- Speaker #0
Bonjour, c'est Claire de Podcast.fr. Chaque semaine, je décortique les secrets des podcasts qui marchent. Aujourd'hui, Les Frappés avec Loïc Blanchard. Bonjour Loïc.
- Speaker #1
Bonjour Claire.
- Speaker #0
Les Frappés, c'est le podcast dédié à celles et ceux qui osent suivre leurs rêves et se dépasser. Depuis 2020, tu interviews des sportifs, de l'extrême, des aventuriers, des explorateurs, des entrepreneurs, mais aussi des militaires ou des ex-militaires qui ont tous pour point commun le fait d'avoir osé suivre leurs rêves. Aujourd'hui, le podcast cumule plus d'un million d'écoutes et il s'est fait une jolie place dans l'écosystème du podcast en France. Pour entamer cette interview, j'avais envie qu'on revienne un petit peu aux origines du podcast. de cette aventure dans laquelle tu t'es lancé. Est-ce que tu peux nous dire pourquoi tu as choisi de créer ce podcast et pourquoi sur ce sujet de la frappe à dinguerie ?
- Speaker #1
Merci beaucoup Claire de me recevoir. Je suis très content de pouvoir raconter l'histoire des frappés à ton micro. Les frappés, c'est né d'un intérêt, d'un besoin très perso. donc c'est avant C'est finalement un projet qui, je pense aujourd'hui, a un impact sur pas mal de gens, mais qui en fait est parti de quelque chose qui répondait à un besoin que j'avais moi, qui était de trouver de l'énergie, de rencontrer des gens qui, moi, m'inspiraient et à leur contact, de prendre de l'énergie positive à une phase de ma vie où en tout cas professionnellement, je donnais beaucoup et j'avais un peu du mal à remplir cette bouteille. Si on considère qu'en tant que manager, tu as une bouteille d'énergie que tu en distribues un peu tous les jours autour de toi, si tu ne fais pas attention à la remplir... pour toi-même, tu attaques chaque journée avec un petit peu moins d'eau que la veille et à terme, ce n'est pas super tenable. Donc voilà, il y avait ce contexte-là plutôt professionnel, on va dire. C'était au moment du Covid, mais je n'étais pas particulièrement impacté par le Covid parce que j'habitais en Suisse et il y avait des mesures qui étaient en tout cas au début très souples par rapport à la France. Et j'avais le médium du podcast en tête depuis un moment puisque j'avais un collègue de chez Apple, j'étais manager de quelqu'un chez Apple qui s'appelle Arnaud Manzanini. qui avait créé un podcast qui s'appelle Ultra Talk, qui dans la communauté du sport outdoor et en particulier du cyclisme en France est ultra connu, sans faire de mauvais jeu de mots. Et il avait créé ça à une époque où le podcast n'était pas encore ultra répandu. C'était assez émergent en tout cas en France. Et donc, c'est lui qui m'avait fait découvrir ce médium et j'avais trouvé ça génial, le fait de pouvoir rencontrer des gens, finalement de se servir de cette excuse du micro pour rencontrer des gens et échanger avec eux. Et donc, voilà, le mélange des deux, ce besoin de finalement de m'inspirer au contact d'autres. Et puis, cette curiosité pour l'univers du podcast en général, on fait que l'été 2020, je me suis dit, mais en fait, ça me ferait une super excuse pour contacter telle personne, telle personne, telle personne que... je suis depuis un moment ou dont j'ai lu des articles à droite à gauche et pour qui j'aimerais bien poser beaucoup de questions donc voilà ça s'est lancé comme ça et pourquoi ces univers très variés alors là pour le coup je pense qu'à l'époque c'était donc en 2020 c'était pas courant du tout en tout cas dans cet univers tu vois sport aventure d'avoir des profils très variés Arnaud typiquement pour en revenir à Arnaud il faisait l'ultra-cyclisme. Il y avait d'autres podcasteurs qui faisaient que les sportifs de niveau, que la course à pied. Et moi, je suis quelqu'un de très curieux. J'ai beaucoup d'activités. Je lis tout le temps plusieurs livres en même temps, en parallèle. Donc, je ne sais pas. Peut-être que, d'un point de vue câblage, moi, j'ai besoin d'être stimulé par des sujets assez différents. Et donc, moi, je me suis dit, je vais me créer mon podcast et je vais faire venir, en fait, des gens que je trouve intéressants, quels que soient leurs univers. Et donc, c'est comme ça que je me retrouve avec que... effectivement des aventuriers, des entrepreneuses, des anciens militaires, des naturopathes, des chefs en resto étoilé. Enfin voilà, c'est très varié. On reste quand même beaucoup autour de la thématique de l'outdoor et de l'aventure.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous raconter comment se passent les débuts du podcast, les premiers invités, les premières interviews ? Est-ce que tu te fixes dès le départ une ligne en te disant tu vas interviewer une personne par semaine ? Comment est-ce que ce... se déroule ce début de podcast ?
