- Speaker #0
Podcast.fr. L'interview de Podcast.fr. Bonjour, c'est Claire de Podcast.fr. Chaque semaine, je décortique les secrets des podcasts qui marchent. Aujourd'hui, Allora, avec Claire Plantinet. Bonjour Claire !
- Speaker #1
Bonjour Claire ! Deux clairs ensemble, ça fait des étincelles !
- Speaker #0
C'est clair ! Sans mauvais jeu de mots !
- Speaker #1
Le mot clair va être le mot clé de cet entretien !
- Speaker #0
Allora, c'est un podcast qui explore les liens entre la France et l'Italie à travers les voies de personnalités lumineuses. On revient sur la clarté. Chaque mois, tu proposes sur ce podcast des entretiens d'à peu près une heure avec des artistes, des chefs, des écrivains, des journalistes, des designers qui ont tous pour point commun d'avoir un lien particulier avec l'Italie, soit un lien de cœur, soit un lien d'origine pour certains. Ton podcast démarre aujourd'hui sa quatrième saison et cumule plus de 90 000 écoutes en s'appuyant sur un superbe compte Instagram dont on reparlera, qui est aujourd'hui à plus de 11 000 abonnés. Pour commencer cette interview, j'aimerais bien qu'on revienne sur les débuts du podcast. Que tu nous racontes un petit peu pourquoi tu te lances dans ce projet. À cette époque, tu es journaliste, tu l'es toujours, c'est dans le portrait. Qu'est-ce qui t'amène à lancer ton podcast et pourquoi sur l'Italie ?
- Speaker #1
Écoute, moi j'étais journaliste à cette époque-là. En fait, j'avais un type de journalisme qui est un peu spécifique. Je travaillais avec des animateurs télé, des journalistes animateurs télé. et en fait mon travail c'était de de faire tout le travail de préparation éditoriale, d'accompagnement éditorial auprès de ces animateurs. Et donc, en fait, il y avait une conception éditoriale qui était extrêmement riche, un échange extrêmement riche avec ces personnalités, au final. Mais je n'allais jamais jusqu'au bout de la démarche, c'est-à-dire que je les aidais à concevoir, à préparer l'entretien souvent qui se déroulait en plateau. télé et en fait c'était eux évidemment qui réalisaient l'interview et pendant j'ai fait ça pendant dix ans et ça m'a vraiment nourri enrichi j'adorais mon métier c'était passionnant d'apprendre aux côtés d'animateurs et de journalistes chevronnés donc je m'en suis beaucoup nourrie mais à un moment donné je me suis laissée surprendre et un peu happée par une légère forme de frustration je dirais ou en fait J'avais envie d'aller au bout de la démarche et de réaliser moi-même l'interview. Il y avait peut-être aussi une part de moi qui aspirait à davantage s'exprimer aussi, ce qui était plutôt sain dans ce cheminement. Et en fait, c'est vraiment ça qui m'a mis la puce à l'oreille. Et quand j'ai mis le doigt sur cette forme de légère frustration, je me suis dit qu'il faut que tu réfléchisses toi à trouver un projet dans lequel tu puisses réaliser des interviews ou tu puisses aller vers des personnes qui t'inspirent. pour pouvoir aller jusqu'à cette fameuse démarche, aller de A à Z. Et donc, c'est comme ça que l'idée du podcast est arrivée. Et puis, quand tu lances un podcast, j'en écoutais beaucoup. Et puis, très rapidement, je me suis dit qu'il faut choisir un sujet qui fasse sens. Et j'avais eu pour conseil de choisir un sujet passion. Et ça, je ne l'ai jamais regretté parce que s'il n'y a pas un intérêt passion derrière, Je crois qu'on peut vite abandonner quand même son podcast et moi ma passion c'était l'Italie et la culture italienne. Donc en fait je cherchais un podcast sur l'Italie depuis très longtemps, je ne le trouvais pas. Je me suis dit en fait fais le podcast que toi tu as envie d'entendre. C'est comme ça qu'allora aimer.
- Speaker #0
Oui parce qu'allora, parce qu'allora ça fait un peu bon. Eh oui il faut le dire avec l'accent s'il te plaît. Sinon ça ne passe pas quoi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et comment se passe le début du podcast ? Donc, tu décides de te lancer. Qui est-ce que tu choisis comme première invitée ? Et tu te donnes, par exemple, quel rythme de publication au début ?
