- Speaker #0
Une prise de parole réussie, c'est le fruit d'une multitude de facteurs bien maîtrisés. C'est aussi la garantie d'un bond en avant vers l'atteinte de vos objectifs. Pour vous aider à obtenir ces résultats, j'ai rassemblé les meilleurs experts, les Avengers de la parole. Chaque semaine, ils nous partagent leurs méthodes, leurs techniques et leurs conseils dans leur zone d'excellence. Cette zone, c'est la bulle des pros. On confond souvent deux mots. intéressants et inspirants. Le premier nous fait acquiescer, mais l'autre fait bouger les gens. Et c'est fou comme dans nos prises de parole, on se contente trop souvent du premier. On informe, on explique, on détaille, mais est-ce qu'on déclenche vraiment quelque chose chez ceux qui nous écoutent ? Aujourd'hui, on parle précisément de cette frontière-là. Qu'est-ce qui fait qu'un message ne se contente pas d'être clair, mais qu'il donne envie d'agir ? Et pour ça, je reçois quelqu'un que vous connaissez déjà, Dimitri Repéran, conférencier et coach vocal. La dernière fois qu'il est venu ici, on avait parlé de la voix. Cette fois, on va aller encore plus loin. On parle d'inspiration et la vraie, celle qui bouscule, celle qui ouvre des portes, celle qui réveille une idée, un courage, un mouvement intérieur. Avec Dimitri, on va voir pourquoi tout le monde peut être inspirant. Et vraiment tout le monde, et surtout ce qui fait la différence. La singularité, la vulnérabilité. les histoires qu'on porte et cette capacité à toucher l'autre là où ça compte. Dans cet épisode, vous allez comprendre ce qu'est l'inspiration, pourquoi elle mène toujours à l'action et comment la cultiver dans vos propres prises de parole. Salut Dimitri, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va, Jean-Claude, tu vas bien ? Moi, ça va super.
- Speaker #0
Ça va très très bien, merci beaucoup. Je suis ravi de te re-recevoir dans ce podcast, puisque je t'avais déjà reçu dans un épisode où on avait parlé de la voix et de... notamment de la dynamique vocale. Et aujourd'hui, on va parler d'un sujet assez différent, cette fois-ci un sujet qui est beaucoup plus de fond, qui est celui de l'inspiration. Est-ce qu'il faut être inspirant ? Est-ce qu'on peut tous être inspirant ? Comment devenir plus inspirant ? C'est quelques-unes des questions dont on va discuter aujourd'hui. Et déjà, cette première question, qu'est-ce qu'on appelle être inspirant ? Qu'est-ce que tu entends, toi, derrière ce mot-là d'inspiration ?
- Speaker #1
Alors déjà, merci encore de m'inviter, Jean-Claude, sur ton podcast. Écoute, c'est un vrai plaisir d'être avec toi. Pour commencer tout de suite dans le vif du sujet, je dirais que déjà, ce mot est galvaudé. Aujourd'hui, on l'entend à toutes les sauces. Et donc, du coup, on a une sorte de vision un peu péjorative de ce mot. Alors qu'en réalité, derrière le mot inspirant, il y a toujours quelque chose qui se cache, c'est une action. En fait, on est inspirant à quoi ? C'est ça la question, à quoi ? Donc, on est inspirant à une action. C'est quelqu'un, une personne qui va nous parler et va nous guider dans une direction, va nous montrer un chemin, va nous inspirer à changer notre vie, changer nos comportements, changer notre manière d'être et de penser. Et c'est ça l'inspiration. Et au bout du compte, je pourrais presque dire que toute prise de parole a l'objectif d'être inspirante, inspirante à l'action.
- Speaker #0
Oui, je comprends tout à fait. Je suis entièrement d'accord avec toi. c'est vrai que Ce terme d'inspirant, on le retrouve partout, je le vois tous les jours, notamment sur LinkedIn. Wow, post super inspirant, you change my mind. On voit ça un peu partout et c'est vrai que ça devient un peu gonflant. Moi, j'avoue que je me l'interdis de plus en plus ce mot, mais je suis aussi d'accord avec toi. C'est que la vraie inspiration, elle est celle qui amène à une action ou à une réaction d'ailleurs. Et c'est ce qui déclenche quelque chose en nous. Et donc, ça amène à une deuxième question qui est la suivante, c'est est-ce qu'on doit tous être inspirants ? Avant de te laisser répondre, je vais te donner moi mon idée, c'est que comme tu le disais, chaque crise de parole qui veut mener à une action doit inspirer cette action. Donc, je pense qu'on sera assez d'accord sur le fait de dire que oui, mais est-ce que ça concerne finalement au-delà de toute personne, surtout toute situation ?
- Speaker #1
Il y a des situations où on prend la parole pour informer, mais en réalité, informer... Derrière l'information, s'il n'y a pas une conscience que je cherche à transformer la personne en face de moi dans sa conscience d'un problème, je lui donne l'information pour qu'elle se mette en action après d'une autre façon. Et c'est d'ailleurs souvent, moi je trouve, les problématiques des mauvaises prises de parole, c'est qu'elles sont trop dans l'information et pas assez dans qu'est-ce que je veux inspirer comme action. Et du coup, on découle souvent dans les coaches, nous les formateurs, on parle souvent de c'est quoi l'appel à l'action. C'est à quoi j'appelle en fait, c'est quoi l'invocation que je fais. Et si jamais ce n'est pas clair, déjà on va être plus difficilement inspirant à l'action. Après, est-ce qu'on a tous besoin d'être inspirant ? Moi je crois que plus la parole recherchera cette question de l'inspiration. plus, au final, il y aura une parole qui sert. Parce que parler pour parler, moi, je ne suis pas très partisan de la parole juste pour la parole. Je suis partisan de la parole qui impacte, qui nous transforme et qui nous met en action. Et donc, plus il y a de la parole qui me met en action, qui change ma vie, plus je deviens riche de toutes ces paroles. Et du coup, je transforme aussi mes actions et je peux évoluer plus rapidement personnellement, mais aussi, on pourrait dire presque collectivement. L'humanité entière pourrait évoluer plus rapidement si jamais il y avait plus de personnes qui étaient dans cette attitude. Je cherche l'inspiration, je cherche à être inspirant pour ceux qui m'écoutent.
