevés de comptes et de regarder, ok, mon téléphone, j'ai combien de prélèvements tous les mois sur le téléphone, sur ci, sur ça, etc. Donc de noter, de dire au minimum il me faut ça par mois. Et de dire après, est-ce qu'il y a une rupture conventionnelle ? S'il y a une rupture conventionnelle, combien je vais avoir par mois avec le chômage ? S'il y a une négociation de sortie, x ou y, est-ce qu'il y a une indemnité ? Donc c'est regarder concrètement avec combien vous allez avoir, soit de capital de sortie, de l'entreprise, soit de chômage, et sur combien de temps, et se dire, ok, entre ce que je vais toucher et mon minimum vital en disant que tout le reste, je le garde pour tenir plus de mois, combien j'ai de temps sans aucun stress financier. Et en fait, de mettre vraiment… Parce que globalement, on peut… Les gens qui font bien leur compte, ce qui n'est pas mon cas. vont avoir une idée à peu près précise de combien ils ont besoin par mois, etc. Mais là, c'est vraiment le mettre noir sur blanc dans un fichier. C'est-à-dire, OK, un fichier, une feuille, peu importe, mais... OK, concrètement, quand je regarde sur ça, sur toute mon indemnité, sur ce que je vais avoir, sur mes économies que je suis prête à mettre dans l'entreprise, parce qu'il y a ça aussi, c'est aussi peu... En tout cas, il y a eu des fonds persos. Et encore, par moments, quand c'est difficile, il y en a. et donc dire ok avec tout ça jusqu'à quand je peux être sereine financièrement et ne plus avoir ce stress financier et là à ce moment là vraiment ça calme la peur parce que on rationalise quelque chose où ok on est dans le concret on sait ce qui est et on n'est plus dans des projections farfelues qui alimentent encore plus enfin farfelues
- Speaker #1
en tout cas flou qui alimente encore plus la peur en tout cas tu viens donner à manger au mental qui a besoin d'avoir des choses qui sont très concrètes et pragmatiques je me pose la question de est-ce que tu peux nous parler peut-être des premières formations que tu as pu faire comment tu as fait pour les choisir ? Vers quoi tu t'es dirigée naturellement à ce moment-là ?
- Speaker #0
Je me suis dirigée en premier vers la Ayurveda parce que, si je suis honnête, la première raison pour laquelle je suis allée vers la Ayurveda, c'est parce que c'était reconnu par l'OMS. Et que j'avais encore besoin, à cet âge-là, et à ce moment-là de ma vie, de choses reconnues, validées. Parce que je passais dans un monde où tout était diplôme, statut. reconnaissance par le statut et par les diplômes, à le monde de la thérapie ou de l'accompagnement, où il y a plein de formations. Et qu'est-ce qui est vraiment reconnu ? En fait, dans les médecines complémentaires, j'avais besoin de ce temple. Et pourquoi la Ayurveda plus que la médecine chinoise ? Parce que c'est aussi recruté par l'OMS, parce que la Ayurveda m'avait soignée. Et donc, la philosophie ayurvédique, c'est quelque chose que j'ai... énormément ancrée et qui est aujourd'hui très très présente, même si je fais beaucoup moins d'Ayurveda qu'il y a eu un certain temps, parce que je vais être plus dans l'émotionnel, la transformation et des gens plus que sur l'alimentation, où souvent on réduit l'Ayurveda à l'alimentation, mais tout ce que je transmets, tous mes accompagnements sont teintés de la philosophie ayurvédique et je pense que, clairement, nos premières formations teinte énormément toute notre pratique sur la suite. Et où on va aller aussi. Même si on peut aller dans des voies complètement différentes. Ma première formation, ça a été à l'Ayurveda. Et la fois que... Enfin, quand je l'ai faite, et c'est souvent le cas sur les femmes que j'ai pu accompagner en reconversion, c'est que souvent la première formation, c'est une formation qu'on fait pour soi, pour sa famille, en se disant bon... Et si ça peut m'aider, génial. Mais c'est l'histoire que je me racontais, en tout cas, de... OK, il n'y a pas trop d'enjeux, je fais ma formation, on verra bien. Dans tous les cas, je le fais déjà pour moi. Et ça, c'était vraiment l'histoire. Et je vois que cette histoire, elle est beaucoup répétée. Et elle est complètement OK, parce que oui, dans tous les cas, toutes vos formations, les premières ont bénéficié. C'est vos familles, c'est vos amis, c'est vos collaborateurs, c'est que vous êtes en entreprise. Donc voilà. Et après, très vite, je me suis rendu compte que… La Ayurveda est vraiment une médecine, enfin une thérapie intégrative. La façon dont elle est enseignée en Occident l'est moins. parce qu'on va avoir le corps avec les massages, on va avoir l'alimentation et une partie du mental, mais toute la psyché, toute la psychologie, tout le rapport émotionnel, tout le rapport au trauma, n'y est pas du tout. En tout cas, dans les enseignements qu'on reçoit, n'y est pas. Et donc très très vite, et aussi par mon vécu de deuil périnatal, j'ai découvert la kinésiologie. Et donc ça a été mes deux formations vraiment de socle. qui t'inquiète. Mais déjà là, je savais que si on travaille sur la tête sans intégrer le corps, sans intégrer les émotions, il manque un bout et il y a un truc qui n'est pas complet.