- Speaker #1
Alors, ma première invitée, c'est Eleonora Galasso. Et en fait, avant que j'entre dans la phase concrète de création du podcast, j'étais dans une phase de recherche. Et donc, j'assistais, j'écoutais beaucoup de masterclass sur... des sujets qui m'inspiraient ou en tout cas qui pouvaient susciter chez moi des idées. Et en fait j'ai assisté à une masterclass avec Eleonora Galasso que moi j'avais découvert beaucoup dans l'émission C'est à vous notamment où elle proposait des recettes de cuisine. Elle est italienne, elle était à l'époque spécialisée dans tout le rapport à la gastronomie italienne mais à travers la culture italienne. C'est-à-dire que… à travers chaque recette, elle nous apprenait quelque chose de l'Italie, de sa culture et du coup j'adorais son énergie c'est quelqu'un qui m'a toujours beaucoup inspirée que je suivais etc. En fait l'idée du podcast est venue lors de cette masterclass je me suis dit mais en fait c'est un podcast sur l'Italie c'est une évidence, c'est ça ce qu'il faut faire et donc du coup c'est En l'écoutant que j'ai eu l'idée, je me suis dit qu'il n'y a pas de meilleure personne, de meilleure marraine possible qu'elle. Je l'ai contactée et elle m'a dit oui. Ce qui n'était pas si évident parce que quand tu contactes quelqu'un qui était quand même très suivi déjà médiatiquement sur les réseaux, etc. et que tu lui dis que ton podcast n'existe pas encore, mais c'est avec vous que j'aimerais le démarrer, il y a quand même là une vraie histoire de confiance. et puis je pense qu'elle a... Elle a compris ce que j'avais envie de défendre et elle a accepté. Donc c'est vrai que la première personne qui te dit oui sur ton podcast, elle est quand même très symbolique parce que c'est elle qui donne l'impulsion et qui t'offre aussi une forme de crédibilité auprès des autres ensuite à venir. Donc c'est Eleonora avec qui je suis toujours en contact et qui est quelqu'un qui a beaucoup compté pour le lancement du podcast.
- Speaker #0
Tout un travail de réflexion et de recherche au préalable pour effectivement démarrer cette première saison en beauté.
- Speaker #1
Exactement, et avec des personnes qui font sens, parce que c'est vrai que quand tu lances un podcast, il faut quand même donner, éditorialement en tout cas, la parole à des gens qui répondent à ta façon de parler de ton sujet, en fait, avec l'énergie qu'ils vont transmettre, mais aussi avec le contenu, leur rapport à l'Italie. Je voulais aussi que ça soit très varié, et c'est ça la force aussi des portraits, quand on fait des portraits de personnes, c'est que On a un sujet qui est fil rouge, là en l'occurrence l'Italie, mais en fait chacune de ces personnes a une vie qui est complètement différente de la personnalité interviewée dans l'épisode précédent. Donc c'est ça qui moi m'enrichit aussi, c'est d'avoir et des entrepreneurs comme tu le disais dans l'introduction, et des artistes, et des chefs. Et en fait chacun va me raconter son Italie à travers son histoire, à travers son rapport à sa culture. mais qui du coup aura un prisme complètement différent parce que ce ne sont pas les mêmes sujets, ils ne viennent pas des mêmes univers.
- Speaker #0
Aujourd'hui, est-ce que tu hésites encore parfois sur le choix de certains invités en te demandant s'ils collent vraiment avec ta ligne éditoriale et comment est-ce que tu fais pour justement avoir du discernement et te dire, cette personne-là, elle rentre vraiment dans l'identité de mon podcast et celle-là, je ne suis pas certaine, donc je vais peut-être la mettre de côté pour l'instant.
- Speaker #1
Alors déjà, pour moi, c'est l'instinct qui est le meilleur baromètre. et puis surtout l'envie en fait j'écoute beaucoup mon envie je me dis que les gens qui écoutent mon podcast aiment de la même façon que moi l'Italie souvent c'est des français qui sont tombés amoureux de cette culture et qui du coup écoutent le podcast parce que ça les fait voyager en Italie, ça leur permet d'apprendre des choses de la culture italienne quand ils sont en France entre les voyages et les escapades en Italie donc en fait on aime les mêmes choses et je me dis que si moi j'aime Merci. quelqu'un, si j'ai envie de le découvrir ou de la découvrir, forcément, les gens qui écoutent vont ressentir cette même envie. Je trouve que ça ne triche pas. Quand on a envie de rencontrer quelqu'un, on transmet quelque chose aussi humainement. L'envie est là et je crois que ces petites étincelles qui ne s'expliquent pas, qui sont juste là, elles se ressentent même à travers un micro. même quand il n'y a pas la vidéo, ça s'entend juste dans la voix et dans l'envie. Donc en fait, je me fie vraiment à ça. Et puis après, évidemment, ce qui compte, c'est quand même que la personne, elle est à transmettre quelque chose de l'Italie que j'ai peut-être moins abordé ou qui me permettra de parler d'une région, mais sous une autre forme, en fait, qu'un chef qui a connu telle région à travers ses produits, par exemple, ses productions locales, et quelqu'un qui va être... et qui va me parler de la même région mais d'une toute autre manière. Donc en fait, à chaque fois, à travers un regard, à travers un prisme, on peut redécouvrir une région tout entière.