- Speaker #0
Je rebondis sur un truc que tu as dit, c'est par rapport à l'appel à l'action. Est-ce que tu penses qu'il faut nécessairement un appel à l'action pour déclencher cette inspiration ? Je m'explique, c'est qu'en t'écoutant parler, je pense à un post LinkedIn que j'ai vu l'autre jour de Yann Leonardi. Il y a un expert du marketing, notamment du marketing digital, que je trouve passionnant, qui vulgarise ça de façon assez brillante, et qui a fait un poste remarquable. Franchement, je crois que c'est un des postes les plus remarquables que j'ai vus cette année, où il parlait du fait que la loi des 80-80-20, la loi de Pareto, était morte avec le développement d'intelligence artificielle, parce que maintenant, le but, ce n'est pas de réaliser le plus facilement les 80%. qu'on faisait avant, parce que maintenant, c'est l'IA qui le fait et que de toute façon, tout le monde peut les faire. Mais ce qui va faire la différence, c'est les 20% restants de ce qu'on reste à faire. C'est juste pour décrire le contexte, mais dans ce poste, il n'y avait pas réellement d'appel à l'action. Par contre, pour la première fois, je pense, depuis des années, j'ai commenté en disant, je trouve ça réellement inspirant parce que ça a déclenché chez moi une vraie réflexion. Et vraiment, ça m'a mis une claque. Et donc, ça a déclenché chez moi une action. En tout cas, une réflexion qui mènera à une action, mais sans qu'il y ait réellement cet appel à l'action. Parce qu'il n'y en avait pas, ou peut-être, abonnez-vous, mais il n'y en avait pas plus que ça.
- Speaker #1
Moi, je pense que l'appel à l'action, il n'est pas obligatoirement explicite. On n'est pas obligé de le dire, mais on sait pourquoi on transmet ce qu'on transmet. C'est ça, d'une certaine façon. C'est le pourquoi. C'est à quelle fin je partage cette idée. Tu vois ce que je veux dire ? C'est qu'en fait, il y a un appel à l'action caché. Mais on n'est pas obligé à chaque fois de dire « abonnez-vous » , « inscrivez-vous » , « appelez-moi » , d'avoir réellement les mots qui appellent à l'action. D'ailleurs, moi, quand je partage sur tous les lundis maintenant, ça fait quasiment un an même, peut-être plus, que je partage une parole inspirante, selon moi. Et j'explique pourquoi elle l'est. Et tu vois, parfois, c'est simplement quelque chose qui va nous toucher, parce que c'est un partage. d'une histoire, d'un parcours, d'une traversée. Et c'est ça ce qui peut nous inspirer, nous, à transformer notre vie. C'est parfois juste d'avoir le partage d'une histoire. En fait, d'une certaine façon, tout a un potentiel d'inspiration dans les histoires qu'on a. C'est pour ça que moi je dis qu'on est tous inspirants, on a tous des histoires, on a tous fait des choses dans nos vies qui, pour nous, peut-être aujourd'hui, ne nous paraissent pas grand-chose, rien. Mais en fait, pour plein d'autres personnes qui n'en sont pas à cet endroit-là, ne n'en sont pas à ce stade-là, sont inspirantes à « Ah ouais, dis donc, c'est incroyable ce que tu as traversé, c'est incroyable comment tu l'as traversé, comment tu t'es senti dans tout ça. C'est comme si je te préparais, c'est comme si tu me préparais à vivre ce que tu as vécu. Donc, tu me vaccines parfois, tu vois. C'est un peu ce que je me dis, c'est que c'est aussi à ça que sert le storytelling. Le storytelling... C'était le moyen depuis toujours de transmettre ce qui est bon, les bonnes voies, véhoyeux, et les mauvaises voies. Voilà par quoi je suis passé, ça a été la merde et je vous explique ce que j'ai traversé, ce que j'aurais fait différemment aujourd'hui, la leçon que j'en ai tirée. Ah, génial ! Et du coup, ça permet aux autres de ne pas avoir à traverser ça obligatoirement. C'est ça le pouvoir de la voix, c'est ça le pouvoir de la parole. C'est d'inspirer les autres à aller dans une direction. ou à éviter une direction parce que nous, on l'a fait. Et en fait, c'est le pouvoir de la transmission. On pourrait résumer à ça. Et donc, c'est ça, c'est se dire, bon, je n'ai pas que des informations à donner. J'ai aussi des partages, de la connaissance, une expérience particulière, une vision des choses que je peux partager, une singularité. C'est ce que moi, je recherche, c'est la singularité d'un orateur. Qu'est-ce qu'il a d'unique à partager par rapport à ce qu'il a vécu, par rapport à Et c'est ça qui peut augmenter la conscience et la connaissance de ceux qui sont en face de lui et qui l'écoutent, cet orateur ou d'elle, si c'est une femme. Et donc, ensuite, après, d'avoir des personnes qui n'ont pas besoin de retraverser toutes les bêtises, les erreurs, les fautes, les échecs, mais d'aller beaucoup plus vite. Et c'est du coup, c'est ça le marqueur de l'évolution. C'est pour ça que je dis que, pour moi, évidemment, on est d'abord tous inspirants en potentiel. Il faut simplement aller chercher ce qui est inspirant chez nous pour inspirer les autres. Et quand je dis les autres, ça dépend des moments et des personnes qui sont face à nous. Parce qu'il y a des choses que je vais pouvoir dire à des enfants, ça va les inspirer. Alors que si je le dis à des adultes, ça ne va pas les inspirer. Si je l'ai dit à des professionnels de la frise de parole ou si je l'ai dit à des novices, évidemment, c'est aussi le public qui dit si c'est inspirant. C'est le public qui dit si tu es charismatique ou pas. Et bien, c'est pareil. C'est cette idée qu'on est tous inspirants au potentiel, mais dans la rencontre avec cette altérité, c'est qu'on inspire des gens qui sont en face de nous. Donc, il faut aussi connaître ces personnes-là et se dire à qui je parle et pourquoi je partage cette chose-là, à quoi ça sert, c'est quoi mon objectif. Toutes ces questions que toi et moi, on pose à nos clients avant qu'ils prennent la parole. et voilà donc pour moi d'abord déjà on est tous inspirés en potentiel et ensuite c'est essentiel d'aller dans cet espace qui peut inspirer le monde vers une action nouvelle ou différente parce que c'est le marqueur de l'évolution et que c'est grâce à ça que l'humanité, la civilisation et le monde entier peut évoluer plus rapidement. Et aujourd'hui, peut-être que la question, c'est pour ça, la question même de l'histoire, raconter l'histoire avec un grand H, ça aussi c'est de la parole, ça aussi c'est de la voix. Alors on a aussi de l'écriture mais l'écriture c'est juste le premier enregistrement de la voix. Donc, c'est aussi cette parole, cette voix qui vient à nous et nous raconte ce qui s'est passé. Et parfois, il y a des moments où je me dis qu'on n'écoute pas assez. On n'écoute pas assez, on n'apprend pas assez, on n'est pas assez attentif à ces histoires, à l'histoire avec un grand H. Et du coup, en ce moment, j'ai un peu l'impression qu'on répète les mêmes mécanismes qui se sont répétés dans l'histoire.
