Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans la bulle express, le podcast qui débloque une compétence ou un savoir sur la prise de parole en moins de 10 minutes. Moi c'est Jean Corentin, coach et formateur en pitch et prise de parole. Et aujourd'hui, on va mettre un peu les pieds dans le plat. Parce qu'on parle d'éloquence, de rhétorique, de pitch, de storytelling, et très souvent on met tout ça un peu dans le même sac. Le problème, c'est que quand on confond les mots, on rate l'objectif. Selon ce qu'on appelle éloquence ou pitch, on ne travaille... pas du tout la même chose. Alors pour clarifier tout ça et que vous définissiez les bons objectifs, on va reprendre ensemble tous ces termes. Alors d'abord, soyons clairs sur une chose. Cet épisode, ça n'est pas un débat sémantique. Ce flou entre ces termes, il coûte du temps, de l'énergie et parfois des opportunités très concrètes. Dans mes accompagnements, j'entends souvent « je vais être plus à l'aise à l'oral » ou « je veux mieux parler » . Le problème, ce n'est pas la demande, c'est que le problème qui est derrière reste flou. Alors résultat, on travaille le mauvais levier, au mauvais moment et pour le mauvais objectif. Et derrière, la personne se dit qu'elle a bossé, qu'elle a tout fait, mais qu'il n'y a pas les résultats. Alors gardez bien ça en tête. Mal nommer les choses, c'est s'assurer de mal les travailler. Commençons par l'éloquence. Contrairement à ce qu'on croit, l'éloquence, ça n'est pas qu'une performance, ça n'est pas de briller, ça n'est pas d'impressionner. L'éloquence, c'est la capacité à faire exister une parole. Concrètement, ça veut dire travailler la voix, la présence, le rapport au silence, la capacité à parler devant d'autres sans se dissoudre. L'éloquence, elle répond à une seule question, est-ce que je peux prendre la parole ? Exemple très simple, si vous avez quelque chose d'intelligent à dire pendant une réunion, après avoir assisté à une conférence ou autre, Mais que votre voix tremble, que votre regard fuit ou que, tout simplement, vous n'osez pas finir vos phrases, le problème, ce ne sera pas ce que vous voulez dire, c'est votre rapport à la parole. La rhétorique, maintenant. Alors la rhétorique, contrairement à ce qu'on croit, ce n'est pas de la manipulation, c'est de l'organisation de l'idée. La rhétorique, c'est l'art d'organiser une pensée pour qu'elle tienne et qu'elle persuade. Alors, dedans, on retrouve bien sûr le fameux logos, pathos, ethos, le raisonnement, l'émotion, la crédibilité. Mais on va retrouver aussi beaucoup plus de choses qui se mettent au service de ça. Le choix des arguments, leur ordre, leur articulation. La rhétorique, elle répond à la question « est-ce que ce que je vous dis tient la route et vous convainc ? » Par exemple, si votre discours est fluide, si vous êtes à l'aise, donc si vous êtes éloquent, mais que personne n'adhère, c'est que ça n'est pas qu'un problème. d'éloquence, c'est un problème de raisonnement et donc de rhétorique. Et maintenant, le pitch. Alors, je vais être très clair, un pitch, ça n'est pas un discours raccourci. Le pitch, c'est une prise de parole sous contrainte, avec trois contraintes majeures, un temps limité, une décision attendue et une responsabilité transférée à l'auditeur. Le pitch, il doit répondre à une question Très clair, qu'est-ce que l'autre fait maintenant ? C'est-à-dire qu'on dépasse cette notion de conviction. Là, on aborde le sujet du passage à l'action. Un investisseur n'écoute pas juste pour comprendre. Un recruteur n'écoute pas juste pour admirer une personnalité. Un client n'écoute pas juste pour apprendre. Tous, ils écoutent pour décider, pour poser un acte concret. Donc, retenez bien, ce qui différencie la rhétorique du pitch, c'est cette notion de paix. passage à l'action. Alors pourquoi on les confond et surtout pourquoi ça coûte cher ? Voilà où ça coince. On travaille l'éloquence quand il faudrait travailler la décision, la rhétorique alors que c'est une question de posture ou bien on travaille le pitch sans avoir réglé les bases. Résultat de la frustration, de la stagnation et donc une impression de tourner en rond. Et surtout cette phrase que j'entends beaucoup trop souvent Je sens que ça pourrait marcher, mais j'y suis pas encore. C'est là que je vais être très clair sur mon approche. Quand je travaille avec mes clients, on ne travaille jamais tout en même temps. Le bon levier, il dépend du contexte, de l'enjeu et même de la personne. Mon travail, c'est pas d'ajouter des techniques comme on embrigue des Legos. C'est d'activer le bon levier au bon moment. Parfois, on ne touche pas au pitch. Parfois, on parle pas d'argument. Parfois, on va juste travailler le rapport à la parole. Et c'est souvent ça qui débloque le tout. Travailler. le bon levier au bon moment. Alors si vous avez l'impression d'avoir tout essayé sans obtenir les résultats que vous voulez, le problème n'est peut-être pas votre niveau. Il est peut-être dans ce que vous travaillez et surtout quand vous le travaillez. C'est souvent cette clarification-là qui marque le début d'un vrai déclic. Et d'ailleurs, c'est toujours par là que commencent mes accompagnements. Alors si vous voulez arrêter de travailler à l'aveugle et activer le... bon levier au bon moment, vous trouverez toutes les infos dans la description. Et nous, on se retrouve très vite pour débloquer une nouvelle compétence oratoire. Allez, ciao !