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu te rends compte, mais naturellement, tu avais déjà senti qu'il fallait être l'outil. avant de pouvoir l'appliquer. Et tu vois, c'est marrant de voir que naturellement, on a tous fait ça, je pense que naturellement, on cherche d'abord à vivre les choses pour soi. Et tu vois, je pense qu'après, on se détache de cette mouvance-là, alors que c'est quelque chose qui est très naturel et je pense qui est terriblement universel. Donc c'est marrant de voir que la genèse de la méthode, en fait, démarre... Dès la naissance de toi en tant que thérapeute. Tu disais que tu venais d'un monde où tout était très codifié, très estampillé, très diplômant. Comment tu es passé de ce statut de cad, de successful, à débutante dans un nouveau métier ? Comment tu as vécu ça au niveau de... l'ego, de l'image de soi ?
- Speaker #0
Avant de le vivre au niveau de l'ego, je l'ai surtout vécu face à mes passions, de me retrouver formée, et très bien formée, parce que j'ai eu mes diplômes en bonne élève, à je me retrouve face à quelqu'un et je n'ai pas appris à accompagner. Et manager des gens, ça n'a rien à voir avec accompagner quelqu'un dans une consultation. Donc ça, ça a été vraiment la première chose qui m'a manqué, où on apprend sur le tas, où on apprend… Je ne sais même pas vraiment comment j'ai appris. Je me suis beaucoup formée, j'ai beaucoup, beaucoup travaillé sur moi. Et donc chaque fois que j'allais voir un thérapeute, chaque fois que j'allais voir quelqu'un, je regardais sa façon de faire, et surtout sur les gens que j'ai si mètres bons. Et donc j'ai appris un peu comme ça. Mais ça je trouve que c'est vraiment un écueil qui est énorme. On apprend une technique, mais on n'apprend pas à être l'accompagnant et à accompagner. Donc ça, ça a été quelque chose qui a été compliqué. Parce qu'avec cette sensation que, ok on peut aider les gens, on peut leur faire du bien. Mais si on a ce pouvoir, on peut aussi leur faire du mal. Et une mauvaise phrase, une mauvaise parole... peut créer des choses. Et donc, en fait, on a une forme de pouvoir sur l'autre. Et moi, j'ai toujours été ultra sensible à ça, de dire, OK, comment je peux faire pour être sûre que je ne fais rien de mal ? Donc ça, ça m'a challengée, ça m'a challengée dans mes pratiques, ça m'a challengée, et ça, ça m'est resté longtemps. Et c'est pour ça que dans la méthode, aujourd'hui, c'est ça que j'apprends. dans la formation professionnelle, mais qui est presque un niveau 3, parce que pour les gens en entreprise, quand ils apprennent ça, ils deviennent un bien meilleur manager, leur leadership, il n'y a juste rien à voir. Et les professionnels qui démarrent, et je le vois, la promo, les filles qui étaient en reconversion, il y en a une, ça faisait 3 ans qu'elle avait eu sa formation de yoga, et bien ça y est, elle s'est lancée. Alors que depuis 3 ans, elle procrastinait. Pour moi, c'est vraiment ce point-là qui est un point qui, aujourd'hui, je ne connais pas de formation qui fait ça et qui a un énorme écueil dans toutes les formations. Et après, au niveau de l'ego, je... Comment ça s'est passé ? Je reviens un peu... En fait, c'est plus dans le regard des autres. L'ego, je ne suis pas sûre d'avoir beaucoup