- Speaker #0
C'est passionnant et c'est vrai que pour avoir écouté plusieurs de tes épisodes, on a vraiment l'impression de voyager, ça fait beaucoup de bien à l'âme et au cœur. On a l'impression de se retrouver sous le soleil en fait.
- Speaker #1
C'est le plus beau compliment !
- Speaker #0
Bah écoute, en tout cas, moi c'est vraiment ce que je ressens et qui va d'ailleurs aussi avec l'identité du podcast. Je pense à l'identité en termes graphiques notamment, parce que je pense que tu as beaucoup travaillé aussi l'identité graphique, la charte graphique. Comme tu disais, il y a un montage également de ton podcast qui est un montage très particulier, très travaillé, qui contribue à donner une vraie patte sonore. C'est-à-dire qu'on sait qu'on écoute à l'aura et qu'on n'écoute pas à un autre podcast. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu comment tout ça s'est construit pour aboutir à l'identité que tu as aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, en fait, initialement, pour l'aspect visuel, en fait, là, pour moi, la meilleure phrase, c'est « vos amis ont du talent » . J'ai vraiment sollicité mes amis autour de moi et j'ai l'un de mes meilleurs amis. Un ami qui est directeur artistique et dont c'est le métier de créer des logos, des identités visuelles, et qui a eu la générosité, et vraiment pour moi c'était une chance, de m'aider à trouver l'identité graphique du podcast. En fait, j'avais bien conscience qu'il fallait que ça passe aussi par cet aspect-là, visuel, à travers un compte Instagram. Et vraiment, je partais de loin parce que je maîtrisais Instagram, mais vraiment le B.A.B.A. en fait. Thomas Jouffry, du coup, cet ami... m'a aidé à vraiment décliner. Donc, il m'avait fait plein de propositions, de types de logos, etc. Et c'est vrai que rien qu'en réfléchissant à l'identité visuelle de ton podcast, même au B.A.B.A., quand tu le crées, je trouve que ça te donne aussi, toi, dans ta réflexion, dans ce que tu as envie d'impulser et de transmettre, ça te donne aussi des pistes et des repères qui vont t'aiguiller aussi, même dans ta façon de le tenir, dans l'ambiance sonore et même dans le ton des interviews. Donc, c'est vraiment lui qui m'a créé le logo. et qui m'a proposé, et j'ai adoré l'idée, de faire beaucoup de bichromie, donc avec des couleurs pop assez fluo, dans les photos, dans les covers des invités, et que je pouvais décliner de façon assez facile pour chaque épisode. Donc c'est vraiment lui qui m'a donné un peu la mouture. Et après, comme beaucoup de gens, j'ai pris un abonnement Canva. Et je suis qui est devenu mon meilleur ami. Et du coup, je peux maintenant faire tout ça en toute autonomie. Et c'est vrai que j'avoue que... tout cet aspect graphique et visuel, ça a été aussi une découverte pour moi parce que je ne pensais pas que j'allais me prendre autant au jeu. Ça demande du temps, de l'investissement pour le développer, mais du coup, je pense que ça apporte aussi beaucoup. Je fais une petite aparté, mais souvent, on me dit « Ah, mais en plus, tu fais des covers pour chaque invité. » Et c'est vrai que je n'avais pas réalisé, mais il y a certains podcasts qui ne le font pas. Je ne dis pas que c'est bien ou pas bien. Mais il y a des podcasts qui gardent leur logo pour chaque invité. Et c'est vrai que des fois, je me dis, c'est vrai que moi, du coup, je m'ajoute ça pour chaque nouvel épisode. Et en même temps, je trouve que c'est important parce que le choix des couleurs qu'on choisit, c'est vraiment en fonction de la personne qu'on a eue face à nous pendant une heure d'échange, d'entretien. Et je trouve que ça aide à personnaliser. Donc, ça donne déjà, avant même l'écoute pour l'auditeur, je trouve quelque chose, des couleurs. et une atmosphère peut-être qu'on transmet déjà par là. Et puis après, pour tout ce qui est travail sonore, c'est un autre de mes amis, François Praud, qui lui est comédien et qui est chanteur et qui travaille beaucoup du coup le mixage son, qui m'a aidée à faire le jingle du podcast, l'introduction, etc. Et là encore, en fait, ça a été tout... Quand on se lance, c'est la première chose sur laquelle on travaille. Et ça m'a aussi aidé vraiment à me dire, ok, voilà ce que je veux faire dans Allora. Et pour le montage, du coup, moi j'ai décidé de créer des épisodes en les chapitrant. Donc vraiment à la façon d'un livre, vu que je raconte des histoires de vie, je me suis dit en fait, chapitre-lait à la façon d'un roman, parce que tu vas aiguiller les gens. Et puis surtout, en fait, la problématique que j'avais, et ça j'en ai eu conscience tout de suite en faisant des portraits, de personnalité, donc soit italienne mais qui vive en France, soit franco-italienne, c'est que, en fait, c'est des vies qui, évidemment, sont imprégnées de l'Italie, par l'Italie, mais en même temps, parfois, l'Italie n'a pas été tout le temps là. Donc, en fait, je dois faire des passerelles de vie pour aller directement