- Speaker #1
Oui, c'est une super question. J'aime beaucoup vous raconter cette phase-là aux personnes qui me contactent et qui souhaitent se lancer dans l'univers du podcast. Parce que souvent, on se dit, ah oui, mais je n'ai rien à vendre. Si je veux faire un podcast format interview, qui je peux contacter ? Je n'ai rien à leur montrer, je n'ai pas de réseau, etc. Et donc, moi, évidemment, j'avais exactement cette peur-là. Donc, j'avais contacté une vingtaine de personnes. en leur disant très clairement dans mon message, et c'était que des gens que je ne connaissais pas, sauf le tout premier qui était une vieille connaissance, parce que je ne voulais pas non plus faire perdre du temps à des gens que je ne connaissais pas, si jamais j'avais des problèmes techniques ou autre. Donc le tout premier, c'était quelqu'un que je connaissais, donc pour me rassurer entre guillemets, j'avais fait ça avec lui. Les autres personnes, en fait, c'est des gens que je connaissais, ni d'Eve ni d'Adam. Et donc quand je leur écrivais, je leur disais clairement, voilà, rien n'a de garantie, rien n'a de promesse. Je ne peux rien te vendre en termes d'écoute et autres. Simplement, ce qui est sûr, c'est que tu participerais à un projet qui est assez début et que je trouve ultra excitant, etc. Et en fait, je m'étais dit, j'en contacte une vingtaine parce que si je veux un épisode par semaine à peu près, je voudrais avoir deux mois d'avance, donc huit épisodes. Si j'en contacte vingt, la moitié me répondront. Et puis sur cette moitié, j'arriverais bien à en avoir huit avec qui on enregistre vraiment. Et en fait, les vingt m'ont dit, OK, pas de problème, on enregistre. Donc d'un coup, je me suis retrouvé avec vingt épisodes qui étaient prêts très rapidement. Bon, tant mieux,
- Speaker #0
mais au final, beaucoup de boulot d'un coup.
- Speaker #1
Beaucoup de boulot d'un coup. Et donc, voilà, moi, j'avais fait le choix en termes de rythme de faire un épisode par semaine. C'est un rythme que j'ai tenu pendant un bon moment. Mais c'était un épisode par semaine. Maintenant, je suis passé à deux par mois. J'ai des phases où, pour différentes raisons, je repasse à trois ou quatre par mois. Mais c'était un par semaine au début pendant longtemps, jusqu'à l'épisode peut-être 90, je pense. Et j'avais la seule chose qui était un peu... importante pour moi, pour des raisons perso, pas du tout... Pour des raisons perso, je viens d'une famille où j'ai que des sœurs, moi, et je voulais aussi à l'origine pour mes sœurs, parce que je trouvais que le message était intéressant, et aujourd'hui pour ma fille, faire en sorte d'avoir aussi des femmes sur le podcast. Et donc, voilà. J'ai la moitié des épisodes quasiment qui sont réalisés avec des femmes.
- Speaker #0
Super, sur une thématique où on peut se dire que ça va être peut-être plus simple d'aller chercher des hommes et qu'ils sont surtout pas forcément plus nombreux, mais plus visibles sur ces questions-là.
- Speaker #1
Alors je te confirme que c'est beaucoup plus facile tout simplement parce que les hommes me contactent. Je pourrais faire, je pense, 100% de mes épisodes uniquement avec des gens qui me contactent et il se trouve que dans 95% des cas, c'est des hommes. Donc voilà, je reçois des femmes qui font des trucs absolument hallucinants. C'est très étonnant parce que je n'ai pas fait d'études de sociologie ou autre, mais spontanément quand je les contacte, je cite souvent Émilie, qui est une femme qui a traversé plusieurs fois l'Afrique à vélo en solitaire, sur plusieurs mois, et vraiment en mode route, dormir dans la tente. Elle se débrouille, c'est très rustique comme condition. Et sa première réaction c'est « Ah oui, mais je ne sais pas si ça intéressera vraiment les gens ce que je fais. » Moi je trouve ça absolument hallucinant, c'est des récits ultra forts. qui t'invite un peu à reconsidérer ce que tu penses être capable de faire. Mais c'est vrai que mode par défaut, j'ai l'impression, en tout cas sur les invités féminines, c'est qu'il y a un peu plus de retenue que chez les hommes qui, eux, sont généralement plutôt volontaires, ou en tout cas proactifs pour me contacter et me proposer des épisodes.
- Speaker #0
J'aimerais qu'on revienne rapidement sur ce que tu disais par rapport au rythme au début, où tu es arrivé à maintenir un rythme d'un épisode par semaine, tout en ayant, si j'ai bien compris, un emploi salarié dans un gros groupe. Comment est-ce que tu as réussi à maintenir ce rythme-là ? Je suppose que c'est quand même un investissement en temps qui est assez conséquent. Et on sait que c'est une problématique qui revient beaucoup pour les podcasteurs, notamment quand on débute.
