- Speaker #0
Une prise de parole réussie, c'est le fruit d'une multitude de facteurs bien maîtrisés. C'est aussi la garantie d'un bond en avant vers l'atteinte de vos objectifs. Pour vous aider à obtenir ces résultats, j'ai rassemblé les meilleurs experts, les Avengers de la parole. Chaque semaine, ils nous partagent leurs méthodes, leurs techniques et leurs conseils dans leur zone d'excellence. Cette zone, c'est la bulle des pros. Prendre la parole, c'est un sport. Et si comme beaucoup de dirigeants, tu te contentes encore de passer des messages, tu risques surtout de perdre ton public. Aujourd'hui, je reçois Charlie Clark, fondateur de Wiscom et créateur de la méthode SPORT. Depuis plus de 10 ans avec son équipe, il observe des dirigeants tous les jours, en formation, en convention, en entreprise. Un vrai laboratoire de la prise de parole. Et de ce terrain est née une méthode très simple à retenir. mais redoutablement exigeante à appliquer, sport. Sport, c'est une méthode qui s'adresse d'abord à toi si tu es dirigeant, membre de Comex ou top manager et que tu dois embarquer des équipes, des clients ou des partenaires. Mais tu vas le voir, c'est aussi une méthode qui fonctionne pour toutes les prises de parole. La réunion du lundi matin, le one-to-one un peu tendu, la visio avec ton équipe ou même la discussion informelle devant la machine à café. Dans cet épisode, Charlie va te montrer pourquoi le public Merci. est la seule vraie star de la prise de parole. Comment la méthode sport te permet de reprendre le contrôle de ton corps pour créer du naturel là où, justement, rien n'est naturel. Et surtout, comment tout cela converge vers une arme fatale trop sous-estimée, le silence. Tu le sais, ici, on parle souvent de structure, d'accroche ou de fond. Avec Charlie, on va pousser plus loin la dimension corporelle et rythmique. Comment tu souris, comment tu poses tes pieds, comment tu bouges tes mains. Tout ça, ça n'est plus du détail, c'est le moteur de ton impact. Charlie a d'ailleurs rassemblé cette méthode dans un livre que je te recommande vivement, Impact, où il développe sport et partage des retours d'expérience de nombreux dirigeants qui l'accompagnent. Installe-toi bien, prépare-toi à revoir ta manière de tenir un public. On plonge ensemble dans la méthode sport avec Charlie Clark.
- Speaker #1
Salut Charlie, comment vas-tu ? Salut Jean-Corentin, merci beaucoup. Très heureux d'être avec toi, merci pour l'invitation. Écoute, je suis ravi. Merci à toi de l'avoir accepté. Ça fait un moment que je voulais te recevoir.
- Speaker #0
On a eu des conflits d'agenda, on a un peu galéré, mais je sens que cette émission va être excellente parce que tu vas nous divulguer une méthode que tu as longtemps gardée secrète. C'est la méthode sport, la méthode que tu présentes, la méthode sur laquelle tu travailles avec WISCOM,
- Speaker #1
ton agence.
- Speaker #0
Et justement, est-ce que tu peux déjà commencer un peu à nous dire d'où vient cette méthode ?
- Speaker #1
Bon, euh... En fait, sport, c'est trois choses. C'est bien sûr un acronyme. Au-delà de l'acronyme, c'est un moteur, un fonctionnement d'un moteur dans sa suite logique. Sous-entendu par là, c'est tous les éléments que vous connaissez, dont on parle souvent sans doute dans ce podcast, mais mis dans le bon sens avec leur suite de cause à effet. Et enfin, sport, c'est une philosophie. Et là, je ne vous apprends rien. Prendre la parole, c'est du sport. Et donc, c'est ces trois choses à la fois. Et ça vient de WISCOM. Nous, on existe depuis dix ans. Et depuis dix ans, on accompagne les dirigeants, les dirigeantes dans leur technique de communication. Et donc, on a tendance à dire qu'on est un peu un laboratoire d'observation parce qu'on a la chance de recevoir chez nous tous les jours entre quatre et dix dirigeants, les observer parler, d'aller aussi à leur contact dans l'entreprise. de les regarder, de les observer. Et fort de tout ça, on a pu mettre en place cette méthode.
- Speaker #0
Donc c'est une méthode qui s'adresse aux dirigeants, aux cadres, à quel type de personnalité ?
- Speaker #1
En vrai, cette méthode, elle s'adresse à tout le monde. Nous, notre cible WISCOM, c'est plutôt les dirigeants. Et ce sont des gens qui ont en fait une occupation tous les jours, c'est d'embarquer, comme vous le savez, leur public dans leurs idées, dans leurs projets et dans leur quotidien. Et donc ces dirigeants, ces dirigeantes, on les aide à être plus embarquants grâce à la méthode. C'est ni plus ni moins que ça le concept. Et comme vous le savez, c'est un projet très ambitieux parce que nos amis dirigeants dans le monde de l'entreprise, ils ont plutôt la logique de l'écrit et pas la logique de l'oral. Donc il faut leur dire, un, que le monde de l'oral n'est pas celui de l'écrit. Il faut leur dire, deux, qu'à l'oral, on n'est pas là pour passer des messages. mais on est là pour donner envie. Là déjà, ça commence à grincer, chers amis, et il faut leur expliquer que quand on donne envie, c'est pas pour parler de soi, mais c'est bien du public dont on parle. Et donc, c'est à un public donné, une personne, deux personnes, dix mille personnes, qu'il faut donner envie. Et pour ça, il faut nécessairement de la technique. Et c'est le propre de sport.