à des moments clés où ils sont vraiment en lien avec l'Italie, parce que c'est ça qui nous intéresse. Je me suis dit, si je mets ça dans la bouche des invités, mes épisodes vont durer trois heures, c'est pas possible. En fait, les chapitres m'aident aussi à avoir toute une partie qui est assez écrite, que j'écris, que je prépare en même temps que l'interview, où je fais des passerelles pour me permettre d'arriver plus vite à certains moments de vie directement liés et reliés à l'Italie. Du coup, il y a tout un montage qui me permet de faire des petites têtes de chapitres avec des sonores italiens. Évidemment, les interviews se font en français. Et donc, dans tous ces petits montages, de chapitres ou même d'extraits d'œuvres italiennes, parce qu'on parle beaucoup d'œuvres, de culture et d'art, je me dis qu'on a envie d'entendre un petit extrait de film ou un petit bout de chanson, alors évidemment en respectant le timing. Mais du coup, c'est ça qui me permet aussi de faire vivre l'épisode à travers les œuvres et aussi à travers des sonorités italiennes, parce qu'on a envie d'entendre parler italien aussi. Donc voilà un peu le travail de montage effectué.
- Speaker #0
On entend ton expérience de journaliste quand tu parles. On voit qu'effectivement, il y a toute cette bouteille que tu apportes justement au podcast et que c'est quand même un montage qui est très travaillé, qui est très réfléchi et qui donne aussi peut-être cette identité assez sensorielle, j'ai envie de dire, au podcast, qui doit coller également avec ce qu'on ressent de l'Italie, qui est quand même une terre très sensorielle, qui est très stimulante en termes de couleurs, en termes de sonorités, en termes de goûts. Donc, j'ai l'impression que dans ton podcast, tu as reproduit finalement une des caractéristiques de l'Italie.
- Speaker #1
Oui, et ça, en fait, l'important, c'est de… En fait, tu as deux voyages différents dans chaque épisode. Tu as un voyage à travers une vie bien spécifique, dans un univers, ce qu'on se disait tout à l'heure, bien spécifique, mais aussi à travers un univers sonore, à travers une région. et c'est vrai que ce qui est assez rigolo, c'est qu'il y a... La première année de la création du podcast, je dois faire un invité qui me plante deux jours avant la date de l'interview. Et en fait, comme je travaille en parallèle, je n'ai pas le temps. Chaque interview doit quand même être anticipée, calée, préparée pour que je puisse avoir un contenu chaque mois. Ça ne peut pas se faire vraiment à la dernière minute. Et donc là, je me dis, c'est impossible, je ne peux pas retrouver quelqu'un, repréparer une interview. c'est impossible et donc en fait je me retrouve à faire ça tombait à une date anniversaire j'arrivais à la fin quasiment de ma première saison je me suis dit bah en fait je vais faire un épisode où moi je vais parler de mon rapport à l'italie mais c'est un peu par la force des choses parce que j'étais un peu prise au piège et donc du coup je me suis retrouvée à faire un épisode où j'expliquais aux gens comment moi j'étais tombée amoureuse de l'italie pourquoi c'était une culture qui me qui me parlait mais en même temps c'est un exercice qui est un peu particulier parce que tu te retrouves à parler de toi, toi-même face à ton micro. Et du coup, je me suis dit à ce moment-là, il faut que je fasse exister l'Italie à travers des sons, etc. Et en fait, bizarrement, je ne l'avais pas encore fait. Il n'y avait que des extraits d'œuvres ou de musique un peu italienne. Et en fait, depuis cet épisode qui, à la base, était un piège, mais qui finalement m'a permis de découvrir d'autres choses ou d'avoir de nouvelles idées. Et c'est souvent dans ces cas-là que... de nouvelles idées arrivent par la force des choses. J'ai commencé aussi à mettre des sons d'ambiance. Ça, c'est évident. Quand on fait un podcast sur le voyage, je trouve qu'ajouter des petits sons de cloche, ajouter des pas, des conversations en italien, en fond, quand on parle des canaux vénitiens, avec le clapotis de l'eau, quand on met, avec un chef qui nous parle de l'ambiance, des trattoria dans son enfance. rajouter l'ambiance d'une trattoria italienne avec des voix qui parfois sont un peu plus fortes que les autres. En fait, tout ça, ça aide à se mettre dans l'ambiance et c'est suggéré, mais ça amplifie aussi ce que la personne nous raconte. Et c'est vrai que la description, et ça c'est très important, des villages d'enfance, des Italiens que je vais interviewer, qui vont me raconter les habitudes sur la place du village, dans l'enfance, etc. Aller à l'église, la place en sortie de messe. Tout ça, c'est des scènes qu'on m'a racontées. Et c'est vrai qu'en fait, on y est avec eux, parce que c'est très imagé. Et je crois que ça compte, en parallèle de leur vie, d'avoir aussi toutes ces descriptions pour être avec eux dans ce qu'ils ont vécu. Et c'est, oui, une petite évasion en Italie, le temps d'un épisode, quoi.