- Speaker #0
Après, on dit toujours que l'histoire est cyclique. C'est un cycle qui se répète. On dit ça aussi. Mais je reviens sur un élément, c'est que là, depuis tout à l'heure, tu relis vraiment la question de l'inspiration à celle du storytelling, de l'histoire avec un petit H ou avec un grand H. Et plusieurs éléments là-dessus. Déjà, est-ce qu'il faut forcément avoir une histoire à raconter pour être inspirant ? Moi, je pense qu'on peut déjà être inspirant même en prenant l'histoire des autres, comme tu le disais, en racontant l'histoire avec un grand H, en racontant des faits, des découvertes. J'étais fan de l'histoire quand j'étais petit, je voulais devenir historien. Quand j'entendais les histoires de la mythologie grecque, les histoires de la mythologie romaine, qui sont assez proches, mais quand j'entendais toutes ces mythologies-là, d'ailleurs, scandinaves, indiennes, etc., ça me passionnait et ça éveillait quelque chose en moi. Pareil, quand je lis des textes religieux, notamment la Bible, en ce qui me concerne, que je lis plus. Ça éveille aussi quelque chose à moi, ça m'inspire un changement ou en tout cas une plus grande maîtrise sur mes actions, mes paroles, etc. Est-ce qu'il faut forcément avoir une histoire personnelle pour devenir inspirant ?
- Speaker #1
Je dirais qu'une des composantes, les premières, c'est d'abord la question de qui parle. Et nous qui connaissons parfaitement le triangle de la persuasion, c'est ethos. C'est quelle est la personne qui parle ? Et donc, ce qui est inspirant, ce n'est pas simplement le message, c'est qui le transmet. C'est à ce moment-là, qui le transmet et pourquoi cette personne a la légitimité de me parler de ce sujet. Donc, ce n'est pas obligatoirement des histoires, mais pour moi, ce n'est pas obligatoirement des histoires personnelles. C'est dans ce sens-là. Mais de toute façon, tout est histoire. Quand on parle de storytelling, pour moi, la voix, elle a deux voies, V.O.E. Elle a la voix de « je vous raconte ce que j'ai traversé » . Je suis psychologue, j'ai fait des études pendant des années et je vous raconte le processus qu'on a eu et les leçons que j'en ai tirées, donc les conclusions, machin. C'est pareil que si je raconte, ouais, j'ai vécu à cet endroit pendant des années, il s'est passé ça dans ma vie. C'est d'une façon générale, on raconte ce qu'on a traversé, ce qui a été traversé par nous. Et puis après, on peut raconter ce qui a été traversé par plein de personnes. Par exemple, effectivement, un historien, il a un éthos d'historien. On l'écoute parce que c'est une personne qui a travaillé cette matière du passé, pas simplement le sien, mais du passé général et souvent sur une période donnée. Et donc, il y a des historiens d'art et sur une matière aussi. Je pense à Hector Robalt. qui a fait ses conférences sur l'histoire de l'art et qui est passionnant. Et donc, évidemment, c'est hyper inspirant, sa vision des choses, parce qu'il nous ouvre à une autre manière de voir les choses. Donc, soit on inspire par « je raconte le passé » , soit on inspire à l'avenir. Mais de toute façon, tout est connecté. Pour que j'inspire à l'avenir, souvent, il faut que je raconte le passé. Et donc, pour moi, quand on parle de storytelling ou pas storytelling, moi, j'ai l'impression que tout est storytelling. Tout se raconte. Après, à quel point je vais incrémenter les statistiques, les données à l'intérieur du processus qui nous a mené à les avoir ? Parfois, non, on dit juste 70% de machin, mais c'est une donnée liée à une histoire. Tu vois ce que je veux dire ? Pour moi, au final, tout est narration, tout est transmission, tout est histoire. Et donc, évidemment, il faut déjà qu'on ait l'éthos de pouvoir... parler de ce sujet. Donc, soit les taux sont là par notre expérience individuelle, notre vie, ce qu'on a traversé, la compétence qu'on a travaillée sur nous, ou soit on l'a sur quelque chose, oui, de cet ordre plus, de la compétence, façon générale, extérieure, et cette personne, elle est légitime de me parler de santé parce que c'est un médecin. Je ne vais peut-être pas être à l'écoute de la même façon de mon médecin que de mon voisin.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, dans ce que tu dis, ça m'amène à une réflexion. En fait, je me dis que finalement, ce qui nous rend inspirants, c'est le fait d'éveiller un imaginaire chez notre auditoire. C'est-à-dire que je vais, par une histoire, par l'évocation de différents faits, etc., éveiller un imaginaire, soit une visualisation de l'avenir, de l'avenir espéré, ou au contraire, de l'avenir qu'on veut éviter. soit au contraire créer une image du passé qui va faire naître cette émotion chez l'auditoire, parce que l'histoire est belle, parce qu'elle est émouvante, parce qu'elle est dure, parce qu'elle exprime beaucoup de choses, et que c'est cette émotion que nous fait vivre l'imaginaire qui nous pousse à agir. C'est une réflexion, c'est pas vraiment une question d'ailleurs, parce que je pose, c'est plutôt une réflexion que je te partage, et je suis curieux d'avoir ton avis dessus.