- Speaker #0
D'ailleurs, j'insiste vraiment sur ce que tu dis. Un public, quand on parle de prise de parole en public, ça commence à une personne. Le public, c'est celui qui nous écoute. C'est celui, en tout cas, dont on espère qu'il va nous écouter. C'est celui à qui on essaye de transmettre quelque chose.
- Speaker #1
Nous, le drame, le drame, c'est que quand on a un dirigeant qui sort d'une formation chez nous. et qu'il n'a pas compris ça, et qu'il se dit, c'est bien ce qu'on vient de voir, mais je n'ai pas de convention avant un an, donc je ne vais pas l'utiliser avant un an. Et donc en vrai, cette méthode sport et tous les outils de la prise de parole, c'est d'abord cette relation de tous les jours, cette relation dans le couloir, cette relation dans la machine à café, tous ces moments où il y a une forme de dialogue qui peut s'installer, c'est là où il faut de la technique. Et il ne faut pas avoir peur de la technique, parce que contrairement à ce qu'on pense, elle n'est pas là pour faire un clonage. Elle n'est pas là pour transformer les dirigeants et les dirigeantes en acteurs et en actrices. Elle n'est pas là non plus pour faire de vous des champions de l'éloquence, de la rhétorique, etc. Elle est là pour créer du naturel dans une situation où, bien souvent, en fait, on ne l'est pas. Parce qu'être face à un public, ce n'est pas très naturel, en fait. Être face à des gens qui vous regardent, qui vous écoutent, qui vous dévisagent, etc. Ce n'est pas une situation naturelle. Donc, il ne faut pas vouloir la traiter avec naturel. il faut la traiter avec de la technique pour venir recréer une forme de naturel.
- Speaker #0
Et alors justement, cette technique que tu abordes, c'est le cœur de la méthode sport, c'est vraiment développer une méthode, une technique complète. Est-ce que tu peux nous dire, sans trop rentrer dans les détails encore, à quoi ça correspond ?
- Speaker #1
À quoi ça correspond ? Ça correspond à la création du silence. Nous, tu l'as dit, on s'appelle WISCOM, et WIST, en vieil anglais, ça veut dire chute-tais-toi. ou « chute, ferme-la » , ça dépend à qui on parle. Nous, on est plutôt polis, donc on garde plutôt l'option numéro une. Et finalement, notre job chez WISCOM, c'est ça, c'est d'apprendre aux dirigeants et aux dirigeantes à se taire, à utiliser ces silences pour créer du dialogue et de laisser de la place au public qui est en face. Toi qui es du métier, tu sais que finalement, les moments où on est le plus engageant, les moments où on est le plus inspirant... les moments où on donne le plus envie, et pas tous ces moments où on parle. Parce que quand on parle, on ressemble à tout le monde. Et quand on parle, on a tendance à faire du monologue. C'est ces moments où, dans un silence, on va laisser le public exister, on va laisser le public raisonner aussi dans ce qu'on dit, et on va aller se nourrir du public. Ça, c'est vraiment la finalité de sport. Sport, c'est donc la méthode pour créer du silence. Parce que, et ça c'est une vraie conviction WISCOM, partagé par tous ceux qui bossent chez nous à force d'observer les dirigeants. Le silence, contrairement à ce qu'on pense, n'est pas une décision intellectuelle. Si tu vas faire ton speech devant un public et que tu te dis « là, je vais me taire » , ça n'arrivera pas. Le stress, l'enjeu, le regard du public fait que spontanément, naturellement, on va vouloir beaucoup parler, se rattraper sur des mots et surtout pas laisser un silence qui, dans notre éducation française, est plutôt synonyme de faiblesse. et plutôt un rappel des moments où on récitait des poésies, où il fallait aller très vite, sinon on perdait un point. Et donc, faire ces silences, c'est essentiel, sauf que ce n'est pas, encore une fois, une décision intellectuelle. C'est une technique. Et sport, c'est en fait la technique pour réussir des silences. Et en ce sens, je ne dirais pas que c'est une nouveauté, parce qu'on est tous du métier, etc., mais c'est vraiment notre focus. Et c'est vraiment en ça qu'on va aller aux dirigeants. On va leur dire, bien sûr qu'il faut se taire. Si vous êtes dirigeant, c'est que vous devez vous taire pour laisser de la place à ce public, pour créer ce dialogue et fuir le monologue. Sauf que se taire, c'est forcément une technique et c'est le propre de sport.
- Speaker #0
Donc le S de sport, c'est pour le silence, c'est bien ça ?