- Speaker #0
Je suppose que tu dois avoir pas mal de retours d'auditeurs sur cet aspect-là, justement.
- Speaker #1
Ben oui, et c'est vrai que c'est là où je me rends compte que chaque... culture mais du coup moi je connais forcément plus ce rapport à l'italie et quand même enfin marque beaucoup marque beaucoup les français en fait on a ce lien avec l'italie qui qui je crois est très très spécifique en même temps on est très différent les français vont parfois avoir quelque chose peut-être d'un peu plus froid entre guillemets mais quelque chose de plus réfléchi qui se tient un tout petit peu plus à distance etc Et l'italien a quelque chose de beaucoup plus vivant, de très spontané aussi. La culture italienne, elle a vraiment ça. Et en même temps, on se rend compte qu'on est aussi à plein d'endroits hyper similaires. Et donc, en fait, nos différences font qu'ensemble, on est encore plus fort, quoi. Et je crois que, du coup, les gens qui vont, les Français qui vont en vacances en Italie, qui vont chercher ça en Italie, c'est une évasion qui nous enrichit par leurs différences, par leur culture qui est foisonnante. leur paysage incroyable et en plus de ça il y a un lien avec les italiens qui est très fort aussi et je crois que c'est ça en tout cas ce que les gens aiment dans Allora c'est qu'on voyage à travers leur paysage et en même temps on voyage aussi avec leur richesse dans leur personnalité et ça c'est je crois un enrichissement pour nous les franceses
- Speaker #0
Pour revenir un petit peu sur la question des réseaux sociaux, aujourd'hui, quel usage tu en fais, tu en as et comment est-ce que tu les as pensés ? Est-ce que par exemple, tu constates qu'il y a une majorité de personnes qui s'abonnent à tes réseaux après avoir écouté le podcast ou est-ce que tes réseaux sociaux sont aujourd'hui un vrai outil de conversion pour aller vers le podcast ?
- Speaker #1
Écoute, je crois que ça a dû contribuer à faire connaître le podcast, ça c'est évident. Après, je n'ai jamais noté, je n'ai jamais eu une ascension fulgurante d'un coup. C'est vraiment un travail sur les trois ans de vie du podcast qui a été très progressif. Ce que je constate surtout, c'est que du coup, l'échange avec les auditeurs, c'est par là qu'il se fait. Et cet échange, il est quand même hyper essentiel parce que... déjà ça permet de savoir ce que les gens aiment donc c'est un retour aussi sur ce qui marche, ce qui marche moins il y a aussi des fois des gens qui t'écrivent pour te dire ça j'ai moins aimé parce que... et en fait c'est un retour qui est quand même hyper essentiel pour un podcasteur qui en effet s'enrichit des rencontres et des interviews mais en même temps le travail il est quand même assez solitaire parce qu'en fait le choix des invités comme on en parlait c'est toi qui décides de le faire donc tu te fies à toi-même Merci. Et puis après, tout le travail aussi de montage, de est-ce que la plupart du temps, je garde quasiment tout l'entretien, mais des fois, il y a des redites ou des choses où je me dis bon, là, on est un peu moins dans le sujet parce que je crois aussi en une durée assez efficace d'un épisode. Donc en fait, on est assez seul dans tout ce travail-là. Donc pour moi, les réseaux sociaux, la force, c'est vraiment de pouvoir échanger avec les auditeurs et en même temps, de faire connaître le podcast. C'est vraiment pour moi l'accompagnement. médias entre guillemets à chaque sortie d'épisode. Donc mon objectif à chaque fois et mon suivi d'épisodes sur les réseaux sociaux et sur Instagram, essentiellement, c'est de créer un réel de lancement d'épisodes. Donc en fait, je fais toujours une petite vidéo qui fait 1 minute à 1 minute 30 que je monte moi-même, qui sont des vidéos du lieu d'Italie dont l'invité me parle, des vidéos de l'invité que j'ai été glané sur son Instagram. Et en fait, je donne en très peu de temps quelques infos sur la vie de la personne, quelle est cette personne, ce qu'elle va nous raconter. Et j'essaye de faire un petit teaser avec des images et de l'invité et de la région dont on va parler. Donc ça, l'épisode démarre toujours comme ça. Ensuite, je fais un carousel en même temps qui présente toutes les œuvres italiennes dont l'invité nous parle dans l'épisode. Parce que le but d'Allora, c'est de raconter des vies. mais aussi de donner des clés de compréhension de la culture italienne à travers les œuvres d'art qui ont marqué le parcours de mon invité. Et donc, ça va être un livre, une musique, une chanson qui a marqué l'enfance de la personne, un film qui a été déterminant dans