d'ego sur ça. Moi, avec moi-même, c'était assez OK. À partir du moment où je me sentais compétente et je voyais que ça fonctionnait et que j'étais efficace. Donc, d'une certaine façon, j'ai complété mes formations pour ça. Mais surtout, par rapport au regard des autres, c'est se dire que finalement, ils ne comprennent pas ce qu'on fait. Clairement, c'est que... Je pense que mes beaux-parents ne comprennent toujours pas mon métier. Et c'est complètement OK. Je pense que ma mère ne comprend pas non plus, peut-être un peu plus, mais pas beaucoup plus. Donc ça, la deuxième chose, c'est... Et en fait, ça, ça m'a toujours challengée en disant, en fait, la seule façon que ça change dans leurs yeux, c'est de leur prouver que ça marche. Et donc, ça a aussi été un moteur. C'est-à-dire, en fait, je me le prouve, mais en me le prouvant à moi... en continuant, en voyant que ça fonctionne. Mais en fait, je vais leur prouver à eux et peut-être qu'ils ne comprendront pas plus. Mais en tout cas, parce qu'ils verront que oui, j'arrive à en vivre, que oui, ce changement qui est complètement incompréhensible, parce que j'ai quand même eu des gens qui ne comprenaient pas, et des gens très proches, en fait, entre guillemets, ils ont accepté parce que ok. bon ça fonctionne, ça n'a pas trop l'air de perturber leur vie, ça ne les met pas en danger, donc ça va. Mais ce qui est assez marrant, c'est que ce que j'ai vraiment vu, c'est que quand on parle de ça, alors soit quand on parle de reconversion, et sur ça, attention vraiment sur ceux qui pensent, attention à ne pas trop en parler ou à choisir les gens à qui vous en parlez, parce que vous allez recevoir les peurs des gens. Les peurs des gens, la frustration des gens de... Peut-être avoir envie de ça et de ne s'être jamais donné l'opportunité, d'avoir jamais osé, d'avoir jamais su croire en eux. Et donc, en fait, vous allez leur faire un miroir qui va activer énormément de choses qui vont vous renvoyer en mode « Ah, tu devrais faire ça, tu n'as pas pensé à ça, mais attention à ça » . Et donc ça, ça peut être extrêmement générateur de stress. Déjà qu'on en a, clairement, en reconversion. Mais ça peut... selon l'importance que le regard des autres a pour vous, ça peut peut-être être même bloquant. Donc, voilà. C'est un peu un bébé dans la conversion et créer son entreprise. Gardez-le pour vous ou parlez-en vraiment aux personnes qui savent écouter ça. Ce serait mon conseil. Ok.
- Speaker #1
En t'écoutant, je me demandais... Qu'est-ce que cette reconversion t'a coûté ? Je ne parle pas d'argent.
- Speaker #0
Je crois qu'avant tout, elle m'a coûté le deuil de l'image de la femme working girl. C'est vraiment abandonner celle-là pour prendre la femme entrepreneur qui a autant d'enjeux, voire plus. Mais c'est un peu l'image de la réussite classique. Je pense qu'il y a ça. Il y a un personnage à lâcher. Et pour en embrasser pleinement un autre. Je vois tout ce que ça m'a apporté, plus que ce que ça m'a coûté. En tout cas,
- Speaker #1
c'est déjà beaucoup. Cette identité-là, c'est déjà beaucoup. D'autant plus dans cette histoire-là, c'est quelque chose qui te porte beaucoup. Donc, ok. Et donc, du coup, à l'inverse, qu'est-ce que tu as gagné très vite que tu n'attendais pas ?