- Speaker #1
Oui, alors j'étais effectivement senior manager chez Apple. Donc j'avais une grosse équipe, une soixantaine de personnes, une dizaine de managers en ce mois. Donc oui, j'avais un gros emploi du temps. L'avantage, j'ai envie de dire, c'est que j'avais... pas encore vraiment de vie de famille, on n'avait pas d'enfant avec ma femme donc c'est sûr que ça a aidé les débuts du podcast sont faits pendant la période Covid donc il y avait beaucoup de choses qu'on ne pouvait plus faire donc là aussi le contexte aidait peut-être côté organisation et après ce que je faisais c'est que il y avait plusieurs soirs dans la semaine où soit j'enregistrais soit je faisais les montages Sachant que je n'étais pas super bien organisé au début, je perdais énormément de temps sur les montages. Je ne prenais pas de notes, par exemple, pendant les enregistrements. Donc, il fallait que je me réécoutais l'intégralité des échanges qui durent en moyenne une heure et quart pour essayer de retrouver le passage où il y avait une porte qui claque ou une question qui a été reprise, etc. Donc, ce n'était pas très efficace. Mais oui, c'est sûr que ça demandait beaucoup de temps. Par contre, le conseil que je donnerais, si je peux donner un conseil sur ce point-là, Merci. Je pense qu'il faut être très vigilant au rythme qu'on s'impose. Moi, j'avais fait ça parce que j'étais tombé sur des statistiques. Je crois que c'était Apple Podcasts qui recommandait, en tout cas en phase de lancement, de faire un épisode par semaine. que du point de vue des algorithmes, etc., le podcast soit considéré comme actif. Mais je pense qu'il faut être réaliste aussi. Moi, ça n'a pas été un rythme que j'ai pu tenir très longtemps. Et aujourd'hui, même deux épisodes par mois, ça va, mais c'est quand même déjà pas mal de boulot. Et je ne fais que de l'audio. Je ne fais pas de vidéo. Ce qui changerait la donne.
- Speaker #0
D'ailleurs, c'est assez intéressant. On pourra y revenir. Pour continuer sur la partie un peu chronologique. Comment est-ce que... Quelles sont tes écoutes sur le début du podcast ? Est-ce que c'est quelque chose auquel tu prêtes attention au début ou pas du tout ? Et tu te dis, bon, en fait, je fais ça parce que ça me passionne et je m'en fiche des écoutes. Voilà.
- Speaker #1
Alors, je mettais l'ensemble en me disant que je n'y prêterais pas attention. Et finalement, comme c'est un peu la seule chose qu'on peut mesurer, on y fait attention. Mais je pense que c'est un piège. Je pense qu'il ne faut pas regarder ça parce que, comme on vient de l'expliquer, c'est beaucoup... de travail. C'est un média qui est quand même finalement assez ingrat parce que c'est très compliqué de faire de la viralité, surtout si on reste sur un format audio uniquement parce qu'il n'y a pas d'algorithme qui pousse un épisode de podcast défrappé plus qu'un épisode de podcast de Joe Rogan Show, qui est le podcast le plus écouté au monde. Donc, compliqué de faire de la viralité. Du coup, c'est beaucoup de bouche à oreille, beaucoup de croissance organique et c'est vrai qu'au début, quand on voit qu'on a 90 écoutes, 120 écoutes par épisode, et que ça ne bouge pas énormément dans les premières phases, ça peut être un peu décourageant. Mais je pense qu'il faut s'éloigner des chiffres. Et honnêtement, ça fait pas mal d'années, ça fait je pense deux, trois ans que je ne regarde plus. Je suis de temps en temps, je me connais peut-être une fois par mois, je regarde où est-ce que j'en suis en termes de tendance, mais je m'en détache un petit peu maintenant.