sa vie et la personne nous explique le pourquoi du comment, ou même une œuvre qui, selon mon invité, est une œuvre qui nous aide à mieux comprendre la culture italienne pour telle ou telle raison. Et donc, en fait, toutes ces œuvres... J'en fais un carousel pour les présenter et pour inciter les amoureux de la culture italienne à avoir envie aussi d'aller glaner ces infos et de mieux découvrir ces œuvres à travers le regard de l'invité. Et puis ensuite, je développe, alors là c'est vraiment déjà en fonction de mon temps, et puis en fonction de chaque épisode. Quand j'ai envie de faire un zoom, un focus sur une œuvre en particulier, je le fais. Quand j'ai envie de mettre une citation extraite de l'épisode, je le fais. Et puis ça a évolué. Au début, je faisais vraiment un retour comme un mini-article sur chaque œuvre dont l'invité me parlait dans l'épisode. Mais assez rapidement, je me suis rendue compte qu'en fait, tout ça, c'est énormément de boulot, que du coup, il y avait quelque chose d'assez redondant avec ce dont l'invité me parlait déjà dans l'épisode. Donc je me suis dit, écoute, les réseaux sociaux, c'est vraiment ce qui va donner envie d'écouter l'épisode. mais je suis plus restreinte dans mes publications aujourd'hui. Et du coup, j'essaye en plus, pour chaque épisode, de respecter les couleurs de la fameuse Bichromie. Donc ça, ça compte quand même de rester dans un univers pour chaque épisode et chaque invité qui a son image. En tout cas, j'essaye de faire ça et puis de faire découvrir l'univers de l'invité. Du coup, c'est aussi un espace de promotion et de découverte, on va dire. donc voilà.
- Speaker #0
Aujourd'hui donc le podcast il entame sa quatrième saison comment est-ce que les écoutes elles ont évolué est-ce que ça a été une montée progressive, est-ce qu'à un moment donné t'as constaté des paliers ou des moments donnés où ça baissait et puis après ça a remonté, est-ce que tu peux nous parler un petit peu du développement du podcast en termes de croissance ?
- Speaker #1
J'ai jamais observé de bon avec waouh j'ai pris j'en sais rien 5000 écoutes par mois d'un coup et puis c'est resté tel quel, non ça a vraiment été une croissance qui a été très très... progressive. Il y a quand même eu un moment, mais parce que là, on m'a aidé à être plus visible et ça je tiens à dire l'importance en fait de toutes ces aides. Tous les mois, j'ai deux épisodes. J'ai l'épisode de la storia qui est en fait le portrait de la personne que j'interview, dans lequel on a déjà quelques oeuvres italiennes qui sont présentées. Et ensuite, je fais un deuxième épisode beaucoup plus court qui dure généralement entre 15-20 minutes où là c'est un petit questionnaire de Proust culturel italien. où la personne me dit le livre, le film, la peinture, l'œuvre d'art qu'il a marquée ou qu'il nous recommande, il ou elle nous recommande de découvrir. Ça me fait deux épisodes par mois. Et en moyenne, j'étais à 1500 écoutes environ par mois, donc mensuel. Après, sur ces deux épisodes, après parfois ça pouvait monter jusqu'à 2000 avec l'ensemble des épisodes précédents. Et l'année dernière, grâce au réseau Women & Podcasts, qui aident, comme son nom l'indique, les femmes dans l'univers du podcast à glaner plein de conseils, à faire des rencontres aussi qui nous propulsent et qui nous aident à nous développer. J'ai remporté le mentoring qui était proposé pour la première fois dans ce réseau et j'ai eu la chance d'être coachée par Aimee par la directrice commerciale d'Acast. Et donc, j'ai fait le choix de changer d'hébergeur. J'étais jusque-là chez Ausha et je suis passée chez Acast. ce que ma mentor m'a expliqué, c'est que sur ces petits podcasts avec une thématique spécifique, ce qui est mon cas très clairement, c'est une force parce qu'on va parler vraiment à un cœur de cible. Mais en même temps, là où il va falloir avoir plus de patience que les autres, c'est que du coup, on parle à des auditeurs qui sont vraiment plus niches. Et en fait, pour ce type de podcast, elle m'a dit, c'est normal qu'il faille accepter que ça prenne plus de temps. si on n'est pas aidé et pris par la main pour être rendu davantage visible. Et donc, grâce à elle, j'ai pu bénéficier d'une playlist qu'Acaste propose à certains de ses podcasteurs pendant une certaine période pour être mis en avant par Acaste. Et en fait, là, j'ai vu ce que c'était que d'être pris par la main et aidé parce que j'ai pris 4000 écoutes par épisode d'un coup. Donc là, aujourd'hui, je suis à 8 000 écoutes par mois. Ça, ça a été un vrai bond. Mais qui du coup...