- Speaker #0
Alors, attends, avant de passer à ça, il y a une autre chose qui me vient. Je pense que c'est un point qui peut être intéressant aussi. C'est que ce que ça m'a coûté, c'est que mes filles étaient petites. Elles avaient un an et demi et trois ans. Et demi, ouais. Bien sûr, et c'est quelque chose qui a été aussi mal compris par l'entourage, c'est qu'au niveau familial, typiquement, je dis oui, je vais me reconvertir pour avoir plus de temps avec mes enfants, ce qui était vrai, ce que j'ai aujourd'hui. Mais au démarrage, je travaillais tous les samedis, je faisais deux nocturnes par semaine. Donc, je les voyais quand même moins, mes filles. Donc ça m'a un peu coûté ça, ça m'a coûté une organisation familiale qui a été temporaire, mais surtout qu'on veut accompagner en cabinet, et qu'on n'est pas trop connu, il faut être dispo quand les gens sont dispo. donc c'est sûr qu'aujourd'hui je peux me permettre de, voilà, les gens qui me disent je veux venir chez vous, vous consultez pas le samedi non je consulte pas le samedi ça fait longtemps que je consulte plus le samedi et mon samedi il est précieux pour ma famille et c'est du non négociable en revanche, parce que maintenant je suis suffisamment connue pour que les gens ils vont prendre un RTT, ils vont se débrouiller sur mes horaires à moi mais au départ ça coûte quand même ça ça coûte quand même une organisation et c'est pour ça que je parlais de projet de famille c'est que ça va bouger les lignes pour tout le monde. Et donc, si le conjoint n'est pas partie prenante, ça va être plus compliqué, parce qu'il y a des moments qui sont faciles, mais il y a des moments qui sont plus compliqués. Donc, c'est bien aussi d'avoir ce soutien-là. C'est bien aussi de savoir que, en fait, c'est OK pour lui d'être seul avec ses filles tous les samedis. C'est OK que j'ai deux nocturnes par semaine. Et voilà. Je pense que dans ce que ça m'a coûté, il y a ça aussi au niveau familial, où il y a eu un impact. Et je ne regarde pas une seconde, parce que je savais que c'était temporaire, et parce que aussi, dans mon ancienne vie en entreprise, j'avais des déplacements, j'avais des soirées, j'avais dans les Fashion Week, on bosse pendant 10 jours non-stop, quasiment nuit et jour. On part le matin, on rentre, les fils d'enfants sont largement couchés, on travaille le week-end. Donc finalement, l'un dans l'autre, c'était pas tant que ça, mais ça devient beaucoup plus régulier et il y a quand même cet impact là que voilà, dans ce que j'ai ça m'a coûté qu'est-ce que j'ai gagné auquel je ne pensais pas ? bonne question en fait je crois que j'ai découvert ma part entrepreneur que je ne soupçonnais pas mais vraiment et que même mon entourage ne soupçonnait pas. Et j'adore ça. J'adore le côté, en fait, ok, et puis je fais ça, et puis il y a toujours un autre projet, et puis ça ne fonctionne pas, je me réinvente, et j'ai cette adaptabilité, j'ai cette flexibilité, et j'avance. Et ça, dans le cadre de l'entreprise, On peut le faire au sein de son service, on peut réorganiser, et c'est ce que je faisais. Mais je ne pensais pas pouvoir... Un des points qui me faisaient un peu peur aussi, c'était de me dire « je vais être seule » . C'est un des points qui ressort aussi souvent. Je vais être seule, est-ce que je vais réussir à me motiver toute seule, à avancer toute seule ? Et en fait, je me rends compte que j'ai une force en moi et une capacité à m'autodriver, à me mettre des objectifs, à les atteindre, à... à me créer mon propre moteur. En fait, je suis mon propre moteur. Et ça, je pense que je savais que j'étais forte, mais je n'avais pas cette conscience-là de moi, de ça. Donc ça, c'est vraiment quelque chose que j'ai découvert sur moi en passant le pas et que je ne soupçonnais pas.
- Speaker #1
Tu parlais de ta famille tout à l'heure. Comment tes proches ont réagi à ta transformation ? Comment ils ont vécu ça ? Tes filles, je pense qu'elles sont un peu trop jeunes pour voir le switch de toi avant toi.