- Speaker #0
Le podcast, il a aujourd'hui six ans. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu comment est-ce qu'il a évolué, peut-être en termes de ligne éditoriale ? de ton positionnement, de toi, par rapport à ce projet ? Et comment est-ce que la notoriété a grandi ? Tu parlais du bouche-à-oreille, mais est-ce qu'il y a eu d'autres éléments, peut-être un petit peu concrets, qui ont permis au podcast d'avoir la notoriété qu'on lui connaît aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui, alors, il y a eu un palier assez important pour le podcast qui a été franchi quand j'ai eu la chance de recevoir MyCorn. pour l'épisode 100. Donc j'avais reçu, en fait, ça a été un peu un long process, ça m'a pris à peu près un an avant d'arriver à sécuriser un épisode avec Mike Horn. J'ai reçu ses filles avant, ensemble, puis Annika, sa fille aînée, de mémoire, je ne sais même plus dans quel ordre on l'a fait. Je crois que c'était, je crois que j'ai eu ces deux filles, puis Annika, puis Mike, puis à nouveau Annika. Mais en tout cas, voilà, cet épisode a fait, a donné un bon coup de projecteur au frappé. Donc il y a eu un bon passage de palier à ce moment-là. En fait, je me suis assez vite rendu compte que c'était intéressant de recevoir des gens comme des Mike Horn, extrêmement visibles, mais qu'en réalité, j'essaie de le formuler de manière à ce que ce ne soit pas négatif, mais en réalité, ils sont tellement habitués qu'il n'y a pas forcément de magie pour eux dans le fait d'être reçus sur un énième podcast. Et donc, il n'y a peut-être pas cet engouement à partager ce qu'ils viennent de vivre ou à relayer l'épisode. Alors que quand je reçois, du coup, ce que j'essaie de faire, c'est plutôt de me concentrer. Je ne vise pas les têtes d'affiches du moment, des sportifs qui viennent de percer ou des entrepreneurs à succès. Je cherche des gens qui ont l'air passionnés et qui sont passionnants à écouter. Non pas qu'un Mike Horn n'est pas passionnant à écouter, mais je pense que tu as compris le message. Oui, bien sûr. Et en fait, ces gens-là, c'est des fabuleux ambassadeurs. Et donc, je pense que c'est pour ça que la croissance organique du podcast, elle a été aussi régulière et forte. tu vois je suis monté avant qu'Apple change la manière dont ils comptabilisaient les écoutes jusqu'en 2023 Apple quand tu suivais un podcast téléchargeait automatiquement les épisodes et donc ça augmentait artificiellement ton nombre d'écoutes jusqu'à ce qu'Apple change ça j'étais à peu près à 60 000 écoutes par mois donc tu vois tout ça avec principalement de l'organique ce que je trouve quand même et 100% audio et format long ce qui est quand même ça fait beaucoup de choses pas terribles d'un point de vue tendance actuelle Merci. mais je pense que c'est surtout lié à ça tous ces invités qui étaient passionnés, intéressants à écouter et qui étaient très contents de relayer ce qu'ils avaient pu partager et qui souvent d'ailleurs me remerciaient en tout cas soulignaient le fait qu'ils appréciaient beaucoup le format long parce que parfois quand ils étaient interviewés c'était 10 minutes d'interview et puis en fait après les 10 minutes se transformaient en 2 minutes avec leur réponse Euh... un peu épuré, coupé, etc. Et donc ça, voilà. Du côté des invités, ça plaisait aussi beaucoup, finalement, cette liberté que je leur laissais. Et je pense que ça a aussi contribué à ce qu'ils soient globalement dans l'ensemble très contents et très enthousiastes à l'idée de partager les épisodes.
- Speaker #0
Est-ce que tu dédies beaucoup de temps à la recherche d'invités ? Tu disais que tu étais contacté par beaucoup de gens et principalement des hommes. Comment est-ce que tu t'assures d'avoir un panel d'invités qui est suffisamment varié pour ne pas t'ennuyer aussi, toi, dans ce que tu peux entendre et proposer à l'écoute ?
- Speaker #1
Oui, ça, c'est un autre point de vigilance. Je pense, en tout cas, que je... Pas un conseil, mais quelqu'un qui voudrait se lancer ou qui est déjà lancé dans son podcast... je lui ferai ce partage-là. Attention à ne pas tomber dans une routine qui devienne ennuyante. Parce que moi, ça a failli être le cas à plusieurs reprises, tu vois, où par facilité, je recevais simplement les gens qui me contactaient. Et puis, ce n'était pas forcément toujours des sujets, c'était globalement des sujets très intéressants. Tous les invités que j'ai reçus et dont j'ai diffusé les épisodes, c'est des gens avec qui j'ai apprécié passer un bon moment. mais je me suis rendu compte qu'il y avait une forme de lassitude qui arrivait donc j'ai essayé plein de choses ça fait 6 ans que j'ai les frappés donc j'ai pu faire des erreurs et tenter mais j'ai essayé d'approcher des gens à l'étranger des québécois par exemple dans le milieu de l'aventure qui ont une vision assez différente de ce qu'on peut faire qui font des choses très chouettes il n'y a pas très longtemps j'ai eu Une Québécoise, par exemple, qui a fait l'Afrique du Sud de la France en voilier, en solitaire. Très chouette. J'ai essayé de changer un peu la géographie des gens que j'approchais, les univers. Et surtout, j'ai appris à dire non. Et ça, ça n'a pas été facile. Généralement, j'avais beaucoup de mal à dire non quand on me contactait. Et donc, je m'organisais toujours pour recevoir les gens qui me proposaient un épisode. Même quand j'avais au fond de moi un petit doute sur est-ce qu'il y a vraiment un match avec la culture du podcast ? Est-ce que ce n'est pas un peu redondant avec les quatre épisodes qu'on vient de faire sur la course à pied ? Maintenant, je dis non. Ça me fait parfois de la peine parce que j'aimerais bien pouvoir recevoir tout le monde. Mais j'ai aussi appris à dire non.