- Speaker #0
a été provoquée par l'aide concrète de quelqu'un et en l'occurrence d'un hébergeur. Et sans ça, je pense que les 8000 écoutes, j'aurais pu les attendre encore quelques années en fait. Donc oui, moi je crois en tout cas pour des plus petits podcasts parce que c'est le cas d'Alora qu'à certains points, il ne faut pas avoir peur d'aller voir d'autres personnes et de demander de l'aide tout simplement, mais de l'aide positive en fait, juste qu'on nous prenne par la main. et qu'on dise, si on croit en ce podcast, si ça fait sens, de ne pas hésiter à demander de lettres pour être rendu plus visible auprès de gens qui potentiellement aiment le même sujet ou vont être intéressés. Donc ça pour moi, ça a été essentiel. Et voilà, après il faut continuer, c'est encore que le début. Le rapport au chiffre, il n'est pas toujours simple, je trouve, dans le milieu du podcast, parce que... On est sans cesse sur LinkedIn confrontés à des gens qui eux-mêmes ont des podcasts, qui affichent leurs chiffres et au bout d'une semaine de lancement, j'ai déjà fait tant d'écoutes. Et en fait c'est dur parce que ce n'est pas les mêmes sujets, ce n'est pas les mêmes communautés. Il ne faudrait pas se comparer aux autres, sauf que c'est hyper compliqué à faire. Il faut rester humble et fier de tout le contenu qu'on réussit à faire parce que ça demande énormément de temps. d'énergie, d'investissement. Et du coup, j'essaye au maximum de ne pas trop regarder les chiffres en parallèle parce que je me dis, c'est déjà énorme ce que tu as réussi à faire, tout ça en maintenant ta vie professionnelle à côté et sans être sponsorisée non plus. Ça, c'est aussi important de le dire. Donc, ça demande vraiment, c'est un engagement pour moi le podcast et en même temps, en parallèle de cet engagement, une chance parce que ça permet de... Ça nous permet très égoïstement de profiter aussi de conseils, de parcours de vie hyper inspirants qui nous enrichissent, en tout cas, moi qui m'enrichisse. Donc je me dis, bon, égoïstement, c'est ça finalement ton salaire, c'est d'être enrichie humainement par toutes ces histoires.
- Speaker #1
Je pense que c'est le moment de parler de monétisation et d'argent, qui est quand même un sujet qui, on le sait, est complexe sur le podcast. Donc toi, aujourd'hui, tu soulignes que tu n'es pas sponsorisée, que pour l'instant, c'est un travail que tu fais de façon bénévole, mis à part peut-être certains partenariats à un moment donné. Comment est-ce que tu abordes cette question-là ? Est-ce que tu envisages d'aller vraiment chercher davantage de sponsors financiers pour ce podcast ? parce que pour l'instant, tu... tu restes concentrée sur toute la partie production éditoriale du podcast sans avoir trop le temps de te pencher sur le modèle économique ?