- Speaker #1
De toute façon, la voix n'est que... enfin la parole, par la voix et la parole, on ne fait que créer des images.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
mais non. Jamais, je te dis 70%, donc déjà tu as 70%, tu vois 70 personnes dans un groupe de 100. 70% des Français, ou 74% des Français sont glossophobes. Et donc tu les vois là, ils ont peur de prendre la parole. Tu vois, il y a des images de toute façon. La voix, la parole. Ah ouais ? Ok.
- Speaker #0
Ah ouais, ouais. En fait, moi, justement, c'est pour ça que je te dis ça. C'est que je trouve qu'il y a parfois de la donnée qui est très abstraite. Quand on parle de chiffres, quand on… Tu vois, typiquement, là, en ce moment, donc il y a pas beaucoup de politique en ce moment, mais quand on dit 1 000 milliards de dettes supplémentaires, pour moi, c'est complètement abstrait.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Oui, on arrive à un moment où ça devient trop compliqué.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Quand je lis un texte de loi, quand j'écoute des orateurs qui présentent des textes de loi à l'Assemblée ou ce genre de choses, il y a souvent des choses qui me paraissent complètement abstraites parce qu'on est justement dans du sujet très loin du concret finalement.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, oui. Oui, j'entends, j'entends, j'entends. Oui, donc en fait, oui, bien sûr. C'est la question de à quel point ça devient réel pour la personne qui écoute et qui entend. À quel point ça va la toucher dans quelque chose qui lui paraît pas simplement conceptuel, ou des images conceptuelles justement, mais des images ramenées au réel, qui peuvent s'inscrire dans quelque chose, une expérience vécue, une expérience tangible. Et ça oui, je te comprends parfaitement, évidemment. Donc oui, je pense que c'est ta raison. C'est cette capacité, tu ne peux pas être inspirant avec des concepts. Tu peux être inspirant qu'avec quelque chose qui ramène au réel. Puisque justement, tu veux pousser la personne à se mettre en action réellement. Tu veux pousser la personne, pas au guet-or-monde, consciemment. Les gens n'y pensent pas consciemment. Mais en fait, ils devraient se dire, là, je viens partager ça parce que je souhaite que le monde aille vers ça. Je partage mon histoire. Moi, je partage mon histoire en conférence très souvent. Et à chaque fois que je le fais, je me dis, moi, je la connais, mon histoire. Je n'en ai plus rien à faire de mon histoire. Si je la raconte, c'est pour les autres. C'est pour les inspirer à une action concrète vis-à-vis de ce que j'ai traversé. Pour leur donner les leçons. Donc c'est vraiment dans cette question à quel point je veux servir l'autre. Évidemment, si je reste que dans des choses conceptuelles, ça ne va pas fonctionner. En revanche, si j'amène... Et là, en te le disant, je me dis, mais est-ce que notre conversation n'est pas trop conceptuelle ?
- Speaker #0
Oui, mais tu as raison en plus.
- Speaker #1
Par exemple, alors que si jamais je le ramène à quelque chose de concret, pour cette personne, de réel, de vécu, de déjà senti, de déjà ressenti... Et bien là, il va y avoir un potentiel d'inspiration beaucoup plus important et d'action. Inspiration à l'action, encore une fois. Il faudrait continuer le mot, tu vois, inspiration à l'action à chaque fois, je trouve.
- Speaker #0
Oui, mais d'ailleurs, tu vois ce que tu dis, c'est marrant, tu dis est-ce qu'on n'est pas trop conceptuel, etc. Et j'étais en train de me poser la même question. Est-ce qu'on est dans une conversation qui pourrait potentiellement mener à l'action ou pas ? Je pense que oui, mais je pense que pour ça, il faut qu'on…
- Speaker #1
On rentre plus dans du concret.
- Speaker #0
On redirige. exactement comment dire que j'ai à autre chose et est-ce que du coup toi tu peux nous dire est-ce que tu as une méthode ou des questions que tu te poses ou quelque chose en tout cas pour t'assurer de placer cette inspiration dans une prise de parole déjà c'est encore
- Speaker #1
une fois c'est qui parle déjà on peut se poser la question dans le triangle de la persuasion quel sujet je vais aborder en quoi moi je suis légitime de l'aborder et qu'est-ce que j'ai à partager ensuite après dans le logos de ce sujet et après Merci. comment, avec quelles histoires je vais le partager. Donc déjà, si on utilise le triangle de la persuasion d'Aristote, on va pouvoir très rapidement rentrer dans parfois les choses les plus au cœur de ce qui peut être inspirant chez nous. Ensuite, évidemment, il y a une question de vulnérabilité. Souvent dans l'inspiration, c'est l'acceptation de montrer qui on est dans ce qu'il y a de plus vulnérable ou ce qui a été vulnérable. Parfois, c'est juste, je raconte, j'ai traversé cette chose-là, aujourd'hui, j'en suis plus là. Mais, par exemple, moi, pendant sept ans, je me suis trompé de voix, j'ai écouté le mauvais professeur. Et à cause de ça, je suis passé à côté de mon rêve que j'avais depuis mon enfance, qui était de devenir chanteur lyrique sur les plus grandes scènes d'opéra. Et donc, pendant ce moment-là, j'étais très souvent malade. J'avais des réels problèmes aussi de motivation. Et puis, mon intuition me disait, t'es pas ténor, t'es bariton. Mais je n'écoutais pas. Et un jour, un jury, cinq personnes m'ont dit, non. Dimitri vous êtes super mais non vous ne donnez pas le diplôme parce que vous n'êtes pas ténor, vous êtes bariton. Et quand ils m'ont dit ça, ça m'a révélé. Et donc évidemment toute cette période qui a été compliquée, ensuite après moi j'ai vécu un truc très compliqué dans ma vie et je le raconte aussi en conférence. Et après l'avoir traversé, j'ai compris en fait que l'important à travers ce parcours, c'est que nous savons mieux que quiconque ce qui est juste pour nous. et que parfois on va être là à manquer de confiance et écouter davantage les autres. Mais notre voix intérieure, notre vérité intérieure est plus importante et c'est elle qui est la seule guide réelle de là où on veut aller. Les autres ne peuvent pas savoir ce qui est en nous et ce qu'on ressent. Et donc c'est comment, l'important d'abord pour être un bon orateur, et c'est ça que je transme aujourd'hui, c'est de pouvoir être dans cette vérité, cette écoute de soi, cet accueil de soi, cet amour de soi, pour pouvoir... Être dans cette justesse de relation et