- Speaker #1
Non, ça peut, mais ça c'est le piège. Mais je suis content de le savoir. Tu as fait semblant de tomber dans le piège, parce que tu connais sport. Donc on va rentrer dans sport. Sport, c'est effectivement aux cinq lettres. C'est un acronyme. Chaque lettre correspond à un outil que vous connaissez tous, en tout cas tous ceux qui écoutez ce podcast, parce que vous êtes plutôt des experts du sujet. Et c'est donc cinq lettres mises dans le bon sens, chaque outil ayant un impact sur l'autre, pour arriver à la finalité du silence. Donc le S, c'est le sourire. Là, je ne t'apprends rien, mais quand on est avec ce public que nous, on considère comme une star, si on tire la gueule face au public. peu de chances que la star se sente star. Et ça, pourtant, c'est devenu un nouveau vrai sujet WISCOM, une vraie préoccupation. Toutes les prises de parole qu'on voit sont des gens dans l'entreprise qui souvent tirent la gueule. Et en fait, ils laissent leur corps parler tout seul. Et bien entendu que cet exercice n'est pas un exercice agréable pour eux, mais en tirant la gueule, ils le montrent beaucoup trop fort au public, qui est censé être la star. Donc, la première chose, c'est qu'on ne peut pas tirer la gueule devant un public, parce que si on lui rajoute nos problèmes, le public ayant déjà ses problèmes, il n'aura pas trop envie de vous suivre et de vous aimer. Et là, je citerais, je crois que c'est Coluche qui disait ça, qui est un philosophe de la prise de parole. Il disait, Coluche, on n'est pas responsable de la gueule qu'on a, on est responsable de la gueule qu'on fait. Et j'aime beaucoup, moi, cet adage. Et je me l'approprie beaucoup parce que si ma femme écoutait ce podcast, elle le sait, moi, je tire la gueule toute la journée à la maison. En revanche, ici, au boulot, chez Wiscob, les gens me trouvent incroyablement souriant. Alors, c'est quoi ? Ce n'est pas que je suis fake. C'est juste que le matin, étant donné que c'est mon métier, j'ai activé un premier sourire que là, pour le coup, je suis allé chercher. Je l'ai décidé. parce que je suis vigilant sur mes outils, et ayant fait ça une première fois, mon cerveau a enregistré le fait que je pouvais sourire. Et après, naturellement, je redeviens plutôt souriant. Donc ça, c'est le S.
- Speaker #0
Et donc, juste pour ce sourire, ce que tu dis, c'est qu'on le déclenche automatiquement en se forçant plutôt à sourire, pour ensuite l'activer plus naturellement.
- Speaker #1
Ça, c'est pareil, c'est une autre observation qu'on fait très régulièrement chez nous. Et là, pour le coup, c'est quasiment clinique. C'est quasiment mathématique. La façon dont on commence une prise de parole conditionne toute la prise de parole. Et ça, c'est vrai, mais quasiment 100% des cas. C'est-à-dire, la façon dont je suis au moment où je vais commencer à parler, je vais y rester pendant toute ma prise de parole. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire en fait que, et c'est une bonne nouvelle, la seule chose qu'on doit faire quand on est un orateur, ou quand on va juste parler, il n'y a pas besoin d'être un orateur, C'est d'être très vigilant à la façon dont on va prononcer ses premiers mots. Parce que, encore une fois, ça va conditionner toute la prise de parole derrière. S, comme sourire, ça veut dire qu'effectivement, avant de prendre la parole, quand je suis dans la voiture, quand je vais à un rendez-vous, quand je suis en salle d'attente, que j'attends pour l'entretien d'embauche, etc. C'est là où j'ai le temps d'y penser, c'est là où je me dis je vais forcer un sourire. Et donc l'ayant fait à ce moment-là, ça va revenir naturellement dans ma prise de parole. Ça c'est le S.
- Speaker #0
très bien, alors là-dessus moi je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis J'aime bien dire, moi, qu'on fait ses checks moteurs avant de décoller. Tu vois, le pilote qui va faire test moteur 1, je ne sais jamais ce qu'il teste, mais qui teste plein de trucs avec son copilote, qui fait les checks, qui valide, etc. C'est un peu pareil de dire, OK, à quoi je fais attention avant de parler ?
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Et je fais mon check moteur et ensuite, je pars.
- Speaker #1
Oui, parce qu'après, encore une fois, quand tu parles, et souvent, on le dit, je vais jusque-là, je vais dire, en fait, quand vous parlez, je ne veux même plus que vous pensiez à moi et aux outils. Parce que quand tu parles... Tu es dans cette relation normalement avec la star qu'est le public. Si tu commences à penser aux outils, à Whisker, parce que tu as fait samedi dernier dans l'information, c'est déjà que tu n'es plus dans cette relation avec le public. Donc je ne veux pas ça. En revanche, avant de parler, tant que tu n'as pas rentré dans cette relation, c'est là où tu peux effectivement faire tes fameux checkmodeurs.
- Speaker #0
Très bien, donc le S pour sourire. Ensuite, le P.