- Speaker #0
Elles ont juste vu que, surtout au début, l'agenda n'est pas plein, que je pouvais aller chercher à la sortie de l'école, les amener, et être là le midi, ce qui n'arrivait jamais. Donc elles ont plutôt vu ça. Enfin, sur l'aîné, parce que la petite, elle n'était pas encore à l'école. Donc voilà, mes filles, elles le voient vraiment maintenant. Elles apprécient maintenant. Et c'est assez marrant, ça crée vraiment autre chose. Sur mes proches, je pense que pour mon mari, il a tellement suivi les choses de l'intérieur que c'était la suite logique et qu'il était vraiment convaincu. et il est toujours, sur mes amis, il y en a plein que ça n'a pas étonné. Et j'en ai qui n'ont pas forcément... Globalement, sur mes amis, ça a beaucoup suscité d'admiration, que les gens ne vous disent pas tout de suite, mais qu'ils vont vous dire, même dix ans après. ouais mais en fait toi t'as eu le courage de le faire, ça c'est des choses que j'ai réentendu récemment et des amis proches de me dire mais en fait tu te rends pas compte en fait et waouh enfin en fait et après au niveau familial je pense qu'il y a des fins ou même au niveau pro il ya des gens qui ont été étonnés qui ont connaissait moins qui n'ont pas compris pas compris que que sur le mec la carrière que j'avais je j'arrête tout pour complètement autre chose avec les risques avec le avec moins de statut, clairement. Et au niveau familial, quand je vois parents, beaux-parents, ça a surtout activé des peurs de protection de parents, on va dire, de « Ah oui, mais t'es sûre ? Mais OK, et comment tu vas faire ? » Et pour vous, sur l'organisation, « Ah oui, il est samedi. » Il n'y avait plus eu ça. mais pour moi c'est vraiment les gens réagissent en fonction d'eux, dans tout mais sur une reconversion c'est encore plus frappant de voir ça je vois que l'heure avance mais j'ai encore des questions c'est
- Speaker #1
quoi le moment où t'as senti que t'avais vraiment réussi ta reconversion ?
- Speaker #0
La première chose qui me vient, c'est que ce n'est jamais fini. Donc, il y a un peu du jamais. Mais si, quand même. Je crois que le jour où j'ai senti que j'avais réussi, c'est quand j'avais mon agenda qui était plein et avec trois mois d'attente. Peut-être même un peu avant, mais quand je commençais à avoir déjà un mois d'attente, que mes semaines étaient pleines. que j'avais des commentaires de gens hyper satisfaits qui revenaient j'avais le bouche à oreille qui commençait à marcher là je me disais ouais ça y est je suis vraiment en fait je suis plus en transition je
- Speaker #1
suis vraiment thérapeute si quelqu'un Si quelqu'un nous écoute et se reconnaît dans la Amélie d'avant, c'est quoi le premier conseil que tu pourrais lui donner ?
- Speaker #0
Le premier conseil, c'est de s'écouter. S'il se reconnaît, c'est qu'il y a quelque chose. Si ça résonne, c'est que la graine est déjà là en vous. Elle demande juste à être arrosée. Donc c'est lui faire confiance, lui faire un peu plus de place, sans prendre de risques. sans tout changer, sans tout casser du jour au lendemain, juste dire « Ok, j'ouvre, je vais voir, je commence à me faire accompagner dessus, et je vois ce que ça donne. » Et je vois si, petit à petit, ça fait le déclic, et ça devient une évidence. Et dans mon niveau 1, où on travaille beaucoup sur le sens de sa vie, sur sa mission, sur qui l'on est et qu'est-ce qui nous donne du sens, j'ai plusieurs exemples de personnes qui se posent la question en démarrant. Et à la fin du niveau 1, je me disais, ok, en fait, là, ça y est, j'ai mon projet. Je veux faire ça. Et donc, je commence à le mettre dans la matière. Et donc, je commence à faire mon tableau Excel. Je commence à réfléchir. Je commence à me former en parallèle. Donc, voilà.
- Speaker #1
Et du coup, comment est-ce qu'on sait qu'on est vraiment... prêt à se reconvertir ? C'est quoi les signaux clairs pour arrêter de se mentir ? Je pense qu'on n'est jamais prêt.
- Speaker #0
Comme pour être maman, on n'est jamais prêt. C'est le moment qu'on choisit. Parce qu'il y aura toujours des peurs, parce qu'il y aura toujours des choses à l'extérieur qui font faire que le moment parfait n'existe pas. Le moment où vous allez être totalement certain, il ne pourra arriver qu'une fois que vous aurez marché le chemin. J'ai été certaine de vouloir être thérapeute le jour où j'avais... des semaines complètes avec 10 personnes par jour. Avant, j'avais toujours le doute. Donc, je pense que vraiment, ce n'est pas une question de quand est-ce que je suis prête ou il me faut quoi pour être prête. C'est quand est-ce que je sens au fond de moi que je suis prête à prendre ma décision. C'est ça, c'est un acte de choix.
- Speaker #1
Du coup, c'est quoi pour toi le plus gros mythe autour de la reconversion que tu aimerais te déconstruire ?
