- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode spécial de l'instant Marketing Communication, le podcast qui décrite les grandes tendances, les outils, les stratégies qui font bouger les lignes de notre secteur. Aujourd'hui, j'ai l'immense plaisir d'être accompagné d'un grand professionnel de la communication. Frédéric Fougera, bonjour Frédéric.
- Speaker #1
Bonjour Florian, tu vas bien ?
- Speaker #0
Très très bien et merci d'être à nos côtés aujourd'hui. Je suppose que l'ensemble des auditeurs te connaissent, connaissent ton parcours de dire comme d'exception, ton engagement pour la valorisation de notre métier, ton regard toujours affûté sur les pratiques de communication. Et aujourd'hui, ensemble, nous avons le privilège d'accueillir un invité de marque. Anthony Villéger, président de la FPCO, la Fédération Française des Professionnels de la Communication par l'Objet. Avec lui, nous allons explorer un sujet souvent sous-estimé, mais redoutablement efficace, la communication par l'objet. Pourquoi les objets publicitaires restent-ils si puissants dans un monde digitalisé ? Quelle est la force de ce métier tactile ? Comment bien l'utiliser ? Quelle place prend la responsabilité sociétale dans ce secteur ? C'est ce que nous allons, si tu le veux bien Frédéric, voir tout de suite avec Anthony. Est-ce que tu as, je ne sais pas moi, des études qui montrent l'impact de ces objets médias, j'aime bien l'objet média, l'impact de l'objet... publicitaire auprès des gens ?
- Speaker #2
Bien sûr. On en a de plus en plus, et ça a été la vocation de la dernière présidence, et de la FPC, en tout cas c'est sa vocation, c'était effectivement de pouvoir faire des études qui permettent de pouvoir expliquer aux communicants la force de ce média qui est l'objet. On ne sait pas vraiment, on a deux études. Il y a la première qui nous dit que c'est le troisième média préféré des Français.
- Speaker #0
Troisième média.
- Speaker #2
En fonction de l'âge. Il y en a une autre qui dit que c'est le sego. On sait qu'on n'est pas trop mal derrière les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Donc tu es sûr d'être sur le podium.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. En fait, on est un peu à cheval entre les deux. Ce qui se dit en tout cas, c'est qu'à partir du moment où l'objet est utile, il correspond à la valeur de la cible, en tout cas de la personne qui l'a reçu, les gens adorent en recevoir. Il y a plus de 80% des gens qui adorent recevoir des objets. Donc ça, c'est des stats qu'on a avec des vraies études, qu'on a menées avec un professeur de Toulouse qui nous suit au sein de la 2FPCO. Et que la marque, quoi qu'il arrive, en fait, l'image de marque est améliorée grâce à l'ovier média. Et que les gens en demandent de plus en plus. Ils veulent que les marques les accompagnent dans leur quotidien et dans leurs différents quotidiens.
- Speaker #1
au-delà d'adorer recevoir un objet média, mais c'est quand même le seul média que l'on conserve, c'est le seul média qu'on garde, c'est le seul média qu'on emmène chez soi, qu'on emmène au bureau, c'est le seul média qu'on utilise tous les jours. Donc c'est-à-dire que, quelque part, quand la marque est sur un objet média, elle est exposée de façon permanente et bien au-delà du plan de communication, du plan marketing de l'entreprise ou de l'organisation qui a investi dans l'objet média. C'est moi, quand j'ouvre mon parapluie, j'utilise un objet média. Quand je bois mon thé au bureau, j'utilise un objet média. Quand je signe un contrat, j'utilise un objet meilleur. Et ce n'est pas que je n'ai pas les moyens de m'acheter un parapluie, un mug ou un stylo, mais c'est qu'en fait, j'aime ces objets qu'on m'a donnés. Je les ai sélectionnés. Il y en a que je pourrais faire, il y en a que j'aime moins. Mais ils ont leur utilité. Rien ne parle de leur utilité déjà. De toute façon, je suis exposé à ces marques en permanence.