- Speaker #1
Alors le P, ce sont les pieds. Et là, on est vraiment en train de commencer la pyramide de la prise de parole. Les pieds, vous le savez, la plupart des gens qui débarquent chez nous, ils ont les pieds qui bougent, ils font ce qu'on appelle la danse de l'ours, ils font la tour de pise, un pied solide moins accroché, l'autre de traviole. J'en ai même eu un, une fois, qui faisait son cirage en se frottant la chaussure contre son pantalon, etc. Bref, on bouge énormément avec ses pieds. On n'est jamais très accroché au sol. C'est vrai debout, c'est vrai assis, c'est vrai en visio, c'est vrai quand je vous parle en ce moment. Or, les pieds, c'est la base du corps. C'est donc la base du moteur prise de parole. Et si les pieds ne sont pas accrochés, d'abord, un, j'envoie un signal au public, la star, que j'ai une forme d'inconfort. On n'est pas obligé de lui dire. Et deux, si je ne suis pas accroché au niveau des pieds, il y a très peu de chances pour que mon cerveau tourne rond. Mon cerveau, il doit tourner sur un axe, et l'axe, c'est les pieds. Et donc chez nous, on parle de la pristère. C'est comme les fours, les frigos, les grosses machines dans la maison, elles sont toujours branchées sur une pristère. Sinon, ça va péter les plombs dans la maison. C'est pareil pour une prise de parole. Si tu n'es pas solidement accroché sur la prise de terre, tu risques de disjoncter. Et ça, c'est les pieds. Et donc, on dit à nos amis, vos pieds, vous devez les accrocher solidement au sol. Ça ne veut pas dire qu'on n'a pas le droit de bouger, vous le savez. Ça veut dire que si on bouge, on va se restabiliser après. En gros, ce que ça veut dire, c'est que tous les mots qu'on va prononcer en mouvement seront forcément plus faibles que tous les mots qu'on va prononcer accroché au sol. Quand je suis accroché au sol, d'un coup mes mots prennent une puissance c'est exactement comme au tennis quand on frappe une balle au tennis Oui, je peux courir et aller chercher une balle au filet, mais quand je tape ma balle au filet, généralement j'ai les deux pieds bien solidement accrochés au sol
- Speaker #0
C'est ce que me dit ma femme à chaque fois qu'elle me bat.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et elle a raison.
- Speaker #1
Elle a raison.
- Speaker #0
J'aime bien dire là-dessus que en fait, on ne se déplace que pour s'ancrer ailleurs. Il y a vraiment cette idée que, ok, on se déplace, mais c'est pour poser les pieds juste à un autre endroit. Exact. Et on l'exception.
- Speaker #1
Et de préférence quand même, comme on a celui-là de base, le fait qu'il y a une star, c'est public. Quand on se déplace, on essaie de se déplacer pour le public, pour que c'est un intérêt pour lui. Or, Quand nous, on passe beaucoup de temps dans les conventions, les séminaires et tout, à regarder les clients parler, quand tu n'es pas équipé de la méthode sport ou autre méthode, tous les mouvements naturels qu'on fait, c'est plutôt des mouvements pour fuir le public. C'est des mouvements vers l'arrière. C'est des speakers qui se déplacent vers l'arrière et qui vont aller se coller au mur, se coller au side. Et donc, j'ai tendance à penser, 1, 80% du temps, on est accroché. Et quand on bouge, c'est plutôt pour aller vers l'avant ou en tout cas pour aller chercher le public, pour aller connecter avec lui.
- Speaker #0
Très bien, très clair. Donc ça, ça nous amène au haut, j'imagine.
- Speaker #1
Oui, et là, encore une fois, le haut, c'est lié aux pieds. Donc je répète la méthode, je souris et j'accroche les pieds, j'en suis là. Et une fois qu'on a accroché les pieds, la bonne nouvelle, c'est que ça va enfin répondre à la fameuse question que tout le monde se pose, en tout cas tous les auditeurs, c'est qu'est-ce qu'on fait avec les mains ? On a des mains qui sont là, et bien souvent elles nous dérangent, parce qu'on ne sait pas quoi faire avec. Elles sont des signaux incroyables. qu'on envoie au public avec tous ces fameux autocontacts que vous connaissez, la savonnette, l'alliance, ce qu'on appelle aussi chez nous le nudiste, quand on a les deux mains le long du corps, un peu comme un cache-sexe, le prisonnier quand on a les mains qui sont accrochées dans le dos, les bras croisés, etc. Ça, c'est les autocontacts et on fait tous ça. Et pourquoi on fait ça ? Parce que prendre la parole, c'est une situation inconfortable. Et dans ces situations inconfortables, je vais mettre ma main au contact de ma main, ma peau au contact de ma peau, ça crée de la chaleur et ça me rassure. Et je suis en train de me dire, t'en fais pas mon petit Charlie chéri, tu passes un sale quart d'heure parce que prendre la parole, c'est vrai que c'est quand même finalement assez intimidant, mais tout va bien se passer, je te rassure, je te cajonne. Et cette chaleur humaine que je crée, c'est un autocontact, elle est pour moi. La star, encore une fois qu'elle publie, il ne la voit pas, il ne la sent pas, il ne l'aperçoit pas. Donc, on va essayer de proscrire ça et on va libérer ses mains. C'est-à-dire qu'on va s'interdire de jouer avec ses mains et à l'inverse. On va plutôt essayer de donner ses mains au public qui est vers l'avant, un peu comme si je te tendais une main pour te dire bonjour, pour aller engager ce public qui est devant. Et ça, c'est possible que si tu as les pieds accrochés. Aujourd'hui, un speaker normal, c'est quoi ? C'est un type qui a les mains accrochées, il fait de la savonnette, et il a les pieds qui bougent. Franchement, 95% des gens qui débarquent chez nous, c'est ça. Ils remplissent la scène, ils pensent qu'ils remplissent la scène en bougeant, en jouant avec leurs pieds, et ils ont leurs mains qui se sont accrochées. Et donc là en fait on vous dit non c'est l'inverse, vous accrochez vos pieds et comme ça y est, vous êtes enfin accrochés, vous allez pouvoir libérer vos mains. Et les mains, là, vous allez les donner vers l'avant, vers le public qui est la seule star. Et ça sera beaucoup plus productif que tous ces mouvements parasites qui servent à rien. On en est là.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, là-dessus, sur ce sujet de l'ouverture, j'en profite aussi pour autre chose. C'est toujours se rappeler que le public est la star parce que je vois aussi très souvent des gens, dès qu'il y a des slides, qui certes vont ouvrir la gestuelle, mais en mode Miss Météo, c'est-à-dire vers les slides. et passer leur temps à montrer des choses sur les slides sans rien adresser finalement au public. Ça ne sert à rien. Donc bien penser que l'ouverture allait vers le public.