qui, du coup, de justesse de voie, V-O-X, et justesse de construction de voie, V-O-E, dans laquelle on s'avance dans la vie. Et si jamais on n'est pas dans cette écoute, on peut se planter de parcours pendant des années, des années, des années, moins sept ans, mais parfois, il y a des gens, c'est carrément toute leur vie. Et donc, c'est travailler sur cette écoute de soi. Et ça, c'est le message. Par exemple, là, je partage des espaces de vulnérabilité, des endroits où j'ai été mauvais, des échecs. pour pouvoir transmettre l'information et l'endroit où je veux que les gens aillent, ou l'erreur que je veux qu'ils évitent. Et donc, l'important d'abord, c'est cet espace de vulnérabilité, c'est d'accueillir cet espace de vulnérabilité. Si on ne peut pas le faire, ça va être compliqué d'être réellement inspirant. Après, on peut aussi s'appuyer sur nos forces. C'est de comprendre où sont nos forces, à quel endroit les gens sont prêts à m'écouter, et qu'est-ce que je peux leur transmettre. leur transmettre qu'il peut les changer. Et parfois, du coup, c'est se retourner en arrière, de se dire, moi, à cette époque-là, il y a 20 ans, il y a 10 ans, il y a 5 ans, il y a 1 an, qu'est-ce que j'aurais aimé qu'on me dise ? Qu'est-ce que j'aurais aimé savoir ? Et donc, par exemple, le poste, tu vois, sur les 80-20, de Léonard 10, ça ?
- Speaker #0
Oui, il y a Léonard 10,
- Speaker #1
oui. Et donc, c'est pareil, tu vois. En fait, ils partagent un truc. Peut-être que lui, il a fait tout le parcours pour arriver à cette connaissance, mais en fait, il se dit peut-être intérieurement, je vais le partager parce qu'il faut que les autres le sachent aussi.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, sur ce que tu dis, ça me fait encore prendre conscience d'autre chose pour prolonger. Ce que tu dis, c'est que c'est important de prendre des temps de recul sur soi-même. On est souvent le nez dans le guidon, je trouve, dans nos vies modernes, à naviguer entre, alors pour toi et moi, ça va être entre les conférences, les formations, la communication, etc. Mais de façon générale, entre notre boulot, le sport, la vie de famille, nos enfants, etc. Et dans tout ça, on ne prend pas le temps de faire de pause. et tu vois c'était pas forcément ce que j'avais en tête quand on a envisagé ce podcast mais moi si je devais transmettre une chose je pense là dedans c'est d'inviter les gens à faire des pauses, j'essaye moi de temps en temps d'en prendre, de me dire là pendant je sais pas une semaine ou même un week-end je me coupe de tout je me sépare de ça, j'aime bien partir peu, exactement exactement très souvent vers Chartres j'allais de Paris à Chartres assez souvent, ça fait un petit moment que je ne l'ai pas fait, mais ça peut être sur ça, ça peut être les chemins de Saint-Jacques, ou même tout simplement de se prendre une maison ou un petit appart à la campagne, ça coûte 50 balles sur Airbnb, passer juste un jour, une nuit et la journée du lendemain, seul avec soi-même en se disant, je ne travaille pas, je ne regarde pas de séries, je coupe Netflix, mais juste je réfléchis un peu à ces derniers mois, à ce que je fais, à ce que j'aimerais faire, et de prendre ce temps-là, pour avancer plus en alignement avec soi-même. Exactement comme tu le dis, de prendre le temps de s'écouter.
- Speaker #1
Oui, c'est essentiel. Mais d'ailleurs, je dis souvent, la voix naît dans le silence. C'est-à-dire que la gestation de la parole, c'est à la fois l'écoute, l'écoute des autres, et puis le silence personnel intérieur. Et l'écoute de soi dans cette attitude de je fais silence pour pouvoir m'écouter. Mais pas m'écouter quand je parle. C'est pas pareil. Et donc, c'est dans cet espace-là que se construit, c'est vraiment comme un bébé, quoi. Comment faire naître la voix ? C'est par ce travail-là. Ou par ce travail de recherche, ça peut être aussi la lecture. La lecture, au final, c'est comme si on avait une voix qui est celle de l'auteur, qui nous atteint, sans avoir à l'écouter, sans avoir à l'enregistrer. Et en plus, l'écriture a cette capacité, elle essaie d'aller à la quintessence de la voix. Elle réduit. La voix à son minimum, l'information à son essentiel en général, ce qu'on sait bien écrire.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
tout à fait. Après, quand je partage sur LinkedIn, le lundi, sur le lundi a dit, toutes ces paroles inspirantes, j'essaie vraiment de partager ce qui fait que c'est inspirant. Et donc, souvent, ce que je peux dire, c'est que d'abord, par exemple, Jane Goodall, Olivier de Carcezon, Barack Obama ou d'autres que j'ai partagés, c'est déjà des orateurs qui sont alignés entre ce qu'ils disent. Il y a une position, c'est quelqu'un qui traverse la vie, la parole, en étant en lien avec ses actions. Et pas juste en étant un orateur. La voix de ces personnes prend naissance dans leur vie et pas juste des parleurs. C'est ça qui est essentiel. Après, souvent, les personnes inspirantes, elles parlent à nous. Elles s'adressent vraiment à nous. Elles savent. À qui elles parlent. Elles ont une conscience comme une direction empathique, un intérêt de ceux à qui elles parlent. Elles ont cette envie de partager à des personnes presque qu'elles voient, qu'elles imaginent. Elles ne parlent pas tellement d'elles-mêmes pour parler d'elles-mêmes. Elles parlent à nous. Elles parlent de leur histoire parfois, mais pour nous parler à nous, pour nous conseiller à nous. Donc c'est vraiment, il y a cette idée aussi de générosité dans ces paroles qui sont inspirantes. Et après... Elles sont souvent, elles vont venir nous toucher, nous. Elles vont venir toucher parce qu'elles viennent montrer le sensible, elles viennent montrer le fragile, elles viennent montrer le vulnérable, l'imparfait. Et pas le mec super bien, balèze, génial, tu vois. Oui,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
Ça, c'est des choses qu'on peut voir. Par exemple, dernièrement, moi, j'avais partagé, tu vois, le plus gros succès du mois dernier, je crois, que c'était Félix Radou. qui était sur un plateau de radio. C'est un comédien belge qui avait vécu du harcèlement quand il était plus jeune. Et donc, évidemment, lui, c'est un comédien. Il écrit, c'est un poète aussi. Et donc, il avait écrit tout un texte. Donc, c'est très écrit, c'est très même joué. C'est quasiment slamé, sa prise de parole. Et pour autant...