- Speaker #0
J'avoue que là, je sais que là, typiquement, moi, aujourd'hui, c'est ma problématique en fait. Parce que j'ai l'impression que c'est un peu un cercle vicieux. C'est-à-dire que moi, je fais mon podcast en parallèle de ma vie professionnelle. Et donc déjà, à chaque épisode, vraiment... chaque fois que j'ai réussi à cliquer sur « Programmer l'épisode » , je me dis « Pfff, t'as réussi à le faire ! » Et vraiment, j'ai démarré le mois en me disant « J'espère que ça va tenir ! » Et vraiment, quand on fait vraiment ça en parallèle d'une vie professionnelle, c'est les soirées qui y sont consacrées, pas toutes évidemment, mais c'est quand même au moins deux week-ends qui sont consacrés au podcast. Donc en fait, ça demande beaucoup de temps. Enfin, c'est un hobby, mais c'est vrai que ça demande... L'engagement, il vient de là. Le souci, c'est qu'en fait, déjà, rien que de proposer le contenu du podcast pour que le podcast existe, parce que c'est quand même ça la base, déjà tous les mois, c'est une victoire de réussir à sortir un contenu. J'ai bien conscience que pour réussir à trouver un sponsor, pour réussir à le financer, il faudrait que je libère du temps en plus du contenu du podcast, de la création de contenu du podcast, en plus de ma vie professionnelle. pour contacter plusieurs marques potentielles, plusieurs sponsors potentiels. Mais j'ai aussi conscience que contacter ces gens, c'est déjà trouver le bon contact, avoir un rendez-vous, des négociations aussi, j'imagine. Ça, c'est une énergie et un temps que concrètement, je n'ai pas du tout. Et donc, en fait, je me dis, tant que tu travailles et tant que tu as une vie professionnelle en parallèle, cet aspect-là business, qui en plus n'est pas mon métier, alors le podcast nous prouve tous les jours qu'on est capable d'apprendre et de se surprendre, et pour ça le podcast est absolument génial, mais là concrètement il va me manquer du temps, et c'est pour moi la complexité à pointer du doigt dans cet univers de podcast, parce qu'en fait là-dessus on n'est pas vraiment aidé, et du coup il y a certains hébergeurs qui proposent des régies publicitaires, mais en fait on ne va pas se mentir, ceux à qui sont proposés des sponsors, ce sont les plus gros podcasts qui font le plus d'écoute. Et donc même des podcasts qui peuvent avoir, comme le mien, un public cible, une niche, qui peut du coup intéresser des marques bien spécifiques sur une thématique, sur un sujet spécifique. En fait, quand les chiffres ne sont pas non plus hyper conséquents, il y a des gens qui font plus de 100 000 écoutes ou des millions d'écoutes tous les mois, mais c'est sûr qu'à côté, quand on peine à arriver ou qu'on arrive tout juste à 10 000 écoutes mensuelles, c'est plus complexe. Donc en fait, aujourd'hui, je n'ai pas encore la réponse à la question, pour être complètement honnête, mais c'est une vraie piste de réflexion et qui est importante, parce qu'au bout d'un certain temps d'existence... On a aussi besoin de cette reconnaissance financière, ne serait-ce que symboliquement, parce qu'en fait, on y passe beaucoup de temps et c'est un vrai contenu qu'on apporte. Donc, arrive le moment où on dit « Oye oye, braves gens ! » Si personne ne marque, mais écoute et se dit « Tiens, ça peut m'intéresser » , eh bien, le contact est sur le compte Instagram d'Aleora. Profitons-en !
- Speaker #1
Et faire appel à ta communauté aussi, est-ce que c'est quelque chose auquel tu as pensé, que tu as commencé à mettre en place, où tu tiens à garder un contenu entièrement gratuit et ne pas du tout faire appel à ta communauté ?
- Speaker #0
Alors c'est vrai que ça, c'est une étape que je n'ai pas du tout franchie. Peut-être que tu me transmets une idée, ou en tout cas les solliciter aussi, tout simplement. Et tu as complètement raison, quand on a la chance d'avoir aussi des... des personnes qui sont fidèles au podcast parce que du coup, les écoutes sont quand même très régulières par contre. Donc, ça veut dire que les gens qui écoutent sont des écouteurs, des écouteurs, des écouteurs auditeurs qui ont des écouteurs mais qui sont, oui, qui sont fidèles. Ça veut dire que peut-être que ce sont les meilleurs ambassadeurs ou meilleurs conseillers vu qu'ils connaissent le podcast pour m'aider à avancer. C'est peut-être la prochaine étape.
- Speaker #1
Un petit pré-roll avant de débuter en faisant appel à tes amis français en leur disant que tu cherches des commentaires.
- Speaker #0
Tu seras taguée.
- Speaker #1
Je relayerai.
- Speaker #0
Je ne t'essoumise pas.
- Speaker #1
En tout cas, merci beaucoup Claire pour tous ces partages et pour cette richesse. Ça donne encore plus envie d'écouter Aurora qui est disponible sur toutes les plateformes d'écoute et j'espère que j'avais le bon accent.
- Speaker #0
Mais tout à fait, tu avais le parfait accent. Et puis, moi, je voulais aussi te remercier parce que vraiment, dans toutes ces pistes, justement, de développement qu'on évoquait, on a chacun les nôtres, mais ton podcast, le podcast de podcast.fr, en fait, m'aide à avoir plein d'idées et c'est vraiment enrichissant d'avoir des contenus et des échanges en longueur par des podcasteurs aux profils très différents, variés, mais qui, du coup, nous permettent de renouveler ces pistes, justement, de développement. Donc, merci à toi. pour tout ce partage et d'être à l'initiative de tout ça.
- Speaker #1
Merci beaucoup, ça fait plaisir.
- Speaker #0
Merci, à bientôt. Oui, à bientôt.
- Speaker #1
A presto. Ciao.