- Speaker #1
Bien sûr. En vrai, et ça c'est vrai pour tous les outils, encore une fois, c'est pour ça qu'on a assez basique dans l'approche et je crois que c'est ce qui plaît aux dirigeants parce qu'encore une fois, ils ont un boulot ces gens-là. Donc si tu leur sors plein de théories du théâtre qui sont justes, qui sont vraies, ils n'ont pas le temps de noter toute cette liste de courses qu'un expert en plus de parole pourrait leur faire. Donc ils veulent un truc très simple. Le truc qui est simple, c'est de leur dire que le public, c'est la star. Et on fait tout pour la star. Quand je m'accroche les mains, c'est pour moi. Ce n'est pas pour la star. Donc, je ne le fais pas. Quand je bouge, je vais plutôt aller vers l'avant. Parce que ça, c'est bon pour la star. Et ça va être pareil pour tous les outils qu'on va décliner derrière. Donc, j'ai les pieds. Et comme j'ai accroché les pieds, j'ai pu libérer les mains. On en est au haut de sport.
- Speaker #0
Ce qui nous amène au R.
- Speaker #1
Donc le R, c'est physiologique. Je rappelle le truc, j'ai accroché les pieds donc ça a libéré les mains. J'ai libéré les mains, elles vont aller vers l'avant parce que c'est là où il y a la star. Et le R, c'est le regard. Et là, encore une fois, on l'a observé chez WizzCom des milliers, voire des millions de fois, le regard, en réalité, il suit la main. Aujourd'hui, quand j'ai les mains qui sont accrochées, que je joue avec mon stylo, etc., mon regard, il décroche, il va souvent chercher la main comme un renfort. Si j'ai les mains qui sont vers l'avant, ce qui est le cas avec sport, en fait, le regard, il va suivre la main et il va être plus naturellement adressé au public. Faites l'essai Faites un geste vers la droite, très au fond de la salle. C'est impossible pour vous de regarder vers la gauche. Le regard essuie la main. Et donc physiologiquement, vous voyez que d'un coup, en ayant accroché les pieds, on a eu un effet vertueux sur les mains. L'effet vertueux sur les mains a un effet vertueux sur le regard. On arrive à la dernière lettre de sport qui est le T. Et le T veut dire « tais-toi » . Les Américains diraient de façon plus cash « shut the fuck up » . Et « shut the fuck up » , ça veut dire « tais-toi bien » . Et encore une fois, ce n'est possible que si d'abord, un, j'ai accroché les pieds, parce que quand j'accroche les pieds, ça libère les mains. Quand ça libère les mains, elles vont vers l'avant, le regard suit. Et là, on se retrouve avec cette main tendue vers l'avant, vers le public. Et finalement, à la place de cette main, on a une espèce de baguette de chèvre d'orchestre. Le son, et le silence c'est un son d'une certaine façon, il est lié à ton image physique. Et tout ce que tu vas faire avec tes pieds, tes mains, ton corps, va avoir un impact sur ton son, sur ton ton, sur la voix, sur le volume, etc. Et c'est aussi vrai pour les silences. Je m'explique. La main remonte, le ton va remonter et va devenir engageant. Ça va être un ton de l'oral. C'est ce que font les tribuns aux tribunes. quand ils ont leurs mains et qu'ils vont aller chercher le public, haranguer la foule, etc., ils ont un ton qui est résolument celui de l'oral. La main redescend, ou la main est accrochée, en autocontact, ce qui est plutôt le cas de la plupart des dirigeants, et là, ça referme le corps, et on va avoir un ton qui va être un peu ennuyant, qui va être un ton de l'écrit, qui va être un ton descendant, qui va aller vers le bas, un peu comme s'il allait chercher des points. Et enfin, plus fort que tout, la main s'arrête, et c'est là... Faites tout l'aboutissement de sport, je fais un geste et je l'arrête. Et comme j'arrête mon geste, je peux arrêter mon son. Et ça produit ce fameux silence. Et donc sport, c'est ça. C'est créer les bonnes conditions pour faire un geste, mais pas faire un geste pour gesticuler, parce que ça, on s'en fout, ça n'a pas de sens. C'est faire un geste pour l'arrêter et donc faire un silence. Exactement ce que je viens de faire, vous ne me voyez pas, mais ce silence que je viens de faire, il est forcément lié à un geste. Et il s'entend du coup comme un silence. c'est plus un point On sent qu'il y a un engagement physique dans ce silence. C'est un silence qui vit, c'est un silence qui communique, et c'est un silence dans lequel il y a une intention, qui est adressée vers ce public qui est la star qui est devant. Et ça, ce n'est possible que s'il est relayé par ce geste qui est là et qui s'arrête. Voilà donc la mécanique de sport, c'est faire un geste, c'est l'arrêter, mais pour pouvoir faire un geste, il faut d'abord arrêter ses pieds, il faut libérer les mains, etc. Et donc faire un silence.