- Speaker #2
Frédéric, il y a deux choses dans ce que tu dis qui sont hyper importantes. C'est qu'à la fois, la marque va te parler à toi. Et puis elle va parler aussi aux personnes avec qui tu es quand tu utilises cette marque. En fait, il y a un double vecteur. Toutefois, il faut quand même faire un vrai travail autour des valeurs de la personne à qui tu offres cet objet. Et ça, c'est hyper important. Quand tu dis que tu l'utilises et qu'il remplace un autre objet, que tu prends finalement ce parapluie que la marque t'a offerte, c'est que le produit est beau,
- Speaker #1
il est beau, il est solide. Il est facile à utiliser et il répond à une vraie utilité. C'est là où ce n'est pas un gadget. Parce que si on m'avait offert une ombrelle, par exemple, peut-être que n'étant pas japonais et vivant en France, peut-être que l'ombrelle, je n'en aurais pas vraiment besoin. Alors qu'un parapluie, ce n'est pas qu'il pleuve tous les jours, mais il m'est régulièrement utile.
- Speaker #2
Notre travail, il est là. Il est effectivement... On s'appuie sur un triptyque. Ce triptyque, tu l'as dit en filigrane, c'est utile, durable et responsable. Ça, c'est quelque chose qu'on véhicule au sein de la Fédération. Il faut que le produit soit utile au quotidien de ta cible, de la personne à qui tu offres l'objet. Il faut qu'il soit durable dans le temps, qu'il puisse durer longtemps, qu'il soit de bonne qualité et puis qu'il soit responsable. Quand je parle de responsable, souvent j'entends éco-responsable. Je déteste ce mot d'éco-responsable. J'aime bien parler de responsabilité. La responsabilité, elle est à la fois sociétale et environnementale. Et il ne faut pas oublier que derrière, effectivement, on parle de produits, d'objets, donc de fabrication. Et là, on parle effectivement de médias, de médias de communication, mais on parle aussi de la totalité d'une chaîne d'approvisionnement, d'une supply chain. Et ça, on ne doit pas l'oublier. C'est-à-dire que souvent, l'objet, il est distribué lors d'événements ou pour des reveals, ou pour des révélations de marques, pour tout un tas de... d'événements de marques qui vont accompagner la marque. Le rôle d'un professionnel de l'objet médian, il est aussi de pouvoir sourcer le bon produit avec la bonne qualité, de pouvoir le livrer au bon moment, de pouvoir être certain que le marquage va pouvoir mettre en avant la marque et que dans son utilisation, c'est-à-dire que dans la totalité du cycle de vie du produit, le produit va pouvoir continuer à faire rayonner la marque. C'est au-delà d'un spot de pub radio, c'est au-delà de... de une page de pub sur un magazine, d'un spot de pub de 30 secondes sur une chaîne artisienne. Il y a un vrai enjeu à ce niveau-là qui est souvent assez méconnu et qui apporte effectivement une complexité sur le fait de s'entourer d'un très bon professionnel de la communication par l'objet et très bon professionnel de l'objet média.
- Speaker #1
Moi, j'illustre par deux exemples que j'ai vécu, deux exemples négatifs parce que ce n'est pas les erreurs qu'on apprend. Premier exemple, un achat de parapluie pour une campagne électorale. Alors dans les campagnes électorales, on n'a pas beaucoup de moyens. On avait acheté des parapluies très cheap qui étaient rouges aux couleurs de l'identité de la campagne. Dès qu'il pleuvait, on était tous recouverts de rouge parce que la teinture nous tombait dessus. La qualité est du coup passée par un professionnel qui vend un objet de qualité et aussi être soi-même responsable d'ailleurs en mettant un minimum de moyens parce que si on n'y met aucun moyen, après on n'a que ce que l'on mérite. Un autre exemple aussi, toujours à cheval entre j'imagine le... le professionnalisme du prestataire et le budget qu'on met derrière. Mais quand on achète des choses de très mauvaise qualité, parfois l'impression, la gravure, la broderie, la façon dont la marque figure sur l'objet, elle peut se dégrader dans le temps. Et du coup, c'est l'image de marque qui se dégrade. Quand tu évoquais un spot publicitaire, un spot radio, là c'est la qualité qui a été travaillée par les équipes com qui est diffusée. Donc sauf problème de diffusion, la qualité, elle est garantie.
- Speaker #2
Et elle est constante.