- Speaker #0
Tu dis que le podcast a changé ta vie et qu'une écoute répétée et régulière, détrapée, peut provoquer un changement. De perspective irréversible dans la vie de tes auditeurs. Pourquoi ? Et est-ce que tu as des retours de tes auditeurs en vitrice ? Oui,
- Speaker #1
j'en ai beaucoup. Déjà, à commencer, moi, ça a clairement changé ma vie parce que ça m'a fait rencontrer plein de gens. Certains sont devenus des amis dans la vraie vie. Maintenant, j'habite à Aix-en-Provence. Il y en a plusieurs qui habitent aussi dans la région avec qui j'en ai encore vu un dimanche pour l'anniversaire de mon fils. Hello Lilian si jamais tu nous écoutes donc déjà rien que ça tu vois ça crée des amitiés je sais pas comment est-ce que la vie aurait pu nous amener à nous croiser autrement que via le podcast tu vois parce qu'on était clairement pas dans les mêmes univers ça m'a permis de vivre des aventures incroyables je suis parti sur un ultra trail de plus de 300 kilomètres j'ai jamais fait un truc aussi dur de ma vie c'était fabuleux je suis parti sur une expédition sur un bateau viking en Norvège avec des invités du podcast Là, en mai, j'étais sur un ultra à étape au Maroc, dans l'Atlas, où j'étais invité via le podcast. J'ai pu vivre des aventures incroyables. Et du côté de mes auditeurs et auditrices, j'ai assez régulièrement des messages de gens qui me disent « Je suis parti faire une ascension d'un sommet dans les Pyrénées en fauteuil roulant parce que j'ai eu un accident et j'écoute ton podcast. » et en fait, toutes ces histoires, ça m'a inspiré et je me suis dit que moi aussi, je pouvais faire des trucs fous et donc, voilà, je l'ai fait. Donc là, tu vois, typiquement, on va faire un épisode dans pas très longtemps avec cette personne qui m'a contacté pour me dire, voilà, j'ai fait ça en partie grâce au Frappé. Bon, voilà, je... Donc, assez régulièrement, tu vois, des gens qui m'expliquent que finalement, à force d'écouter des récits de personnes qui ont osé se lancer et croire en leur potentiel, on a un peu moins d'excuses. Enfin, en tout cas, c'est peut-être négatif de le voir comme ça, mais disons que ça invite à explorer les propres limites qu'on peut se mettre et à se faire confiance. Tu vois, l'épisode qui est sorti aujourd'hui, c'est avec une femme qui s'appelle Christine, qui a six enfants, qui court 140 km par semaine. Bon, voilà. Et quand elle t'explique son agenda, tu te dis, oui, en fait, je n'ai pas d'excuses si je veux faire du sport, je peux aller faire du sport, je n'ai pas six enfants.
- Speaker #0
Effectivement. Tu as aussi écrit un livre qui va sortir dans quelques jours ou quelques semaines. En tout cas, il est prévu pour octobre 2026, dans lequel tu proposes 100 récits de personnes, d'invités qui sont passés sur ton podcast. Qu'est-ce qui t'a poussé à écrire ce livre, à rassembler ces témoignages ?
- Speaker #1
plusieurs choses, la première c'est que c'était un peu un vieux rêve, c'est peut-être un peu galvaudé c'était un vieux projet, j'avais cette idée depuis longtemps de pouvoir écrire un livre physique papier parce que j'avais déjà écrit un livre un e-book, c'est quand même pas pareil donc j'aime bien les gros livres, donc je m'étais dit j'aimerais bien trouver un projet, un livre un peu quand on l'a en main, il y a de la matière il y a du contenu et puis ça on va dire que c'est la raison le plus pratico-pratique, en tout cas un peu terre-à-terre. Ensuite, sur la vision du podcast, au fil des épisodes, au fil des années, des retours que je reçois, je me rends compte que finalement, je ne fais pas grand-chose. Je tends un micro à des gens qui vivent des choses incroyables et il se trouve que ça a quand même assez souvent, généralement, un impact positif sur celles et ceux qui les écoutent. Je me vois un peu comme le troubadour des temps modernes. je ne me déplace pas physiquement parce que je fais tous les enregistrements à distance, mais je tends ce micro à différentes personnes, des explorateurs, des exploratrices de la vie moderne. Et puis en fait, ces récits, ils plaisent. Et je me suis dit que ça pourrait être intéressant de faire découvrir ces profils-là, à travers un format un peu différent qui est le livre et en le structurant d'une manière un peu particulière. C'est-à-dire que le contenu du livre, il y a 100 invités du podcast qui ont contribué. Chaque invité a son chapitre. Donc, 100 chapitres, c'est un gros pavé qui va faire 550 pages.