- Speaker #0
Oui, des haussiers. Ça rejoint un peu le fonctionnement d'un chef de chœur ou d'un chef d'orchestre. J'ai fait quelques années de chorale quand j'étais plus jeune. Et en fait, dans ce que tu décris, je retrouve exactement les gestes. Le chef de chœur s'appelait Patrick. Je revois exactement les gestes, notamment quand il dirigeait une soliste, où il y a un effet même marionnette quasiment. La marionnette qui chante et le marionnettiste qui, par ses gestes, la fait monter en puissance, la fait grandir, prendre du volume ou au contraire, aller sur quelque chose de beaucoup. d'où de beaucoup plus poser qui d'un coup va se calmer et puis repartir. Et tu vois, en le faisant, je le fais inconsciemment, mais le moment où je suis reparti, j'ai automatiquement les mains qui se montaient.
- Speaker #1
Je ne les vois pas, mais je les entends. Encore une fois, tout est lié dans la prise de parole. Le son est lié à l'image. Et donc, c'est sûr que c'est ça. En fait, on est nos propres chefs d'orchestre et il faut se mettre dans cette condition d'avoir cette baguette de chef d'orchestre dans la main. Mais pour ça, il faut... Oui, c'est exactement ça. Et sport, c'est ni plus ni moins que ça. C'est donc l'aboutissement. Je souris, j'accroche les pieds, j'ouvre les mains, je regarde tout le monde et je me tais grâce à un geste que je fais et que j'arrête. Et tout ça, vous voyez que c'est lié. Et vous voyez que tout ça aussi, ça enlève aussi un peu de valeur en tant que tel aux pieds, aux mains et aux regards parce que souvent, beaucoup de ça en prise de parole, les gens focusent beaucoup là-dessus. Et même encore chez Wixcom, parfois, je suis désolé, à la fin d'une formation, les gens ont passé deux jours et ils me disent au revoir et ils pensent me faire marrer en faisant un grand geste style communiquant, style comédien. Comme s'il résumait Wisscom à ce grand geste un peu exagéré, etc. Je me dis, mais mon Dieu, ils n'ont rien compris. En fait, tout ça, on s'en fout si ce n'est pas mis au service du silence. Et donc, oui, les pieds, les mains, le regard, c'est des outils évidemment essentiels du moteur, mais ils ne sont qu'au service de ce silence. Et donc, focusser en tant que tel sur les pieds, les mains, le regard pendant des heures, dans des formations, etc. Pour moi, c'est un bon sens. Ils ne sont qu'au service du silence. Et donc, ils doivent être utilisés dans la vertu du silence. S'ils sont... utilisés en tant que tels comme des outils, ils deviennent caricaturaux. Ils deviennent intéressants quand ils sont au service du silence.
- Speaker #0
Alors moi, j'allais te dire, au service du silence et au service du fond, dans le sens où ça permet de ne pas avoir à se concentrer sur la forme, en tout cas, et donc d'apporter le fond, ce qui est avec le silence, bien sûr, mais qui lui aussi sert le fond. Et c'est là qu'on va pouvoir transmettre quelque chose et un message qui prend du sens parce que ça n'est pas que de l'artificiel, justement.
- Speaker #1
Complètement, et c'est là où... Si je continue le chemin, le son est lié à l'image. Et le fond est lié au son et à l'image. C'est quand même effectivement la dernière débrie, tu as raison. Et ce qui est intéressant, une fois que tu as créé le silence, c'est que c'est l'outil de forme qui fait la jonction avec le fond. Le fond et la forme ne se dissocient pas à l'oral. Mais souvent, on prétend des outils de forme et des outils de fond. Or, moi, je pense que le silence, c'est un outil qui est mixte. C'est à la fois un outil de forme et à la fois un outil de fond. Parce qu'il permet de réfléchir. Il te permet d'aller vraiment chercher les propos, de refaire ton propos, d'écouter le public, de te réajuster, etc. Et donc, ce n'est pas qu'un outil de forme. C'est vraiment un outil qui lie le fond et la forme. Et en ce sens, c'est aussi pour ça qu'on va rechercher le silence de façon absolue comme l'arme fatale. Pas de silence, assez peu de chance qu'il y ait du fond. Pas de silence, assez peu de chance qu'on te retienne. Pas de silence, qu'est-ce qu'il fait s'il n'y a pas de silence ? C'est ce que font les dirigeants en débarquant chez nous. Il donne de l'information, de l'information, de l'information, de l'information, de l'information, de l'information. Ça s'accumule, ça s'accumule, ça s'accumule. Et on n'a jamais le temps de prendre l'info, de la goûter, de la digérer, etc. Donc, il n'y a pas de communication. Pas de silence, pas de communication. Parler, c'est d'abord apprendre à se taire. Et donc, tu as raison. Le silence, c'est aussi un outil de fond. Un outil qui remet vraiment le fond dans la partie. Aussi parce que plus je me tais, plus je laisse vraiment le public écouter ce que je dis. et donc plus je suis obligé de faire gaffe à ce que je dis parce que c'est plus l'essuie-glace avec de l'info qui va essuyer une info sans arrêt c'est attention à chaque mot, je vous laisse le temps de les mesurer. Donc, il faut qu'ils soient choisis avec soin.