- Speaker #2
c'est de penser que ça va être facile.
- Speaker #0
C'est de penser que... Enfin, le plus gros mythe, c'est tous les gens que vous voyez sur Instagram, où vous n'avez qu'une partie de la réalité, où on a l'impression que c'est facile, que c'est joyeux, que c'est tout le temps gai et tout le temps facile. En fait, non. Il y a autant de satisfaction, de bonheur et d'alignement que de difficultés, que de challenges à surmonter. Parce qu'être entrepreneur, ce n'est pas juste être thérapeute, ce n'est pas juste savoir bien consulter et accompagner les gens à la transformation et avoir des résultats chez eux. C'est aussi faire la comptabilité, c'est faire de la communication, c'est faire du réseau avec les autres accompagnants de santé dans votre secteur. C'est être à la fois directeur financier, directeur marketing, directeur commercial et communication et vente. Donc en fait, c'est toutes ces casquettes-là. Et c'est dire que forcément dans ces casquettes, il y en a que vous allez adorer, il y en a que vous allez détester. Mais comme ton tout job en fait. C'est ça, c'est pas parce que vous êtes aligné qu'il n'y aura pas de choses moins agréables à faire. Mais comme tout dans la vie. Mais par contre, les choses moins agréables à faire, quand on est aligné, quand on sait pourquoi on les fait, ça coûte beaucoup moins d'énergie que quand ça n'a pas de sens et qu'on n'est plus au bon endroit.
- Speaker #1
Du coup, aujourd'hui, tu accompagnes des gens qui sont en reconversion. Et qu'est-ce qui fait la différence entre... ceux qui réussissent et ceux qui abandonnent ?
- Speaker #0
Je pense qu'il y a la préparation. C'est de ne pas être dans l'illusion de ce job d'entrepreneur facile. Dans le coaching, on a même ceux qui sont à Bali, sur les plages, et qui bossent trois heures par jour. En fait, non, c'est un mythe, clairement. Donc c'est ça, c'est de ne pas être dans une forme d'illusion. et d'avoir suffisamment travaillé sur soi pour se connaître, connaître ses biais, connaître ses peurs, comment on peut les craquer, comment on s'accompagne soi-même, et comment finalement on apprend aussi à se réguler au niveau du système nerveux, au niveau de sa posture pour soi, parce qu'on est quand même seul. Et donc c'est soi avec soi, comment je m'accompagne moi. pour accompagner au mieux les autres. Et ça, je pense que c'est vraiment important. C'est vraiment la métaphore du masque à oxygène dans l'avion, où quand on a un bébé, c'est d'abord la maman qui va mettre son masque, et après le bébé, et pas l'inverse, parce que sinon tout le monde meurt. Et c'est ça aussi, c'est comment j'apprends moi à m'accompagner, et je ne donne pas tout aux autres. Parce que si moi je ne suis pas bien, je ne peux pas bien m'accompagner.
- Speaker #1
Merci pour ce moment. C'était riche en infos, en partages. Ça m'a permis de mieux te connaître et j'espère que ça aura aidé un maximum de personnes.
- Speaker #0
N'hésitez pas à nous faire des commentaires. Merci Benoît. Merci d'avoir écouté cet épisode. Souviens-toi, la transition fait partie du chemin. Les doutes, les émotions, le flou, tout cela n'est pas un problème. C'est le signe que quelque chose en toi se réorganise. Et tu n'as pas besoin de traverser ça seul. Si tu es en reconversion ou en transition professionnelle, si tu sens que ça bouge en toi mais que tu ne sais pas encore où ça mène, je t'offre un appel clarté de 20 minutes avec moi pour t'aider à poser de la cohérence, de la direction et du calme intérieur. Réserve ton créneau via le lien en description et on se retrouve très vite dans l'instant Innocence. C'était l'instant Innocence, un espace pour respirer, te recentrer, porter un nouveau regard sur ta vie et ouvrir un nouveau chapitre. Si cet épisode a résonné pour toi, prends un instant pour le partager. Un simple geste qui peut déclencher un vrai changement chez quelqu'un d'autre. Et si tu sens que c'est le moment d'aller plus loin, d'engager une vraie transformation, tête, cœur, corps et énergie, alors je t'invite à découvrir la méthode Innocence pour remettre du sens dans ta vie. A très vite pour un prochain instant, et d'ici là... Reste à l'écoute de ce qui vibre, juste pour toi.