- Speaker #0
Waouh ! Ah oui, là, tu voulais un livre à ma stock, tu l'as fait.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et en fait, chaque invité a répondu à une série de questions, à 10 questions, qui sont exactement les mêmes pour tout le monde. Alors, il y a des questions un peu, on va dire, qui donnent peut-être un peu moins de réflexion, tu vois, comme ta mauvaise habitude préférée. Quasiment tout le monde répond au chocolat, voilà. Mais c'est quand même beaucoup de questions. perso qui demandent quand même un petit peu de réfléchir à ce qu'on va répondre et en fait j'ai trouvé ça ultra intéressant et passionnant à lire parce que t'as des gens qui viennent d'univers complètement différents, du type ancien des forces spéciales ou naturopathes, qui répondent des choses très similaires finalement à des questions à certaines de ces questions et à l'inverse des gens qui baignent dans le même univers, la course à pied, mais avec des visions complètement différentes de leur rapport à l'effort ou à la performance. Donc c'est ultra intéressant, moi je le vois comme un concentré du meilleur du podcast, non pas dans la sélection des invités, parce que j'ai quasiment 300 épisodes aujourd'hui et je suis très content, encore une fois j'ai pris énormément de plaisir avec tous ces invités-là, mais bon je ne pouvais pas avoir 300 chapitres dans un livre. mais plutôt un concentré par rapport à la magie du podcast qui est cette énorme dose d'inspiration qu'on prend quand on écoute un épisode là c'est pareil dans le livre chaque chapitre se lit indépendamment des autres donc on peut un peu picorer du contenu comme ça à droite à gauche et c'est quelques pages à chaque fois par chapitre mais je suis assez content des questions que j'ai trouvées que j'ai réussi à trouver pour ces invités là parce que en tout cas et les invités ont joué le jeu, les réponses sont très authentiques, très perso Merci. souvent drôles, parfois bouleversantes, mais en tout cas, à chaque fois, elles ne laissent pas indifférent. Et c'était vraiment l'objectif pour moi, que ce soit un livre, tu le lis, tu te poses des questions, tu te dis, c'est vrai que je pourrais partir à l'aventure, aller là dans la forêt d'à côté, planter ma tante un week-end, ce serait déjà une aventure. Donc voilà, c'était l'objectif. Je suis le seul lecteur pour le moment, mais je l'ai lu plusieurs fois et j'ai l'impression que l'objectif va être atteint. Donc je suis curieux que les gens l'aient entre les mains.
- Speaker #0
En tout cas ça donne envie de le découvrir, tu en parles très bien. Parfait. Je voulais aussi qu'on parle de toute la partie plutôt communication et puis aussi référencement en préparant cette interview. J'ai vu que tu avais un site internet qui est extrêmement bien construit avec une page pour chaque épisode, avec tous les noms des invités que tu as interviewés, les regroupements par thématique, etc. Merci. Est-ce que ça, c'est quelque chose qui est arrivé assez tôt dans la vie du projet ? Est-ce que tu l'as construit plus tard ? Et quel impact tu vois aussi sur la notoriété du podcast ?
- Speaker #1
Oui, c'est une très bonne question. Alors, je suis très mauvais sur ce sujet.
- Speaker #0
Écoute, ça ne me donne pas cet avis-là, parce que pour avoir fait beaucoup de podcasts, je n'ai pas vu autant de sites qui sont aussi bien construits.
- Speaker #1
En tout cas, sur le site, c'est une très bonne nouvelle, merci. Mais sur la communication de manière générale, avant de démarrer le podcast j'avais plus de compte Instagram plus de compte Facebook j'avais un peu tiré un trait sur les réseaux sociaux donc j'ai tout relancé pour le podcast mais je suis très mauvais dans le sens où je ne l'anime pas Facebook il ne se passe rien Instagram je dois avoir 5000 followers je ne fais pas grand chose j'ai beaucoup de mal à me reconnaître dans cette espèce de course aux vues et en fait j'ai du mal surtout à Merci. à me conformer à ce que l'algorithme du moment exige de nous, tu vois, des formats vidéo courts, punchy, les musiques du moment ça me parle pas forcément, je dis pas que c'est bien ou pas bien mais voilà, moi ça me parle pas trop donc cette partie là malheureusement je laisse un peu en jachère j'ai eu quelqu'un qui m'a aidé, d'ailleurs une ancienne invitée du podcast, Chloé, qui m'a qui a géré ces sujets là pendant un an et puis après j'ai préféré arrêter parce que finalement on progressait mais pas assez vite euh... à mon goût pour l'investissement que ça représentait, pour être tout à fait transparent. Et le site, en revanche, c'est très récent. Je suis très content que tu aies remarqué, enfin en tout cas qu'il t'ait paru pro. C'est très récent. Moi, pour mon vrai boulot, entre guillemets, puisque le podcast, c'est vraiment un projet plaisir que je fais à côté d'un job salarié. Pour mon vrai boulot, et puis par intérêt perso, j'ai pas mal mis les mains dans l'IA depuis la fin de l'année 2025. et donc ce site je l'ai fait ça m'a pris pas mal de temps mais je l'ai fait sur peut-être une cinquantaine de sessions avec Claude Claude Code Claude Design et l'objectif c'est d'avoir un truc assez pro qui soit bien qui soit assez riche en termes de contenu justement pour avec l'arrivée de tout ce qui est AI Search etc d'avoir du contenu qui soit facilement identifiable par les LLM notamment donc ça c'est assez récent pendant longtemps j'avais une page générique ultra simple, c'était vraiment une page qui était proposée par mon hébergeur qui est un hébergeur américain et j'avais un lien par épisode et c'est tout il n'y avait absolument rien d'autre, ce n'était pas customisable en termes d'identité visuelle donc là je voulais faire quelque chose d'assez propre et visiblement ça l'est donc trop cool !