- Speaker #0
Et puis, il y a aussi dans ce silence-là, je trouve, le fait de prendre le temps de penser à ce qu'on va dire après. Je sais que ça étonne parfois, notamment les étudiants, mais même en formation parfois, quand on me pose une question à laquelle je ne m'attends pas. Je pense aux étudiants parce que je passe plus d'heures avec eux, donc il y a plus d'opportunités là-dessus. Mais on me pose une question à laquelle je ne m'attends pas. ou que je n'avais pas préparé, ou qu'on ne m'a jamais posé, ou une remarque. Et j'aime bien prendre le temps dans ce cas-là, un vrai temps de silence, pour penser à ce que je vais dire, et pas vouloir sortir du tac au tac une réponse, parce que je suis le prof, je suis le formateur, il faut que forcément j'ai la bonne punchline, j'ai le bon mot à sortir à ce moment-là. Je préfère aller chercher un peu plus profondément que dans l'apparat d'une belle phrase. Et je pense que le silence, il est là aussi pour ça. C'est le silence pour l'orateur qui lui permet de penser à ses mots et à son fond. Et ce silence-là est vraiment au service du fond.
- Speaker #1
Ah oui, tout à fait. C'est le silence, un outil pour l'orateur, pour celui qui parle, et un outil pour celui qui l'écoute. Mais c'est le seul des outils comme ça. Et là, en ce sens, on en parle beaucoup. Ce n'est pas nouveau, le silence. Mais c'est ce qui est le plus dur. Et même, si tu vois, toi et moi qui sommes du métier, parfois, je me surprends à faire des monologues, à ne pas faire de silence. C'est une vigilance de tous les jours, la silence.
- Speaker #0
Et après, je pense faire un bon tour de la méthode sport, mais j'ai quand même une question qui, justement, est importante par rapport à ce qu'on disait sur le fond. C'est que j'imagine que la méthode sport, tu la complètes par un sujet sur le fond, non ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. viennent chez nous, on a un concept chez nous qui s'appelle Sport Pro qui est un parcours où on met ensemble 3 ou 4 dirigeants, dirigeantes qui ne se connaissent pas, donc qui vivent comme on dit dans le girafe de la formation, une aventure en inter-entreprise, et ça c'est très très très fort, parce que pour cette population dirigeante, plus on gravit les échelons en réalité dans l'entreprise, moins on te dit la vérité parce que c'est pas stratégique parce qu'au contraire on a peur du lien hiérarchique, etc. Et donc Merci. Ne serait-ce que déjà venir ici, dans un petit groupe de 3 ou 4 dirigeants, avec des gens que tu ne connais pas, et avoir leur vrai feedback, c'est-à-dire un vrai feedback, un vrai miroir sur ce que tu dégages vraiment, sur ce que vraiment le public perçoit de toi, ce qu'il entend de toi et ce qu'il comprend de toi. Et ça déjà, c'est énorme. Donc ils passent deux jours chez nous avec ce groupe. Il ne reste pas quatre pendant les deux jours. On leur propose sept ateliers différents animés par sept experts différents. Et chaque atelier bétonne un des axes de la méthode sport. On a des ateliers sur la gestuelle, on a des ateliers sur le silence. Et puis, bien sûr, on passe quand même 50% du temps du parcours, donc une journée sur les deux jours, à travailler sur la structuration du message. Bien entendu, une fois qu'on fait des silences, c'est ce que je te disais, on est vraiment écouté. Et donc, on a vraiment intérêt à avoir réfléchi à ce qu'on dit. Ça ne peut plus être camouflé par des mots, des phrases, etc. Donc, bien entendu qu'on passe beaucoup de temps là-dessus. Et là, l'adage, il est le même. C'est... On a une star, c'est le public, et il faut qu'il l'entende. Sport te permet de montrer physiquement au public qu'il est la star grâce à ce corps engagé, ce silence offert, etc. Et là, sur la structuration du message, pareil, toute une série de conseils, d'outils, pour faire en sorte que tu ne parles pas de toi.
- Speaker #0
pour toi, mais que tu parles du public pour le public.
- Speaker #1
Un vaste projet, ça. C'est un vaste projet, et on y passe beaucoup de temps, et d'ailleurs, autant, tu vois, pour être honnête, le sport, le public, nos clients, nos apprenants, comme on dit, ils l'appréhendent assez rapidement, ils envoient assez rapidement l'intérêt, ils sont assez rapidement séduits et embarqués. Autant sur la structuration du message, c'est un vrai challenge à vie, encore une fois, parce que... Ça vient challenger une façon de penser qui souvent nous a façonné pendant des années et des années, qui vient de l'école, qui est une façon de penser qui est celle de l'écrit. Et donc faire de l'oral, c'est vraiment un monde à part, un monde beaucoup plus direct, un monde où il faut très vite rentrer dans le sujet parce que le public est la star et il ne pense pas qu'à toi, il s'en fout, il ne pense qu'à lui. Un monde où il faut faire tous les efforts pour le public, ne pas croire que le public va faire un bout de chemin vers toi. C'est à moi, orateur, de faire tout le chemin par le public. de lui expliquer les choses simplement, calmement, de ne pas faire d'acronyme, etc. Et vraiment, surtout, de lui parler de lui. Le public est la star et il n'a qu'une seule envie, c'est qu'on lui parle de lui. C'est ça une star. Quand vous êtes dans un restaurant, la star est contente parce que vous la gardez. Et après, vous allez la voir et vous lui parlez de lui. Vous dites, monsieur, j'ai adoré votre film, etc. Et la star est contente. Elle adore ça. Ça la flatte. Le public, c'est ça, c'est une star. Et il a envie qu'on lui parle de lui. c'est naturel, c'est humain Et donc, le job à l'oral dans la structuration du message, c'est ça aussi, c'est de trouver les bons mots, c'est changer un peu l'axe de son message pour qu'il soit orienté non pas pour soi orateur, mais pour qu'il soit orienté du point de vue du public.