- Speaker #0
Il partage son histoire dans cette périsse de parole. Il partage ce qu'il a traversé, ce qu'il a vécu. Et puis, il partage les leçons. Et évidemment, c'est hyper touchant. C'est de la vérité, c'est de la justesse et c'est de la vulnérabilité. Et ce poste, il a fait plus de 500 000 vues. Il a fait plus de 10 000 likes, un truc comme ça. Parce qu'il est venu toucher et toucher des personnes aussi dans ce qu'elles vivent, elles maintenant. D'ailleurs, il leur parle à un moment dans ce texte. Il leur parle, vous qui êtes en train de traverser ce truc-là, vous aussi peut-être. Et il leur dit, en fait, regardez, c'est possible de s'en sortir. Et il leur redonne de l'espoir, il les inspire à continuer à traverser la difficulté. Et puis, il nous inspire, ceux qui n'ont pas traversé ça, à avoir conscience de, oui, on peut traverser ce genre de difficultés, de traumatismes enfants, de harcèlement. Et puis, il inspire aussi ceux qui peut-être le font à arrêter de le faire. Voilà, et donc c'est toutes ces actions-là qui sont derrière.
- Speaker #1
Ouais, mais d'autant que Félix Raduc, pour le coup, il est excellent dans ce domaine-là, parce qu'il parle du quotidien, tout en parlant du quotidien exceptionnel, et en l'adressant à tous, je le trouve remarquable sur la plupart de ses interventions, de ses prises de parole, etc. C'est un excellent comédien là-dessus, même dans le ton, dans la voix, franchement, je le trouve vraiment remarquable.
- Speaker #0
Il y a un autre truc que je trouve vraiment très inspirant, c'est le courage. Et de toute façon, les prises de parole qui ont des paroles courageuses, qui vont à l'encontre de la doxa, qui vont à l'encontre des idées reçues, qui vont à l'encontre, je ne sais pas, aussi d'une position sociale. Par exemple, dernièrement, j'avais vu pas mal de dirigeants faire des tribunes pour partager leurs vulnérabilités, pour partager le cancer qu'ils ont traversé. Et ça fait du bien, justement. d'avoir, pour moi, il y a du courage à montrer sa vulnérabilité. Mais il y a aussi du courage parfois à dire des choses qui ne sont pas agréables, qui ne font pas du bien sur l'instant, mais ces paroles sont là pour faire du bien dans le futur. Parce que parfois, on a besoin de, justement, nommer ce qui ne va pas pour pouvoir avancer. Si jamais on fait comme si c'était rien, on passe à côté de... Et justement, on n'est pas en capacité d'agir. C'est comme un principe de réalité. Parfois, il faut vraiment mettre la tête dans le caca, les pieds dans le plat pour qu'on puisse en sortir. Et donc, parfois, dans cette prise de parole inspirante que je partage, par exemple, il y avait Laurent Lafitte, pendant une des cérémonies, la cérémonie de... Il avait fait la dernière cérémonie du Festival de Cannes.
- Speaker #1
Le César, oui.
- Speaker #0
Non, le César, c'était marrant. il a fait Une prise de parole au César que j'avais partagée aussi, qui était très marrante. C'était un peu de l'autodérision. Il était hyper mauvais. Il faisait une sorte d'analogie. Il y a aussi ça, l'autodérision, l'humour. Ça aussi, c'est très inspirant. Quand on se fout de sa gueule, ça parle beaucoup. Ah oui, d'ailleurs, un des postes qui a fait le plus de vues et d'interactions, c'était un poste d'autodérision. C'était Franck Dubosc au César, qui a eu son Césario. le mini César et là cette piste de parole elle est tellement inspirante parce que justement il met les pieds dans le plat dans un truc c'est de l'auto-dorision à fond il se fout de sa gueule complètement pendant tout le truc en balançant des choses que les gens se disent et d'une certaine façon à travers ça il nous montre le chemin, il nous inspire à moins nous prendre au sérieux nous,
- Speaker #1
nous même je suis d'accord avec toi, c'est que il y a beaucoup de choses qui vont jouer sur l'inspiration là. C'est vrai qu'on parle de l'humour, de l'autodérision, de la profondeur. Tous ces éléments-là, ils participent à l'inspiration. Et je trouve ça bien qu'on en parle, parce que ça nous montre aussi qu'il n'y a pas une seule façon d'être inspirant. Il y en a plein, et comme tu le dis, qui correspondent à nous, en tant que quoi, en tant que qui on parle, avec notre personnalité, notre voix, notre vécu, notre humour parfois. Et c'est ça aussi qui participe à cette inspiration, qui mène ensuite à l'action.