- Speaker #1
Et elle est constante, garantie dans le sens constant, effectivement. Sur l'objet publicitaire, sur l'objet média, la marque, elle est magnifique au moment où on offre l'objet, mais qu'en est-il dans un mois, dans un an, dans dix ans ? Moi, j'ai des objets qui ont certainement plus de dix ans. Ils sont tous impeccables. Bravo à ceux qui me les ont faits. Mais c'est parce qu'ils ont aussi décidé d'y mettre des moyens et d'y mettre de la qualité. Et c'est aussi pour moi une forme de responsabilité.
- Speaker #0
Pour moi, c'est tout à fait une forme de responsabilité. Et vous l'avez souligné. justement l'importance de la qualité dans le temps, pour l'image. Et en fait, on parle beaucoup d'image depuis tout à l'heure. Je vous écoute, même si concrètement, je devrais non pas être spectateur de mon propre podcast, mais au contraire, eh bien...
- Speaker #1
Vous n'allez pas m'inviter.
- Speaker #0
Ah oui, mais Arti, justement, je vais rebondir sur ce que tu viens de dire. Parce qu'en fait, on en a parlé tout à l'heure, mais je vais revenir. Pourquoi on n'en parle pas suffisamment, ne serait-ce que dans les écoles, dans les cours, quand on regarde en fait, en termes d'image... de souvenirs publicitaires, d'objets du quotidien que l'on prend. Alors, le parapluie, la tasse, le mug et autres. Pourquoi ce n'est pas enseigné ? Je vous pose la question à tous les deux.
- Speaker #1
Moi, j'ai un élément d'incompréhension qui n'aide pas à répondre à la question, mais ça permet à Anthony de réfléchir à sa réponse complète et présidentielle. Moi, je trouve ça d'autant plus aberrant que récemment, j'ai enseigné, je n'enseigne plus maintenant, mais dans pas mal d'écoles. Et je voyais dans les programmes des filières ou des options disparaître. Et je m'étonnais de voir des options disparaître dans la com sur des sujets très, très importants pour les métiers de la communication. Et là, la directrice pédagogique de l'école en question, je ne la cite pas, non pas pour faire de pub, mais pour rester neutre, me dit qu'on a un vrai problème avec les étudiants, c'est que les filières qui sont prises sont les filières qui sont instagrammables. Et donc une filière, exemple, communication financière, c'est pas Instagrammable, donc on n'a pas d'étudiants qui s'inscrivent. Et je raconte cette anecdote parce que l'objet média, pour le coup, lui, il est super Instagrammable. Donc c'est incohérent, mais peut-être que c'est parce que c'est les écoles qui ne le proposent pas ou ne le mettent pas en avant qui fait que les étudiants n'y pensent pas. Mais c'est typiquement visuel, ça se touche, ça se met en scène. On peut faire beaucoup de choses avec l'objet média. Moi, le placement de produits, c'est un de mes plus gros kiffs, de faire du placement de produits là où on n'y attend pas. Et donc l'objet publicitaire, il répond à tout ça.
- Speaker #0
Alors non seulement il répond, je vais juste compléter avant de te laisser la parole. Je suis complètement d'accord. J'ai organisé pendant des années des opérations estivales. Quand tu regardes vraiment le sourire, franchement, enfin, quand tu es sur une animation, tu as ta publicité, tu as ta voiture, parce qu'en l'occurrence c'était des voitures, elle est bien floquée à ta marque, tu fais de l'animation, tu fais des jeux et ça. Et quand tu donnes vraiment un objet publicitaire, qui sont des mugs. Je vais parler des vêtements aussi, des casquettes, des objets aussi, ne serait-ce que, peut-être que c'est des bonbons, des choses comme ça. Attention, on est d'accord ? Le sourire des personnes, et surtout, ils le gardent avec eux. Et ce que tu es en train de dire sur l'Instagram, c'est pour ça que ça m'a fait penser, on avait fait un petit jeu concours de savoir si, postez évidemment, vous, avec votre gain, et puis on regagne notre gain encore plus. plus important. On lui commence une PlayStation et un voyage à Venise, parce qu'on était avec un héros Marvel. Mais alors là, c'était vraiment les gourdes et tout ça, c'était vraiment un vrai impact. Et ça permet d'amplifier encore plus ta campagne. Donc, événementielle, mais pas que. Donc voilà, après ça, c'est pour ça que moi aussi, mon incompréhension de savoir pourquoi on ne l'enseigne pas alors que c'est un élément, un objet de branding, si je peux me parler. image de marque qui est pour moi indispensable. Monsieur le Président ?