- Speaker #0
Je te confirme ça. Pour parler de la partie monétisation et modèle économique du podcast, est-ce qu'aujourd'hui, tu travailles toujours chez Apple dans la même situation ? Est-ce que tu vis du podcast, en tout cas partiellement ? Qu'est-ce que tu as choisi en termes de monétisation sur le podcast ?
- Speaker #1
Je ne travaille plus chez Apple. J'ai quitté Apple en mi-2021 pour créer une boîte avec un copain. Et puis, j'en ai créé une deuxième dans la foulée. Justement, c'était le podcast où j'ai essayé de transformer ce side business en vrai business. Alors, sur la monétisation, j'ai essayé de le faire très tôt parce que c'était aussi important pour moi, même si je n'en vivais pas et j'en vis toujours pas et ce n'est pas l'objectif d'ailleurs. Mais j'ai essayé très tôt de faire en sorte qu'au moins le podcast… que le podcast génère au moins suffisamment pour tout ce qui est frais d'hébergement, frais de matériel, etc. C'était important pour moi, juste pour me prouver que j'arrivais à avoir un projet qui ne soit pas un gouffre financier. Je voulais cocher cette case de dire, ça ne me coûte rien et le podcast s'autofinance. J'ai approché des marques très tôt et j'ai aussi proposé de la dotation. Là, tu vois, j'ai un bureau assis debout chez moi qui vaut à peu près... près 1200 euros de mémoire de chez Homeworld, qui est une marque française. Je les ai contactés, je pense, six mois après avoir, moins d'un an après avoir lancé le podcast et ça a débouché sur une dotation. Donc j'ai ce bureau-là que j'ai eu gratuitement via le podcast et j'ai l'intégralité de ma garde-robe outdoor, donc tout ce qui est trail, rando, etc. qui vient de chez Simalp. Il y a un partenaire, c'est la cinquième année qu'on travaille ensemble. Donc, il y a eu une bonne partie d'otation parce que moi, ça m'intéressait de fonctionner comme ça. Et puis, j'ai eu aussi du vrai sponsoring. Là, généralement, ce que je propose, c'est des messages pré-roll, host read d'à peu près une minute. Et ce que je vends aux marques, ce que je mets en avant, c'est le fait que mon audience est ultra qualifiée parce que c'est des gens qui s'entraînent pour… Il y en a 3 sur 5 qui s'entraînent 3 fois et plus par semaine. Il y en a, de mémoire, 15% de l'audience, quasiment 20, entre 15 et 20% qui s'entraînent 5 fois et plus. Tu vois, c'est des gens qui sont souvent en outdoor, qui sont sensibles aux messages type « Made in France » , « Réparation » , tu vois, cycle court des produits, « Réparation à vie » , etc. Donc voilà, c'est ça que je mets en avant. Et donc, je ne suis pas du tout, pas du tout sur les CPM classiques.
- Speaker #0
que tu peux voir dans l'univers du podcast. Je suis très au-dessus de ça, mais parce que je considère que c'est du travail de qualité, je choisis avec beaucoup d'attention les entreprises que je veux approcher, et je fais très attention aux messages. Il y a assez rarement du sponsoring sur les frappés, mais par contre, quand il y en a, c'est des produits que j'ai testés, enfin même pas que j'ai testés, que j'ai depuis des années, des solutions que j'utilise au quotidien. et la communauté apprécie parce que j'ai un groupe Whatsapp sur lequel j'ai une centaine de personnes un peu les fans hardcore du podcast que je sonde régulièrement pour leur demander qu'est-ce que vous pensez de ça, la couverture du livre par exemple quelle version vous préférez et j'ai assez souvent des retours quand je pose la question sur le fait que non les messages commerciaux c'est même intéressant parce qu'ils savent que c'est que des choses que j'ai sélectionnées que des entreprises ou des produits que j'ai sélectionnés Merci. soigneusement, que j'ai moi-même testé, etc. Donc voilà, je suis sur ces deux modèles, dotation et vrai sponsoring. Mais je ne regarde même pas, en fait. J'avais regardé les CPM, je pense que la dernière fois que j'ai regardé, ça devait être il y a peut-être deux ou trois ans, pour avoir un peu une référence de où est-ce qu'on en était. Et je ne sais même pas ce qui se fait aujourd'hui dans l'industrie.
- Speaker #1
Ça dépend beaucoup effectivement des CPM, mais on est aux alentours de 70 à 80 euros en coût par mille, à peu près quelque chose comme ça.
- Speaker #0
D'accord, j'en suis très loin. Enfin très loin, je veux dire très au-dessus.
- Speaker #1
Oui, ok, bon bah écoute, vaut mieux ça que l'inverse. Ok, super, merci beaucoup pour ça. C'est quoi les projets pour la suite, en plus du livre ?