- Speaker #0
Moi, ce que je dirais, c'est que ce qui est le plus inspirant, c'est la singularité. C'est quand, d'un coup, on a face à nous quelqu'un qui s'assume et qui est vraiment dans cette singularité, c'est un être. Alors, quel qu'il soit, qu'il parle bien, mal, qu'il ait travaillé sa prise de parole en mettant plein de figures de style ou que ça soit genre brut, qu'il y ait plein de « e » ou qu'il y en ait zéro. En fait, c'est de voir quelqu'un là, présent, maintenant, tout de suite, comme il est, et pleinement lui-même à se donner, à se partager. Et donc, ça peut être partager son parcours, partager sa connaissance, partager son point de vue, partager son humour. Il peut y avoir plein de choses qui sont là, là-dedans. Et puis, ça peut être partager son espoir aussi, partager... Tu vois, il y a aussi ça qui est inspirant. C'est quand l'orateur donne du pouvoir à celui qui écoute et lui dit, mais tu vaux. Il y avait L'Oréal, ils ont fait toute une campagne pendant un moment sur ça. C'est « Because I worth it » , parce que je le vaux bien, tu sais. Ils avaient demandé à des stars. de faire des trucs face cam. Et donc, par exemple, il y avait Camille Lelouch qui l'avait fait. Il y avait aussi Kate Winslet. et ces deux prises de parole, je les ai partagées parce que Même si c'est une publicité. En fait, c'est une pub qui fait qu'à la fin, tu te dis, putain, merde, je me sens empou, comment on dit ? L'empowerment. Empowered,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
C'est empouvoir. Comment on dit ce mot ?
- Speaker #1
Je ne sais pas comment traduire ça.
- Speaker #0
Empowered, tu te sens comme si on t'avait donné du pouvoir. Et ça aussi, c'est l'inspiration. Ça te donne plus d'audace, plus d'énergie, plus de confiance. C'est ça, en fait. Au final, on ne devrait pas dire c'est inspirant. On devrait dire c'est inspirant à et compléter. Ça m'a donné envie de. Ça pourrait être ça aussi. Ça m'a donné envie de. Ça m'a donné plus de confiance. Ça m'a donné envie d'agir plus. Ça m'a donné plus d'audace pour aller vers ci, pour faire ça. Ça m'a donné envie de me foutre davantage de ma gueule. Ça m'a donné envie. Voilà. Et c'est ça, en fait, l'inspiration.
- Speaker #1
et tu vois d'ailleurs je reviens sur ce poste de Yann Léonardi alors je vais pas retrouver le commentaire ce que je disais dedans c'est ça c'est justement merci pour ce poste parce que ça m'a fait réfléchir et ça me fait me dire qu'il faut que je me pose et que je vois un petit peu pour moi dans mon domaine ce que c'est que ces 20% sur lesquels je dois me concentrer et donc directement mon premier réflexe c'est pas de dire juste c'est inspirant c'est de dire ce que ça me pousse à faire la réflexion que ça déclenche chez moi et qui va mener à des actions et c'est ça qui est super important parce que une réflexion seule elle mène pas à grand chose finalement non mais non
- Speaker #0
C'est pour ça. Soit c'est intéressant, soit c'est inspirant. Intéressant, c'est à la tête. On est là, ouais, ça me fait réfléchir, c'est intéressant. Et après, qu'est-ce que t'en fais ? Tu le jettes. J'ai très bien la tête. C'est le pire truc, toi. Quand les gens te disent c'était super intéressant, ouais, c'était très intéressant. Tu dis, merde. Moi, en tout cas, quand on me dit ça, je dis, merde. J'ai bien raté. Alors que si on me dit, c'était super inspirant, ça m'a donné... trop d'énergie, ça m'a donné envie de travailler ma voix, ça m'a donné envie de... Merci, ça m'a touché, votre histoire m'a touché. Ouais, là, je me dis, ça y est, c'est bon, ça marche.
- Speaker #1
C'est vrai que Corentin et Eveno, on se charrie pas mal à chaque fois qu'on se voit. Et à chaque fois, quand il y en a qui sort un truc, l'autre le regarde avec un air un peu basé, intéressant, intéressant, intéressant. Et change direct de sujet, tu vois. Je vois très bien quoi tu fais référence.
- Speaker #0
Très intéressant. D'ailleurs, j'espère bien que les gens qui écoutent ce podcast jusqu'au bout ne diront pas « Ouais, c'était très intéressant » . Non, mais qu'ils se diront « Ah, mais peut-être que voilà. » Moi, ce que je désire, c'est que les personnes qui nous écoutent, ils se disent « En fait, j'ai compris peut-être ce que c'est qui est inspirant, c'est d'être pleinement soi-même, oser raconter ses histoires, oser raconter son parcours, oser raconter les leçons qu'on en a tirées. » Sans pour autant dire que c'est la vérité, obligatoirement, mais c'est notre vérité. Je vous partage cette vérité. Peut-être qu'elle va vous servir à vous. Et puis aussi de pouvoir se dire, en fait, ça dépend aussi de qui est face à moi. Et donc, je dois aussi adapter mon discours à ceux qui sont face à moi pour que je vienne les inspirer, eux. Donc, c'est aussi dans les questions que je pose à chaque fois. C'est quoi l'objectif, le cadeau que je veux faire pour eux ? Donc, en final, c'est quoi l'inspiration que je veux créer ? C'est quoi l'action que je veux... provoqué chez les personnes en face de moi, le cadeau. Après, c'est quoi l'action que je veux provoquer chez les personnes en face de moi pour moi ? Genre en retour, par exemple, acheter ma formation, acheter des conférences, parler de moi à des amis, machin, tu vois, c'est pour moi, qu'est-ce que je veux que vous fassiez ? Ensuite, la troisième question, c'est qui ? Qui sont les gens qui sont face à moi ? Si je veux vraiment les toucher, si je veux vraiment les inspirer, eux, il faut que je comprenne, c'est quoi leurs problèmes, leurs attentes, leurs questions, machin de ça. C'est ça qui est essentiel. Déjà, la parole, elle est dans cet échange. Moi, d'ailleurs, je me suis posé ces questions-là vis-à-vis de notre podcast. Et la quatrième question, c'est, OK, ces personnes, j'ai compris qui elles sont, c'est quoi leurs problèmes, leurs attentes, leurs désirs, machin. Mais maintenant, comment je fais pour les intéresser, eux ? Les intéresser et les inspirer, eux ? Qu'est-ce que je leur raconte ? Quelles histoires ? Quel contenu ? Quel logos ? Quel pathos ? Qu'est-ce que je vais leur dire ? Comment je vais construire ? Quelles analogies ? Qu'est-ce que je vais partager de moi, du monde, de l'histoire, de machins, des anecdotes ? Qu'est-ce que je vais dire ? Et ensuite, enfin, c'est quoi mon message unique ? Si j'avais une seule idée à partager, c'est quoi ? Eh bien là, je peux la dire par rapport à notre podcast, c'est que nous sommes tous en capacité d'inspirer ceux qui nous écoutent. Il n'y a personne qui n'est pas inspirant en capacité. On est tous en capacité d'être inspirant. Maintenant, c'est juste d'aller trouver ceux qui... chez nous peut inspirer ceux qui sont en face de nous. Fin d'histoire.