- Speaker #2
Florian, ta vision est très bonne et Frédéric, merci pour ça, pour ce que tu viens de dire sur les écoles, parce que c'est aussi de mon côté une grande et une forte incompréhension. Elle est d'autant plus grande qu'à chaque fois que je me rends dans une école, ce que je te disais tout à l'heure en prélude, je reçois... des dizaines de CV le lendemain d'étudiants qui veulent faire de l'objet média. C'est un truc de fou. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi.
- Speaker #1
Réveillons tout d'un coup, face à l'information.
- Speaker #2
Et pour moi, il y a un vrai travail de fond, et c'est le plus dur, un vrai travail de fond pour faire émerger ce média méconnu, inconnu, qui a été et qui l'est toujours, on en parlera certainement tout à l'heure, décrié. par son impact environnemental qui est maîtrisé, on en parlera aussi. Mais en tout cas, je pense qu'il y a une vraie forme de méconnaissance. Moi, je me souviens de mes premiers cours de marketing mix, de communication mix, où en fait, on ne parlait pas d'objet média, on parlait d'affichage, on parlait de presse, on parlait de cinéma, on parlait de télé, on parlait d'Internet, on parlait de... Mais jamais, jamais, jamais, on ne positionne l'objet comme un... Un média qui rentre dans le marketing communication mix. D'ailleurs, les responsables de communication avec qui je suis en contact, souvent ont besoin de se former. Et d'ailleurs, l'un des rôles de la 2F PCO est de former et d'informer les responsables de communication des entreprises du CAC 40, SBF 250, mais aussi les personnes qui sont dans le public. Et d'ailleurs, on a sorti un guide là-dessus. qui permet effectivement de pouvoir connaître et rencontrer l'objet publicitaire, la complexité de la réalisation d'un objet média, mais aussi de pouvoir montrer sa pertinence, son efficience dans le marketing mix, y compris ce que tu disais tout à l'heure Frédéric, dans la communication politique. Je pense que c'est un des seuls leviers, ou en tout cas l'un des plus grands leviers, pour faire de la communication politique. Alors quand je dis de la communication politique, ce n'est pas obligatoirement... faire élire quelqu'un, mais c'est quoi de mieux qu'un sablier à mettre dans une douche pour expliquer aux enfants qu'il faut prendre une douche de trois minutes pour économiser les eaux, etc. Et on attend de ça, en fait, des municipalités, de pouvoir accompagner leur discours politique par des objets qui vont matérialiser, en fait, finalement, leurs arguments, ou en tout cas, le bien vivre ensemble. En parlant de bien vivre ensemble, c'est ce que tu disais tout à l'heure par rapport à ton passé automobile ? Je crois que l'un des rôles, et c'est ce que disait Frédéric tout à l'heure, l'un des rôles de l'objet média dans sa définition, c'est de fédérer, de fédérer les communautés. Très souvent, en fait, on se rend compte sur des très grandes structures, quand tu as un sweat, un pull, une casquette d'une marque très spécifique. Je prends, sans citer de marque, mais hier j'étais en contact avec une marque qui sponsorise les championnats du monde de bûcheronnage. On est vraiment sur une niche de niche, tu vois. Mais il y a une fierté de porter la marque sur un t-shirt, il y a une fierté de porter la marque sur une casquette. Or, cette boîte, c'est une toute petite structure familiale strasbourgeoise, ou en tout cas du côté de l'Alsace, qui fabrique des machines pour l'industrie forestière, tu vois. Et les gens qui sont dans cette industrie-là sont hyper fiers et hyper contents de porter cette marque qui, toi, si je te la montre, ne voudra rien te dire. Fédérer les communautés, c'est l'un des premiers vecteurs de l'objet média.