- Speaker #0
Eh mais attends, si t'es là, c'est sûrement que les sujets de la parole, du pitch et de l'influence t'intéressent. Si c'est le cas, tu ne voudras pas louper le mégaphone. Le mégaphone, c'est la newsletter courte et actionnable que j'envoie deux fois par mois. Tu vas y retrouver des ressources, des méthodes et tous mes hacks pour mieux t'exprimer. L'inscription est gratuite et le lien est dispo dans la description. On se retrouve là-bas, mais pour l'instant, retour à l'épisode.
- Speaker #1
Oui, et puis, comme tu le dis, c'est vrai qu'il y a une grosse différence avec l'écrit. Et pour moi, l'une des différences essentielles aussi là-dedans,
- Speaker #0
et c'est là où l'importance du fond et de ces silences est essentielle, c'est que, contrairement à l'écrit... le public ne reviendra pas en arrière pour relire la phrase comme on peut le faire quand on lit un livre ou quoi. C'est l'instantanéité de la parole qui fait qu'on a ce devoir d'excellence, que le silence devient un essentiel et qu'on ne peut réellement pas s'en passer puisqu'il n'y aura pas de rewind, on n'a pas de retour en arrière possible. Ce qui est dit aura toujours été dit, même si on le corrige, et le public ne pourra pas le revoir.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Écoute, Charlie, je pense qu'on a fait un bon tour de cette méthode qui est ultra complète. Je te remercie pour tous ces détails et d'avoir accepté de nous partager cette méthode. Je rappelle que tu as écrit un livre sur le sujet qui est excellent, dans lequel tu partages cette méthode, mais aussi beaucoup d'autres éléments. Un livre qui s'appelle Impact, que tu as sorti en janvier dernier, si je ne dis pas de bêtise.
- Speaker #1
Oui, il y a presque un an. Et effectivement, je crois qu'on peut le trouver partout et aux éditions Marabout. un excellent livre que je vous conseille j'essaie de le rendre pratique et il tourne autour de la méthode sport et il est alimenté de pas mal de témoignages aussi des dirigeants qui sont donc dans notre jargon des sportifs c'est à dire qu'ils maîtrisent notre méthode et ils essayent de la pratiquer et
- Speaker #0
alors avant de terminer justement est-ce que tu aurais une ressource j'ai parlé de ton livre mais j'imagine que tu en as lu d'autres aussi une ressource soit sur Une source qui t'aurait inspiré pour la méthode sport ou n'importe quel autre livre qui te semblerait intéressant de partager ? Ou un livre, ou un podcast, ou autre chose d'ailleurs.
- Speaker #1
Il y a deux films que j'aime beaucoup. Le premier, c'est Gagnateur, avec cette référence sans arrêt au public. Ce qui est important, je crois que c'est le moment où il va rentrer dans l'arène, etc. Et qu'il y a son mentor qui lui explique que ce qui est important, c'est de gagner le cœur du public. Il gagne. Gagne la foule et tu gagneras Rome, je crois qu'il lui dit quelque chose comme ça. Et donc ça, j'aime beaucoup ce trait méthode sport. Et puis le deuxième film que j'aime bien, c'est Itinéraire d'un enfant gâté, avec cette scène mythique où on lui apprend à dire bonjour. Et on lui explique ce qui est important quand on dit bonjour. Ce n'est pas moi, mais c'est le public. Il faut qu'on sente que tu me dis vraiment bonjour, que tu es là vraiment pour moi, pour m'aider, pour m'aimer, etc. C'est encore une fois très WizzCom dans l'esprit qu'il n'y a qu'une seule star, c'est le public, il faut qu'il le voit et il faut qu'il l'entende.
- Speaker #0
Un grand merci Charlie pour tout ce que tu nous as partagé, pour nous avoir donné cette méthode, donné envie de revoir ces films. Et encore une fois, vraiment, j'invite à aller lire ton livre qui est excellent et dans lequel tu partages. tous les détails de cette méthode grandiose et déjà validée par de nombreux sportifs. Merci beaucoup Charlie.
- Speaker #1
Merci Jean-Claude, à très vite.
- Speaker #0
Merci d'avoir suivi cet épisode jusqu'au bout. J'espère qu'il vous a plu et surtout qu'il vous sera utile. Si c'est le cas, pensez à lâcher la plus belle note sur votre plateforme d'écoute et à partager ce podcast autour de vous. Je compte sur vous, c'est super important pour moi. Et dans tous les cas, on se retrouve la semaine prochaine pour développer une nouvelle compétence oratoire. Allez, ciao !