- Speaker #1
Eh mais attends, si t'es là, c'est sûrement que les sujets de la parole, du pitch et de l'influence t'intéressent. Si c'est le cas, tu ne voudras pas louper le Mégaphone. Le Mégaphone, c'est la newsletter courte et actionnable que j'envoie deux fois par mois. Tu vas y retrouver des ressources, des méthodes et tous mes hacks pour mieux t'exprimer. L'inscription est gratuite et le lien est dispo dans la description. On se retrouve là-bas, mais pour l'instant,
- Speaker #0
retour à l'épisode.
- Speaker #1
Dimitri, je te remercie énormément pour tout ce que tu viens de nous dire. Ça fait une parfaite conclusion pour ce podcast. Et avant de terminer, est-ce que tu aurais éventuellement une ressource ? Bien sûr, il y a tes posts LinkedIn que j'invite à suivre, au-delà de ceux du lundi qui sont excellents. Il y en a en public tous les jours, donc il y a beaucoup de choses à y retrouver et c'est toujours passionnant. Mais peut-être un livre, une vidéo ou toute autre chose que tu nous conseillerais, notamment sur ce sujet de l'inspiration. ou sur toute autre chose ?
- Speaker #0
Alors, les ressources. Oui, j'ai plusieurs choses à te dire. Il y a un petit livre chez Librio que j'ai et que j'utilise souvent, c'est les grands discours de l'histoire qui vont de Moïse à George W. Bush. Tu vois, donc, il y a un grand panel. Très vaste. Il y a aussi le Christ, il y a Mahomet. C'est assez intéressant. Ensuite, ce que j'aime bien, il y a un autre livre que j'avais offert à une ministre que j'avais accompagnée. C'est les grands discours de femmes qui ont changé l'histoire. C'est un livre de Céline Deleuzeau. C'est préfacé par Christiane Taubira. Dans ce livre, tu as tout un tas de grands discours que de femmes. Je trouve ça génial d'avoir cette ressource avec des discours de femmes parce qu'on a beaucoup de discours d'hommes. J'ai un autre livre que j'avais eu qui était dans la collection Le Monde. C'était les plus grands discours de l'histoire. Il n'y a quasiment que des discours d'hommes. Et celui-là aussi, je l'utilise souvent en séance. Je le donne pour que les personnes avec qui je travaille puissent explorer leur voix parfois quand je me concentre uniquement sur la prose audie. Et il y a un dernier livre qui est super de Bertrand Perrier. C'est « La parole pour le meilleur et pour le pire » de Cicéron à Tchad GPT. « Inspirez-vous des discours célèbres » . Et c'est pareil. C'est à quel point on peut récupérer aussi dans des discours. historiques. Tu vois, là, dernièrement, il y a eu Badinter. Comment on peut écouter aussi ? Parce que ces discours historiques, ils étaient inspirants, justement. Ils avaient quelque chose qu'ils apportaient. Donc, aller creuser dans les discours historiques, c'est génial. Après, évidemment, sur les réseaux sociaux, il y a plein, plein de personnes qui partagent des prises de paroles inspirantes. Et il y a plein de... Moi, j'ai des ressources, je ne sais pas, sur Instagram, de temps en temps, je regarde des choses, mais qu'est-ce que je peux te donner d'autre ? Après, les ressources, moi, je vais chercher les ressources sur Internet. Je vais chercher les ressources sur les réseaux sociaux. Je suis à l'affût. À chaque fois que je regarde quelque chose, je suis à l'affût des prises de parole qui peuvent être le plus inspirant. Et l'algorithme de mon Instagram, par exemple, m'envoie beaucoup de choses inspirantes. Donc après, avec plein de comptes différents, ça va de cerveau puissant à quelle époque, à la grande librairie, tu vois. Il y a plein de ressources, plein de choses où aujourd'hui, on peut avoir, grâce à Internet, plein de discours inspirants. Après, la lecture, c'est quand même vraiment pas mal. Donc, c'est trois bouquins dont j'ai parlé. Le premier, d'ailleurs, les grands discours de l'histoire, c'est Kevin Labios. C'est Librio, ça coûte 3 euros. C'est un petit bouquin qui ne coûte pas grand-chose. Trop bien.
- Speaker #1
Et je vais me permettre de compléter, parce que tu as cité Bertrand Perrier. Il y en a un autre de lui que j'aime beaucoup, qui s'appelle Sauf qui parle. Alors, ce n'est pas des discours, mais c'est des récits de vie, des personnalités qui parlent de ce qu'elles doivent à la parole. C'est des personnalités très diverses. Justement, là, c'est inspirant. Exactement. C'est exactement ça. Parce qu'elle nous inspire à prendre la parole déterrement. Exactement. Et surtout, ce n'est pas forcément des grands orateurs. Il y a Bichente Dizarazu, Gabriel Attal, Clara Jamar, il y a un ancien braqueur. Il y a vraiment des personnalités. très, très diverses, ce qui nous montre bien que la voix peut jouer un rôle dans nos vies, quelle que soit notre vie.
- Speaker #0
La voix nous inspire à l'action. Vive l'action ! Vive la voix !
- Speaker #1
On va terminer sur ces bons mots. Un grand merci, Dimitri.
- Speaker #0
Merci à toi, Jean-Claude. Toujours un plaisir.
- Speaker #1
Merci d'avoir suivi cet épisode jusqu'au bout. J'espère qu'il vous a plu et surtout qu'il vous sera utile. Si c'est le cas, pensez à lâcher la plus belle note sur votre plateforme d'écoute et à partager ce podcast autour de vous. Je compte sur vous, c'est super important pour moi. Et dans tous les cas, on se retrouve la semaine prochaine pour développer une nouvelle compétence oratoire. Allez, ciao !