- Speaker #0
Alors, pourquoi finalement les annonceurs, les dircoms, les responsables de com ne pensent pas spontanément ? C'est quoi les freins pour adhérer, pour réaliser, à l'image de sa société, pour ses clients, des objets publicitaires, des objets médias ?
- Speaker #2
Je vais te répondre très simplement, parce que c'est chiant. Tout simplement, c'est chiant. C'est chiant à acheter. Les gens détestent ça. Détestent acheter de l'objet publicitaire parce que ça les fait sortir de leur zone de confort, parce qu'on sort effectivement du cadre de j'ai mon prestataire qui va venir faire la prise de son pour faire le spot radio. J'ai mon prestataire. Et c'est ce que disait tout à l'heure Frédéric, il faut que ça soit une image qui dure dans le temps, il faut que ça soit livré. à un instant T, dans un événement, que le produit soit de bonne qualité, etc. Tout ça, c'est autant de douleurs à l'achat qui font qu'en fait, on ne prend pas le risque. Et moi, je remercie tous les jours les communicants qui prennent le risque de l'objet média et de croire en l'objet média pour influencer, soit en interne, soit en externe, et pour faire en sorte que la marque puisse être présente dans le quotidien de leurs cibles. qu'elles soient internes et externes encore une fois, parce qu'effectivement, c'est un vrai risque. Il faut s'adosser à des professionnels, ce qui minimise le risque. Mais il y a effectivement ce truc de est-ce que l'image de marque va être véhiculée par cet objet que j'ai choisi ? Est-ce qu'il va pouvoir durer longtemps ? Est-ce qu'il va correspondre à la valeur d'eux ? Et c'est tout ça, quand je te dis c'est chiant, j'assiste bien sur ce truc-là. Je pense qu'il y a aujourd'hui beaucoup de communicants qui ne font pas leur boulot jusqu'au bout et qui ne vont pas choisir l'objet média par défaut, parce que c'est un risque et qu'ils ne veulent pas le prendre, tout simplement.
- Speaker #1
Moi, je compléterais peut-être en voyant mon histoire de communicant, en disant que pendant un certain nombre d'années passées, évidemment, on a vraiment été omnibulé par la technologie, par l'innovation. Et du coup, on s'est vraiment tourné, tourné absolument vers l'immatériel et on en a un peu oublié le matériel. Et quand on disait qu'on ne parlait pas du tout de l'OGMédia dans les écoles de communication, ça peut l'expliquer en partie, mais est-ce qu'on en parle beaucoup dans la littérature sur la communication ? Moi-même, je n'en parle pas beaucoup. Alors, je devrais retirer le « moi-même » parce que ça voudrait dire que je me prends pour une référence. Je ne supporte pas les gens qui disent « moi-même » .
- Speaker #2
Mais tu l'es,
- Speaker #1
tu l'es. Non, mais en tout cas, je m'accuse dans mes différentes publications sur la communication d'en parler très peu, même si c'est le fait d'en avoir parlé une fois et d'avoir créé une polémique sur le réseau qui m'a permis de... De nous rencontrer ? De rencontrer Anthony en expliquant, d'abord d'échanger et ensuite de nous rencontrer sur un poste qui disait que la communication n'était pas gadget. Et il s'agissait de critiquer le manque de professionnalisme de certains communicants et certainement pas les gadgets et l'objet média. Mais ça a créé un débat chez beaucoup de gens qui travaillent dans l'objet média, qui se sont insurgés en disant « mais le gadget, ce n'est pas du tout de la mauvaise com' » et ce n'est pas du tout ce que je disais. Ça m'a permis de m'expliquer, ça nous a permis d'échanger. Ça m'a permis aussi, par exemple, de proposer... au Communicator, qui est une page sur le Communicator. Ça, c'est une référence, ça, c'est un livre de référence qu'on parle de l'objet média dans le Communicator. Et c'est le cas dans la dixième édition du Communicator qui vient de sortir. Alors, on peut l'acheter, il est tout nouveau, tout chaud. Eh bien, on ne pourra pas reprocher au Communicator de ne pas parler d'objet média parce qu'on en parle.
- Speaker #0
Mais je suis allé plus loin. Tu te rappelles de comment on a eu l'idée de ce podcast ?