- Speaker #0
Alors déjà, le livre, c'est trois ans de boulot qui se terminent. Donc, je vais attendre un peu avant de me relancer. Je pense que j'aimerais bien relancer la newsletter. C'est quelque chose que j'avais mis en place en 2023, 2024, et puis que j'ai arrêté parce que par manque de temps. J'avais aussi lancé des événements, les week-ends des frappés. On en avait fait deux, un dans les Alpes de Haute-Provence et un à Aix-en-Provence. Donc ça, c'est quelque chose que j'aimerais bien refaire, peut-être pour l'été prochain. Et j'avais des événements, en fait, rien de bien nouveau, mais j'organisais pas mal d'événements auparavant que j'aimerais bien remettre au goût du jour. J'avais aussi des visios où je faisais venir des gens de la communauté, des frappés, donc pas forcément des invités, parfois des invités, pour échanger en live sur des récits d'aventures diverses et variées. Donc on a eu par exemple la fille de Mike Horn, Annika, qui était venue nous parler d'un énorme trip à vélo de 1600 km qu'elle avait fait depuis la Suisse jusqu'à l'Islande pour aller rejoindre son père. Et donc voilà, c'était très sympa parce que les gens du coup peuvent poser des questions en live. Ouais,
- Speaker #1
génial ça.
- Speaker #0
Voilà, donc ça c'était chouette. Donc voilà, pour le moment je ne me projette pas... Il y a toujours ce sujet de la vidéo qui me titille, tu vois, est-ce que je me lance sur la vidéo, est-ce que... mais bon là... Ça me fait un peu peur pour être honnête d'un point de vue temps, mais aussi financièrement, l'investissement que ça pourrait représenter. Et en fait, je tiens assez à ce côté podcast pur, le podcast d'origine qui est de l'audio uniquement. Et j'aurais peur, en passant sur de la vidéo, de pervertir un peu les frappés, de le transformer irrémédiablement en quelque chose qui finalement ne m'aille pas trop. Oui,
- Speaker #1
je comprends. En tout cas, je trouve ça très intéressant parce qu'effectivement, je reçois beaucoup de podcasteurs et podcasteuses à ce micro qui ont tous et toutes des stratégies et des parcours très différents. Et j'entends parfois, et c'est ce qu'on entend beaucoup, que la vidéo, c'est absolument nécessaire et indispensable aujourd'hui pour qu'un podcast réussisse. Bon, évidemment, il y a plusieurs paramètres à prendre en compte de façon globale, mais ton podcast montre qu'on peut très bien avoir une super audience, super engagée, sans pour autant faire de la vidéo. Donc, comme quoi, tout est possible. Voilà c'est ce que... C'est ce que m'avait dit Bertrand Soulier aussi, que j'avais interviewé. Il m'avait dit « Tout est possible, il n'y a pas de règles sur le podcast » .
- Speaker #0
Oui, exactement. Je trouve que ça, c'est vraiment chouette. Pour moi, c'est un peu le dernier médium qui est « libre » des algorithmes, qui, à mon sens, ça fait peut-être un peu vieux jeu, mais qui pollue beaucoup de choses quand même, qui contraignent des formats, qui décident des contenus qui nous sont proposés. Et le podcast, pour moi, c'est un peu ce... ce dernier univers qui est préservé de tout ça en tout cas dans son format audio et après tu vois sur ce que tu viens de dire la réussite en fait je pense que chacun ses critères aussi tu vois effectivement si tu regardes que le nombre d'écoutes peut-être qu'avec de la vidéo en fait je ne serais pas à un million d'écoutes je serais à dix tu vois C'est possible, tout à fait possible. Mais est-ce que maintenant, si je réfléchis à la manière dont je suis organisé, c'est-à-dire que le podcast n'est pas mon activité principale, je ne souhaite pas forcément que ça le devienne, parce que pour moi, ça casserait peut-être un peu la magie du projet, parce qu'il y aurait des contraintes business, etc. derrière. Donc, est-ce que j'ai envie de passer sur de la vidéo avec tout ce que ça implique pour peut-être hypothétiquement faire mieux en termes d'écoute ? Mais comme le nombre d'écoutes, c'est... pas mon objectif, mais en fait, je suis très content avec le format que j'ai aujourd'hui. Et en réalité, même si j'avais 500 000 écoutes, 250 000 écoutes, ça m'irait très bien parce que pour moi, il n'y a pas vraiment de valeur. Je ne peux pas vraiment mettre de valeur sur toutes ces expériences que j'ai pu vivre, toutes ces rencontres que j'ai pu faire grâce au podcast. Donc, dans tous les cas, je considère que le podcast est une réussite, les frapper, même si on s'affranchit du nombre d'écoutes.
- Speaker #1
Ok, super. C'est hyper inspirant d'entendre ça. En tout cas, merci beaucoup Loïc. Et puis, je rappelle qu'on peut écouter ton podcast, les frapper sur toutes les plateformes d'écoute et évidemment sur notre application d'écoute de podcast, podcast.fr. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci Claire.