- Speaker #1
Tu vas nous rappeler.
- Speaker #0
C'est parce que j'ai fait un post, en fait, une publication. Je prenais évidemment tout le bien de l'objet média et publicitaire. Et là, tu m'as dit, mais pourquoi on ne ferait pas le podcast ensemble et tout ça ? C'est justement, en fait, je me suis risqué. Je suis d'accord avec toi. Moi, il y en a beaucoup de commentaires, vous savez, les DM, qui me disent, mais pourquoi toi qui parles de technologie, qui parles de Insta, de TikTok, et tout ça, tu parles d'objet publicitaire, objet média ? Parce que pour moi, c'est ma vision. Et c'est quelque chose, en fait, l'objet publicitaire. Qui est-ce ? on va dire un amplificateur au même titre que les réseaux sociaux. Je fais un événement, interne comme externe, je fais un événement, j'amplifie avec les réseaux sociaux et je garde le souvenir, je fais durer le souvenir publicitaire dans le quotidien des personnes que je veux toucher avec l'objet publicitaire. Pour moi, c'est un tout. J'étais partenaire d'un grand film, Marvel et autres, et bien justement, Adocita Mark. avec le héros et de pouvoir prolonger en dehors c'est une petite astuce, en dehors des droits que tu peux avoir parce que c'est pour 6 mois, sauf que l'objet publicitaire, il n'a pas 6 mois il dure dans le temps et c'est justement tout pour moi c'est quelque chose d'indispensable c'est pour ça aussi que j'aime bien en parler quand on anime un réseau comme j'ai pu animer, les objets publicitaires c'est effectivement un des coeurs du sujet Et ce cœur du sujet, qu'il soit des vêtements, des objets du quotidien, des mugs, quand tu accueilles des personnes dans ton magasin, de pouvoir justement être présent, c'est quelque chose qui pour moi est indispensable. C'est pour ça que j'ai voulu en parler avec vous et de voir en plus quels sont les bienfaits aujourd'hui des objets publicitaires. On a parlé d'environnement, on a parlé de RSA. on va essayer de... casser les idées reçues. On va casser tout de suite les idées reçues sur la responsabilité sociétale des objets publicitaires. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Parce que je sais pertinemment que vous avez fait énormément de travail sur ce sujet-là.
- Speaker #2
Beaucoup de choses ont été faites pour la traçabilité des produits, pour faire en sorte que les objets, comme je l'ai dit tout à l'heure, on est sur un triptyque. Voir... Quatre valeurs fondamentales qui sont utiles, durables, responsables et funs. Et ça, on y reviendra tout à l'heure pour créer effectivement le mémorable et faire en sorte que ça devienne un collectible. Mais sur la responsabilité sociétale et environnementale, on a pu, ces dernières années, par un écoscore, par du scoring carbone sur chacun des produits, par la traçabilité de la supply chain, faire en sorte que les produits... qui vont véhiculer les valeurs de la marque, puissent être le plus respectueux possible, puissent être scoppés, et puissent, en toute sécurité, il ne faut pas oublier que la sécurité est extrêmement importante dans la création et dans l'utilisation des objets, puissent être sans détour. Ça, c'est le fer de lance des professionnels qui sont adhérents de la 2FPCO. Il y a effectivement de la formation, il y a de l'information, il y a de l'accompagnement. On fait des fiches techniques par produit. Par exemple, tu parlais de mug tout à l'heure. Et nous, on est en capacité de pouvoir te dire, toi, en tant que marque, attention, quand tu imprimes que ta marque a telle hauteur, c'est-à-dire à 2,8 cm du haut du mug, on est sur la zone qu'on appelle du buvant. Cette zone du buvant, elle peut faire des migrations au plan cadmium avec le marquage qui est fait. Soit tu fais effectivement... marquer cette zone du buvant mais derrière nous on va t'accompagner pour refaire un agrément pour faire en sorte que on fasse des tests savoir si effectivement il ya une migration du plan cadmium soit en fait on te préconise de faire un marquage qui va rentrer en fait sur cette zone qu'on appelle hors buvant et qui va permettre effectivement de pouvoir rester dans des valeurs de sécurité pour les personnes à qui tu vas offrir ce mug un professionnel de l'objet média il va jusque là souvent on se dit oui bah imprime un mug et ça va tout va bien Nous, tout le travail qu'on a fait, c'était d'abord, avant d'être un travail sur la RSE, c'était un travail sur la responsabilité, c'est-à-dire sur la sécurité, sur la sécurité des produits. On a sécurisé les briquets, on a sécurisé les matières, on a sécurisé tout un tas de trucs. On a sécurisé les produits chimiques qui étaient utilisés dans le textile, ce qu'on appelle un après pour pouvoir faire en sorte qu'ils prennent moins de poids dans le transport, mais qui puisse être mis. C'est ces fameux textiles qui grattaient ou textiles qui démangeaient, etc. Tout ça, c'est terminé. en tout cas sur la filière qui est adhérente à la 2FPCO, c'est terminé. Il y a des professionnels qui, aujourd'hui, connaissent tout ça et sont capables de le mettre en œuvre. Ça, c'est le plus gros travail qui a été fait au sein de la 2FPCO et au sein de la Fédération. Et ça, c'est un travail de l'ombre. Personne n'en parle. On se dit, oui, un objet, très bien, on appuie sur un bouton, ça arrive d'avion, et puis c'est distribué. Quand je dis ça arrive d'avion, c'est que j'arrive sur le deuxième préconçu. Ah oui, mais c'est fabriqué ailleurs. Quand je dis ailleurs... en Asie, un peu partout, voire même en Afrique pour certains textiles. Et puis, il n'y a aucune maîtrise autour de ça. Détrompez-vous, il y a énormément de maîtrise autour de ça. Les professionnels de l'objet média sont capables de vous assurer la traçabilité complète de la filière, du ballot de coton jusqu'à la distribution de votre produit au moment de l'événement. Et même, ce que disait Frédéric tout à l'heure, la traçabilité post-remise, c'est-à-dire 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans. On a de plus en plus de produits de qualité qui sont distribués avec des garanties. Ce produit, il est garanti 2 ans, on donne... On donne un certificat, on donne une adresse sur laquelle la personne va pouvoir la faire réparer, va pouvoir remettre ce produit s'il est cassé ou détérioré pour pouvoir en avoir un nouveau. Tout ça, on a des filières de recyclage qui ont été mises en place de plus en plus. Donc on prend ça vraiment à bras-le-corps. Et ce que j'aime à dire, et d'ailleurs on a un exemple qui a à peine un an et demi, on a été les premiers dans la filière à... Dire qu'on ne voulait plus vendre de produits plastiques mélangés avec des fibres. Donc c'était ces fameux fibres de bambou, quand on voyait assiette en bambou, bol en bambou, etc. En fait, c'était du plastique de l'agglomérat. On était même au-delà de la norme qui était demandée par la Commission européenne. Nous, en fait, on a dit, attention, là, je pense qu'on arrive vers un truc de dingue. On commence à voir qu'il y a des résultats qui arrivent avec des dégazages de formaldéhyde, qui arrivent avec des choses comme ça. On a demandé à la... totalité de l'écosystème de l'objet média d'arrêter de vendre ce truc, sauf que nous on allait encore dans des grandes enseignes de la distribution et ces produits étaient encore vendus au grand public. Là où je suis très fier, c'est effectivement d'avoir pu permettre à nos professionnels, à nos adhérents, d'être avant la norme, de pouvoir faire en sorte que les marques qui font confiance à l'objet média puissent le faire, entre guillemets, les yeux fermés. parce qu'ils sont adossés à un professionnel, et en se disant que l'objet qu'ils vont choisir pour leur campagne d'objet média va pouvoir, de façon tout à fait sécuritaire, porter les valeurs de la marque. Et ça, c'est très important.
- Speaker #1
Là, il y a de la matière et du contenu. On en apprend, et ce ne sont que des bonnes informations.
- Speaker #2
Et on a parlé de deux produits seulement.
- Speaker #1
Il n'y en a que deux produits seulement. Non, mais ça donne une vision de la question de la sécurité. pas du tout celle à laquelle on pense en premier, à supposer qu'on y pense tout court, et puis de la responsabilité, effectivement, qui va très très loin.